Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 15:29

Hier la Belgique marchait contre la haine, aujourd’hui la haine marche sur la Belgique

 

A la suite des attentats contre Charlie Hebdo, quelque 20.000 personnes ont répondu à un appel pour une « marche citoyenne contre la haine » qui a eu lieu dimanche dernier à Bruxelles parallèlement à la « marche républicaine » de Paris. A peine quatre jours plus tard, une haine implacable a commencé à déferler sur toute la Belgique.

Les organisateurs de cette marche (associations de lutte contre la xénophobie et le racisme, représentants de partis politiques belges et français, dessinateurs, journalistes, syndicalistes, entrepreneurs…) voulaient exprimer leur attachement au vivre-ensemble.

« Nous n’acceptons pas le fanatisme et la violence, parce que nous voulons vivre ensemble, à Bruxelles et en Europe, quelle que soit notre philosophie ou religion, quelle que soit notre couleur de peau », proclamaient-ils.

La réponse fut cinglante. Elle est venue de Verviers, une petite ville à la frontière allemande dont on n’a pratiquement jamais entendu parler avant que des musulmans fraichement rentrés des terres du Djihad ne la portent à la connaissance du monde à la suite d’un affrontement sanglant avec les forces de police belges. Un affrontement au cours duquel des armes de guerre sont utilisées pour la première fois contre la police belge.

L’éditorialiste de la « Dernière heure » n’hésite pas à lâcher le mot : « Nous sommes en guerre ».

La fusillade de Verviers intervenait dans le cadre d’une opération « anti-terroriste » de grande envergure qui a concerné plusieurs villes de Belgique, dont Bruxelles.

Deux musulmans, dits djihadistes, ont été abattus dans cet affrontement, mais combien d’autres sont-ils prêts à prendre le relais.

Verviers est un terreau de djihadistes, un centre de recrutement vers la Syrie et l’Irak. « C’est un chaudron, un territoire perdu du Royaume de Belgique et qui ne ressemble plus, depuis longtemps, à une ville européenne classique », souligne le sénateur belge, ex-secrétaire général de Médecins sans frontières et ex-président de l’International Crisis Group, Alain Destexhe. La ville, rappelle-t-il, compte une forte proportion de musulmans et dans certains quartiers ils sont même majoritaires. Dans ces quartiers, la police ne peut s’aventurer qu’en force. Récemment, l’arrestation d’un simple délinquant avait déclenché une émeute urbaine. Dans les écoles publiques 41% des élèves suivent le cours de religion musulmane.

La « marche contre la haine » semble avoir bien stimulé les musulmans de Belgique, mais dans un autre sens. Ils sont parvenus à faire annuler la conférence qu’Eric Zemmour devait donner au Cercle de Wallonie à Liège et se sont opposés à la distribution du dernier numéro de Charlie-Hebdo. Des menaces ont été adressées aux librairies qui en vendaient. Ailleurs, à Anvers, ils se mobilisent pour la fermeture des écoles juives.

On le voit. Les musulmans sont d’accord pour vivre ensemble, mais avec les Belges à leurs pieds. Et certains semblent s’y soumettre.

Le vice-président du gouvernement wallon et vice-président du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le socialiste Jean-Claude Marcourt, préconise comme parade à la haine qui déferle sur la Belgique, la création d’un « Institut public de formation des cadres musulmans ». « Nous devons faire émerger un islam européen, un islam de Belgique », dit-il. Comme s’il pouvait exister un islam non létal made in Brussels.

Un autre politicien, Denis Ducarme, membre du parti MR du Premier ministre, propose d’imposer une surveillance à toute personne qui serait soupçonnée par la justice d’appartenance à des milieux radicaux, et ce, tant après une détention qu’avant. On leur fera porter un bracelet avant et après la prison. Comme si porter un bracelet pouvait empêcher de tirer…

Avec des hommes comme Ducame et Marcourt, c’est toute la Belgique qui à sa perte court…

Après la grande émotion et l’élan de solidarité suscités par la tragédie de Charlie-Hebdo, on assiste à une vaste contre-attaque des adeptes de la religion de paix et de tolérance. Le hashtag « #jesuisKouachi » se propage sur Twitter. Au lendemain de la « Marche républicaine » de Paris, on recensait pas moins de 37.000 tweets. Des centaines de sites d’institutions françaises (1900 selon le site américain Streetwise journal) ont été piratés par des groupes de hackers islamistes comme MECA (Middle East Cyber Army), « Fallaga team » (tunisien et algérien) et Cyber Caliphate (lié à l’Etat islamique).

Une semaine après la « marche républicaine » et la « marche citoyenne contre la haine », force est de reconnaitre que ces deux manifestations n’ont fait que renforcer encore plus le clan de la haine.

Aussi, un seul mot d’ordre s’impose aussi bien en France qu’en Belgique : « Islamistes,  dehors ! ».

Messin’Issa

Partager cet article

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Riposte Laique
commenter cet article

commentaires

Pimprenelle Pourprée

  • : Regard d'un Ecrivain sur le Monde
  • Regard d'un Ecrivain sur le Monde
  • : Cherchant les points communs entre les peuples, les nations et les religions pour creer un monde meilleur...et une paix durable.
  • Contact

Profil

  • PIMPRENELLE POURPRÉE
  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.

PIMPRENELLE POURPRÉE

Recherche

Pimprenelle Pourprée