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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 07:24

 

LES OBSÉDÉS D’ISRAËL QUI N’ONT RIEN DE MAGNIFIQUE

Michael Curtis

Adaptation

Thérèse Zrihen-Dvir

L'obsession de l'ONU a été entièrement illustrée le 26 Janvier 2016 contre l'État d'Israël à la réunion trimestrielle des 15-membre du Conseil de sécurité de l'ONU sur les affaires du Moyen-Orient.

Il était particulièrement troublant que cette réunion ait coïncidé à la veille du 27 Janvier, jour de la commémoration de l'Holocauste, et des six millions de juifs tués par l'Allemagne nazie et ses alliés. L'analogie était évidente. L'obsession avec les juifs et par conséquent l'antisémitisme et les attaques contre eux a existé pendant des siècles ; maintenant c’est chez l’ONU que l’on retrouve cette obsession, en fait, dans sa rhétorique, et par les attaques physiques et meurtrières des individus et groupes palestiniens ciblant l'état juif d'Israël.

Durant le débat de l'ONU, certains problèmes au Moyen-Orient ont été soulevés d’une façon purement occasionnelle. Peu d'attention a été néanmoins accordée à l'insécurité dans la bande de Gaza, aux frictions récurrentes entre les factions palestiniennes, au conflit en Syrie, au chaos en Libye et au Yémen, aux ambitions nucléaires de l'Iran, et/ou à la menace de l'ISIS. Le focus était, comme d'habitude, les actes et politiques d'Israël.

Ban Ki-Moon, le secrétaire général de l'ONU, a souligné que 2016 débutait comme 2015, avec la violence et la polarisation. Mais il a omis d’indiquer la source de la violence. En effet, le 1er Janvier, 2016 fut marqué par une attaque palestinienne sur un bar situé dans la rue Dizengoff, au centre de Tel-Aviv, qui culmina en l’assassinat de trois Israéliens et 8 blessés. Deux semaines plus tard, le 17 Janvier, une infirmière de 38 ans et mère de six enfants a été poignardée à mort dans sa maison, sous les yeux de ses enfants. Rien n'a filtré dans le débat de l'ONU concernant l'ampleur de la violence à l’arme blanche, initiée par les Palestiniens, le tir sur des véhicules, et sur des civils israéliens. Depuis Octobre 2015, 28 civils israéliens ont été froidement tués.

Dans ses remarques durant le débat de l'ONU, Ban Ki-Moon a exhorté les deux parties à accepter une solution à deux états, et a condamné les tirs de roquettes sur Israël depuis la bande de Gaza, demandant de mettre fin à l'incitation. Mais le plus important sont ses remarques, en relation avec le terrorisme palestinien, comme quoi, c’est «la nature humaine de réagir à l'occupation qui sert souvent comme puissant incubateur de haine et d'extrémisme ».

Il a expliqué les mesures de sécurité (vraisemblablement en Israël) seulement sans omettre d’aborder le sens profond de l'aliénation et du désespoir dont souffrent certains Palestiniens, en particulier les jeunes. En outre, ajouta-t-il, la frustration des Palestiniens croît de plus en plus sous le poids d'un demi-siècle d'occupation et de paralysie du processus de paix.

Le même jour, avant le déclenchement du débat à l'ONU, deux jeunes israéliennes étaient attaquées par deux Palestiniens dans une implantation en Cisjordanie dans la communauté de Beit Horon, entre Jérusalem et Modi'in. L'une d'elle, une jeune femme de 23 ans, a été poignardée à mort le jour du débat. Plus tard, trois bombes improvisées furent découvertes près de la zone de l'attaque.

Au cours des quatre derniers mois, le Conseil de Sécurité de l'ONU était principalement préoccupé par le terrorisme dans 12 pays ; le terrorisme continuel contre Israël n’y était pas inclus. Même les croyants les plus fervents de l’efficacité de l'ONU pour contribuer à instaurer la paix dans la région peuvent aisément voir le double standard envers Israël et le manque de neutralité en ce qui concerne la question israélo-palestinienne. Ils peuvent également faire la distinction entre la «frustration» et le «terrorisme». Ban Ki-moon, par ses propos, peut ne pas avoir donné « un vent de poupe à la terreur», comme l'a souligné le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, mais il n’a pas exercé une force morale ou un jugement politique dans ses commentaires sur la nature humaine.

Une grande partie de la critique spécifique d'Israël était axée sur des plans israéliens dans deux domaines. Le premier consiste à construire 150 nouvelles maisons. L'autre était, comme toujours, les implantations en Cisjordanie et à l’est de Jérusalem, abritant maintenant une population israélienne qui compte 555.000 personnes par rapport aux 350.000 palestiniens à l’est de Jérusalem et aux 2,7 millions en Cisjordanie. De nombreux délégués de l’ONU se sont plaints en particulier, de la décision israélienne, du 21 Janvier 2016 de s’approprier et de définir de « Terre d'État » une parcelle de terrain de 380 acres dans la vallée du Jourdain près de Jéricho. Le non-dit est le fait que les agriculteurs israéliens ont cultivé cette terre pendant de nombreuses années. Même la construction d'une nouvelle ville pour les Bédouins, au lieu d'être louée, a été traitée comme « un transfert forcé de communautés bédouines vivant dans la région de Jérusalem ».

Il y eut une chose de pas si drôle en route et pendant le Forum des Nations Unies lorsque des ambassadeurs s’étaient exprimés durant l’assemblée. Quelques exemples suffiront. Le Koweït nous dit que les actions d'Israël étaient racistes et que ces derniers cherchent à contester le caractère islamique de Jésus. La Syrie, oubliant la guerre civile brutale qui sévit dans son pays, accusait Israël de crimes de guerre. La Turquie, qui a collaboré avec l’ISIS dans un certain nombre de canaux, a condamné les violations israéliennes des droits humains des Palestiniens. Le Royaume-Uni pense que les « causes sous-jacentes du conflit» doivent être abordées, mais a ensuite conclu que la construction de colonies israéliennes et la démolition de maisons palestiniennes sont nuisibles au processus de paix.

Le Liban, où le Hezbollah détient un stock de 100.000 roquettes au moins, dont l'une a été lancée sur Israël la semaine dernière et certaines sont cachées dans des habitations privées, possède également des systèmes d'armes stratégiques sophistiquées, nous a fourni une analyse précise et remarquable, qu’aucun un expert militaire ou de politique internationale n’a jamais trouvée ou considérée : Israël a commis exactement 1,168 violations de la souveraineté libanaise par terre, air et mer.

Riyad Mansour, le soi-disant observateur permanent de l'état de Palestine, pourrait-être auditionné pour un rôle dans une comédie de Broadway. Il a dit qu'il est contrarié que l'ONU ait omis de tenir Israël, la puissance occupante, responsable de ne pas mettre en œuvre les innombrables résolutions de l'UNSC et UNGA. Il a omis d’expliquer ce qui était arrivé aux innombrables résolutions de l'ONU depuis 242, du 22 Novembre 1967 et des Accords d'Oslo de 1993 et ​​1995, appelant les Palestiniens à se présenter à la table de négociation.

La réalité de l'échec provient du fait que les dirigeants palestiniens veulent détruire un état, plutôt que de se concentrer dans la construction d'un autre. Cela a été prouvé clairement par le très volubile Tawfiq Al-Tirawi, membre du Comité central palestinien et chef du comité palestinien qui continue à ce jour son enquête sur la mort de Yasser Arafat, même si, comme il l’a déclaré « c’est chercher une aiguille dans l'océan ». Cela coïncide apparemment avec la réédition de Mein Kampf d'Adolf Hitler, et sa déclaration « qu’Hitler n’était pas moralement corrompu », osa-t-il affirmer.

Tirawi est l'un des nombreux dirigeants palestiniens qui appellent à la « résistance armée ».

Néanmoins, le 18 Janvier, 2016, il a révélé la vérité. La création d'un état palestinien dans les frontières de 1967 (sic) avec Jérusalem comme capitale n’est « juste qu’une phase » dans la lutte contre Israël. La carte de la Palestine, souligna-t-il, et qui peut consterner J Street et les partisans bien intentionnés d'Amnesty International, ne se limite pas à la Cisjordanie et à Gaza. Il a révélé que les villes de Haïfa, Jaffa, Acre sont « Palestinienne », et toute la terre appartient aux Palestiniens. Il a souligné les contours : La Palestine s’étend du Jourdain à la mer Méditerranée.

La politique américaine envers Israël a été définie de différentes façons, nota l'ambassadrice des États-Unis à l'ONU, Samantha Power, durant le débat. Tout en s’opposant fortement à l'activité de colonisation et à la construction de nouvelles colonies, elle est convaincue que l'activité ne peut jamais, être en soi, une excuse pour le terrorisme, et que les attaques palestiniennes contre des civils ont été répréhensibles et inexcusables.

Son argument paraît modéré, mais les mots peu intelligents de Dan Shapiro, ambassadeur des USA en Israël, censé être un « fervent partisan » d'Israël, ne l’étaient pas. Durant son speech à Tel-Aviv le 25 Janvier 2016, Shapiro critiquait les implantations et la politique du peuplement israélien de la Cisjordanie. Mais, il a également parlé de «doubles standards», sans se référer aux résolutions hostiles de l'ONU contre Israël. En ce qui concerne Israël, Shapiro avait révélé qu’il existe deux normes de règlement de loi, l'un pour Israël et l'autre pour les Palestiniens.

Bien Shapiro n'a pas été réprimandé, la déclaration du 27 Janvier, 2016 par le président Barack Obama a émergé pour apaiser la situation. Il l’a fit lors d'une cérémonie tenue à l'ambassade d'Israël à Washington pour honorer quatre personnes, dont deux étaient de courageux américains, nommés « Justes parmi les Nations » par Yad Vashem à Jérusalem.

Un des Américains, le sergent Roddie Edmonds, avait protégé ses codétenus dans un camp de prisonniers allemand en 1945, et avait refusé d’obéir à la demande allemande d’identifier qui était juif parmi les prisonniers. Il leur a répondu, « Nous sommes tous des juifs ici ». Obama a répété ces mots, ajoutant que l'antisémitisme était une expression d'un mal. L'administration des États-Unis est basée sur ces promesses que « l'engagement de l'Amérique à la sécurité d'Israël reste maintenant et pour toujours inébranlable ». Si seulement l'ONU considérait cela comme un principe moral fondamental.

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Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans La Libellule
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bentata david 31/01/2016 16:23

Toutes les réactions hostiles à Israël sont dues au fait que nous sommes considérés comme envahisseurs de terres palestiniennes. Quand commencera-t-on à renvoyer la balle? Les Arabes sont les envahisseurs depuis 638 et les musulmans othomans ont continué en1417 jusqu'en 1917 el le coran proclame dans 4 versets qu'Allah a donné au peuple juif la terre d'Israël. Sans compter les Accords de san Rémo de 1922... Quand cessera ce silence assourdissant?

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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