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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 09:09

Karim Akouche compare la France avec l’Algérie de 1990

Publié le 24 février 2016 - par

 

KarimAkoucheNos élites n’ont jamais rien compris au monde arabo-musulman. Que ce soit au Moyen Orient ou sur le territoire national, leur politique se traduit par un fiasco absolu. Depuis des lustres, elles tissent la corde qui nous pendra. Leur incompétence n’a d’égale que leur ignorance de l’histoire et des mentalités du Grand Moyen Orient, de la Mauritanie au Pakistan.

Nos dirigeants ont applaudi naïvement aux printemps arabes, sans comprendre que les dictatures en place étaient un rempart contre l’islamisme. Comme quoi la terrible guerre civile qui a ravagé l’Algérie dans les années 90 ne leur a rien appris. Ni le désastre libyen ou la sinistre expérience des Frères Musulmans en Egypte. Leur seule obsession est de renverser Assad et de livrer la Syrie aux islamistes. Sans Poutine, la charia règnerait déjà sur Damas.

En France, ils ferment les yeux sur la radicalisation des banlieues, sur l’islamisation de la société qui se propage mois après mois, avec la bénédiction des neuneus, apôtres du politiquement correct, expression anglo-saxonne totalement stupide qui n’est rien d’autre que le synonyme de soumission.

Nos “amis du Golfe”, Arabie et Qatar en tête, financent les mosquées, les écoles coraniques, les ONG et fondations diverses, qui préparent peu à peu l’islamisation de la France et de l’Europe et recrutent les futurs jihadistes. Peu importe que ces pays aient enfanté Daech avec leurs pétro dollars, peu importe qu’ils aient financé le terrorisme à travers le monde, ils sont nos alliés. Mais si les Saoudiens combattent officiellement Daech, ne nous y trompons pas, c’est uniquement parce qu’ils ont perdu le contrôle du monstre qu’ils ont créé et qui menace leur trône.

Il y avait une dizaine de lieux de culte musulmans en 1960, il y en a 2200 aujourd’hui et Dalil  Boubakeur réclame 2000 mosquées de plus en deux ans pour les sept millions de musulmans vivant en France. Il les aura. Une centaine de mosquées salafistes, contrôlées par l’Arabie, prêchent un islam anti républicain, mais on en ferme seulement une demi douzaine ! Politiques, élites, intellectuels et médias sont complices du désastre qui se prépare.

Selon Charles Allen, historien britannique, ce sont 70 milliards de dollars que les Saoudiens ont dépensé depuis 1979 ( date de la guerre Irak-Iran ), pour répandre le wahhabisme en Europe. L’extrémisme sunnite, c’est l’Arabie. On en vient à souhaiter un pétrole figé durablement à 30 dollars, qui ruinerait les monarchies du Golfe et mettrait fin à tous ces financements plus ou moins occultes qui visent à conquérir l’Occident.

Tous ces bobos de tous bords sont des fans de l’immigration de masse, mais à condition qu’il n’y ait pas d’immigrés dans leurs beaux quartiers. Les cages d’escalier ravagées, les boites aux lettres éventrées et les ascenseurs saccagés, la peur de sortir de chez soi et les menaces, le racisme anti Blancs, tout cela n’est pas pour eux. C’est réservé à ces salauds de franchouillards, d’immondes fachos qui ont la prétention de défendre leur identité et leur patrimoine culturel et qui en plus votent FN !! Dans notre France de 2016, le patriotisme est devenu hors la loi.

Et combien d’artistes et d’intellectuels prêchent les vertus d’une société pluriethnique alors qu’ils vivent en Suisse, bien loin de la promiscuité et du choc des cultures subis par le bon peuple ? Il n’y a rien à espérer de ces élites autoproclamées aussi hypocrites qu’égoïstes.

Pas un seul de nos dirigeants n’a fait l’effort de lire le Coran, se contentant de bêler en chœur que l’islam est une religion de paix et d’amour. Visiblement, ils ignorent que sunnites et chiites sont en guerre depuis 14 siècles ( à côté, la guerre de Cent Ans n’est qu’une petite broutille passagère ) et que tous les conflits actuels sont une lutte à mort entre les monarchies sunnites du Golfe et l’Iran chiite. C’est le contrôle du Moyen Orient qui est en jeu et, à plus long terme, c’est la conquête de l’Europe que visent les sunnites, nos soi-disant amis et alliés.

Par le renoncement permanent et la lâcheté de nos élus, nous semons nous mêmes les germes de la guerre civile. Mais pour l’inénarrable Manuel Valls, l’ennemi n’est pas l’islamisme, l’ennemi de la République c’est le FN. Ce ne sont pas les mosquées salafistes et leurs imams radicaux prêcheurs de haine qui sont porteurs de guerre civile, c’est Marine ! Etre patriote, c’est être un ennemi !

Autant dire qu’avec un premier ministre aussi obtus, qui agite de fausse peurs et masque sciemment le vrai danger, la France est mal partie.

Alors face au refus obstiné de toute la classe politique d’affronter les dures réalités, laissons la parole à Karim Akouche, un Kabyle qui a vécu la guerre civile en Algérie et qui s’est expatrié au Québec. Poète, romancier et dramaturge, il nous livre un portrait de l’islamiste qui vaut tous les discours du monde.

C’est donc du vécu, peu susceptible d’être taxé de racisme ou d’islamophobie.

Puisse ce texte, écrit en janvier 2016, ouvrir les yeux des aveugles qui nous gouvernent. Car l’avenir de la France, donc celui de nos enfants,  pourrait bien être celui que décrit Karim Akouche :

« Après les horreurs du vendredi 13, la France de demain ne sera plus comme avant. Elle ne sera plus la France d’hier. Elle sera semblable, à quelque chose près, à l’Algérie des années 90: Paris sera Alger. Toulouse, Blida ou Média. Lyon, Ain Defla. La Kabylie, la Bretagne.

Ce n’est pas difficile à prédire. C’est même une évidence pour celui qui, comme moi,  a vécu la guerre civile algérienne, côtoyé la violence aveugle des fous de Dieu, marché sur des flaques de sang et des morceaux de chair.

Ça a débuté comme ça : en bruit de pantoufles avant que ne retentissent les kalachnikovs et les bombes.

On pensait que c’était un jeu. Comme ces pétards que les enfants faisaient exploser lors de l’aïd et de l’anniversaire de la naissance du Prophète.

On riait des qamis et des barbes hirsutes des intégristes. C’étaient nos « pères Noël ». Ils n’apportaient pas de cadeaux, ne distribuaient pas de bonbons, mais ils aimaient nous raconter des histoires obscures sur l’enfer et le jugement dernier.

On trouvait leur façon de s’habiller exotique. Car, à la fin des années 80, rares étaient ceux qui portaient ces accoutrements importés d’Afghanistan et d’Iran.

Puis ça a continué comme ça : par l’intimidation. Avec des mots qui, certes, étaient trop violents pour mes oreilles d’enfant, mais c’était de simples mots. Les islamistes harcelaient les femmes libres, les démocrates et les laïques. Ils traitaient les progressistes de dépravés, de suppôts des croisés.

Parfois, ils donnaient des coups de poing, de simples coups de poing.  Puis ça a progressé. Ils utilisaient des objets, de simples objets : des galets,  des cordes, des seringues d’acide, des couteaux, des haches…

Ensuite ça a basculé : les islamistes ont embarqué le peuple dans un bateau ivre, pour un long voyage au bout de la nuit…

Sans crier gare, ils ont sorti les armes à feu, les fusils à canon scié, les bonbonnes de gaz et tout leur attirail de guerriers.

Ce n’était plus un jeu. C’était sérieux mais c’était la folie…

Les barbus tuaient les poètes, les fonctionnaires, les enseignants, les médecins… puis les gens ordinaires, le « petit » peuple.

Les journalistes rasaient les murs, ils étaient devenus des nécrologues. Ils n’écrivaient plus d’articles, ils comptabilisaient les morts. Les cafés et les trottoirs se vidaient, les gens se donnaient rendez-vous aux cimetières et parfois on enterrait à la pelleteuse.

Grisé par le sang, l’islamiste a redoublé de violence. On l’a vu éventrer les femmes enceintes, jeter des bébés dans des micro-ondes, égorger des villages entiers : Bentalha, Beni-Messous, Larbaa, Raïs… des toponymes qui donnent encore froid dans le dos.

L’islamiste est partout le même. Il carbure à la haine. Son vocabulaire est pauvre. Il ne maîtrise que quelques verbes, souvent équivalents : tuer, exécuter, massacrer, violer, brûler, détruire… Il ne lit qu’un seul livre, le Coran. Il n’obéit qu’aux seules lois d’Allah et de son Prophète. Il dort avec un seul mot dans la bouche : vengeance. Il ne se réveille qu’avec un seul désir : éliminer un maximum de mécréants.

L’islamiste joue au sourd et au muet. Toute tentative de dialogue avec lui est vouée à l’échec. Il préfère le monologue. Il refuse le débat d’idées. Il préfère le terrain de la menace. Gare à celui qui le contredit.

L’islamiste n’a pas d’arguments mais il a des versets. Il n’a pas de cœur. Il ne connaît pas la peur. Si les balles tombent sur lui, il les affrontera avec le sourire. Sa devise : la vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la mort.

Pour lui, la mort, c’est l’éternel bonheur : il s’y abreuvera aux rivières de vin(breuvage interdit sur terre !) et à la tendre chair des houris.

L’islamiste n’est pas un animal de compagnie. On ne doit pas le caresser dans le sens de la barbe, ni lui faire confiance. Il a le cerveau malade. Les crocs acérés. La gâchette facile. Son entreprise s’appelle la terreur.

L’islamiste ne réfléchit pas, ne recule pas, il fonce. Il ne rafistole pas, il achève. Son objectif : soumettre l’humanité à la Oumma, la nation islamique mondiale. Son droit chemin lui a été tracé par Allah et Mahomet. Les autres voies lui sont impénétrables.

Jouer avec lui, c’est comme badiner avec un serpent. Il glisse. Il mord. On ne peut pas le dompter, il tue. En voulant l’instrumentaliser dans leur stratégie contre leurs démocrates, les dirigeants algériens l’ont payé cher lors de la décennie noire. Le serpent leur a échappé des mains. Bilan : plus de 200 000 morts.

L’islamiste est perfide. Il affectionne la ruse. Il brouille les pistes. Il peut être un loup solitaire, mais il chasse souvent en meute. Il n’aime pas la démocratie, mais il s’en sert. Il déteste la liberté, mais il en abuse pour propager son idéologie. Il n’aime pas les technologies, mais sait remarquablement s’en servir afin de faire avancer sa cause.

L’islamiste a repéré les failles des démocraties occidentales. Il sait qu’il est un bourreau, mais il joue à la victime. S’il brandit le spectre de l’islamophobie, c’est pour culpabiliser le démocrate et le pousser à céder du terrain où il sèmera ses graines.

L’islamiste gagne chaque jour des batailles contre l’Occident. Il a réussi à restreindre la liberté de pensée, à séparer les femmes des hommes dans certaines piscines, à halaliser les menus scolaires et même les rations militaires, à fragiliser la laïcité, à ouvrir des mosquées dans les universités, à gagner des procès contre des États, à verrouiller plusieurs institutions internationales…

L’islamiste a deviné le gouffre spirituel dans lequel est plongé l’Occident. Il compte le combler. Il sait que le capitalisme sauvage crée des solitudes et que celles-ci tuent dans les villes. Il a trouvé un remède au stress et à l’ennui : son prosélytisme dynamique et le mirage de sa fraternité.

L’Occident est en train de perdre sa guerre contre l’islamisme.

Sans courage ni lucidité, il perdra aussi son âme.

La France, quant à elle, risque de devenir très vite l’Algérie des années 90. »

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Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Riposte Laique
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Dorlin 05/03/2016 00:30

cet article, sa référence, sont une régal de vérité. Très bonne analyse... Pas nouveau cependant pour moi, il y a là tout ce que je pense... VALLS avec son mauvais choix de cible, les bobos et tous des crétins qui se refusent à voir..

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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