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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 13:30

 

À ma mère

David Bensoussan

 

couronne de fleur papier et carton multicolor

Il me semble qu’hier encore j’avais 8 ans et qu’en rentrant de l’école je récitais à ma mère ces versets de Lamartine :

« Autour du toit qui nous vit naître
Un pampre étalait ses rameaux,
Ses grains dorés, vers la fenêtre,
Attiraient les petits oiseaux.

Ma mère, étendant sa main blanche,
Rapprochait les grappes de miel,
Et ses enfants suçaient la branche,
Qu'ils rendaient aux oiseaux du ciel.

L'oiseau n'est plus, la mère est morte ;
Le vieux cep languit jaunissant,
L'herbe d'hiver croît sur la porte,
Et moi, je pleure en y pensant. »

Je me souviens aussi que dans les chansons scoutes, nous chantions

Le psaume 94-18 commence par imamarti : lorsque je dis ou si je dis. Quand je dis : Mon pied chancelle ! Ta bonté, ô Éternel ! me vient en aide.Mais nous chantions tous sans exception Émamarti, Mère je dis : Mon pied chancelle ! Ta bonté, ô Éternel ! me vient en aide car nous trouvions naturel de trouver aide et confort auprès d’une mère tout comme on peut les trouver auprès de Dieu.

Aujourd’hui, je cherche à m’accrocher aux moments de félicité.Mais

« Le temps m'échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : « Sois plus lente » ;

et l'aurore va dissiper la nuit.
 En vain le jour succède au jour,
Ils glissent sans laisser de trace ;
Dans mon âme rien ne t'efface…
Je vois mes rapides années
S'accumuler derrière moi,
Comme le chêne autour de soi
Voit tomber ses feuilles fanées.

Mais ta jeune et brillante image,
Que le regret vient embellir,
Dans mon sein ne saurait vieillir
Comme l'âme, elle n'a point d'âge.

Ta pure et touchante beauté
Dans les cieux même t'a suivie ;
Tes yeux, où s'éteignit la vie,
Rayonnent d'immortalité !

Quel héritage nous aura-t-elle laissé ? Celui du renouveau et de la persévérance exemplaires. Je cite un de ses poèmes.

La femme de l’Âge d’Or,

A changé son sort.

De femme fragile et effacée

S’est faite plus forte et affirmée

Adieu tabous et mièvreries,

Et l’art de broder aux petits points

Noyés douloureux souvenirs et chagrins

Elle assume sa vie,

Faite de larmes, ou de rires.

Elle affirme son bon sens.

Finies l’innocence et l’inconscience

De se cacher dans l’enfance.

Subtile et patiente, Elle mérite une couronne

De roses de l’indépendance

Car de tout son cœur

Elle façonne et embellit son avenir.

Quel héritage nous aura-t-elle laissé ? Celui d’une foi inébranlable qui guide nos aspirations. (פז)

 

(א) לִבְנֵי קֹרַח מִזְמוֹר שִׁיר יְסוּדָתוֹ בְּהַרְרֵי קֹדֶשׁ:

(ב) אֹהֵב יְקֹוָק שַׁעֲרֵי צִיּוֹן מִכֹּל מִשְׁכְּנוֹת יַעֲקֹב:

(ה) וּלֲצִיּוֹן יֵאָמַר אִישׁ וְאִישׁ יֻלַּד בָּה

Sa fondation est sur les montagnes saintes.

Le Seigneur aime les portes de Sion

Plus que toutes les demeures de Jacob.

Mais on appelle Sion: « Ma mère! »

Car en elle tout homme est né.

 

Quel héritage nous aura-t-elle laissé ? Celui d’e l’abondance d’amour, de dévouement יחזקאל פרק יט

(י) אִמְּךָ כַגֶּפֶן בְּדָמְךָ עַל מַיִם שְׁתוּלָה פֹּרִיָּה וַעֲנֵפָה הָיְתָה מִמַּיִם רַבִּים:

יא) וַיִּהְיוּ לָהּ מַטּוֹת עֹז אֶל שִׁבְטֵי מֹשְׁלִים וַתִּגְבַּהּ קוֹמָתוֹ עַל בֵּין עֲבֹתִים וַיֵּרָא בְגָבְהוֹ בְּרֹב דָּלִיֹּתָיו:

« Ta mère était, comme toi, semblable à une vigne, Plantée près des eaux. Elle était féconde et chargée de branches, A cause de l'abondance des eaux. Elle avait de vigoureux rameaux pour des sceptres de souverains; Par son élévation elle dominait les branches touffues; Elle attirait les regards par sa hauteur, Et par la multitude de ses rameaux. »

Ces rameaux, ce sont les enfants et petits-enfants et arrière-petits-enfants inspirés pour une ode à la vie
ים השיבולים שמסביב
על גליו לשוט יצא הרוח.
אלף חיוכים אלי שלח האביב,
שמש חביבה יצאה לשוח.
על המיתרים המפיקים צלילי זהב,
הם המזמרים אל מול התכלת.
אלף מלאכים השרים שלום לסתיו,
נושקים ומלטפים פצעי שלכת.

אלף ציפורים לקולך שיר מזמרות,
יפית כה ילדתי מן האביב

Sur les ondes des doux épis tout autour le vent s’élève

Le printemps m’envoie mille sourires

Le soleil radieux émerge

Sur les cordes résonnent des accords dorés

Qui chantent à l’azur.

Mille anges font leurs adieux à l’automne

Embrassant et étreignant ses blessures

Mille oiseaux à ta voix chantent

Ils embellissent le printemps.

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Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans David Bensoussan
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