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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 17:00

Comment le président élu Trump pourrait démonter l’assaut d'Obama contre Israël

Jonathan Schanzer

Adaptation

Thérèse Zrihen-Dvir

 

Le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à New York, le 25 septembre 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine Donald Trump et le Premier ministre Benjamin Netanyahu à New York, le 25 septembre 2016. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est en train de compter les jours jusqu’au terme du règne de Barack Obama. Il en est de même pour de nombreux partisans d'Israël ici aux États-Unis, dont des membres du Congrès des deux côtés de l'aile.

Il ne s’agit pas seulement de l'abstention de la semaine dernière concernant une mesure anti-israélienne au Conseil de sécurité des Nations Unies, ni le discours émis sur les colonies israéliennes par John Kerry, secrétaire d'État du président Obama, plus tôt cette semaine.

C'est surtout le cumul des politiques nocives d'Obama au Moyen-Orient qui menacent Israël : un accord iranien fortement discutable qui a doté l'Iran de 150 milliards de dollars suite à l’allègement des sanctions ; le fiasco de la guerre en Syrie qui a positionné le Hezbollah, l’ISIS et d'autres mauvais acteurs sur la frontière nord d'Israël ; et la mauvaise gestion du printemps arabe, qui a provoqué une instabilité chronique dans un voisinage déjà fâcheux envers Israël.

La prochaine administration corrigera-t-elle tout cela ? C'est une tâche très ardue.

L'accord avec l'Iran peut certainement être annulé. L’ISIS peut être vaincu. L'Iran et le Hezbollah peuvent être expulsés de Syrie. Et certains des conflits problématiques de la région peuvent être négociés. Le problème est qu’il serait compliqué d’achever tous ces projets à la fois. Démêler le désordre d'Obama exigera le choix de la priorité, de la patience et surtout, des politiques circonspectes.

Mais d'autres choses peuvent être corrigées plus rapidement. Le 20 janvier, les relations entre le nouveau président et le Premier ministre israélien semblent s'améliorer de façon incommensurable. Sur la base des déclarations des deux dirigeants, la «relation spéciale» sera spéciale à nouveau. Donald Trump semble prêt à défendre rhétoriquement Israël contre ses nombreux ennemis et à ne rien faire pour empêcher Israël de se défendre. Il semble également prêt à opposer son veto à toute nouvelle mesure anti-israélienne au Conseil de sécurité des États-Unis.

Toutefois, le vote U.N. de la semaine dernière n'est pas susceptible d'être inversé. C’est presque certain qu’il faisait partie du calcul d'Obama. Obama a bien compris que cette mesure ouvrirait la voie à la délégitimation d'Israël par certains pays et mettrait même le vent à la voile de la campagne de propagande et de guerre économique contre Israël, connue sous le nom de Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

Certes, le président sortant a signé un généreux protocole d'entente en septembre accordant 3,8 milliards de dollars par année en aide aux États-Unis pour une décennie. Mais son onzième heure à l'ONU promet maintenant de soustraire cette aide.

Depuis le vote de l’ONU, les législateurs pro-israéliens et les réformistes ont envisagé des mesures que la nouvelle administration pourrait prendre pour atténuer les dégâts et peut-être même essayer d'inoculer Israël à l'avenir.

Certains, notamment Lindsey Graham (RS.C.) et Ted Cruz (R-Texas), ont appelé à réduire fondamentalement le financement de l'ONU par les USA. Une telle démarche serait un préavis à l'ONU pour sa fixation pathologique contre Israël, mais aussi son inefficacité irréparable et sa corruption incalculable.

Il existe d'autres manières d'adresser un message rigide de l’abolition complète du financement de l’ONU. Cela pourrait inclure l'abolition du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, par lequel les pires dictatures et les régimes les plus déshonorants accusent régulièrement Israël de crimes présumés, mais restent inertes pendant que Bashar Assad, l'Iran, le Hezbollah et la Russie commettent des atrocités indescriptibles en Syrie.

Une autre démarche pourrait consister à réduire le financement ou à réclamer la réforme de l'Office de secours et de travaux des Nations Unies, qui est un organisme des Nations Unies entièrement dédié au soutien de la population de réfugiés palestiniens. L'UNRWA reconnaît aujourd'hui quelque 6,5 millions de Palestiniens réfugiés.

Sauf que cette population est majoritairement constituée d’enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants des populations réfugiées originaires des guerres de 1948 et de 1967. En effet, la population originelle de réfugiés a diminué au fil des ans à une estimation de 30.000-50.000. En d'autres termes, l'UNRWA perpétue le conflit israélo-palestinien par l'hérédité et en n'insistant pas pour que cette population soit réinstallée, comme l'ONU l'a fait avec chaque autre population de réfugiés.

D'autres législateurs, dont la députée Ileana Ros-Lehtinin (R-Fla.), ont demandé à maintes reprises que l'aide des États-Unis soit réduite à l'Autorité palestinienne. Ces appels augmenteront presque certainement à mesure que le Congrès cherchera à rassurer Israël dans le sillage des manœuvres d'Obama. Dans le passé, les législateurs ont souligné l'incitation, le versement de salaires aux terroristes condamnés dans les prisons israéliennes et la corruption comme justification. Ils vont maintenant souligner la complicité de l'Autorité palestinienne lors du récent vote à l’ONU.

D'autres ont parlé d'arrêter ou de déclasser la représentation diplomatique de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) ici aux États-Unis. Il est certainement juste de se demander pourquoi les États-Unis continuent de reconnaître l'OLP comme le seul représentant palestinien pour les négociations diplomatiques alors qu’il a refusé de négocier avec Israël pendant des années.

Http://schanzer.pundicity.com/19526/how-president-elect-trump-might-undo-obama

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Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans La Libellule
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mezcukor 31/12/2016 19:16

très bon article. Il faut enlever les fonds américains de l ONU et en sortir.L'ONU est pourrie.

PIMPRENELLE POURPRÉE 31/12/2016 19:33

C'etait mon conseil et prediction... amusant de voir combien des fois on peut voire juste. Bonne annee....

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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