Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 17:53

ETATS-UNIS FACE AU «TERRORISME», TRUMP LIMITE L'IMMIGRATION - l'Iran pas d'accord

Contre l'entrée éventuelle de «terroristes islamiques radicaux», Donald Trump veut réduire l'immigration et l'accueil de réfugiés.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Le président américain a signé vendredi un décret destiné à stopper l'entrée éventuelle de «terroristes islamiques radicaux».

Le président des Etats-Unis Donald Trump a annoncé vendredi un sérieux tour de vis en matière d'immigration et d'accueil de réfugiés, visant certains pays musulmans afin de stopper l'entrée éventuelle sur le territoire américain de «terroristes islamiques radicaux».

Une semaine tout juste après s'être installé à la Maison Blanche, Donald Trump a déclaré qu'il avait pris un décret intitulé «Protéger la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux Etats-Unis», un texte que la présidence américaine a publié vendredi soir.

Lors d'une cérémonie en grande pompe au Pentagone, en l'honneur de son nouveau secrétaire à la Défense James Mattis, Donald Trump a annoncé qu'il mettait «sur pied de nouvelles mesures de contrôle pour maintenir hors des Etats-Unis les terroristes islamiques radicaux».

«C'est du lourd»

«C'est du lourd», s'est exclamé le 45e président des Etats-Unis devant des hiérarques militaires réunis au Pentagone. «Nous voulons être sûrs que nous ne laissons pas entrer dans notre pays les mêmes menaces que celles que nos soldats combattent à l'étranger (...) Nous n'oublierons jamais les leçons du 11-Septembre» 2001, a proclamé Donald Trump, en allusion aux attentats perpétrés par le groupe Al-Qaïda et qui ont traumatisé l'Amérique.

D'après le décret et ses annexes diffusés par la Maison Blanche, les autorités américaines vont interdire pendant trois mois l'arrivée de ressortissants de sept pays musulmans: Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen. A l'exception de ces ressortissants détenteurs de visas diplomatiques et officiels et qui travaillent pour des institutions internationales.

Washington va arrêter aussi pendant quatre mois le programme fédéral d'admission et de réinstallation de réfugiés de pays en guerre, toutes nationalités confondues. Un programme humanitaire ambitieux créé en 1980 et qui n'a été suspendu qu'une seule fois: durant trois mois après le 11-Septembre.

Quant aux réfugiés syriens, qui ont fui par millions le conflit dans leur pays, mais dont seulement 18'000 ont été acceptés aux Etats-Unis depuis 2011, ils seront définitivement interdits d'entrée, jusqu'à nouvel ordre.

«Pas plus de 50'000» réfugiés pour 2017

Pour l'année budgétaire 2016 (du 1er octobre 2015 au 30 septembre 2016), les Etats-Unis, alors gouvernés par Barack Obama, avaient admis sur leur territoire 84.994 réfugiés du monde entier, parmi lesquels un peu plus de 10'000 Syriens. L'administration Obama s'était donné pour objectif d'accepter 110'000 réfugiés pour l'année budgétaire 2017.

L'administration Trump vise dorénavant «pas plus de 50'000» réfugiés cette année. Le président républicain a été élu le 8 novembre dernier sur des slogans de campagne nationalistes, isolationnistes et de lutte contre le «terrorisme islamique radical». Et deux jours avant qu'il ne signe officiellement son décret, le nouvel occupant de la Maison Blanche avait commenté et défendu son texte à la télévision.

Interrogé par la chaîne ABC sur la réaction qu'il risquait de provoquer chez les musulmans, il avait rétorqué qu'il fallait agir dans «un monde en colère» devenu «un foutoir complet». «Ce n'est pas une interdiction contre les musulmans mais cela concerne des pays qui ont beaucoup de terrorisme», avait martelé le milliardaire populiste.

Malala a «le cœur brisé»

«Nous sommes une nation compatissante et je soutiens le programme de réinstallation des réfugiés, mais il est temps de réévaluer et de renforcer le processus de vérification des visas», a souligné le chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, Paul Ryan. «Le président Trump a raison de s'assurer que nous faisons tout notre possible pour savoir exactement qui entre dans notre pays».

Mais ce texte a provoqué une levée de boucliers chez les démocrates. «Le décret cruel du président Trump sur les réfugiés sape nos valeurs fondamentales et nos traditions, menace notre sécurité nationale et démontre une méconnaissance totale de notre strict processus de vérification, le plus minutieux du monde», a ainsi regretté Ben Cardin, membre de la commission des Affaires étrangères du Sénat. «Cette politique à courte vue est dangereuse et va nuire à nos alliances et partenariats», a-t-il dit.

La jeune Pakistanaise Malala Yousafzai, lauréate 2014 du prix Nobel de la paix, a également déclaré avoir «le cœur brisé de voir l'Amérique tourner le dos à son fier passé d'accueil de réfugiés et de migrants».

Du côté du gouvernement, le département d'Etat, en pleine transition depuis le départ du démocrate John Kerry, qui n'a pas encore été remplacé, s'est engagé à «travailler étroitement avec le département de la Sécurité intérieure pour appliquer immédiatement» le décret de Donald Trump. (AFP/nxp)

Partager cet article

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Le Matin
commenter cet article

commentaires

Pimprenelle Pourprée

  • : Regard d'un Ecrivain sur le Monde
  • Regard d'un Ecrivain sur le Monde
  • : Cherchant les points communs entre les peuples, les nations et les religions pour creer un monde meilleur...et une paix durable.
  • Contact

Profil

  • PIMPRENELLE POURPRÉE
  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.

PIMPRENELLE POURPRÉE

Recherche

Pimprenelle Pourprée