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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 12:31

Ce que m’inspire le procès fait à Georges Bensoussan

Publié le 5 avril 2017 - par 

http://static.ripostelaique.com/wp-content/uploads/2014/07/Nuremberg.jpg

 

Le procès de Nuremberg

« Les professeurs de la Sorbonne ne savent traditionnellement pas lire. »

Jean Dutourd de l’Académie française,

« Lettre à Anatoly Livry » du 16 octobre 2006

http://anatoly-livry.e-monsite.com/medias/files/dutourd009.pdf

L’histoire contemporaine est ponctuée d’authentiques symptômes qui, au premier abord, paraissent insignifiants, voire amusants, mais qui, finalement, marquent, pour un œil averti, de véritables caps suite auxquels le monde ne sera plus jamais comme avant, étant irrémédiablement passé à un autre stade.

D’abord, quelques mots de présentation pour préciser « d’où » j’écris : docteur ès lettres de l’Université de Nice-Sophia Antipolis (thèse soutenue avec Patrick Quillier en 2011 : http://anatoly-livry.e-monsite.com/medias/files/livry-tassel-1.pdf) et Professeur-invité à l’Université d’État de Russie (http://anatoly-livry.e-monsite.com/medias/files/lettre-m.-livry.pdf), je suis à la fois Français d’origine juive et diplômé de l’EHESS (Paris) en histoire juive (DEA soutenu avec Wladimir Berelowitch sur la politique nationale du parti bolchévique et sa section juive).

L’événement sur lequel je souhaiterais m’attarder d’une façon donc professionnelle et reconnue par l’Université française, c’est la cabale lancée par le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) contre l’historien Georges Bensoussan, la dénonciation à laquelle s’est jointe la non moins détestable LICRA sur-le-champ abandonnée par un autre de mes coreligionnaires, membre de l’Académie française, Alain Finkielkraut.

http://breizatao.com/2017/01/30/alain-finkielkraut-demissionne-de-la-licra-cette-organisation-sest-deshonoree/

Le point crucial de cet événement – et ce, même si Bensoussan a été relaxé par un tribunal correctionnel encore trop complaisant envers les dissidents juifs – est que, pour la première fois, le système cosmopolite qui gouverne l’Occident s’est retourné contre l’un de ceux qui l’avaient fabriqué et qui l’avaient soutenu jusque dans ses pires élans tyranniques. Finkielkraut fut membre d’honneur de cette officine de la dénonciation subventionnée par des Français asservis qu’est la LICRA ; Bensoussan fut le défenseur de ses thèses fondatrices. Dès lors, rien de neuf sous le soleil. La despotie stalinienne, dont l’existence se fonde sur les verdicts de juges-larbins, est en train d’être recrée, doucement mais sûrement, en France.

Rappelons-nous en effet que, comme cela est admis par tout historien honnête, ce furent les Juifs russes, les éléments les plus violents de l’Empire tsariste (selon l’opinion qu’expose l’ancien ministre des affaires étrangères soviétique dans ses confidences à son interlocuteur stalinien : « Les Juifs qui se sont opposés au pouvoir « impérial » et qui se sont distingués comme des éléments révolutionnaires furent, si on les considère dans leur ensemble, beaucoup plus nombreux que les Russes. Vexés, blessés, persécutés, ils se sont révélés plus futés et ont, si on peut le dire ainsi, pénétré tous les mouvements révolutionnaires. La vie les a si fortement dressés qu’ils furent très actifs, contrairement aux Russes, plus longs à la détente, qui avaient besoin de sentir le sens du vent avant de prendre leur élan. Les Juifs, eux, étaient toujours prêts. » ) qui contribuèrent largement à établir le régime le plus sanguinaire de l’histoire européenne, à savoir l’URSS.

Ce furent également mes consanguins juifs qui devinrent les principaux commandants des camps les plus meurtriers de l’histoire de notre continent, ceux du Goulag :http://politikus.ru/articles/52931-rukovodstvo-arhipelaga-gulag-sostoyalo-iz-evreev-ili-o-chem-nam-ne-rasskazal-solzhenicyn.html. Puis, lorsque la tyrannie socialiste soviétique a épuisé leur élan destructeur et n’a plus eu besoin d’eux, ce Belzébuth bolchevique a mangé ses enfants désormais inutiles. Il était alors ridicule de voir ces trotskystes soviétiques réfugiés en Occident se plaindre de Staline, puisque celui-ci, rejeton de leur propre système, n’avait fait que reprendre les bases idéologiques ainsi que les armes systémiques d’un État qu’ils avaient eux-mêmes conçu dans leur soif de vengeance.

C’est précisément ce qui est en train de se passer dans notre Ve République qui meurt de cette folie égalitariste qu’elle a poussée à l’extrême via ces organismes staliniens dont la LICRA est l’un des plus parfaits exemples et via des lois liberticides soviétiques importées en France qui exterminent, au début sans trop de violence physique, puis avec un acharnement croissant, comme en URSS, leurs fondateurs. Bensoussan est un bien piètre historien quand il se plaint des exactions commises par ces soviets de gendarmes de la pensée, cette Lubianka française dont il fut l’un des défenseurs les plus ardents. Un jour, l’hydre, obéissant à un « réflexe historique » implacable, se retourne contre celle de ses têtes qui ose dépasser un peu de sa monstrueuse moyenne. Les pleurnicheries de ce Bensoussan poursuivi (puis relaxé car tout despotisme a besoin de temps pour devenir réellement sanguinaire) ne sont qu’un des symptômes, bien que l’un des plus significatifs, du tournant vers la tyrannie que prend le plus grand pays d’Europe occidentale, la France.

Il y a à peine quelques années, ce même « historien » Bensoussan s’était attaqué, dans une vidéo ridicule, à des historiens dissidents. Dans ce monologue filmé, poussant le pharisianisme à son comble, l’« historien » Bensoussan expliquait qu’il était interdit de discuter avec ceux des historiens qui contestent une certaine version officielle de la 2e Guerre mondiale, car leur thèse, loin d’être scientifique, ne serait que le reflet de leur antijudaïsme inné. Et plus on débattrait de leurs recherches historiques, plus on aiguiserait leur soif d’extermination des Juifs, car, précise le digne « historien » Bensoussan, ils seraient… « complotistes » et donc tireraient leurs conclusions d’historiens de la haine du Juif et du « conspirationnisme ».

Monsieur Bensoussan, par cette perversité dialectique, se place hors de la Science historique, se rangeant dans le camp de ce collectif de beaufs hystériques pour qui l’accusation de « complotisme » équivaut à une injure, pourtant autorisée par le système gouvernant actuellement. Cet « argument » est des plus banals, vu qu’on le retrouve, éructé par les crétins bornés qui pullulent des bas-fonds universitaires jusqu’à la présidence de la Ve République et ses ministères. Pourtant, chaque historien digne de ce nom sait que notre civilisation occidentale post-2nde Guerre mondiale se fonde précisément sur une théorie du complot que des lois pénales, françaises notamment, interdissent de contester : c’est en effet pour « complot » que le Tribunal dit international de Nuremberg dont les actes sont devenus la « Torah » du monde occidental a condamné à mort et à diverses peines d’emprisonnement des dirigeants nationaux-socialistes : « Le procès de Nuremberg intenté par les puissances alliées contre 24 des principaux responsables du Troisième Reich, accusés de complot (SIC), crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, se tient du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946 et constitue la première mise en œuvre d’une juridiction pénale internationale ».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Procès_de_Nuremberg.

Pire encore : il les condamne de façon rétroactive, car les vaincus auraient « comploté » contre la paix, en préparant perfidement la 2e Guerre mondiale dès la création de leur parti, c’est-à-dire plus de 15 ans en amont. En France, ce « complotisme » débile est totalement autorisé, voire promu ; il est même interdit de le contester, car il constitue la base de toute réflexion « historique » sur la période post-2nde Guerre mondiale. Il s’agit en effet là d’un « bon » « complotisme », c’est-à-dire d’un « complotisme admis » par toute une meute systémique de professeurs universitaires, de journaleux, de politicards, de juges staliniens francophones du XXIe siècle. Celui-ci s’oppose à un autre « complotisme », cette fois-ci inacceptable tel que le déclarent tous ceux qui prêchent en faveur de ce « conspirationnisme » pourtant authentique devenu la base de notre civilisation suicidaire, et la cause de son suicide.

Néanmoins, chaque historien digne de ce nom sait d’où les actes du Tribunal de Nuremberg ont tiré leur stupide conspirationnisme : de la paranoïa stalinienne – car cette URSS de Staline, matrice des pères spirituels du mai 68 parisien, a vibré durant les décennies de son existence dans le complotisme, ayant sacrifié sur cet autel des dizaines de millions d’humains. Les élites intellectuelle, ouvrière, paysanne soviétiques furent anéanties par vagues, accusées publiquement de divers « complots ». « Complots » avec les services spéciaux britanniques, « complots » avec les services japonais, puis « complots » avec les services secrets français… selon la mode du moment.

Quand on n’arrivait plus à inventer un nouveau complot lié à la politique internationale, les psychopathes staliniens imaginaient n’importe quelle folie et obligeaient les accusés à signer des aveux par le chantage ou la torture. Exemple : en 2002, lorsque j’enseignais à Paris IV-Sorbonne, j’ai discuté, au centre parisien de l’UNESCO, avec le créateur du blason actuel de la Russie, M. Eugène Oukhnaliov. Cet artiste notable, aujourd’hui décédé, m’a raconté que, dans sa jeunesse, en 1948, habitant à Léningrad (l’actuelle Saint-Pétersbourg), il avait été arrêté et forcé de reconnaître par écrit avoir conspiré car planifiant de creuser un tunnel jusqu’à la Place Rouge de Moscou (puisqu’actuellement, les présidentiables français sont tellement forts en géographie même française qu’ils considèrent que la « Guyane est une île », je précise que la distance entre Saint-Pétersbourg et Moscou équivaut à la distance entre Paris et Marseille) et ainsi anéantir, durant le défilé en l’honneur de la Révolution, Staline avec tout son Politburo.

Pour cela, ce garçon de 17 ans a pris 25 ans de camps – autrement dit et compte tenu de la réalité de l’époque, a été condamné à devenir un esclave jusqu’à une mort certaine, destin auquel il a heureusement échappé grâce au décès du tyran suprême. C’est un procureur soviétique de ce type qui a apporté sa « méthode de travail » à Nuremberg pour qu’y soient condamnés les ennemis vaincus. Je vous rappelle que le procureur soviétique était le camarade Iona Nikitchenko qui, à la même époque, avait fait exécuter des dizaines de milliers de ses concitoyens et d’étrangers sur un simple coup de téléphone, puisque de toute façon, il était clair que c’était des ennemis du peuple…

http://www.peoples.ru/state/lawyers/iona_nikitchenko.

Voilà pourquoi chaque historien qui se respecte peut aisément conclure qu’obéir aveuglément aux conclusions du Tribunal de Nuremberg équivaut à se ranger du côté des véritables conspirationnistes et donc à faire preuve d’une réelle stupidité crétine. Pourtant, je sais, vu mon expérience avec le Conseil National des Universités, qu’aucune discussion avec des professeurs français n’est possible (car même une simple tentative de renouveler la perception littéraire, par exemple d’un Nabokov ou d’un Claudel, déclenche une hystérie groupusculaire, comme cela fut le cas avec moi lors de la session CNU 2015 où, pour obtenir une place de professeur à la Sorbonne, une « experte » m’a accusé d’être un « adepte d’Hitler » alors qu’elle savait pertinemment que j’étais Juif et petit-fils de rescapés de persécutions antijudaïques officiellement reconnus comme tels par l’Allemagne fédérale).

Mais ce qui nous intéresse présentement, c’est que ce défenseur acharné de la religion officielle d’un Occident tombé dans l’auto-détestation qu’est monsieur Bensoussan, lequel traitait de « complotistes » ceux qui avaient mis en doute un authentique conspirationnisme stalinien, est lui-même devenu la cible de ce système à la fondation duquel il a contribué par ses sophismes engagés dignes d’un sorbonnargue illettré. Or quand une despotie se met à déchiqueter ses propres rejetons, mes consanguins juifs en l’occurrence, c’est le signe irréfutable que nous sommes à la veille d’une terreur multiforme et insatiable qui se dirigera aussi contre nous, Juifs maintenant inutiles à la tyrannie liberticide et ethnocide des peuples d’Occident, désormais toute puissante.

Dr Anatoly Livry, Bâle, Suisse

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Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Riposte Laique
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