Et ces hommes qui ont trempé dans la Rafle du Vel d’Hiv devenus membres du FN dans les années 70, ce n’est pas la France ?

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Vichy n’est pas la France, serinent les esprits chagrins qui se voilent la face pour ne pas se regarder dans le miroir de l’histoire du peuple de France.
On entend la même rengaine pour l’islam : « les attentats, ce n’est pas l’islam », et le communisme : « les 100 millions de morts, ce n’est pas le communisme ».

Tout ceci reste très discutable et sujet à caution.

Ce qui l’est moins, c’est la continuité idéologique et humaine entre le FN et le Parti Populaire Français, un parti collabo, antisémite dogmatique, nazi, qui avait servi d’auxiliaire zélé à la Police française dans le cadre de la Rafle du Vel d’Hiv.

En effet, son numéro deux dans les années 70, Victor Barthélemy,ex bras droit de Jacques Doriot, artisan majeur de la personnification du pouvoir autour de Jean Marie Le Pen.

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Barthélemy, membre de la LVF, Waffen SS et volontaire à la Division Charlemagne, a été aussi le numéro deux de PPF et bras droit de Jacques Doriot.

Il est à douter que cette personne qui veut occulter la responsabilité de la France dans la Rafle des 13 000 juifs dont 4000 enfants, connaisse la vraie histoire de son parti qui a abrité et abriterait encore en son sein des hommes de main de cette Rafle. Sinon elle serait restée plus discrète sur le sujet, tache indélébile dans l’histoire de la France, et pour les nostalgiques pétainistes et de la France collaborationniste.

Un parti de patriotes né sur les décombres d’Ordre Nouveau est tout sauf ce qu’il prétend être. Sauf s’il est frappé d »amnésie collective.

 

 

Cachez-moi ce passé que je ne saurais assumer, car trop lourd à porter. Le FN est un innocent aux mains sales pour avoir fait la part belle aux acteurs civils de cette Rafle :

Pierre Bousquet, a été membre du premier bureau politique du Front national et son premier trésorier pendant 9 ans. Membre du Parti franciste depuis 1935, devenu délégué général du bureau de commandement de la Jeunesse Franciste en 1941. Ancien Rottenführer de la division SS Charlemagne, membre de la Kampfschule de Wilhelm Weber, il fait partie des 300 Français qui combattront les Russes en avril 1945 dans Berlin.
François Brigneau, ancien milicien, qui connut les geôles de Fresnes au temps de Brasillach, vice-président du FN de 1972 à 1973. Pendant la guerre il est collaborationniste et proche de Robert Brasillach, il s’engage dans la Milice Française. Un demi-siècle plus tard, « il tire une certaine gloire » de cet engagement. Editorialiste de National Hebdo, il a été condamné plusieurs fois pour incitation à la haine raciale.
Roland Goguillot, alias Roland Gaucher, s’occupa pendant la guerre des jeunesses du RNP de Marcel Déat, qu’il suivit à Sigmaringen en 1944. Il fut fondateur en 1972, puis membre du bureau politique du Front National (FN). Pendant la guerre, il s’occupa des jeunesses du RNP de Marcel Déat.
André Dufraisse, engagé sur le front de l’Est sous l’uniforme allemand qui lui donna son surnom de « Tonton Panzer », il est l’un des premiers membres du bureau politique du Front national. En 1983, Jean-Marie Le Pen le nomme secrétaire de la Fédération de Paris (FN). Pendant la guerre, il est membre du Parti populaire français (PPF) de Jacques Doriot et de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme (LVF).
François Duprat, il n’est pas collaborationniste vu qu’il est né en 1940 mais un grand négationniste, figure de l’extrême-droite dans les années 60-70 devenant le numéro deux du FN,il publie de nombreux ouvrages négationnistes sur la Shoah et essaye d’innocenter le Troisième Reich. Il est assassiné en 1978.
Léon Gaultier, ancien lieutenant Waffen SS qui a fondé une maison de disques, la SERP, avec Le Pen en 1963. Il compte parmi les membres fondateurs du Conseil national du Front national dès sa création en 1972. Durant la guerre, il est membre du PPF, un proche collaborateur du secrétaire général à l’Information du gouvernement de Pétain, chroniqueur à « Radio Vichy », et fut l’un des fondateurs de la Milice française. Il combattit sous l’uniforme allemand de la Waffen-SS avec le grade de Untersturmführer, il commanda une unité française sur le Front de l’Est durant l’été 1944.
Gilbert Gilles, membre de l’OAS, déclare volontiers : « « J’ai été à la Waffen SS et adjudant de la division Charlemagne », puis il adhère au Front national (FN) de Jean-Marie Le Pen : il fut chargé de mission par ce dernier en 1984 afin de récolter des fonds en Afrique. Pendant la guerre il intègre la Waffen SS (au sein de la Division Charlemagne, avec le grade de Oberscharführer), et combat notamment en Ukraine du Nord. Il s’est consacré à l’écriture de ses mémoires ou il ne cache pas qu’il devait faire « sauter les pylônes à haute tension à Sarcelles un jour où de Gaulle devait y faire un discours. »
Paul Malaguti, militant au FN dont il est conseiller régional de la région Centre. Pendant la guerre il fut membre du PPF. Il a été accusé d’avoir servi d’auxiliaire à la Gestapo lors de l’exécution de résistants à Cannes en août 1944.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Salem Ben Ammar pour Dreuz.info.
Sources : lepoint.fr, bfmtv.com,