Lettre ouverte aux fossoyeurs de la mémoire des victimes de la Rafle du Vel d’Hiv

Vous n’êtes pas qualifiés pour vous faire historiens, juges et avocats de l’histoire nauséabonde de la Collaboration responsable des déportations massives des Juifs mais pas seulement, je vous demande tout simplement et j’en appelle à votre bonne conscience si vous étiez juifs et vos parents ou vous-mêmes auriez survécu aux camps de la mort quelle lecture auriez-vous faite aujourd’hui de la Rafle du Vel d’Hiv et seriez-vous dans le déni des liens de parenté entre le régime de Vichy et la France ?

Savez-vous que ce sont 7000 policiers et policiers assistés par 300 militants de PPF de Doriot qui avaient fait le sale boulot en raflant et organisant le transport de ces pauvres malheureux dont le seul crime si c’en était un était d’être juifs pour complaire à leurs maîtres nazis ?

13 152 personnes raflées par la police française les 16 et 17 juillet 1942 dont 4 115 enfant et 2 916 femmes qui avaient quasiment toutes péries à Auschwitz après avoir transité par les camps de Drancy, Pithiviers et Beaune- la-Rolande que l’on peut qualifier des SAS des camps de la mort en France occupée sans qu’aucune ne se s’élève à l’époque en France pour dénoncer la complicité de l’Etat français dans la mise en œuvre de la question de la Solution finale.

Cette forfaiture a eu lieu sur le sol français, commise par des Français sous les ordres de René Bousquet et dont certains d’entre eux ont été les artisans des années plus tard de la création du FN qui pourrait se prétendre comme étant l’héritier naturel du PPF.

https://lecanarddechaineblog.wordpress.com/2017/02/13/qui-a-fond-le-fn/

Je ne vous demande rien absolument rien juste de la compassion pour les victimes et de laisser l’histoire aux historiens et c’est aussi ca la grandeur d’un peuple.

La peur de se regarder dans le miroir est la pire ennemie de la raison. N’attendons rien de ces femmes et ces hommes qui font de leurs émotions et leur nationalisme exacerbés des contre-arguments pour tordre le cou à la réalité des faits et se faire passer pour des victimes au lieu et place des vraies victimes.