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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 01:56

Abbas à Trump : « Nous élevons nos jeunes, nos enfants et petits-enfants dans la culture de la paix », ce qui est contredit par les faits sur le terrain

 

Au cours de sa rencontre du 3 mai 2017 avec le président américain Trump, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a déclaré : « M. le Président, je vous affirme que nous élevons notre jeunesse, nos enfants et nos petits-enfants dans une culture de paix. » [1] On trouvera ci-après des extraits de rapports publiés par MEMRI ces dernières années, qui reflètent l’endoctrinement des enfants par l’Autorité palestinienne et par le Fatah, à la lutte armée, au djihad et au martyre. Un endoctrinement qui inclut la glorification des terroristes et la défense du droit au retour des réfugiés dans leurs maisons en Israël « sous la bannière de la gloire, du djihad et du combat ». 

Abbas rencontre un jeune de 14 ans qui avait tenté de poignarder des civils [israéliens]

Le 8 mars 2017, MEMRI a rapporté que Mahmoud Abbas a rencontré des Palestiniens qui ont mené des attentats, dans le cadre de la vague de terrorisme palestinien, entre octobre 2015 et mi-2016, dont des adolescents. Parmi eux, il a rencontré Osama Zaidat, 14 ans, qui a été neutralisé par balle alors qu’il tentait de poignarder des civils à Kyriat Arba, le 20 septembre 2016. La photo ci-dessous de cette rencontre a été postée sur la page Facebook d’Abbas :

Sur la page Facebook d’Abbas : Rencontre avec le jeune Osama Zaidat, qui a tenté de poignarder des civils à Kyriat Arba (Facebook.com/President.Mahmoud.Abbas/photos, 5 mars 2017)

Des enfants défilent avec de faux missiles RPG et de fausses ceintures d’explosifs pour la parade du Jour du Fatah

Le 10 janvier 2016, MEMRI a fait un compte rendu des événements marquant la Journée du Fatah, le 51e anniversaire de la création du mouvement le 1er janvier 1965, qui se sont déroulés cette année sous l’impact de la vague de terrorisme palestinien de 2015-2016. Les événements de la Journée du Fatah incluaient un défilé dans le camp de réfugiés de Deheishe, auquel ont assisté de hauts-responsables de l’AP et du Fatah, et des enfants armés de faux missiles RPG et de fausses ceintures d’explosifs.

Un enfant portant une fausse ceinture d’explosifs brandit le drapeau du Fatah.
Des enfants portant un faux pistolet et un faux cocktail Molotov.
Des jeunes armés de fusils d’assaut M-16.

Des jeunes filles scouts participent à une cérémonie du Fatah à la mémoire de la terroriste Dalal Al-Mughrabi

Le 17 mars 2016, MEMRI a fait un compte rendu d’une cérémonie du Fatah à Ramallah à la mémoire de la terroriste Dalal Al-Mughrabi. Al-Mughrabi était la commandante adjointe de l’attentat mené par le Fatah en mars 1978 sur une route côtière, au cours duquel 35 civils israéliens, parmi lesquels 13 enfants, ont été tués. Pendant la séquence « artistique » de la cérémonie, une petite fille nommée Majd Abou Rmeileh a récité un poème, et une troupe de scouts ont présenté un spectacle musical.

La gouverneure de Ramallah et d’Al-Bireh Laila Ghanam et des jeunes filles scouts, lors de la cérémonie. (Facebook.com/R.b.Governorate, 12 mars 2016)

Parmi les participants à la cérémonie figuraient la gouverneure de Ramallah et d’Al-Bireh, Laila Ghanam, ainsi que des membres du Comité exécutif de l’OLP et du Comité central du Fatah. Ghanam a fait l’éloge d’Al-Mughrabi et déclaré : « Le surnom ‘sœur de Dalal’ fait la fierté de toutes les femmes palestiniennes. Dalal a tenu à porter des armes aux côtés de ses camarades hommes et à être avec eux sur le terrain. »

L’AP glorifie les lycéens morts en menant des attaques au couteau

Le 13 juillet, MEMRI a rendu compte d’articles de la presse de l’AP glorifiant les lycéens qui sont morts en menant des attaques au couteau contre des Israélienspendant la vague de terrorisme de 2015-2016. Ces articles, parus après la publication des résultats des examens finaux des lycéens par le ministère de l’Education de l’Autorité palestinienne, faisaient l’éloge des élèves morts, les qualifiant de source de fierté pour leurs familles et pour tout le peuple palestinien. Ils citaient les expressions de louanges et de nostalgie des membres de leurs familles et de leurs amis, et évoquaient les adolescents auteurs d’attentats comme des martyrs tués par « les balles de l’occupation », en omettant de mentionner leurs actes.

Selon un article en une d’Al-Hayat Al-Jadida : « La place des 16 élèves ne manquait pas dans l’annonce faite hier des résultats aux examens du lycée. Ceci malgré le fait que les balles de l’occupation aient mis fin à leur vie et les aient empêchés de passer leurs examens finaux, car ils sont devenus des martyrs au Paradis. Seize [élèves] ont passé le [test] difficile de mourir en martyrs pour leur patrie, car mourir en martyr est la voie de l’excellence et de la suprématie. »

Le membre du Comité exécutif de l’OLP Ahmed Al-Majdalani a également mentionné les élèves « martyrs », affirmant : « Dans ces moments, nous ressentons l’absence des 16 élèves, les martyrs qui auraient dû passer les examens finaux du lycée mais en ont été empêchés par les forces d’occupation violentes et agressives, qui ont privé leurs familles de cette joie… »

Un article de l’agence de presse palestinienne WAFA se focalisait sur les excellents élèves qui ont dédié leur succès aux « martyrs » du peuple palestinien. Mohammed Abou Nahla, élève ayant obtenu une mention dans le cursus d’ingénieur, a dédié son succès au « martyr » Adnan Al-Mashni, tué en tentant de mener une attaque au couteau. Abou Nahla a déclaré : « Je dédie mon succès au leadership palestinien et à son président Mahmoud Abbas ; à la famille éducative et pédagogique ; à ma famille et à notre peuple ; et en particulier à mon ami, le martyr de 17 ans Adnan Aaid Hamed Al-Mashni Al-Halaiqa, de la ville d’Al-Shayoukh, qui est devenu martyr au carrefour de Beit Einun, à l’est de Hébron, le 12 janvier 2016… J’aurais tellement apprécié qu’il puisse célébrer sa réussite aujourd’hui, mais les balles de l’occupation nous l’ont enlevé, nous privant, nous et ses parents, de cette joie. Mais nous sommes tous fiers de la mort en martyr qu’il a atteinte. »

Le ministre de l’Education de l’AP participe à une réunion de solidarité avec le « héros » de 13 ans Ahmad Manasra, qui a poignardé un garçon [juif] à Jérusalem

Un rapport de MEMRI du 30 décembre 2015 a examiné la commémoration par l’AP des terroristes tués au cours des mois précédents en menant des attaques contre des Israéliens. Le rapport passait en revue les cérémonies, événements et rassemblements tenus en leur honneur, y compris plusieurs qui ont eu lieu dans les écoles ou avec la participation d’enfants et de jeunes.

Le 29 novembre 2015, un lycée dans la région de Hébron a tenu un rassemblement en solidarité avec Ahmad Manasra, jeune Palestinien de 13 ans qui avait poignardé un Juif de son âge le 12 octobre 2015 à Jérusalem. Le rassemblement, sous le slogan « Arrêter les enfants tue l’enfance. Laissez leur le temps d’étudier et de jouer », a été sponsorisé par la commission des prisonniers palestiniens, le ministère de l’Education de l’AP et le mouvement du Fatah, et s’est tenu en présence du gouverneur de Hébron Kamel Hmeid, du ministre de l’Education palestinien de l’AP Sabri Saidam, du président du club des prisonniers palestiniens Qaddoura Fares, du membre du Conseil révolutionnaire du Fatah Fahmi Al-Za’air, du secrétaire du Fatah Kamal Makhamra, d’une délégation de la commission des prisonniers, de proches de Manasra et de proches de Hassan Manasra, qui a également participé à l’attaque et a été abattu.

Le ministre de l’Education Sabri Saidam a parlé aux élèves du sens de la loyauté et de la dévotion envers les martyrs, et a ajouté : « L’objet de cette campagne est d’attirer l’attention du monde sur les problèmes des enfants emprisonnés en encourageant les élèves à envoyer des lettres au secrétaire-général des Nations unies Ban Ki-moon, intitulées ‘Le héros Ahmad Manasra’. » Saidam a également présenté ses condoléances à la famille de Mohammed Al-Shubaki du camp de réfugiés d’Al-Fawar, abattu après avoir poignardé un soldat.

Des élèves d’une école élémentaire de Hébron observent une minute de silence en souvenir de l’auteur d’un attentat au couteau de 18 ans

Ledit rapport faisait aussi état d’une autre initiative du ministère de l’Education, comportant une cérémonie à l’école élémentaire de garçons Huda Abd Al-Nabi de Hébron, au cours de laquelle une minute de silence a été observée à la mémoire de Mustafa Fanoun, âgé de 18 ans, abattu en tentant de poignarder un soldat au poste-frontière de Tel Rumeida. La cérémonie s’est tenue en présence du chef de cabinet de l’Education Bassam Tahboub, de représentants du syndicat des enseignants et de proches de Fanoun.

Des compétitions sportives en Cisjordanie en l’honneur de Muhannad Al-Halabi

Comme mentionné dans le rapport, l’AP et le Fatah ont également organisé des compétitions sportives en l’honneur d’assaillants qui ont été abattus. A la mi-décembre, le « tournoi de tennis de table du martyr Muhannad Al-Halabi » s’est tenu, sous le patronage du membre du Comité central du Fatah Jibril Rajoub, avec la participation de 14 équipes.

Le tournoi du martyr Muhannad Al-Halabi, sponsorisé par le « Général Jibril Rajoub ». (Photo : Maannews.net, 19 décembre 2015)

Le 30 octobre 2015, le Centre de jeunesse du martyr Yasser Arafat a organisé le « tournoi de football Muhannad Al-Halabi » dans la région de Ramallah. L’avis annonçant le tournoi portait l’emblème du « Conseil suprême de la Jeunesse et des Sports de l’Etat palestinien – Centre de jeunes du martyr Yasser Arafat », et le tournoi a été couvert par le quotidien de l’AP, Al-Hayat Al-Jadida.

L’annonce du tournoi et une photo des matchs. (Photos : Alwatanvoice.com, 1er novembre 2015)

 Un championnat de football s’est tenu en novembre 2015 à Hébron en l’honneur des « martyrs » du peuple palestinien, notamment ceux du « Réveil national » [nom donné par l’AP à la vague de violence de 2015-2016], et à la mémoire de Basel Sidr, tué le 14 octobre 2015 en tentant de poignarder un soldat israélien près de la porte de Damas à Jérusalem. 

Dans les manuels scolaires palestiniens, le narratif du retour “sous la bannière de la gloire, du djihad et du combat”

Le 20 mars 2013, MEMRI a publié un rapport sur le narratif du retour dans les manuels scolaires palestiniens. Un manuel de CM2 en arabe faisait de nombreuses références à la question du retour, consacrant deux unités – 9 et 10 – aux réfugiés et aux personnes déplacées et à leur retour. L’unité 10 commence par le poème « Nous revenons », de Haroun Hashem Rashid, qui inclut les lignes suivantes :

Retourner dans les maisons, les avions et les montagnes,
Sous les bannières de la gloire, du djihad et du combat.
Avec notre sang et notre sacrifice, la fraternité et la loyauté,
Nous retournons.
Retournons, ô montagnes, retournons, ô avions,
Retournons à notre enfance et notre jeunesse.
Pour mener le djihad avec une épée brandie et pour cultiver notre terre.
Nous retournons (p. 88).

L’unité 10 d’un manuel de CE1 sur des études sur la patrie qualifie les camps de réfugiés de « camps où les réfugiés palestiniens ont été installés après avoir été contraints de quitter leurs villes et leurs villages en Palestine, où ils sont déterminés à revenir » (p. 36).

Les manuels scolaires mentionnent souvent les villes en Israël comme des lieux vers lesquels les Palestiniens aspirent à revenir. Un manuel de CP incluait un texte dans lequel un petit garçon fait le vœu « Nous retournerons à Jaffa » ; un manuel d’arabe de CM2 incluait le poème « Murmurer à une colombe » de Rashid Hussein, qui évoque Jaffa et Safed ; un manuel de Troisième incluait un poème sur Bisan (Beit Shean), par un « poète de Palestine », Ahmad Al-Muflih, qui disait « la séparation de toi [Bisan] est une tragédie et la réunion [avec toi] un paradis. La vie sans tes yeux est un enfer ».

Un présentateur d’une émission pour enfants à la télévision de l’AP : « Je suis certain que Jaffa… Haïfa, Acre, Nazareth et toutes les villes palestiniennes occupées en 1948 nous reviendront un jour »

Un clip de MEMRI TV du 22 mai 2015 montre un extrait d’une émission pour enfants de la télévision de l’AP, dans lequel une marionnette nommée Marwan est filmée en train de visiter Tel-Aviv et déclare : « C’était autrefois Jaffa, et c’est devenu Tell Al-Rabi ». Le présentateur affirme ensuite : « Je suis certain que Jaffa – et pas seulement Jaffa, mais aussi Haïfa, Acre, Nazareth et toutes les villes palestiniennes occupées en 1948 – nous reviendront un jour. »

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