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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 01:14

COMMENT RÉSOUDRE LE PROBLÈME PALESTINIEN ET INSTAURER LA PAIX AU MOYEN-ORIENT.

Daniel Greenfield

Adaptation

Thérèse Zrihen-Dvir

 

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En 1990, la moitié de la population du Koweït était palestinienne. Deux ans plus tard, il n'en restait presque rien.

Avec le soutien de la communauté internationale, quelque 700 000 Koweïtiens avaient expulsé des centaines de milliers de Palestiniens de leur pays. S'ils ne l'avaient pas fait, un simple calcul nous démontre que les Palestiniens auraient dépassé les Koweïtiens au Koweït en une génération seulement.

Les Palestiniens du Koweït étaient dès lors, kidnappés, torturés et assassinés. « Tuer un Palestinien et gagner le paradis », devint le slogan. Lors de la « libération » du Koweït, des tanks et des véhicules blindés avaient été dépêchés dans la banlieue Hawally de la ville de Koweït, connue sous le nom de la petite Palestine. La moitié des bâtiments avaient subséquemment, été démolie par des bulldozers. Certains prisonniers Palestiniens furent enterrés dans des fosses communes. La grande majorité, dont ceux qui sont nés au Koweït, ont été expulsés ou contraints de fuir une terre où ils avaient vécus pendant une génération.

Le violent nettoyage ethnique de centaines de milliers de Palestiniens est passé inaperçu. Alors que les Koweïtiens purifiaient ethniquement leurs territoires des palestiniens, ils finançaient en parallèle la terreur palestinienne contre Israël et condamnaient Israël pour avoir violé les droits de l'homme de ceux qu'ils déportaient.

Et le monde haussa les épaules.

Le Président George H.W. Bush avait justifié les actions du Koweït. « Je pense que nos espoirs sont un peu trop élevés si nous demandons aux gens du Koweït d’être aimables envers ceux qui ont espionné leurs compatriotes et qui sont restés au Koweït », a-t-il déclaré. C'était dans cette même conférence de presse que Bush avait condamné les «colonies» israéliennes.

Un an plus tard, Israël expulsait 400 membres du Hamas. Toutes les organisations de défense des droits de l'homme avaient été scandalisées. Le Département d'État a «fortement» condamné Israël. Et Israël s’est vu contraint de les reprendre.

La Nakba koweïtienne n’est même plus quelque chose dont on se souvient. Il n'y eut jamais de ralliements de vieilles femmes trimballant des clés des maisons perdues à Hawally. Les palestiniens avaient misés sur Saddam Hussein et avaient payé le prix de leur trahison.

Le Koweït a refusé la permission à Abbas, dirigeant de l'Autorité palestinienne, à poser pied en Koweït avant qu’il ne s’excuse d’avoir soutenu Saddam. Et s'excuser, il l'a fait. « Oui, nous nous excusons pour ce que nous avons fait », a déclaré le chef du terrorisme.

L'OLP doit encore s'excuser auprès d'Israël pour son rôle de colonisateur musulman et sa tentative de 1948 de fomenter le génocide de la population juive indigène, culminant en des milliers de mutilés et d’assassinés juifs par ses terroristes.

Israël aurait exigé, comme l’a fait le Koweït, l'aveu de culpabilité d'Abbas pour les crimes de l'OLP.

La Nakba koweïtienne possède de nombreux aspects communs avec ce qui s'est passé en Israël. Les Palestiniens étaient arrivés au Koweït et en Israël comme main-d'œuvre peu coûteuse, pour profiter du boom économique d'une économie féodale industrialisée. Les «Palestiniens» d'Israël n'étaient pas en quelque sorte d’anciens civils, mais une masse de migrants, principalement en provenance des pays voisins d'Israël, parfois aussi loin que le Soudan et le Sénégal en Afrique, dans leur quête d’opportunités économiques. L'existence des Afro-Palestiniens précise qu'il ne s'agit pas d'un groupe ethnique distinct ou national, mais de migrants venus de l'extérieur d'Israël.

Plus de la moitié de la population dite «palestinienne» vit en dehors d'Israël. Beaucoup continuent d'être des migrants économiques. C'est la raison de leur arrivée au Koweït. Et les Koweïtiens n'étaient pas les seuls à les expulser. En outre, les Palestiniens ne sont pas seulement l’unique groupe de migrants sans pays d’origine lorsque le jeu des chaises musicales nationales a pris fin avec beaucoup de nouveaux pays affichant d’anciens patronymes répartis sur la mappemonde.

Les «Palestiniens» ont adopté une identité imaginaire qui n’est nullement liée à l’histoire, parce qu'ils ont été exclus de toute autre configuration politique par de nouveaux gouvernements et des arrangements tribaux. Et ce n'est pas unique.

L'autre groupe d'apatrides du Koweït est le Bedoon. Comme les Palestiniens, les Bidoon étaient des migrants. Les Koweïtiens ont choisi de ne pas les reconnaître comme citoyens. Il y a un Bidoon pour chaque dix koweïtiens. Mais c'est typique dans une région où de grands groupes nomades existent en dehors des structures gouvernementales.

Au courant du siècle présent, nous avons assisté au déplacement de centaines de milliers de personnes en Irak, en Libye et en Syrie. De nombreux de pays de la région sont au bord de guerres civiles similaires, conflits principalement entre des groupes ethniques et religieux. Le flux massif de migrants vers l'Europe est une extension de la nature migratoire de la région.

Tous ces problèmes n’ont qu’une seule cause : L'échec de l'État-nation arabe musulman.

Nous sont révélés à notre ère l’artifice et la vulnérabilité de la majorité des pays que nous prenons pour acquis dont, l'Égypte, la Syrie, l'Irak, le Yémen, le Liban et la Libye. Un peu d'instabilité et ils s'effondrent pour culminer en conflits tribaux, lesquels sont dotés d’une source identique à celle du problème « palestinien ».

Le problème palestinien ne peut être résolu sans défaire le problème de l'État-nation arabo-musulman.

Les guerres civiles en Syrie et en Irak, le flot de migrants dirigé vers l'Europe et la dernière perspective de l’échec du processus de paix palestinien proviennent tous du conflit entre la tribu naturelle et l'État national artificiel. L'État-nation arabo-musulman est incapable de résoudre ces conflits tribaux.

C’est de toute évidence la source de la tyrannie, de l'instabilité et de la violence au Moyen-Orient.

Aucune concession ou négociation menée par Israël n'empêchera l’aggravation de l’instabilité. Des décennies de concessions israéliennes ont seulement conduit au terrorisme, à la violence, à la mort et à la misère. Si Israël cessait d'exister demain, les territoires qui le composaient deviendraient une nouvelle zone aussi désastreuse que le Yémen ou la Syrie.

Il est souvent souligné que les Palestiniens sont une identité nationale fictive. Mais les Irakiens, les Syriens et bien d'autres le sont également = Noms historiques attachés à des pays fabriqués de toutes pièces. Nous n'étions pas les premiers occidentaux à penser que nous pourrions réparer le Moyen-Orient en les organisant à notre image. Avant de tenter d'exporter la démocratie, les Anglais et les Français ont exporté la nationalité avec tous les ornements de drapeaux, de constitutions et d’hymnes. Tout comme la démocratie arabo-musulmane, l'État-nation arabo-musulman est une farce qui répand la misère, l'instabilité et la violence.

Nous ferons mieux de cesser de tenter de réparer le Moyen-Orient en mettant fin à tous nos vains efforts d’en faire une Europe et une Amérique. Cessons de reconnaître les pays arabo-musulmans avec leurs populations incompatibles : Ils ne sont que des dictatures frôlant la guerre civile. Et cette guerre civile finira par nous entraîner dans son sillon en Irak et en Syrie.

Dans la mesure du possible, faire face aux dirigeants tribaux et à d'autres chefs d’organisations régionales, et non aux faux gouvernements nationaux. En Irak, cela signifie une fin de la politique avortée qui traite avec le régime de marionnettes chiites à Bagdad, tout en ignorant les dirigeants tribaux sunnites et les autorités kurdes. Cette politique a contribué à créer ISIS.

Nous devons reconnaître des régions discrètes basées sur le règlement des identités ethniques, religieuses et tribales naturelles. Il y aura inévitablement un conflit entre ces territoires tribaux, mais cela réclamera beaucoup moins de vies que les efforts de Saddam de supprimer les chiites et les pays des Marais créés par les Arabes. Les tribus tuent moins de personnes qu’un État-nation tribal qui s'efforce d'éradiquer les rivaux et les concurrents avec une puissante armée domestique.

Les frontières ne doivent pas être considérées comme permanentes. Le Moyen-Orient est une région migratoire. Ce n'est pas l'Europe. Un arabo-musulman qui se déplace d'Irak vers la Syrie ou qui fuit le Koweït pour la Jordanie n'est pas un réfugié. Lorsque vous commencez à définir tous les migrants dans une région ayant une vaste histoire nomade en tant que réfugié, le résultat final est l'absurdité des villes de réfugiés palestiniens de Jordanie ou des millions de migrants qui surgissent en Europe.

Avec le recul, vous constatez qu’au Moyen-Orient tous sont des réfugiés.

Au lieu d'essayer de réinstaller ces faux réfugiés, nous devons encourager le règlement de territoires discrets avec des frontières naturelles qui créent des divisions physiques et défendables entre différents groupes. Cela exclut tout programme de paix lunatique pour un état palestinien avec une capitale à Jérusalem et un territoire qui coupe en deux Israël. Ces plans ont échoué et continueront d’échouer pour la même raison que les Irakiens continuent de s’entretuer en dépit de nos efforts pour discuter, nos pots de vin et nos bombardements.

La population juive indigène et les migrants musulmans qui se sont installés en Israël sont intrinsèquement incompatibles. Le problème palestinien pourrait être résolu quelque part en Jordanie ou en Syrie. L'histoire et l'expérience nous disent que le conflit ne sera jamais résolu en Israël.

Le gouvernement israélien devrait commencer à faire une répartition de la population de colons musulmans se trouvant sur des frontières artificielles remontant à une guerre particulière, mais appartenant à un clan et à une origine ethnique.

Les Circassiens qui ont migré du Caucase vers Israël au 19ème siècle n'ont pas été un problème. Ces colons militaires ottomans sont musulmans, mais ils servent dans l'armée israélienne et n'ont aucun intérêt à se joindre aux guerres tribales d'autres musulmans contre les juifs. Le clan Husayni, qui nous a pondu Arafat et le Mufti de Jérusalem, a été une source de conflits et de violences dans la région depuis trop longtemps.

Israël n'a pas de problème national avec les «Palestiniens», il fait face à des menaces de clans maraudeurs qui dominent la direction des groupes terroristes islamiques tels que l'OLP et le Hamas. Personne n'a encore réussi à faire la paix avec les Husaynis. Et ils ne la veulent pas.

La première étape pour résoudre le problème palestinien est de reconnaître qu'il n'existe pas. La seconde consiste à déterminer quels clans seraient plus compatibles et le positionnement. C'est un processus qui doit prendre place dans toute la région en Syrie, en Irak, au Yémen, en Libye, en Israël et au-delà. Et il est beaucoup plus susceptible d'apporter la paix que toute autre négociation et mission de maintien de paix.

La grande erreur de la politique étrangère occidentale dans la région découle de la conviction que le modernisme apportera la stabilité. Le monde arabo-musulman ne se transformera jamais en Europe.

Nous devons le laisser tel quel. Son tribalisme n'apportera pas la paix. Mais cela peut au moins limiter la portée de ses guerres.

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Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans La Libellule
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bentata david 22/05/2017 10:11

VOUS AVEZ RAISON: IL N'Y A PAS de problème palestinien , il y a un problème: l'islamisme dans le monde. En Israël on l'appelle problème palestinien mais il est identique à celui du monde. C'est pourquoi il ne peut être résolu que sur le plan international.

AMMON 19/05/2017 21:32

Bravo et merci pour l'analyse, bonne soirée !

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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