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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 02:19

TANT DE SIÈCLES DE PROGRÈS PARTIS EN FUMÉE

Par

THÉRÈSE ZRIHEN-DVIR

Frôlée par les ombres des morts
Sur l'herbe où le jour s'exténue
L'arlequine s'est mise nue
Et dans l'étang mire son corps

 

Guillaume Apollinaire

Après les législatives françaises, nul ne peut plus dénier que le monde occidental est en voie d’accepter un changement radical tout en se ruant consciemment vers l’Islam et ses aléas. Nul non plus, ne peut nier que la permissivité exagérée a engendré le monstre actuel auquel nous nous confrontons. Il est vrai que la liberté d’expression est une valeur que nous aimons tous et apprécions, mais il y a malheureusement de très mauvaises terminaisons qui nous la font réprouver.

Nous allons progresser pas à pas pour mieux nous situer.

Il y a quelques jours, une lettre d’un de mes professeurs en littérature m’est parvenue dans laquelle, il se plaignait de la banalisation de la langue française. Je n’ai pas osé lui écrire, qu’il ne faisait qu’effleurer la partie visible de l’iceberg.

Le modernisme a certainement eu un mauvais effet sur l’art en général, sur les lettres, sur la musique, sur la mode, sur le couple, la famille et ses valeurs, en particulier.

Il n’y a qu’à jeter un coup d’œil sur ce qu’était la peinture, un siècle auparavant et observer les expressions artistiques de nos jours pour comprendre que non seulement nous n’avons pas progressé, nous avons nettement rétrogradé. L’art de la peinture est de moins en moins apprécié, de moins en moins visité, ou alors, il ne l’est que par besoin de nous faire croire que ce modernisme a quelque chose à nous transmettre… Il ne nous transmet rien, et le roi parade absolument nu. J’ai tenté à maintes reprises de percer l’objectif de cet art nouveau, sans y parvenir… Serai-je donc nulle ou timorée ?

Quant à la musique, c’est beaucoup plus récent. C’est une cacophonie assourdissante qui nous est offerte avec des décibels à vous crever le tympan. Plus je m’y aventure, plus le besoin se fait pressant de me calfeutrer dans le classique, dans l’harmonie de l’ouïe avec l’âme. Certains comme Jacques Brel ont su comment amalgamer le modernisme dans leur musique et leur poésie, d’autres ne chantent pas, ils hurlent, ils s’égosillent tout en nous assommant avec leurs poèmes incohérents. Nous sommes appelés soit à nous boucher les oreilles, soit à faire semblant que nous en sommes émus. Pourtant certains semblent bien l’être. Quant à moi, je ne cesse de retourner vers les balades, vers le verbe et le son délicat du violon, vers les écrivains du passé, ceux qui nous enchantaient avec leurs contes, leurs descriptions venant directement de leur cœur, leur humanisme et leur admiration de la création.

La mode a aussi subi un choc. Elle ne nous habille plus, elle nous déshabille. Certains couturiers qui veulent nous prouver leur zèle, oublient trop souvent que l’habit fait le moine. Certaines versions sont si extravagantes, qu’elles exigent de nous beaucoup de courage et d’effronterie pour suivre la mode… Et il semble que la pudeur et la chasteté sont devenues des tares… Non, elles ne le sont pas. Parader sur une plage dans un bikini réduit au stade de deux cordons, c’est bien mettre ses fesses et ses seins à nu. Et cela ôte aussi à la femme son charme féminin, pour la réduire en élément érotique, sexuel qui appelle à la violence et aux actes prohibés…

Passons au cinéma. Je vous avoue que j’ai des appréhensions à chaque fois que j’appuie sur le switch de la télévision pour voir un film. Je sais d’avance que j’aurai droit à des séquences sexuelles d’acteurs célèbres dans leur nu parfait, copulant dans diverses positions. Cela réussi même à se déverser dans les films pour enfants… Aucune décence, aucune retenue, c’est simplement devenu bestial. Avons-nous tant besoin de voir un couple s’ébattre sous nos yeux, sous le prétexte de jouer le rôle dans ses aspects les plus révolutionnaires et les plus osés ? Excusez-moi, j’apprécie toujours cette cage intime qui nous permet d’imaginer l’amour sous d’autres aspects, pas celui de la bestialité.

Ou alors, nous avons droit à des apocalypses qui nous prédisent un futur peu attrayant, pour ne pas dire macabre. Et dire que nos enfants sont ouvertement exposés à ces expressions ! Que pouvons-nous espérer d’eux, sinon la chute vers les abimes de la dépravation, de la corruption, de la violence et de la mort puisque les unes sont irrémédiablement reliées aux autres.

Mais ce n’est pas tout. Nous sommes devenus plus tributaires que nous ne l’avions jamais été. Dans le temps, notre mère pétrissait le pain, cuisait nos repas, préparait ses confitures, ses gâteaux, tricotait, brodait, cousait. La famille existait et apprenait à s’aimer, à s’entraider. Aujourd’hui, nous n’avons plus besoin de tout cela, l'harmonie a été brisée.

La Chine, la Corée, l’Inde et tant d’autres pays, nous envahissent avec tous leurs produits. Le super ne demande qu’à écouler dans leurs chariots tout ce dont nous avons besoin pour nous nourrir, nous exposant à d’autres tentations variées et brusquement nécessaires. Et la liste et longue.

Il n’y a plus de laine pure, de coton pur, nous nous habillons de matériaux qui portent atteinte à notre santé, nous mangeons nos repas frigorifiés dans du plastic et réchauffés à la micro-onde. Plus de marmites, plus de plats mijotés…

Nous nous nourrissons de pain, de viande et de légumes dont le naturel a disparu… On y trouve des enzymes, des colorants, des préservatifs, des poisons et des OGM, aliments génétiquement modifiés… D.ieu seul sait ce qu’en fait, nous ingurgitons. Croyez-moi, il n’existe pas de fabriquant et d’éleveur qui refuseraient des gains plus considérables même au prix de la santé des consommateurs…

Cela se reflète aussi dans les services de santé. Les pharmacies sont devenues des machines à compter les sous. Les médicaments ne servent pas à nous guérir, mais beaucoup plus à nous intoxiquer, à en dépendre jusqu’à la mort. Cette corruption a touché le service médical aussi… Ne soyez donc pas étonnés qu’un patient lève la main sur son docteur. C’est devenu tellement flagrant, que la confiance générale a pris la poudre d’escampette. Et c’est compréhensible.

C’est l’aspect désastreux du progrès qui entraine dans son sillon la corruption générale. Les chefs d’état cherchent à s’enrichir et pour cela ils vendent leurs patries, vendent des armes, acceptent de servir des causes erronées, oublient leurs devoirs principaux envers leurs citoyens et leur conscience, mais aussi ils alimentent directement ou indirectement des guerres et des conflits. La corruption est totale, elle n’a ni conscience, ni lois et elle est l’élément principal de la terreur…

L’humanité en ces dernières années touche aux tréfonds de la bassesse. Triste constat!!!

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Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans La Libellule
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commentaires

bentata david 14/05/2017 17:06

Que de tristes vérités! hélas ! on ne revient pas en arrière... sauf celle énoncée par Einstein!
Peut-etre y courre-t-on?

Elisa Naibed 14/05/2017 12:34

Seul point positif, dans ce triste inventaire, les « apocalypses qui nous prédisent un futur peu attrayant, pour ne pas dire macabre ». Au moins, ça nous permet d'apprendre à nous habituer ,, pour le cas où ça tournerait réellement à l’apocalypse.....

Signé: Élisa (désabusée),

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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