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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 13:11

LES LOBBYISTES DE L’OLP AU SEIN DE L’ARMÉE ISRAÉLIENNE

La radicalisation des généraux israéliens favorise la cause des terroristes palestiniens.

Caroline Glick

Adaptation

Thérèse Zrihen-Dvir

http://www.frontpagemag.com/sites/default/files/styles/article_full/public/uploads/2017/06/abbas.jpg?itok=dk05fsrV

 

Les États-Unis devraient-ils payer des terroristes palestiniens ? Pour la majorité écrasante des Américains et des Israéliens, ce n’est qu’une question de rhétorique.

La position du peuple américain a été encore une fois clairement énoncée la semaine dernière, lorsque Jared Kushner et Jason Greenblatt les envoyés spéciaux du président américain Donald Trump ont rencontré Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne et chef de l'OLP, et ont répété la demande de Trump concernant la coupe des paiements de l'Autorité palestinienne.

Non seulement Abbas a rejeté leur demande, il a accusé les envoyés présidentiels d’être des agents israéliens. Le mauvais traitement d'Abbas envers Kushner et Greenblatt était conforme à son refus de rencontrer l'ambassadeur des États-Unis, David Friedman, parce qu'il n'aime pas les points de vue de Friedman.

L'aspect le plus incroyable du traitement méprisant d'Abbas de l'administration Trump est qu'il abuse de Trump et de ses conseillers principaux tout en exigeant que Trump continue de le financer de plus d'un demi-milliard de dollars par an – ce qui violerait la résolution des républicains, contrôlée par le Congrès.

Cette rencontre avec d’Abbas eut lieu la semaine dernière alors que l’acte Taylor Force s'inscrivait dans le cadre du Congrès.

Nommé après Taylor Force, diplômé de West Point et ancien combattant de l'armée américaine, assassiné en mars 2016 à Tel-Aviv par un terroriste palestinien, l’Acte Taylor Force mettra fin au financement américain de l'Autorité palestinienne jusqu'à ce qu'elle mette fin aux rémunération payés aux terroristes et à leurs familles – dont la famille de l'assassin de Taylor, Bashar Masalha.

L’Acte Taylor Force bénéficie d'un soutien de la majorité bipartite à la Chambre et au Sénat. Il est également soutenu par le gouvernement israélien. Compte tenu des enjeux, qu'est-ce qui aurait pu influencer Abbas de croire qu'il peut s'en sortir en maltraitant Trump et ses envoyés ? Qui d’après lui pourra le sauver du Congrès et de la Maison-Blanche ? Faisons un tour au sein des commandants pour la sécurité d'Israël (CEI), aile gauchiste.

CEI est un consortium de 260 galonnés gauchistes de la sécurité en retraite. Il a été créé juste avant les élections de 2015. CEI refuse de révéler ses sources de financement. Plusieurs de ses membres les plus visibles ont collaboré avec l'Administration d’Obama par l’intermédiaire du Centre financé par George Soros pour une nouvelle sécurité américaine. Depuis sa création, CEI a effectivement servi de lobby à l'OLP. Ile CEI demande qu’Israël fasse des concessions territoriennes aux palestiniens et insiste qu’Israël pourrait se passer d'une frontière orientale défendable. Le mercredi dernier, la CEI a publié une déclaration défiant le sens commun qui s'oppose à l’Acte Taylor Force.

Ces généraux aux cervelles paraplégiques, ont maintenu que les États-Unis devraient continuer à payer/financer l'AP qui paie des salaires aux terroristes, parce qu'Israël a besoin d’encourager l'Autorité palestinienne pour lutter contre la terreur que l’Autorité palestinienne exhorte. Si les États-Unis réduisent le financement de l'AP parce qu'il encourage le terrorisme, l'AP refusera de coopérer avec Israël pour lutter contre le terrorisme qu'il incite.

Si vous ne respectez pas cette logique, eh bien, vous n'avez pas ce qu'il faut pour être un général israélien. En outre, si vous ne respectez pas cette logique, et vous défiez la position des généraux retraités d'Israël, vous risquez de mettre Israël en danger. Après tout, ils savent ce qui est meilleur mieux que le gouvernement israélien parce qu'ils sont des généraux israéliens à la retraite.

De par lui-même, le groupe CEI serait assez mauvais pour Israël. Mais malheureusement, la politique radicale de ses membres - et leurs bailleurs de fonds anonymes – retentissent à l'intérieur de l'armée israélienne elle-même. Et comme les membres de la CEI font usage de leurs grades, reçus dans le passé, pour saper le pouvoir du gouvernement actuel, les tout nouveaux généraux en service emploient leurs positions pour accélérer des politiques contraires à la position exprimée par le gouvernement.

Ceci n'est nulle part plus évident que dans le comportement de l'Administration civile en Judée et Samarie. Avec la formation de l’Autorité palestinienne par Israël sous le contrôle de l'OLP en 1994, l'Administration civile était responsable de la gérance de la Judée et la Samarie en tant que bras directeur du gouvernement militaire qu’Israël avait mis en place dans la région après la guerre des Six jours.

En 1996, Israël avait transmis tous les centres de population palestiniens en Judée et Samarie à l’Autorité palestinienne. Depuis, l'administration civile n'a été responsable que de la zone C où se trouvent toutes les communautés israéliennes et où vivent également entre 100 000 et 200 000 Palestiniens.

Quel sera le caractère ultime de la zone C, est aujourd'hui la question principale, question à l'ordre du jour national. La majorité des ministres du gouvernement et la majorité du public appuient l'application de la loi israélienne sur toute la région ou une partie seulement.

Alors que le gouvernement délibère à ce sujet et planifie les politiques qu’il doit adopter, depuis plusieurs années l'Administration civile s’est lancée indépendamment dans un procédé afin de compromettre la capacité du gouvernement de prendre des décisions stratégiques reliées à la zone C.

Entre autres, l'Administration civile a entamé de manière autonome des projets de colonisation palestinienne dans la zone C qui compromettent la capacité d'Israël de gouverner cette zone. De la même façon, l'Administration civile a utilisé ses pouvoirs pour anéantir, retarder et prévenir les projets de construction israéliens dans la région.

Les politiques déloyales de l'Administration civile ont été la une la semaine dernière lorsque Channel 2 avait annoncé les progrès d’un plan visant à agrandir massivement la ville palestinienne de Kalkilya en zone C. Ce plan, entre autre, met en danger les communautés israéliennes limitrophes dont les terres aboutissent sur les frontières dilatées de Kalkilya, proposées par le plan.

 

Channel 2 a signalé que le cabinet de sécurité du gouvernement Netanyahu avait donné à l'Administration civile un feu vert pour entamer la construction. La nouvelle a causé un tollé politique non seulement au sein des électeurs du Likoud, mais aussi des membres du cabinet de sécurité eux-mêmes. Dirigés par le ministre Ze'ev Elkin, les ministres du Likoud ont insisté sur le fait qu'ils avaient été induits en erreur par l'Administration civile qui a délibérément caché la nature du plan de leur part quand ils l'ont déposée au cabinet pour approbation.

Les protestations des ministres sont sincères parce que l'Administration civile est connue pour ses agissements secrets. En 2008, l'Administration civile avait lancé un projet de construction de colonies palestiniennes dans la vallée du Jourdain qui aurait avalé les terres du Moshav Tomer.

Le chef du conseil local a porté plainte auprès du gouvernement, affirmant que les ministres n'avaient aucune idée de ce qu'ils disaient. L'Administration civile avait entrepris ce plan, ce qui a miné le contrôle d'Israël sur une zone stratégiquement vitale, sans connaissance ou approbation du gouvernement. En revanche, et à nouveau contre les souhaits du gouvernement, l'Administration civile a agi à maintes reprises pour bloquer la construction israélienne dans la zone C. Par exemple, les Forces de Défense israéliennes insistent sur le fait qu'aucun accord foncier entre Israël et les Palestiniens n'est définitif jusqu'à l’approbation des forces de défense. La politique nuit à la construction israélienne de deux façons : Tout d'abord, elle accorde à l'Administration civile le pouvoir qu’elle emploie afin de retarder indéfiniment la construction israélienne.

Deuxièmement, en forçant les parties à conclure des accords sur la vente et achat de terres publiquement, l'Administration civile intimide les vendeurs de terres palestiniens. Ils savent que si leurs contrats sur la vente de leurs terres aux israéliens sont publiés, ils risquent d’être exécutés par l'Autorité palestinienne.

Revenant à Abbas - le chef de l'OLP a peut-être exagéré en insultant Trump et ses envoyés spéciaux. Tous ces généraux israéliens politisés en retraite et/ou servant actuellement, ne pourront pas convaincre Trump de virer les impôts américains à un leader qui soutien le terrorisme, qui le diffame ainsi que ses hauts fonctionnaires. Par conséquent, il y a toutes les raisons de croire que la loi de l’Acte Taylor Force sera bientôt signée et les États-Unis mettront fin au financement du terrorisme palestinien.

Mais même si Washington coupe le financement de l'AP, Israël va devoir faire face à ses généraux radicalisés qui exploitent leur rang pour porter atteinte au gouvernement. La meilleure façon de mettre fin à cette situation implique que le gouvernement ferme l'Administration civile et extraie les forces militaires de l'entreprise gouvernementale en Judée-Samarie. Tant que le gouvernement continuera à habiliter des généraux bizarres dans l’Administration des zones civiles au lieu d’une bureaucratie civile responsable et fiable, nous continuerons à être confrontés au spectacle surréaliste de généraux israéliens qui font du lobbying pour les terroristes palestiniens.

Si le gouvernement applique la loi israélienne à la zone C, il peut encore négocier avec l'OLP, tout comme il a négocié les hauteurs du Golan et Jérusalem. Mais en attendant, cela éliminera l'une des forces les plus corrompues et les plus corrosives qui préoccupe nos généraux et notre démocratie au bénéfice des résidents israéliens et palestiniens de la Zone C et même pour Israël dans son ensemble.

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Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans La Libellule
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Richard C. 28/06/2017 00:20

Abbas considère que Trump est une parenthèse, et qu'il traverse une situation transitoire. Dans l'attente de l'élection d'un nouveau président musulman, il met la pression car il a tout à y gagner et très peu à perdre.
Le fait que l'Administration Trump se laisse cerner par les médias, la Justice, le show Biz; qu'Israel ne neutralise pas ses ennemis intérieurs comme ces généraux, la Cour Suprême, sont autant de signaux fort pour Abbas de mener l'escalade au niveau des négociations!
Enfin, comble de la faiblesse des Occidentaux, c'est de ne pas mener d'opération homo sur SOROS!.

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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