Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 10:29

TRUMP A RAISON : IL EST TEMPS DE METTRE FIN AU PLANNING CONCERNANT L'AFGHANISTAN

Jonathan Schanzer

Adaptation

Thérèse Zrihen-Dvir

 

U.S. Army soldiers overseeing the training of Afghan National Army soldiers in Helmand Province, 

 

La besogne longue et fastidieuse en Afghanistan a duré trop longtemps. Cette fois au moins, nous ne sommes plus certains que la guerre se terminera par une défaite américaine.

Le discours du président le lundi soir dernier a précisé que la non-stratégie de l'administration d’Obama d'une sortie planifiée n'était plus une alternative concernant l’Afghanistan. Trump refuse de permettre à l'Afghanistan de tomber entre les mains des talibans, du réseau Haqqani, de l'Iran ou d'Al-Qaïda.

Des rapports suggèrent l’envoi de Trump de 3 500 à 4 000 soldats américains pour renforcer les 10 000 effectifs déjà implantés sur place. Le président ne révélera pas le nombre exact, mais quel qu’il soit, ses conseillers estiment qu’il sera suffisant, avec le soutient de la puissance aérienne américaine, pour une reconquête des gains réalisées par les djihadistes sur une étendue d’environ 40% du territoire de l'Afghanistan.

Trump devrait être loué pour avoir mis fin à la coutume consistant à fournir à nos ennemis le calendrier de notre départ. De même, il mérite d'être glorifié pour avoir refusé de divulguer nos plans militaires avant leur exécution. C’étaient les caractéristiques d’Obama. C’étaient aussi ses échecs. Trump a plutôt déclaré qu'il à l’intention de compliquer la vie à nos ennemis en Afghanistan, et pour le faire, il emploiera l'élément de surprise et celui d'une force écrasante.

Par contre, ce qu’il réserve à nos alliés est à l'heure actuelle une question ouverte qui pose un souci. Le président a annoncé la fin de l’édification de la nation américaine et de la promotion de la démocratie. Il s'est plutôt engagé à poursuivre une politique de «partage d'intérêts» avec nos alliés.

La destruction des Taliban et d'Al-Qaïda est certes un intérêt commun aux peuples américain et afghan. Et il est difficile toutefois, de soutenir que l'Amérique, au delà de son investissement de 100 milliards de dollars sans l'obtention d'un résultat concret et satisfaisant, qu'elle redouble ses efforts. D'autre part, il est difficile de planifier la fin de cette guerre sans garantir que la gérance du pays ne soit remise en de bonnes mains.

Il y aura ceux qui noteront à juste titre que le rôle de l'Amérique n'est pas de contrôler le monde. Ces mêmes voix affirmeront que la sécurité, et encore moins la démocratie en Afghanistan est une tâche herculéenne. Peut-être même impossible. Alors, pourquoi investir une fortune en or et verser plus de sang dans une entreprise vouée à l'échec ?

Tout cela peut être vrai. Mais nos hommes affublés d’uniformes féminins, sans mentionner leurs alliés sur le terrain, devraient avoir au moins une idée générale qu'ils luttent pour un objectif et pas seulement pour une victoire.

Nos ennemis - les Taliban, Al-Qaïda, le réseau Haqqani et l'Iran - savent certainement ce qu'ils veulent créer en Afghanistan. De même, le Pakistan, qui a été, à juste titre, convoqué par le président pour son rôle historiquement perfide de saper tout ce que les USA ont essayé de bâtir en Afghanistan depuis l'arrivée de l'armée américaine au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.

Dans son discours d’hier soir, le président a déclaré qu'il ne permettra à aucun de ces acteurs d’hériter de l'Afghanistan. L'objectif est de les empêcher d'aggraver la situation et de les sanctionner pour leur implication minant les intérêts des États-Unis en Asie du Sud. Le dessin de l'Afghanistan se dessinera plus tard, si son heure est arrivée.

Mais pour l'instant au moins, Trump a déclaré que l'Afghanistan ne serait pas perdu. Il a affirmé que l'Amérique ne serait pas vaincue sur ce champ de bataille, ni sur aucun autre. Cela peut ne pas sembler remarquable, mais dans l'ère post-Obama, ce n'est rien de révolutionnaire.

http://schanzer.pundicity.com/20195/trump-right-it-time-to-end-the-timetables-for

Partager cet article

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans La Libellule
commenter cet article

commentaires

Pimprenelle Pourprée

  • : Regard d'un Ecrivain sur le Monde
  • Regard d'un Ecrivain sur le Monde
  • : Cherchant les points communs entre les peuples, les nations et les religions pour creer un monde meilleur...et une paix durable.
  • Contact

Profil

  • PIMPRENELLE POURPRÉE
  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.

PIMPRENELLE POURPRÉE

Recherche

Pimprenelle Pourprée