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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 07:29

Bretagne : le déferlement des mineurs isolés étrangers fait exploser la délinquance

Publié le 21 septembre 2017 - par 

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Le Télégramme, grand quotidien historique de gauche républicaine en Basse-Bretagne, pousse un cri d’alarme quant à la présence des mineurs isolés étrangers sur l’ensemble de la Bretagne historique. Plus leur nombre augmente et plus la délinquance suit dans les grandes villes de Bretagne (Nantes, Rennes, Brest), mais aussi dans nombre de villes moyennes (Saint-Nazaire, Quimper, Saint-Brieuc, Vannes…).

Le quotidien régional cite ainsi les données d’une enquête interne de la police réalisée fin 2015, qui dénombre 250 mineurs isolés étrangers délinquants en Loire-Atlantique, 71 dans le Finistère, 80 en Ille-et-Vilaine. Depuis, les chiffres n’ont fait que s’amplifier et les faits délinquants liés à cette population se comptent par dizaines. A Nantes comme à Rennes, ils sont interpellés tous les jours, que cela soit pour deals de drogue, vols à la tire, agressions et vols en réunion et avec violence, etc.
L’augmentation de la délinquance de la part des mineurs isolés étrangers (MIE), parfois de plus en plus jeunes – à Brest, des étudiants ont été roués de coups par des MIE âgés de 8 et 9 ans – se corrèle avec l’augmentation des MIE en général. En Loire-Atlantique, ils étaient une cinquantaine en 2011 et sont aujourd’hui près de 500, pour les seuls MIE dont la minorité a été reconnue (tests osseux) et qui sont pris en charge par le conseil général – même si certains faussent compagnie à leurs éducateurs pour préférer la rue et la délinquance.

En 2016, ce sont ainsi 886 vrais ou faux MIE qui sont venus dans le département, et près d’un sur deux se déclarait mineur alors qu’il était en réalité majeur. L’extrême gauche, qui multiplie les squats et les initiatives pour aider ceux qu’elle appelle les « exilés », joue un rôle majeur dans l’appel d’air pour les MIE et les autres clandestins : alors qu’en novembre 2016 il y avait 5 squats pour 160 clandestins mineurs et majeurs accueillis, à l’automne 2017 il y a désormais une dizaine de squats pour 300 clandestins accueillis ; 200 autres dorment dans la rue ou dans des squats gérés par des compatriotes.
Les tendances visibles en Loire-Atlantique se retrouvent dans d’autres départements bretons, au premier rang desquels le Finistère – où elles se concentrent sur Brest – et l’Ille-et-Vilaine, dont le point de fixation des MIE est Rennes. Point commun entre les trois villes : cette délinquance liée aux MIE se concentre dans les centre-villes et est centrée sur une grande place, pôle d’échanges et lieu de passage, où ont lieu le gros des trafics. A Nantes, il s’agit de la bien nommée place du Commerce, à Rennes, de la place de la République, à Brest, de la place de la Liberté.

Le média régional Breizh-Info dénonce, seul, depuis plus de deux ans, l’augmentation de la délinquance due aux MIE dont commencent seulement à se rendre compte ses autres confrères locaux ainsi que les élus des villes concernées. Ainsi, en février 2017 l’adjoint à la sécurité de Rennes consentait à reconnaître dans la presse régionale que les MIE étaient fortement impliqués dans la montée de l’insécurité dans le centre-ville en général, et place de la République en particulier.
Par le passé, Breizh-Info s’est déjà intéressé à la délinquance liée aux MIE à Rennes, mais aussi à Nantes où 250 d’entre eux – généralement majeurs en réalité – vendent de la drogue sur la place du Commerce, mais améliorent aussi leur quotidien par d’incessants vols en réunion, à la tire ou avec violences. Leur délinquance s’étend aussi aux abords des boîtes de nuit du Hangar à bananes, sur l’île de Nantes, où ils sont formellement reconnus par les portiers des établissements de nuit. Le détroussage de fêtards en réunion, dans le centre-ville ou sur l’île de Nantes entre 2 et 5 heures du matin, par des soi-disant mineurs isolés étrangers qui profitent des failles de la législation et de l’impunité judiciaire, est hélas devenu habituel la nuit à Nantes.

La quasi-totalité de ces mineurs isolés étrangers vient du Maghreb, mais certains se prétendent libyens ou syriens pour bénéficier plus facilement de l’aide des associations spécifiques – idiots utiles ou valets de l’invasion migratoire. Une petite quantité vient du Caucase (Géorgie) ou des Balkans (Albanie, Kosovo, Bosnie). La quasi-totalité utilise des filières organisées, certains groupes venant même par cars entiers à Rennes ou à Nantes ; les individus restent trois à six mois, puis sont remplacés par d’autres tandis qu’ils jettent leur dévolu sur une autre ville ou rentrent au pays dépenser l’argent facilement acquis. D’autres suivent des filières d’émigration historiques, comme les Tunisiens de Reddayef ou les Algériens de Tlemcen à Nantes.

Habitués des audiences judiciaires où ils multiplient identités et âges fantaisistes – ce qui leur permet à chaque fois d’avoir un casier quasiment vierge et donc des peines indulgentes –, ils ont aussi été bien repérés par les juges. Le site de chroniques judiciaires Épris de justice – pourtant bien marqué à gauche – relate fidèlement l’une de ces auditions de mineur isolé étranger (en réalité majeur) à Rennes, où le mis en cause est jugé pour deux vols dans le centre historique.
Le procureur résume l’affaire, en introduisant ses réquisitions : « On a affaire à un type de délinquance bien connue de la police et de la population rennaise. On reçoit toujours les mêmes signalements, à savoir : quelques personnes de type nord-africain qui rôdent autour de personnes ivres, font semblant de danser et finissent par voler les objets convoités, que l’on retrouve rarement. Toutes les nuits il y a une dizaine de victimes. Je relève par ailleurs que monsieur prétend tantôt être algérien, tantôt marocain ou même tunisien à Nantes. C’est un mensonge permanent sur son identité et sur son âge. »

On apprend dans ladite affaire que le mis en cause naviguait de squats en squats, entre Nantes, Rennes et Brest. D’autres, jugés à Nantes, affirment venir de Grenoble, Paris ou Bordeaux. Quoi qu’il en soit, ils sont très mobiles, bénéficient de complicités de la part de compatriotes installés – soit qu’ils aient réussi à se faire régulariser, soit plus souvent qu’ils aient réussi à marier une Française avec des papiers en règle – et de filières clandestines pour venir en France et y circuler. Ils sont aussi très au fait de leurs droits – non sans la contribution essentielle de l’extrême gauche immigrationniste, qui gère des squats et des dispositifs d’aide (alimentaire, vêtements, juridique) et des associations pro-immigrés.

Ils savent enfin à merveille s’infiltrer dans les failles du système judiciaire, sont très organisés entre eux et ne parlent jamais ni de leurs filières d’émigration, ni de leurs complicités locales (réseaux de recel et de revente de biens volés, squats, etc.). Outre leur délinquance habituelle (drogue, vols), ils importent avec eux tout un écosystème délinquant, notamment en matière de règlements de comptes intracommunautaires. Ainsi, en juillet dernier, un jeune clandestin algérien était égorgé dans le tramway en plein centre de Nantes ; ses meurtriers présumés, dont plusieurs ont pu être arrêtés, étaient eux aussi des faux mineurs isolés étrangers, tous tunisiens.

Emmanuel Goldstein

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Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Riposte Laique
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