Une mère ne doit jamais couvrir les desseins djihadistes de son fils

Il y a deux catégories de mères, celles qui se font complices de leurs enfants mis en cause dans des affaires judiciaires au nom de l’amour maternel et celles qui mettent la loi au-dessus de leur amour maternel.

Une mère dévouée est celle qui ne doit pas dévoyer la loi en faisant obstacle à l’action de la justice.

Il n’y a pas dilemme qui tienne quand on a le souci de la légalité plutôt que les sentiments.

J’ai moi-même souvenir d’une histoire qui est le contre-exemple de cette affaire de la mère du djihadiste de Lyon qui se sert de son amour maternel comme paravent pour justifier l’injustifiable et motiver son mépris de la loi.

Loin de moi l’idée de refaire le procès de cette mère franco-algerienne mais je ne puis être convaincu par son système de défense au regard de d’une histoire qui a bouleversé ma vie dans les années 70 en Tunisie.

Un de mes cousins maternels activistes politiques au temps de Bourguiba avait été arrêté par son propre frère, gradé de la police tunisienne grâce à l’aide de sa mère qui lui avait  indiqué la cachette où il s’était retiré alors qu’il faisait l’objet d’un mandat d’amener.

C’était le seul moyen pour ma tante dont le mari avait servi l’armée française pendant plus de 30 ans, pour sauver la vie de son enfant.

Entre la prison et la tombe elle avait choisi la première option et de ne pas enfreindre elle-même la loi. Car elle savait pertinemment que son arrestation était inéluctable et qu’il n’y avait de salut pour son fils que dans le respect de la loi.

Cette mère  était consciente que ce n’est pas en se mettant elle-même hors la loi qu’elle pouvait  protéger la vie de son fils autant le faire arrêter par son propre frère qui lui-même avait surtout écouté son devoir de policier plutôt que de se laisser prendre dans le piège des liens de sang néfastes pour tous les deux.

C’est aussi ça une mère aimante de ses enfants et responsable qui n’a pas à jouer à la mère affligée pour faire pleurer jusque dans les chaumières comme cette mère franco-algérienne qui vient de frayer les chroniques judiciaires cette semaine et qui se plaint de sa condamnation à deux ans de prison ferme sans mandat de dépôt.

Elle devrait s’estimer pourtant heureuse que son affaire n’ait pas eu lieu en Tunisie à l’époque de Ben Ali où elle aurait été condamnée pour activité en liaison avec une entreprise terroriste à une peine autrement plus sévère qu’en France.

Qu’elle soit une musulmane non-pratiquante cela ne constitue aucunement une circonstance atténuante, cette mère a failli à ses obligations légales et citoyennes. Elle a atteint les limites de l’incongruité par son appel à la France entière pour  lui conseiller un remède qui l’aurait aidé contre l’emprise des sentiments maternels  qui auraient atténué ses facultés de discernement.

Ce remède existe bel et bien au cas où cela peut l’intéresser. C’est celui de savoir écouter la voix de la raison quel qu’en soit le prix.

L’amour maternel ne doit pas la conduire à bafouer  la loi sur la lutte contre le terrorisme dans le cas d’espèce.

En illustrant mon post par le cas de ma propre tante c’est pour rappeler à cette mère que force doit rester à la loi et que le vrai devoir d’une mère est de ne pas couvrir les méfaits criminels de son fils.

Cette mère franco-algerienne aurait eu tout à gagner à faciliter le travail de la police et de la justice.

Il est certain que son fils ne serait pas mort en Syrie si elle avait pas menti entre autres sur l’existence du passeport de son fils frappé d’une mesure d’interdiction de sortie du territoire national pendant 2 ans.

A-t-elle pensé un seul instant aux vies  humaines en Syrie qu’elle aurait pu sauver s’il avait mis un voile sur son amour maternel ?

Aucun mot non plus de compassion pour les victimes et leurs familles des pulsions djihadistes de son fils et ses sbires qui se sont rendus coupables de crimes contre l’humanité sur le territoire syrien.