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Thérèse Zrihen-Dvir
Regard d'un écrivain sur le Monde
À Combien de Tueurs s’élèvera le Prix de la Vie d'un Soldat Israélien, Demain ?
Par
Thérèse ZRIHEN-DVIR
pour : http://lessakele.over-blog.fr et http://aschkel.over-blog.com
L'événement le plus controversé ces jours-ci, tant à la radio Israélienne que sur les chaînes de télévision, est l'échange probable du soldat israélien prisonnier du Hamas, Gilad Shalit avec quelques 980 mega-assassins palestiniens détenus dans les prisons israéliennes. Une bonne moitié du Hamas, l’autre affiliée au Fatah, comme pour faire bonne mesure et ne pas « affaiblir » Abbas, selon les craintes des Américains. Hors realpolitik, pourquoi récompenser le Fatah, dans une transaction où il n’est pas partie prenante ?
Aucune proportion raisonnable n'est respectée dans cette négociation/transaction entre le
Hamas et Israël. Et le monde osera évoquer la notion vulgarisée et détournée de son sens, de "réplique disproportionnée", en cas de conflit contre l'une de ces entités anti-étatiques? Comme à
l'accoutumée, Israël se voit forcé de racheter la vie d'un unique soldat israélien contre celle d'un millier de terroristes palestiniens.
Le principe du rachat des prisonniers est ancien, depuis le Talmud, la Michna et Maïmonide : « tu n’endurciras pas ton cœur au sort de ton prochain nécessiteux »… Du point de vue
islamiste, travestissement religieux d’un projet politique d’hégémonie, de razzia et de génocide, où toute altérité, fondement de la morale (Emmanuel Lévinas), est insupportable, on emploiera
les procédés les plus lâches et les plus fourbes, foulant au pied toute notion de « droits de l’homme » que l’on revendiquera pour soi. L’éthique est nécessairement considérée comme
une faille, une faiblesse à exploiter massivement, par ces groupes se réclamant d'un code religieux qui ne s'applique qu'à eux seuls et méprise toute autre mode de vie, de croyance.
On sait, depuis longtemps, qu’en guise de « cause palestinienne » instrumentalisée, le Hezbollah, en lieu et place de l’Iran, est le premier coordinateur du Hamas et qu’il supervise tout ce qui se passe dans les « territoires ». Des agents de la milice terroriste libanaise étaient déjà en lien avec Arafat, au moins, dès 2001, au sein même de la Muqata, des documents y étant saisis, lors de l’opération « Rempart ». Mais, bien avant cela, Imad Mughniyeh, était lui-même, un jeune « turc » de l’OLP, offrant ses services, dès 1976, au groupe chi’ite. C’est ainsi qu’il a formé Ali Khamenei, futur Guide Suprême de la Révolution islamique iranienne, et tant d’autres, aux techniques et à la propagande terroristes, dans les camps du Sud-Liban, et ensuite Ben Laden, dans les années 90, dans les camps du Soudan, sous la houlette de Tourabi (Commission du 11 septembre aux Etats-Unis). Il n’est donc pas étonnant de découvrir, encore, à cette occasion, les liens du Hamas avec le Hezbollah. Les récents événements, notamment, les discussions entre le Hezbollah et le Hamas visant les négociations avec Israël pour l'échange de prisonniers, éclaire la nature de ce groupe épigone et simple outil de ses commanditaires. Le Hamas sur lequel le monde peine à déciller les yeux, n'est rien d'autre qu'une filiale du Hezbollah. Dans le fond, tous les groupes de terroristes palestiniens arborent des convictions et desseins identiques contre Israël, et ce dernier doit affronter une réalité que le monde extérieur, jusqu’à sa propre population, a beaucoup de mal à admettre. Toute concession de la part d'Israël ne fait que relancer des exigences considérées comme jamais satisfaisantes, dans un monde occidental qui, par ricochet, pousse les Palestiniens à toujours plus de revendications illusoires. Lesquelles ne font que reculer, chaque jour un peu plus, tout horizon improbable ou bancal, de « cohabitation », plus fantasmatique que concrète, sur le plan des politiques, tout du moins, puisque ces périodes de relative cohabitation des populations ont bel et bien existé, avant l'ère de la consécration du terrorisme comme arme pour des avancées "politiques".
Les Israéliens n'ont en vérité jamais mené des négociations avec le Hamas. Mais, le Hezbollah, à travers le Hamas de Syrie, encore une fois, était derrière l'écran. Il possède une expérience infaillible d'extorsion et de torture psychologique des opinions publiques et tente d’imposer sa marque à quelque échange asymétrique que ce soit, entre Israël et l’élite confinée dans les caves bunkérisées des hôpitaux construits par l’Europe etl ’UNRWA à Gaza, d’un Hamas qui n’a que la terreur comme moyen de contrôle et ambition.
Comment oublier cette fameuse vidéo, diffusée par la télévision du Hezbollah, qui présentait les soi-disant israéliens blessés et hospitalisés, alors que les deux pauvres soldats semblent bien être décédés relativement tôt, des suites de leurs blessures infligées durant leur capture ? Les souffrances inhumaines que les deux familles de ces malheureux soldats ont endurées, étaient plus pénibles qu'un couteau que les terroristes auraient plongé dans leur cœur de l’opinion publique, pour la marquer au fer rouge. Nasrallah a laissé croire aux Israéliens, que les prisonniers étaient vivants jusqu'à la dernière phase de l'échange. Les familles qui nourrissaient le fol espoir de revoir leurs enfants vivants revenir du Liban, n'ont reçu que des cercueils. Et pourtant, Israël qui soupçonnait leur mort, avait quand même accepté l'échange outrageant, par respect pour les dépouilles de ses soldats.
Le coût d'une vie israélienne est aujourd'hui évalué à mille vies de terroristes qui, libérés retourneront à leur besogne d'assassiner les juifs et israéliens partout où ils se trouvent.
Quel sera le prix d'une vie juive qu'ils exigeront demain? La tactique marche à la perfection. Ils kidnappent un soldat, mort ou vivant et entament une cure de manipulation psychologique efficace visant les parents, les mères juives, le sens d'humanité aiguisé des israéliens, et le piège semble fonctionner… comme sur des roulettes ? Israël ne peut dévaluer sans cesse, le sens de ses décisions de Justice, offrant une garantie d’impunité relative au terrorisme, ce qui est également contradictoire avec une autre de ses doctrines de la lutte contre-terroriste. Il faut réfléchir au plus tôt aux voies offertes pour sortir de cette situation de double-contrainte (double-bind)…
Thérèse Zrihen-Dvir.
Amicalement,
M.I.
Merci pour votre appreciation. Ce danger malheureusement plane sur tout le monde libre quand il s'agit de la terreur. Dans le temps Mme Golda Meir avait aboli les negociations avec les terroristes, je pense que cette replique est de nos jours aussi la preferable.
Bonne fin de semaine.
Therese.