Que symbolise cette grande mosquée ?
- Lorsqu’une mosquée, une église orthodoxe ou une pagode bouddhiste se construisent, cela participe au rayonnement européen de la cité, qui a toujours été un carrefour. Strasbourg est une ville de brassage. C’est le lieu du Parlement européen et de la Cour européenne des droits de l’homme. Aujourd’hui, la Grande mosquée, dont l'idée a germé dans les années 1990, fait pleinement partie du patrimoine architectural. Des centaines de Strasbourgeois veulent la visiter. Ce lieu fait reculer l’ignorance.
Comment la communauté musulmane est-elle intégrée ?
- Les musulmans représentent 10% de la population strasbourgeoise, soit quelque 25.000 personnes. Le dialogue interreligieux est très respectueux. C’est d'ailleurs l’archevêque, le grand rabbin et le président de l'église protestante qui avaient réclamé la création d’un tel lieu de culte pour les musulmans. A Strasbourg, nous conjuguons le régime concordataire (En Alsace-Moselle, l’Etat reconnaît et organise les cultes catholique, protestant et juif, une exception à la loi de 1905 qui sépare l’Etat de l’Eglise, NDLR) avec le principe d’égalité.
Y a-t-il eu des réactions négatives ?
- L’action des autres cultes a fait progresser les mentalités. Les interventions publiques en faveur du projet ont été très fortes. Et heureusement, l’extrême-droite est davantage présente dans les campagnes qu’à Strasbourg.
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