Partager l'article ! Démondialisation : Est- elle possible ?: Démondialisation : Est- elle possible ? Par Thérèse Zrihen-D ...
Thérèse Zrihen-Dvir
Regard d'un écrivain sur le Monde
Démondialisation : Est- elle possible ?
Par
Thérèse Zrihen-Dvir
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Si quelqu’un d’entre nous croit vraiment que la solution aux problèmes financiers mondiaux est à porté de main, désolée, mais il est temps qu’il ouvre les yeux sur une réalité dantesque.
La mondialisation et la globalisation en sont les coupables élémentaires et ont engendré la création indirecte et impromptue d’une espèce de toile d’araignée qui joint toutes les extrémités et touche à tous les pays du globe terrestre… La mondialisation, globalisation avaient pour but de niveler l’économie mondiale mais y ont lamentablement échoués. Elles ont par contre réussi à affaiblir les grandes puissances…
Un recul de la démondialisation est devenu trop tard : elle a progressé trop rapidement et trop profondément au sein des pays démocratiques…. Le mal fait ne peut être défait. Il ne reste plus qu’à lutter pour diminuer son impact.
Au début, l’Europe, comme les USA, cherchaient une main d’œuvre à bon marché, mais aussi l’import de produits fabriqués par des pays pauvres ou communistes. L’afflux de ces quantités variées et intarissables dans le marché européen et américain, a simplement ruiné leur classe ouvrière, tout en octroyant à leur population une sensation d’aisance illusoire. En effet, si le citoyen réussit aujourd’hui à s’acheter certains produits qui lui étaient auparavant presque inaccessibles ou trop chers, il a récemment le pouvoir de les acquérir sans trop de difficultés, mais à son insu, c’est son argent qui prend la poudre d’escampette par la porte arrière. C’est son pays qui importe beaucoup et exporte moins… d’où l’amoncellement de dettes, la montée du chômage, et l’appauvrissement. L’équilibre préalable s’est graduellement effondré et les caisses d’or des états riches se vident. Il y a un transfert progressif de fonds des états riches aux états pauvres.
Ajoutons à cela l’effet second de l’immigration. Les ouvriers d’hier dans leurs pays d’Afrique, de Chine, des états théocratiques, monarchiques, autocratiques, fuient et viennent s’échouer en Europe, aux USA et au Canada, en quête d’une vie meilleure. Il y a un transfert de population qui appauvrit les pays riches, absorbant leurs réserves. D’un côté ces immigrés sont une main d’œuvre à bon marché dans la majorité des cas, dans l’autre, ils coutent trop cher à l’état qui les intègre et doit les soutenir socialement… sans oser mentionner l'échange tacite et perceptible de culture et régime qu’ils imposent.
Pour stabiliser les finances, il faut que l’Europe et les USA, puissent vendre (exporter) leurs produits… lesquels ? La liste ne cesse de se restreindre… si les USA et l’Europe étaient les producteurs numéro UN il y a quelques décennies seulement, aujourd’hui c’est la Chine, le Japon, l’Inde, qui à juste titre leur rongent les flancs. La Chine s’est enrichi aux dépends des pays industrialisés et notamment des USA auxquels elle ne cesse de consentir des prêts, menant ces derniers vers une faillite qui semble de jour en jour plus inévitable. Si le taux de la valeur du dollar baisse, ce n’est ni à cause de son cours réel qui diminue chaque jour, mais plutôt résulte d’une politique justifiée. Un dollar moins cher facilite l’export mais agit comme un couteau à deux tranchants en diminuant sa contrevaleur en or dans les caisses de l’état.
Cette stratégie est insuffisante et à la longue nuisible sur certains domaines. Il faut donc trouver d’autres moyens pour accroître l’export et restituer les fonds disparus. La compétition couvre presque tous les fronts, depuis l’armement, jusqu’aux périssables. Nous apprenons par exemple aujourd’hui, qu’en France, les agriculteurs ont du mal à vendre leurs produits, surpassés par leurs voisins espagnols… mais ce n’est que la partie visible de l’iceberg. Les Seigneurs d’hier sont les vassaux d’aujourd’hui.
Dans toute cette constellation nouvelle, née de la globalisation, nous constatons que les pays riches d’aujourd’hui collapseraient si les pays redevables faisaient faillite. Le Seigneur ne peut subsister qu’à travers son vassal… mort, il ne lui sert à rien et l’entraine dans sa chute. Il devient donc nécessaire de le maintenir, car il dépend indirectement de lui. Le danger réside dans une prise possible de pouvoir qui entrainerait un changement de régime… Le communisme, comme tout autre régime totalitaire est inconcevable à l’Occident et toute atteinte à la démocratie, conduirait vers un heurt immanquable.
L’élément le plus dramatique de notre siècle est sans doute la croissance des populations qui, illimitée, mènerait le monde vers la famine… La Chine a déjà vécu ce fléau qui avait culminé en la mort de plus de trente millions de chinois. Aujourd’hui c’est le monde arabe qui a besoin de rasséréner ses naissances avant qu’il ne soit trop tard.
L’unique moyen pour stabiliser un monde qui vacille sera sans doute une guerre qui risque d’être la plus désastreuse jamais connue. Une économie en faillite et une surpopulation, sont les deux vecteurs principaux pour une conflagration générale. Les petits conflits qui sévissent entre certains pays serviront de trame….
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