Après avoir nié que des tests de virginité ont été pratiqués sur des manifestantes arrêtées par l'armée, un général a non seulement confirmé cette pratique, mais il la justifie.
Ces femmes ont été arrêtées et « examinées » au lendemain de la Journée internationale de la femme. © JoAnna
Pollonais/Demotix
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Un général égyptien a confirmé à la chaîne d'information CNN que des femmes arrêtées le 9 mars sur la place Tahrir, au Caire, avaient été forcées à subir des «tests de virginité», ce que le gouvernement avait précédemment nié.
Ce général, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a justifié ces abus en avançant que ces femmes «n'étaient pas comme votre fille ou la mienne. Il s'agissait de filles ayant campé sous des tentes avec des manifestants mâles.»
«Cet aveu est une justification profondément perverse d'une forme d'abus dégradant, a déclaré Amnesty International. Ce que ces femmes ont subi est ni plus ni moins de la torture. Les autorités égyptiennes doivent condamner les attitudes discriminatoires, abusives et insultantes invoquées pour justifier la torture de manifestantes, que l'on trouve visiblement au plus haut niveau.» Le général a également déclaré à CNN que ces «tests» avaient été effectués parce que «[n]ous ne voulions pas qu'elles disent que nous les avions agressées sexuellement ou violées, alors nous souhaitions prouver qu'elles n'étaient de toute façon pas vierges.»
«Les insinuations de ce général, selon lesquelles seules les vierges peuvent être victimes de viol, découlent d'opinions sexistes discréditées depuis longtemps et sont absurdes d'un point de vue juridique. Lorsqu'il s'agit de déterminer si un viol a été commis, la question de savoir si la victime est vierge ou non n'a aucune pertinence. L'armée doit immédiatement signifier aux forces de sécurité et aux soldats que ces " tests " sont interdits ».
Source : Amnesty International, 31 mai 2011
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