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Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 06:10

L’Islam s’Auto-Détruirait-il ?

 Par

Thérèse Zrihen-Dvir

Adaptation française du texte de Daniel Greenfield

 

Dans sa récente allocution adressée au congrès, Mr. Netanyahou déclarait que l'Islam militant menace l'Islam. Comme si une pareille forme d’Islam non-militant existait.  L’Islam est une idéologie militante expansionniste par excellence. Pourtant cet expansionnisme ne le menace pas. 

 

 

Ce n'est guère le militantisme simple qui menace l'Islam, mais son manque de proportion. Si les nazis s’étaient contentés de séries de purges internes et d’un expansionnisme territorial réduit, ils auraient pu à ce jour gouverner un état ruiné, en décomposition. Et leurs nouveaux récits de 1970 à 1980, renfermeraient des protestations communes contre une économie nationale socialiste désastreuse. Mais Hitler et ses acolytes manquaient de sens de proportions. En fignolant l’invasion de la Russie, la guerre en Afrique et une campagne aérienne contre l'Angleterre, couronnée par une déclaration de guerre aux USA -- ils avaient tout accompli pour que leur idéologie s’effondre, les entrainant sans sa suite.

Si une lutte idéologique mène une guerre simultanée sur presque tous les continents… en évoque une autre… et elle le devrait... La nouvelle croisade islamique est tout juste, prétentieusement excessive. Tant il semble inéluctable qu’elle est destinée à gagner toutes les batailles, que sa supériorité inhérente la rend invincible, et que ses ennemis sont des pusillanimes, faciles à berner et encore plus à défaire.

 

Pétrodollars et moudjahidin se sont précipités pour entrer en collision avec le monde entier. Les pays musulmans s’empressent d’acquérir des armes nucléaires, plaçant leurs populations sur la ligne de tir d’une guerre nucléaire. Le terrorisme musulman fait de l’immigration une issue de sécurité nationale. Et la charia lève des boucliers même parmi les nombreux libéraux. L'arrogance et l'orgueil d’une croisade en vue d’un califat islamique se sont créés trop rapidement, beaucoup d’ennemis. Les islamistes se basent sur la complicité et les fonds de l’Occident - c’est leur point faible.

 

Si les musulmans s’étaient concentrés sur leurs révolutions domestiques, la majorité des pays du monde les auraient simplement laissé faire. Les pays de l’occident ont perdu l’enthousiasme de s’engager dans des interventions militaires au nom des tyrans. Et si les hommes d’affaires étrangers peuvent apprendre à vivre avec Dubaï et l’Arabie Saoudite, ils peuvent aussi s’accommoder avec des transformations analogues en Égypte et en Syrie.  Les musulmans pouvaient créer leur califat sans soulever l’objection de l’Occident. Mais en guise, ils ont voué leur temps dans la focalisation d’une conquête plutôt qu’une révolution.

 

Comme un amateur de jeux du hasard et ses victoires, les Imams et les Mollahs gonflés d’orgueil, ont décidé de ne pas perdre. Ils ne ruinent pas seulement leur pays, ils ont, en guise, décidé de faire du tout un ensemble qu’ils entraineront dans leur ruine. Utiliser la terreur comme moyen d’extorsion et d’intimidation de l’Occident et en faire un levier pour changer le régime, n’est qu’une de leurs nombreuses stratégies. Ce programme jusque-là semble bien fonctionner. 

Mais tous les plans de batailles sont efficaces lorsque l’ennemi riposte à peine.

 

Les islamistes rassemblent trop d’ennemis trop rapidement, pour considérer objectivement ce qui se passerait si ces ennemis se ralliaient contre eux.  Ils ont consacré leur temps à se réjouir de la dépendance de l’Occident de leur pétrole and de leurs immigrants, pour réfléchir à ce qui se passerait le jour où le pipeline du pétrole et de l’immigration sera coupé. Comme les nazis, ils passent leur temps à déplacer les punaises sur la mappe afin de démarquer les places où ils progressent, les guerres qu’ils mènent et les mosquées qu’ils construisent. Ils ne réalisent pas encore combien cela les rend vulnérables.

Le monde appartient à celui qui se lève tôt. Dicton - Mais c’est temporaire jusqu’au réveil de l’ennemi. Alors, c’est au tour de l’agressé de prendre l’initiative.

Hitler se croyait très adroit lorsqu’il s’empara de la Rhénanie, de l’Autriche, dépeçant les richesses industrielles de la Tchécoslovaquie avec l’accord tacite de ses vieux ennemis. Puis avec les bombardiers par-dessus Londres et des tanks profondément incrustés en Russie, le troisième Reich et ses alliés semblaient imparables. Quelques années plus tard, les troupes ennemies encerclaient Berlin. C’est le cas lorsqu’on se croit destinés à vaincre.  Quand la lucidité revient, il est trop tard et tout a été bousillé.

Vers la fin de 1941, Hitler prit l’initiative d’attaquer les USA, acte qui avait en fin de comptes résolument changé la situation. Il n’existe pas de cas plus clair d’omission complète des leçons laissées par une guerre. La route nazie vers le pouvoir se basait sur le déni de la réalité politique, militaire et économique et des leçons issues de la première guerre mondiale. L’affirmation stipulant que l’Allemagne a perdu la guerre à cause d’une trahison la vouait à l’échec pour une seconde fois.

Les islamistes souffrent du même mal. Leur dénie de l’histoire les voue à renouveler les erreurs de leurs prédécesseurs.  Leur revendication que les états islamiques sont immunisés contre les problèmes sociaux et économiques des pays laïques confirme que leurs aspirations au califat se désintégreront rapidement suite à des querelles et des guerres civiles. 

Et leur conviction que les guerriers islamiques sont meilleurs que les tribus ordinaires armées de mitrailleuses et de RPG a été contredite sur d'innombrables champs de bataille. Le mythe de l'attentat-suicide est le dernier recours d'une idéologie illusoire qui s’évertue à nier ses propres vulnérabilités humaines.

La pureté raciale et la doctrine religieuse ne sont pas égales à l’omnipotence. Par contre, l’expansionnisme islamique va subir la même leçon infligée aux agresseurs de la Seconde Guerre Mondiale. Le Califat et le Troisième Reich sont les visions de démagogues et de maniaques qui veulent un retour en arrière, à un mythe suranné - construire des châteaux de sable sur une rive sanglante.

Les projets de construction des (pétrodollars) obsédés de Dubaï évoquent en quelque chose Albert Speer. Les édifices gigantesques insolites qu’ils ont érigés pour prouver la grandeur de leur régime, révèlent en même temps leur manque de créativité et de goût, et leur insécurité sous-jacente. L’obsession des Nazis, des communistes et maintenant des musulmans, d’ériger des structures gigantesques et inhumaines dévoile l’insécurité derrière la violence - couches sécuritaires géantes de ciment et d’acier placées par des vicieux terrifiés par leur propre mortalité. L’insécurité mène vers la grandiloquence.

 Les tirs préférés de Leni Riefenstahl illustrant l’Aryan comme un être plus humain, ou le martyre musulman prêt à se suicider pour le Jihad, partagent le même mépris pour l’humanité. Et sous ce mépris, se cache un poltron qui appréhende d’être simplement humain.

Les ambitieux d’un Califat dissimulent leur propre corruption. Les graffitis de martyrs sur les murs en font des musées de la terreur. La grandiloquence d’un Jihad mondial n’est pas la création de personnes assertives et puissantes, mais plutôt celle de faibles.  Le Jihad ne progresse pas par sa supériorité, mais surtout parce qu’il est inapte à offrir une quelconque véritable solution aux problèmes domestiques. Tout ce que les groupes musulmans réussissent à faire c’est offrir des services subventionnés et des pots de vin en échange d’un support habituel. Astuce à bon marché auquel tout musulman et gouvernement non musulman ont souvent recours.

Comme le nazisme et le communisme, l’utopie islamique est insoutenable. Un rêve insensé entretenu par des voleurs cupides et un cercle vicieux de bouchers. Et comme eux, ils obtiennent une crédibilité uniquement pour l’amplification du conflit. Ils se dressent comme les représentants de la lumière qui s’oppose à l’obscurité. Et comme eux, l’Islam détruit les sociétés qu’il capture pour continuer une guerre qui n’a d’autre raison que de déguiser la folie de ses doctrines et l’incompétence de ses visionnaires.

 L’instabilité sociale inhérente de l’Islam requiert son expansion. Tout comme l’instabilité économique du socialisme national nazi qui culmina en « la nuit de cristal » et l’invasion de la Pologne par les élites nazies – ou lorsque les échecs économiques du communisme soviétique avaient créé un expansionnisme inévitable. Une idéologie fortement belliqueuse n’échoue pas intérieurement -  son échec externe la démolit.

Le Jihad islamique est une instabilité sociale déguisée en force brutale expansionniste. C’est une faiblesse de prétendre à sa puissance. Les événements en Iran ont démontré que les régimes islamiques ne sont pas plus stables que régimes séculiers. En fin de compte la cupidité du gouvernement oligarchique et le fanatisme de ses clercs se heurtent à la barrière formée par une population mécontente et enragée. Exporter une instabilité analogue et une violence fanatique aux pays de l’Occident à travers l’immigration risque de renverser le monde libre. Mais il est beaucoup plus susceptible d'entraîner un boomerang - et c’est exactement ce qui a lieu maintenant.

 

Les socialistes occidentaux ont besoin d’immigrants, mais même cela pose certaines limites. Ces limites seront atteintes quand ils réaliseront que l’immigration islamique et la violence rend leur rêve d’une nouvelle Europe et d’un monde unifié sous une loi internationale nul et vide. Même sans cela, les utopies des états providence n’ont qu’une durée de vie limitée. Et quand ces utopies collapseront, ils n’auront que faire de ces immigrants, ni de la violence qu’ils amènent avec eux.

 

L'islam dépasse excessivement les normes. Ses succès politiques ont envenimé ses sens de destinée. Mais la politique vire. Et contrairement à une société de haute technologie ou à des forces militaires compétentes - l'avantage politique et la richesse qui proviennent d’une dépendance au pétrole sont propices à des changements brusques. La roue de l'histoire tourne. Et tandis que les musulmans sont convaincus que les vents sont en leur faveur, ils feraient bien de se rappeler que les jours glorieux du pouvoir qu'ils tentent de reconquérir a pris fin pour une raison : Que la règle de l'histoire frappe plus fort sur les doigts de ceux qui refusent d’apprendre leurs leçons - et qu'ils sont maintenant devenus ses élèves les plus minables.

 


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Par La Libellule - Publié dans : La Libellule
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PIMPRENELLE POURPRÉE

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.

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