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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 05:53

L’Union européenne et ses « Valeurs » génocidaires

Des « valeurs » bafouées 

Les « valeurs », on entend que ça ! Autrefois il était question de « principes », précis, repérables, balisant le chemin de vie, aujourd’hui nous sommes entrés dans un monde vague, relatif, dans la nuit et le brouillard de l’esprit, dans des interzones crépusculaires où les civilisations et les sociétés se bâtiraient sur des « valeurs » et non plus sur une même conception et perception du monde, une Weltanschauung mettant en nécessaire résonance les hommes, collagène et ciment universel de l’âme collective des peuples et des nations.

Or l’Europe des « valeurs » est justement celle que dénonce aujourd’hui la Hongrie nationalitaire sous la direction politique du Fidesz et de son Premier ministre Viktor Orban, notamment à travers une réforme constitutionnelle qui passe mal auprès des idéologues et doctrinaires « progressistes » et forcément européistes… le Sanhédrin de la Marchandise, de l’Ego, de la Consommation et du Jouir sans entrave ni temps mort… jusqu’à ce que, justement, mort s’ensuive  !

Signalons au préalable que la nouvelle Constitution hongroise a été adoptée après une consultation générale des populations, par questionnaires interposés et pendant une année, avant que son contenu eut été attentivement examiné par la Commission de Venise, organe de l'UE, qui n’a rien trouvé à redire juridiquement parlant quant à la conformité du projet constitutionnel au regard des critères juridiquement démocratiques européens. Notons que l'opposition hongroise minoritaire au Parlement a refusé de participer aux débats préparatoires à la rédaction du Texte. Qu’elle ne vienne pas maintenant s’en plaindre ! Parce qu’on cherchera vainement la marque d’un quelconque procédé dictatorial dans toute cette démarche.

Mais ils n’en demeure pas moins qu’un puissant chœur des pleureuses s’est mis à se lamenter, clamant que les « valeurs » fondatrices de l’Union européenne se trouvaient gravement bafouées par les fascistoïdes hongrois contre lesquels il convenait de sévir dans l’urgence et comme le dit si bien « Sevin Alain », internaute pour sa part éminemment démocrate [Cf. forum du Figaro - 21 janvier commentaires de l’article « Hongrie : défilé monstre pro-Orban »], qui tranche en quelques mots le cas magyar : « La Hongrie vit toujours à l'heure de l'URSS. Si c'est son choix, qu'elle y reste mais quelle sorte de l'UE. Nous n'avons pas à supporter un pays aux dérives fascistes en Europe. Les hongrois ont pourtant reçu la visite des chars soviétiques, c'est la preuve qu'il leur faut encore des coups de matraques ». Qui dit mieux ?

Ce qui fait scandale et résume assez bien ce que sont ces soi-disant « valeurs » civilisationnelles

La nouvelle Constitution hongroise dispose par exemple – et cela est emblématique de ces fameuses « valeurs », fondement métaphysique et moral de l’Union - que le mariage ne peut avoir lieu qu'entre un homme et une femme… ce qui certes exclut implicitement le mariage homosexuel, le mariage devant alors obligatoirement se contracter entre un homme et une femme. La nouvelle Constitution reconnaît par ailleurs l’embryon comme un être humain dès le début de la grossesse, ce qui laisserait la place, horresco referens, à une éventuelle interdiction de l'avortement !

Or il s’agit là, avortement, mariage gay, de deux imposantes et précieuses pierre de touche utiles et quasi nécessaires à valider l’appartenance au Club restreint de la vraie démocratie et de ses valeurs fondatrices, mais non inscrites aux Tables de la Loi des Droits humains (à quoi songeait-on ?)… Mais n’en ayant à ce titre que plus de force et de vigueur car participant de la Loi céleste non écrite, plus puissante encore ! Quand l’on sait la guerre qui fut livrée à l’Irlande et au Portugal par la Communauté européenne lors de sa procédure d’adhésion pour qu’elle libéralise l’avortement, l’on comprendra pleinement que les Eurocrates se montrent particulièrement chatouilleux sur ce point (1).

Sachant que l’Union européenne n'est pas a priori compétente pour légiférer en la matière, mais que néanmoins par une Résolution du 3 juillet 2002, le Parlement recommande – une injonction déguisée - aux États membres de légaliser l'avortement, on voit bien l’importance que revêt ce massacre quotidien de « non-êtres » (2), mais à bas bruit… Un bilan sommaire nous permettra de mieux appréhender les enjeux liés à cette guerre des « valeurs » compte tenu qu’en 2007, par exemple, plus d’1,2 millions d'avortements ont été pratiqués en Europe, soit un toutes les 25 secondes [IPF, Fides]. Par ailleurs le nombre d'avortements n'a cessé d'augmenter depuis 1997 en dépit de la mise sur le marché depuis quatre décennies de très efficaces moyens de contraception accessibles à tous et généralisés avec la diffusion du virus HIV.

En 2008, l’Eurozone comptabilisait 926 586 avortements soit 77% du chiffre total estimé dans l'Union Européenne. En France depuis le vote le 26 novembre 1974 de la loi Veil [Académicienne pour services rendus à la Nation ?] relative à l'Interruption Volontaire de Grossesse – un brillant euphémisme illustratif de la Novlangue contemporaine – ce sont 200 000 embryons, selon les données officielles qui partent chaque année à la poubelle – et ce n’est pas une clause de style – où entrent dans la composition les crème antirides « parce que vous le valez bien » ! Faites vous-même le calcul : soit près de 7 millions 600 000 enfants à naître considérés comme des déchets au cours des 38 années qui ont suivi l’entrée en vigueur de la loi… Et l’on vient nous parler de « contestation de génocides », celui-ci, permanent, est inscrit dans la Loi qui en a fait l’un des symboles dominant de Liberté républicaine ! Liberté de donner la mort et non la vie !

L’on bien ici voit autour de quoi tourne les « valeurs » sous-jacentes mais fondatrices de notre société libérale avancée, celle de la promiscuité sexuelle, de la consommation et du commerce des corps en renonciation de tout ce qui avait constitué l’essence du monde civilisé jusqu’en 1945, à savoir la pudeur, l’honneur, la fidélité, l’amour propre, le respect de soi et d’autrui… Avant l’avènement de la société consumériste, celle du crédit précurseur de l’économie usuraire des crédits renouvelables – revolving l’infini - que proposaient généreusement encore hier nos amis les banquiers et qui sont à présent la ruine des individus comme celle des États.

Commerce et perdition des corps qui tourne à l’addiction et à l’ivrognerie avec en toile de fond la société plurielle et le métissage que M. Sarkozy voudrait rendre obligatoire, force restant à la Loi. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé que M. Sarkozy n’est pas parvenu en une mandature à remplir son contrat moral vis-à-vis de son idole favorite, Moloch-Baal ! M. Sarkozy dont le père, Pal Sörkozy de Nagy-Bocsa, hongrois d’origine, fuyait Budapest en 1944 devant l’arrivée des libérateurs soviétiques, choisissant de s’exiler sur une terre où les « valeurs » prodigues étaient encore presque intactes, valeurs dont il sut user et abuser pour se hisser au sommet de l’État. Avant de s’employer avec le zèle que l’on sait à les corrompre et à les faire disparaître…. Dernier exploit en date : faire passer son indéfectible appui à la théogonie hébraïque avant l’intérêt primordial de la Nation en faisant perdre à terme pour cent milliards de contrats industriels et commerciaux avec la Turquie, celle-ci se préparant à annuler tous les accords prévus en représailles à la loi adoptée le 23 janvier 2012 relative à la « négation de génocides » ! Les Hexagonaux sont-ils aveugles à ce point qu’ils ne sanctionnent pas durement le moment venu l’homme qui se présente lui-même comme « un homme de sang mêlé à la tête d’une nation métissée » ? (3)

Un homme dont tout le programme en juillet 2006 [projet de gouvernement p. 280] se résume à ceci : « Je pense que les Français attendent une France d’après. (…) C’est une France où l’expression “Français de souche” aura disparu. » Précisant à la fin de sa campagne en 200 : « La France, ce n’est pas une race, ce n’est pas une ethnie, c’est une République », une République où « le droit à l’avortement fait partie de notre identité ».

Voilà qui est dit : « le droit à l’avortement fait partie de notre identité  », française et européenne, voici donc qu’elles sont les vraies « valeurs » fondatrices de notre nouvelle identité, celles que promeut le Président et sa clique « La vérité si je mens  » ! M. Sarkozy précisait en outre que « La France n’est [rien d’autre qu’] une République »… Le mot est lâché. Voilà pourquoi M. Orban a choisi lui, pour sa part, de faire disparaître le vocable « République » afin de ne plus parler que de « la Hongrie » ! Car parler de la « République française » n'a aucunement la même portée symbolique que d’évoquer la « France ». Dans la locution « République française » ce n'est pas le qualificatif « française » qui compte, mais bien le nom « République ». Là le régime politique subsume la réalité ethnohistorique, confessionnelle, culturelle et charnelle. [Cf. Maurice Gendre « Bombarder Budapest ? » 19 janv.2012]. M. Sarkozy nous dit bien cependant la vérité, sa vérité et celle des siens, la France, tout comme l’Europe des peuples, n’existe pas ou plutôt il s’agit de les faire disparaître, de les dissoudre dans le grand creuset universel de la société plurielle…

Si besoin est par la force de la loi : M. Sarkozy déclarait dans cette perspective le 17 décembre 2008 à l’École Polytechnique : « L'objectif, c'est relever le défi du métissage. (…) Ce n'est pas un choix, c'est une obligation. (…) On ne peut pas faire autrement… Nous devons changer (…) partout en même temps, dans l'entreprise, dans les administrations, à l'éducation, dans les partis politiques. Et on va se mettre des obligations de résultat. Si ce volontarisme républicain ne fonctionnait pas, il faudra [sic] alors que la République passe à des méthodes plus contraignantes encore. ».

Telles sont les valeurs de la République, une et indivisible, mais pratiquant intensément la « discrimination positive », celle que nous promet de la même manière M. Hollande qui ne se gène pas non plus pour se faire le chantre [14 janvier 2012 AFP Guadeloupe] d’une « République métissée  ». Ne nous reste plus à présent qu’à choisir entre la peste et le choléra.

 

Notes :

1 - Pourtant l’Eurocrature, malgré tous ses efforts, n’a pas encore tout à fait gagné la guerre des ventres… Il ne reste que Malte où à l’heure actuelle l'IVG soit interdite. L’Irlande pour sa part a rejeté par référendum l’avortement en 1993, 67 % des Irlandais ayant refusé la légalisation de l'avortement. Le seul cas autorisé est celui où la vie de la mère serait en danger… une grossesse résultant d'un viol ne peut être légalement interrompue. Au demeurant, quelques milliers d'Irlandaises se rendent chaque année au Royaume-Uni pour s’y faire avorter. Pratiquée durant quelque quarante ans en Pologne communiste, l'IVG s’est trouvée de nouveau prohibée en 1997, l'interruption de grossesse n'étant plus désormais admise que pour des raisons de viol ou d’anomalie fœtale. Au Portugal, une loi légalisant l'avortement jusqu'à la dixième semaine a été adopté en mars 2007 à la suite d’une consultation générale - février 2007 - par laquelle les Portugais s'étaient prononcés à 59,3 % en faveur de la libéralisation de l’IVG. Chypre et l'Espagne n'autorisent pour leur part l'IVG que pour des raisons de santé, ou en cas de viol… Le Luxembourg, la Finlande et le Royaume-Uni autorisent l'avortement pour des raisons économiques et sociales. Les autres pays l'autorisent, ou le dépénalisent, sans obligation ni sanction d’aucune sorte.

2 - Pourquoi y aurait-il crime puisque le fœtus n’est pas doué – officiellement - d’existence juridique ? Un sujet de non-droit en quelque sorte !

3 - Éric Besson déclarait le 26 octobre 2009 dans l’émission « Mots croisés » : « La lettre de mission que j’ai reçue du président me dit : « Notre nation est métissée. L’immigration constitue une source d’enrichissement permanent de notre identité nationale ». » Et Éric Besson d’ajouter : « On a un président de la République qui a dit : Je suis un homme de sang mêlé à la tête d’une nation métissée. »

 

Camus

Par La Libellule - Publié dans : Agoravox
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PIMPRENELLE POURPRÉE

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.

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