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Lundi 30 juillet 2012 1 30 /07 /Juil /2012 07:15

Pour le Dr Bernard Temam, mon ami : Puisse le Mazal l’aider  à comprendre le sens de l’épreuve !

 

L’obligation de se soigner reste un impératif de la culture juive, vécu de manière si absolue qu’aucune raison ne saurait en empêcher l’application. Les affirmations considérant la maladie comme un châtiment sont des fantaisies s’articulant autour d’une conception païenne de l’homme et de son histoire, quand bien même, certains Maîtres en auraient souligné la relation.

 

L’enseignement que j’ai reçu à ce sujet visait un objectif  très particulier en insistant, pour préalable à toute conclusion, que D.ieu est seul Maître de la vie et de la mort, que cette dernière est inéluctable et, que l’homme dans sa relation avec sa propre finitude,  agit implicitement en rébellion avec l’évidence.

 

 

Par son refus de la mort, l’homme induit  un comportement  qui considère toute  situation l’en rapprochant  comme une manifestation arbitraire de l’exercice d’une puissance occulte. Dans cette perspective, la maladie est jugée comme sanction. Mais ce n’est pas la vision juive de la « chose. »

 

 

La maladie obligeant l’homme à se soigner, le contraint à porter sur lui un regard autre et différent. Jusque là,  ce qui se présentait  était le « champ du possible » c’est-à-dire, l’essentiel du lien reposait sur la volonté de conquête qu’impliquait la contrainte à la puissance. L’essentiel de l’homme s’alimentait et s’orientait vers l’action.

 

 

L’homme « en bonne santé » est donc un « homme d’action, » c’est-à-dire un homme  préoccupé de l’influence susceptible d’être exercée sur l’environnement et qui, progressivement mais assurément, perdra, d’une certaine manière, l’influence ou la connaissance des moyens le conduisant à la certitude de sa finitude.

 

 

Cet homme pourra être « croyant » mais son attitude entretiendra face à la mort, un « ressenti » s’apparentant  au refus, voir à la méconnaissance.  Il développera donc un mode de vie orienté essentiellement vers la transformation du monde. En dépit de sa fébrilité, il ne verra pas, qu’agissant pour la conquête du monde, lui-même, son harmonie et son salut seront définitivement, mis « sous le coude. »

 

 

Et, la maladie frappera ! Petit à petit, il sera contraint, enfin, de s’occuper de lui. Repli stratégique, halte salvatrice. Sa souffrance, son handicap le contraindront à orienter son regard vers lui-même. C’est peut être là qu’un élément irrationnel sera appelé à se mêler au jeu. La chance !

 

 

La chance de comprendre que si la maladie peut faire mourir, elle aide aussi à une certaine forme de résurrection, parce qu’elle oblige à se regarder, à se voir pour se soigner. Passée la souffrance, ingrédient désagréable mais incontournable pour donner assises et fondement au changement de vie, la maladie sera vue, moins comme un châtiment qu’elle n’est probablement pas,  que comme une épreuve, seul moyen d’accéder à un surcroît de vie, permettant l’accès à un niveau supérieur d’humanité : la sérénité !

 

 

Mon exposé ne cadrera pas, pour l’instant, avec « l’enfant malade » pour lequel mon « regard conquérant »  n’a pas encore trouvé les éléments susceptibles d’alimenter une quelconque sérénité !

 

Le  C.iel, tout comme la terre des hommes, n’est  pas à l’abri du scandale !

Par La Libellule - Publié dans : Arnold Lagemi
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PIMPRENELLE POURPRÉE

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.

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