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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

29 avril 2011 5 29 /04 /avril /2011 14:35

 

LA SHOAH,

PAR

THERESE ZRIHEN-DVIR

 

 

 

Destruction du ghetto de Varsovie, avril 1943.

 

Immédiatement après les festivités de la Pâque, suivent les jours sombres des commémorations de l’Holocauste (Yom Hashoah). La télévision et la radio commentent les mobiles incompréhensibles et les desseins impénétrables qui poussent l’ensemble d’une nation à souhaiter l’extermination silencieuse de tout un peuple. Puis, sur le petit écran, l’horrible défilé des squelettes ambulants, des enfants décharnés, des fours crématoires et des humains parqués comme du bétail, font brutalement revivre le cauchemar. Les hurlements des sirènes exhortent la nation entière à se mettre au garde-à-vous, recueillie à l’unisson autour de la mémoire des six millions d’âmes innocentes, mortes sur l’autel de la barbarie nazie.

Quelques jours plus tard, c’est le Yom Hazikaron qui est célébré en commémoration des soldats israéliens tombés pour la défense de leur patrie. Des débats sur le thème du  sacrifice de ces courageux soldats sont organisés dans les écoles et dans les différentes institutions nationales, quelques-uns offrent même des descriptions détaillées de leur vaillance. Les cimetières militaires, littéralement envahis par les proches des soldats défunts, évoquent alors des tapis de fleurs printanières d’où émergent laconiquement, les froides pierres tombales. À Givat-Brenner, les membres du kibboutz, les volontaires et les nouveaux immigrants se groupent autour d'une sculpture commémorative géante qu’ils couvrent de fleurs et au pied de laquelle, ils déposent un parterre de bougies. Quelqu’un récite un poème, d’autres louent la bravoure du soldat israélien. Tous ont les larmes aux yeux.

“Il n'y a pas de victoire ou de défaite dans les guerres, sur lesquelles ne plane que l'ombre inévitable de la mort. Elle est l’ultime vainqueur. Je me demande toujours qui est le plus chanceux: le soldat mort à la fin de son périple sur notre terre tourmentée et qui trouve finalement le repos au paradis, ou le combattant, perpétuellement aux aguets, défiant les éléments déchaînés contre lui afin de pouvoir survivre?” Songe Marie.

 

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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