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Lundi 10 septembre 2012 1 10 /09 /Sep /2012 00:15

La Syrie avalée par une Guerre

 

Iran-Turquie,

 

 

Par

 

 

Thérèse  Zrihen-Dvir

 

 

(Adaptation française du texte de Daniel Greenfield)

 

Il existe un tempo où un conflit vire d’une guerre par procuration à une guerre véritable dans tous ses composants. Cela survient au point critique lorsque les deux partis impliqués cessent non seulement de fournir des armes et des renseignements, mais se retrouvent en fin de compte l’un face à l’autre sur le champ de bataille.

 

L’Iran se trouve au côté chiite de la table.

 

Les services de renseignement occidentaux affirment que le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, avait personnellement approuvé l'envoi d’officiers spécialisés afin de s'assurer que le régime d'Assad, son allié régional le plus considérable, perdure aux atteintes à sa survivance. En outre, l’Iran avait dépêché à la Syrie, des centaines de tonnes de matériel militaire, incluant des armes à feu, des roquettes et des obus, employant le couloir aérien régulier établi entre Damas et Téhéran.

 

Du côté sunnite, la Turquie peut tout aussi bien former un assortiment entre les officiers iraniens et les officiers turcs.

 

Les officiers de l’armée turque ont pris le commandement direct des deux premières brigades rebelles syriennes qui combattent les forces du gouvernement syrien de Bachar El-Assad - rapport fourni par Debka, imprévisible peut-être, mais assez plausible. Et si cela n’a pas encore tenu place, cela risque bien d’arriver.

 

L'Iran et la Turquie glissent rapidement vers une guerre civile escaladée en Syrie. Et si cette guerre persiste sur sa lancée, les deux partis risqueraient bien de se trouver face à face. Le joker est une intervention occidentale, sur laquelle le côté sunnite compte désespérément. Sans l'OTAN toutefois, les locaux se verront dans l’obligation de résoudre leur conflit tous seuls, ce qui risque de prolonger indéfiniment ce bain de sang.

 

Mis à part l'élément sunnite-chiite, il y a la question nationaliste. Les empires perse et ottoman ont une profonde signification régionale, or les deux se disputent une région en conflit. La Syrie n'est pas une révolution populaire, c'est un combat qui décidera à qui appartiendra la marionnette syrienne.

 

Cette guerre devint inévitable lorsque la Syrie elle-même accepta de devenir la marionnette de l'Iran, décalant vers le côté chiite et créant un conflit régional entre les sunnites et chiites islamistes. Mais même sans la montée islamiste, la Syrie retraçait les pas du Liban et ce n’était plus qu’une question de temps avant que les puissances régionales ne commencent à la considérer et la traiter comme le Liban.

 

http://theresedvir.com/
http://therese-zrihen-dvir.over-blog.com/

Par La Libellule - Publié dans : La Libellule
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PIMPRENELLE POURPRÉE

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