23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 21:32

 

Le Héro de nos Temps,

Philippe, vous n'êtes pas seul, Part I

Par

Thérèse Zrihen-Dvir

 Adaptation française du texte de David Solway

 

En 1839, le romancier russe Mikhaïl Lermontov, publiait, Un Héros de nos Temps, le récit de Grigory Pechorin, romantique mélancolique. Dans la préface du livre, Lermontov explique que son protagoniste est "un portrait ne se référant pas à un unique individu, c'est plutôt un portrait basé sur les vices de notre génération." Pechorin est présenté comme un complaisant cynique, sujet à la mélancolie, dans un état d'exhaustion émotionnelle et un nihilisme pré-existentiel. "Qu'est-je à attendre du futur?" se demande-t-il et répond, "Rien du tout."

 

La rencontre récente avec un autre genre de « héros de nos temps," un qui n'a rien de commun avec Pechorin, duquel il diffère sur deux aspects décisifs, est un événement de valeur. Pour commencer, il ne représente certainement le type du genre pusillanime contemporain, mais possède une présence singulière, très courageuse, genre Geert Wilders, qui retient l'attention de notre époque. En second lieu, il n'a rien de cynique en lui, au contraire, c'est un homme remarquable pour son sens de la justice, dans sa croisière déterminée et sa croyance au triomphe ultime de la vérité—un homme qui attend tout de l'avenir.

 

Il s'agit évidemment de Philippe Karsenty, qui livra un discours à Montréal, le 14 Octobre courant, concernant l'infâme canular de Mohammed al-Dura, monté par la chaîne télévisée France 2. Karsenty, adjoint au maire de Neuilly-sur-Seine et directeur de l'entreprise parisienne Médias-notes, est devenu à juste titre, célèbre pour avoir à lui seul, défié les médias français, le synode de l'éventail politique et intellectuel qui a fermé ses rangs pour défendre la version officielle de ce qui s'est prétendument passé le 30 septembre, 2000, au carrefour de Netzarim à Gaza. L'épisode et ses séquelles étant toutefois largement connues, n'excluent pas un bref rappel à nos lecteurs.

 

Jamal al-Dura, originaire de Gaza et son fils âge de 12 ans, avaient été filmés prétendument pris entre un échange de coups de feu entre des palestiniens et des soldats israéliens au carrefour de Netzarim, situé à environ cinq kilomètres de la ville de Gaza. Selon le journaliste israélo-français Charles Enderlin, correspondant de la chaîne télévisée France 2 TV à Jérusalem, qui publia le clip, et son cameraman Talal Abu Rhama, témoin de l'événement, les Israéliens avaient délibérément pris pour cible les deux victimes pendant plus de quarante-cinq minutes, blessant le père et tuant le fils. Une version censurée du court métrage fut distribuée autour du globe aux médias internationaux, accusant naguère les israéliens d'être des assassins d'enfants. Avec la connivence de la presse occidentale, les palestiniens s'étaient concoctés un autre martyr pour orner leur fausse hagiographie.

 

Subséquemment, le poète national palestinien Mahmoud Darwish publiait son Requiem pour Muhammad al-Dura, un échantillon de balivernes versifiées qui devint un succès instantané à répercussions continuelles. "Mohammad," Darwish écrivait, "les chasseurs abattent des anges, quand l'unique témoin est l'œil de la caméra…" des timbres de postes commémorant l'événement furent émis et diffusés dans le monde islamique, des monuments érigés, la seconde intifada qui venait à peine de poindre prit de l'ampleur, le journaliste juif Daniel Pearl fut décapité en vengeance et les citoyens israéliens assassinés dans les rues de leurs villes par des kamikazes palestiniens. Personne ne mettait en doute le barbarisme israélien et l'innocence des palestiniens. Même les pouvoir établis politiques et militaires israéliens n'avaient pas osé contester l'opinion mondiale et se dépêchèrent de s'excuser. Entre-temps, un sérieux problème dans la transcription universellement reconnue de l'échange des coups de feu, ne rimait pas. L'unique reportage incontestable avait été performé par l'équipe de la caméra.

 

La révélation que TV France 2 possédait une bande de 27 minutes mais n'en avait livré qu'un métrage de 59 secondes du matériel de valeur, intriguait. Enderlin, absent durant l'échange des coups de feu à Netzarim, justifia la diffusion fragmentaire de son reportage, usant l'échappatoire : "certaines fractions du film étaient trop pénibles à révéler, mais les images présentées se référaient à la situation réelle," lui permettant ainsi d'enterrer le bêtisier. Ce qui évidemment faisait de lui un complice de ce qui devint rapidement une campagne diffamatoire et désinformatrice mondiale et une fausse accusation dans tous ses aspects. Une enquête ultérieure menée par les Forces de Défense Israéliennes, aboutissait à la conclusion que les balles israéliennes, venant d'une position oblique, ne pouvaient pas causer les trous circulaires dont le mur contre lequel les al-dura étaient accroupis, était grêlé.

 

Une équipe médico-légale allemande, qui examina les évidences en mars 2002, fit mieux en déterminant que selon les angles et les trajectoires des avants postes des soldats israéliens, les balles israéliennes ne pouvaient en aucun cas atteindre les al-Duras, du moins pas dans notre monde familier euclidien, dominé par les lois balistiques et la géométrie.

Karsenty entra dans la mêlée peu de temps après, aérant sa réfutation sur son site Web, et se retrouvant aussitôt, essuyant un procès de diffamation. Dans une reprise partiale du scandale tristement notoire de l'affaire Dreyfus, le Tribunal français de Première Instance, malgré la recommandation du procureur général d'acquitter Karsenty, condamna ce dernier pour diffamation contre TV France 2 et Charles Enderlin. Pour couronner cette belle bouffonnerie, le gouvernement de Sarkozy, décora plus tard Enderlin de la Légion d'Honneur.

Karsenty prépara une présentation diapositive/vidéo qu'il annexe à ses conférences, données dans plusieurs villes du monde. Les éléments qu'il avait rassemblés par le truchement de sources diverses, incluent le court métrage des 18 minutes de TV France 2 que la Cour fut contrainte de révéler, réduisaient définitivement l'offensive anti-israélienne des médias sur l'affaire al-Dura, la reléguant au niveau de farce abjecte. (Qu'est-il advenu des 9 minutes manquantes du court métrage reste un mystère). Séquelle après séquelle, la profondeur de l'ignominie forgée par les diffamateurs d'Israel, choque l'être le plus indifférent.

 

Le court métrage révèle :  

-        L'ambiance prédominante à la première rafale de balles,

-        L'homme touché à la jambe, dépêché de façon incongrue sur une civière,

-        L'ambulance stationnée à proximité, son moteur en marche, qui commence à se mouvoir bien avant que le blessé ne touche le sol.

-        Le témoignage de Rhama, attestant que des centaines de balles avaient été tirées sur les al-Dura, ne concordant pas avec l'actuel état du mur qui ne révèle que la présence de huit trous,

-        La revendication que le Al-Dura père fut touché par douze balles, (assez pour le tuer à maintes reprises), et à part le fait qu'il n'avait pas bougé (puisque prétendument atteint), sans qu'aucune trace de sang ou de blessure ne soit visible sur son corps…

-        Des tâches de sang déambulantes ??? sur le pansement sur son bras droit, déplacées d'un jour à l'autre, lorsqu'il fut photographié sur son lit d'hôpital, et une liste infinie de détails désaxés.

 

Un problème dans le timing des faits est aussi à noter. Le court trajet du carrefour de Netzarim à l'hôpital Al- Shifa dans la ville de Gaza, qui ne dure pas plus d'une demi-heure, a du franchir plusieurs fuseaux horaires dans les conceptions palestiniennes. Comme Nidra Poller s'évertuait à expliquer, Arlette Chabot, directrice du réseau d'information, a été prise au dépourvu, lorsqu'elle fut informée que le corps de l'enfant mort, identifié comme étant Mohammad al-Dura, avait été reçu par l'hôpital tard dans la matinée, alors que les actuels échanges de coups de feu avaient pris place dans l'après-midi. Singeant les gestes de quelqu'un qui fait revenir les aiguilles d'une horloge en arrière, Madame Chabot expliqua qu'il y avait "un étrange changement d'heures ce jour-là à Gaza." Karsenty recréa ce hoquet insolite du timing dans son rapport, rajoutant les heures précises des événements: 10 heures du matin à 4 heures de l'après midi. Il rajouta aussi que le biométricien Palestinien en charge qui avait émis une déposition que l'enfant mort n'était pas Mohammed al-Dura, précisait qu'au fait, que le corps reçu était celui d'un garçon beaucoup plus âgé que lui de plusieurs années.

  

à suivre.....

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Published by La Libellule - dans La Libellule
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commentaires

popi soudure 24/10/2010


respect total pour philippe karsenty qui a eu le courage presque seul de s attaquer a la propagande de l affaire al dura ! mais il y a un bémol ! je n ' ai jamais compris le silence d ' israel et
le peu de soutien apporté a ph karsenty ......... J ai appris il y a peu que bibi se serais pronomcé sur l ' affaire ? ............


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