Partager l'article ! Le jour J?: Le jour J? Transfert de munitions pour une attaque plausible de l’Iran Par ...
Thérèse Zrihen-Dvir
Regard d'un écrivain sur le Monde
Par
Thérèse ZRIHEN-DVIR
Le Jeudi matin dernier, la télévision israélienne révélait pour la première fois de fréquentes activités en vue d'une attaque coordonnée contre les infrastructures nucléaires iraniennes. Ces mesures se traduisent par l'acheminement à travers des pays arabes, tacitement impliqués, d'un arsenal militaire et humain sur terre, dans l'air et sur mer.
Les USA, les Français et Israel travaillent vraisemblablement en collaboration tant militairement que stratégiquement. L'Iran qui commence à sentir l'étau se resserrer, amasse ses forces près de ses frontières, évitant de manifester des signes de nervosité, pourtant bien palpables.
Des informations parvenant de l'Iran, rapportent un trafic considérable aérien entre Israel et l'Arabie Saoudite. Ces mêmes sources révèlent que les avions israéliens déchargent d'énormes quantités de matériel sur les aéroports saoudiens.
Le prince saoudien Mohammed Bin Nawaf déclarait récemment à Londres que l’Arabie Saoudite ne permettrait pas aux bombardiers israéliens de traverser leur espace aérien pour frapper les sites nucléaires iraniens, démentant ainsi la nouvelle diffusée par le Times. Cependant, personne à Washington n’a démenti l’information, venant du Pentagone, qu'une attaque israélienne contre des sites nucléaires iraniens a été planifiée en accord avec les USA, et qu’un autre corridor aérien est prévu, surtout pour l’attaque contre Bushehr, à travers la Jordanie, l’Irak et le Koweït.
Mais au-delà des mots ce sont les faits qui démontrent que les préparatifs d’une attaque possible contre l’Iran s’intensifient.
Simultanément, le ministre de la défense israélienne Ehud Barak, durant sa dernière visite à Washington, a négocié la fourniture de bombes dotées d'un système à direction laser Jdam et un dépôt d'urgence intensifié. Ce dépôt comprend des missiles, des bombes, des munitions pour l'armée de l'air et des ogives lourdes pénétrantes comme les Blu-117 adaptées à l'attaque de bunkers. Selon Dan Plesh, directeur du Centre d’études internationales de l’Université de Londres, "les bombardiers USA sont prêts pour détruire 10 000 objectifs en Iran en l'espace de quelques heures."
Derrière l'écran, l’Arabie Saoudite équipe activement ses 150 chasseurs-bombardiers F-15 fournis par Boeing, les dotant des technologies les plus avancées pour améliorer leur efficacité durant les raids nocturnes.
Minée intérieurement par une opposition qui ne cesse de croître et qui attend le moment propice pour resurgir et attaquer, les despotes Iraniens répliquent en adoptant des mesures d'urgence aux fins d'étouffer toute tentative d'insurrection.
Entre les sanctions imposées, une économie sérieusement ébranlée, un occident et des USA qui manifestent ouvertement leur opposition aux manigances continuelles des Ayatollahs, l'issue finale se définit plus clairement. Mais trop de temps s'est évaporé en prêtant une oreille indulgente aux promesses fourbes d'Ahmadinejad qui n'a jamais abandonné son objectif réel de s'armer du nucléaire.
Aujourd'hui, Israel et le monde libre confrontent avec une certaine appréhension un rival qui a eu largement le temps de s'équiper et d'améliorer ses moyens de défense.
Les scuds à longue portée ne visent pas Israel seulement, mais une partie de l'Europe aussi. Une Europe, prise à court, qui n'a jamais sérieusement considérée les répercussions d'un Iran nucléaire sur le Moyen-Orient et le monde entier.
Tout ce branle-bas coïncide avec une déclaration faite par le chef du conseil de sécurité national israélien, Uzi Arad, le mardi dernier, "Le dernier paquet de sanctions du conseil de sécurité de l'ONU sur l'Iran n'est ni suffisant ni adéquat pour contrecarrer ses ambitions nucléaires. Une riposte militaire pourrait finalement devenir obligatoire."
Thérèse Zrihen-Dvir
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