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Dimanche 10 juin 2012 7 10 /06 /Juin /2012 08:27

Le patriotisme Palestinien

Par

Thérèse Zrihen-Dvir

Part 1

Chaque siècle nous révèle ses patriotes. Nous avions eu une fois un certain Patrick Henry et aujourd’hui nous avons le Sénateur Patrick Leahy, qui exposait récemment au sénat que son opposition à un amendement permettant de superviser les fonds versés par l’UNRWA aux véritables réfugiés par rapport aux faux réfugiés, comme étant un acte patriotique.

                                                        "Camp de réfugiés"

« Je cherche toujours les intérêts primordiaux des USA et les éléments qui pourraient leur nuire », déclarait le sénateur Leahy avec fermeté. « Il est bien entendu très délicat de déterminer en l’UNRWA, agence pour les réfugiés palestiniens, créée exclusivement pour le bénéfice de cinq millions d’arabes, haineux des USA, dont seuls 30.000 sont des réfugiés authentiques, quelque intérêt national contraignant. Le sénateur Leahy, qui ne réussissait pas à découvrir un intérêt national dans la révision de ​​l'équilibre budgétaire et le forage pétrolier de l'UNRWA ou encore dans la détention des terroristes musulmans, a voté contre. Il avait apparemment repéré un intérêt national à caractère exécutoire à 5500 miles de la Jordanie, dans Baqa'a «camp de réfugiés à population de 80 000 » pratiquement identique à toutes les villes de la région. Les blocs de résidence, les maisons, les magasins, les marchés, les immeubles officiaux à plusieurs étages, les écoles, les hôpitaux et l’infrastructure assortie, n’ont nul besoin d’être inspectés de trop près pour assurer leur similitude avec Baqa’a. 

Baqa'a, plus âgée que de nombreuses villes israéliennes modernes qui célèbreront bientôt leur cinquantaine, ressemble à n’importe quel camp de réfugiés. L’unique différence entre Baqa'a et Ariel, c'est que personne dans Baqa'a n’y fait rien parce qu'ils sont tous des réfugiés éternels avec une agence de l’ONU consacrée au nettoyage de leurs culs. Honneur unique et singulier dans un monde plein de réfugiés authentiques chassés par des escadrons de violeurs et d’assassins, sans nulle présence de gardiens en bleu. 

L’hérétique proposition du sénateur Mark Kirk visant une réforme qui ferait une distinction nette entre les personnes éligibles au statut de réfugié dans une vaste majorité qui ne l’est pas, se heurta à la riposte de Leahy : «Franchement, monsieur le président, en tant que membre de ce comité, j’examine d’abord les intérêts primordiaux des USA, or ce que vous demandez là risque de leur nuire. »

Samuel Johnson affirmait que, «Le patriotisme est le dernier refuge d'une crapule », mais même Johnson aurait eu du mal à comprendre comment un refus de vérifier où vont les fonds de l’aide américaine, servirait les intérêts de la nation. Il ne fait aucun doute que c’est dans les meilleurs intérêts des habitants de Baqa'a et de leurs dirigeants jordaniens, qui nécessitent d’intarissables flots d’argent pour prendre soin de leur peuple. Néanmoins, l'ignorance n’avantage certainement pas les intérêts des États-Unis, alors qu’un refus d’opérer de sérieuses vérifications dans les livres de comptes de l’UNWRA sert bien à ce dernier ainsi qu’aux politiciens comme Leahy qui s’obstinent à maintenir ce gâchis.  

La Jordanie, emplacement de Baqa’a et des nombreuses dolines d’aide de son espèce, renferme une population notoirement hostile aux USA. Après l’attaque du 11 Septembre, Al-Qaïda y reçut une ovation des plus enthousiastes. L’insolite, la majorité des jordaniens insistent à contester la présence musulmane derrière ces attaques. En dépit des cinquante ans d’aide, 67% des jordaniens blâment toujours l’Occident pour leur pauvreté, et une grande majorité encourage les attaques-suicides contre les civils et soldats américains. De toute évidence, s'il y a un endroit où l’intérêt national est impérieux et où il faut investir des fonds sans calculer, c’est dans la Jordanie et dans ses camps de réfugiés.

Où se trouve exactement l'intérêt national impérieux dans le budget biennal de 1,23 milliards de dollars de l'UNRWA ? Ce n’est pas seulement le budget, c’est aussi le refus de réformer la méthodologie de sa comptabilité -  où va tout cet argent ? Avant que Washington DC n’émette un autre chèque trimestriel d’un quart de milliard de dollars à une organisation des plus dilapidatrices, surpassant de beaucoup Washington DC, il serait fort raisonnable de demander où cet argent va et pour combien de temps encore les USA se verraient contraints de signer ces chèques ? Il y a à présent, cinq millions de personnes vivant des indemnités de l'UNRWA. Tôt ou tard il y aura cinquante millions. Le gouvernement jordanien a fait de son mieux pour gonfler les rangs des bénéficiers d’aide sociale de l'UNRWA et conserver des villes comme Baqa'a et leur population en chômage aux frais de l’Occident. Un jour, le gouvernement jordanien, monarchie choisie par les anglais pour gouverner l’état palestinien originel, sera tentée d’abandonner la farce et de placer tout son peuple dans la liste des réfugiés de l’UNRWA. Que feront les USA ? Vont-ils continuer à les subventionner sans poser de questions ? Après tout, comme l’affirme Leahy, c’est dans leur «intérêt national».

À suivre 

Inspiré de l'étude de Daniel Greenfield

Par La Libellule - Publié dans : La Libellule
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PIMPRENELLE POURPRÉE

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