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Thérèse Zrihen-Dvir
Regard d'un écrivain sur le Monde
LE SORT D’ISRAËL,
Par
Thérèse Zrihen-Dvir
L’amour constant de la vie est le pivot principal de l'être humain.
Chez les Juifs, tant dans leurs prières que dans leurs rites sacrés, depuis leur existence sur terre, ils ont intercepté la différence incontestable entre la vie et la mort, entre « la bénédiction et la malédiction ». En conséquence, la survie du peuple juif, individuelle ou collective, est maintenant reliée à la survie de l’état Juif. Il est clair, pour ses trop rares amis comme pour ses trop nombreux ennemis, que l’évident destin d'Israël est désormais celui du Juif individuel.
Comment donc, l'Etat d'Israël pourrait-il survivre? Dès le début de leur existence, et même bien avant que l’ONU ne leur confère un état en 1948, les juifs en Israël vivaient déjà sous les menaces de la guerre, de la terreur et de l'extinction. Aujourd’hui, Israël fait face au risque de destruction existentielle provenant de deux sources distinctes principales qui se renforcent mutuellement: (1) l'état de l'Iran, et (2) l'état palestinien tant convoité. Ensemble, en de diverses synergies méconnues et insoupçonnées, les effets interactifs de ces deux méga-menaces augurent d’incontestables raisons d'inquiétude.
La situation devient plus préoccupante à cause du soutien
persistant du président Obama d'une "solution de deux Etats», et par l'acceptation réciproque du Premier ministre Netanyahu d'un Etat palestinien qui devrait prétendument être «démilitarisé». Or
le côté palestinien (Hamas, Fatah, qui ne diffèrent guère) projette clairement la création d’un seul état (sur leurs cartes, Israël est reporté comme faisant partie intégrante de la «Palestine»).
Une Palestine qui ne sera jamais « démilitarisée ». Après tout, toute résiliation post-indépendance des accords préalables de démilitarisation pré-étatiques par un état palestinien
souverain, pourrait alors être permise en vertu du droit international.
L’Iran est un état bien consolidé qui détient un potentiel imminent de développer des armes nucléaires qu’il menace ouvertement d’infliger à Israël. La soi-disant «communauté internationale» n’a effectivement rien fait pour arrêter la nucléarisation de l'Iran. Aucun doute que lesdites « sanctions » n’ont que l’effet d’une mouche sur le dos d’un éléphant. L'Autorité palestinienne, avec ses «forces de sécurité » du Fatah, formées spécialement par l'armée américaine en Jordanie, par le lieutenant-général américain Keith Dayton, fomente également des plans d'extermination contre Israël. Ces plans font intégralement partie de la configuration du Hamas et des groupes terroristes qui lui sont affiliés et qui collaborent régulièrement et systématiquement avec l'Iran et Al-Qaïda.
Cet été, l’élaboration rapide de plans de guerre irano-syriens contre Israël par le truchement du Liban qui impliquerait leur fondé de pouvoir, le Hezbollah, risque de parachever une autre menace collaboratrice décisive au mixe génocidaire.
Que devrait faire Israël dans ce cas pour résister? Si le souhait du président Obama pour « un monde sans armes nucléaires » s’était vraiment concrétisé, l'Etat juif n’aurait eu aucune chance de survivre. Ce vœu présidentiel est non seulement insensé mais irréaliste. Israël peut donc conserver son élément de dissuasion avec sa «bombe dans ses sous-sol ». L'ampleur de cet avantage particulier, risque toutefois de varier, selon un certain nombre d’importants facteurs. L’un des facteurs se réfère à la volonté de Jérusalem de faire des révélations minimes des capacités pratiques de ses armes nucléaires, et aussi certains éléments de ciblage de leur arsenal nucléaire. Du point de vue de dissuasion réussie par exemple, la différence sera nettement définie par la reconnaissance manifeste des capacités du nucléaire israélien et de sa valeur sur le terrain (sur les villes ennemis) ou sa force d’opposition contre les armes de l’ennemi et ses infrastructures connexes
«Que peut-on faire contre la force, sans force, » disait Cicéron. L'usage de la force dans la politique mondiale n'est pas un mal en soi. Au contraire, dans la prévention des agressions nucléaires et terroristes, la force est presque toujours indispensable.
Tous les États ont le droit fondamental («péremptoire», dans la langue officielle de la jurisprudence) de légitime défense. Ce droit explicite et sans ambiguïté se trouve à la fois dans le droit international codifié et coutumier. Il est, en partie, dans l'article 51 de la Charte des Nations Unies, et aussi dans de multiples précisions d’autorité de légitime défense anticipée. Israël a le droit légal de faire face énergétiquement aux prédites menaces et violations des roquettes nucléaires iraniennes et de la terreur palestinienne.
Albert Camus aurait préféré un
monde qui n’a «ni victimes, ni bourreaux » un monde où « tuer » n’existe pas –où tuer est illégitime. Noble espérance - mais le célèbre philosophe français n’avait jamais prévu
qu’une autre force du mal pour qui l'extermination totale des «Juifs» est son but notoire. Credo quia absurdum .... «Je crois parce que c'est absurde. » Pas même dans un monde quasiment fou,
vivant sous l'ombre de l'Holocauste, Camus n’était d'avis à considérer qu’une telle absurdité totale est possible.
Israël, cependant, n'a pas le luxe pittoresque de la philosophie française. Si l'Etat juif suivait le raisonnement distingué de Camus, le résultat pourrait être la relance d’un supplice sans bornes du peuple juif. Avant et pendant la Shoah, au moins pour ceux qui avaient encore une chance de fuir, les Juifs étaient sommés : « quittez l'Europe, allez en Palestine" Ceux qui avaient réussi à obtempérer, font aujourd’hui face à : « foutez le camp de la Palestine. »
Les rescapés juifs de la machine de mort des SS, du « traitement spécial » dans toute l’Europe, qui ont échoué sur les côtes israéliennes, deviendront, ainsi que leurs enfants, les victimes des guerres génocidaires entamées par les forces arabes pour forcer les juifs « hors de la Palestine ».
Credo quia absurdum.
Cicéron l’avait compris. Manquer de faire usage de la force
contre un mal meurtrier empreint tout ce qui est bon d’une tache indélébile. En refusant le droit d'agir en bourreau légal dans sa lutte contre la guerre et la terreur annihilatrices, Israël,
selon le raisonnement tourmenté de Camus, se verrait ainsi contraint d’accepter sa disparition.
Pourquoi Camus, qui ne jugeait uniquement que dans l’ampleur des termes génériques, s’est trompé? La réponse réside dans sa présomption insupportable de philosophe d'une réciprocité naturelle chez les êtres humains et de leurs positions concernant le meurtre. Camus nous demande de croire qu’un grand nombre de personnes refuseraient de devenir des bourreaux, et que des chiffres encore plus grands adopteraient cette voie pacifique. Par la suite, les conséquences du sophisme se traduiraient par le nombre croissant de ceux qui refuseraient de tuer ce qui amoindrirait le nombre de victimes. La réciprocité présumée de Camus n'existe pas. En effet, elle ne peut jamais exister, surtout dans le Jihad axé du Moyen-Orient. Ici, l’évident désir islamiste de tuer les Juifs reste indifférent aux bonnes intentions, ou aux contributions disproportionnées d'Israël à la science, l'industrie, la médecine et à l'étude.
Ici, il n’existe aucun plan identifiable iranien ou palestinien pour toute coexistence rationnelle. Leur unique « remède » déchiffrable est pour la très familière « solution finale ».
Inspiré de l'étude de Louis René Beres
http://therese-dvir.com
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