La devise des Frères musulmans est toujours «Dieu est notre but, le prophète notre chef, le Coran notre constitution, le djihad notre voie, le martyre notre plus grande espérance».
Il fut un temps où les dirigeants américains bannissaient
les partis islamistes, et leur refusaient des visas d’entrèe aux Etats-Unis.
Mais avec l’arrivée d’Obama au pouvoir et les “révolutions arabes”, les temps ont bien changé.
Des délégués du parti de la Liberté et de la Justice, branche politique des Frères musulmans, sont reçus cette semaine à Washington pour leur première visite officielle depuis la chute de Hosni Moubarak l’année dernière.
Pour la confrèrie islamiste, il s’agit d’une opération de séduction, pour essayer de persuader Washington de leur attachement à la démocratie et à l’Etat de droit, avec des promesses et des présentations PowerPoint à l’appui.
Ce voyage survient quelques jours seulement après, l’annonce des Frères musulmans qu’ils
présenteront finallement un candidat aux élections présidentielles, en la personne de l’homme d’affaires Khairat al Chater (photo ci-contre), brisant ainsi leur promesse de ne pas briguer
la Présidence.
Ce dernier a déclaré en début de semaine que l’instauration de la charia, la loi islamique, sera son objectif numéro un, mais à Washington, la délégation du PLJ s’est employée à dissiper les inquiétudes à ce propos.
Les délégués islamistes ont rencontré des membres du Congrès et ont été reçus à la Maison-Blanche, où ils ont discuté avec des responsables de “second rang”. Ils devraient également être reçus par des responsables du département d’Etat.
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