Il est un fait que les juifs se prétendant les plus « ouverts » et « tolérants » envers les autres cultures et civilisations sont souvent les plus fermés et réfractaires à leur propre histoire et
identité. Face à l’ignorance dont souffre une partie de la jeunesse israélienne concernant ses origines et sa culture, le ministre de l’Education Gidon Saar a eu l’excellente idée d’inscrire dans
les programmes scolaires des lycées et collèges des visites dans les lieux historiques et religieux d’Erets Israël, et en tout premier lieu dans la Ville des Patriarches, Hevron. Afin de ne pas
créer de frictions, le ministère a bien précisé que ces visites n’avaient pas de caractère obligatoire, et que les directeurs d’établissements, enseignants ou élèves qui refusaient de participer
à ces excursions au cœur du patrimoine juif, en étaient exemptés.
Depuis la mise en application de cette directive, le succès de cette initiative a été immédiat et a dépassé les espérances de ses auteurs. Ce sont déjà des milliers de jeunes israéliens, dont
beaucoup venant d’établissements non religieux, qui ont repris contact avec ces lieux qui sont à l’origine de notre droit sur cette terre et qui surtout, ont avoué après coup « leur ignorance et
leurs préjugés antérieurs ».
Ceci n’est évidemment pas du goût d’organisations juives pro-terroristes telles que « Shovrim Shetika » et autres, qui ont mobilisé des enseignants pour élever une protestation officielle contre
cette initiative…« qui met en avant le narratif juif et sioniste en effaçant totalement le narratif arabe palestinien » !!
Ainsi, plus de 250 enseignants ont signé une pétition « contre la vague nationaliste qui touche l’éducation en Israël (sic) » et qui accuse le ministre de l’Education pas moins « de prendre en
otage la jeunesse israélienne à des fins politiques ».
Interviewés sur les ondes radiophoniques, des partisans de cette pétition ont tenu des propos à faire hérisser les cheveux sur la tête et faire éclater de rire les terroristes constatant avec
plaisir qu’ils ont de tels alliés au sein de la société israélienne.
Talila Nesher, journaliste à « Haaretz », estimait par exemple « qu’à des fins d’honnêteté et d’objectivité, le ministère de l’Education devrait faire rencontrer aux jeunes israéliens des Arabes
palestiniens de Hevron ainsi que des activistes des organisations pro-palestiniennes afin qu’ils prennent conscience de ce que sont la Nakba et la Naksa » !!! Une enseignante du sud d’Israël
accusait carrément le ministre « de vouloir effacer le visage de l’Autre en ne faisant rencontrer que des habitants juifs de Hevron aux jeunes élèves, hypothéquant ainsi toute possibilité d’issue
future au conflit ». Inutile de se demander à quelle « issue future » cette enseignante « juive » fait référence…
Cette race d’enseignants indignes est de plus en plus marginale dans le corps enseignant israélien, ce qui explique sans doute la hargne avec laquelle ces pseudo-éducateurs s’insurgent contre le
fait tout naturel pour des jeunes juifs de se retremper dans le passé de leur peuple, et de comprendre pourquoi leurs parents ou grands-parents son venus s’installer sur cette bande de terre.
Cette attitude est à rapprocher de celle de journalistes tels que Gidon Lévy – de « Haaretz lui-aussi – qui s’insurge contre les voyages de jeunes israéliens à Auschwitz sous prétexte qu’ils en
reviennent « plus, juifs, plus sionistes, et plus nationalistes »… !
Malheureusement, la haine et la honte de soi ne sont pas l’apanage unique de certains juifs de diaspora mais touchent aussi une partie minoritaire mais bruyante de la société israélienne, qui
considère toujours que la création d’Israël constituait un « péché originel » pour lequel il faut payer, et non un droit absolu qu’il faut revendiquer avec fierté et fermeté.
gidon, ministre de l education, rances
Derniers Commentaires