Partager l'article ! Travaillerons-nous encore demain ?: Travaillerons-nous encore demain ? 17 mars 2012, 0:11 Auteur : Jean ...
Thérèse Zrihen-Dvir
Regard d'un écrivain sur le Monde
« Le travail c’est la part d’effort que nous fournissons pour subvenir à nos besoins ». Nous travaillons aujourd’hui en moyenne 230 jours par an, 7 heures par jour pour subvenir à nos besoins. Ce chiffre baisse d’année en année. Est-il pensable qu’un jour le temps de travail atteigne 0 ?
L’évolution du temps de travail ces 56 dernières années est passé de 2250 à 1550 heures de travail par ans en moyenne soit une baisse de 32% alors que d’énormes efforts sont produits pour favoriser sa reprise.

Malgré cette baisse du temps de travail, la consommation moyenne des ménages à plus que doublé en 50 ans. Nous devons donc faire le constat qui s’impose, nous travaillons moins que nos grands
parents mais nous consommons plus qu’eux, par quel miracle ? La réponse est simple nous somme devenus beaucoup plus productif.
Chaque jour qui passe de nouvelles connaissances sont établies, de nouvelles inventions voient le jour, de nouvelles machines automatiques sont installées pour remplacer l’homme dans les tâches
qui nécessitent force, endurance, précision, rapidité, fiabilité et constance. Notre monde s’automatise chaque jour un peu plus pour réaliser les tâches du quotidien. C’est d’ailleurs l’essence
même du progrès, le remplacement progressif du travail humain par le travail automatique. Appliqué à l’emploi on nomme même ce remplacement progressif du doux nom de chômage technologique.
Si nous regardons les choses en face alors nous devons admettre que le chômage technologique est inéluctable et que le travail est voué à disparaitre un jour ou l’autre. Je conçois qu’il soit
dur de croire que cela puisse arriver et c’est pourtant une évolution tout à fait logique, je dirais même nécessaire. La nécessité d’en finir avec le travail s’impose d’elle-même dès lors que
vous faite le choix de la technologie, en effet, vous ne pouvez pas imposer à une population de « gagner sa vie » et dans le même temps la mettre en concurrence avec des robots qui leur sont
supérieur en tout.
Lorsque je parle du travail ici j’y inclus tous les secteurs de l’extraction de matières premières à la recherche. Il est bien connu que l’agriculture et le secteur ouvrier on connu une vague
d’automatisation il y a 50 ans et que les emplois se sont reportés sur les secteurs tertiaires et quaternaires mais aujourd’hui l’automatisation est partout, au cinéma vous prenez votre ticket
à l’automate, à la banque les DAB vous fournissent en billet et autres service, en informatique les bibliothèques de codes sont de plus en plus nombreuses, au japon des restaurants automatiques
vous préparent des nouilles, lorsque vous voulez une information vous vous rendez sur internet et consultez un web service, sur la route les policiers sont remplacés par des cameras et des
radars automatiques, les majorité des boulangers ne font plus leurs pains mais font juste cuire une pate préparé en usine, même la recherche fait appel à la simulation et commence même à faire
appel à l’IA, … Alors bien sur de nouveau métiers apparaissent mais pour un métier qui disparait du fait de l’automatisation combien de métier apparaissent grâce à lui et pour combien de temps
avant que lui-même soit rationnalisé puis automatisé.
Vers 2050 un moment particulier de l’histoire de l’intelligence artificielle pourrait se produire, moment que les spécialistes appellent la Singularité, ce moment sera le développement de la
première IA d’intelligence égale à celle de l’homme et qui sera donc selon eux « la dernière invention de l’homme ». En effet on confira à cette IA la tâche de travailler sur, en plus des
tâches communes, une autre IA plus intelligente qu’elle, qui elle-même devra travailler sur une IA plus intelligente et ainsi de suite… A partir de ce moment nous ne devrions plus pouvoir
suivre intellectuellement.
Malgré l’évidence, la majorité des gens, entrainés à penser la vie autour du travail, ne perçoivent pas cette conséquence du progrès ou bien restent dans le déni. Pour eux un monde sans travail
est « un monde dans lequel les gens resteront à ne rien faire », ceci est bien évidemment faux. Depuis notre naissance et jusqu’à notre majorité, nous expérimentons tous un monde dans lequel
nous somme nourrit, logés, blanchit gratuitement sans rien produire et dans lequel nous avons du temps pour faire du sport, nous éduquer, réaliser des projets, jouer de la musique etc… Nous ne
restions pas avachis devant la télé du matin au soir, à moins d’avoir à faire à des parents laxistes et dans ce dernier cas le problème n’est pas d’ordre technologique mais plutôt
éducationnel.
La technologie si elle était correctement utilisé pourrait prendre la place qu’avait nos parent pendant notre jeunesse nous fournissant nourriture, eau, énergie, et logement et ainsi nous
permettrai de retrouver du temps pour d’autres choses comme l’éducation de nos enfants, prendre soin de nos parent vieillissant, elle nous permettrait de véritablement faire attention à notre
santé, cuisiner notre propre nourriture, faire de la politique, dormir le temps qu’il nous faut, nous éduquer, faire de l’art, retrouver le sens de la gratuité, faire la maintenance de cette
technique qui nous libère, toutes ces activité rempliraient facilement nos journées.
Plus important encore que le gain de temps, un monde sans travail nous permettrait de nous sortir de la logique malsaine de concurrence dans laquelle nous vivons pour commencer à véritablement
coopérer sur des projets libres. Mais voila, la technologie tel qu’elle est utilisée aujourd’hui se comporte plutôt en véritable cancer, considérez cette petite fable un peu simplificatrice
mais qui illustre bien comment une entreprise qui utilise la technologie dans un système comme le notre peut vivre comme un parasite sur le dos de la société si aucune précaution n’est prise
vis-à-vis d’elle.
Un riche homme d’affaire, disposant d’un capital, fais construire une usine totalement automatisé de production de chips. Puisqu’aucun
homme ne travaille dans l’usine cette dernière ne distribue aucun salaire. Les paquets de chips produit sont vendus dans le commerce et siphonnent donc l’argent du système sans jamais y
retourner. Les autres acteurs de l’économie voyant les bénéfices de la robotisation se mettent eux aussi à automatiser leurs activités. Nous voici dans la situation absurde dans laquelle plus
personne ne travaille sauf les machines et où donc l’argent n’est plus du tout injectée dans le système sous forme de salaire mais où les productions sont abondantes et qualitatives mais sans
la possibilité d’être achetées.
Désolé de le dire en ces termes mais ce scénario bien qu’un peu simpliste représente quand même bien ce qui nous pend au cul dans les années à venir. C’est même ce raisonnement qui valide la
possibilité d’un revenu inconditionnel. Si nous pouvons déjà aujourd’hui nous permettre de payer des gens sans rien leurs demander en retour (RSA) ce n’est pas, comme voudrait le faire croire
sa dénomination trompeuse, parce que « nous faisons preuve de solidarité » mais bien parce que nous taxons de l’argent à des entreprises automatisées qui ne participe pas à la richesse du
peuple sous forme de salaire. Etant donné que nous avons fait le choix de la technologie nous allons devoir accepter ses conséquences et mettre fin au travail à un moment donné en distribuant
un salaire sans contrepartie au gens ou encore en distribuant gratuitement les bien produits automatiquement. Cette dernière solution présente de nombreux avantages cachés mais est beaucoup
plus dure à accepter pour nos cerveaux formatés par une vie de capitalisme.
Il est dommage que nous n’ayons pas une image plus réaliste des véritables possibilités de la technologie actuelle parce qu’alors peut-être aurions nous une meilleure vision du « monde sans
travail » que l’on pourrait construire dès aujourd’hui. Mais nous pauvres consommateurs ne somme exposés qu’à des objets de consommation. Conçus pour disparaitre rapidement ils ne peuvent nous
servir à nous autonomiser, ils doivent même nous maintenir dans un état de dépendance maximale. Ainsi une machine à laver dure 5 ans, une ampoule 1000 heures, ils ont même réussi l’exploit de
nous faire changer de poêle à frire plusieurs fois dans notre vie en collant un film de téflon dessus (alors que s’il y a bien un objet qui pourrait nous faire la vie entière c’est bien la
poêle à frire !). La vérité c’est que quand on conçoit une machines à laver pour un sous marins nucléaires qui doit pouvoir rester immergé des mois et bien on sait leur donner une durée de vie
incroyable et que des brevets d’ampoules qui dureraient plusieurs vies existent bel et biens. Tous ces objets eux aussi pourraient nous éviter d’avoir à travailler pour en acquérir de nouveau
sans arrêt s’ils n’étaient pas conçus pour mourir prématurément. Néanmoins, et bien qu’artificiellement contenu, le progrès ne pourra pas faire autrement que nous mener mécaniquement vers la
fin du travail, ce n’est qu’une question de temps.
Ugo Robain
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