Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 10:43

Washington et Paris, contents des soutiens, affinent leurs plans

 

Syrie

Les Etats-Unis et la France ont affiché samedi leur satisfaction d'avoir obtenu l'appui politique sur le dossier syrien de la moitié du G20 et de l'Union européenne.

Mis à jour le 07.09.2013   Imprimer

 

Galerie photo

Au G20, les leaders mondiaux divisés sur la Syrie.

Au G20, les leaders mondiaux divisés sur la Syrie.
Le G20 a ouvert ses portes jeudi 5 septembre 2013 à Saint-Pétersbourg pour un sommet dominé par la crise syrienne.

Paris et Washington ont affiché samedi leur satisfaction d'avoir obtenu l'appui politique sur le dossier syrien de la moitié du G20 et de l'Union européenne. Mais ils ne les ont pas ralliés à leur projet de frapper militairement le régime de Damas.

Le président français François Hollande a estimé que le Congrès américain voterait sur un recours à la force armée «jeudi ou vendredi» et a encore précisé attendre le rapport des inspecteurs de l'ONU sur l'utilisation des armes chimiques «sans doute à la fin de la semaine» prochaine.

Lors d'une conférence de presse à Paris avec son homologue américain John Kerry, le chef de la diplomatie française Laurent Fabius s'est félicité d'un «soutien large et grandissant» aux Etats-Unis et à la France.

«Désormais 7 des 8 pays du G8 partagent notre analyse sur une réaction forte» comme «12 pays du G20», a-t-il précisé, en évoquant aussi le soutien de l'Union européenne, exprimé à Vilnius, et celui du Conseil de coopération du Golfe qui a appelé à intervenir immédiatement en Syrie.

UE saluée

John Kerry a lui salué la déclaration «très puissante» de l'UE sur la Syrie, se disant «encouragé». Cette déclaration se limite toutefois à souligner la nécessité d'une «réponse forte» à l'usage d'armes chimiques, sans se prononcer sur sa forme.

Si une intervention militaire - toujours suspendue à un vote du Congrès américain - est décidée, elle ne devrait être le fait que principalement des armées américaine et française.

«Il y a un certain nombre de pays - un nombre à deux chiffres - qui sont préparés à prendre part à une action militaire», a assuré John Kerry.

Parallèlement à la séquence diplomatique qui vient de s'achever avec le G20 et l'UE, Washington et Paris ont continué d'essayer de convaincre leurs opinions publiques de la justesse de leur position. Dans les deux pays, l'opposition à un engagement militaire reste majoritaire.

Accord

Samedi, François Hollande a promis de s'adresser aux Français après le vote du Congrès américain et la remise du «rapport des inspecteurs» de l'ONU.

Le président américain Barack Obama a de son côté lancé un appel aux membres du Congrès pour qu'ils approuvent le principe d'une opération armée. «Nous sommes les Etats-Unis. On ne peut pas rester aveugle devant les images de Syrie que nous avons vues», a-t-il déclaré dans son allocution hebdomadaire à la radio.

Sans reprendre exactement les termes de cet appel, la formule adoptée par les ministres des Affaires étrangères de l'UE, prévoyant une «réponse claire et forte», est suffisamment vague pour satisfaire les 28 pays de l'UE au total. Aussi bien la France que ceux, plus nombreux, restant très réticents à un engagement militaire sans l'aval de l'ONU.

Les «28» ont encore affirmé qu'ils étaient d'accord pour dire qu'il existe de «fortes présomptions» sur la responsabilité du régime de Bachar al-Assad dans le massacre de centaines de civils au moyen d'armes chimiques le 21 août et sur le fait que les auteurs doivent être traduits devant la Cour pénale internationale (CPI).

Vote attendu

Aux yeux de la plupart des Etats de l'UE, le rapport de l'ONU attendu prochainement représente une étape essentielle, susceptible de confirmer de manière indépendante les accusations d'attaques aux gaz toxiques.

Lundi, le Congrès américain se réunit après les vacances parlementaires et le président Obama s'adressera mardi aux Américains après avoir décidé samedi dernier du principe de frappes «ciblées et limitées» contre la Syrie, mais pas avant le feu vert du Congrès.

La réunion du G20 de Saint-Pétersbourg a illustré les profondes divisions internationales, le président russe Vladimir Poutine ayant déclaré que la ligne de Moscou était partagée par plusieurs grands pays, dont la Chine, l'Inde et le Brésil.

Appel lancé

Soucieux d'éviter une intervention, le pape François avait invité les chrétiens, les autres religions et les non-croyants à une journée de jeûne et de prière samedi. Il a appelé à «travailler pour la paix et la réconciliation» et à mettre fin à la guerre «toujours une défaite de l'humanité», lors d'une veillée de prière.

Sur le terrain, les combats ont repris samedi entre forces fidèles au régime syrien et rebelles aux environs et dans la ville chrétienne de Maaloula, au nord de Damas, deux jours après le retrait de combattants rebelles de l'une des entrées de la ville, a dit l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), proche des rebelles. Ces éléments ne peuvent être vérifiés de manière indépendante.

Et une dizaine de mouvements islamistes membres de l'insurrection syrienne ont de leur côté manifesté leur hostilité à une intervention militaire étrangère.

Partager cet article

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Le Matin
commenter cet article

commentaires

Pimprenelle Pourprée

  • : Regard d'un Ecrivain sur le Monde
  • Regard d'un Ecrivain sur le Monde
  • : Cherchant les points communs entre les peuples, les nations et les religions pour creer un monde meilleur...et une paix durable.
  • Contact

Profil

  • PIMPRENELLE POURPRÉE
  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.

PIMPRENELLE POURPRÉE

Recherche

Pimprenelle Pourprée