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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 16:50
Accord 2 sur la Syrie: le Nosra vendu. Trêve et coopération militaire russo-US
L.Mazboudi

Constat préliminaire : chaque fois que Damas réalise des avancées militaires, les Américains sont plus enclins à consentir de conclure un accord avec les Russes.

Il en a été ainsi le mois de février dernier. Et ce vendredi 9 septembre  de même. Dans les deux cas, la bataille d’Alep a été  la clé de voûte. Pendant les jours qui l’on précédé, l’armée syrienne et ses alliés avaient réduit à néant les conquêtes réalisées par les milices et tiennent désormais cette ville en laisse, assiégeant hermétiquement ses quartiers occupés par les insurgés.

Or, il a fallu tout de même 14 heures de pourparlers, une durée record, selon les observateurs, pour que les deux chefs de la diplomatie russe et américaine parviennent à s’entendre sur la voie à suivre en vue de la résolution de la crise syrienne.

Le Nosra contre Alep

La conclusion essentielle qui en découle est que Washington est disposé à livrer à Moscou la tête du front al-Nosra, en dépit du changement de nom (front Fateh al-Sham) qu'il a opéré et de son annonce ,du moins verbale, de rompre son lien organisationnel avec al-Qaïda.
 
En échange de quoi elle exige  un arrêt des hostilités à Alep et le gel de la situation. John Kerry a également insisté sur l’ouverture  d’un accès vers les quartiers est de la ville occupés par les insurgés, à travers la route Castello et dont la récupération par l'armée syrienne a été un coup décisif contre les insurgés et les forces de l'opposition pro occindentales.

Cette trêve devrait entrer en vigueur dès le premier jour de la fête de l’Aïd al-Adha, soit le 12 septembre prochain.

Opérations conjointes, sans l’aviation syrienne

Dans l'accord il est aussi question que Washington a accepté de mener des opérations conjointes et de coordonner les frappes aériennes dans certaines régions, à condition d’interdire à l’aviation syrienne de survoler les zones qui seront le théâtre d’opérations conjointes entre les Russes et les Américains.

"Nous nous sommes entendus sur les régions dans lesquelles nous effectuerons des frappes aériennes. En accord avec les dirigeants syriens, seules les Forces aérospatiales russes et la Force aérienne des Etats-Unis auront le droit de travailler dans ces régions. En ce qui concerne les Forces armées syriennes, elles opéreront dans d'autres régions non concernées par la coopération russo-américaine", a expliqué le ministre russe des Affaires étrangères lors d'une conférence de presse à l'issue de sa rencontre avec John Kerry.

Plus d’une fois, Lavrov a tenu à rappeler que les clauses de l’accord consenties par Moscou avaient été au préalable admises par le gouvernement syrien.

Les militaires des deux pays vont ainsi partager des informations sur les frappes aériennes, dirigées contre Daesh et le front al-Nosra . Un centre conjoint créé à ces fins se chargera également de différencier l'opposition modérée des terroristes, a précisé M. Lavrov.

Le si de Kerry pour la coopération militaire

Mais cette coopération, réclamée de longue date par Moscou et rejetée par Washington, passe par une autre condition réclamée par les Américains.

Si la trêve dure "une semaine", les forces américaines accepteront de collaborer en Syrie avec l'armée russe, a expliqué Kerry.

Les engagements inscrits dans l'accord "doivent être totalement respectés avant toute coopération militaire potentielle", a tenu à souligner le Pentagone dans un communiqué.

Les réserves de Lavrov sur le processus politique

Mais il y a eu aussi les réserves de Moscou.

Dans ses déclarations, Kerry a tenu à lier ces acceptations américaines au processus politique. "Les Etats-Unis acceptent de faire un pas supplémentaire car nous pensons que la Russie et mon collègue ont la capacité de faire pression sur le régime Assad pour mettre fin à ce conflit et venir à la table des négociations", a-t-il indiqué.

Ce à quoi Lavrov aussi a répondu, indiquant que le plan russo-américain "permet de mettre en place une coordination efficace pour lutter contre le terrorisme, avant tout à Alep, et permet de renforcer le cessez-le-feu. Tout cela crée les conditions pour un retour au processus politique". 

Et le chef de la diplomatie russe de reconnaitre qu'il n'est pas en mesure de garantir "à 100%" sa réussite.

 

Sources: Sputnik; AFP; Al-Akhbar

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 16:37
Ch. Naïm Qassem: la loi des sanctions américaines contre le Hezbollah contournée
 

Le secrétaire général adjoint du Hezbollah cheikh Naïm Qassem a déclaré que la banque du Liban et les autres banques libanaises ont réduit l'impact de la loi américaine promulguée contre le Hezbollah, qualifiant l'application de la loi d'équilibrée et de logique pour l'instant.

Dans une interview accordée à l'agence de presse REUTERS, cheikh Qassem a expliqué qu' "à travers la mobilisation qui s'est tenue et les discussions qui ont eu lieu avec le gouverneur de la banque du Liban Riyad Salameh, l'impact de cette loi US a été réduite au maximum. A ce jour, la mise en œuvre de cette loi est équilibrée et logique. Nous prions Dieu pour que les choses se déroulent de la bonne manière".

Il a toutefois déploré les mesures prises par certaines banques qui se sont précipitées à sanctionner tout ce qui se rapporte au Hexbollah.

"Mais, lorsque tout le monde s'est convaincu que le Hezbollah ne sera ni affecté ni concerné par le système bancaire libanais, ni directement ni via des institutions (…) les choses ont pris une tournure plus objective", a-t-il martelé, assurant que la loi US n'a affecté en rien le Hezbollah.

Riyad bloque l'élection présidentielle
 
Par ailleurs, cheikh Qassem a accusé l'Arabie Saoudite d'être derrière le blocage de la nomination d'un nouveau président au Liban. "Si Riyad accepte d'élire un chef d'Etat, demain on en aura un au Liban, parce que le courant du Futur ne peut prendre de décision sans accord saoudien, surtout que le veto jadis était saoudien", a-t-il dit.

Et de poursuivre: "Nous n'attendons pas un accord irano-saoudien, nous attendons que l'Arabie accepte de relaxer le courant du Futur pour qu'il puisse prendre une décision au sujet de l'élection d'un président".

Il a réitéré le soutien du Hezbollah pour l'élection du général Michel Aoun à la tête de l'Etat, appelant les adversaires politiques, à leur tête le Futur à le nommer aussi.

"S'ils cherchent une solution au Liban dans 24 heures, qu'ils choisissent le président Aoun, le plus représentatif de sa communauté et son pays. Il est capable de conclure des ententes avec les différentes parties et de conférer au Liban un aspect souverain et indépendant important", a-t-il ajouté, qualifiant de "perte de temps" toute autre alternative.

Traduit des sites Alalam et al-Akhbar

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 18:21
Le Hezbollah qui rale : Les Saoud à Tel Aviv, ouvertement et avec fierté!
 

La normalisation saoudienne avec Israel se poursuit sans répit. Aucun besoin pour les Saoud de tisser des liens en catimini avec les israeliene. Intérêts communs et lutte contre un seul ennemi sont désormais les maitres-mots d'une alliance pareille.

C'est dans ce cadre que s'inscrit la visite effectuée au début de cette semaine d'une délégation saoudienne de haut rang, présidée par  l'ancien chef des renseignements saoudiens Anwar Ashqi et regroupant des académiciens et des hommes d'affaires.  

Il s'agit de la première visite effectuée à Tel Aviv, les autres précédentes se tenaient dans un pays tiers. Ceci renferme des messages politiques, régionaux et internes pour la société israélienne.

Parmi les messages politiques, le journal libanais al-Akhbar estime que l'Arabie est devenue désormais plus mature pour passer à l'étape des relations publiques, et faire un saut majeur au niveau de l'alliance avec Israël sur fond de changements régionaux importants.

Toutefois, cette ouverture saoudienne s'opère sans que les Israéliens n'évoquent pour autant aucune disposition à faire des concessions dans le processus dit de paix avec les Palestiniens.

Sur le plan interne, il est clair que Benjamin Netanyahu a réussi à réaliser un exploit politique via cette visite saoudienne. Il peut ainsi profiter de ce rapprochement pour confirmer à l'opinion publique israélienne que sa politique anti-palestinienne ne constitue pas d'obstacle à un rapprochement avec le régime officiel arabe, notamment saoudien.

Par ailleurs, tout en vantant l'ouverture avec Riyad, Netanyahu rappelle sans cesse ses constantes liées avec l'accord final avec l'autorité palestinienne.  
La délégation saoudienne a rencontré le directeur général du ministère des Affaires étrangères, Dori Gold, le coordinateur des affaires de l'occupation des régions palestiniennes Yoav Mordakhaï et des membres de la Knesset de différents blocs politiques de l'opposition.

Selon le journal Haaretz, "cette visite est exceptionnelle, surtout qu'elle ne peut se tenir sans accord du gouvernement de Riyad".

Le même journal a indiqué que cette visite avait pour objectif de favoriser l'initiative de paix arabe.

Toutefois, Netanyahu a maintes fois déclaré que Tel Aviv "ne peut accepter cette initiative sans des modifications majeures qui conviennent aux constantes israéliennes".

"Les Saoudiens veulent s'ouvrir à Israël, et ceci est une voie stratégique ", a expliqué le membre de la Knesset du parti Meretz, Issaoui Ferji.

Le Haaretz a rapporté des responsables saoudiens leur volonté de "continuer ce que l'ancien président égyptien Anwar Sadate a institué, et de se rapprocher de Tel Aviv".

Des membres de la Knesset ayant pris à la réunion ont proposé à Ashqi d'inviter des membres de la knesset qui soutiennent l'initiative de paix arabe à Riyad.

En juin dernier, Ashqi avait rencontré le directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères Dori Golfe à l'institut de recherches à Washington. Ashqi avait occupé plusieurs postes dans l'armée saoudienne et dirige actuellement l'institut saoudien d'études stratégiques.

Plusieurs rencontres publiques ont réuni des responsables  saoudiens et israéliens, dont celle qui s'est tenue en février dernier, entre l'ancien président du service des renseignements saoudiens Turki al-Fayçal et l'ancien ministre israélien de la sécurité Moshé Yaalon.

Fayçal s'était par ailleurs réuni en mai dernier avec le lieutenant Yaacoub Amidror à l'institut de Washington pour la politique au Proche-Orient.   
Traduit du site al-Akhbar 

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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 05:45
Vengeance ou Faillite de Saudi Oger?
 

  Des familles libanaises à Saïda (sud) reçoivent des appels de leurs proches travaillant à la compagnie Saudi Oger, propriété de l'ancien Premier ministre Saad Hariri, pour les informer de leur renvoi et de leur prochain retour au Liban.

En effet, près de 200 employés ont pour le moment été informés de leur licenciement. Ils seront suivis d'autres collègues, estimés à trois mille jeunes employés originaires de Saïda.

Des rumeurs circulent à Saïda sur l'intention de Saudi Oger de renvoyer 20 mille employés libanais et d'autres nationalités dans les semaines prochaines.

Des employés libanais présents en Arabie Saoudite ont indiqué au journal libanais al-Akhbar, que leurs directeurs dans la compagnie leur ont dit que celle-ci est au bord de la faillite en raison de la grande crise financière.

D'autres rumeurs avancent qu'un ordre royal a été émis en faveur du maintien des employés de maintenance travaillant dans les projets importants comme la construction de palais de certains princes et des administrations publiques.

L'objectif de cet ordre est de garantir la poursuite desdits projets dans la foulée des grèves répétées. "L'Etat saoudien s'est engagé de payer directement les salaires de ces employés", selon ces derniers.

Le renvoi des employés de Saudi Oger coïncide avec le licenciement par la députée Bahiya Hariri de dix employés au palais de Majdelyoun. 

Un nombre d'employés a également été expédié de la maison de Saad Hariri au centre-ville de Beyrouth.

Des sources proches de l'affaire ont souligné à al-Akhbar que la direction de Saudi Oger pourrait reporter le retour des employés au Liban pour après les élections municipales pour ne pas affecter les résultats du scrutin.



Traduit du site al-Akhbar  
 

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 16:24
Pas de place aux opposants à Israël à l’Université US de Beyrouth!
 

Le président de l'université américaine de Beyrouth Fadlo Khoury a interdit au chercheur américain Steven Slayta d'accéder au poste du directeur des centres d'études et de recherches US (casar) à l'université.

Pourtant, Slayta remplit tous les critères de la candidature  à ce poste et la commission de recherches a recommandé sa nomination.

Pour sa part, le doyen de la faculté des sciences Patrick McRevy a approuvé la décision de nomination, et l'a remise au recteur. Mais le président a annulé les décisions de cette réunion.

En effet, le seul problème de cet académicien est sa forte hostilité à israél !

Khoury allègue qu'il existe des "infractions procédurales" dans le processus de la recherche pour la nomination d'un directeur. D'après le texte de sa lettre, envoyée par mail au personnel de l'université, l'infraction réside dans le fait que la présidente de la commission de recherche, Lisa Hajjar, est une professeure ayant le statut de visiteuse, et que certains éléments de la commission n'ont pas le même niveau académique alors que d'autres sont d'un niveau supérieur.

Mais les étudiants et la directrice du département ont fourni une autre version.
Il y a trois jours, les étudiants ont signé une pétition dans laquelle ils ont appelé la direction de l'université à protéger la liberté académique, qualifiant la décision de Khoury de politique, qui vise à sanctionner Slayta pour ses positions hostiles à l'occupation israélienne.

Dans un autre communiqué, les étudiants confirment que Khoury a fléchi devant des pressions extérieures, l'appelant à se rétracter.

En 2014, Slayta a été chassé d'une université US pour son soutien à la cause palestinienne dans la foulée de l'offensive israélienne contre la Bande de Gaza.
Il a ensuite accédé au "poste d'Edward Saïd" à l'université américaine.

Dans un appel téléphonique, la directrice actuelle du centre a indiqué qu' "elle n'a jamais été tenue au courant de ces infractions". Selon elle, il n'existe aucune loi qui interdit à une professeure visiteuse de diriger la commission de recherches pour nommer un nouveau directeur du centre (casar).

"Comment m'ont-ils permis d'accéder au poste de directrice du centre alors que je suis qu'une simple visiteuse?", s'est-elle interrogée.

Et d'ajouter que Slayta est le mieux apte à occuper ce poste.

Lisa Hajjar a en outre révélé que Khoury a reçu deux appels téléphoniques de la part de deux sénateurs du Congrès US, offusqués du maintien de Slayta au poste d'Edward Saïd.

Le journal al-Akhbar a indiqué que la commission consultative du centre d'études et de recherches a répondu à la lettre du président pour réfuter ses allégations du point de vue légal, affichant son attachement à la nomination de Slayta à ce poste.
 
Traduit du site al-Akhbar

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12 avril 2016 2 12 /04 /avril /2016 08:44
L’accord des îles égyptiennes:un prélude à une normalisation israélosaoudienne
L’équipe du site

Pour la première fois depuis son arrivée au pouvoir, Abdel Fattah al-Sisi affronte les plus  vives critiques tant de ses partisans que de l’opposition égyptienne après l'annonce officielle de ce que le Caire a qualifié « la restitution des îles de Tiran et de Sanafir au pouvoir de Riyad, les considérant comme un «dépôt» que l’Arabie Saoudite aurait octroyé depuis 1950 aux autorités égyptiennes, afin de «protéger la sécurité nationale arabe d’Israël » rapporte le quotidien libanais alAkhbar!

Jusqu'à hier, il était permis aux Egyptiens de visiter les îles de Tiran et de Sanafir, de pratiquer des sports et de plonger dans leurs eaux sans restrictions et en toute liberté. Sachant que les navettes qui étaient organisées de Charm el Sheikh vers les deux îles étaient soumises aux autorités égyptiennes.  Apparemment , cela ne changera point.

Le réel changement s’est opéré au niveau des  organismes officiels qui ont modifié les cartes en supprimant  l’identité égyptienne des îles en question sur les sites du gouvernement égyptien.

En fait, le Caire s’est contenté d’une simple déclaration dans laquelle il indique  que «la cartographie des frontières entre l'Arabie Saoudite et l'Egypte montre que  les îles se situent à l’intérieur des frontières du Royaume», soulignant  que «la signature de l'accord est une réalisation importante qui permettrait aux deux pays de bénéficier de la zone économique, riche en ressources naturelles».

Or, selon cet accord,  l'Arabie Saoudite aura de nouvelles frontières communes  avec Israël, ainsi les îles qui sont soumises à la G  selon les accords de Camp David comprennent une force de police civile égyptienne et des dispositifs de surveillance de la navigation maritime. Ce qui implique le passage de  navires venant du port d’Eilat : et donc les forces saoudiennes seront les premiers à accueillir les navires israéliens.

Toujours selon alAkhbar, citant des sources politiques bien informées,  « une coordination réelle existe à un niveau élevé entre l'Egypte et Israël afin de garantir la transition de la souveraineté des îles à Riyad », ajoutant que « la coordination se développera en une coordination israélo-saoudienne dés que  les Egyptiens  seront en dehors de l'équation ».

Or, la nouvelle formule pour le transfert de la souveraineté sur les îles posent plusieurs questions sur leur statut  situation militaire : Est-ce que l’Arabie-saoudite compte plus tard enlever les dispositifs de surveillance qu’Israël avait exigé leur suppression en  2006 et que l'Egypte avait refusé d’exécuter ? Quel sera le nombre des forces qui sera placé sur les îles pour garantir leur sécurité sachant que cette question est  clairement définie dans les accords de Camp David »entre l'Egypte et Israël? Mais encore, cette nouvelle situation imposera un accord israélo-saoudien concernant un certain  mécanisme de la présence militaire dans une région stratégique de la mer Rouge, alors que  la question de la présence des forces égyptiennes n’a pas été réglée avec le Royaume en raison de l’opposition de l’institut militaire égyptienne ? Et quid la présence des forces de maintien pour la paix dans le Sina (MFO) ? Sans parler du véritable but de l’Arabie à travers cet accord qui consiste à surveiller les navires iraniens ?

Il faut dire, que cet accord a été mal accueilli par les dirigeants militaires égyptiens, surtout  ceux qui ont participé à la guerre de  libération du Sinaï. Ainsi, l’ex-chef d’Etat-major égyptien ( sous l'ère de Hosni Moubarak), le major-général Abdel-Moneim Said, a demandé au  Parlement de rejeter.

AlAkhbar a contacté le major-général Abdel-Moneim Said, pour clarifier sa position mais ce dernier a changé sa position en déclarant  qu’il demandait un «examen des accords internationaux dans cette question et dans celle  de la délimitation maritime avant de donner son  opinion».

La position de Said n’est pas unique en son genre car plusieurs généraux à la retraite partageaient son avis mais ont affirmé à alAkhbar qu’ils ne souhaitaient pas s’exprimer sur cet accord en public ni de communiquer avec alAkhbar  afin de ne pas faire de cette affaire une question d’Etat et donner l’impression que l’armée est opposée à l’accord  de Sissi. Voire, certains se sont précipités à défendre cet accord estimant qu’il a restitué les iles à leurs véritables propriétaires !

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 18:20
Siniora aux Etats-Unis pour accélérer les sanctions anti-Hezbollah
 

 L'ancien Premier ministre libanais Fouad Siniora se rend aux Etats-Unis prochainement. Dans la forme, Siniora s'y rend pour donner des conférences organisées par l'institution Carnegie et l'université Tuftes.

Mais dans le fond, ses réunions avec les responsables américains dans la Maison Blanche et le Trésor se concentreront sur deux volets majeurs: débattre des sanctions imposées au Hezbollah et se  présenter comme une personnalité sunnite modérée.

Selon des sources éminentes citées par le journal libanais Al-Akhbar, "la visite de Siniora revêt un aspect personnel puisqu'il compte promouvoir ses idées et sa personnalité, mais aussi un aspect politique lié aux dernières sanctions américaines sur le Hezbollah". 

Pour une source politique éminente, les réunions de l'ancien Premier ministre libanais avec les dirigeants du Trésor US seront surtout axées sur ces sanctions.

Rappelant la dernière visite effectuée à Washington par Siniora à la tête d'une délégation du Courant du Futur, qui comprenait les députés Mohammad Qabbani et Bassem el-Chab, cette même source révèle que celui-ci a exercé des pressions sur ces deux députés pour ne pas "défendre le Hezbollah et  ne pas manœuvrer pour obtenir la levée de ces sanctions".

Il les a appelés à parler en tant que membres du Courant du Futur et non pas en tant que députés au Parlement. Il recherchait par tous les moyens à tirer des profits personnels de cette visite.   

Ce qui est plus suspicieux encore c'est que son ami, le chercheur libanais Nadim Chehadé (directeur du centre d'études Farès pour l'Est de la Méditerranée  à l'université de Tufts) est celui qui a envoyé l'invitation à Fouad Siniora. Sachant que Chehadé est connu pour son animosité envers Damas et Téhéran.

Cette invitation a coïncidé avec l'invitation adressée par le directeur du département à l'institut Carnegie, Marwan Mouachar. 

Ce dernier était un ancien ambassadeur de Jordanie en "Israël". Il a participé aux pourparlers tenus entre son pays et l'Entité sioniste, et a joué un rôle dans la promotion de l'initiative de paix arabe. 

Pour ce politicien libanais qui a vécu aux Etats-Unis, ces détails ne peuvent pas passer inaperçus, et le timing de cette visite suscite des interrogations. "Cette visite survient avec le début du compte à rebours des élections américaines et les changements qui affecteront la nouvelle politique étrangère américaine",  dit-il, affirmant que cette visite n'a pas été coordonnée avec le chef du Courant du Furut Saad Hariri.

Selon lui, Siniora compte s'enquérir de la vision américaine envers la région et le Liban, et s'assurer de la situation de l'économie libanaise.

Et certes, il se présentera comme "une personnalité sunnite modérée, ce qui pourrait l'aider à retourner à la tête du gouvernement libanais, dans une initiative pour régler la vacance présidentielle". Sans oublier qu'il usera de son influence pour mettre en œuvre les sanctions US contre le Hezbollah le plus vite possible.
 
Traduit du site Al-Akhbar

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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 06:07
Ah l'argent... L’aide occidentale à l’armée libanaise: message à l’Iran
 

 Depuis l’annonce de la suspension du don militaire saoudien à l’armée libanaise, aves des équipements français, des milieux politiques et sécuritaires arabes et occidentaux ont remis en cause la structure de cette institution militaire et son rôle au Liban et à la frontière.

Ces milieux sont contrariés de la bonne relation qu’entretient l’armée avec le Hezbollah, une relation qui a pavé la voie à une grande coopération sécuritaire et militaire.

Malgré ce fait, les instances américano-européennes n’ont pas pris de mesures concrètes à ce jour pour traduire leur gêne. Ces pays ont continué à traiter avec l’armée libanaise comme étant la première institution militaire du pays, en lui accordant une aide américaine et européenne accrue.

Cependant, ceci ne signifie pas que les services de renseignements français, allemands, britanniques ou autres négligent le rôle du Hezbollah et sa collaboration sécuritaire avec l’armée, surtout dans le cadre de la lutte contre les groupes terroristes en Syrie.

Ces dernières semaines, l’Arabie Saoudite a fait monter d’un cran ses critiques contre l’institution militaire libanaise. Alors que la visite de l’ancien Premier ministre Saad Hariri au ministère de la défense avait pour objectif de calmer les choses, le discours saoudien a maintenu sa campagne acerbe contre l’armée. 

Ahmad Assiri, conseiller au bureau du ministre saoudien de la défense, a affiché ses « craintes » face à l’acquisition par le Hezbollah des armes saoudiennes destinées à l’armée. Selon lui, « l’armée est faible devant le Hezbollah ».

Ces propos, les premiers de leur genre, traduisent l’insatisfaction saoudienne envers l’armée et la volonté de Riyad d’imposer une forme de relation différente avec elle.
Certes cette déclaration n’est pas fortuite. Elle s’inscrit dans le cadre d’une guerre médiatique qui vise à discréditer le Hezbollah, récemment classé sur la liste des organisations terroristes par le Conseil de Coopération du Golfe.

Certains milieux américains lui ont emboité le pas. Des témoignages présentés devant le Congrès américain - la commission des affaires extérieures pour le Proche-Orient et l’Afrique du nord- ont longuement parlé de « la faiblesse de l’armée libanaise et de son incapacité à contrôler les frontières » et ont appelé les autorités US à revoir leurs aides à l’armée libanaise parce qu’elle « coopère avec le Hezbollah ».

Toutefois, et malgré cette campagne américano-saoudienne contre l’armée, la Grande-Bretagne et la France poursuivent leurs aides militaires, et envoient des messages de soutien diplomatiques et politiques.

Or, constatent des sources politiques éminentes , la nature des aides récentes fournies à l’armée ne reflète pas le sérieux de ces pays. Ces aides ont en effet un impact moral plutôt que matériel.

De même source on indique que « les aides européennes constituent un message à l’adresse de l’Iran selon lequel il ne sera pas autorisé à remplir le vide créé par la nouvelle politique saoudienne, et que le Liban et l’armée demeurent sous la couverture internationale » !


Traduit du site al-Akhbar 

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15 mars 2016 2 15 /03 /mars /2016 06:04
Bahreïn aux ressortissants Libanais:"Vous payerez le prix"
 

Les ressortissants libanais vivant depuis des décennies dans les pays du Golfe sont les premières victimes des mesures arbitraires prises par ces derniers sous prétexte de combattre le Hezbollah !

A peine deux semaines après la décision saoudienne de geler les aides militaires consacrées à l’armée libanaise, de revoir ses relations avec le Liban, d’enjoindre aux ressortissants saoudiens de quitter le Liban, et de classer le Hezbollah parmi les organisations terroristes, la campagne des pays du Golfe et leur politique de chantage contre les Libanais se poursuivent de plus belle.

Outre l'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis ont expulsé ces dernières semaines plus de vingt Libanais. Aujourd'hui, c’est au tour de Bahreïn de leur emboîter le pas.

La semaine dernière, rapporte le journal libanais al-Akhbar, trois familles libanaises ont été convoquées à un centre de la sureté générale bahreïnie. Après quelques heures, elles se sont retrouvées à l’aéroport international de Beyrouth, avant qu’elles ne puissent régler leurs affaires.

Certains Libanais expulsés ont indiqué au journal al-Akhbar avoir été chassés « sans aucun avertissement préalable ».

« Nous sommes allés à la sureté générale munis de nos passeports. La police a interrogé les femmes au début, et les a informées de la nécessité de quitter le pays immédiatement », raconte un Libanais expulsé.

Une femme raconte à son tour avoir vu des dizaines de femmes se tenant en rang, attendant leur tour aux interrogatoires. « La plupart sont des femmes chiites, mais il y a quelques-unes d’autres confessions. L’interrogatoire a duré deux heures et demie. On m’a clairement dit que je ne suis pas la bienvenue dans le pays".

"Certains hommes ont insisté pour accompagner leurs femmes. On leur a posé des questions superficielles. Ce qui veut dire que la décision a été prise à l’avance, et tout le reste n’est que formalité », a-t-elle confirmé.

Parmi les questions posées aux Libanais expulsés : « Pourquoi vous ne sortez plus de chez vous le soir ? Pourquoi vous ne consommez plus d’alcool ? A quel parti politique appartenez-vous ? ».

De plus, les personnes interrogées ont été appelées à fournir des renseignements sur d’autres Libanais résidant à Bahreïn depuis plus de 20 ans.

Sous le couvert de l'anonymat, un autre Libanais confie à al-Akhbar : "Les enquêteurs nous ont dit clairement : « Vos dirigeants vous manipulent. Vous allez payer le prix ».

Le nombre de Libanais vivant à Bahreïn atteint les 750. En 2011, les autorités bahreïnies en ont expulsé 16 sans clarifier les raisons derrière cette mesure.

Des sources libanaises dans le Golfe ont indiqué à al-Akhbar qu’un nouveau lot de dix familles arriveront mercredi au Liban, soulignant que « les services sécuritaires et la compagnie aérienne coordonnent ensemble pour réserver des places aux expulsés, ce qui explique que les autorités libanaises n’ont pas été officiellement informées de l’expulsion de ressortissants libanais ».

Une source au ministère de l’intérieur libanais a considéré que « ces mesures étaient prévues et s’inscrivent dans le cadre normal de la campagne des pays du Golfe ».

Pour al-Akhbar, ces expulsions surviennent dans le cadre des pressions exercées sur le Hezbollah.

Menaces saoudiennes

Le ministère de l’intérieur saoudien a menacé de son côté « les citoyens et les ressortissants en Arabie de dures sanctions s’ils affichent un quelconque appui ou sympathie au Hezbollah, ou encore s’ils promeuvent, contactent, ou soutiennent financièrement (…) le Hezbollah.  Ils seront ainsi accusés de soutien au terrorisme et les ressortissants concernés par ces actes seront expulsés du pays », indique ledit ministère dans un communiqué.

 

Traduit du site al-Akhbar

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25 février 2016 4 25 /02 /février /2016 09:28
Les Sahwas d’Irak relancées à Falloujah: Vers le partage final du pays?
 

Avec l’annonce faite par le mouvement “le Hamas d’Irak”, qui faisait partie des sahwas de 2006,  d’avoir attaqué les terroristes de Daech à Falloujah (ouest), des interrogations se posent sur l’intention de raviver le projet des sahwas. 

Ces sahwas ont été formées au lendemain de l’invasion américaine de l’Irak pour lutter contre l’organisation terroriste d’al-Qaïda. Elles comprennent surtout des jeunes de tribus irakiennes sunnites de l’ouest de l’Irak.

Le plus dangereux dans ce projet, c’est qu’il coïncide avec des efforts sérieux pour dissoudre les forces de la mobilisation populaire, et de propulser sur le devant de la scène des personnalités scissionnistes, ce qui renforce les plans de Joe Biden soutenant le partage du pays. 

Les autorités locales et les tribus à Falloujah -- à leur tête Abdel Rahmane Zawbai, chef du conseil des tribus de Falloujah -- placent les derniers développements dans le cadre de « la révolution contre Daech qui multiplie les atrocités contre les habitants ».

Mais plusieurs faits sur le terrain infirment ces allégations :

-    Depuis l’occupation par Daech de la région de Falloujah en 2014, les voix des tribus et des notables se sont élevées pour prêter allégeance à ce groupe wahhabite takfiriste, le considérant comme une alternative à l’Etat. En mai 2015, un nombre de chefs de tribus de Falloujah ont joint « le premier congrès des tribus d’al-Anbar ». Dans la déclaration finale, les participants ont indiqué que « l’Etat islamique (soit Daech) est venu s’installer à al-Anbar pour défendre le Vrai et combattre l’oppression envers les sunnites. Nous acceptons de bon gré que les hommes de l’Etat islamique nous représentent sur terre ».

-    Quelques semaines plus tard, « le deuxième congrès des tribus d’al-Anbar » s’est tenu avec la participation de notables de Falloujah. Leur porte-parole était clair dans ses propos : « Depuis la ville de Ramadi-- celle qui a vaincu les croisés et les râfidhites--  cheikhs, notables et fils de tribus félicitent la population d’al-Anbar pour la victoire écrasante contre les mécréants. Nos épées combattent avec les soldats de l’Etat islamique contre un seul ennemi. Nous sommes à bord du même navire et nous ne permettrons à personnes de le perforer ».

-    Ensuite, une réunion élargie a été tenue sous le titre « les tribus de Falloujah, une épine dans les yeux des ennemis ». Une diatribe violente a été prononcée contre « la coalition safavide contre les sunnites ». Les jeunes de tribus qui combattent avec l’armée et les forces de la mobilisation populaire ont été traités de traitres et les participants ont affiché leur solidarité avec le dirigeant de Daech Abou Bakr Baghdadi.

Partant de là, comment ces mêmes personnalités optent-elles aujourd’hui pour changer leur fusil d’épaule et prétendent-elles combattre Daech ?

Dans le but de justifier leurs allégations, ces responsables tribaux avancent que Daech pratique une politique de famine et de torture contre la population. Il suffit de mentionner les derniers rapports des agences internationales (comme le rapport de REUTERS en décembre 2015) selon lesquels les conditions de vie difficiles et le manque de nutrition sont le résultat normal de l’état de guerre et du siège imposé sur la ville. Donc, cette situation n’est pas récente !

Le Hamas d’Irak et Issaoui

A peine quelques heures aux combats survenus à l’ouest, au centre et au sud de Falloujah, le mouvement Hamas d’Irak, affilié à l’ancien ministre des Finances Rafeh Issaoui, a posté sur internet une vidéo sur les combats contre Daech.
En effet, Issaoui est recherché par la justice irakienne pour implication dans des actes terroristes, et il est le premier responsable de l’installation des fameuses tentes à Ramadi. Ses gardes du corps ont avoué avoir commis des massacres sur ordre direct d’Issaoui.

Par ailleurs, ce responsable fut, avec l’ancien vice-président Tarek Hachémi, les premiers dirigeants ayant réactivé le rôle d’al-Qaïda et de l’armée irakienne libre à l’ouest de l’Irak. Ils ont joué le rôle primordial dans le passage des miliciens de Daech à al-Anbar et Ninive.

Rafeh Issaoui était également commandant des unités de Falloujah et d’Amiriya al-Falloujah aux conseils des sahwas formés par les Américains fin 2006.
Il semble donc que le même scénario américain se répète.

Le nouveau projet US se base sur l’implication des tribus d’al-Anbar dans la bataille de Ramadi et l’entrainement des forces de la mobilisation nationale à Mossoul dans les combats contre les miliciens de Daech en échange d’engagements d’autonomie sunnite similaire à la version en place dans le Kurdistan.

Donc, les propos américains sur la nécessité d’impliquer les sunnites dans les combats en Irak sont tout sauf innocents.

Ces dernières heures, le commandement des opérations conjointes américaines a  parlé d’une possible révolution populaire à Falloujah et de la présence de canaux de communication avec les tribus révoltées. Ce commandement a affiché sa disposition à fournir l’aide militaire à ces tribus, ce qui laisse présager des développements très dangereux qui met en vigueur le projet de Joe Biden : le partage de l’Irak en trois Etats : chiite, sunnite et kurde !
   

Traduit du site al-Akhbar

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