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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

29 avril 2017 6 29 /04 /avril /2017 17:36

Dehgan: L’Iran est prêt à affronter toute alliance israélo-américano-saoudienne

 
hosseindehgan

 

Le ministre iranien de la Défense, le général Hussein Dehghan, a affirmé que »Téhéran rejette les ordres des Etats-Unis, voire l’Iran est prêt à affronter toute alliance israélo-américano-saoudienne », a rapporté l’agence d’informations iraniennes Farsnews.

S’exprimant en marge de sa participation à la Conférence internationale de Moscou sur la sécurité, le général Hussein Dehghan a déclaré que « tout renforcement des liens avec les États-Unis dans le cadre des politiques actuelles est impossible à réaliser ».

Et de poursuivre: "les Etats-Unis  interviennent partout dans le monde , ils ne peuvent donc, du fait de cette ingérence, faire partie d’un dialogue et chercher à renforcer les relations avec nous. Par contre, si les Etats-Unis changent de politique, il est possible de parler de renforcement des liens, mais aujourd’hui, il est évident qu’ils ne peuvent être un partenaire à l’Iran ».

Commentant les rumeurs qui font allusion aux efforts du président iranien Hassan Rohani d’ établir des relations avec les Etats-Unis,  le général Dehghan a souligné que « ce discours est dépassé car la politique étrangère de l’Iran est très claire et M.Rohani s’y est engagé ».

Il a souligné que « certaines personnes pensent qu’elles peuvent influencer les élections en Iran, mais cela est impossible à réaliser car le peuple iranien sait reconnaitre ses ennemis ».

Enfin, il a conclu que « malgré les tentatives des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne de jouer un rôle dans ces  élections ou de les influencer en usant de leurs moyens médiatiques afin de faire balancer ces présidentielles en leur faveur, mais cela est impossible, car le peuple iranien est capable de prendre des décisions  en tenant compte ses intérêts et sa dignité ».

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 05:51

Le Hezbollah - En images: les travaux d’ingénierie israéliens à la frontière avec le Liban

 
La région de Hanita avant et après

Le média du Hezbollah a publié les images des travaux d’ingénierie et topographiques récemment menés par Israel à la frontière avec le Liban. Raison invoquée : interdire au Hezbollah toute infiltration en Israel dans le but de mener toute opération.

Ces travaux interviennent après les propos du secrétaire général du Hezbollah qui a affirmé que lors de la prochaine guerre avec l’ennemi israélien, la résistance prendra le contrôle de la Galilée.

Il convient de noter que certaines regions frontalières ne sont pas intentionnellement protégées par les forces israeliennes, dans l’espoir d’attirer les combattants du Hezbollah vers de tels pièges.

Media du Hezbollah a précisé que les travaux ont débuté en 2014 à Wadi Dalam, en 2015 à Wadi Qate’ia et Wadi Qatmoune.

 

La région de Naqoura avant et après
La région de Naqoura avant et après

 

Wadi Dalem avant et après
Wadi Dalem avant et après

 

Wadi Qatmoune avant et après
Wadi Qatmoune avant
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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 06:25

Le hezbollah hors de ses gonds : journal saoudien « Makka » rend un hommage appuyé à Netanyahu

 

journal_makka00

Parallèlement aux efforts effrénés de Riyad pour se rapprocher d’Israël, le journal israélien Makkah a chaleureusement, remercié « Netanyahu » pour ce qu’il qualifie de « condamnation de l’attaque chimique suspecte à Khan Cheikhoun ».
C’est visiblement la précipitation avec laquelle Netanyahu « a condamné » cette attaque qui a ému le quotidien saoudien au point de lui faire oublier des centaines de meurtres commis par Israël en 2016 dans les territoires palestiniens.

L’article de Makkah qui s’intitule  » Merci, Netanyahu » précise : « oui, nous sommes reconnaissants envers M. Netanyahu qui fait partie des premiers dirigeants politiques du monde à avoir condamné le crime d’Idlib ».
Mais le journal n’en reste pas là et va encore plus loin dans l’éloge : » les images diffusées touchent toute conscience humaine, ce qui a provoqué d’ailleurs de vives condamnations d’Israël qui veut de nous plus d’humanité »!!

Le journal, publié dans la ville la plus sacrée du monde de l’islam (La Mecque), se passe évidemment des crimes commis quotidiennement par le régime de Riyad où selon des chiffres de l’ONU, la coalition pro-saoudienne a tué plus de 2000 enfants. En 2016, l’ex-conseiller du roi saoudien, Anwar Eshki, s’est rendu en Israël où il s’est entretenu avec le ministre délégué israélien des AE.

Pour Makka, les États-Unis et Israël « n’ont rien à se reprocher au sujet des crises que vit la région du Moyen-Orient » qui est victime « des plans de l’Iran et du Hezbollah »!

Ami dévoué d’Israël, la journaliste de Makka conclut ainsi son article : » Netanyahu a demandé à ce que la justice soit rendue en Syrie et que les auteurs du crime de Khan Cheikhoun soient punis. Il a demandé aussi que la communauté internationale remplisse ses promesses de 2013 et qu’elle évacue tous les arsenaux du régime syrien ».

Makka prend fait et cause du régime d’Israël alors que la Syrie a démantelé tous ses stocks d’armes chimiques en 2014 conformément à un accord conclu avec l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques ????. « (…) Cela fait 50 ans que nous, les Arabes, nous nous vantons d’être arabes et nous humilions les sionistes et Israël.. les pays arabes et islamiques sont à la traîne du progrès et n’ont rien eu, si ce n’est la guerre ou la pauvreté mais comme l’a dit Netanyahu, Israël a accompli des choses qui ont changé le monde(!!) aussi bien en termes scientifiques que dans le domaine de la médecine, des télécommunication…. »

Le journal n’évoque pas non plus la raison profonde de ce qu’il a qualifié de « retard du monde arabo-musulman » : le caractère dictatorial de la plupart des régimes politiques qui dirigent les pays musulmans et qui font passer avant les intérêts de leur peuple, ceux des puissances étrangères qui les soutiennent, quitte à provoquer des guerres fratricides dans la région.

Pour le reste, Makka fait ce que le régime saoudien lui a demandé, à savoir : préparer l’opinion publique saoudienne à une normalisation des relations avec Israël via une « auto-humiliation collective ».

Source: Press TV

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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 05:57

Les USA envisagent d’instaurer une zone d’exclusion aérienne en Syrie

 
mattis
 
 

Le secrétaire à la Défense des États-Unis, James Mattis, a annoncé la possibilité d’instaurer une zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Syrie, a rapporté l’agence de presse Reuters.

« Il n’y a aucun doute que le gouvernement syrien porte l’entière responsabilité de l’attaque au gaz chimique dans ce pays », a déclaré ce haut responsable américain, qui s’est exprimé sur le dossier syrien, lors d’une conférence de presse mardi 11 avril.

De plus, il a prétendu que ces attaques n’étaient pas les premières dans leur genre et que par le passé, Damas avait déjà usé d’armes chimiques.

« La Maison-Blanche est convaincue que procéder à une opération militaire bien mesurée est la meilleure option pour empêcher l’usage d’armes chimiques », a poursuivi cet homme d’État américain. «Washington considère différentes possibilités, dont l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne au-dessus du territoire syrien », a-t-il renchéri.

Interrogé sur l’éventuelle implication des Russes dans cette prétendue attaque chimique du gouvernement syrien, Mattis s’est montré dubitatif.

« La crise syrienne ne portera pas préjudice aux relations russo-américaines », a-t-il toutefois estimé.
Ajoutant : « je suis persuadé que les Russes se comporteront en fonction de leurs intérêts et il n’est pas dans leur intérêt que la situation soit hors de contrôle ».

« Notre politique militaire envers la Syrie n’a pas changé et la destruction de Daech reste notre priorité », a-t-il conclu.

 

Sources: Reuters; Press TV

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 11:42

L’ambassadrice US à l’ONU : La Russie qui essaie de couvrir Assad est un « problème » pour Trump

 
Nikki Haley

 

 

Le président Donald Trump considère la Russie comme un problème, selon des propos rapportés mercredi par l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley.

« J’ai remonté les bretelles de la Russie plus de fois que je ne peux le compter mais c’est parce que, s'ils font quelque chose qui ne nous plaît pas, on va le leur dire », a confié la quadragénaire conservatrice, d’origine indienne, lors du Women in the World Summit, organisé à New York.

« Ils ont fait des choses avec la Crimée et l’Ukraine… et maintenant, ils essaient de couvrir Bachar al-Assad. C’est le genre de choses qu’on ne va pas laisser passer », a-t-elle martelé, rapporte l’AFP.

« J’ai eu des discussions avec le président au cours desquelles il a dit qu’il voyait la Russie comme un problème », a-t-elle ajouté.

Bien que le président américain ait maintes fois exprimé son admiration et son « respect » pour son homologue russe Vladimir Poutine, Nikki Haley s’en est prise à Moscou par le passé, notamment ce week-end lorsqu’elle a promis que les agissements de Moscou contre Kiev et les éventuelles ingérences russes dans la campagne présidentielle américaine seraient, le cas échéant, punis.

Le secrétaire d’Etat Rex Tillerson a prévenu qu’il était « temps que les Russes réfléchissent vraiment bien à la poursuite de leur soutien au régime Assad ».

Attendu les 11 et 12 avril à Moscou, il a ajouté qu' il n’y avait aucun doute dans (son) esprit: le régime syrien sous la gouverne de Bachar al-Assad est responsable de cette attaque atroce ».

Et Donald Trump a menacé de passer à l’action en Syrie après une présumée attaque chimique imputée à Damas.

Le ministère russe de la Défense a révélé que l’attaque contre Khan Cheikhoun dans la province d’Idleb a bel et bien été réalisée par l’aviation syrienne, mais elle a visé un « entrepôt de munitions et d’équipements militaires, qui contenait de substances toxiques ».

Dans un communiqué le ministère russe de la Défense a déclaré qu’il abritait « un grand nombre de munitions et des terroristes… ainsi que les munitions d’armes chimiques qui avaient été apportés d’Irak».

Source: Divers

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 11:34

 
Cisjordanie: un soldat israélien tué et un autre blessé dans une opération à la voiture bélier
 

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Un soldat israélien a été tué et un autre blessé jeudi matin dans une attaque à la voiture bélier près d’une implantation en Judée et Samarie.

Les faits sont survenus à une intersection proche d'Ofra, au nord de Ramallah.

L’auteur de l’opération a été arrêté, selon l’armée israélienne sans fournir plus de précisions sur son compte.

Selon des sources palestiniennes citées par le site palestinien Paltoday, les forces israéliennes ont ouvert le feu sur l’auteur de cette opération qui a été blessé. Il s’agit de Malek Hamed, originaire de la localité de Salwad au nord est de Ramallah.

Il s’agit du premier soldat israélien tué dans une attaque depuis la mort de quatre soldats le 8 janvier à Jérusalem quand un Palestinien avait lancé son camion contre un groupe de militaires.

Israël a été le théâtre d’une vague d’attaques qui ont coûté la vie à plus de 41 Israéliens, depuis le 1er octobre 2015, selon un décompte de l’AFP.

259 Palestiniens sont en outre morts, la plupart d’entre eux sont des auteurs ou auteurs présumés d’attaques individuelles, souvent commises à l’arme blanche ou à la voiture bélier.

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 09:23

Le Hezbollah : Désolés, Israël, mais l’Iran a reçu le feu vert pour établir une base navale en Syrie

 
marine_iranienne

Selon nos informations, Téhéran a reçu la permission de créer une base navale en Syrie. On n’attend plus que la confirmation officielle.

Le président syrien Bachar al-Assad a approuvé la création d’une base navale à proximité de la base aérienne de Hmeïmim utilisée par les forces russes en Syrie.

Citant des sources syriennes, la Nezavisimaya Gazeta affirme que des accords relatifs à la création d’une base navale iranienne en Syrie ont déjà été pris.

Le président syrien Bachar al-Assad a donné son feu vert au déploiement d’une base navale à proximité de la base aérienne de Hmeïmim, utilisée par les Forces Aériennes russes pour conduire leurs opérations contre l’« État Islamique » (groupe terroriste mis hors la loi en Russie), rapportent certains médias citant des sources syriennes.

Il n’y a pas encore eu de confirmation officielle de ces bruits, mais la question a été soulevée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lors de ses récentes discussions avec le président russe Vladimir Poutine, écrit encore la Nezavisimaya Gazeta. Commentant le résultat de sa rencontre avec le dirigeant russe, Netanyahu a déclaré aux reporters que les efforts de Téhéran pour s’assurer une présence permanente en Syrie avaient été le motif principal de sa visite à Moscou.

Bien qu’on ne sache pas encore exactement sur quoi les parties se sont mises d’accord, on peut estimer sans risque de se tromper que, sans le consentement tacite de Moscou, Assad n’aurait certainement pas approuvé les plans de Téhéran.

Mohammed Bagheri, chef d’État-Major Général iranien, avait déclaré il y a quelque temps que la marine iranienne pourrait bientôt avoir besoin de bases nouvelles en Syrie et au Yémen. À l’époque, cette déclaration avait été considérée comme de la simple propagande, mais il semble que la situation ait changé, maintenant que l’Iran est un des alliés principaux de Damas dans sa lutte contre les extrémistes de l’I.S.

« Si des troupes régulières iraniennes prennent part aux opérations militaires en Syrie, Assad gagnera » a affirmé l’expert militaire [lieutenant-général] Youri Netkachev. « C’est un scénario très audacieux. Les États-Unis, Israël et les pays membres de l’OTAN – y compris la Turquie qui est formellement considérée comme l’alliée de l’Iran dans le processus de paix organisé dans le cadre d’Astana – s’y opposeront vigoureusement », a-t-il ajouté.

Dans le même temps, le politologue et expert sur l’Iran Vladimir Sazhin a dit de son côté que Téhéran pourrait se mettre à jouer un rôle plus significatif dans la garantie de la capacité de défense syrienne. « Selon les déclarations officielles, l’Iran n’a envoyé en Syrie que des conseillers militaires et des instructeurs. Cependant, selon des informations officieuses, les Forces Armées Iraniennes – et au premier chef les Gardiens de la Révolution – participent aux combats dans ce pays. Les forces iraniennes en Syrie ont fait beaucoup pour sauver le régime de Assad, mais elles pourraient faire plus encore » a souligné l’expert avec force.

Il ne nous reste qu’à attendre la confirmation d’Assad. Netanyahu risque d’en avoir une attaque.

Sources: Russia Insider; Les grosses Orchades

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 06:58

A prendre avec precaution - diffusion du Hezbollah : L’histoire du message de Donald Trump à Bachar Al-Assad… et le périple de Mme Gabbard en Syrie et au Liban

Depuis 16 heures 3 avril 2017
gabbard_assad

Révélation fracassante qui devrait faire couler beaucoup d’encre : Bien avant les récentes déclarations des responsables américains selon lesquels le sort du président syrien n’intéressait plus les Etats-Unis, le président américain Donald Trump avait bel et bien envoyé un message à Bachar al-Assad.

C’est le directeur du journal libanais al-Akhbar Ibrahim Al-Amine qui a révélé ce fait. Selon lui, ce message a été envoyée via Tulsi Gabbard , la membre du Congrès américain pour l’Etat de Hawaï.

Ayant soutenu la candidature de Bernie Sanders à la présidentielle américaine, elle a été remarquée par le candidat Trump, qui une fois élue lui a proposé un poste important dans son administration.

Me répondra-t-il si je l’appelle?

gabbard1Ayant appris que cette femme d’origine indienne avait décidé de venir en Syrie pour s’enquérir de la situation en personne, et de rencontrer M. Assad, il lui a demandé de lui faire part et je cite :

« Alors demandez-lui s’il est prêt à communiquer avec nous, et moi je serai disposé à le contacter par téléphone. Mais qu’il sache que notre collaboration aura pour titre exclusif la lutte contre Daesh. Et il trouvera que la demande de son renversement de son poste n’est pas dans le cadre de mes intérêts et qu’elle finira progressivement par s’estomper dans les médias. Quant à la reprise des contacts directs et à la suppression des sanctions, ce sont deux choses qui ont besoin de plus de temps. L’important est que nous sachions comment il va se comporter et à quel point il est disposé à collaborer avec nous à l’insu des Russes et des Iraniens. C’est nous qui devrions changer notre politique à l’égard d’Assad et le fait de procéder à le contenir directement serait utile. Cet homme a résisté dans son poste. En réalité nous devrions œuvrer avec lui si nous voulons affronter Daesh sérieusemen
t ».

Dans sa vision de la politique américaine en Moyen-Orient, Trump estime que la politique de son prédécesseur Barack Obama a profondément  porté atteinte à l’hégémonie américaine, laissant le champ libre à celle de la Russie. Il pense que son administration se doit de revenir et de participer à la gestion de cette région, surtout dans les deux dossiers irakiens et syriens. S’engageant à ne pas affronter la Russie, il voudrait surtout assiéger l’Iran et mettre fin aux conséquences de l’accord nucléaire sans toutefois y renoncer. Et il croit que le théâtre syrien est celui de l’entente avec les Russes et les autres.

Al-Amine poursuit : « Trump voit que Daesh constitue le danger principal pour tous. Il est persuadé que l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie sont impliqués dans son soutien et dans l’appui à toutes les branches d’Al-Qaïda. Malgré sa haine pour l’Iran, il croit que ce pays est le plus sérieux dans son combat contre Daesh. Il ne veut pas seulement opérer un changement crucial, mais changer radicalement de stratégie. Il croit que l’important est de se concentrer sur Daesh et d’ignorer les autres buts dont celui de renverser Assad ».

Les pressions de l’ambassade américaine à Beyrouth
Or la visite de cette sénatrice d’origine indienne ne s’est pas faite sans embuches. Elle reflète surtout la nature et les moyens déployés par des cercles d’influence américains contre ce genre de démarche.

De concert, certains d’entre eux ont lancé une campagne pour la dissuader de faire cette visite  : la CIA, la FBI, voir même du secrétariat d’état pour les Affaires étrangères.

Même l’ambassadrice des Etats-Unis au Liban, Elizabeth Richard a pris part à cette campagne et a déployé tous ses efforts pour influer sur les termes de sa visite, en délimitant les rendez-vous à fixer, et en imposant certaines restrictions.

Quant bien Mme Gabbard a refusé en vrac toute son ingérence dans son programme, elle a tenté de nouveau en mettant de l’avant la présumée dangerosité de la situation au Liban, proposant que la sénatrice passe ses nuits dans l’ambassade américaine.

Face à un énième refus, la troisième tentative a été confiée aux responsables sécuritaires de l’ambassade, lesquels ont essayé d’imposer des conditions : sur les services sécuritaires libanais qui devraient l’accueillir et l’escorter, em précisant les zones rouges qu’elle ne devrait surtout pas visiter, celles oranges, visitables exclusivement la journée et celles en vert, ouvertes de jour comme de nuit. Des numéros de téléphone ont été donnés aux assistants de Mme Gabbard en cas d’urgence, avec une petite remarque : « nous avons des unités déployés partout au Liban en cas de nécessité ».

En traversant la région du Hezbollah

gabbard_aounArrivée à Beyrouth le 15 janvier dernier, en compagnie de son mari le réalisateur cinématographique d’origine indienne, Abraham Williams et sa délégation , certains de ses assistants l’attendaient à l’aéroport de Beyrouth en compagnie d’une unité du service de sécurité des ambassades, qui fait partie des Forces de sécurité intérieure. De là, elle s’est rendue directement à l’ambassade de Syrie pour obtenir un visas d’entrée dans ce pays. L’ambassadeur en personne l’y attendait et l’a accueilli.

Sur le chemin, et pour atteindre le plus tôt possible l’ambassade, la délégation a du emprunter le chemin le plus court, c’est-à-dire en passant par la banlieue sud de Beyrouth, classée parmi les zones rouges de la liste de l’ambassade américaine.

En voiture, Mme Gabbard a été surprise de savoir qu’il n’y avait pas de bases militaires ni des hommes armés du Hezbollah dans la banlieue.

« Êtes-vous surs que nous traversons la région contrôlée par le Hezbollah », s’était elle alors exclamée.

Dans l’ambassade syrienne, la sénatrice américaine a du refuser une nouvelle tentative d’ingérence de l’ambassadrice américaine qui y a dépêché les « Panthères noires », unité également affiliée aux FSI, mais qui semble lui inspirer plus confiance que l’unité de sécurité des ambassades, jugée sus l’influence du Hezbollah. Elle a aussi demandé à la rencontrer.

Mais toutes ces tentatives se sont avérées vaines. Mme Gabbard s’est obstinée à refuser, allant même jusqu’à exprimer sa volonté que ni la diplomate américaine ni aucun autre fonctionnaire de l’ambassade ne l’accompagnent dans sa tournée.

Elle a finalement eu gain de cause.

Trump sait que l’Arabie et la Turquie ont soutenu les terroristes

Le lundi  16  janvier, elle s’est rendue à Damas où elle a le jour même  rencontré le président Assad.

La première chose qu’elle lui a dit en le rencontrant est qu’elle est en visite d’investigation et qu’elle voudrait visiter plusieurs régions syriennes et rencontrer le plus de gensgabard possibles.

« Je voudrais de l’aide pour me fournir des donnés crédibles sur les parties qui soutiennent les groupes terroristes et surtout Daesh… Je voulais venir plus tôt mais mon voyage a été ajourné à la demande du président Trump en personne… Je l’ai rencontré avant de venir vous voir et je porte un message de sa part. Il m’a demandé de vous faire parvenir sa vision et ses idées sur la région. Et il m’a fait une demande directe», a-t-elle affirmé .

gabbard_alepElle a par la suite enchaîné sur ce qu’elle a entendu du président américain, et a répété a plusieurs reprises les critiques de la nouvelle administration américaine à l’encontre de la politique des alliés des Etats-Unis, à commencer par l’Arabie saoudite et en passant par les autres monarchies du Golfe et la Turquie. Elle a rapporté que la priorité absolue de M. Trump revient avant tout à lutter contre Daesh, signalant qu’il admire l’intelligence de la Russie et voudrait édifier une entente avec elle sur la Syrie.

« Il prendra en compte dans son approche du dossier iranien que c’est un Etat qui lutte très sérieusement contre Daesh », a-t-elle aussi indiqué pour le président syrien, lui assurant que le numéro un américain voulait « un changement radical de la politique des Etats-Unis pour la Syrie et la région ».

« Répondrez-vous à l’appel de M. Trump »

gabbard_alep1Dans la foulée de son intervention, elle demanda subitement à M. Assad : « si le président Trump vous téléphone, répondrez-vous a son appel téléphonique ? »

Il lui a répondu en l’interrogeant à son tour : « est-ce une supposition ou une suggestion »

« Non ce n’est pas une supposition », lui a-t-elle répondu.

Et M. Assad de l’interroger de nouveau : « est-ce une proposition de votre part ? »

Ce à quoi elle lui a rapporté que c’est le président américain qui lui a demandé de lui poser cette question, et lorsqu’elle l’a répétée de nouveau, M. Assad lui a répondu sans hésitation : « Bien entendu. Je lui donnerai même un numéro de téléphone à travers lequel il pourrait me contacter directement ».

A vrai dire, cette réponse directe et rapide du président syrien semble avoir surpris la sénatrice américaine, qui croyait ainsi que l’administration américaine qu’il n’entreprendrait jamais une démarche pareille sans voir consulté au préalable ses alliés russes et iraniens.

Des visites et des rencontres 

gabbard_alep2Après deux heures d’entretien avec le président Assad, Mme Gabbard a rencontré son épouse Mme Asma Assad, puis le mufti syrien cheikh Badreddine Hassoune, puis visité la Grande mosquée de Damas. Elle a aussi eu un entretien avec le patriarche Ignatius Afram puis des hommes d’affaires et des académiciens syriens.

Dans la soirée, elle était invitée à dîner avec la conseillère d’Assad, Mme Bouthayna Chaabane en présence du représentant de la Syrie à l’Onu Bachar al-Jaafari, puis elle a passé sa nuit dans la Maison d’hospitalité du Palais présidentiel.

Le lendemain, elle l’a passé dans la ville d’Alep où elle a rencontré le maire, des députés, des hommes de religion, des citoyens syriens et a visité un camp de déplacées.

En quittant la ville, elle a reçu un appel de la part du chef de l’Etat syrien lui proposant de l’accueillir toute la journée de mercredi, pour lui fournir des documents flagrants sur l’implication directe de personnages sécuritaires américains, qui à la demande de l’ancienne administration, ont soutenu les terroristes en Syrie.

Ce jour-là, elle a rencontré M. Assad à deux reprises et emporté avec elle les pièces de conviction de cette implication qu’elle devrait vérifier une fois de retour aux Etats-Unis.

La dernière embuche de l’ambassade américaine

De retour à Beyrouth, une autre surprise l’y attendait. Voire une autre embuche.
Dans le cadre du programme qu’elle a déterminé elle même, distinctement des programmes observés par les autres visiteurs américains, elle s’était fixé de rencontrer les trois chefs libanais de l’exécutif et du législatif, Mrs Michel Aoun, Saad Hariri et Nabih Berri.

gabard_directeur_fsiMais elle n’a pu rencontrer que le chef de l’Etat libanais, alors que les deux autres se sont excusés de la voir. Il s’est avéré là aussi que l’ambassade américaine a interféré, faisant part à toutes les administrations libanaises que la visite n’est pas coordonnée avec le ministère de Affaires étrangères. Elle voulait aussi rencontrer l’ex-président libanais Emile Lahhoud, qui a été banni par les Américains pour ses positions pro résistance.  Avant de rentrer, elle a tout de même rencontré le directeur de la Sécurité général le général Abbas , lequel  joue un rôle important dans la lutte contre les groupes extrémistes au Liban, et connait parfaitement ce dossier.

Depuis qu’elle est de retour aux Etats-Unis, Mme Gabbard fait l’objet d’une énorme campagne lancée contre elle. Ce qu’elle devait surtout attendre.

Selon Al-Akhbar, en attendant son rendez-vous avec le président américain, elle peaufine son rapport sur son voyage syrien et libanais. Affaire à suivre.

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 05:34

Les élucubrations du Hezbollah : L’Iran, « plus grande menace pour les USA ». Votel suggère l’option militaire.

Les États-Unis devraient envisager d’utiliser des «moyens militaires» contre l’Iran, selon le général de l’armée américaine Joseph Votel qui qualifie Téhéran de « plus grande menace à long terme pour la stabilité» au Moyen-Orient.

Votel, qui dirige le Commandement central américain (CENTCOM), a fait ces remarques sans précédent et à la limite d’une déclaration de guerre devant le Comité des services armés du Sénat mercredi. Votel est chargé de diriger les guerres américaines en Asie centrale et au Moyen-Orient. Plus de 80 000 soldats américains sont stationnés dans la région sous son commandement .

Évoquant une à une, les actions de « l’axe de la Résistance l'Iran » à l’hégémonie américaine dans la région, Votel s’en est violemment pris à la Force de Mobilisation populaire en Irak, les Hachd Al-Chaabi, forces composées de chiites et de sunnites et qui se sont distinguées par de fulgurants succès militaires contre les terroristes de Daech à l’ouest de Mossoul, et ce,(selon le Hezbollah), malgré tous les obstacles dressés par les États-Unis et leurs alliés. Pour Votel, « les Hachd al-Chaabi cherchent à étendre leur influence en Irak via des canaux militaires et politiques » et  » leur participation aux opérations pour la libération de Mossoul créerait de nouveaux défis ».

Votel n’a évidemment pas expliqué pourquoi une des composantes des forces armées nationales irakiennes ( Hachd al-Chaabi) ne pouvait pas opérer sur l’ensemble du territoire national, y compris Mossoul, alors que l’Irak est pleinement engagé dans la guerre contre Daech, lequel était parvenu à s’emparer de Mossoul en 2014, faute d’aide militaire US à l’armée irakienne.

Votel a accusé l’Iran d’avoir adopté  » une politique dévastatrice » au Moyen-Orient en oubliant au passage d’évoquer le cas du Yémen, un pays tombé à 90% en ruine, et où 7 millions de personnes souffrent de famine, et tout cela pour cause du soutien US à l’agression militaire saoudienne contre ce pays.

Les États-Unis ont d’ailleurs récemment annoncé leur engagement militaire directement au Yémen au profit de l’agresseur saoudien, ce qui risque d’alourdir le bilan des pertes de trois années de guerre encore davantage, l’actuel bilan étant de plus de 12 000 morts et près de 4 0000 blessés.

Le général a révélé dans une autre partie de son discours son inquiétude de voir les Irakiens vaincre Daech dans un proche avenir et dit :  » Washington devra faire attention : une fois Daech vaincu, l’Iran pourrait tourner les yeux vers notre personnel et notre présence militaire dans la région ».

Le réquisitoire anti iranien de Votel a aussi visé l’accord nucléaire: après sa signature, l’Iran n’a pas changé d’attitude , selon Votel qui a accusé l'Iran de « tentative hégémonique en Irak, en Syrie, au Liban, et à Gaza ».

« L’accord nucléaire a permis de mettre un bémol au moins pendant quelques années à l’une des menaces iraniennes (nucléaire, NDLR), mais d’autres menaces persistent, celle des missiles iraniens, d’activités cybernétiques, la marine iranienne, le Corps des gardiens de la Révolution islamique et tous les groupes affiliés à l’Iran ».

Selon Votel la RII présente « la plus grande menace à long terme pour les intérêts des États-Unis », ce qui demande que les Américains fassent tout pour « perturber l’ordre iranien ».

Le casus belli lancé par Votel à l’adresse de l’Iran intervient quelques jours après un raid meurtrier contre une école à Mossoul qui a fait plus de 200 morts et alors que les États-Unis viennent de déployer des forces militaires en Syrie et plus précisément à Raqqa au détriment d’une trêve instaurée par la Russie et l’Iran, en Syrie qui aurait pu aboutir à la paix.

Au Yémen, ce que Votel qualifie de « tentative hégémonique de l’Iran » est en effet le soutien moral (et surtout militaire) apporté à un peuple qui se fait massacrer de la pire des manières, mais qui résiste, les mains vides, à une guerre visant à s’emparer de ses richesses géostratégiques et nationales (dont l'Iran est friand).

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 06:29

Le Hezbollah irakien -une force d'occupation-  refuse que les Américains restent dans leur pays

Depuis 20 heures 25 mars 2017
Jaafar Al-Husseini, le porte-parole des Brigades du Hezbollah

Les Brigades du Hezbollah en Irak sont farouchement opposées à « toute présence militaire des forces américaines » en Irak qui constitue selon eux  » une force d’occupation » qui devrait être combattue.

 » Les brigades du Hezbollah surveillent de près tous les agissements des forces américaines en Irak », a dit lors d’un appel téléphonique avec la chaine de télévision libanaise Al-Mayadeen, leur porte-parole Jaafar al Husseini qui réagissait ainsi aux propos récemment tenus par le secrétaire américain à la Défense, James Mattis.
Ce dernier avait annoncé que son pays « n’avait pas l’intention de quitter l’Irak même après l’échec de Daesh », car les États-Unis ont l’intention « d’empêcher un retour de Daesh en Irak ».

Selon Press TV, cette rhétorique a évidemment du mal à convaincre les milieux proches de la Résistance irakienne, les Hachd al-Chaabi qui savent comment les Américains ont eux-mêmes présidé à l’émergence de Daesh en Irak et comment cette organisation terroriste a été depuis 2014, date à laquelle elle a occupé la ville stratégique de Mossoul, « aidée indirectement par les forces américaines ».

Cette milice wahhabite a vu le jour quelque temps après le retrait des troupes américaines en raison du refus de l’ex-Premier ministre irakien Nouri Al-Maliki des conditions imposées par les Américains pour que leurs troupes militaires restent dans ce pays. Dont d’accorder l’immunité à leurs soldats.

Elle a depuis servi de prétexte pour le retour progressif des militaires américains dans ce pays, au motif de les combattre, et pour qu’ils s’y implantent définitivement.

Le général Mattis qui s’exprimait devant le comité des forces armées au sénat a souligné :  » un retrait des forces américaines d’Irak après l’échec de Daesh serait une erreur, identique à celle commise en 2011″.

Mattis faisait allusion au décret de l’ancien président américain Barak Obama qui a ordonné le retrait des forces américaines d’Irak en 2010 au bout de sept ans d’occupation du pays avec comme résultat la destruction des villes entières, le pillage des richesses nationales irakiennes et surtout la mise sur pied des fondements d’un démembrement du pays.

Même approche du côté du chef de l’état-major américain, le général Joseph Dunford qui prétend désormais que  » les forces sécuritaires irakiennes ont besoin du soutien des États-Unis » et que  » l’Irak ne pourrait pas se reconstruire sans l’aide de Washington ».

Ces propos sont tenus alors que ce sont les forces de mobilisation populaire -les Hachd al-Chaabi- et l’armée irakienne qui ont réussi à repousser les terroristes de Daesh à Mossoul et de couper les principales voies de communication entre ses bases irakiennes et ses positions en Syrie, indique Press TV.

L’est de Mossoul a été quasi totalement libéré par l’armée irakienne tandis que l’axe occidental de la ville est le théâtre d’opérations d’envergure des forces de mobilisation populaire qui ont réussi à libérer des dizaines de villages et continuent de resserrer l’étau chaque jour davantage autour de Daesh.

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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