Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 05:36

Hypothèses our réalite ? Financial Times: Washington pense à accorder son feu vert pour frapper le Hezbollah

 
hezbollah

Rédaction du site

Selon le journal Financial Times, « compte tenu de l’incapacité pour les Etats-Unis, Israël et l’Arabie saoudite d’attaquer l’Iran directement, Washington envisage d’accorder son feu vert à Israël afin de déclencher une guerre contre le Hezbollah dans le but de le détruire », a rapporté la chaine satellitaire libanaise alMayadeen.

Dans un article paru sous le titre »Washington veut des sanctions plus sévères contre l’Iran et le Hezbollah, » l’auteur David Gardner a écrit que « la semaine dernière , on a  beaucoup entendu parler de zones de désescalade en Syrie, toutefois, peu ont parlé de l’escalade continue  des agressions israéliennes, contre des soi-disant  convois d’armes iraniennes destinés au Hezbollah via la Syrie ».

L’écrivain a ajouté que « malgré l’hostilité profonde contre l’Iran, Israël et l’administration américaine ont conclu à contrecoeur qu’il valait  mieux préserver le dossier nucléaire. Néanmoins, la Maison Blanche étudie d’autres moyens pour frapper l’Iran en imposant plus de sanctions contre le Hezbollah et ses alliés ».

L’auteur a indiqué qu' »un membre de la commission des affaires étrangères à la Chambre des représentants américaine, Ed Royce travaille sur une série de sanctions contre les alliés du Hezbollah au Liban, dont le président Michel Aoun et le président du Parlement Nabih Berri », rappelant que « les sanctions américaines de l’année dernière  n’ont pas visé uniquement le Hezbollah mais tout son vaste réseau social a également été perturbé, sachant que le flux des fonds qui maintient le Liban sur ces deux pieds a tout autant été perturbé ».

Cela dit, le Financial Times note qu' «il est à craindre qu’aucune action ou intiative de la part des États-Unis ne puisse dissuader l’Iran de cesser de  poursuivre ses ambitions régionales », ajoutant que « faute d’options chez les USA et Israël , et dans une moindre mesure chez l’Arabie saoudite, pour attaquer l’Iran directement, l’administration de Trump pourrait accorder son feu vert à une nouvelle agression israélienne pour détruire le Hezbollah ».

Et pour conclure, le quotidien britannique a estimé que « contrairement à la dernière guerre en 2006, qui a imposé un nouvel équilibre des forces,  que  les Israéliens jugent inacceptable politiquement et stratégiquement,  le Hezbollah dispose aujourd’hui d’un énorme arsenal de missiles capables d’atteindre Israël et de la couvrir totalement. En d’autres termes, l’équilibre de la terreur est réél à la frontière entre Israël et le Liban », notant qu' »une nouvelle guerre serait dévastatatrice en particulier pour le Liban et aussi pour la région ».

Source: Médias

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans divers
commenter cet article
8 mai 2017 1 08 /05 /mai /2017 13:38

La Jordanie rejette l’accord d’Astana et menace la Syrie

 
moemeni

Rédaction du site

Le porte-parole du gouvernement jordanien a assuré que son pays est prêt à défendre ses frontières sur le sol syrien en cas de nécessité et qu’il est concerné par le retour de la stabilité et de la sécurité en Syrie.

Lors d’une déclaration pour la télévision jordanienne Dimanche, Mohammad al-Moemeni a dit que son pays n’a pas signé l’accord conclu sur l’établissement de quatre zones de désescalade en Syrie, conclu lors de la rencontre organisée au début du mois de mai à Astana au Kazakhstan, où son pays a participé en tant qu’observateur. Il a affirmé que son pays poursuivra la même politique à l’encontre de la crise syrienne. La Jordanie a joué via la cellule MOQ un rôle important de soutien logistique, financier et militaire  aux groupes terroristes en Syrie.

Sachant que l’une des zones visées par ce plan suggéré par la Russie et conclu avec l’Iran et la Turquie est celle de la province de Deraa qui se trouve aux confins avec la Jordanie.

Il est question depuis quelques semaines d’une offensive d’envergure contre la Syrie, en passant par Deraa, préparée en Jordanie  avec l’aide des Etats-Unis et destinée à répéter le même scénario qui a eu lieu dans le nord syrien, avec l’invasion turque et l’instauration de zones occupées par les milices soutenues par Ankara.

Manoeuvres militaires

Depuis le 7 mai se tient en Jordanie l’exercice militaire annuel « Eager Lion » en Jordanie, sous le commandement de l’armée américaine et de la Jordanie, auquel participent quelques 7.400 militaires venus de 20 pays du monde. Selon l’armée jordanienne, des militaires venus de l’Europe, de l’Asie, de l’Afrique et des pays du golfe Persique ont participé à ces manœuvres.

Selon l’AFP, il s’agit de la 7e édition de ces manœuvres qui devrait durer une dizaine de jours.

Mais cette année, ces manœuvres militaires conjointes sont marquées par la présence de deux bombardiers supersoniques US B-1B.

A noter qu’un avant texte de l’accord d’Astana a été proposé au Conseil de sécurité ce lundi par l’ambassadeur russe aux Nations Unies. Il devrait être soumis au vote des pays membres entre les 8 et 9 mai .

Sources: Al-Mayadeen; Press TV

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans divers
commenter cet article
6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 17:28
contropiano
 

A l’occasion du dixième anniversaire de l’offensive israélienne contre le Liban en 2006, la presse de Beyrouth et de Tel Aviv reviennent sur un thème devenu récurrent : le prochain conflit, le troisième, entre Israël et le Hezbollah.

D’après de nombreux analystes et experts en la matière en effet, «la vraie question à se poser n’est pas de savoir s’il y aura un affrontement armé mais plutôt quand celui-ci aura lieu ».

Le débat en Israël, au niveau politique comme au niveau militaire, se développe davantage sur le potentiel militaire du Hezbollah et sur les difficultés que pourra rencontrer l’armée israelienne en cas d’un conflit au résultat incertain que sur les possibles conséquences internationales.

L’alliance solide avec l’Arabie Saoudite et ses pays satellites (Egypte, Pays du Golfe, Turquie et Jordanie) semble avoir préparé le terrain géopolitique d’une prochaine intervention militaire.

Le remaniement gouvernemental israélien, avec l’entrée du faucon Lieberman au Département de la Défense, est également un signal clair du changement de direction de l’Etat israelien vers des positions encore plus intransigeantes et belliqueuses. Les premières déclarations du ministre ultranationaliste à l’issue de la réunion de l’exécutif la semaine dernière ont d’ailleurs eu trait au fait que «l’ennemi principal d'Israël est le Hezbollah».

D’après le quotidien israélien Maariv, les déclarations du gouvernement sur le Hezbollah sont les suivantes: «(Le Hezbollah) est une organisation qui est en train de se développer tant politiquement que militairement. Le Parti est passé rapidement de l’état de milice à celui d’une vraie armée qui se compose de vingt mille soldats effectifs et de vingt-cinq mille réservistes, sans oublier les troupes d’élite, les armements, les capacités technologiques et logistiques».
En deux mots : un ennemi trop proche et trop dangereux près des frontières d’Israël.

Les interventions des responsables militaires de l’armée israélienne sont du même niveau. Les principaux arguments qu’ils avancent dans leurs différentes déclarations à la presse concernent les résultats incertains d’une confrontation militaire puisque «le Hezbollah a considérablement changé et s’est beaucoup amélioré depuis 2006», année où les troupes israéliennes subirent des pertes considérables et quelques échecs.

Au cours d’une interview au Jerusalem Post, le commandant israélien de la zone frontalière avec le Liban a déclaré que «les combattants du Hezbollah sont bien armés, dressés et prêts à se confronter à notre armée. La préparation militaire, logistique et la qualité des armements, avec l’expérience que les troupes chiites ont acquise dans l’arène syrienne pendant des années, rendent leurs troupes très dangereuses et plus expérimentées que les nôtres, même si celles-ci sont bien entraînées et bien préparées».

Un signe évident de la préoccupation israélienne est la mise en œuvre, pour la première fois, d’un plan d’évacuation de civils de la Galilée sur la vallée du Jourdain car les services secrets israeliens « ne doutent pas que le Hezbollah réussira à percer les lignes israéliennes en menant des actions militaires à l’intérieur de cette zone».

Pour l’instant, peut-être dans le but de rassurer les mass media et la population, le gouvernement de Tel Aviv se déclare encore prudent et attentif à l’évolution des évènements, surtout dans les territoires syriens. En effet, officiellement, quelques représentants politiques se raccrochent à quelques éléments: le pouvoir de dissuasion de l’armée israélienne, le fait que le Hezbollah soit lié au scénario libanais comme faisant partie du gouvernement à l’intérieur de la coalition nationale et, enfin, la capacité de la Russie de bloquer les ambitions belliqueuses du Hezbollah.

De la part des chiites la réponse a été claire. D’après le quotidien libanais As Safir, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans un bulletin de presse diffusé après une rencontre des dirigeants du parti avait déclaré: « nous garderons les yeux bien ouverts soit sur Alep soit sur le Sud».

Cela pour dire que le Hezbollah considère comme une priorité la lutte à Alep contre le front al-Nosra (Al-Qaïda) mais juge que le contrôle de ses frontières méridionales est fondamental et n’exclut pas la possibilité d’un conflit avec Israël. Nasrallah a précisé que «La résistance est prête à répondre à toute agression ou ingérence et à faire face à n’importe quelle évolution possible de la situation géopolitique de la zone. Le leader chiite a réaffirmé que la lutte ne se situe pas entre chiites et sunnites mais «contre les groupes jihadistes, Israel et l’Arabie Saoudite, qui sont les vrais ennemis également de la libération de la Palestine»

Que des miliciens chiites aient filmé la visite-éclair de Lieberman, le ministre de la défense d’Israël, le long de la frontière libanaise et que cela ait été divulgué ne fait que confirmer le niveau d’attention et la capacité logistique du Hezbollah. La préoccupation de la presse de Tel Aviv concerne les moyens par lesquels les services de sécurité du Hezbollah ont pu connaître à l’avance le jour exact de l’événement et le programme de la délégation ainsi que les noms des participants.

Il n’y a eu encore aucune réponse officielle de la part de l’intelligence d’Israël concernant les activités du contre-espionnage chiite; ce qui est sûr est que le Hezbollah a voulu faire comprendre que la résistance libanaise est bien plus prête que ce que le gouvernement d’Israël peut imaginer.

Par Stefano Mauro

Source : Contropiano ; traduit par Investig’action

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans divers
commenter cet article
4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 16:21

Félonie russe, stupidité américaine - Syrie: Accord Russie-Turquie-Iran sur la création de zones sécurisées en Syrie. Israël s’inquiète

 
astana_mai

Les négociations tenues depuis mercredi dans la capitale kazakhe Astana ont débouché sur la signature par la Russie, l’Iran et la Turquie d’un accord portant sur la création de quatre zones de sécurité en Syrie.

« Le texte est adopté », a déclaré selon l’agence russe Sputnik une source qui fait partie d’une des délégations présentes aux négociations, ajoutant que le document est devenu plus compact.

Les chefs des délégations des trois pays, parrains des pourparlers de paix d’Astana, au Kazakhstan, ont signé le document, selon une journaliste de l’AFP  sur place.

C’est la Russie qui avait proposé ce plan destiné à mettre en place en Syrie quatre zones d’apaisement des tensions dans plusieurs provinces du pays, ainsi qu’à instaurer des lignes de sécurité tout au long de ces zones afin d’éviter les heurts entre les parties.

Ces quatre zones  se situent dans la province d’Idlib, au nord de la ville de Homs, dans la Ghouta orientale et dans le sud de la Syrie.

Selon le négociateur russe, Alexandre Lavrentiev, ces régions connaissent le gros des combats entre l’armée syrienne d’une part et les groupes rebelles dont ceux occupés par le front al-Nosra, branche d’al-Qaïda en Syrie, rebaptisé front Fatah al-Cham .

« Des zones de sécurité » constituées de postes de contrôle et de centres de surveillance tenus conjointement par l’armée syrienne et les rebelles seraient mises en place autour des « zones de désescalade ». Des unités militaires d' «observateurs » de pays non précisés devraient aussi être déployées, lit-on dans une version arabe du projet du memorandum.

Selon M. Lavrentiev, les combats devraient être suspendus à partir du 6 mai prochain et ce pour une durée de 6 mois, avec la possibilité de prolongement de la trêve.

« Au cas où trêve parvient à réaliser un apaisement stable dans les zones de désescalade, notamment dans la Ghouta, on pourra parler du retrait des factions proches de l’Iran », a-t-il ajouté estimant que la signature de ce mémorandum ouvrira la voie à la préservation de l’intégrité territoriale de la Syrie et à un règlement politique.

Le projet du document final indique que les pays-garants de la trêve en Syrie s’engagent à créer dans une période de cinq jours après la signature du mémorandum, un groupe de travail pour le mettre en œuvre.

« Cinq jours après la signature du mémorandum, les pays-garants créeront un groupe de travail au niveau des représentants habilités afin de déterminer les limites du désarmement, les zones de tension et de sécurité, et afin de résoudre les problèmes techniques liés à la mise en œuvre du mémorandum », indique un des paragraphes du projet.

Des unités militaires formés d' «observateurs » venus de plusieurs pays devraient aussi être déployées. Les noms de ces pays n’ont pas encore été précisés.

La Turquie partante

Mercredi, au cours d’une conférence de presse commune donnée à Sotchi, le président russe et son homologue turc ont annoncé s’être mis d’accord sur le projet de mise en place de zones de «désescalade» pour «pacifier» la Syrie.

«Notre position commune est que la création de zones de désescalade doit amener à une plus grande pacification et à un renforcement du régime de cessez-le-feu», a affirmé le président russe.

Pour le président turc Recep Tayyip Erdogan la création de telles zones permettrait de résoudre le conflit à « 50% ».

Les zones en question doivent s’accompagner de zones d’exclusion aérienne et pourront renforcer la trêve, a précisé M. Poutine.

Mais selon Press TV, des informations font état de divergences entre la partie russo-iranienne et la partie turque.

De même, le Président russe a affirmé avoir soulevé la question des zones de sécurité en Syrie avec son homologue américain Donald Trump qui soutient également cette idée.

Pas d’Iran

De leur côté, les représentants des rebelles syriens ont annoncé jeudi avoir décidé de reprendre les pourparlers d’Astana, après avoir suspendu leur participation mercredi.

« C’est le signe d’un manque d’auto-contrôle et d’expérience dans l’action politique et diplomatique … mais je ne pense pas que cela affectera l’évolution des évènements en Syrie », a commenté le représentant de la Russie aux négociation d’Astana.

Ils s’étaient retirés de ce quatrième round de discussions avec les représentants du pouvoir syrien « tant que l’armée syrienne n’aurait pas cessé ses bombardements ».

Ils ont également contesté le fait que l’Iran aussi parainne cet accord.

Israël s’inquiète

L’implication de l’Iran dans cet accord n’est pas sans inquiéter Israel.

 « Le plan russe qui aurait le feu vert implicite des États-Unis devrait impliquer l’Iran et c’est cela qui inquiète Israël » , note Debka, le site web proche du renseignement de l’armée israélienne, selon la télévision iranienne Press TV .

La crainte d’Israël est « vive » de voir les « officiers iraniens » présents au sein de la mission d’observation de la trêve et de surveillance des « zones de désescalade », poursuit le site qui prétend que l’idée a été discutée au cours du dernier contact téléphonique entre les présidents russe et américain, Vladimir Poutine et Donald Trump.

Debka poursuit:  « C’est au cours de cette conversation téléphonique que Trump aurait donné son feu vert à Poutine pour créer des zones de désescalade mais là où Israël s’inquiète, c’est que ce feu vert concernerait aussi la présence militaire iranienne en Syrie. »

« L’une des zones où la désescalade devra avoir lieu, se situe dans le sud de la Syrie, sur les frontières avec Israël et les forces iraniennes pourraient être présentes dans le sud » , ajoute Debka .

Debka s’intéresse surtout à la province de Deraa, dans le sud syrien, limitrophe du Golan occupé et de la Jordanie, région d’où « Israël et la Jordanie devraient lancer une grande offensive contre l’armée syrienne et ses alliés ».

Sources: Sputnik, Press TV, AFP

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans divers
commenter cet article
1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 17:56

Communiqué de France-Israël Marseille

http://fim13.blogspot.fr/2017/03/communique-de-france-israel-marseille.html

Sous l'égide des Frères musulmans, l'internationale de l'islam djihadiste sunnite, une manifestation est annoncée à Paris pour exiger "la séparation du CRIF et de l'Etat".

Un misérable assemblage de groupuscules réunissant les épaves politiques de l'extrême gauche, les morts-vivants du trotskysme, et les éclopés frénétiques de l'idéologie écolo-altermondialiste, a accroché sous l'égide du CAPJPO, son pauvre destin à la locomotive de l'islam politique mondialisé.

Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que derrière les agitateurs antisémites des Indigènes de la République et des idéologues du même acabit, il y a les solides structures internationales des Frères musulmans. Ces structures sont assisses sur l'argent et les stratèges des grands pôles de l'islam mondial conquérant. Elles ont été bien décrites par Alexandre Del Valle dans son ouvrage "Les vrais ennemis de l'Occident." En premier, l'argent et les penseurs viennent du Golfe, mais ils viennent aussi d'Asie, de Turquie, etc. L'une des émanations caractéristiques de cet islam de guerre est en France le CCIF dont les antennes et soutiens régissent les officines islamisées de l'ONU..

Que veulent ces gens?

Avant tout, ils veulent quadriller et gouverner les énormes populations de culture arabo-musulmanes qui vivent en France et possèdent la nationalité française. Ils veulent les enfermer dans l'islam tel qu'ils le voient, et les retrancher de "l'impureté" consubstantielle de la société sécularisée. Forts de cet enracinement, ils veulent aussi exercer sur les autorités politiques françaises de tous niveaux, du maire au président de la République, des pressions de plus en plus puissantes permettant d'asservir à leur vues les politiques locales comme les politiques intérieure et internationale du pays.

Depuis plusieurs décennies, ces forces utilisent inlassablement une clé idéologique identique pour pénétrer et encadrer les masses musulmanes: l'antisémitisme le plus exécrable et le crétinisme antisioniste le plus borné. Ces deux thèmes ainsi que la prétendue "islamophobie" sont leur fonds de commerce. Ces falsifications sont parfaitement en phase avec les traits d'arriération du legs culturel que véhiculent les sociétés musulmanes qui se sont implantées en France, et dont il est un devoir national de les débarrasser.

Derrière le CRIF, les Juifs et Israël, c'est donc l'identité, l'unité et la pérennité de la France qui sont visés. L'antisémitisme et l'antisionisme de cet islam ne sont qu'un élément de langage pour dire qu'un nouveau pouvoir défie la France de l'intérieur. Le gouvernement de François Hollande n'a pas interdit la manifestation scélérate annoncée, en partie parce qu'il poursuit sa politique d'apaisement/affaissement et en partie parce qu'il estime pouvoir obtenir, par une complaisance minable, quelques dividendes électoraux.

François Fillon s'est engagé s'il était élu, à dissoudre tous les états-majors des Frères musulmans qu'ils siègent à Paris ou disséminés sur le territoire. Nous attendons qu'il exécute cette engagement, d'autant qu'il semble avoir pris la mesure, avec son ouvrage sur le totalitarisme islamique, du niveau de la menace qui pèse sur la France.

Les Juifs de France doivent bien comprendre qu'en cette circonstance, comme depuis plusieurs décennies, ils sont utilisés pour masquer un projet idéologique qui cible réellement le pays tout entier, son passé et son avenir.

Ils ne doivent pas prendre l'habit de l'idiot qui regarde le doigt quand le sage désigne le soleil.

Laissons de coté le Aldo Maccione de l'UPJF, qui part en guerre contre les forces de l'ordre avec force postures et des troupes microscopiques.

Les Juifs de France ne doivent pas perdre le sens de la réalité, comme l'honorable Francis Kalifat qui a mis inutilement l'Etat au défi en écrivant : "les associations juives sont déterminées à se mobiliser pour empêcher la tenue d'une telle manifestation si elle était autorisée avec tous les risques que cela comporte quant au trouble à l'ordre public. Nous ne pouvons plus accepter ces appels à la haine dans les rues de Paris."

Non, les associations juives ne doivent ni tomber dans la provocation islamiste, ni dire qu'elle vont faire ce qu'elle n'ont pas les moyens de faire.

Enfin, le député Meyer Habib a écrit une remarquable lettre au ministre de l'intérieur. Il y décrit bien la frustration et la colère des Juifs devant la partialité, l'aveuglement et l'hypocrisie foncière des autorités en place. Mais il aurait dû souligner que derrière les Juifs, c'est la France, c'est la nation, qui sont attaquées par des ennemis redoutables.

Il aurait dû aussi souligner, qu'au moment des élections qui arrivent, il est capital de participer au courant puissant qui vise à balayer le pouvoir en place, et ses faux-nez qui disent la messe "ni droite ni gauche".

Jean-Pierre Bensimon
le 30 mars 2017

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans divers
commenter cet article
11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 08:31
I S R A E L   I S   F O R E V E R
 Monsieur François Hollande
 Palais de l’Elysée. Paris.
 
 
Monsieur le Président,
 
Vous avez pris l’initiative de convoquer une conférence internationale à Paris afin d’imposer à l’État d’Israël une solution de démembrement.
C’est sous votre mandature que fut effectué le vote de l’Assemblée nationale reconnaissant la « Palestine », le vote à l’Unesco niant tout lien entre  Jérusalem et le peuple juif, le vote à l’OMS sur la politique sanitaire israélienne, le marquage des produits israéliens et  le vote inique à l’ONU pour  tenter de rendre « Judenrein » les terres bibliques de Judée et Samarie.  Il manquait une conférence internationale à Paris en l’absence et contre la volonté de l’Etat d’Israël.
 
Au moment où le Moyen-Orient est à feu et à sang, la Syrie est en ruines, l’Irak résonne des explosions permanentes, la Libye est aux mains des terroristes musulmans, l’Iran prépare son avenir nucléaire grâce aux accords que vous avez signés, la Turquie vit sous un régime dictatorial, les Kurdes n’ont toujours pas de territoire indépendant reconnu, les réfugiés se comptent par millions, les victimes civiles et militaires sont des centaines de milliers, votre problème crucial reste le soutien à un État arabe terroriste et improbable supplémentaire .
Effectivement dans ce conteste, il est urgent d’affaiblir le seul ilot de stabilité et la seule démocratie de cette région alors haro sur l’Etat Juif.
En Europe et dans cette union européenne, aucun problème !
La Grande-Bretagne a claqué la porte de l’Europe, la Grèce croule sous le poids des contraintes financières, l’Italie est en danger pour ses institutions bancaires et  des millions de « migrants » déferlent vers le vieux continent, la Crimée est annexée par la Russie et les combats se déroulent en Ukraine.  L’insécurité vous pousse désormais à protéger non pas la synagogue mais vos cathédrales et les failles permettent à un terroriste de Berlin de traverser la France.
Mais l’urgence réside dans  l’action contre l’Etat d’Israël !   
 
Votre seul problème et votre ambition restent  la possibilité de partager la capitale d’Israël et du peuple juif, de lui retirer ses Terres historiques de Judée et de Samarie. Une constance qui touche à l’obsession !
Sans vouloir surtout faire d’amalgame, cette politique a des relents d’affaire Dreyfus et d’étoile jaune.
Sachez Monsieur le Président, que lorsque vous aurez quitté l’Élysée, le peuple juif sera en liesse.
En effet il fêtera alors le 50e anniversaire de la Victoire de Tsahal qui a apporté  la libération de la Judée et de la Samarie et la réunification de sa Capitale éternelle et indivisible : Jérusalem.
 
Le Président
Jacques Kupfer
Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans divers
commenter cet article
4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 10:41

La Palestine, Israël et le droit international

 

Toutes les démarches contestant la légalité de la présence israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem sont illégales. A commencer par la résolution 2334 du Conseil de Sécurité.

 

http://michelgurfinkiel.com/articles/622-Isral,-la-Palestine-et-le-droit-international.html

PAR MICHEL GURFINKIEL.

 

Le Conseil de Sécurité des Nations Unies a voté le 23 décembre 2016 une résolution (UNSC 2334) déclarant illégales toutes les mesures en termes d’aménagement du territoire, d’urbanisme, de peuplement ou de développement économique prises par Israël dans les territoires dont il a pris le contrôle à l’issue de la guerre des Six Jours. Cette résolution, qui s’applique notamment à tous les quartiers de Jérusalem situés au-delà de la ligne de démarcation en vigueur jusqu’au 4 juin 1967 – « Jérusalem-Est », c’est à dire aux deux tiers de cette ville – a été adoptée par quatorze membres du Conseil de Sécurité sur quinze. S’est abstenu, le quinzième membre du Conseil, les États-Unis. Quand des résolutions analogues avaient été présentées dans le passé, les États-Unis leur avaient opposé leur veto, ce qui annulait purement et simplement la démarche. Cette fois-ci, la résolution est valide.

 

Il y a lieu de penser que l’administration Donald John Trump, qui succédera l’administration Barack Hussein Obama le 20 janvier 2017, prendra des mesures pour empêcher l’exécution de la résolution UNSC 2334 ou pour imposer son abrogation. Si tel est le cas, le moyen le plus simple d’y parvenir est de contester non seulement la pertinence ou la légalité de cette résolution – qui, entre autres choses, viole et vide de son sens une résolution antérieure sur laquelle elle prétend s’appuyer, la résolution UNSC 242 du 22 novembre 1967 - , ou le fonctionnement actuel de l’Organisation des Nations Unies (ONU), de plus en plus aberrant au regard de sa Charte constitutive, mais bien la légalité de toute démarche contestant la légalité de la présence juive en Cisjordanie et à « Jérusalem-Est ».

 

La résolution UNSC 2334, comme la plupart des autres déclarations ou résolutions de l’ONU ou d’autres instances internationales prétendant mettre fin à « l’occupation israélienne » en Cisjordanie et à « Jérusalem-Est » et défendre « les droits du peuple palestinien », affirme de manière axiomatique qu’Israël n’est en l’occurrence que l’occupant militaire de territoires qui lui sont étrangers et sur lesquels il ne détient aucun autre droit. Or cette affirmation est fausse. En effet, aux termes du droit international, la Cisjordanie et « Jérusalem-Est » appartiennent toujours, à la Palestine, telle qu’elle a été créée par une déclaration des Grandes Puissances adoptée lors de la Conférence de San Remo, le 25 avril 1920, et par un mandat de la Société des Nations (SDN) adopté le 24 juillet 1922. Cette Palestine est explicitement décrite dans ces deux documents comme le Foyer National du peuple juif. Et l’État d’Israël en est depuis 1948 le seul successeur légal.

 

Quelles qu’aient été alors les arrière-pensées stratégiques ou politiques des Britanniques, des autres Grandes Puissances et des membres de la Société des Nations (SDN), quels qu’ait été par la suite leur attitude, la création sous leur égide d’une Palestine/Foyer national juif, et donc, à terme, d’un État d’Israël, est pleinement valide selon le droit international public. Et donc irréversible. Cela tient à trois raisons. Tout d’abord, la Grande-Bretagne et les Puissances alliées exercent une autorité légitime et absolue sur la Palestine au moment où elles prenaient ces décisions. Par droit de conquête, ce qui est alors suffisant en soi, et par traité, la Turquie ayant renoncé à ce territoire à trois reprises : Un armistice signé en 1918, le traité de Sèvres de 1920, et enfin le traité de Lausanne de 1923, qui se substitue au précédent. Certes, le texte de Lausanne n’a été formellement signé qu’en juillet 1923, après la promulgation du Mandat ; mais le gouvernement turc a fait savoir dès 1922 qu’il ne contestait celui de Sèvres qu’à propos de l’Anatolie, et acceptait au contraire ses dispositions sur les autres territoires qui relevaient jusqu’en 1914 de l’Empire ottoman, à commencer par le Levant.

 

Ensuite, la Puissance ou le groupe de Puissances qui contrôle légitimement un territoire en dispose à sa guise. Ce principe ne fait l’objet d’aucune restriction avant et pendant la Première Guerre mondiale. A partir du traité de Versailles, en 1919, son application est tempérée par un autre principe, l’autodétermination des populations. Mais il reste en vigueur pour l’essentiel : L’autodétermination étant tenue pour souhaitable a priori, mais ne revêtant jamais de caractère obligatoire, et pouvant même être refusée (ce sera le cas de l’Autriche germanophone, à laquelle le traité de Versailles interdit, dès 1919, de s’unir à l’Allemagne). La Grande-Bretagne, les Puissances alliées et la SDN sont donc juridiquement en mesure de créer n’importe quelle entité dans les territoires dont la Turquie s’est dessaisie et l’attribuer à n’importe quel seigneur ou groupe humain. Ce qu’elles font, en établissant plusieurs États arabes (Syrie puis Liban, Irak, Transjordanie) et un État juif (la Palestine) ; en installant à la tête de certains de ces États des souverains (Fayçal en Irak, Abdallah en Transjordanie) ou en réservant d’autres, de manière implicite ou explicite, à une communauté ethnico-religieuse particulière (les chrétiens au Liban, les druzes et les alaouites dans certaines régions de la Syrie, les Juifs en Palestine) ; en renonçant à créer un État arménien en Anatolie orientale, ou un État kurde aux confins de l’Anatolie et de la Mésopotamie ; en contraignant de manière arbitraire plusieurs ethnies et communautés à vivre au sein d’un même État en Irak

 

Enfin, une Puissance ou un groupe de Puissances peut disposer d’un territoire de deux façons :E en lui refusant toute personnalité propre, à travers une annexion ou un statut de dépendance complète ; ou en la lui accordant. Dans le premier cas, elle peut lui imposer successivement, et pour ainsi dire à l’infini, les statuts les plus divers. Dans le second, elle ne peut revenir sur le statut initialement accordé. Les territoires non-européens conquis par les Alliés de la Première Guerre mondiale entrent tous dans cette dernière catégorie : Qu’il s’agisse des colonies et dépendances allemandes d’Afrique et du Pacifique ou des possessions levantines, mésopotamiennes et arabiques de l’Empire ottoman. Ils ont tous été érigés en « territoires mandataires », dotés d’une personnalité et ayant vocation à l’indépendance en fonction de leur « niveau de développement ».

 

Un mandat est un instrument par lequel une personne (le mandant) en charge une autre (le mandataire) d’exécuter une action. Par extension, ce peut être également un instrument par lequel une personne majeure, tutrice légale d’une personne mineure, charge une autre personne majeure d’exécuter une action au profit de sa pupille. C’est exactement la situation que décrit la Charte de la SDN quand elle crée des « territoires mandataires »dans le cadre du traité de Versailles. L’article XXII de la Charte déclare : « Aux colonies et territoires qui, par suite de la guerre, ne sont plus sous la souveraineté des États qui les gouvernaient dans le passé et dont la population n’est pas encore capable de se gouverner elle-même, on appliquera le principe selon lequel le bien-être et le développement de ladite civilisation constitue une mission civilisatrice sacrée… La meilleure méthode pour accomplir cette mission sera de confier la tutelle de ces populations à des nations plus avancées… » Il distingue ensuite entre des territoires mandataires susceptibles d’accéder rapidement à une existence indépendante (qui seront qualifiés par la suite de « mandats de la classe A »), d’autres où celle-ci ne pourra être assurée que dans un avenir plus lointain (« classe B ») et quelques-uns, enfin, qui pour telle ou telle autre raison, notamment l’absence d’une population substantielle, pourront être administrés, en pratique, comme une partie intégrante du territoire de la puissance mandataire (« classe C »).

 

La Palestine, comme tous les territoires précédemment ottomans, fait partie de la classe A. Le texte même du Mandat ne laisse aucune ambiguïté sur la population en faveur de laquelle la tutelle est organisée en termes politiques et qui doit donc disposer, à terme, d’un État indépendant : Il s’agit exclusivement du peuple juif ((articles II, IV, VI, VII, XI, XXII, XXIII), même si les droits civils des autres populations ou communautés, arabophones pour la plupart, sont expressément garantis.

 

Cette décision n’a rien d’arbitraire ou d’injuste, dans la mesure ou d’autres Mandats sont établis au même moment en faveur de populations arabes du Levant et de Mésopotamie, sur des territoires plus étendus. Mais même si elle était arbitraire ou injuste, ou si la population non-juive n’était pas consultée ni autorisée à faire valoir son droit à l’autodétermination, elle n’en serait pas moins parfaitement conforme au droit. Comme la Cour internationale de justice devait le réaffirmer sans cesse par la suite, notamment une cinquantaine d’années plus tard, en 1975, à propos du Sahara Occidental, dont l’Espagne entendait se dessaisir au profit du Maroc et de la Mauritanie, sans consulter la population locale : « La validité du principe d’autodétermination, définie comme la nécessité de prendre en considération la volonté librement exprimée des peuples, n’est nullement affectée par le fait que dans certains cas l’autorité internationale a dispensé d’organiser une telle consultation auprès des habitants d’un territoire donné. Ces décisions ont été fondées soit sur la considération que la population en question ne constituait pas ‘un peuple’ jouissant du droit à l’autodétermination, soit sur la conviction qu’une consultation n’était pas nécessaire compte tenu de certaines circonstances ».

 

Une fois la Palestine dotée d’une personnalité en droit international public et érigée en Foyer national juif, personne, ni la puissance tutélaire britannique, ni les Puissances en général, ni la SDN en particulier, ni l’ONU en tant qu’héritière et successeur de la SDN depuis 1945, ne peut la dépouiller de ces caractères. C’est une application du principe le plus ancien et le plus fondamental du droit international public : les traités lient absolument et irrévocablement les États qui les concluent, et ont priorité sur leurs lois internes. Ou pour reprendre l’adage latin : pacta sunt servanda (« Il est dans la nature des traités d’être intégralement exécutés »). C’est aussi la conséquence de l’article 80 de la Charte des Nations Unies, qui stipule que les dispositions concernant les pays sous tutelle internationale ne peuvent être modifiées. Seul le bénéficiaire du Mandat – le peuple juif – peut librement et volontairement renoncer à ce qui lui a été octroyé.

 

(Il convient de noter, accessoirement, que la légalité ontologique des traités et décisions souveraines créant des États ou fixant leurs frontières, en dehors de toute considération logique ou éthique, s’applique à toutes les entités de droit international. La plupart des États actuels de l’Europe centrale et balkanique ont été créés arbitrairement et non sans diverses injustices par le traité de Versailles de 1919, puis modifiés, non moins arbitrairement et en vertu d’une justice non moins relative, par les vainqueurs de 1945 ; la quasi-totalité des États actuels du Proche et du Moyen-Orient, d’Asie du Sud, d’Asie du Sud-est, d’Afrique et d’Océanie ont été façonnés arbitrairement et souvent de manière injuste par les puissances occidentales dans le cadre du système colonial qui a prévalu jusqu’aux années 1940-1970. Pour autant, l’existence de ces États et la permanence de ces frontières sont tenues pour intangibles.)

 

De fait, la politique réellement menée par les Britanniques en Palestine dès 1923 et jusqu’en 1947 semble bien avoir eu pour objet d’amener les instances représentatives du peuple juif en général, à commencer par l’Organisation sioniste mondiale, et du peuple juif palestinien en particulier, à renoncer volontairement à leurs droits sur la Palestine. Et elle a été largement couronnée de succès : ces instances ayant accepté ou toléré successivement l’amputation de la Palestine orientale ou transjordanienne, en 1923, les restrictions diverses apportées à l’immigration juive, des projets de « partition »de la Palestine occidentale, entre Méditerranée et Jourdain - Plan Peel de 1937, Plan Woodhead de 1938 -, l’indépendance de la Transjordanie en 1946. Sans l’inique Livre Blanc de 1939, qui ne prétendait plus aménager le Mandat avec le concours plus ou moins forcé et contraint des Juifs, mais l’abolir, les Juifs palestiniens n’auraient pas probablement engagé, dès 1939 pour les uns, à partir de 1945 pour les autres, une action politique et militaire en vue de la transformation de la Palestine mandataire en État juif souverain

 

Cette action politique et militaire amène la Grande-Bretagne à renoncer le 2 avril 1947 au mandat sur la Palestine. Le 29 novembre 1947, les instances représentatives juives acceptent un plan de partage de la Palestine occidentale en trois entités – État juif, État arabe et zone internationale provisoire (corpus separatus) de Jérusalem – élaboré par une commission de l’ONU, et ratifiée par l’Assemblée générale de cette organisation. Si les instances représentatives arabes de Palestine et les pays de la Ligue arabe avaient également donné leur accord, les droits des Juifs à l’ensemble d’un territoire de Palestine, tels qu’ils avaient été énoncés par les actes internationaux de 1920 et 1922, auraient été définitivement restreints au seul État juif ainsi défini et dans une moindre mesure à Jérusalem.

Mais ni les instances arabes palestiniennes ni les pays de la Ligue arabe n’ont accepté le plan de l’ONU. Or le droit international public prévoit une telle situation : la nature d’un traité étant d’être exécuté, un traité qui ne l’est pas, par suite du retrait ou de la défaillance de l’une des parties concernées, est réputé nul et non avenu, et la situation juridique antérieure, statu quo ante, est reconduite. Comme le note dans un télégramme au Quai d’Orsay un diplomate français en poste à Jérusalem pendant la guerre de 1947-1948, les dispositions du Mandat de 1923 redeviennent donc « la loi du pays ».

 

Elles « s’accomplissent » immédiatement en Israël, tant dans le territoire attribué aux Juifs par le plan de partage de 1947 que dans les secteurs conquis en 1948 sur ce qui aurait pu être constitué en État arabe ou en zone internationale de Jérusalem : puisque le nouvel État est établi au profit et dans l’intérêt du peuple juif, conformément au Mandat, notamment en matière d’immigration. Elles restent en vigueur, bien qu’ « inaccomplies » et suspenduessine die, dans les zones qui passent sous le contrôle d’États arabes : la plus grande partie de la Cisjordanie et les secteurs nord, est et sud de Jérusalem, occupés par les Transjordaniens (qui prennent à cette occasion le nouveau nom de Jordaniens) ; et la bande de Gaza, occupée par l’EGYPTE.

 

(Il existe, sur ce point, une jurisprudence de la Cour internationale de justice (ICJ) : l’opinion, rendue en 1950, sur le Sud-ouest Africain - la Namibie actuelle -, colonie allemande devenue mandat de catégorie C à l’issue de la Première Guerre mondiale, que l’Afrique du Sud entendait annexer. La Cour internationale avait estimé à cette occasion qu’un mandat de la SDN, sans acception de catégorie, ne pouvait être éteint que par la réalisation de son objet premier, quel qu’il soit, même si les conditions géopolitiques s’étaient modifiées.)

 

En 1949, Israël signe des cessez-le-feu avec tous ses voisins. Ces accords doivent être suivis de traités de paix. Mais le chef d’État arabe le plus disposé à une telle évolution, le roi Abdallah de Jordanie, est assassiné dès 1951. Ses successeurs – son fils Talal, puis le Conseil de Régence qui prend le pouvoir en 1952 – interrompent les négociations. En Égypte, le régime fascisant instauré par Gamal Abd-el-Nasser en 1953 rejette toute normalisation avec Israël. Les autres pays arabes se raidissent à leur tour. Ce n’est qu’en 1979, trente ans après les cessez-le-feu de Rhodes, dix ans après la mort de Nasser, et après plusieurs autres guerres majeures, qu’un premier traité de paix israélo-arabe sera enfin signé à Washington : entre Israël et l’Égypte. Un second traité, avec la Jordanie, sera signé en 1994, quarante-cinq ans après Rhodes.

 

La logique de 1947 s’applique à 1949. Si des traités de paix avaient confirmé les cessez-le-feu, dès les années 1950, et transformé les lignes d’armistice (la « ligne verte ») en frontière internationale, les dispositions du Mandat de 1923, un moment ranimées du fait de la non-application du plan de partage, se seraient définitivement éteintes en Cisjordanie, dans le secteur de jordanien de Jérusalem, et à Gaza ; Israël n’aurait pu exercer par la suite la moindre revendication sur ces territoires. Mais en l’absence de traité, l’État juif garde ses prérogatives. Ce que révèle brusquement la guerre des Six Jours qui, en 1967, lui livre les trois territoires contestés, ainsi le Golan syrien et le Sinaï égyptien : tout en se conformant, en pratique et pour l’essentiel, aux obligations d’une « puissance occupante », telles qu’elles sont définies par les conventions de Genève, les Israéliens rappellent qu’ils détiennent des droits éminents sur toute l’ancienne Palestine mandataire. Ils s’en autorisent pour réunifier Jérusalem sous leur autorité, mais aussi pour « implanter » des localités civiles israéliennes en Cisjordanie et à Gaza. Sous un régime de simple occupation militaire, cela pourrait constituer une violation de l’IVe Convention de Genève. Compte tenu du statut juridique originel de la Palestine, c’est au contraire un acte légitime. Même s’il peut être considéré, politiquement ou géopolitiquement, pour inopportun.

 

De nombreux juristes de premier plan souscrivent à cette analyse : notamment l’Américain Eugene Rostow, ancien doyen de la faculté de droit de Yale, et ancien sous-secrétaire d’État sous l’administration Johnson, et l’Australien Julius Stone, l’un des plus grands experts en droit international du XXe siècle. Cela amène les pays où le droit en soi joue un rôle dans le débat politique, notamment les États-Unis, à reconnaître explicitement les droits éminents du peuple juif sur l’ancienne Palestine mandataire – le Congrès américain votera en 1995, sous l’administration Clinton, une loi enjoignant l’installation de l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem - , ou du moins réserver leur opinion, en parlant de « territoires contestés » (disputed areas) plutôt que de « territoires occupés » (occupied areas). Cela empêche, par ailleurs, le vote d’éventuelles sanctions contre Israël, dans des organisations internationales où les ennemis de l’État juif – pays arabes ou musulmans, États communistes jusqu’au début des années 1990, et pays dits « non-alignés »- disposent pourtant de « majorités automatiques ».

 

Pour autant, les Israéliens ont longtemps hésité à faire de leurs droits éminents le cœur de leur argumentation diplomatique sur la question des territoires conquis en 1967.

 

Leur principale motivation, à cet égard, a longtemps relevé de la politique intérieure. Cette question a servi jusqu’aux accords d’Oslo de 1993, voire même jusqu’au retrait de Gaza en 2005, de démarcation symbolique entre une droite populiste ou religieuse, décidée à les conserver, et une gauche élitiste et laïque, prête à les céder en échange de la paix : si bien que les hommes politiques, diplomates et juristes de gauche ou du centre-gauche ont redouté, en insistant sur la notion de droits éminents, de faire le jeu de leurs adversaires de droite ou du centre-droit.

 

Une seconde motivation était d’ordre technique : les Israéliens ont jugé plus simple d’exciper, pour l’ancien secteur jordanien de Jérusalem, de la Cisjordanie et de Gaza, d’un statut de territoire au statut indéterminé. En effet, l’annexion des deux premiers territoires à la Jordanie n’a jamais été reconnue en droit international entre 1949 et 1967 ; et le troisième territoire, Gaza, a été placée pendant la même période sous une simple administration égyptienne. Mais en fait cette doctrine subsidiaire renvoie implicitement aux droits éminents, Israël faisant valoir sur ces territoires, outre son droit incontestable d’ « occupant belligérant » à la suite de la guerre de 1967, des « droits antérieurs » sur l’ensemble de la Palestine mandataire.

 

En janvier 2012, le gouvernement israélien a demandé à une commission spéciale d’examiner le statut juridique de la Cisjordanie et des localités juives qui y ont été créées depuis le cessez-le-feu de 1967. Connue sous le nom de Commission Lévy du nom de son président, Edmund Lévy, ancien juge à la Cour suprême d’Israël, celle-ci a retenu explicitement, dans un rapport daté du 21 juin 2012 et rendu public le 9 juillet de la même année, la doctrine des droits éminents de l’État hébreu sur la Cisjordanie, et donc de la légalité absolue de ses localités juives. Le document a été ensuite examiné et approuvé par le Bureau du Conseiller juridique du Gouvernement, un organisme comparable, par ses attributions et son autorité, au Conseil d’État français.

 

En apportant son soutien à la résolution UNSC 2334, le président Obama donne à son successeur, le président Trump, l’opportunité de redéfinir clairement la doctrine diplomatique américaine sur la Palestine. Et d’exiger sans détours le respect du droit.

 

© Michel Gurfinkiel, 2016

 

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans divers
commenter cet article
1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 04:22

Les Kurdes de Syrie préparent leur Etat: une menace pour l’Etat syrien

drapeau_kurde1

Un scénario qui ressemble à celui qui a eu lieu en Irak, dans les années 90 du siècle dernier et se poursuit de nos jours: les Kurdes de Syrie ont entamé la procédure de leur séparation de l’Etat syrien.

Avec l’aide des Américains en Syrie sous prétexte de combattre la milice wahhabite Daesh, la communauté kurde de Syrie qui constitue 15% de la population totale a bénéficié du chaos généré par la guerre pour étendre son contrôle dans certaines régions du Nord.

Selon l’AFP, elle s’est dotée d’un « contrat social », une Constitution pour la « région fédérale » autonome, proclamée dans le nord de ce pays et où devraient être organisées des élections dans les mois à venir.

Elle a instauré en 2012 un système de trois « administrations autonomes » — Afrine, Kobané et Jaziré — qui ont désormais leurs propres forces de police et des écoles indépendantes.
En mars dernier, les Kurdes sont passés à une étape supplémentaire en annonçant l’établissement d’une « région fédérale » unissant ces trois cantons, une initiative immédiatement rejetée par le pouvoir syrien et l’opposition.

Selon l’AFP, le « contrat social » qui est l’équivalent d’une Constitution a été approuvé par l’Assemblée constituante, à l’issue des réunions des 165 représentants des trois cantons qui se sont achevées jeudi, selon un communiqué de clôture distribué à la presse jeudi.

Cette Constitution prévoit la création d’une Assemblée législative dont les membres seront élus tous les quatre ans. La loi fondamentale consacre également « l’égalité » de toutes les langues utilisées dans le nord de la Syrie, et donne à chaque communauté le droit de « vivre et gérer ses affaires dans sa langue ».

Les Kurdes font valoir que leur projet fédéral est fondé sur une base « territoriale » et non « ethnique », avec des représentants pour la population arabe et d’autres minorités, notamment assyrienne, dans ces zones.
« Nous allons commencer à faire appliquer la Constitution », a indiqué à l’AFP le chef du comité exécutif chargé de superviser ce processus, Mansour al-Souloum. « Les élections seront organisées dans les six mois à venir », a-t-il souligné.

D’autres régions pourraient être libérées et pouraient vouloir rejoindre les zones de la fédération, a signalé Mme Hadiyyat Youssef , la présidente du Conseil exécutif de la fédération kurde pour la télévision arabophone al-Mayadeen, en marge d’une rencontre organisée à Rmelane, le jeudi dernier. Ces autres régions pourraient bien être les deux provinces occupées par Daesh, Raqqa et Deir Ezzor. Les Américains ayant accrédité les milices kurdes pour libérer celle de Raqqa, province à majorité arabe.

Aucun représentant américain n’a néanmoins participé à cette réunion dans laquelle  étaient présents 163 personnalités membres du parti démocratique du Kurdistan. Ni aucune délégation régionale non plus.

Mme Youssef y avait annoncé la décision de déplacer le projet de fédération kurde de l’ouest vers l’est de l’Euphrate.

Cette décision prend en considération les exigences d’Ankara: celle-ci a lancé le 24 août son offensive Bouclier de l’Euphrate dans le nord de la Syrie, en réclamant ce déplacement, afin notamment d’éviter la formation d’une zone autonome kurde continue le long de la frontière turco-syrienne.

Selon la correspondante d’al-Mayadeen, au cas où la fédération kurde est réalisée, elle devrait s’étendre sur une superficie de 80 mille Km2 c’est à dire sur 40% de la superficie de la Syrie .

Elle menace les ressources vitales de l’Etat syrien vu que  la province de Hassaka est son réservoir en blé et en coton .

Et elle risque aussi priver les autres régions syriennes de leurs besoins hydrauliques vu qu’elle comprend le barrage de l’Euphrate, et de ceux en hydrocarbures, surtout si elle s’empare de Raqqa et Deir Ezzor.

En confisquant ces deux dernières régions, cette fédération  séparerait la Syrie de l’Irak: un projet cher aux Américains.

AFP, Al Manar

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans divers
commenter cet article
26 décembre 2016 1 26 /12 /décembre /2016 05:59

 

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans divers
commenter cet article
22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 11:34

F150406HP05-635x357  IMG-20160605-WA0005

 

6 kotel78  5 kotel40  7 kotel86

 

           

 

 

 

                            

Suite à l’émotion suscitée par l’émission “Enquête exclusive” diffusée Dimanche ayant avec comme sujet Jérusalem, vous trouverez ci après la lettre de Meyer Habib envoyée au PDG de M6 publiée ce jour dans le HuffingtonPost:

 

Le sensationnalisme d'Enquête Exclusive sur M6 falsifie l'Histoire et attise la haine

http://www.huffingtonpost.fr/meyer-habib/conflit-israelo-palestinien-m6/

Si la structure du reportage peut créer l’illusion de l’équilibre, le ton des commentaires, le choix des contenus et les erreurs factuelles en font un document biaisé et totalement à charge contre Israël.

20/12/2016 18:09 CET | Actualisé 21/12/2016 08:01 CET

france

Meyer Habib Député de la 8eme circonscription des Français de l’étranger

Le sensationnalisme d'Enquête Exclusive sur M6 falsifie l’Histoire et attise la haine.

Monsieur le Président-Directeur général de M6,

Je tenais à vous faire part de ma déception, voire ma consternation, suite à la diffusion le 18 décembre dernier du numéro d'Enquête exclusive titré "Jérusalem : quand la ville sainte se déchire". En ma qualité de Député des Français d'Israël, j'ai été saisi par de très nombreux administrés et téléspectateurs de M6, qui m'ont exprimé leur profonde émotion, au point qu'un rassemblement de protestation est prévu jeudi 22 décembre devant le siège de votre groupe à Neuilly-sur-Seine.

Si la structure du reportage peut créer l'illusion de l'équilibre, le ton des commentaires, le choix des contenus et les erreurs factuelles en font un document biaisé et totalement à charge contre Israël. Le parti pris est hélas manifestement volontaire, en témoignent plusieurs longues interviews intégralement supprimées au montage. Ce manque d'objectivité n'est pas seulement une injure aux 150 000 Français d'Israël mais est aussi un affront au peuple juif dans son ensemble, aux amis d'Israël, aux Chrétiens et à tous ceux qui sont attachés à la vérité historique.

Je ne peux pas dans une lettre entrer dans tous les détails mais le reportage est truffé d'inexactitudes et d'omissions historiques. Ainsi, dès l'ouverture, Bernard de la Villardière évoque "l'esplanade de mosquées appelé Mont du Temple par les Juifs", insinuant que les Juifs tentent de s'approprier un lieu saint musulman alors qu'il est historiquement incontestable que le premier Temple de Jérusalem fût édifié en -1000 et le second, en -516, avant d'être détruit en 70 par les armées de Titus (et non pas "disparu" pour reprendre les termes du reporter), soit plus de 1200 ans avant la Mosquée Al-Aqsa !! Cette inversion chronologique est loin d'être neutre et a pour effet, volontaire ou pas, de contester la légitimité d'Israël sur Jérusalem. Nous avons été sincèrement blessés quand on sait la centralité de Jérusalem dans l'histoire et la spiritualité juives et plus généralement dans la culture judéo-chrétienne. C'est un fait : pendant deux mille ans d'exil, même dans les périodes les plus sombres de leur histoire, sous l'Inquisition, face aux Pogroms ou lors du Soulèvement du Ghetto de Varsovie, le nom de Jérusalem a toujours vibré pour les Juifs du monde entier comme une promesse et une espérance. A l'instar d'Elie Wiesel, disparu en juillet, tout Juif peut affirmer : "Je ne vis pas à Jérusalem, Jérusalem vit en moi."

Les juifs sont systématiquement présentés dans le reportage comme des "colons", sur leur terre, alors que la présence juive à Jérusalem est plurimillénaire et que depuis le premier recensement de 1844, ils ont toujours été majoritaires dans la ville trois fois sainte. Le problème de fond est que ce parti pris n'est pas isolé mais s'inscrit hélas dans un contexte où sévit depuis des années à l'UNESCO un véritable djihad intellectuel et diplomatique, qui se traduit par une entreprise de falsification historique et de négation systématique de toute présence historique du peuple juif à Jérusalem et en Israël.

Par ailleurs, le reportage, dans un prétendu souci d'équilibre, renvoie dos à dos les "extrémistes des deux camps". Quelle que soit la sensibilité de la rédaction sur le conflit israélo-palestinien, il est immoral, et même dangereux, de renvoyer dos à dos terroristes et victimes, agresseurs et agressés. D'un côté une glorification des terroristes, des milliers d'attentats depuis des décennies, de l'autre quelques exactions certes intolérables mais largement condamnées par le public et surtout punies par la loi. Qui mieux que nous, Français, alors que notre pays est la cible d'attentats meurtriers d'une rare violence, peut comprendre le caractère barbare et injustifiable d'un attentat terroriste visant aveuglément des civils qu'il soit commis à Paris, à Nice, à Berlin ou à Jérusalem ?

Ainsi, le document évacue en une phrase les organisations djihadistes palestiniennes – Hamas, Djihad islamique et Fatah – qui pratiquent depuis des décennies un terrorisme aveugle, endoctrinent les jeunes à la haine et les incitent à mourir en "martyr". Pas un mot sur le fait que ces organisations écrivent noir sur blanc dans leurs chartes, leur refus catégorique de reconnaître un Etat juif dans quelques frontières que ce soit et combattent pour un Etat palestinien islamiste, régi par la charia, pas à côté mais à la place d'Israël. Le reportage laisse penser que la violence serait due au fait que les Palestiniens sont progressivement dépossédés de leurs terres et que l'avenir de la Mosquée Al-Aqsa serait compromis... Or, l'expérience des dernières années le montre : le conflit israélo-palestinien n'est pas qu'un conflit de territoire mais n'est que la forme première de ce djihad global auquel le monde libre fait face et qui a tué hier encore douze innocents sur un Marché de Noël à Berlin.

Et que dire, enfin, de certains passages aux relents antisémites ? Entre ce député israélien qui, à l'issue de sa conférence, "ne perd pas le nord", fait de "bonnes affaires" en vendant son livre et ramasse ostensiblement des liasses de billets ... De même pour cette présentation d'un Israël qui persécute aujourd'hui ses Chrétiens à Bayt Jala ! Accusation d'autant plus choquante qu'Israël est aujourd'hui le seul Etat de la région à garantir une pleine liberté de culte à toutes les religions. A contrario, pas un mot sur les brimades et menaces subies par les Chrétiens de Palestine, en proie aux djihadistes et à des autorités corrompues, dont la part dans la population totale est passée de 10% en 1922 à moins de 1% en 2010. Silence sur Bethléem, ville de naissance du Christ, dont près de 80% de la population était chrétienne en 1993, avant les Accords d'Oslo, pour moins de 18% aujourd'hui, depuis que ce territoire est sous administration palestinienne. Comme les Chrétiens d'Iraq, comme les Chrétiens de Syrie, comme les Coptes égyptiens, les communautés chrétiennes de Judée-Samarie et de Gaza, parfois contraintes à se convertir à l'islam, sont en train de disparaître dans un silence assourdissant, incapables de résister à l'islam politique.

Ouvrons les yeux : la victimisation systématique des Palestiniens a pour effet d'exaspérer les passions, alimenter la haine d'Israël et risque in fine de légitimer la violence contre les Français juifs. Je rappelle douloureusement, à cet égard, qu'en 2012, Merah a justifié l'effroyable tuerie de l'école Ozar Hatorah à Toulouse par le sort des enfants palestiniens. En janvier 2015, Coulibaly a brandi le même motif pour l'attentat de l'Hypercasher, où quatre de nos compatriotes ont été abattus parce que juifs. J'aurais espéré, après l'émotion suscitée par ces attentats, que les médias, et particulièrement les médias grand public suivis par des millions de téléspectateurs comme le magazine Enquête exclusive sur M6, prendraient conscience de leur responsabilité et opteraient pour une couverture plus équilibrée du conflit israélo-palestinien pour apaiser les consciences et pacifier le débat démocratique.

La liberté de la presse est une liberté fondamentale. Toutefois, elle n'autorise pas, surtout quand il s'agit d'un sujet si complexe et si sensible, une présentation orientée, risquant de heurter les sensibilités et d'enflammer les esprits. Quand le sensationnalisme falsifie l'Histoire et attise la haine, il trahit le journalisme.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président-Directeur général, l'expression de mes salutations distinguées.

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans divers
commenter cet article

Pimprenelle Pourprée

  • : Regard d'un Ecrivain sur le Monde
  • Regard d'un Ecrivain sur le Monde
  • : Cherchant les points communs entre les peuples, les nations et les religions pour creer un monde meilleur...et une paix durable.
  • Contact

Profil

  • PIMPRENELLE POURPRÉE
  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.

PIMPRENELLE POURPRÉE

Recherche

Pimprenelle Pourprée