Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

13 octobre 2017 5 13 /10 /octobre /2017 09:29
  • Le calvaire de Harb a commencé en juin 2016, peu après qu'elle ait publié un article sur le chantage que le Hamas et l'Autorité palestinienne (AP) exercent à l'encontre de patients palestiniens. Elle a révélé que certains médecins et responsables du Hamas et de l'AP exigeaient des pots de vin en échange d'une autorisation de quitter la bande de Gaza pour suivre un traitement médical en Israël, en Cisjordanie, dans un pays arabe ou en Occident. Ceux qui n'ont pas les moyens de payer, sont abandonnés à leur sort dans des hôpitaux palestiniens sous-équipés en médecins et en matériel.

  • Plutôt que d'enquêter sur les personnes impliquées dans ce scandale, le Hamas a préféré punir la journaliste qui a révélé comment les malades étaient maltraités et rançonnés par les hauts fonctionnaires du ministère de la santé.

Hajer Harb, une courageuse journaliste palestinienne, a été condamnée par le Hamas pour avoir dévoilé la corruption qui règne au sein du système de santé de la bande de Gaza. Le 13 septembre, un tribunal du Hamas lui a infligé six mois de prison et une amende. C'est la première fois qu'une peine de ce type frappe une journaliste de Gaza.

Harb pourrait toutefois n'avoir pas à purger sa peine de prison ; elle a récemment quitté la bande de Gaza pour suivre un traitement contre le cancer en Jordanie.

Sa maladie n'a toutefois pas empêché le Hamas de la poursuivre en justice pour le rôle qu'elle a joué dans la dénonciation de la corruption qui règne dans le système de santé palestinien. Au lieu de suspendre la procédure judiciaire jusqu'à son retour, le tribunal du Hamas a choisi de la condamner par contumace.

Si elle se remet et revient dans la bande de Gaza, Harb sera arrêtée et envoyée en prison pour six mois. Elle sera également tenue de payer l'amende de 1000 shekels (230€) que le tribunal du Hamas lui a infligé.

 

Si Hajer Harb, une courageuse journaliste palestinienne, guérit de son cancer et revient à Gaza, elle sera arrêtée par le Hamas et emprisonnée pour six mois. Son « crime ? » Avoir dénoncé la corruption qui règne dans le système de santé de la bande de Gaza. (Source 'image: capture d'écran Hager Press)

 

Le calvaire de Harb a commencé en juin 2016, après la publication d'une enquête sur le chantage que le Hamas et l'Autorité palestinienne (AP) pratiquent à l'encontre des patients palestiniens. Elle a révélé que certains médecins et responsables du Hamas et de l'AP exigeaient un pot de vin en échange de l'autorisation de quitter la bande de Gaza pour suivre un traitement médical en Israël, en Cisjordanie ou dans divers pays arabes ou occidentaux. Ceux qui ne peuvent payer sont abandonnés à leur sort dans des hôpitaux palestiniens sous équipés en médecins et en matériel.

L'enquête de Harb - une investigation rare dans le monde du journalisme palestinien - a rendu ivres de rage les fonctionnaires de l'Autorité palestinienne et du Hamas. Ainsi que l'a révélé l'Institut Gatestone dans un premier article, les Palestiniens parlent désormais des fonctionnaires impliqués dans ce scandale comme d'une « mafia de la destruction »,.

Après publication, Harb a été convoquée pour interrogatoire par le Hamas. Les policiers ont exigé qu'elle révèle ses sources et l'identité des personnes impliquées dans le scandale de la corruption.

« Je leur ai dit que je suis journaliste et je ne peux pas révéler l'identité de mes sources sans commission rogatoire », a-t- elle déclaré .

« Le procureur m'a dit que je faisais face aux accusations suivantes : usurpation d'identité (ils ont prétendu que j'avais enquêté en cachant mon identité), calomnie à l'encontre du ministère de la Santé, publication d'informations mensongères et inexactes et lien avec des « organisations étrangères » (la chaîne de télévision londonienne pour laquelle je préparais un reportage n'est pas enregistrée auprès du Bureau de presse du Hamas dans la bande de Gaza) ».

Il est à la fois tragique et ironique qu'Harb ait été obligée de solliciter une autorisation de sortie de Gaza pour suivre un traitement médical. Elle s'est retrouvée dans la même position que les patients dont elle avait signalé le cas et qui ont dû s'acquitter de pots de vin auprès des fonctionnaires de l'Autorité palestinienne et du Hamas. Mais contrairement aux autres patients, Harb n'a rien eu à payer. Les amis de Harb disent que l'autorisation a été obtenue après intervention de groupes de défense des droits de l'homme palestiniens.

Le verdict prononcé contre Harb a suscité un vent de réprobation parmi les Palestiniens, en particulier chez les militants associatifs et les journalistes palestiniens.

Le Centre palestinien pour le développement et les libertés des médias (MADA) a dénoncé le verdict du tribunal et a déclaré qu'il portait « gravement préjudice à la liberté de la presse ». Dans un communiqué, MADA a déclaré que ce jugement marquait un « nouveau recul de la liberté de la presse » sur les territoires régis par l'Autorité palestinienne et le Hamas. « MADA souhaite un prompt rétablissement à notre consœur [Harb], et condamne fermement un jugement prononcé sur la base de procédures injustes. »

L'avocat de Harb, Mervat Al-Nahal, a déclaré que sa cliente avait été accusée de diffamation, de publication d'informations inexactes et mensongères sur le ministère palestinien de la Santé et d'usurpation d'identité. Il a ajouté que sa cliente suivait un traitement médical dans un hôpital jordanien, et avait pris connaissance par les médias du jugement prononcé à son encontre.

L'analyste politique palestinien Jihad Harb (sans lien aucun avec la journaliste) a déclaré que le verdict du tribunal avait pour but de faire taire les journalistes, et de protéger la corruption des dirigeants de Gaza.

« Ce verdict contre une journaliste n'a rien de surprenant », a-t-il déclaré. « Néanmoins, l'ampleur de cette atteinte à la liberté d'expression et à la liberté de la presse a représenté un choc ». Jihad Harb a souligné qu'au lieu d'enquêter sur les hauts fonctionnaires de la santé qui rançonnent et maltraitent les patients, le Hamas a choisi de punir le journaliste qui a révélé le scandale.

Le Syndicat des journalistes palestiniens (SJP) a également condamné fermement le verdict et a exhorté le Hamas à revoir sa décision : « c'est un précédent dangereux et une violation flagrante de la liberté d'expression ». Le syndicat a également demandé aux organisations internationales de défense des droits de l'homme d'intervenir auprès du Hamas pour les empêcher d'emprisonner une journaliste dont les informations ont dérangé.

Un écrivain palestinien, Talal Al-Sharif, a également exprimé sa solidarité avec la journaliste. Il a rappelé que lui aussi avait été poursuivi en diffamation et condamné à six mois de prison pour un article critique à l'égard du Hamas. Al-Sharif a ajouté que personne au sein de l'Autorité palestinienne à Ramallah, ne l'avait jamais contacté pour exprimer un quelconque soutien, et encore moins pour dénoncer le verdict du Hamas.

Al-Sharif parait bien naïf de croire que l'Autorité palestinienne a pu être tentée de prendre sa défense. L'AP aussi, mène en Cisjordanie, dans les zones qui sont sous son contrôle, une campagne d'intimidation contre divers journalistes, écrivains et opposants politiques.

Ces dernières semaines, des dizaines de Palestiniens, y compris des journalistes, ont été arrêtés par les forces de sécurité de l'Autorité palestinienne. Certains pour avoir critiqué ouvertement l'AP, d'autres pour « atteinte à la sécurité de l'État » et insultes envers les hauts responsables palestiniens (« avoir la langue trop longue », dit la loi de l'AP).

Parallèlement, les journalistes palestiniens et les militants des droits de l'homme font campagne contre la nouvelle loi sur la cybercriminalité du président Mahmoud Abbas, une loi qui donne aux forces de sécurité un pouvoir de répression élargi contre les utilisateurs des réseaux sociaux, notamment ceux qui ouvrent des comptes pour émettre des opinions critiques sur le leadership.

La condamnation de Hajer Harb et la répression en cours contre les journalistes palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza ne permettent pas d'oublier que, pas plus l'Autorité palestinienne que le Hamas ne respectent la liberté d'expression ou l'indépendance des médias. Le Hamas et l'AP peuvent bien se faire la guerre, ils s'uniront toujours contre les médias qu'ils considèrent comme un ennemi à garder sous tutelle pour éviter que le monde apprenne la corruption et la répression qu'ils font régner.

Le Hamas et l'Autorité palestinienne ont parfaitement réussi à faire taire les journalistes et les écrivains palestiniens. De leur côté, la communauté internationale et les groupes dits propalestiniens partout dans le monde se mettent la tête dans le sable et nient qu'il puisse se produire quelque chose de mal du côté palestinien.

Khaled Abu Toameh, journaliste plusieurs fois récompensé, est basé à Jérusalem.

 

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article
11 octobre 2017 3 11 /10 /octobre /2017 15:46
  • Parce que l'Allemagne a commis un génocide, elle s'est imprégnée d'une haine de soi et d'un rejet de sa propre identité. L'Allemagne s'est tournée vers la construction européenne et a essayé de se définir comme européenne, afin de ne pas se dire allemande.

  • Un remplacement progressif de la population non-musulmane par une population musulmane s'opère. Quarante pour cent des enfants de moins de cinq ans nés en Allemagne ont aujourd'hui des racines étrangères.

  • Le démographe Michael Paulwitz a écrit il y a un an que, sauf si les tendances actuelles ne s'inversent, les Allemands deviendront une minorité dans leur propre pays, vraisemblablement dans quinze à vingt ans.

Les élections fédérales allemandes devaient conduire au triomphe d'Angela Merkel. Leur résultat a été différent de ce qui était anticipé. La « victoire » de Merkel a ressemblé à un désastre: l'Alliance démocrate-chrétienne (CDU-CSU) a remporté 33% des voix - soit 9% de moins qu'il y a quatre ans, son pire résultat depuis 1949. Le Parti social-démocrate (SPD), qui a géré le pays avec Merkel au cours des quatre dernières années a perdu plus de 5%, et est tombé de 25,7% à 20% des voix - le pire résultat de son histoire. Alternative pour l'Allemagne (AfD), un parti nationaliste conservateur né en 2013, a obtenu 12,6% et entrera au Bundestag pour la première fois. Die Linke, la gauche marxiste, a reçu 9%. Dès lors que le SPD et Die Linke ne participeront pas au prochain gouvernement et que l'AfD est radicalement opposée aux politiques suivies par Merkel, celle-ci n'a que deux partenaires possibles: le Parti libéral-démocrate et les Verts: leurs positions sur la plupart des sujets semblent inconciliables.

Angela Merkel restera chancelière, mais par défaut, et surtout faute d'autre choix véritable: il y a six mois, les deux tiers de la population allemande voulaient qu'elle soit remplacée. Seulement 8% des Allemands voulaient qu'elle reste à son poste. Martin Schulz, ancien président du Parlement européen, qui était le candidat au SPD, n'a pas offert un programme très différent et a mené une campagne médiocre.

Si Merkel réussit à former une coalition, celle-ci sera un rassemblement précaire et instable qui maitiendra l'Allemagne au bord de la paralysie et fera du pays l'homme malade de l'Europe du 21ème siècle.

En réalité, l'Allemagne est déjà un pays malade, et Angela Merkel fait partie intégrante de la maladie.

En 1945, l'Allemagne était en ruine. Elle s'est reconstruite et est devenue progressivement la principale puissance économique d'Europe. Tout en retrouvant la force, elle ne s'est pas affirmée politiquement et est restée discrète, humble, repentante, silencieusement honteuse. En raison de son rôle dans la guerre, elle a été était réticent face à l'idée de recréer une armée lorsque les puissances de l'OTAN lui ont demandé d'en reconstruire une ; elle a adopté une position générale d'apaisement qui a conduit à l'Ostpolitik, une politique de rapprochement avec l'Est communiste et l'Union soviétique.

Parce que le nationalisme allemand a conduit au national-socialisme, elle a rejeté toute forme de nationalisme. Parce qu'elle a commis un génocide, elle s'est imprégnée d'une haine de soi et d'un rejet de sa propre identité.

Elle s'est tournée vers la construction européenne et a tenté de se définir comme européenne, afin de ne pas se dire allemande.

Ce processus d'ensemble a duré jusqu'à la chute du mur de Berlin et la réunification du pays. La réunification a été largement perçue en Allemagne comme le fruit de la discrétion et de l'humilité.

Angela Merkel ayant semblé incarner une Allemagne réunifiée avec succès, elle a hérité de ce processus d'ensemble quand elle est devenue chancelière en 2005.

Des dysfonctionnements avaient déjà commencé à se faire jour. L'économie allemande était encore prospère, mais la pauvreté augmentait (en 2005, 17% des Allemands étaient officiellement pauvres et gagnaient la moitié du revenu moyen) et le nombre de travailleurs pauvres s'accroissait.

Le taux de natalité était extrêmement faible. Il a, en fait, commencé à décliner en 1967, et est rapidement tombé à 1,5 enfant par femme. La population vieillissait.

L'Allemagne avait commencé à faire venir des immigrants turcs pour compenser la pénurie de main-d'œuvre. En 2000, le nombre d'immigrants avait atteint 3,5 millions.

L'importation d'immigrants musulmans a également entraîné une lente islamisation du pays. Dans les principales villes, des mosquées ont été construites. Des écoles coraniques ont été ouvertes. L'islam a été intégré aux programmes scolaires.

Merkel a constamment cherché le consensus et a travaillé avec les sociaux-démocrates pendant huit des douze années où elle a occupé le poste de chef du gouvernement.

Les Allemands ont semblé accepter, jusqu'au moment où elle a décidé d'ouvrir les frontières du pays à une énorme vague de réfugiés et de migrants du Moyen-Orient, en août 2015. Plus de 1,5 million de personnes sont entrées dans le pays sans véritable contrôle; la plupart étaient des hommes jeunes pouvant bénéficier du regroupement familial.

Les affirmations disant que les réfugiés s'assimileraient sans créer de problèmes majeurs se sont heurtées à la réalité. Les viols se sont multipliés. La violence a explosé.

En 2016, près de la moitié des crimes commis à Berlin ont eu pour auteurs des immigrants de fraiche date. Des réseaux djihadistes ont pris forme. Des actes terroristes ont commencé à survenir. L'antisémitisme musulman a conduit à des attaques contre des synagogues. Les coûts de l'aide sociale ont fortement augmenté.

Merkel n'a énoncé aucun regret, pas même après les élections: elle a dit voici peu que si elle devait ouvrir à nouveau les frontières du pays, elle le ferait. Elle a tenté d'imposer ses décisions en matière d'immigration aux pays européens réticents, Hongrie, République tchèque et Pologne. Elle continue ses pressions.

La honte est toujours présente dans l'esprit de millions d'Allemands, mais elle s'effrite. Il y a quelques années, une enquête a révélé que près de 70% des Allemands étaient irrités de voir qu'ils pouvaient encore être tenus pour responsables aujourd'hui des crimes contre des Juifs. Environ 25% des personnes interrogées ont approuvé la phrase : « Beaucoup de Juifs essaient d'utiliser le fait que le Troisième Reich est dans le passé de l'Allemagne à leur avantage ». Des sondages récents montrent qu'entre le tiers et la moitié des Allemands considèrent Israël comme l'équivalent politique de l'Allemagne nazie. Le gouvernement allemand prétend désormais fréquemment donner des leçons sur la morale à Israël, mais ne critique jamais des dirigeants terroristes tels que Mahmoud Abbas.

L'Allemagne est dans une position d'apaisement et de création et de renforcement de liens économiques avec des Etats voyous tels que l'Iran. L'armée allemande est si mal équipée que, pendant les exercices, faute d'armes, elle utilise des balais . Des sondages montrent que la population allemande pense aujourd'hui que le principal danger pour la paix mondiale ne vient pas de l'Iran ou de la Corée du Nord, mais des États-Unis. L'Allemagne est présentement le pays le plus anti-américain du monde occidental. Stern, l'un des principaux magazines d'Allemagne, a récemment mis en couverture une image montrant Donald Trump en train d'exécuter un salut nazi, drapé dans le drapeau américain.

L'efficacité économique allemande est faible. L'économie allemande est essentiellement une économie industrielle inadaptée à l'ère numérique. La part des investissements dans le PIB décroit ; le secteur de l'innovation est asthénique ; la productivité stagne. Depuis 2008, les gains annuels de productivité n'ont été, en moyenne, que de 0,5%. La fermeture programmée des centrales nucléaires allemandes au nom de la « protection du climat » accroit les prix de gros de l'électricité, et les ménages et les entreprises allemandes paient les factures énergetiques les plus chères du monde développé. Les immigrants non qualifiés venus du monde musulman ne peuvent remplacer les Allemands qualifiés qui se prennent leur retraite, ou disparaissent. Le nombre de pauvres continue à augmenter. Les capacités d'accueil des immigrants atteignent leurs limites; les conditions de vie dans de nombreux refuges sont inférieures aux normes minimales: les sols ne sont pas nettoyés régulièrement et restent souillés de sang, d'urine, d'excréments pendant des jours entiers, les invasions de cafards sont fréquentes. Le commissaire allemand à l'immigration a récemment déclaré que seul un quart des réfugiés qui se sont installés en Allemagne pourraient entrer sur le marché du travail. Les autres devront vivre des allocations versées par le gouvernement pour le reste de leur existence.

Des maladies qui étaient presque éradiquées, comme la tuberculose, font leur retour. Les vaccins pour certaines n'existent plus dès lors que les Européens ont cessé de les fabriquer.

L'âge médian en Allemagne est maintenant de 46,8 ans. Un remplacement progressif de la population non-musulmane par une population musulmane s'opère. Quarante pour cent des enfants de moins de cinq ans nés en Allemagne ont aujourd'hui des racines étrangères. Depuis 2005, la population d'immigrants récents a augmenté de 24%, la population autochtone a diminué de 5%.

Le démographe Michael Paulwitz a écrit il y a un an que, sauf si les tendances actuelles s'inversent, les Allemands deviendront une minorité dans leur propre pays, vraisemblablement dans quinze à vingt ans.

Rien à l'heure actuelle ne montre que les tendances vont inverser.

La presse allemande, pour l'essentiel, est imprégnée de « politiquement correct ». Les journaux et les magazines soutiennent le multiculturalisme et ne parlent pas des problèmes les plus urgents auxquels le pays est confronté: la croissance économique anémique, le vieillissement de la population, l'islamisation. De nombreux journalistes, professeurs et écrivains disent que la culture allemande n'existe pas. Des livres critiquant l'islam peuvent se vendre beaucoup, mais leurs auteurs sont immédiatement diabolisés. Deutschland schafft sich ab (« L'Allemagne s'abolit elle-même ») a été un énorme succès en 2010, mais son auteur, Thilo Sarrazin, a été immédiatement traité de « raciste » et poussé vers la marge de tous les débats politiques. Rolf Peter Sieferle, ancien conseiller d'Angela Merkel, a écrit plusieurs articles décrivant l'autodestruction de l'Allemagne. Il a noté en 2015: « Une société qui ne peut plus faire la différence entre elle-même et les forces qui la dissolvent vit moralement au-dessus de ses moyens ». Insulté et rejeté par ceux avec qui il travaillait, il s'est suicidé en septembre 2016. Un recueil de ses notes a été publiée après sa mort, Finis Germaniae (« La Fin de l'Allemagne »).

Le parti Alternative pour l'Allemagne (AfD) promet de « secouer le Bundestag ». Les 12,6% des voix qu'il ra obtenu lui donneront sans aucun doute la possibilité de parler. Ses dirigeants sont traités par les médias et les autres partis politiques comme des incarnations du diable. Le ministre des Affaires étrangères Sigmar Gabriel a mis en garde contre l'entrée de « vrais nazis » au parlement. Un chef du parti de gauche extrême Die Linke a posé la question: « N'avons-nous pas retenu les leçons de la guerre? ». Les dirigeants de la communauté juive ont peur: le Dr Josef Schuster, président du Conseil central des Juifs en Allemagne, a déclaré que l'AfD recourt à des stratégies généralement utilisées par les « dictatures fascistes » en formation.

L'AfD n'est pas un parti nazi. Ses membres semblent plutôt craindre que l'Allemagne et les Allemands disparaissent sous le poids de l'islam. Les nazis étaient antisémites, militaristes, socialistes et voulaient conquérir des territoires. L'AfD n'est pas antisémite, pas militariste, pas socialiste, et ne veut pas conquérir de territoires. Les dirigeants juifs en Allemagne sont effrayés parce qu'ils pensent que si l'AfD est hostile à une minorité, les Musulmans, elle pourrait devenir hostile à d'autres minorités. Ils ont très probablement tort. Il n'y a pas de comparaison possible entre les Musulmans et les Juifs. L'AfD soutient le droit d'Israël à l'existence et le droit d'Israël à lutter contre la menace islamique.

Certains membres de l'AfD ont fait des déclarations controversées concernant les soldats allemands et le Mémorial de l'Holocauste à Berlin.

Dans le même temps, l'AfD est le parti le plus pro-israélien d'Allemagne. C'est aussi le seul parti qui voit clairement le risque très réel que l'Allemagne glisse vers un crépuscule islamique.

Est-il possible pour l'Allemagne de se redresser? L'avenir proche le dira. Ce qui est en jeu est beaucoup plus que l'Allemagne.

 

(Image : Pixabay)

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article
9 octobre 2017 1 09 /10 /octobre /2017 02:34
  • « Dans quarante ans au plus tard, il est à peu près certain que la majorité de la population sera d'origine musulmane, en Autriche, en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Belgique, en Hollande. » ­— Charles Gave, Institut des Libertés.

  • Ce qui nous occupe ici est un sous-groupe de la population européenne, les « natifs », qui est en train de se condamner très efficacement à l'inexistence.

  • Qu'énoncer cette vérité cause fracas et furieuses condamnations médiatiques montre qu'en Europe non seulement la population « native » est mourante, mais qu'il en va de même de la liberté d'expression.

Un article passionnant par son sujet fut posté le 4 septembre dernier sur le site du think tank « Institut des libertés » par Charles Gave, qui est un financier renommé. Dans ce texte, Gave pose la question : la population « native » d'Europe — expression par laquelle il désigne la population blanche — est-elle condamnée à l'extinction ?

Sa réponse est un oui sonore. « Ce n'est ni bien ni mal. C'EST. », écrit Gave. Son argument fondamental est qu'avec un taux de fertilité « natif » de 1.4 enfant par femme et un taux de fertilité « migrant » — expression par laquelle il désigne les musulmans — de 3.4 à 4 enfants par femme, et une population musulmane de 10% au départ, il ne faut que 30 à 40 ans pour que les musulmans deviennent majoritaires. En effet, explique Gave, avec un taux de 1.4 pour une population de 100, au bout de deux générations il ne reste déjà que 42 enfants « natifs ».

Comme il était prévisible, Gave fut immédiatement traité comme un bouffon d'extrême droite pour avoir repris la thèse connue en France sous le nom de « grand remplacement » et qui fut, notamment, popularisée par l'écrivain Renaud Camus, proche un temps du Front national de Marine Le Pen.

Dans un article furieux et venimeux à propos des « calculs foireux » de Gave, le quotidien Libération — en regard duquel le New York Times et le Washington Post sont des modèles d'objectivité — écrit que la population musulmane n'est pas de 10% en France, mais moins; que le taux de fertlité « natif » n'est pas 1.4 mais 1.8; que le taux de fertilité des migrants du Maghreb est de 3.53, pas 4, et que le concept de « population d'origine musulmane » est dénué de sens.

Qui a raison, Gave ou ses critiques ?

Commençons par relever que la critique de Libé est foncièrement superficielle. Gave écrit que le taux de fertilité des migrants musulmans est entre 3.4 et 4 — pas 4, comme le prétend erronément Libé (Gave : entre 3.4 et 4, Libé : 3.53, donc exactement la même chose). De plus, personne ne connaît la proportion exacte de musulmans en France — ce pays interdisant toute espèce de recensement racial ou religieux — mais 10% paraît une estimation conservatoire et raisonnable. En outre, Libé passe à côté de la seule véritable erreur de calcul du « papier » de Gave : avec un taux de fertilité de 1.4 et une population initiale de 100, aucun autre facteur n'étant pris en compte, après deux générations on obtient non pas 42 individus, comme le prétend Gave, mais 49 (100 x 0.7= 70 x 0.7= 49, et non 42).[1]

Ceci dit, Gave se livre lui-même à certaines assertions avec lesquels je suis en désaccord, par exemple :

  1. « Ceux qui sont nés aujourd'hui seront là dans trente ans et ceux qui ne sont pas nés ne seront pas là. Cela est CERTAIN. » On suppose que le même degré de certitude habitait de nombreux observateurs en 1913, 1937 ou juste avant la Peste noire;

  2. « Penser que l'immobilier va monter quand il n'y aura que 42 acheteurs pour 100 vendeurs est une idée intéressante mais dont j'ai du mal à comprendre la logique. », écrit Gave, qui vient pourtant d'indiquer que la population des migrants remplaçait la population native. En réalité, la France n'a jamais été aussi peuplée qu'elle ne l'est de nos jours;

  3. Gave conclut : « L'immense nouvelle des trente ou quarante prochaines années sera donc la disparition des populations Européennes, dont les ancêtres ont créé le monde moderne. » Avec un taux de fertilité de 1.4, il faudra nettement plus que quarante années pour que disparaissent en effet les populations natives;

  4. Plus fondamentalement, l'islam n'est pas une race. L'islam est une religion et, en réalité, nettement plus qu'une religion : une doctrine, une idéologie, une collection complète de normes (Coran, Sunnah, Fiqh) qui a vocation à régir tous et chacun des aspects de l'existence humaine. Etant une doctrine, un crédo, on peut se convertir à l'islam. On peut également y renoncer; bien que dans ce cas (apostasie), en droit islamique, la sanction prévue est la mort.

Il existe néanmoins des personnes qui se définissent comme « anciens musulmans », même s'ils ne sont pas majoritaires. De plus, cela n'a pas grand sens de prétendre connaître quarante années par avance ce que sera le sort d'une religion ou d'une idéologie, particulièrement en Europe. Comme le dit le proverbe, « Les prévisions sont difficiles, surtout lorsqu'elles concernent l'avenir. »

Il y a à peine deux ou trois générations, des dizaines de millions d'Européens se mettaient à genoux dans nos églises pour témoigner leur adoration du Christ. Quarante années plus tard, de cette ferveur religieuse il ne reste presque rien. C'est que, dans l'intervalle, nous avons assisté au phénomène de la « déchristianisation », qui a emporté l'ensemble de l'Europe.

Pourtant, en dépit de ces réserves, il y a de la vérité dans le « papier » de Gave. Pour le dire clairement, les Européens ont cessé de faire des enfants. Et cela n'a rien à voir avec l'islam; cette « peste » est d'origine bien occidentale.

Dans son livre La Bombe P — P comme population — publié en 1968, le biologiste américain Paul Ehrlich écrivait que la meilleure façon de réduire une population — en dehors de la stérilisation forcée qu'il appelait de ses vœux — est la légalisation de l'avortement. Cela sans même tenir compte des effets convergents des moyens contraceptifs.

Quand les Européens ont commencé à légaliser l'avortement, la plupart quelques années après l'arrêt séminal de la Cour suprême des Etats-Unis, Roe vs. Wade (1973), l'Eglise catholique mit en garde contre l'avènement d'une « civilisation morbide ». Lorsque le Parlement belge décida de dépénaliser l'avortement, en 1990, il fallut trouver une « astuce constitutionnelle » pour dispenser le Roi de signer une loi dont il réprouvait le principe. Alors que tout cela se déroulait il n'y a pas trente ans, la mentalité du Roi nous paraît aujourd'hui des plus archaïques.

Quarante années plus tard, nous savons maintenant que Paul Ehrlich et l'Eglise catholique avaient raison : l'Europe est entrée dans une civilisation morbide, et les Européens ont d'autres choses à faire que des bébés.

De fait, l'avortement a pris des proportions industrielles dans des pays tels que la France et la Suède. En France, il y a 200.000 avortements par an. Pour mettre les choses en perspective, il y a en France 750.000 naissances par an. Ce qui signifie que la France avorte 20% de ses bébés/foetus/amas cellulaires (choisir en fonction de vos convictions).

Le Parlement français a récemment institué l'avortement en droit sans condition (loi Vallaud-Belkacem de 2014). Auparavant, la mère devait être en situation de détresse pour que l'avortement soit légal. Cette condition — qui n'était jamais vérifiée — a été supprimée et l'avortement est désormais un droit comme un autre, tel le droit de conduire ou d'acheter un sandwich.

En outre, le Parlement français vient d'adopter l'une de ces lois dont il a le secret pour instituer le « délit d'entrave numérique à l'avortement », soit le fait de diffuser de fausses informations sur l'interruption volontaire de grossesse. Mais qu'est-ce qu'une fausse information? Est-il faux de constater que les conséquences psychiques d'un avortement, à court et/ou long terme, sont souvent dévastatrices ? Est-il faux de mettre en images les étapes cliniques de l'avortement ? Est-il « faux » de placer la valeur de la vie humaine au dessus d'autres considérations ? De plus, si la liberté d'expression ne comporte pas celle de dire des choses fausses et même odieuses, elle n'existe pas. Cette loi implique que probablement 99% des sites américains pro-vie (ie, anti-avortement) sont désormais hors-la-loi française. Américains, prenez garde ! En France, l'avortement accède désormais légalement au rang de dogme.

Ces avortements sont pratiqués par les populations migrantes et natives et, après un temps, le taux d'avortement des deux populations tend à se rapprocher.

Mais cela ne nous concerne pas ici. Ce qui nous occupe est le fait qu'un sous-groupe de la population européenne est en train de se condamner très efficacement à la marginalisation. Avec un taux de fertilité de 1.4 et pour une population initiale de 100, la suite est connue : 70, 49, 34, 24, 17, 12, 8, 6, 4, 3, 2, 1 -- en treize générations. Cette vérité n'est pas contestable, ni même polémique : elle est mathématique.

Bien sûr, même quand l'avortement est illégal, le déclin démographique est possible — par exemple, par la guerre, la peste et d'autres épidémies, ou la politique de l'enfant unique du Parti communiste chinois (qui implique des millions d'avortements forcés).[2] Certes, on peut concevoir en théorie un pays où l'avortement serait légal et où le taux de fertilité démographique serait dans le long terme de 3 enfants par femme. Mais dans la réalité des faits, il n'existe pas à ma connaissance dans la vaste littérature sur le sujet[3] un seul exemple d'une population qui ne soit pas rentrée en déclin démographique après que l'avortement ait été légalisé, normalisé et disponible à grande échelle. Dit clairement : une population qui massifie l'avortement se supprime elle-même, en quelques générations.

La question n'est pas ici de savoir si l'avortement est acceptable ou immoral, ou si la légalisation devrait être reconsidérée. Il ne s'est agi que de montrer que la « peste blanche » est, en Europe, une réalité et que cette « peste » est intégralement auto-infligée, ayant débuté avant l'arrivée de migrants musulmans par la légalisation de la contraception et de l'avortement, puis leur massification.

Qu'énoncer une vérité aussi simple — qui l'avait déjà été en son temps par une figure aussi respectée que Raymond Aron (Plaidoyer pour l'Europe décadente), par les anciens premiers ministres M. Rocard et A. Juppé, ou l'ancien président Mitterrand (« suicide démographique ») — cause un tel fracas illustre le fait qu'en Europe la liberté d'expression est engagée sur le même sentier morbide que les Européens.

 

(Image : Eric Chan/Wikimedia Commons)

 

Drieu Godefridi est l'un des chefs de file de l'école libérale de langue française; il a fondé l'institut Hayek à Bruxelles, est titulaire d'un PhD de la Sorbonne et investit dans des entreprises européennes.


[1] La réalité est probablement autour de 45, si l'on prend en compte que pour une population de 100 il existe en moyenne 48 femmes en état de procréer. Voir l'excellent ouvrage du démographe Jacques Pâquier, Ces migrants qui changent la face de l'Europe, (avec Yves-Marie Laulan), Paris, L'Harmattan, 2004.

[2] Voyez le modèle aggrégé des déterminants démographiques de John Bongaarts, « Demographic Research, » 33, 19: 535–560, 2015).

[3] Voyez par exemple Kapótsy, B., « The demographic effects of legal abortion on the Hungarian labor force, » European Demographic Information Bulletin, septembre 1973, 4:136; Potts, M. Diggory, P., Peel, J., Abortion, Cambridge: Cambridge University Press, 1977; Berelson, B., « Romania's 1966 Anti-Abortion Decree: The Demographic Experience of the First Decade, » Popu. Studies, 33, 2: 209s. ; Tomas Frejka, « Induced Abortion and Fertility: A Quarter Century of Experience in Eastern Europe », Population and Development Review, Vol. 9, No. 3 (Sep., 1983), pp. 494-520; Senderowitz J., Paxman JM., « Adolescent fertility: worldwide concerns, » Popul Bull., 1985 Avr. 40(2): 1-51 ; Susan Gross Solomon, « The demographic argument in Soviet debates over the legalization of abortion in the 1920's », Cahiers du monde russe et soviétique,1992, 33, 1: pp. 59-81; Carroll, P. « Ireland's Gain -- The demographic Impact and Consequences for the Health of women of the Abortion Laws in Ireland and Northern Ireland since 1968, » London: Papri (Pension and Population research Institute), 2011; Potrykus, H., Higgins, A., « Abortion: Decrease of the U.S. Population & Effects on Society, » MARRI Research (Marriage and Religion Research Institute), janvier 2014; Mueller, JD, Redeeming Economics: Rediscovering the Missing Element, Intercollegiate Studies Institute: 2014; John Bongaarts, « Modeling the fertility impact of the proximate determinants: Time for a tune-up, » op. cit.

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article
28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 06:21
  • « Angela Merkel a gouverné ce pays pendant douze ans. Elle a endetté les Allemands de plusieurs milliards de dollars pour éviter à l'Europe du Sud de s'effondrer et maintenir en vie son idéal européen. Elle a mis à mal l'industrie allemande de l'énergie pour contribuer au règlement de la crise climatique. Et elle a ouvert les portes du pays à des centaines de milliers de réfugiés au nom de principes humanitaires. En plus, d'une pichenette, elle a décidé que le mariage ne devait plus se borner à consacrer l'union d'un homme et d'une femme ... » - Tagesspiegel.

  • « Nous voulons qu'on nous rende notre pays et notre peuple ». - Alexander Gauland, ancien responsable de la CDU actuellement co-président du parti Alternative pour l'Allemagne (AfD).

  • « La réalité est qu'aujourd'hui, dimanche 24 septembre, Mme Merkel est devenue un canard boiteux ». - Handelsblatt.

En Allemagne, la chancelière Angela Merkel a remporté son quatrième mandat, mais le véritable vainqueur des élections du 24 septembre est Alternative pour l'Allemagne (AfD), un parti qui a surfé sur la décision de Merkel d'ouvrir les portes du pays à plus d'un million de migrants, majoritairement musulmans, en provenance d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient.

Selon les premiers résultats, Merkel et son alliance de centre-droit CDU / CSU n'a obtenu que 33% des voix environ, soit le pire résultat électoral de la coalition depuis près de 70 ans. Le principal concurrent de Merkel, Martin Schulz du SPD, un parti de centre gauche, n'a séduit que 20,5% des électeurs, le plus mauvais score de son parti.

Le parti nationaliste Alternative pour l'Allemagne (AfD) avec environ 13% des voix est devenu le troisième plus grand parti du pays, devant les ultralibéraux du Parti démocrate libre (FDP ; 10,7%), les gauchistes de Linke (9,2%) et les écologistes Verts (8,9 %).

« Avec 33%, non seulement Merkel a réalisé son pire résultat électoral, mais c'est le deuxième plus mauvais de toute l'histoire du parti », a commenté Die Zeit .

 

La chancelière allemande Angela Merkel s'est adressée aux médias, à Berlin, le 25 septembre, au lendemain des élections qui ont vu l'alliance CDU / CSU arriver en tête avec 33% des voix –son pire résultat électoral depuis près de 70 ans. (Photo de Maja Hitij / Getty Images)

 

Deux options s'ouvrent à Merkel : une coalition de gouvernement dite élargie qui comprendrait la CDU / CSU et le SPD, ou une coalition à trois comprenant la CDU / CSU, le FDP et les Verts. Mais dans tous les cas, la stabilité de la coalition sera à risque, compte tenu de l'extrême divergence des idéologies, des plates-formes et des priorités de chacun.

Merkel a piloté deux fois une coalition avec le SPD et une fois avec le FDP. Mais en l'occurence, Schulz s'est montré ferme ; pas question pour le SPD d'intégrer une coalition qui laisserait l'AfD comme principal parti d'opposition en Allemagne, une position qui confère des droits et privilèges spéciaux au parlement.

Le Frankfurter Allgemeine a prédit un effondrement de toute coalition avant la fin de la période législative de quatre ans, en raison de la disparité de l'attelage que Merkel aurait à coordonner :

« Le couple CDU / CSU et les Verts représentent chacun un monde à part. Quant aux positions libertariennes du FDP, elles entrent en collision avec les idées socialisantes de la CDU / CSU ... Les chances qu'une telle alliance perdure jusqu'à la fin de la législature sont, de l'avis général, inférieures à 50%. Le point de vue qui fait l'unanimité est que la CDU / CSU, le FDP et les Verts monteront une coalition qui durera deux ans et dont chaque protagoniste sortira épuisé... A moins que d'ici là, la Chancelière ne jette l'éponge elle-même. De nouvelles élections sonneraient la fin de l'ère Merkel et la formation d'un nouveau gouvernement - dirigé par son successeur ».

Deutsche Welle a renchéri :

« La CDU restera le plus grand parti d'Allemagne, mais les résultats sont révélateurs d'une perte de substance du parti conservateur qui, en 2013, gouvernait avec 41,5%. Une coalition à trois serait la meilleure solution pour éviter de gouverner en minoritaire, mais Merkel aura le gouvernement le moins stable de ses trois derniers mandats. »

The Financial Times a ajouté :

« Mme Merkel est clairement affaiblie. Au cours de l'année écoulée, la chancelière passait pour la dernière représentante à l'Ouest des valeurs libérales dans un monde dominé par des populistes comme M. Trump. Le résultat électoral du dimanche a révélé sa perte de popularité et montré le caractère clivant de sa politique. »

Plus d'un million d'électeurs traditionnellement CDU / CSU a voté AfD. Detlef Seif, député démocrate-chrétien, a estimé que les électeurs ont fait défaut à la CDU parce que Merkel a mené une politique trop à gauche, en particulier sur l'immigration et le mariage homosexuel. « Nous devons nous concentrer davantage sur nos valeurs fondamentales qui sont des valeurs conservatrices », a-t-il déclaré.

Le chef de la CSU, Horst Seehofer, a déclaré : « Il y a un flanc à découvert sur notre droite et nous devons le refermer avec une position claire et des limites claires ».

A Berlin, Tagesspiegel a écrit :

« Angela Merkel a gouverné ce pays pendant douze ans. Elle a endetté les Allemands de plusieurs milliards de dollars pour éviter un effondrement de l'Europe du Sud et maintenir en vie son idéal européen. Elle a mis à mal l'industrie allemande de l'énergie pour contribuer au règlement de la crise climatique. Et elle a ouvert les portes du pays à des centaines de milliers de réfugiés au nom de principes humanitaires. Puis, d'une pichenette, elle a décidé que le mariage ne devait plus se borner à consacrer l'union d'un homme et d'une femme...

« Le monde a célébré la politique de Merkel : elle est devenue la chancelière du climat, la sauveuse de l'Europe, la stabilisatrice du monde... Bref, la femme la plus puissante du globe. Mais en Allemagne, après trois mandats successifs, Merkel n'a engendré que le désarroi.

« La période qui s'ouvre est celle d'un adieu, même si personne ne peut dire aujourd'hui à quelle date il se produira. »

Dans une analyse des problèmes économiques et sociaux de l'Allemagne qui donne à réfléchir, Die Zeit a écrit :

« Non, tout ne va pas bien en Allemagne. Les loyers augmentent, les divisions sociales deviennent plus aiguës, les routes et les écoles sont dans un état de délabrement pathétique. Avec son slogan "Pour une Allemagne du bien-être et du bonheur", la CDU / CSU a remporté les élections, mais nombre d'électeurs estiment avoir été blousés. Le SPD lui-aussi a été puni, enregistrant le pire résultat de l'histoire de la République fédérale. Les énormes pertes de la grande coalition montrent que trop de problèmes ont été ignorés au cours de la campagne électorale et que peu de réponses concrètes ont été apportées aux questions urgentes de la période. Ce n'est plus acceptable. De nombreux électeurs veulent un gouvernement qui transforme le pays - et ne se contente pas de le gérer ».

Merkel a affiché une position défensive. Au cours d'une conférence de presse post-électorale, elle a déclaré : « Je ne vois pas comment nous aurions pu agir différemment ». Elle a également insisté pour le maintien de sa politique migratoire et a refusé de plafonner le nombre des demandeurs d'asile.

L'AfD a rétorqué que le statu quo était inacceptable : « Chers amis, maintenant que nous sommes le troisième plus grand parti, le gouvernement doit en tenir compte », a déclaré Alexander Gauland, ancien responsable de la CDU qui est aujourd'hui coprésident de l'AfD. « Nous les chasserons. Nous allons chasser Frau Merkel et nous récupèrerons notre pays et notre peuple ».

Dans Die Zeit, l'éditorialiste Ludwig Greven a même proposé que Merkel démissionne pour éviter le naufrage des principaux partis politiques :

« Le résultat électoral de dimanche montre que l'Allemagne s'inscrit dans la lignée des autres pays européens. En France, aux Pays-Bas, en Italie, en Autriche, en Espagne et dans les pays scandinaves, les conservateurs et les démocrates-chrétiens ainsi que les socialistes et les sociaux-démocrates ont été gravement décimés, quand ils n'ont pas carrément disparu de la scène politique. Même en Autriche voisine, où les démocrates-chrétiens et les sociaux-démocrates ont dirigé beaucoup plus longtemps qu'en Allemagne, les deux grands partis réunissent à peine une majorité parlementaire ...

« Si on pousse le raisonnement jusqu'au bout, la seule solution logique et efficace serait que Merkel renonce à être chancelière. C'est de toute façon son dernier mandat. En démissionnant, elle priverait l'AfD de son rôle moteur dans la contestation de la politique d'immigration et dans la contestation de son rôle d'éternelle chancelière. »

Le premier journal du monde des affaires et de la finance, le Handelsblatt, a conclu :

« La réalité est que, aujourd'hui, dimanche 24 septembre, Mme Merkel est un canard boiteux. Elle a dit une fois qu'elle ne souhaiter pas quitter ses fonctions comme « une naufragée à l'agonie ». Et pourtant, elle a éliminé ou marginalisé tous ceux qui au sein de l'appareil du parti pouvaient lui faire ombrage. Pour ce quatrième mandat, elle ne bénéficie même pas de cet avantage. Un bon leader devrait planifier sa succession et préparer la génération montante aux affaires. Le moins qu'on puisse dire est qu'au sein de son parti comme dans le reste de l'éventail politique, les perspectives sont loin d'être enthousiasmantes. »

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article
27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 05:32
  • Plus de 50 000 djihadistes vivent actuellement en Europe. - Gilles de Kerchove, coordinateur antiterroriste de l'UE.

  • Europol, le bureau de coordination des polices nationales de l'UE, a identifié pas moins de 30 000 sites jihadistes actifs sur Internet. Mais la législation de l'UE sur la protection de la vie privée, n'oblige plus les fournisseurs d'accès à Internet à collecter et conserver les métadonnées de leurs clients - y compris celles qui permettraient de localiser les djihadistes. De Kerchove a déclaré que cela entravait la police dans sa capacité à identifier les djihadistes et à agir préventivement.

Les autorités allemandes sont actuellement en train de faire la chasse à des dizaines de membres de Jabhat al-Nusra, l'un des plus violents groupes djihadistes de Syrie. Selon Der Spiegel, ces djihadistes sont entrés en Allemagne en se faisant passer pour des réfugiés.

Ces hommes, tous anciens membres de Liwa Owais al-Qorani, un groupe rebelle détruit par l'Etat islamique en 2014, passent pour avoir massacré des centaines de Syriens, civils et militaires.

La police allemande aurait identifié 25 de ces djihadistes et aurait même réussi à en appréhender quelques-uns. Mais plusieurs dizaines d'autres se cachent dans toutes les villes et villages d'Allemagne.

Selon la Police criminelle fédérale (Bundeskriminalamt, BKA), plus de 400 migrants entrés en Allemagne en tant que demandeurs d'asile en 2015 et 2016 font maintenant l'objet d'une enquête sur leur appartenance à des groupes jihadistes du Moyen-Orient.

Ces informations émergent au moment où de nouvelles alertes surgissent concernant le risque de djihadistes tentant de s'infiltrer à travers le flot des migrants qui traversent la Méditerranée au départ de l'Afrique du Nord pour l'Italie. Dans une interview accordée à The Times, le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj a déclaré que les djihadistes qui ont pu accéder à son pays sans être repérés se rendent à coup sûr en Europe.

« En Europe, les migrants se déplacent librement », a déclaré al-Sarraj, en se référant aux accords de Schengen qui abolissent les frontières intérieures à l'Union européenne. « Ce qu'à Dieu ne plaise, si des terroristes se sont faufilés parmi les migrants, chaque incident affectera l'UE toute entière ».

Le député européen indépendant Steven Woolfe a déclaré :

« Ces déclarations montrent que le problème est double. Des terroristes potentiels utilisent la piste des migrants en Méditerranée pour entrer en Europe sans contrôle. Puis, profitant des accords de Schengen et de l'absence de frontières intérieures, ils se déplacent librement d'un pays à l'autre. Le rétablissement de frontières fortes est une nécessité. »

130 000 migrants environ sont arrivés en Europe par terre et par mer au cours des huit premiers mois de 2017, a indiqué l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Les recensements effectués en Italie en juillet, indiquent que les principaux pays d'origine des migrants, sont, par ordre décroissant : le Nigeria, le Bangladesh, la Guinée, la Côte d'Ivoire et le Mali. En Grèce, les migrants provenaient surtout de Syrie, d'Irak, d'Afghanistan, du Pakistan et du Congo. En Bulgarie, les migrants recensés provenaient de Syrie, d'Afghanistan, d'Irak puis de Turquie.

Ces dernières semaines, les réseaux de passeurs de migrants ont ouvert une nouvelle route à travers la mer Noire. Le 13 août, 69 migrants irakiens ont été arrêtés alors qu'ils tentaient d'atteindre la côte roumaine à travers la mer Noire. Ils sont arrivés de Turquie à bord d'un navire de plaisance piloté par des trafiquants bulgares, chypriotes et turcs. Le 20 août, les gardes côtes roumains ont intercepté en mer Noire dans la région de Constanta (sud-est de la Roumanie), un autre bateau transportant 70 Irakiens et Syriens, dont 23 enfants.

Au total, 2.474 personnes ont été arrêtées au cours des six premiers mois de 2017 qui tentaient de franchir illégalement la frontière roumaine, a révélé Balkan Insight. La moitié a été appréhendée au moment où les migrants ont tenté le passage de Roumanie en Hongrie. Rien qu'en 2016, 1 624 migrants ont été arrêtés ; la plupart ont été découverts alors qu'ils se préparaient à passer en Roumanie à partir de la Serbie.

Parallèlement, plus de 10 000 migrants ont atteint les côtes espagnoles au cours des huit premiers mois de 2017, soit trois fois plus qu'en 2016, selon l'OIM. Des milliers d'autres migrants ont pénétrés en Espagne par voie de terre, principalement dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla sur la côte nord du Maroc, les seules frontières terrestres de l'Union européenne avec l'Afrique. Une fois-là, les migrants sont logés dans des abris temporaires, puis déplacés vers le continent espagnol. A partir de là, la majorité migre vers d'autres régions d'Europe.

Frontex, l'Agence européenne chargée de la surveillance des frontières terrestres et maritimes, a déclaré que les djihadistes utilisaient la crise migratoire pour pénétrer en Europe et préparer des attaques à travers le continent. Frontex a aussi reconnu ignorer le nombre réel de migrants qui ont atteint l'Europe ; l'Agence a ajouté qu'elle n'avait aucun moyen de les pister. Dans son analyse annuelle des risques pour 2016, Frontex a écrit :

« Les attaques qui ont eu lieu à Paris en novembre 2015 ont clairement démontré que les flux migratoires irréguliers pouvaient être utilisés par les terroristes pour entrer dans l'UE. Deux des terroristes impliqués dans les attaques ont atteint l'Europe illégalement en passant par Leros [Grèce] ou ils ont été enregistrés par les autorités grecques. Ils étaient en possession de passeports syriens frauduleux dans le but d'accélérer les procédures d'enregistrement.

« Les fausses déclarations de nationalité sont fréquentes chez les candidats au départ qui n'ont qu'une faible chance d'obtenir l'asile au sein de l'UE, qui courent un risque élevé d'être retournés dans leur pays d'origine ou de transit, ou qui souhaitent simplement accélérer les formalités. Compte tenu du grand nombre de personnes qui arrivent sans papiers d'identité, avec de faux passeports ou avec des pièces d'identité à l'authentiticté incertaine, compte tenu également de l'absence de contrôle sérieux à l'entrée et de l'inexistence de mesures répressives en cas de fausses déclarations, le risque existe que des personnes présentant une menace pour la sécurité de la population ne cherchent à profiter de la situation. »

Gilles de Kerchove, Coordonnateur antiterroriste de l'UE, a déclaré le 31 août au journal espagnol El Mundo, que plus de 50 000 djihadistes vivent actuellement en Europe :

« Il y a trois ans, il était facile d'identifier une personne en cours de radicalisation. Maintenant, la plupart des fanatiques masquent leurs convictions. Nous n'avons pas de statistiques exactes, mais on peut se risquer à quelques calculs. Au Royaume-Uni, ce n'est pas un secret, le chiffre a été publié, il y en a 20 000. La France en compte à peu près 17 000. L'Espagne est moins bien dotée, mais leur nombre avoisine les 5 000. En Belgique, bien que 500 radicaux se soient exilés en Syrie, il en reste au moins 2 000 voire plus. Je ne tenterai pas de quantifier précisément le phénomène, mais nous parlons de dizaines de milliers de djihadistes, plus de 50 000. »

À Madrid, des policiers espagnols masqués ont arrêté un homme soupçonné de recruter des djihadistes pour le compte de l'Etat islamique, le 16 juin 2014. (Photo de Gonzalo Arroyo Moreno / Getty Images)

Dans un entretien avec le quotidien belge Le Soir, de Kerchove a déclaré que même si l'Etat islamique est vaincu militairement, le mouvement agira sous forme de « califat virtuel ». Il a ajouté qu'Europol, le bureau de coordination des polices européennes, a identifié au moins 30 000 sites Internet jihadistes actifs. De Kerchove a regretté que la législation de l'UE en matière de protection de la vie privée n'exige plus des fournisseurs d'accès qu'ils collectent et conservent les métadonnées de leurs clients – notamment celles qui auraient permis la géolocalisation des djihadistes. Le coordinateur de la lutte antiterroriste a ajouté que ces dispositions entravaient la police dans sa capacité à identifier les djihadistes et à prévenir leur passage à l'acte : « Sur les métadonnées, je vous avoue que nous nous arrachons les cheveux. »

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article
26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 06:04
  • Ayman Qawasmeh et Issa Amro n'ont pas eu la chance d'être arrêtés par les autorités israéliennes. Leur histoire n'a donc pas fait la Une des principaux journaux occidentaux. Et CNN ou NBC n'ont pas consacré un programme entier à leur calvaire. Ne pouvant impliquer Israël, les médias occidentaux ont enterré leur histoire– et leur liberté aussi.

  • Le groupe souligne également qu'il a recensé pas moins de 472 décès sous la torture dans les prisons et les centres de détention syriens au cours des dernières années.

  • Qui se soucie vraiment de l'authentique apartheid infligé aux Palestiniens par plusieurs pays arabes ? L'information est là, disponible : il suffirait que les médias occidentaux et le reste de la communauté internationale abandonnent un instant leur obsession anti-israélienne pour que l'attention se porte sur les vraies victimes palestiniennes - celles qui vivent dans les pays arabes.

Plus de 1 600 Palestiniens ont disparu en Syrie et des centaines d'autres ont été tués depuis le début de la guerre civile. Mais des informations de ce type peinent à se frayer un chemin jusqu'aux médias occidentaux.

Pour capter l'attention de la communauté internationale et des médias, les Palestiniens doivent obligatoirement vivre en Cisjordanie, dans la bande de Gaza ou à Jérusalem. Ces Palestiniens-là ont la chance de voir leurs histoires (et leurs difficultés) couvertes avec régularité par les médias internationaux. Pourquoi ? Parce que ces Palestiniens ont affaire – directement ou indirectement - à Israël.

Ce n'est un secret pour personne que les journalistes occidentaux et les principaux médias sont obsédés par Israël. Tout ce qu'Israël fait (ou ne le fait pas) est largement couvert, surtout s'il est ensuite possible de jeter le blâme sur Israël pour les souffrances qu'il inflige aux Palestiniens.

Quand le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a privé les deux millions de Palestiniens de Gaza de médicaments, d'électricité et de salaires, les grands médias internationaux ont trouvé le moyen d'en imputer la faute à Israël.

La censure qu'Abbas inflige aux médias palestiniens, les arrestations de journalistes et d'utilisateurs de Facebook par l'Autorité palestinienne, ne sont pas des informations jugées pertinentes par les médias occidentaux. Qui se soucie qu'Abbas bloque 30 sites d'information qui ont eu le mauvais goût de le critiquer lui, sa politique et ses décisions ? Qui se soucie que cette semaine, Abbas ait ordonné l'arrestation d'Ayman Qawasmeh, journaliste et directeur d'une radio privée de Hébron ?

Qawasmeh a été arrêté peu de temps après la mise en ligne d'un article critiquant Abbas et invitant son premier ministre, Rami Hamdallah, à démissionner. Faute d'angle anti-israélien, les journalistes occidentaux qui couvrent le conflit israélo-palestinien se sont désintéressés de l'information,.

La mise en détention de Qawasmeh n'étant pas suffisante, les forces de sécurité d'Abbas ont arrêté immédiatement après, Issa Amro, militante palestinienne d'Hébron. Amro avait posté sur Facebook quelques réflexions critiques sur l'arrestation de Qawasmeh et le joug qui pèse sur la liberté d'expression.

Qawasmeh et Amro auraient eu plus de chance s'ils avaient été arrêtés par les autorités israéliennes. Leur histoire aurait fait la Une des principaux journaux occidentaux. CNN ou NBC auraient consacré un programme entier à leur calvaire. Mais comme il n'était pas possible d'impliquer Israël, l'histoire de ces journalistes a été enterrée - et leur liberté aussi.

La tragédie des Palestiniens de Syrie met également en lumière le deux poids – deux mesures des médias et de la communauté internationale qui traitent du Moyen-Orient : si Israël n'est pas impliqué, les journalistes ne s'impliquent pas non plus.

Les malheurs des Palestiniens qui vivent dans les pays arabes semblent ne susciter qu'indifférence. Des milliers de Palestiniens ont disparu ou ont été tués ? Si un État arabe est impliqué, les médias restent à l'écart.

Le Groupe d'action pour les Palestiniens de Syrie affirme avoir recensé les cas de 1 632 détenus palestiniens, y compris des femmes et des enfants, portés disparus en Syrie et dont aujourd'hui encore, on est sans nouvelles. Des journalistes, des médecins, des infirmières et des secouristes sont au nombre des disparus. Le Groupe d'action affirme que ces détenus ont été soumis, dans les centres de détention et les prisons de Syrie ou ils étaient retenus, à « toutes les formes de torture ».

Le groupe souligne également qu'il a recensé dans ces mêmes lieux de détention, 472 décès consécutifs à des actes de torture. Les chiffres réels ne sont pas connus en raison du secret et des sévères restrictions à l'information qu'imposent les autorités syriennes. Les familles craignent les représailles de la part des autorités syriennes si elles annoncent la mort de leurs proches.

Dans un autre rapport, le même groupe révèle que quelque 3 570 Palestiniens ont été tués depuis le début de la guerre civile en Syrie, dont 462 femmes. Le camp de réfugiés de Yarmouk près de Damas a été assiégé par l'armée syrienne pendant plus de 1510 jours.

Le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk en Syrie a été assiégé par l'armée syrienne pendant plus de 1510 jours. Sur la photo: les résidents de Yarmouk font la queue pour recevoir des vivres, le 31 janvier 2014. (Source d'image : UNRWA)

Un autre camp de réfugiés palestinien, Dara'a, est resté sans eau pendant plus de 1 247 jours (Yarmouk a été privé d'eau pendant plus de 1088 jours). Le rapport révèle également qu'à fin 2016, plus de 85 000 Palestiniens ont fui la Syrie vers l'Europe, pendant que plus de 60 000 autres trouvaient refuge en Jordanie, en Turquie, en Égypte et dans la bande de Gaza.

Ces statistiques horribles sont la norme quand les pays du monde arabe s'entredéchirent par la guerre. Depuis de nombreuses années, Arabes et Musulmans s'entretuent, se déportent et se torturent les uns les autres. Il est particulièrement perturbant que le sort des Palestiniens dans les pays arabes n'attire pas l'attention internationale. Ce silence a des conséquences mortelles, et il est directement lié à la couverture disproportionnée que les médias internationaux consacrent à Israël.

L'évidence est là : un Palestinien abattu par un policier ou un soldat israélien obtiendra une couverture médiatique internationale plus importante que les milliers de Palestiniens illégalement incarcérés et torturés à mort dans un pays arabe.

D'innombrables articles auraient pu être écrits sur les mauvais traitements que les pays arabes infligent aux Palestiniens – depuis le refus des droits fondamentaux liés à la citoyenneté et à l'égalité jusqu'aux emprisonnements et tortures.

Quelqu'un souhaite-t-il enquêter sur l'apartheid subi par les Palestiniens dans les différents pays arabes ? L'information est là, facilement disponible : il faudrait au préalable que les médias occidentaux et le reste de la communauté internationale rompent avec leur obsession d'Israël et prêtent attention aux vraies victimes palestiniennes - celles qui vivent dans les pays arabes.

Khaled Abu Toameh, journaliste plusieurs fois récompensé, est basé à Jérusalem

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article
18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 06:02
  • Les dirigeants européens ont accepté la transformation de fragments de leurs propres pays en territoires ennemis. Ils voient qu'un désastre démographique est en cours. Ils savent que dans deux ou trois décennies, l'Europe sera régie par l'islam.

  • Il y a dix ans, décrivant ce qu'il appelait « les derniers jours de l'Europe », l'historien Walter Laqueur avait dit que la civilisation européenne allait mourir, et que seuls les monuments anciens et les musées survivraient. Son diagnostic était trop optimiste. Les monuments et les musées musées pourraient être détruits. Regardez plutôt ce que les membres cagoulés de noir de l'« Antifa » - un mouvement « antifasciste » dont les actions sont totalement fascistes - font aux statues aux États-Unis.

L'attentat terroriste survenu à Barcelone a suscité les mêmes réactions que tous les attentats terroristes majeurs survenus en Europe: des larmes, des prières, des fleurs, des bougies, des ours en peluche et des proclamations disant que « l'Islam, c'est la paix ». Lorsque des gens se sont rassemblés pour exiger des mesures plus sévères contre l'influence croissante de l'islamisme sur tout le continent, ils ont du faire face à un rassemblement « antifasciste ». Des Musulmans ont organisé une manifestation pour défendre l'islam et ont affirmé que les Musulmans vivant en Espagne sont les « principales victimes » du terrorisme. Le président de la Fédération Espagnole des Associations Religieuses Islamiques, Mounir Benjelloun El Andaloussi, a parlé d'une « conspiration contre l'islam » et a déclaré que les terroristes étaient des « instruments » de la haine islamophobe. La maire de Barcelone, Ada Colau, a pleuré devant les caméras, et déclaré que sa ville resterait une « ville ouverte » pour tous les immigrants. Le gouverneur de Catalogne, Carles Puigdemont, a utilisé quasiment les mêmes mots. Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, un conservateur, a été le seul à oser appeler le terrorisme djihadiste par son nom. Nombre de journalistes européens ont déclaré que ses propos étaient trop durs.

 

Après l'attentat de Barcelone, en Espagne, lorsque des gens se sont rassemblés pour exiger des mesures plus sévères contre l'influence croissante de l'islamisme sur le continent européen, ils ont du faire face à un rassemblement « antifasciste ». Sur la photo: Des « antifascistes », à Las Ramblas, à Barcelone, le 18 août 201, frappent un homme qu'ils soupçonnent d'être un « sympathisant de droite ». (Photo de Carl Court / Getty Images)

 

Les grands journaux européens ont décrit l'horreur, et ont à nouveau cherché des explications à ce qu'ils ont continué à décrire comme « inexplicable ». Le principal quotidien espagnol, El Pais, a noté dans un éditorial que la « radicalisation » est le fruit amer de « l'exclusion » de certaines « communautés », et a ajouté que la réponse devait être davantage de de « justice sociale ». En France, Le Monde a laissé entendre que les terroristes voulaient « inciter à la haine » et a souligné que les Européens devaient éviter les « préjugés ». Au Royaume-Uni, The Telegraph a expliqué que « les tueurs attaquent l'Occident parce que l'Occident est ce qu'il est, et pas en raison de ce qu'il fait » - mais l'article a parlé de « tueurs », pas de « terroristes » ou « d'islamistes ».

Les spécialistes de la lutte anti-terroriste interviewés à la télévision ont dit que les attentats, perpétrés sur le continent à un rythme toujours plus rapide, allaient devenir plus graves. Ils ont souligné que le projet initial des djihadistes de Barcelone avait été de détruire la basilique de la Sagrada Família et de tuer des milliers de personnes. Ils ont ajouté en général que les Européens devraient apprendre à vivre avec la menace de carnages. Ils n'ont offert aucune solution. La plupart d'entre eux ont répété que les terroristes ne sont pas vraiment musulmans - et que les attentats « n'ont rien à voir avec l'islam ».

De nombreux dirigeants de pays d'Europe occidentale considèrent le terrorisme islamique comme une réalité à laquelle les Européens doivent s'habituer - comme une sorte de fatalité qui ne découle pas de l'islam. Presque tous évitent désormais, même, de parler de « terrorisme ». Après l'attentat de Barcelone, la chancelière allemande Angela Merkel a émis un bref communiqué parlant d'un événement « révoltant », a exprimé sa « solidarité » avec les Espagnols, puis est passée à autre chose. Le président français Emmanuel Macron a tweeté un message de condoléances et a parlé d'une « attaque tragique ».

Dans toute l'Europe, les expressions de colère sont soigneusement marginalisées. Les appels à la mobilisation, ou à un changement profond des politiques d'immigration, ne viennent que de politiciens décrits avec mépris comme « populistes ».

Les critiques de l'Islam, même minimes, suscitent immédiatement des vagues d'indignation. Les livres sur l'islam les plus répandus en Europe ont pour auteurs des hommes proches des Frères musulmans, tels Tariq Ramadan. Des livres plu « politiquement incorrects » existent, mais sont vendus sous le comptoir comme s'il s'agissait d'articles de contrebande. Les librairies islamiques vendent des brochures appelant à la violence sans même cacher ce qu'elles font. Des dizaines d'imams, semblables à Abdelbaki Es Satty, l'homme soupçonné d'avoir été le concepteur de l'attentat de Barcelone, continuent à prêcher en toute impunité; s'ils sont arrêtés parfois, ils sont rapidement libérés.

La soumission règne. Le discours qui imprègne l'atmosphère dit que, malgré les menaces croissantes, les Européens doivent vivre leurs vies aussi normalement que possible. Mais les Européens voient les menaces. Ils voient que la vie quotidienne ne peut se vivre normalement. Ils voient des policiers et des soldats dans les rues, des contrôles de sécurité toujours plus nombreux, des contrôles stricts à l'entrée des théâtres et des magasins. Ils voient l'omniprésence de l'insécurité partout. Et bien qu'on leur dise d'ignorer l'origine des menaces, ils savent quelle est cette origine. Ils prétendent qu'ils n'ont pas peur. Des milliers de personnes à Barcelone ont crié, « No tinc por » (« Nous n'avons pas peur »). En réalité, ils sont morts de peur.

Les sondages montrent que les Européens sont pessimistes et pensent que l'avenir sera sombre. Les sondages montrent aussi que les Européens n'ont plus confiance en ceux qui les gouvernent, mais considèrent qu'ils n'ont pas le choix.

Le basculement qui s'est opéré dans leurs existences a eu lieu en peu de temps, moins d'un demi-siècle. Il y a cinquante ans, il n'y avait que quelques milliers de Musulmans en Europe - principalement des travailleurs immigrés venant d'anciennes colonies européennes. Ils étaient censés n'être en Europe que temporairement, et il ne leur était pas demandé de s'intégrer.

Ils ont bientôt été des centaines de milliers, puis des millions. Leur présence est devenue permanente. Beaucoup sont devenus citoyens des pays où ils étaient installés. Leur demander de s'intégrer devint impensable: la plupart en vinrent à se considérer comme musulmans d'abord.

Les dirigeants européens ont cessé de défendre leur propre civilisation. Ils ont laissé entendre peu à peu que toutes les cultures devraient être considérées comme équivalentes. Ils ont renoncé à se battre.

Les programmes scolaires ont été modifiés. Les enfants d'Europe ont appris que l'Europe et l'Occident avaient pillé le monde musulman - et pas que les Musulmans avaient, en fait, envahi et conquis l'Empire chrétien byzantin, l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient, une part de l'Europe de l'Est, la Grèce, le Nord de Chypre et l'Espagne. Il leur a été expliqué que la civilisation islamique avait été splendide et florissante avant que la colonisation ne vienne prétendument la ravager.

Les États providence, créés dans les années d'après-guerre, ont commencé à générer une sous-classe de personnes piégées dans la dépendance, juste au moment où le nombre de Musulmans en Europe s'accroissait.

Les quartiers de logements sociaux sont devenus des quartiers essentiellement musulmans. L'émergence du chômage de masse - qui a affecté surtout les travailleurs les moins qualifiés - a transformé les quartiers musulmans en quartiers de chômage de masse.

Des agitateurs sociaux sont venus dire aux Musulmans au chômage qu'après avoir prétendument pillé leurs pays d'origine, les Européens avaient utilisé les Musulmans pour reconstruire l'Europe et les considéraient maintenant comme des ustensiles usagés.

La criminalité s'est accrue. Les quartiers musulmans sont devenus des quartiers de forte criminalité.

Des prédicateurs musulmans extrémistes sont arrivés et ont renforcé une haine des Musulmans contre l'Europe. Ils ont dit que les Musulmans devaient se souvenir de ce qu'ils étaient, et que l'islam devait prendre sa revanche. Ils ont expliqué aux jeunes criminels musulmans dans les prisons que la violence pourrait être utilisée pour une cause noble: le djihad.

Les policiers ont reçu l'ordre de ne pas intervenir trop vivement pour ne pas aggraver les tensions. Les quartiers de forte criminalité sont devenues des zones de non droit, des lieux propices pour le recrutement de terroristes islamiques.

Les dirigeants européens ont accepté la transformation de fragments de leurs propres pays en territoires ennemis.

Des émeutes ont eu lieu; les dirigeants européens ont fait encore davantage de concessions. Ils ont adopté des lois restreignant la liberté d'expression.

Lorsque le terrorisme islamique a commencé à frappé l'Europe, ils n'ont pas su comment réagir. Ils ne savent toujours pas. Ils sont prisonniers d'une situation qu'ils ont créée et qu'ils ne peuvent plus contrôler.

Ils semblent impuissants.

Ils ne peuvent pas incriminer l'islam: les lois qu'ils ont adoptées font que c'est devenu illégal. Dans la plupart des pays européens, s'interroger sur l'islam est considéré comme «islamophobe» et peut conduire à de lourdes amendes, voire à des procès et à des peines de prison (ce qui est arrivé à Lars Hedegaard, Elisabeth Sabaditsch-Wolff, Geert Wilders ou George Bensoussan).

Ils ne peuvent pas rétablir la loi et l'ordre dans les zones de non droit: cela impliquerait l'intervention de l'armée et l'instauration de la loi martiale. Ils ne peuvent pas adopter les solutions proposées par les partis qu'ils ont poussés vers les marges de la vie politique européenne.

Ils ne peuvent même pas fermer leurs frontières, abolies en 1995 par les accords de Schengen. Le rétablissement des contrôles aux frontières serait coûteux et prendrait du temps.

Les dirigeants européens semblent n'avoir ni la volonté ni les moyens de s'opposer à l'irruption de vagues de migrants musulmans d'Afrique et du Moyen-Orient arrivant par millions. Ils savent que des terroristes se cachent parmi les migrants, mais ne procèdent pas aux contrôles nécessaires.

Ils recourent à des subterfuges et à des mensonges. Ils créent des programmes de « déradicalisation » qui ne fonctionnent pas: les « radicaux », semble-t-il, ne veulent pas être « déradicalisés ».

Des dirigeants européens tentent de définir la « radicalisation » comme un symptôme de « maladie mentale », et envisagent de demander aux psychiatres de résoudre le problème. Ils parlent de créer un « islam européen », censé être totalement différent de l'islam ailleurs sur terre. Ils prennent des postures arrogantes pour se donner l'illusion d'une supériorité morale ; c'est ce qu'ont fait Ada Colau et Carles Puigdemont à Barcelone, qui ont dit qu'ils avaient des principes et que Barcelone resterait « ouverte » aux immigrants. Angela Merkel refuse de faire face aux conséquences de sa politique d'accueil de migrants innombrables, et elle fustige les pays d'Europe centrale qui refusent d'adopter des politiques semblables à la sienne.

Les dirigeants européens voient qu'un désastre démographique est en cours. Ils savent que dans deux ou trois décennies, l'Europe sera régie par l'islam.

Ils tentent d'anesthésier les populations non musulmanes en évoquant le rêve d'un avenir idyllique qui n'existera jamais. Ils disent que l'Europe doit apprendre à vivre avec le terrorisme, et que personne n'y peut rien.

Ils pourraient tenter d'agir un peu; ils n'essaient même pas - cela pourrait, outre le reste, leur coûter des voix musulmanes aux élections.

Winston Churchill a déclaré à Neville Chamberlain: « Vous avez eu le choix entre la guerre et le déshonneur. Vous avez choisi le déshonneur, vous aurez la guerre ». Ces propos pourraient valoir pour aujourd'hui.

Il y a dix ans, décrivant ce qu'il appelait « les derniers jours de l'Europe », l'historien Walter Laqueur avait dit que la civilisation européenne allait mourir, et que seuls les monuments anciens et les musées survivraient. Son diagnostic était trop optimiste. Les monuments anciens et les musées pourraient bien être détruits. Regardez plutôt ce que les membres cagoulés de noir de l'« Antifa » - un mouvement « antifasciste » dont les actions sont totalement fascistes - font aux statues aux États-Unis.

La basilique de la Sagrada Família de Barcelone n'a été épargnée que grâce à la maladresse d'un terroriste qui ne savait pas manipuler les explosifs. D'autres monuments pourraient ne pas avoir autant de chance.

La mort de l'Europe sera sans doute violente et douloureuse: personne ne semble disposé à l'arrêter. Les électeurs le pourraient encore, mais ils devraient le faire rapidement, avant qu'il ne soit trop tard.

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article
13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 05:25
  • Tout en vivant au crochet des contribuables suisses, Abu Ramadan, un salafiste bien connu, a lancé un appel à la charia et a exhorté les musulmans à refuser l'intégration dans la société suisse. Il a ajouté que les musulmans qui commettent des crimes en Suisse ne devraient pas être soumis aux lois suisses.

  • « Ce scandale est si énorme qu'on peut à peine le croire. Les imams qui prêchent la haine envers les chrétiens et les juifs, et qui fustigent la dépravation de l'Occident, jouissent du droit d'asile et vivent confortablement d'aides accordées aux réfugiés. Tout cela avec la complicité de responsables politiques lâches et incompétents qui laissent carte blanche aux fonctionnaires complaisants et naïfs des services de protection sociale et d'aide aux réfugiés ». - Adrian Amstutz, parlementaire suisse.

  • Les fonctionnaires de la ville de Lund persistent et signent : ils ont lancé un projet pilote visant à fournir aux djihadistes suédois de retour de Syrie un logement, un emploi, une formation professionnelle et divers autres soutiens financiers, tout cela aux frais du contribuable suédois.

Un imam libyen qui suppliait Allah de « détruire » tous les non-musulmans a reçu plus de 527 000 euros de prestations sociales du gouvernement suisse, a révélé le diffuseur suisse SRF.

Abu Ramadan, arrivé en Suisse en 1998, a obtenu l'asile en 2004 en raison disait-il des persécutions que lui valaient en Lybie son affiliation aux Frères musulmans. Depuis 2004, Ramadan a touché 600 000 francs suisses (527 000 euros) de prestations sociales.

Établi en Suisse depuis près de 20 ans, Ramadan annone seulement quelques mots de français ou d'allemand et n'a jamais exercé aucune profession. Agé de 64 ans, il fera bientôt valoir ses droits à la retraite.

Tout en vivant aux crochets des contribuables suisses, Abu Ramadan, un salafiste bien connu, a lancé un appel à la charia et a exhorté les musulmans à refuser l'intégration dans la société suisse. Il a ajouté que les musulmans qui commettent des crimes en Suisse ne devraient pas être soumis aux lois suisses. Dans un sermon prononcé dans une mosquée près de Berne, il a déclaré :

« Oh, Allah, je te le demande, détruis les ennemis de notre religion, détruis les juifs, les chrétiens, les Hindous, les Russes et les chiites. O Dieu, je te supplie de les détruire tous et de redonner à l'Islam son ancienne gloire. »

Saïda Keller-Messahli, une militante suisso-tunisienne des droits de l'homme, a déclaré que Ramadan est dangereux en raison de son opposition à l'intégration des musulmans : « Il n'appelle pas directement au djihad, mais il crée le terreau mental qui prédispose au djihad ».

Adrian Amstutz, élu au Parlement fédéral, a mis en cause le multiculturalisme suisse:

« Ce scandale est si énorme qu'on peut à peine le croire. Les imams qui prêchent la haine envers les chrétiens et les juifs, et qui fustigent la dépravation de l'Occident, jouissent du droit d'asile et vivent confortablement des aides accordées aux réfugiés. Tout cela avec la complicité d'élus lâches et incompétents qui laissent carte blanche aux fonctionnaires complaisants et naïfs des services de protection sociale et d'aide aux réfugiés »

Beat Feurer, conseiller municipal de Bienne, ville suisse où Ramadan a vécu pendant 20 ans, a demandé aux autorités suisses d'ouvrir une enquête: « Ces personnes n'ont, à mon avis, rien à faire ici. Elles devraient être expulsées. »

Le scandale Ramadan n'a rien de spécifique à la Suisse. Dans de nombreux pays d'Europe, des milliers de djihadistes violents et non violents financent leurs activités à l'aide des prestations sociales. En 2015, l'Etat islamique a élaboré un guide pour les djihadistes d'Occident - « Comment survivre à l'Ouest » - qui préconisait la chose suivante : « Si vous pouvez demander des aides financières à un gouvernement, faites-le. »

En Autriche , plus d'une douzaine de djihadistes ont financé leur départ en Syrie au moyen de prestations sociales. Parmi ceux qui ont été arrêtés, Mirsad Omerovic, 32 ans, un prédicateur musulman extrémiste, a, selon la police, perçu plusieurs centaines de milliers d'euros pour la guerre en Syrie. Omerovic, père de six enfants vit exclusivement des aides de l'Etat-providence autrichien. Il a également touché des prestations complémentaires au titre du congé de paternité.

En Belgique, plusieurs des djihadistes impliqués dans les attentats de Bruxelles et de Paris ou 162 personnes ont trouvé la mort en 2015 et 2016, ont perçu plus de 50 000 € de prestations sociales, qu'ils ont utilisé pour financer leurs attentats terroristes. Fred Cauderlier, porte-parole du Premier ministre belge, s'est défendu ainsi : « Nous sommes une démocratie. Nous n'avons aucun moyen de vérifier la façon dont les gens utilisent leurs avantages sociaux. »

Rien que dans le Brabant flamand et à Bruxelles, des dizaines de djihadistes qui ont combattu en Syrie ont perçu pas moins de 123.898 € de prestations illégales, a indiqué le ministère de la Justice.

Peu auparavant, le journal flamand De Standaard a révélé que 29 djihadistes d'Anvers et de Vilvoorde qui ont rejoint l'Etat islamique en Syrie et en Irak ont, après leur départ, continué à toucher 1 000 € par mois d'aides sociales. Le maire d'Anvers, Bart de Wever, a déclaré : « Il serait anormal de maintenir ces personnes sur la liste des bénéficiaires sociaux et que leurs allocations chômage servent à financer leur combat en Syrie ».

En février 2017, l'Agence nationale de l'emploi belge (RVA) a révélé que 16 djihadistes de retour de Syrie percevaient des allocations chômage. Le porte-parole de RVA, Wouter Langeraert, a déclaré :

« Nous vivons dans un état constitutionnel. Toutes les personnes parties combattre en Syrie n'ont pas été emprisonnées. Certains remplissent toutes les conditions d'éligibilité : ils ne sont pas en prison, ils se sont réinscrits dans leur municipalité et ils sont demandeurs d'emploi, etc. »

En Grande - Bretagne, les contribuables ont financé Khuram Butt, qui a dirigé l'attaque contre le London Bridge et le Borough Market, ou huit personnes ont été assassinées et 48 autres blessées.

Salman Abedi, le kamikaze de Manchester, a financé son attentat terroriste à l'aide des crédits à taux bonifiés et diverses aides accordées aux étudiants par le contribuable. En octobre 2015, après obtention d'un diplôme de gestion à l'Université de Salford, Abedi a obtenu un prêt de £ 7,000 (7 529 €) de la Student Loans Company (Compagnie de prêts aux étudiants), un organisme financé par le contribuable. Il aurait également touché une bourse de plus de £ 7 000 pour l'année scolaire 2016, alors qu'il ne suivait aucun enseignement. Il semble également acquis qu'Abedi a bénéficié d'une aide au logement et d'une aide au revenu d'une valeur de 250 £ (269 €) par semaine.

David Videcette, un ancien détective de la police urbaine qui a enquêté sur les attentats de Londres de juin 2017, a déclaré à propos des prêts étudiants:

« C'est un moyen facile pour un terroriste de vivre et de financer ses activités au détriment du contribuable. Il suffit de s'inscrire à l'université, nul n'est obligé de suivre les cours. Et généralement, ils n'en suivent aucun. »

Le professeur Anthony Glees, directeur du Centre d'études sur la sécurité et le renseignement de l'Université de Buckingham, a déclaré : « Le système britannique propose des financements sans contrôle et facilement accessibles aux étudiants djihadistes. Il faut revoir le système. »

Pendant ce temps, Shahan Choudhury, un djihadiste de 30 ans, originaire du Bangladesh, radicalisé dans une prison britannique, a utilisé les aides sociales du gouvernement pour financer le départ de toute sa famille en Syrie, y compris trois jeunes enfants, pour combattre aux côtés de l'État islamique. La famille a disparu du jour au lendemain, abandonnant tous ses biens dans son appartement de East London, a indiqué le propriétaire.

En 2015, la presse a révélé que trois sœurs parties de Bradford pour la Syrie, ont continué de toucher leurs allocations. Khadija, 30 ans, Zohra, 33 ans, et Sugra Dawood, 34 ans, toutes trois parties avec leurs neuf enfants, ont utilisé les aides sociales et les crédits d'impôt pour enfants pour financer leur voyage.

Plus récemment, une demande d'accès à l'information a révélé qu'Anjem Choudary, un islamiste qui purge une peine de cinq ans et demi de prison pour avoir mené des actions de recrutement en faveur de l'État islamique, s'est vu attribuer plus de 140 000 livres sterling (151 600 €) d'aide judiciaire financée par le contribuable afin d'éviter la prison. Le chiffre devrait augmenter puisque ses avocats continuent de déposer des requêtes. Ce père de cinq enfants a engagé une action pour obtenir plus de 500 000 euros d'aide sociale, une somme qu'il qualifié d' « allocation du demandeur de djihad ».

Choudary affirme que les musulmans ont droit aux aides sociales qu'il assimile à la jizya, une taxe que les musulmans imposent aux non-musulmans pour leur rappeler leur statut permanent d'infériorité et de subordination.

Anjem Choudary qui purge une peine de prison pour avoir recruté des combattants pour l'Etat islamique affirme que les musulmans ont droit aux aides sociales qu'il assimile à la jizya, une taxe que les musulmans imposent aux non-musulmans pour leur rappeler leur statut permanent d'infériorité et de subordination. Il a engagé une action en justice pour obtenir plus de 500 000 d'aide sociale, une somme qu'il a qualifié d'« allocation du demandeur de djihad». (Photo de Oli Scarff / Getty Images)

 

Les médias britanniques ont révélé qu'avant son incarcération, Choudary touchait plus de 26 000 € (26 000 livres) par an d'aides sociales. Entre autres versements, Choudary percevait 15 000 livres sterling par an d'aide au logement pour louer une maison de £ 344 000 euros à Leytonstone, à l'est de Londres. Il a également touché une aide à la taxe d'habitation de 1957 €, une aide au revenu de 5 594 € et une aide sociale à l'enfance de 3 356 €. Étant donné que les aides sociales ne sont pas imposées, son revenu équivalait à un salaire de 34 421 €. En comparaison, le salaire annuel moyen des travailleurs à temps plein en Grande-Bretagne était de 30 300 € en 2016.

On trouvera sur Gatestone divers exemples de fraude à l'aide sociale par les djihadistes de Grande-Bretagne.

Au Danemark, le Service de la sécurité et du renseignement (PET) a reconnu que les djihadistes trop malades pour se rendre au travail mais suffisamment en forme pour combattre aux côtés de l'État islamique bénéficiaient de diverses prestations d'invalidité, de maladie et de retraite anticipée de l'Etat danois.

Peu auparavant, une note du ministère de l'Emploi a révélé que plus de 30 djihadistes danois ont continué de toucher des prestations sociales, - 672 000 couronnes danoises (90 000 €) en tout -, après qu'ils soient partis rejoindre l'Etat islamique en Syrie.

Le ministre de l'Emploi Troels Lund Poulsen a déclaré :

« C'est totalement inacceptable et honteux. Il faut arrêter. Si vous partez en Syrie pour participer au djihad et devenir un combattant de l'Etat islamique, alors vous n'êtes pas éligible aux prestations sociales du gouvernement danois ».

En France , le gouvernement a supprimé les prestations sociales d'environ 300 individus identifiés comme djihadistes. Avec plus de 900 citoyens partis combattre en Irak et en Syrie, la France est le plus gros fournisseur de djihadistes étrangers de l'Etat islamique.

En Allemagne , Anis Amri, un Tunisien de 23 ans auteur d'un attentat à la voiture bélier sur un marché de Noël à Berlin, a utilisé plusieurs identités pour percevoir illégalement des prestations sociales. Les autorités allemandes, informées de la fraude, n'ont pas réagi.

Pendant ce temps, un djihadiste de Wolfsburg qui avait emmené sa femme et ses deux enfants en Syrie, a continué de toucher des aides sociales, - plusieurs dizaines de milliers d'euros – tout au long de l'année qui a suivi son départ. Les autorités locales ont déclaré que les lois allemandes en matière de protection de la vie privée ne permettaient pas de savoir que la famille avait quitté le pays.

Il a néanmoins été prouvé que plus de 20% des djihadistes allemands partis combattre en Syrie et en Irak ont continué à percevoir des prestations d'aide sociale de l' État ; ils demeurent éligibles à ces mêmes allocations à leur retour en Allemagne. Le ministre bavarois de l'Intérieur, Joachim Herrmann, a déclaré :

« L'argent des contribuables allemands ne devrait jamais, directement ou indirectement, financer le terrorisme islamiste. Les avantages donnés à de tels parasites terroristes devraient être supprimés immédiatement. Ne pas travailler et répandre la terreur aux dépens de l'Etat allemand n'est pas seulement extrêmement dangereux, c'est aussi la pire des provocations et la pire des hontes. »

Aux Pays - Bas , le gouvernement a coupé les aides sociales de des dizaines de djihadistes après qu'un citoyen néerlandais, Khalid Abdurahman, se soit affiché sur YouTube en brandissant cinq têtes coupées. Originaire d'Irak, Abdurahman vivait des aides de l'Etat néerlandais depuis plus d'une décennie quand il a décidé de rejoindre les troupes de l'Etat islamique en Syrie. Les services sociaux l'avaient déclaré inapte au travail et les contribuables néerlandais ont payé ses factures médicamenteuses pour un traitement contre la claustrophobie et la schizophrénie.

La loi visant à mettre fin aux prestations d'aide sociale aux djihadistes ne s'étend pas aux prêts étudiants : le vice-premier ministre, Lodewijk Asscher, a déclaré qu'une telle interdiction serait contre-productive car elle rendrait plus difficile la réintégration sociale des djihadistes de retour des combats.

En Espagne , Saib Lachhab, un djihadiste marocain de 41 ans résidant à Vitoria au pays basque espagnol, a cumulé 9 000 € de prestations sociales pour financer son départ en Syrie. Chaque mois, il a reçu 625 € du gouvernement central et 250 € du gouvernement basque. L'assurance chômage lui versait également 900 € par mois.

Samir Mahdjoub, un djihadiste algérien de 44 ans résidant à Bilbao, au pays basque espagnol, a touché 650 € chaque mois de l'aide sociale et 250 € en aide au logement. Redouan Bensbih, un djihadiste marocain âgé de 26 ans résidant dans la ville basque de Barakaldo, a perçu 836 € de prestations sociales par mois ; les versements ont continué même après sa mort sur un champ de bataille syrien. La police a finalement arrêté cinq musulmans du Pays basque qui interceptaient les paiements de Bensbih pour les transférer au Maroc. Les autorités basques ont justifié la poursuite des versements en plaidant leur ignorance du décès du bénéficiaire.

Ahmed Bourguerba, un djihadiste algérien âgé de 31 ans résidant à Bilbao, a perçu chaque mois 625 € de prestations sociales et 250 € d'aide au logement jusqu'à son incarcération pour des infractions liées au terrorisme. Mehdi Kacem, un djihadiste marocain âgé de 26 ans résidant dans la ville basque de Saint-Sébastien, a reçu 800 € par mois d'aide sociale jusqu'à ce qu'il soit arrêté pour son appartenance à l'Etat islamique.

Auparavant, un couple pakistanais résidant à Vitoria a été mis en examen pour fraude à l'aide sociale ; ils avaient créé dix identités fictives dans le but de générer des aides bien réelles qui leur auraient profité. La police a déclaré que le couple a escroqué le gouvernement basque de plus de 395 000 € au cours des trois dernières années.

En Suède , un rapport de l'Université de la Défense nationale a révélé que 300 citoyens suédois ont continué de toucher des prestations sociales même après leur départ en Syrie et en Irak. Dans la plupart des cas, les djihadistes ont fait jouer un réseau d'amis et de relations familiales pour actualiser les documents et maintenir l'illusion d'une présence en Suède.

Ainsi, les services d'aide sociale ont réglé indument 50 000 couronnes suédoises (5 257€) au converti musulman Michael Skråmo. Ce n'est qu'un an après son départ de Göteborg pour la Syrie, en compagnie de sa femme et de ses quatre enfants, que ses avantages sociaux ont été résiliés.

Magnus Ranstorp, l'un des auteurs du rapport, a déclaré que de tels versements mettaient en lumière la faiblesse des mécanismes de contrôle en Suède:

« Michael Skråmo était connu comme un chaud partisan de l'Etat islamique. La police aurait dû être capable de donner l'alarme et d'informer tous les services qu'un citoyen s'était embarqué pour une zone de guerre »

Parallèlement, l'Agence nationale chargée de l'emploi (Arbetsförmedlingen), a mis fin à un projet pilote de placement professionnel des migrants. Ils ont découvert que les employés musulmans de l'agence plaçaient des djihadistes suédois. Les agents de l'État islamique auraient distribué des pots de vin - et parfois, menacé - les employés de cette administration afin qu'ils rendent éligibles des combattants en Suède.

Mais à Lund, les fonctionnaires municipaux ne se sont pas laissés abattre : ils ont lancé un projet pilote dans le but de fournir aux djihadistes suédois de retour de Syrie un logement, un emploi, une formation et diverses aides financières, tout cela grâce au soutien du contribuables suédois.

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article
7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 04:57
  • Non seulement ces prétendues féministes ferment les yeux sur ces atrocités, mais leur présence à ces événements soutient et légitimise ces dictateurs.

  • Quand on pense à ces millions de femmes opprimées dans le monde entier - comme Asia Bibi, une mère chrétienne qui vit depuis sept ans dans le couloir de la mort au Pakistan pour un verre d'eau ; ou comme cette fille de 19 ans violée par son cousin sous la menace d'une arme à feu et ensuite condamnée à mort par lapidation pour « adultère » ; ou comme toutes ces femmes obligées de se marier avec leurs violeurs ; ou comme ces 12 000 mariages d'enfants qui ont lieu chaque jour ; ou comme ces femmes battues par leurs maris ou défigurées à l'acide en guise de punition ; ou comme ces femmes utilisées comme kamikazes.

  • Quand Mogherini sourit sous son hijab en Iran, elle poignarde dans le dos ces mouvements de femmes qui luttent contre le hijab obligatoire et pour l'égalité des droits politiques, civiques et éducatifs. Elle cautionne la répression.

Les sociaux-démocrates et toutes celles qui se disent féministes ont haussé le ton pour que le message passe sur tous les sujets qui comptent : égalité entre les sexes, libertés individuelles et défense des droits des femmes. Ces valeurs sont universelles affirment-ils ; chaque personne, et chaque femme en particulier, partout dans le monde, a des droits « inaliénables ». Des discours sont prononcés, des collectes de fonds ont lieu, et une armée de manifestants se lève pour la cause.

L'égalité est la règle et chacun a les mêmes droits. Les slogans, les discours mobilisateurs, la détermination affichée à l'occasion d'interviews télévisées et dans les pages des magazines, remplissent d'enthousiasme le cœur des militants. Mais derrière ces beaux discours, quelle est la réalité?

Aux côtés de dizaines de sociaux-démocrates, Federica Mogherini, haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, s'est rendue en voyage officiel en Iran pour assister à l'intronisation officielle du président du régime, Hassan Rouhani et aux cérémonies d'inauguration. Au lieu d'appliquer les normes qu'elle professe - comme le soutien au droit des femmes - elle s'est pliée aux règles de son environnement. Parmi les invités, on comptait les Nord-Coréens, les représentants du Hezbollah et les dirigeants du Hamas, trois groupes connus pour leur cruauté, leurs crimes contre les femmes et contre le reste de l'humanité.

Quand des sociaux-démocrates comme Mogherini participent à des cérémonies organisées par des États répressifs qui appliquent la loi islamique et la charia, ils cautionnent et apportent leur légitimité à ces régimes. Quand Mogherini s'affiche au coude à coude avec des hommes qui ont ordonné la mort de milliers de femmes (et d'hommes), elle répond aveuglément à leurs attentes. Au lieu de marquer sa différence, elle cautionne l'oppression qui frappe depuis si longtemps toutes les femmes qu'elle prétend représenter.

Par son attitude, Mogherini a durci la question du despotisme. Au lieu de se donner à voir comme une responsable politique qui tenterait d'infléchir ces leaders islamistes violents, elle a agi comme s'ils étaient ses amis. Elle a consenti fièrement aux selfies des parlementaires de ce régime répressif. Un évènement qui attiré l'attention des médias internationaux. Certains députés ont diffusé les selfies qu'ils ont pris de Mogherini pour étayer leur légitimité au sein de la communauté internationale ; d'autres ont fait imprimer des affiches d'eux-mêmes avec Mogherini portant le hijab obligatoire. Mogherini, une politicienne social-démocrate autrefois membre du parti communiste italien, censée défendre les droits des femmes, s'est fait un plaisir de se plier elle-même à la règle islamiste du hijab obligatoire. Cet acte de conformité envoie un message brutal et irrévocable. Les femmes dans ces sociétés islamistes sont soumises à des lois qui les condamnent à demeurer cachées et sont considérées comme la propriété de leur mari. Le hijab est le symbole de leur soumission. À l'inverse, quand les dirigeants iraniens visitent le pays de Mogherini, ils ne respectent pas les règles de l'Italie. Ils obligent l'Italie à se plier à leurs règles islamistes, ils obligent l'Italie à des gestes d'apaisements comme le voilement des statues dénudées et l'absence de vin à table.

Mogherini - il y a quelques années, elle s'était complaisamment laissée photographier aux côtés du défunt président de l' Autorité palestinienne Yasser Arafat - a également joué un rôle crucial dans la conclusion de l'accord nucléaire avec le régime iranien et la levée des sanctions contre les dictateurs. Au lieu de punir ces despotes, elle a élargi leur champ d'action, les aidant à garder leur peuple à genoux et aggravant sa souffrance.

Mogherini a ensuite tweeté : « C'était l'occasion de parler à Rouhani, au ministre des Affaires étrangères Javad Zarif et au conseiller de la politique étrangère du leader suprême Ali Akbar Velayati ».

Y avait-il vraiment lieu de pavaner et de se vanter ? Et de quoi leur a-t-elle parlé ?

Pendant que Mogherini festoie aux côtés de leaders islamistes et se réjouit apparemment de poser à leurs côtés, a-t-elle jamais eu une pensée pour ces millions de femmes brutalement opprimées par ces régimes islamistes? Pense-t-elle parfois à ces femmes enfermées et gisant au sol, en larmes, après avoir été battues par leurs maris ? Est-elle effleurée parfois par l'image de ces centaines de citoyens – hommes et femmes – exécutés chaque année, à l'issue de simulacres de procès, sur la base des lois islamistes de ce pays ?

 

En voyage officiel en Iran en aout 2017, Federica Mogherini (à gauche), actuelle haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a côtoyé des hommes qui ont ordonné la mort de milliers de femmes (et d'hommes). A-t-elle jamais eu une pensée pour ces centaines de personnes exécutées chaque année, à l'issue de simulacres de procès, en raison des lois islamistes de ce pays ? (Source de l'image: Commission européenne)

 

Quand on serre les mains de ces hommes, il faut se rappeler que sous leur gouvernement, des fillettes de neuf ans sont « légalement » contraintes au mariage ?

Où sont les droits des femmes et toutes ces valeurs morales de gauche qu'elle-même et son parti défendent ? Ils n'étaient pas présents à la fête, et moins encore dans ces selfies.

En Iran et dans d'autres pays musulmans, les femmes sont déshumanisées, contraintes et traitées en inférieures au quotidien. Nombre d'entre-elles se mettent en danger de mort pour préserver au quotidien quelques bribes de droits. En général, le témoignage d'une femme devant les tribunaux équivaut à la moitié du témoignage d'un homme. Les femmes ont besoin de l'approbation de leur gardien mâle pour quitter le pays et en Arabie Saoudite pour quitter leur maison. Un passeport n'est délivré à une femme qu'avec le consentement de son tuteur. En Iran, un homme peut épouser chaque femme qu'il désire. Les hommes sont autorisés à avoir quatre femmes et un nombre illimité de mariages temporaires (mut'a), mais les femmes ne peuvent se marier qu'avec un musulman. Les crimes d'honneur continuent comme avant avec l'approbation tacite du pouvoir.

Selon le tamkin (la loi sur obéissance), les femmes doivent être totalement accessibles et disponibles sexuellement pour leur mari. L'article 1105 du Code civil islamique d'Iran stipule : « Dans les relations entre mari et femme, le rôle de chef de famille appartient exclusivement au mari ». L'article 1117 du Code civil islamiste de l'Iran précise aussi :

« Le mari peut empêcher sa femme d'avoir une occupation et d'exercer une profession qu'il jugerait incompatible avec les intérêts de la famille, sa dignité d'époux ou la dignité de sa femme ».

Les hommes peuvent obtenir le divorce à leur seule demande. En matière d'héritage, les femmes ne reçoivent que la moitié de ce que les hommes obtiennent. Une femme n'hérite que du sixième des biens familiaux si, à la mort de son mari, elle a un fils. Si elle n'a qu'une fille, l'héritage ne revient pas automatiquement à la mère et à la fille. La famille de l'époux décédé - frères et sœurs et parents – peuvent faire valoir leurs droits. Les femmes ne peuvent pas devenir juges ... et la liste des brimades est interminable.

Des femmes comme Mogherini sont pleinement conscientes de ces atrocités et ces discriminations sont parfaitement documentées et signalées par les organisations de défense des droits de l'homme. Des femmes comme Mogherini utilisent même peut-être ces violences pour rassembler des fonds, organiser des fêtes et manifestations et éclabousser les médias d'images perturbantes. Aucun de ces leaders européens ne peut plaider l'ignorance.

Pourtant, des gens comme Mogherini s'affichent en train de serrer la main d'hommes qui bâillonnent les femmes et les privent de liberté.

Non seulement ces prétendues féministes détournent le regard des atrocités, mais leur présence à des événements officiels cautionnent et légitiment ces régimes dictatoriaux.

Des femmes comme Mogherini revendiquent leur droit à être membres de clubs exclusifs et à percevoir des salaires plus élevés parce que l'égalité est un droit. Mais si elles sont réellement les championnes et militantes d'avant-garde du droit des femmes comme elles le prétendent, comment osent-elles se montrer aussi complaisantes à l'égard des dictateurs qui terrorisent leur propre peuple?

Face à ces millions de femmes opprimées dans le monde– comme Asia Bibi, une mère de famille chrétienne qui depuis sept ans, vit dans le couloir de la mort au Pakistan pour un verre d'eau ; ou comme cette fille de 19 ans violée par son cousin sous la menace d'une arme à feu et ensuite condamnée à mort par lapidation pour « adultère » ; ou comme toutes ces femmes contraintes d'épouser leurs violeurs ; ou comme ces 12 000 mariages d'enfants célébrés chaque jour ; ou comme ces femmes battues par leurs maris ou volontairement défigurées à l'acide ; ou comme ces femmes utilisées comme kamikazes...-, là, des femmes comme Mogherini deviennent étrangement silencieuses. Elles n'ont que le plus parfait mépris pour les droits de ces femmes.

En apportant leur soutien à ces régimes et aux hommes qui en sont à la tête, des femmes comme Mogherini affaiblissent considérablement les mouvements locaux de défense des droits de l'homme, et sapent ces mêmes droits de l'homme dont elles affirment être les défenseurs.

Quand Mogherini sourit sous son hijab en Iran, elle poignarde dans le dos ces mouvements de femmes qui luttent contre le hijab obligatoire et réclament l'égalité des droits politiques, civiques et éducatifs. Elle cautionne la répression.

Un véritable défenseur des droits de la personne et de la démocratie devrait donner l'exemple du courage. Des femmes comme Mogherini nourrissent l'oppression plutôt qu'elles n'aident à la détruire. Ceux qui légitiment les oppresseurs et les islamistes doivent être tenus pour responsables.

Mon message à des gens comme Mogherini et consorts est simple : avez-vous une conscience ou un quelconque sentiment de décence ? Est-ce que seul compte pour vous le pouvoir, l'argent, le narcissisme et les manipulations au prix des opprimés, y compris les femmes ? Pouvez-vous entendre le cri d'une petite fille ou vos oreilles sont-elles sourdes comme celles des hommes qui la font hurler ?

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article
4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 12:03
  • Luc Ravel, nommé archevêque de Strasbourg par le pape François en février 2017, a déclaré : « les croyants musulmans le savent très bien que leur fécondité est telle qu'aujourd'hui, comment ils appellent ça ?... le Grand Remplacement, ils vous le disent de façon très calme, très positive, mais de toute façon, un jour tout ça, ça sera à nous... ».

  • Le Premier ministre hongrois Viktor Orbán a mis en garde contre une « Europe musulmane ». Pour lui, « la question des prochaines décennies est de savoir si l'Europe continuera à appartenir aux Européens ».

  • « Au cours des 30 prochaines années, la population africaine augmentera de plus d'un milliard de personnes. Soit le double de la population de toute l'Union européenne ... La pression démographique sera énorme. L'année dernière, plus de 180 000 personnes ont embarqué au départ de la Libye sur des bateaux de fortune. Et ce n'est que le début. Selon le commissaire européen Avramopoulos, en ce moment même, 3 millions de migrants piaffent aux portes de l'Europe ». - Geert Wilders, député des Pays-Bas, et chef du Parti pour la liberté et la démocratie (PVV).

Cette semaine, un nouvel attentat islamiste a frappé la ville espagnole de Barcelone. Comme à l'époque de la domination musulmane, comme en Israël, les islamistes pensent qu'ils disposent d'un droit au retour.

En même moment, loin de l'Espagne, des écoles primaires ont été fermées sur ordre de l'État, les enfants représentant moins de 10% du total de la population. Les bâtiments scolaires ont été convertis en maisons de retraite médicalisées pour les personnes âgées car dans ce pays, les 65 ans et plus représentent plus de 40% de la population. Il ne s'agit pas d'un roman de science-fiction, mais du Japon, la nation la plus ancienne et la plus stérile du monde, où il existe même une expression populaire qui parle de « civilisation fantôme ».

Selon l'Institut national de la recherche sur la démographie et la sécurité sociale du Japon, la démographie des petites villes chutera d'ici 2040, de trente à plus de cinquante pour cent. Cette réduction spectaculaire de la population a déjà placé de nombreux conseils municipaux japonais en faillite. Le nombre des restaurants est passé de 850 000 en 1990 à 350 000 aujourd'hui, ce qui représente une forme d'« assèchement de vitalité ». Les prévisionnistes pensent qu'au cours des 15 prochaines années, 20 millions de logements deviendront vacants au Japon.

Le Japon préfigure-t-il le destin de l'Europe ?

Certains experts en démographie ont appelé l'Europe « le nouveau Japon ». Mais contrairement à l'Europe, le Japon affronte cet effondrement démographique en comptant sur ses propres forces et en bannissant tout recourt à l'immigration musulmane.

Comme l'a noté le chercheur George Weigel, « l'Europe connait un suicide démographique ; l'historien britannique Niall Ferguson a comparé cette réduction systématique de population « à la Peste noire qui, au quatorzième siècle, a entraîné la plus vaste chute de population européenne jamais enregistrée ».

Les musulmans d'Europe rêvent de remplir ce vide. Luc Ravel, nommé archevêque de Strasbourg par le pape François en février, a récemment déclaré que « les croyants musulmans le savent très bien que leur fécondité est telle qu'aujourd'hui, comment ils appellent ça ?... le Grand Remplacement, ils vous le disent de façon très calme, très positive, 'mais de toute façon, un jour tout ça, ça sera à nous'...».

Un récent rapport du Centro Machiavelli, un centre de recherche italien, révèle que si les tendances actuelles se poursuivent, en 2065, les immigrants de première et deuxième génération représenteront en Italie, une population de 22 millions de personnes, soit plus de 40% de la population totale. En Allemagne, 36% des enfants de moins de cinq ans sont issus de parents immigrés. Dans 13 des 28 pays membres de l'UE, le nombre des décès a été supérieur l'an dernier au nombre des naissances. Sans migrants, les populations d'Allemagne et de l'Italie chuteront respectivement de 18% et 16%.

C'est au sein de la « nouvelle Europe » - Pologne, Hongrie, Slovaquie... -, comme on nomme les pays de l'ancien bloc soviétique pour les distinguer de la « vieille Europe», - France, Allemagne.. – que l'impact démographique est le plus visible. Ces ex-pays de l'Est sont les plus exposés à la « bombe de la dépopulation », un effondrement du taux de natalité si dévastateur que Mark Steyn, analyste, l'a qualifié « de plus gros problème de notre temps ».

Le New York Times s'est demandé pourquoi, « en dépit de la diminution de sa population, l'Europe de l'Est résiste aux migrants ». La réponse est dans la question : les natifs craignent d'être remplacés par les migrants. En outre, une grande partie de l'Europe de l'Est a vécu plusieurs siècles durant, sous le joug de l'Empire ottoman; ils savent le sort qui les attend en cas de récidive. Les pays vieillissants craignent que des valeurs contraires aux leurs ne finissent par leur être imposées si une population jeune et étrangère vient pallier le vieillissement de la population.

« Deux points de vue s'affrontent aujourd'hui en Europe [concernant le déclin et le vieillissement de la population] », a récemment déclaré le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán . « Il y a ceux qui veulent régler les problèmes démographiques de l'Europe par l'immigration. Et il y a ceux qui, en Europe centrale - et, notamment en Hongrie - pensent que nous devons résoudre nos problèmes démographiques en comptant sur nos propres forces et en mobilisant nos propres réserves, et – n'hésitons pas à le proclamer - en nous renouvelant au plan spirituel ». Orbán a mis en garde contre une « Europe islamisée ». « La question des décennies à venir affirme-t-il , est de savoir si l'Europe continuera à appartenir aux Européens ».

 

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orbán, a récemment déclaré : « Nous devons résoudre nos problèmes démographiques en comptant sur nos propres forces et en mobilisant nos propres réserves, et ... en nous renouvelant au plan spirituel ». (Source de l'image: David Plas / Wikimedia Commons)

 

A cet égard, l'Afrique représente pour l'Europe une bombe à retardement démographique. Selon le parlementaire néerlandais Geert Wilders :

« Au cours des 30 prochaines années, la population africaine augmentera de plus d'un milliard de personnes. Soit le double de la population de toute l'Union européenne ... La pression démographique sera énorme. Un tiers des Africains souhaite émigrer et la plupart songent à l'Europe. L'an dernier, plus de 180 000 personnes ont effectué la traversée au départ de la Libye sur des bateaux de fortune. Et ce n'est que le début. Selon le commissaire européen Avramopoulos, en ce moment même, 3 millions de migrants piaffent d'impatience aux portes de l'Europe ».

La dépopulation de l'Europe de l'Est ne va pas sans poser de redoutables problèmes de sécurité. L'armée et les services sociaux sont en butte à une crise de recrutement. Le président bulgare, Georgi Parvanov, a convoqué les membres du Comité consultatif national à une réunion entièrement dédiée aux questions de sécurité nationale. Auparavant, les pays d'Europe de l'Est craignaient les chars soviétiques ; désormais, ce sont les berceaux vides qui les menacent.

Les Nations Unies ont calculé que l'Europe de l'Est comptait 292 millions d'habitants l'an dernier, soit 18 millions de moins qu'au début des années 1990. C'est comme si la population des Pays-Bas avait entièrement disparu.

Le Financial Times a qualifié la situation démographique de l'Europe de l'Est comme étant « la plus grande réduction de population de l'histoire moderne ». Jamais auparavant, la population n'avait diminué de cette façon. Même la Seconde Guerre mondiale, avec ses massacres, ses déportations et ses mouvements de population, n'a pas creusé un tel abîme.

La voie Orbán – affronter le déclin démographique en comptant sur ses propres forces - est le seul moyen qu'à l'Europe d'éviter le « Grand Remplacement » prédit par l'archevêque français Ravel. L'immigration de masse va probablement combler les berceaux vides - mais l'Europe ne sera plus alors qu'une « civilisation fantôme » ; Il s'agit juste d'une forme différente de suicide.

Giulio Meotti, journaliste culturel à Il Foglio, est un journaliste et auteur italien.

Annexe

D'ici 2050, la Roumanie aura perdu 22% de sa population, la Moldavie arrivant juste derrière (20%), puis la Lettonie (19%), la Lituanie (17%), la Croatie (16%) et la Hongrie (16%). La Roumanie, la Bulgarie et l'Ukraine sont les pays où la réduction de population sera la plus grave. D'ici 2050, la Pologne comptera 32 millions d'habitants contre 38 millions aujourd'hui. Près de 200 écoles ont été fermées, mais il reste assez d'enfants pour remplir les autres.

En Europe centrale, la proportion de « personnes âgées de 65 ans et plus » a augmenté de plus d'un tiers entre 1990 et 2010. La population hongroise est à son point le plus bas depuis un demi-siècle. Le nombre d'habitants est passé de 10 709 000 en 1980 à 9 986 000 millions. En 2050, la Hongrie comptera moins de 8 millions d'habitants ; et un sur trois aura plus de 65 ans. La Hongrie a aujourd'hui un taux de fécondité de 1,5 enfant par femme. Hors population Rom, ce chiffre tombe à 0,8, le plus bas au monde – ce qui explique que le Premier ministre Orbán a annoncé de nouvelles mesures pour résoudre la crise démographique.

Entre 2015 et 2050, le déclin démographique de la Bulgarie risque d'être le plus rapide du monde. Avec la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Hongrie, le Japon, la Lettonie, la Lituanie, la Moldavie, la Roumanie, la Serbie et l'Ukraine, la Bulgarie appartient à un groupe de pays dont la population devrait diminuer de plus de 15% entre 2015 et 2050. La Bulgarie qui compte aujourd'hui 7,15 millions d'habitants ne compterait plus que 5,15 millions d'habitants dans 30 ans, soit une baisse de la population de 27,9%.

Les chiffres officiels montrent que 178 000 bébés sont nés en Roumanie. Par comparaison, en 1990, première année de l'ère post-communiste, il y avait eu 315 000 naissances. La Croatie n'a eu l'an dernier que 32 000 naissances, soit une baisse de 20% par rapport à 2015. Le dépeuplement de la Croatie devrait s'effectuer au rythme de 50 000 personnes en moins chaque année.

Quand la République tchèque faisait partie du bloc communiste (au sein de la Tchécoslovaquie), son taux de fécondité était proche du taux de remplacement (2.1). Aujourd'hui, c'est le cinquième pays le plus stérile du monde. La Slovénie à le PIB par habitant le plus élevé d'Europe de l'Est, mais son taux de fécondité est l'un des plus faibles.

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article

Pimprenelle Pourprée

  • : Regard d'un Ecrivain sur le Monde
  • Regard d'un Ecrivain sur le Monde
  • : Cherchant les points communs entre les peuples, les nations et les religions pour creer un monde meilleur...et une paix durable.
  • Contact

Profil

  • PIMPRENELLE POURPRÉE
  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.

PIMPRENELLE POURPRÉE

Recherche

Pimprenelle Pourprée