Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 06:17

 

  • Le cas d'Éric X. et de la femme de 23 ans qu'il a violé mettent crument en lumière l'échec systémique des autorités allemandes à faire respecter la loi et à assurer la sécurité publique : échec dans la sécurisation des frontières; échec dans le contrôle des migrants à l'entrée ; échec dans la poursuite et l'emprisonnement des criminels; échec à expulser les migrants dont la demande d'asile est rejetée ; et échec de la police à prendre au sérieux la pandémie de viols commis par les migrants et qui engloutit l'Allemagne.

  • La criminalité sexuelle des migrants est aggravée par l'indulgence du système judiciaire allemand ; même quand les crimes sont graves, les peines infligées sont relativement légères. Le plus souvent, les délinquants sexuels arrêtés par la police sont libérés après interrogatoire. Une pratique qui encourage les suspects à poursuivre leurs pratiques criminelles en toute impunité.

  • À Berlin, un tribunal a acquitté un violeur turc de 23 ans parce que sa victime n'a pas pu prouver qu'elle n'était pas consentante. La cour a entendu comment l'homme a coincé la tête de la femme entre les barres d'acier de la tête de lit d'un lit et l'a violée à plusieurs reprises pendant plus de quatre heures. La femme a crié « stop » et a résisté en griffant le dos de l'accusé, mais à un moment donné, elle a cessé de résister. Le tribunal a demandé : « l'accusé a-t-il pensé que vous étiez d'accord ? »

Deux policiers de Bonn ont été démis de leurs fonctions pour n'avoir pas secouru une femme violée par un migrant.

Cette relative indifférence de la police a durci l'opinion publique allemande dans l'idée que les autorités ne prennent pas au sérieux la vague de violence sexuelle qui sévit en Allemagne, depuis que la chancelière Angela Merkel a ouvert les frontières à deux millions de migrants d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient, mettant en danger des milliers de femmes et d'enfants.

Une file de migrants, le 28 octobre 2015 près de Wegscheid. Sur décision de la chancelière Angela Merkel, environ deux millions de migrants en provenance d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient ont été autorisés à résider en Allemagne, la plupart en provenance d'Autriche. (Photo de Johannes Simon / Getty Images)

L'incident s'est produit le 2 avril aux environs de minuit. Une femme de 23 ans a été violée dans un terrain de camping de la réserve naturelle de Siegaue. Quand le copain de la jeune femme, 26 ans, paniqué a appelé le numéro d'urgence de la police, une femme a décroché. : « Ma petite amie est en train d'être violée par un noir. Il a une machette » a-t-il dit. : « Vous vous foutez de ma g... ? » (« Sie wollen mich nicht verarschen, oder ? ») a répondu la policière. L'homme a protesté : « Non, non ». La policière a répondu : « Hmm ». Après quelques instants de silence, elle a promis d'envoyer une voiture de police pour enquêter. Elle a ajouté, « merci, au revoir » et a brutalement raccroché.

Quelques minutes plus tard, le petit ami a de nouveau appelé le numéro d'urgence de la police et un autre agent a répondu au téléphone. L'homme a dit : « Bonjour, je viens d'appeler votre collègue ». Le policier a demandé : « de quoi s'agit-il ? » L'homme : « Il s'agit de ma petite amie qui est en train d'être violée ». Le policier : « C'est à Siegaue, n'est-ce pas ? » L'homme : « Exactement ». L'officier a préconisé d'appeler la police de Siegburg, une ville au nord de Bonn. « Ils peuvent coordonner cela correctement », a déclaré le policier avant de raccrocher.

La police est finalement arrivée sur les lieux environ 20 minutes plus tard. Frank Piontek, porte-parole de la police de Bonn, a d'abord pris la défense des policiers de Bonn: « Même si les policiers avaient réagi différemment, nous n'aurions pas pu empêcher le viol ». L'indignation a été si générale que la direction de la police de Bonn a annoncé le 31 mai - deux mois après le viol - que les deux agents mis en cause « ne seraient plus jamais autorisés à travailler au centre de contrôle des urgences de la police ».

Six jours après le viol, la police allemande a arrêté, sur la base de preuves ADN, un migrant de 31 ans bien connu de ses services. Éric Kwame Andam X. originaire du Ghana, avait déjà été arrêté cinq fois pour divers délits sans jamais être mis en examen. A chaque fois, il a été laissé en liberté. La presse a révélé plus tard qu'il avait fui le Ghana en 2016 après avoir assassiné son beau-frère.

L'itinéraire d'Eric X., dont le défunt père était l'un des plus importants producteurs de cacao du pays, est le suivant : il a quitté le Ghana pour la Libye, puis a traversé la Méditerranée pour atteindre l'Italie. C'est là qu'il a demandé asile et a passé neuf mois dans un refuge pour migrants.

Début 2017, Eric X. s'est rendu à Rome par le train. Il est arrivé en Allemagne le 10 février 2017 et a déposé une demande d'asile qui a été rejetée un mois plus tard. Eric X. aurait dû être expulsé le 17 mars - deux semaines avant le viol commis à Bonn - mais un avocat spécialisé dans l'aide aux migrants a interjeté appel en son nom contre le rejet de la demande d'asile, en dépit du fait que la loi de l'UE stipule clairement qu'Éric X. n'était en droit de déposer une demande d'asile que dans le pays d'entrée au sein de l'UE, dans son cas l'Italie. Les juges locaux n'ont pas été en mesure de traiter cette requête d'appel en temps opportun en raison d'une surcharge de cas similaires.

Le cas d'Éric X. et de la femme de 23 ans qu'il a violé mettent crument en lumière l'échec systémique des autorités allemandes à faire respecter la loi et à assurer la sécurité publique : échec dans la sécurisation des frontières; échec dans le contrôle des migrants à l'entrée ; échec dans la poursuite et l'emprisonnement des criminels; échec à expulser les migrants dont la demande d'asile est rejetée ; et échec de la police à prendre au sérieux la pandémie de viols qui engloutit l'Allemagne depuis l'arrivée des migrants.

Le rapport annuel – « La criminalité en période de forte migration » (Kriminalität im Kontext von Zuwanderung) - du Bundeskriminalamt, (BKA, Direction de la police criminelle fédérale), rendu public le 27 avril, a révélé qu'au cours des quatre dernières années, les crimes sexuels commis par les migrants (agressions sexuelles, viols et abus sexuels sur mineurs) ont augmenté de près de 500%.

Selon le rapport, les migrants (Zuwanderer, ou demandeurs d'asile, réfugiés et immigrants illégaux) ont commis 3 404 délits sexuels en 2016 - environ neuf par jour – soit un doublement (+102%) par rapport à 2015 (1 683 délits sexuels - environ cinq par jour). Par comparaison, les migrants ont commis 949 délits sexuels (trois par jour) en 2014, et 599 en 2013, soit deux par jour.

Le rapport classe également les délinquants en fonction de leur pays d'origine : en 2016, les Syriens arrivent en tête (+ 318,7% par rapport à 2015); suivis des Afghans (+ 259,3%); des Irakiens (222,7%); des Pakistanais (+ 70,3%); des Iraniens (+ 329,7%); des Algériens (jusqu'à 100%); et des Marocains (+ 115,7%).

La criminalité sexuelle des migrants est aggravée par l'indulgence du système juridique allemand ; même quand les crimes sont graves, les peines infligées sont relativement légères. Régulièrement, les délinquants sexuels arrêtés par la police sont libérés après un simple interrogatoire. Une pratique qui encourage à la récidive en toute impunité.

À Hambourg, un demandeur d'asile afghan âgé de 29 ans, a agressé sexuellement une adolescente de 15 ans pendant son sommeil à l'hôpital local. L'Afghan avait été admis aux urgences de l'hôpital en raison de son état d'ébriété avancé. Laissé sans surveillance, il a pénétré la chambre d'une femme de 29 ans qui a réussi le convaincre de la laisser seule. Il est ensuite entré dans la chambre d'une jeune fille de 15 ans avec laquelle il a eu une relation sexuelle. Il a été placé en détention puis libéré. La police a déclaré qu'elle n'avait pas motifs suffisants pour le mettre en examen.

Egalement à Hambourg, le 8 juin, un tribunal a décidé que Ali D., un Irakien de 29 ans coupable de viol sur une mineure de 13 ans à la station de métro Jungfernstieg, ne pouvait pas être accusé d'abus sexuel sur enfants (Sexueller Missbrauch von Kindern ) parce qu'il ne pouvait pas savoir que la fille avait moins de 14 ans. En droit allemand, un enfant n'est considéré comme tel que s'il a moins de 14 ans. Une fois abandonné le chef d'accusation d'abus sexuel sur enfant, Ali D. n'a été accusé que de viol, lequel est puni d'une peine maximale de quatre ans de prison. Le tribunal s'est montré clément envers Ali D. - enfui en Hongrie après le viol, il a été extradé en Allemagne le 2 mars – qui a reconnu le viol. Le tribunal a également déclaré que Ali D. bénéficiait d'« une responsabilité atténuée » (verminderte Schuldfähigkeit) en raison de son état d'ébriété au moment du viol.

Le même tribunal s'était déjà signalé pour des peines avec sursis contre un groupe d'adolescents serbes coupables d'un viol collectif sur une jeune fille de 14 ans qu'ils avaient laissé pour morte à l'extérieur par une température inférieures à zéro. Le juge a déclaré à l'époque, que « les peines peuvent paraître légères au public », mais les adolescents avaient reconnu leur méfait, semblaient touchés par le remord et ne représentaient plus selon lui, un danger pour la société.

Cette décision qui a permis aux violeurs de repartir libres, avait soulevé d'indignation l'opinion publique sur le problème des crimes sexuels commis par les migrants en Allemagne. Une pétition en ligne demandant que des peines de prison ferme soient appliquées aux violeurs a recueilli plus de 100.000 signatures. Les procureurs ont fait savoir qu'ils feraient appel du verdict. Cependant, le tribunal n'a pas encore réinscrit l'affaire à son ordre du jour.

À Berlin, un turc de 23 ans a été acquitté parce que sa victime n'a pas pu prouver qu'elle n'était pas consentante. La cour a entendu que l'homme avait coincé la tête de la femme dans les barreaux d'acier de la tête de lit et qu'il l'a violée à plusieurs reprises pendant plus de quatre heures. La femme a crié « stop » et a résisté en griffant le dos de l'accusé, mais à un moment donné, elle a cessé de résister. Le tribunal a demandé : « Est-ce que le défendeur pensait que vous étiez d'accord ? » Les juges ont estimé qu'ils ne pouvaient pas déterminer si, du point de vue de la culture turque, ce que la jeune femme a affirmé être un viol n'aurait pas été plutôt perçu par le violeur comme une séance de sexe sauvage.

En Autriche, la Cour suprême a réduit la peine d'Amir A., ​​un Irakien de 21 ans, de sept à quatre ans de prison pour le viol d'un garçon de 10 ans dans une piscine publique à Vienne. Au cours de son procès, Amir A. a reconnu avoir violé le garçon. C'était une « urgence sexuelle » a-t-il expliqué en raison du sevrage sexuel qui était le sien depuis quatre mois. L'avocat de la défense a persuadé la Cour suprême que la peine de sept ans était « draconienne » et « excessive ». Compte tenu de sa détention préventive, Amir A. sera bientôt libéré.

Néanmoins, et pour autant que les sondages d'opinion soient fiables, la chancelière Merkel ne devrait pas payer le prix politique du rôle qui a été le sien dans la crise migratoire. Elle semble en effet, aussi populaire aujourd'hui qu'elle l'était avant l'irruption de la crise des migrants en août 2015.

Un sondage ARD-Deutschlandtrend du 8 juin a révélé que 64% des Allemands sont « satisfaits » ou « très satisfaits » de Merkel. Si la chancelière allemande se présentait au suffrage universel direct, 53% des personnes interrogées (+ 4% par rapport au mois précédent) choisiraient Merkel, tandis que 29% opteraient pour son challenger social-démocrate, Martin Schulz (-7% par rapport au mois précédent).

En septembre 2016, un sondage ARD-Deutschland avait indiqué une chute de 45% de la cote de popularité de Merkel, soit le chiffre le plus bas depuis cinq ans et une baisse de 67% par rapport à l'année précédente. À l'époque, plus de la moitié des personnes interrogées (51%), avaient estimé qu'il « ne serait pas bon » que Merkel soit reconduite pour un nouveau mandat en 2017.

Les sondages montrent que deux facteurs jouent en faveur de Merkel : l'absence de rival sérieux et le fait que les électeurs jugent qu'elle serait la moins mauvaise des candidats pour diriger le pays

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article
19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 16:21
  • Le tribunal a écouté le récit du meurtre commis par Amer K., qui croyant que sa femme, mère de ses trois enfants, voulait divorcer, l'a poignardée dans la poitrine et au cou plus de vingt fois avec un grand couteau de cuisine.

  • « Puis il a saisi le couteau et l'a plongé dans sa poitrine, [pénétrant] le péricarde et le muscle cardiaque. Un deuxième coup a ouvert la cavité abdominale gauche. Nurettin B. s'est alors emparé d'une hache. Avec le côté contondant, il a frappé à la tête, lui fracassant le crâne. Puis il a attrapé une corde et formé un nœud coulant qu'il a serré autour du cou de la victime amarrant l'autre extrémité au point d'attelage situé à l'arrière de [sa voiture] ... Il a roulé ensuite à 80 km/h jusqu'à ce que la corde se casse. » - La procureure nationale Ann-Kristin Fröhlich, reconstruisant les actes du mari.

  • A Ahaus, un demandeur d'asile nigérian de 27 ans a poignardé à mort une femme de 22 ans, qui avait offensé son honneur en rejetant ses avancées romantiques.

Le procès d'un Kurde qui a ligoté une de ses trois épouses et l' traînée au sol derrière sa voiture dans les rues d'une ville de Basse-Saxe a attiré l'attention sur l'épidémie de violence qui sévit actuellement en Allemagne au nom de l'honneur musulman.

La violence d'honneur – qui va de la maltraitance psychologique au meurtre en passant par la violence physique et sexuelle - est généralement pratiquée au sein d'une famille ou d'un clan par les hommes contre les femmes quand ces dernières sont accusées d'être un vecteur de honte pour la famille ou le clan.

Les infractions d'une femme à l'honneur sont variées : elles vont du refus d'un mariage arrangé, à une relation avec un non-musulman ou à une personne non approuvée par la famille, en passant par le refus de demeurer prisonnière d'un mariage abusif ou le désir de s'ouvrir à un mode de vie jugé trop occidental. En réalité, les lignes entre les crimes d'honneur et les crimes passionnels demeurent floues et tout comportement féminin perçu comme un défi à l'autorité masculine peut entrainer des représailles, parfois extrêmement brutales.

Le 22 mai, un tribunal de Hanovre a eu à juger Nurettin B, un Kurde de 39 ans, originaire de Turquie, qui a tenté d'assassiner sa deuxième épouse, Kader K., 28 ans, après qu'elle lui ait demandé de fournir une pension alimentaire pour leur fils de deux ans. Ann-Kristin Fröhlich, procureure nationale, a reconstitué les agissements de Nurettin B, ainsi :

« Le 20 novembre 2016, vers 18 heures, Nurettin B. a pris sa voiture à Hamelin pour rencontrer Kader K. Le coffre contenait un couteau, une hache et une corde. Son fils âgé de deux ans qui avait passé le week-end avec lui était sur le siège arrière de la voiture. Dans la rue, le couple séparé a commencé de se disputer et Nurettin B. a frappé son ex-femme. Puis il a saisi le couteau et le lui a plongé dans la poitrine. La lame de 12,4 centimètres a traversé le péricarde et le cœur Une deuxième coup a percé la partie gauche de l'abdomen. Nurettin B. a ensuite sorti la hache. Avec le côté contondant, il frappé la tête et le haut du corps, lui fracassant le crâne.

« Puis il a saisi la corde et formé un nœud coulant qu'il a passé au cou de la victime. L'autre extrémité de la corde a été fixée au crochet d'amarrage situé à l'arrière de sa VW Passat noire. Nurettin B. a démarré parcourant les rues à 80 km / h. Mais après 208 mètres, la corde s'est rompue. Kader K. a été projetée contre le trottoir. Nurettin B. a conduit ensuite jusqu'au poste de police ou il s'est rendu. L'enfant était toujours assis sur le siège arrière. »

Le président du tribunal, Wolfgang Rosenbusch, a demandé à Kader K., qui a été dans le coma pendant plusieurs semaines, de raconter sa version des faits. « L'horreur » a commencé au lendemain d'un mariage conclu, en mars 2013, selon la sharia islamique a-t-elle déclaré (un mariage non reconnu par la loi allemande). Nurettin B. a interdit à sa femme de conserver ses amis et d'entretenir des relations avec sa famille. Elle n'était autorisée à quitter la maison que pour se rendre à l'épicerie et chez le médecin. La possession d'un téléphone mobile lui était interdite. Rosenbusch a demandé : « Avait-il un problème avec les femmes ? » Kader K. a répondu : « Il croit que les femmes sont des esclaves ; elles doivent se taire ».

Nurettin B. a reconnu son crime mais a insisté sur la non-préméditation. Il a été jugé pour tentative de meurtre et encourt une peine maximale de 15 ans de prison.

 

La pittoresque ville de Hamelin, en Allemagne, a été le théâtre d'horribles violences d'honneur. Nurettin B. un Kurde né en Turquie. a tenté d'assassiner une de ses trois épouses. (Source de l'image: Martin Möller / Wikimedia Commons)

 

Le 9 mai, un tribunal de Kiel a condamné un Turc de 35 ans à deux ans et demi de prison pour avoir tiré dans les genoux de l'épouse dont il était séparé. Il voulait l'estropier pour qu'elle ne puisse être désirée par d'autres hommes. Le tribunal a écouté l'homme raconter comment il avait emmené sa femme au fond de la mosquée de leur quartier après les prières du vendredi. Là, il l'a accusée d'avoir attenté à son honneur puis, il a tiré, en disant : « Maintenant, tu ne peux plus marcher. Tu resteras à la maison ».

Au tribunal, peut être en raison de pressions familiales ou religieuses, la femme, a déclaré à la cour qu'elle s'était réconciliée avec son mari et qu'ils consulteraient une conseillère familiale. Certains ont estimé qu'un tribunal de la charia aurait permis de mieux de régler le différend. En tout état de cause, le tribunal allemand a autorisé l'homme à réintégrer son domicile en compagnie de son épouse. Il n'est pas sûr que le mari ait à purger sa peine.

À Münster, un tribunal a condamné Amer K., un Libanais de 36 ans, à 12 ans de prison pour avoir poignardé sa femme. Croyant que Fatima S., âgée de 26 ans, et mère de ses trois enfants, voulait divorcer, Amer K. lui a plongé plus de vingt fois un grand couteau de cuisine dans la poitrine et le cou.

Au même moment, un tribunal de Hanau a condamné un réfugié syrien de 22 ans à douze ans de prison pour avoir poignardé à mort Ramia A. sa sœur, âgée de 30 ans, avec un couteau de cuisine. Enceinte de 23 semaines, elle était accusée d'avoir apporté la honte à sa famille. L'enfant à naître n'a pas survécu à l'attaque.

Faute de signalement systématique et de statistiques fiables, il est impossible de mesurer l'ampleur des crimes d'honneur en Allemagne. Des preuves empiriques permettent toutefois de penser que la violence d'honneur - principalement issue, mais pas exclusivement, de la culture musulmane et de la charia – s'est métastasée à l'ensemble du corps social depuis que la chancelière Angela Merkel a ouvert les frontières à deux millions de migrants d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient.

En mars 2011, l'Institut Max Planck a publié une étude marquante sur les meurtres d'honneur. Cette recherche qui recense et analyse tous les crimes de ce type qui ont eu lieu en Allemagne entre 1996 et 2005, a révélé une inquiétante progression : de deux crimes d'honneur commis en 1998 on est passé à 12 en 2004. En 2016, plus de 60 ont été recensés, une augmentation de 400%, selon le site web Ehrenmord.

Le nombre réel de crimes d'honneur est probablement beaucoup plus élevé. Mais la censure que la police et les médias exercent pour éviter de nourrir le ressentiment anti-immigration empêche de connaître le nom et l'origine nationale de nombreuses victimes ou assassins, ainsi que les circonstances entourant ces violences. De nombreux crimes d'honneur sont en effet travestis en « litiges domestiques » (Familienangelegenheiten).

L'année 2017 semble bien partie pour décrocher la palme de la violence d'honneur en Allemagne ; sur les cinq premiers mois de l'année, pas moins de 30 homicides d'honneur ont pu être recensés, dont les suivants :

18 mai. À Berlin, un bosniaque de 32 ans, Edin A. a assassiné son ex-compagne, une Allemande de 35 ans nommée Michelle E., après qu'elle ait mis fin à leur relation violente. Il a également enlevé et torturé son fils de 12 ans, l'obligeant à regarder le meurtre de sa mère. Les voisins ont déclaré qu'ils avaient régullièrement alerté la police sur le comportement violent d'Edin A. Mais la police n'est jamais intervenue.

17 mai. A Pforzheim, un Tadjik de 53 ans a poignardé à mort sa femme âgée de 50 ans sur son lieu de travail, une crèche chrétienne. Il n'est pas clairement établi que la femme se soit convertie au christianisme.

17 mai. A Hardenberg, un Irakien de 37 ans a poignardé à mort sa femme âgée de 37 ans pendant son sommeil. Les cinq enfants du couple, âgés de quatre à quinze ans, étaient à la maison au moment du meurtre. Ils ont été recueillis par des proches.

8 mai. A Neuendettelsau, un demandeur d'asile éthiopien âgé de 24 ans, Mohammed G., a poignardé sa petite amie de 22 ans dans l'estomac au restaurant ou ils étaient attablés. Il a déclaré qu'elle l'avait « provoqué ». La femme était enceinte de cinq mois ; le fœtus est décédé au cours de l'attaque.

4 mai. A Fribourg, un demandeur d'asile syrien âgé de 33 ans a poignardé sa femme, une Kurde chrétienne de 24 ans, qui avait rompu avec lui mais était revenue dans l'appartement pour récupérer des effets personnels. Les trois enfants du couple – six ans, trois ans et dix mois - ont été confiés aux services de protection de l'enfance.

29 avril. À Prien am Chiemsee, un Afghan de 29 ans a poignardé à mort une femme afghane de 38 ans, Farima S., qui s'était convertie au christianisme. L'attaque a eu lieu à la sortie de l'épicerie ou l'homme l'attendait en embuscade.

23 avril. À Syke, un Irakien de 32 ans, Murad B., a étranglé sa femme de 32 ans, Mehe K., devant leurs trois enfants âgés de 1 an, 2 ans et 9 ans.

23 avril. À Dresde, un réfugié pakistanais de 29 ans, Shahajan Butt, a assassiné sa petite amie, une Vietnamienne de 41 ans nommée Thu T. La police dit que l'homme, arrivé en Allemagne en décembre 2015, est devenu enragé quand il a vu que la jeune femme n'avait pas posté de photo sur lui sur sa page Facebook. Il l'a alors soupçonnée d'avoir un autre petit ami que lui.

16 avril. À Mayence-Finthen, un demandeur d'asile égyptien de 39 ans a poignardé sa femme de 32 ans. La police a déclaré que le couple avait eu une dispute au moment de l'attaque. Leurs deux enfants sont entre les mains des services de la protection de l'enfance.

5 avril. À Leipzig, un Syrien de 34 ans a poignardé sa femme de 28 ans qui réclamait le divorce. Les deux enfants du couple, témoins de l'attaque, ont été confiés aux services de protection de l'enfance.

31 mars. À Gütersloh, un Syrien de 43 ans a brûlé sa fille de 18 ans avec une cigarette et a menacé de la tuer. Quand la police s'est présentée, le père a tenté d'empêché sa fille de quitter le domicile. Après que la police ait réussi à mettre la jeune fille en sécurité, le père et le fils ont attaqué la police, qui a eu recours à un spray au poivre pour les repousser. La fille est actuellement sous protection policière.

15 mars. À Kiel, un Germano-Turc de 40 ans a poignardé sa femme, une Turque de 34 ans, devant une crèche. Les voisins ont déclaré que le couple était séparé se disputait sur l'envoi ou non de leurs trois enfants en Turquie.

4 mars. A Duisbourg, un demandeur d'asile syrien âgé de 30 ans, Mahmood Mahrusseh, a poignardé son ex-petite amie âgée de 32 ans. La femme a survécu ; son agresseur a été laissé en liberté.

3 mars. A Mönchengladbach, un demandeur d'asile âgé de 32 ans, Ahmed Salim, a tué une Allemande de 47 ans, Nicole M. Il n'aurait pas supporté qu'elle mettre fin à sa relation avec lui. L'homme a été arrêté sous le nom de Jamal Amilia, en Espagne. Dans sa demande d'asile, il avait écrit qu'il venait d'Israël. Sur un autre dossier de demande d'asile déposé dans un autre pays, il a écrit qu'il était originaire du Maroc. Il est censé être d'origine irakienne.

2 mars. À Scheeßel, un Irakien de 42 ans a poignardé à mort sa femme de 52 ans, également originaire d'Irak. La police a décrit le meurtre comme un meurtre d'honneur. Les enfants du couple ont été confiés aux services de protection de l'enfance.

25 février. À Euskirchen , un Germano-Turc de 32 ans a poignardé à mort son ancienne amie, une Allemande de 32 ans qui avait démarré une liaison avec quelqu'un d'autre.

17 février. À Offenbach, un Turc de 32 ans, Volkan T., a assassiné Silvia B., son ex-petite amie, âgée de 40 ans. Il n'aurait pas supporté que cette femme, mère de deux enfants, mette fin à sa relation avec lui.

15. février à Bielefeld, un Irakien âgé de 51 ans a tenté de tuer sa femme âgée de 51 ans avec un marteau alors qu'elle assistait à une classe d'allemand dans une école locale. L'homme était apparemment en colère que sa femme soit en contact avec d'autres étudiants.

10 février. À Ahaus, un demandeur d'asile nigérian de 27 ans a poignardé à mort une femme de 22 ans qui avait offensé son honneur en rejetant ses avances romantiques. La femme, une hindoue, était employée au centre d'accueil où résidait l'agresseur. Il a été arrêté à Bâle, en Suisse.

7 février. A Hanovre-Mühlenberg, un Serbe de 21 ans a poignardé son ex-petite amie après qu'elle ait mis fin à leur relation et commencé de sortir avec quelqu'un d'autre.

1 février. A Hambourg, un Afghan de 26 ans a poignardé la femme dont il était séparé au cours d'une dispute ; la jeune femme âgée de 28 ans a survécu.

15 janvier. À Bremen-Vegesack, un Turc de 39 ans a assassiné sa femme syrienne âgée de 40 ans, parce qu'elle voulait divorcer. La victime en était à son neuvième mois de grossesse ; le bébé à naître est également mort des suites de l'attaque.

5 janvier. A Waldshut-Tiengen, un Turc âgé de 47 ans a poignardé son ex-femme alors qu'elle se promenait avec un ami. Elle a tenté de fuir mais il l'a poursuivie et lui a enfoncé un couteau dans le dos.

4 janvier. A Cologne-Buchheim, un Irakien de 44 ans a tué sa fille de 19 ans parce qu'il n'approuvait pas qu'elle ait un petit ami. Deux jours plus tard, il a appelé la police. « J'ai tué ma fille », a-t-il dit. L'homme pourrait n'être jamais traduit en justice ; Il aurait fui en Irak.

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article
15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 15:00
  • La chose remarquable à propos du Parti égalité et justice (PEJ), le nouveau parti musulman en France, est qu'il est partie intégrante d'un réseau de partis politiques que le président turc Erdogan et l'AKP construisent pour influencer chaque pays d'Europe et influencer l'Europe au travers de sa population musulmane.

  • Quel est leur programme ? Rien que du classique pour un parti islamique : abolir la loi sur la laïcité qui, depuis 1905, établit la séparation de l'église et de l'État ; liberté pour les écolières de se voiler à l'école ; et la solidarité communautaire (par opposition aux droits individuels) en tant que priorité. Le tout enveloppé dans le drapeau pas si innocent de la « lutte contre l'islamophobie », un concept inventé pour clore le bec des critiques de l'islam.

  • « Le but [d'un parti islamiste] est le monde, pas un mandat. Sa mécanique est déjà rodée dans nos pays au sud : il prend le pouvoir au nom de la démocratie, puis suspend la démocratie par usage du pouvoir. Au mieux. Au pis, il opte pour la démarche du crabe qui garde ses pinces derrière son dos : pas d'ambitions politiques affichées, mais une ambition millénaire dans la tête : convertir les habits, les corps, les liens, les arts, les crèches, les écoles, les chants, la culture, puis attendre que le fruit tombe dans le creux du turban... Un parti islamiste est un piège ouvert ... Si on le refuse, on bascule soi-même dans la dictature, mais si on l'accepte, on s'y soumet... » - Kamel Daoud, écrivain algérien, Le Point, 2015.

La mécanique des élections législatives commencée le 11 juin est en cours, les premiers résultats tombent. Une affaire qui roule ? Pas vraiment !

(Source de l'image: Rama / Wikimedia Commons)

 

Un nouveau parti musulman a surgi dans le spectre politique français : le Parti Egalité Justice (PEJ). Ce n'est pas la première fois qu'un parti musulman se crée dans l'Hexagone. « Français et Musulmans » proche de L'Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), elle-même émanation des Frères musulmans, en est un autre.

Mais la nouveauté du PEJ tient au fait qu'il fait partie d'un réseau de partis politiques construit par le président de Trukey, Recep Tayyip Erdogan et son Parti de la justice et du développement (AKP). Le but de ce réseau est d'influencer chaque pays d'Europe et d'influencer l'Europe à travers sa population musulmane.

PEJ : un parti Pro-Erdogan en France

Le PEJ a été créé en 2015 à Strasbourg et présente 68 candidats. Pas assez pour couvrir tout le territoire, mais assez pour être représenté efficacement dans les circonscriptions où les populations turques et musulmanes sont fortement représentées. On estime que les citoyens français d'origine turque représentent 600 000 personnes en France, sur une population musulmane de 5 à 15 millions, selon des statistiques officieuses, les statistiques officielles n'existant pas.

Le PEJ est le premier parti en France établi par les Turcs. Le PEJ a déjà participé aux élections départementales de mars 2015, mais a été éliminé au premier tour. Selon le magazine Marianne : « le Parti égalité justice est étroitement lié au Conseil pour la justice, l'égalité et la paix (Cojep), une ONG internationale qui constitue, partout où elle s'implante, le relais de l'AKP », le parti du président turc Recep Tayip Erdogan. Selon L'Express, « de nombreux gestionnaires de PEJ occupent des fonctions de responsabilité dans le Cojep ».

Quel est leur programme ? Tout ce qu'il y a de plus classique pour un parti islamiste : abolir la loi de 1905 qui fonde la séparation de l'Église et de l'Etat ; autorisation de porter le voile pour les écolières dans les écoles publiques; nourriture halal dans les écoles ; soutien aux Palestiniens; solidarité communautaire (par opposition aux droits individuels).... Le tout est enveloppé dans le drapeau de la « lutte contre l'islamophobie », un concept inventé pour taxer de racisme et clore le bec de tous ceux qui pourraient être tentés de critiquer l'islam.

Selon Marianne, Mine Gunbay, responsable des droits de la femme au conseil municipal de Strasbourg, a dénoncé sans crainte et sans relâche la métamorphose de Strasbourg en « laboratoire politique de l'AKP ». Strasbourg est la ville où Erdogan a été autorisé par l'ancien président Hollande à faire campagne en octobre 2015. En toute légalité.

Une autre initiative turque remarquable est la probable nomination en France d'Ahmet Ogras, représentant de l'Islam turc en France, à la présidence du Conseil français du culte musulman (CFCM). Ahmet Ogras est connu pour sa bonne relation avec le parti AKP d'Erodgan. Le CFCM est la structure juridique construite par le gouvernement français pour tenter d'avoir un interlocuteur unique pour tout ce qui concerne l'islam en France. Jusqu'à présent, tous les présidents du CFCM étaient d'origine algérienne ou marocaine.

Autriche

En Autriche, en 2016, des « citoyens turcs » ont fondé le parti Nouveau mouvement pour l'avenir (NBZ) pour donner aux Turcs une voix en politique. Le président de NBZ, Adnan Dinçer, a expliqué que la montée des partis extrémistes de droite avait amené les Turcs résidant en Autriche à travailler plus rapidement. « Les acteurs politiques prennent des décisions concernant les minorités qui travaillent ici, mais nous ne sommes pas impliqués dans ce mécanisme décisionnel », a-t-il déclaré. La NBZ affiche clairement son soutien au controversé président turc Recep Tayyip Erdogan et a condamné le « mouvement Gülen », que le gouvernement turc a accusé avoir fomenté un coup d'Etat en juillet 2016.

Pays-Bas

Denk, un parti fondé par Tunahan Kuzu et Selçuk Öztürk en mars 2017, est devenu le premier parti minoritaire ethnique à entrer au parlement néerlandais. Le parti, apparemment un porte-parole du président turc Erdogan, a remporté trois sièges aux dernières élections.

Le chef du parti, Tunahan Kuzu, a déclaré : « C'est le début d'un nouveau chapitre de notre histoire. Les nouveaux Pays-Bas se sont exprimés à la Chambre ».

Bulgarie

La population musulmane de la Bulgarie est composée de Turcs (sunnites), de chiites bulgares et de Roms, qui représentent ensemble 7-8% de la population totale. La Bulgarie compte trois partis politiques musulmans tous composés de turcs.

L'un de ces partis est le Mouvement pour les droits et libertés (HÖH), fondé en 1990 par Ahmet Doğan. En 2014, HÖH était représenté par 38 personnes au Parlement (15%) et avait quatre députés au Parlement européen (PE).

HÖH allié au Parti socialiste bulgare (BSP) et a son mot à dire dans la gestion du pays, même si son leadership a changé après que Doğan ait subi une tentative d'assassinat en 2013.

Mécontent de HÖH, Erdogan a travaillé à créer d'autres partis pro-turcs en Bulgarie.

Allemagne

De nombreux Allemands d'ascendance turque se sont investis dans les partis politiques ayant déjà pignon sur rue en Allemagne. Mais d'autres ont entrepris d'influencer la politique de l'extérieur.

L' Allianz Deutscher Demokraten (« Alliance des démocrates allemands», ADD) est un petit parti fondé par Remzi Aru, en réaction à la reconnaissance par le Parlement allemand du génocide arménien.

ADD est amical envers Erdogan et a tenté d'établir une base électorale au sein des communautés immigrantes et musulmanes. Ses dirigeants semblent avoir eu des difficultés à collecter les 1000 signatures nécessaires pour participer aux élections de mai 2017 en Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

Un autre parti musulman-allemand est le Bündnis für Innovation und Gerechtigkeit (« Alliance pour l'innovation et la justice », BIG), qui existe depuis 2010, mais sans beaucoup de succès.

La loi allemande interdit le financement étranger des partis politiques et un parti des Turcs aura à remplir un certain nombre d'obligations pour officier en tant que tel.

Le piège islamiste

Un parti islamiste dans une démocratie est, selon l'écrivain algérien, Kamel Daoud, « un piège ». Dans une tribune publiée par Le Point en 2015, il écrit:

« Un parti islamique en France ? Objet politique fascinant : on ne peut pas le refuser, mais on ne peut pas l'accepter. Rien ne résume mieux le piège français pour l'étranger du Sud : que vont-ils faire, ces Français ? Si la France dit oui, elle se soumet, sur le long terme. Un parti islamique est un parti islamiste par pente naturelle. Par définition. Son but est le monde, pas un mandat. Sa mécanique est déjà rodée dans nos pays au sud : il prend le pouvoir au nom de la démocratie, puis suspend la démocratie par usage du pouvoir. Au mieux. Au pis, il opte pour la démarche du crabe qui garde ses pinces derrière son dos : pas d'ambitions politiques affichées, mais une ambition millénaire dans la tête : convertir les habits, les corps, les liens, les arts, les crèches, les écoles, les chants, la culture, puis attendre que le fruit tombe dans le creux du turban. C'est la démarche horizontale, doctrine des colombes dans cette aire-là. Un parti islamiste est un piège ouvert : on ne peut pas le refuser au nom de la démocratie et c'est la démocratie qui le paiera en premier si on l'accepte. Si on le refuse, on bascule soi-même dans la dictature, mais si on l'accepte, on s'y soumet.

« Dès qu'il fait irruption sur une scène politique, il provoque les mêmes conséquences qu'en Algérie, en Égypte, au Pakistan, au Sahel ou en Tunisie : il divise le pays entre éradicateurs (ceux qui veulent éradiquer les islamistes) et réconciliateurs (ceux qui prônent le dialogue avec le monologue des islamistes) et fatalistes (ceux qui attendent que cela passe). ».

Fin analyste politique, Kamel Daoud sait - et tout le monde sait - que personne en France n'a LA solution pour affronter le problème islamiste. La seule question est : qui va gagner ? Réconciliateurs ou Eradicateurs ? Une chose est sûre pour l'instant, les réconciliateurs sont au pouvoir pour les cinq prochaines années.

La première femme voilée élue membre du Parlement déclenchera une crise de civilisation qui n'a sans doute pas d'équivalent dans l'histoire de la France.

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article
12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 04:23
  • Les quatre principaux pays européens actuellement la cible d'attaques terroristes – Grande Bretagne, France, Belgique et Allemagne – comptent 66 000 extrémistes officiels. Une authentique armée – en service actif qui plus est.

  • Le butin des terroristes est déjà visible : ils ont déstabilisé le processus démocratique de nombreux pays européens et définissent les termes de ce que doit être la liberté d'expression. Une prise de pouvoir djihadiste sur l'Europe n'est pas à exclure. Les extrémistes islamiques récoltent déjà ce qu'ils ont semé : ils ont vaincu avec succès Geert Wilders et Marine Le Pen, les deux seuls candidats européens qui voulaient réellement lutter contre l'islam radical.

  • Ils peuvent s'emparer de l'Europe tout comme l'État islamique a pris le contrôle de l'Irak : avec seulement un tiers du territoire irakien ils ont conquis le pouvoir sur tout le reste.

« L' Allemagne met tranquillement en place une armée européenne qui sera sous son commandement », indiquent certains médias. Après son affrontement avec le président américain Donald Trump, la chancelière allemande Angela Merkel, semble avoir pris le parti d'investir, aux côtés de la France, dans une armée européenne.

Mais aujourd'hui, la seule armée authentiquement européenne en activité est l'armée djihadiste qui a assassiné sept personnes à Londres le 3 Juin, deux semaines seulement après le carnage de Manchester.

Les quatre pays européens les plus visés par les attentats terroristes - Grande-Bretagne, France, Belgique et Allemagne - comptent 66 000 extrémistes officiels. Une authentique armée, en service actif qui plus est.

Les services de renseignement britanniques estiment que 23 000 extrémistes islamiques résident en Grande-Bretagne et chacun d'eux représente un risque terroriste potentiel. Un nombre qui donne une idée de la menace djihadiste au Royaume-Uni. L'ampleur du défi islamiste est apparue quand les services de sécurité ont été mis sur la sellette pour avoir négligé diverses possibilités d'arrêter le kamikaze de Manchester.

Les autorités françaises de leur côté surveillent 15 000 islamistes, selon la base de données unique constituée en mars 2015 et dont la gestion est confiée à l'Unité française de coordination contre le terrorisme. Différentes enquêtes indiquent que le nombre d'islamistes radicaux présents en France pourrait atteindre 20 000.

En Belgique, la liste des personnes fichées par les services anti-terroristes belges est passée de 1.875 suspects en 2010 à 18.884 en 2017. Rien qu'à Molenbeek, célèbre cœur du djihadisme, à Bruxelles, capitale de l'UE, les services de renseignement surveillent 6 168 islamistes. Un point de comparaison utile : face à ses 18 884 djihadistes, la Belgique n'a à opposer que 30 174 soldats en service actif.

En Allemagne aussi, le nombre de djihadistes potentiels a explosé passant de 3.800 en 2011 à 10 000, selon Hans-Georg Maassen, responsable du Bureau pour la protection de la Constitution (service de renseignement national allemand).

Une puissante infrastructure de terreur a été constituée aujourd'hui dans les villes européennes. Ces bases terroristes sont généralement situées dans des enclaves ethniques, volontairement isolées du reste de la population et au sein desquelles les musulmans extrémistes favorisent le fondamentalisme islamique et mettent en œuvre la loi islamique, la charia –, ce sont les Hamacs Taliban Tower d'East London; les banlieues en France, et le « triangle de la sharia » à La Haye, aussi connu sous le nom de « mini-califat » des Pays-Bas. Ces musulmans extrémistes font venir leurs armes à feu des Balkans, où ils se rendent et en reviennent en toute impunité, grâce aux frontières ouvertes d'Europe. Leurs financements viennent aussi de l'étranger, notamment du Qatar et de l'Arabie Saoudite. Ces islamistes s'autofinancent également grâce au réseau de mosquées qu'ils dirigent et par les prélèvements qu'ils effectuent sur la masse des clandestins qui traversent la Méditerranée.

Les chiffres - 23 000 djihadistes potentiels au Royaume-Uni, 18 000 en Belgique, 10 000 en Allemagne, 15 000 en France - disent qu'une guerre est possible en Europe « au cours des années à venir », a déclaré le général en chef de l'armée suédoise, Anders Brännström, à ses subordonnées.

Si l'on prend en considération les attaques terroristes qui ont eu lieu en Europe de 1970 à 2015 ; il apparait que :

« 4,724 personnes sont mortes dans des explosions, 2 588 ont été assassinées, 2 365 ont été attaquées, 548 ont été prises en otages, 159 ont été victimes de détournements d'avions, 114 ont été victimes de raids contre des bâtiments. Des milliers de personnes ont été blessées ou sont portées disparues ».

Le terrorisme a tué 10 537 personnes en Europe au cours de 18 803 attaques signalées comme telles. Et la situation ne fait qu'empirer :

« Les attaques de 2014 et 2015 ont occasionné un nombre record de décès, les terroristes ciblant principalement les civils, les fonctionnaires, les entreprises et les médias, depuis 2004 ».

Une prise de contrôle djihadiste de l'Europe n'a rien d'impensable. Les extrémistes islamiques récoltent déjà ce qu'ils ont semé : ils ont obtenu la défaite des deux seuls candidats européens ouvertement hostiles à l'islam radical, Geert Wilders et Marine Le Pen. Et si demain, ces djihadistes attaquaient le Parlement de Rome, un bureau de vote à Paris, une base militaire en Allemagne ou des écoles à Londres, dans une attaque de type Beslan ?

Le butin de guerre des terroristes est déjà visible : ils ont déstabilisé le processus démocratique de nombreux pays européens et imposent leur cadre à la liberté d'expression. Ils ont importé en Europe les lignes de front du Moyen-Orient. Rien d'étonnant que la moitié des forces militaires françaises soit déployée... sur le territoire français ; en Italie aussi, plus de la moitié des soldats italiens sont mobilisés par « Strade sicure », la grande opération de sécurisation des rues des grandes villes italiennes.

 

La moitié des soldats français mobilisables pour une opération militaires est déployée en France. (Photo de Jeff J Mitchell / Getty Images)

Après le 11 septembre, les États-Unis ont décidé de porter le fer contre les islamistes en Afghanistan et en Irak pour ne pas avoir à les combattre à Manhattan. L'Europe elle, a opté pour transformer chacune de ses villes en nouveau Mossoul.

Si les dirigeants d'Europe ne détruisent pas l'ennemi intérieur maintenant, le « scénario afghan » est inéluctable : les islamistes auront le contrôle de portions de territoire qui leur serviront de base pour lancer des attaques contre les grandes villes. L'Europe pourrait être prise de la même manière que l'État islamique a pris le contrôle d'une grande partie de l'Irak : avec seulement un tiers du territoire.

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article
8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 22:47

 

  • Le Président français Emmanuel Macron ne peut être décrit comme étant proche du monde des affaires que si l'on comprend comment les choses fonctionnent en France. L'économie française est un système mixte où il est presque impossible de réussir financièrement sans avoir des relations étroites avec les dirigeants politiques qui peuvent accorder des faveurs et des subventions, et autoriser, interdire ou faciliter les contrats, ou les entraver. Macron n'est pas censé apporter un nouvel élan à l'économie du pays, mais renforcer et consolider le pouvoir de ceux qui l'ont placé là où il est.

  • Un effet secondaire délibéré des politiques de Macron sera le changement de population. Macron veut que l'Islam ait davantage de place en France. Comme beaucoup de dirigeants européens, Emmanuel Macron semble convaincu que le remède au déficit démographique et au vieillissement des populations européennes de souche est plus d'immigration.

  • La branche française des Frères musulmans a publié un communiqué officiel disant: "Les Musulmans pensent que le nouveau Président de la République permettra la réconciliation de la France avec elle-même et nous permettra d'aller plus loin ensemble".

Emmanuel Macron - dont la victoire aux élections présidentielles françaises le 7 mai 2017 a été présentée comme décisive - a été décrit comme un centriste, un nouveau venu en politique ayant des liens solides avec le monde des affaires, et un homme qui pourrait apporter un nouvel élan à un pays en état de stagnation.

La réalité est très différente.

La victoire de Macron n'a pas été "décisive". Bien qu'il ait reçu un pourcentage élevé des suffrages exprimés (66%), le nombre d'électeurs qui ont voté blanc ou décidé de s'abstenir a été le plus élevé jamais enregistré lors d'une élection présidentielle française.

Bien que son adversaire, Marine Le Pen, ait essayé de se dissocier de l'antisémitisme de son père, Jean-Marie Le Pen, elle a été décrite comme un être horrible par presque tous les politiciens et les journalistes tout au long de la campagne. Qu'elle ait néanmoins recueilli 34% des voix a été un signe de l'intensité de la colère et de la frustration qui imprègnent les Français. Il apparait que plus de la moitié de ceux qui ont choisi Macron ont voté contre Marine Le Pen plutôt que pour Macron.

Macron a gagné par défaut, et souffre d'un profond manque de légitimité. Il a été élu parce qu'il était le dernier candidat encore en lice, et parce que le candidat de la droite modéré, François Fillon, a vu sa campagne sabotée par une opération de démolition menée par les médias et par un usage politique de la justice. De manière significative, les poursuites contre Fillon sont devenues moins visibles sitôt sa défaite obtenue.

Macron n'est pas un centriste: il a été discrètement soutenu tout au long de la campagne par la plupart des dirigeants du Parti socialiste et par le Président socialiste sortant, François Hollande. Le lendemain de l'élection, lors d'une cérémonie commémorant la victoire alliée de 1945, Hollande ne cachait pas sa joie. Quelques jours plus tard, le 14 mai, quand il a transmis les pouvoirs de Président à Macron, Hollande a déclaré que ce qui se passait n'était pas une "alternance" mais une "continuité". Tous les membres de l'équipe de campagne de Macron étaient socialistes ou gauchistes. Le principal stratège politique de Macron, Ismael Emelien, avait travaillé pour la campagne qui a conduit à l'élection de Nicolas Maduro au Venezuela.

Le programme entier de Macron est socialiste. Les propositions de dépenses publiques supplémentaires abondent. Le "changement climatique" est défini comme la question clé pour l'avenir du monde. Les changements proposés à apporter au Code du travail et au système fiscal sont en grande partie cosmétiques et semblent davantage destinés à donner une illusion de changement qu'à provoquer des changements réels. Si Macron ne rejette pas une économie de marché, il pense que celle-ci doit être mise au service de la "justice sociale", et que le rôle du gouvernement est de "guider", "protéger", "aider" - pas de garantir la liberté de choisir et de décider. De manière significative, les économistes qui ont participé à l'élaboration du programme de Macron sont ceux qui ont élaboré le programme économique de Hollande en 2012.

Même s'il est jeune, Macron n'est pas un nouveau venu de la politique et n'incarne pas le renouvellement. Non seulement il a travaillé avec Hollande pendant cinq ans, mais ceux qui ont façonné son ascension politique ont une longue carrière derrière eux: Jacques Attali était le conseiller du président François Mitterrand dans les années 1980; Alain Minc a travaillé avec tous les Présidents français depuis que Valery Giscard d'Estaing a été élu en 1974, et Jean-Pierre Jouyet était le directeur de cabinet du Premier ministre socialiste Lionel Jospin à la fin des années 1990. Juste après les élections, trois documentaires ont été diffusés à la télévision française expliquant en détail comment la campagne de Macron avait été organisée. Macron est le pur produit de ce que des analystes ont qualifié de "nomenklatura française" - une élite arrogante, composée de hauts fonctionnaires, de détenteurs de pouvoir politique et d'hommes d'affaires travaillant en étroite collaboration avec ces derniers.

Macron ne peut être décrit comme étant proche du monde des affaires que si l'on comprend comment les choses fonctionnent en France. L'économie française est un système mixte où il est presque impossible de réussir financièrement sans avoir des relations étroites avec les dirigeants politiques qui peuvent accorder des faveurs et des subventions, et autoriser, interdire ou faciliter les contrats, ou les entraver.

Pendant les années qu'il a passé au côté d'Hollande, Macron a aidé plusieurs hommes d'affaires français. Ils l'ont remercié en contribuant massivement à sa campagne. Il serait surprenant qu'ils ne s'attendent pas à un "retour sur investissement". L'opération qui a permis l'élection de Macron pourrait être décrite dans le langage des affaires comme une "prise de contrôle". Presque tous les médias privés français appartiennent à ceux qui ont soutenu Macron et ont participé à la prise de contrôle.

Macron n'est pas censé apporter un nouvel élan à l'économie du pays, mais renforcer et consolider le pouvoir de ceux qui l'ont placé là où il est. Le but de ceux-ci est de créer un grand parti politique technocratique unique de centre gauche qui écrasera les anciens partis politiques et sera installé dans une position d'hégémonie. Le nom du parti, "En Marche!", a été établi pour désigner l'avancée dans cette direction. Les anciens partis politiques sont aujourd'hui presque détruits. Le Parti socialiste est agonisant. Le principal parti de centre-droit, Les Républicains, vacille. L'un de ses membres importants, Edouard Philippe, a été nommé Premier ministre de Macron. Un autre, Bruno Le Maire, est maintenant Ministre des finances et de l'économie: il devra appliquer une politique très différente de celle définie par son parti d'origine. Le Front national et la gauche radicale seront considérés comme des réceptacles de colère, et tout sera fait pour qu'ils soient marginalisés.

Un objectif de Macron est de confier toujours plus de pouvoir aux institutions technocratiques irresponsables, opaques et antidémocratiques de l'Union européenne: Emmanuel Macron n'a jamais cessé de souligner sa volonté sur ce plan. Le 7 mai, dès que les résultats des élections ont été connus, les dirigeants de l'Union européenne ont montré leur enthousiasme, et le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a parlé d'"un signal d'espoir pour l'Europe". Le 15 mai, immédiatement après être devenu effectivement Président, Macron est allé à Berlin, a rencontré la chancelière allemande Angela Merkel et a déclaré qu'il espérait un "renforcement rapide de l'Union". Macron dit souvent qu'il veut la création d'un Ministère des finances de l'UE, dont les décisions auraient force d'obligation pour tous les États membres.

Le Président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel parlent à Berlin le 15 mai 2017. (Photo de Michele Tantussi / Getty Images)

Un effet secondaire assumé des politiques de Macron sera le changement de population. Comme beaucoup de dirigeants européens, Emmanuel Macron semble convaincu que le remède au déficit démographique et au vieillissement des populations européennes de souche est plus d'immigration. Le 6 septembre 2015, il a déclaré que "l'immigration est une opportunité pour nous tous". Le 12 février 2017, il a dit : "Je proposerai au gouvernement algérien la création d'un Bureau franco-algérien de la jeunesse pour favoriser la mobilité entre les deux rives de la Méditerranée". Quelques semaines plus tard, il a stipulé que "le devoir de l'Europe est d'offrir l'asile à tous ceux qui recherchent sa protection", et que "la France doit accueillir un nombre équitable de réfugiés".

Presque tous les réfugiés arrivant en France sont musulmans. La France a d'ores et déjà en son sein le plus fort pourcentage de Musulmans en Europe. Macron veut que l'Islam ait plus de place en France. Sa position concernant d'autres religions n'est pas connue. Sa position sur l'islam est claire :

"Aujourd'hui, les musulmans de France sont mal représentés ... Demain, une nouvelle structure permettra de relancer les principaux chantiers du culte musulman en France : la construction et l'amélioration de lieux de culte dignes là où c'est nécessaire et la formation en France des imams. "

La branche française des Frères musulmans a félicité Macron pour sa victoire, et a publié un communiqué officiel disant: "Les Musulmans pensent que le nouveau Président de la République permettra la réconciliation de la France avec elle-même et nous permettra d'aller plus loin, ensemble".

Le Premier ministre de Macron, Edouard Philippe, a des liens étroits avec les Frères musulmans et a favorisé leur installation dans la ville dont il est le maire, Le Havre. Richard Ferrand - ancien député socialiste, secrétaire général d'En Marche! depuis sa création, et maintenant Ministre de la cohésion des territoires - a contribué financièrement au mouvement anti-Israélien BDS et à diverses organisations "pro-palestiniennes" depuis des années. Gerard Collomb, maire socialiste de Lyon, et maintenant Ministre de l'Intérieur, a financé l'Institut français de la Civilisation musulmane qui ouvrira ses portes en décembre 2017.

Dans un article récent, Yves Mamou a noté que Macron n'est pas "un promoteur patenté de l'islamisme" en France, et pourrait plutôt être défini comme un "idiot utile".

Dans un autre article récent, Bruce Bawer s'est demandé comment les Français ont pu choisir Emmanuel Macron. Sa réponse était que "les médias traditionnels ont joué un rôle". Elle était aussi que "certaines personnes ne veulent pas connaître la vérité", même si la vérité est sous leurs yeux.

"Certaines personnes sont habituées à l'idée qu'il y a des gens au-dessus d'eux dans la hiérarchie sociale dont le travail est de réfléchir et de s'occuper des grandes choses, alors que les citoyens ordinaires, tels des souris, s'occupent juste de leur petite vie".

La majorité des Français n'a pas choisi Macron, mais semble accepter l'idée qu'il y a des gens au-dessus d'eux. Ceux qui n'acceptent pas sont nombreux, mais minoritaires, et risquent de devenir plus minoritaires encore. Macron compte sur leur résignation. Il n'est pas certain que les millions de personnes qui ont voté pour Marine Le Pen, malgré ses liens avec la Russie et malgré la campagne très dure menée contre elle, et ceux qui ont voté pour des candidats de gauche radicale, se résigneront si facilement. Il n'est pas non plus certain que l'aveuglement volontaire et l'apaisement feront que les islamistes s'adouciront ou que les attaques djihadistes s'arrêteront.

Macron a déclaré qu'il était "consterné" par l'attentat terroriste de Manchester. Il a ajouté qu'il était "empli de crainte". Il n'a pas exprimé la nécessité de faire face au danger. Les Français ont toutes les raisons d'être nerveux.

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article
6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 08:40
  • « L'utilisation de la terreur tirée de cette doctrine [Targhib wal tarhib, « appâter et terroriser »] est une obligation légitimée par la charia ». — Salman Al Awda, cheikh musulman, prédicateur de l'émission « La Charia et la vie » sur Al Jazeera.

Le tarhib ou « action de terroriser » préconise des châtiments exemplaires contre ceux qui ne se plient pas aux exigences de l'islam. C'est pourquoi des pays comme l'Arabie saoudite et l'Iran, ou des entités comme l'Etat islamique (Isis), font de chaque décapitation, flagellation ou amputation une cérémonie publique.

  • Dans les territoires conquis, le djihad islamique a toujours misé sur le fait que les populations finissent par céder, abandonner et accepter le terrorisme comme un élément de leur cadre de vie, comme une catastrophe naturelle, comme un tremblement de terre ou une inondation.

Après les attentats terroristes, les médias occidentaux et nombre de politiciens répètent que nous devons accepter les attaques terroristes comme une « nouvelle normalité ».

Pour les citoyens occidentaux, cette phrase est dangereuse.

La doctrine islamique du djihad, de la conquête et de la dawah (propagande islamique, prosélytisme) repose sur la tromperie et la terreur. Targhib wal tarhib est une doctrine islamique qui signifie « appâter (leurrer) et terroriser » et qui se présente comme un outil pour la da'wah, soit la conquête des nations et la soumission de leurs populations à la charia islamique. Le but est de manipuler les parties instinctives du cerveau en exerçant des pressions contraires qui alternent sans transition plaisir et douleur - récompense, puis châtiment – afin d'aboutir à un lavage de cerveau qui amène au respect de l'islam.

Les musulmans ordinaires ignorent généralement tout de cette doctrine, mais plusieurs livres islamiques ont théorisé le sujet. Des prédicateurs en vue tels que Salman Al Awda en ont même développé les grands thèmes sur Al Jazeera TV. A l'occasion d'une émission appelée « La Sharia et la vie », Al Awda a ainsi recommandé l'utilisation d'extrêmes « pour amplifier successivement... la récompense et la punition, le moral et le physique... ». « L'usage de la terreur au moyen de cette doctrine », a-t-il expliqué, « est une obligation légitimée par la charia ».

Les Occidentaux croient que les djihadistes pratiquent la terreur sur les seuls non-musulmans, et c'est généralement le cas. Mais la terreur est aussi le moyen de faire régner l'ordre au sein de l'islam. En vertu de la loi islamique, les djihadistes qui se soustraient au djihad doivent être tués. La terreur maintient les djihadistes sur la voie du djihad, et contraint les autres à la charia.

Un manuel de recrutement en ligne de djihadistes contient cette description :

« Le Dawa individuel se produit en suscitant chez les recrues des réponses émotionnelles (ainsi que par la construction d'une relation personnelle). L'approche d'Abu 'Amr illustre un concept de recrutement appelé al-targhib wa'l-tarhib ; soit la technique de la carotte et du bâton pour exalter les mérites de l'action d'un côté, tout en rendant effrayant le coût de l'inaction. Le concept a été introduit dans le Coran et fait l'objet de savantes discussions entre docteurs de la foi islamique pour définir la meilleure façon d'amener les gens à l'islam. Plusieurs livres ont été publié sous le même titre al-targhib wa'l-tarhib. Abu 'Amr préconise ainsi que les recruteurs appliquent le concept tout au long du processus de recrutement, mais il estime que les mérites de l'action doivent être mis en valeur au début du recrutement ; les menaces quant à un éventuel relâchement ne devant apparaître que plus tard ».

Ainsi, les recruteurs de djihadistes placent d'abord l'« appât » et font miroiter les « bonnes choses », - la gloire future, la suprématie et l'accomplissement de désirs lubriques, comme les vierges au Paradis -. C'est ensuite qu'ils actionneront les leviers de la « terreur » et de la honte contre toute recrue qui renâclerait au djihad.

Le tarhib ou « action de terroriser » préconise aussi des châtiments exemplaires contre ceux qui ne se plient pas aux exigences de l'islam. C'est ainsi que des pays comme l'Arabie saoudite et l'Iran, et des entités type l'Etat islamique (ISIS) ont fait des décapitations, des flagellations et des amputations un spectacle public. Des pays comme l'Egypte, la Jordanie et la Turquie sont plus discrets, mais ils tolèrent et soutiennent les meurtres d'honneur, l'assassinat des apostats, les châtiments corporels contre les femmes et les enfants, ainsi que la torture et le meurtre dans leurs prisons. La doctrine de targhib et de tarhib est vivante et bien vivante, non seulement dans les théocraties islamiques, mais aussi dans les pays musulmans dits « modérés ».

Depuis sa création et jusqu'à aujourd'hui, l'Islam a utilisé l'alternance « plaisir - douleur » et les châtiments publics cruels et spectaculaires comme techniques de lavage de cerveau. Alors que la Bible – et la tradition judéo-chrétienne occidentale – se veut en harmonie avec la nature humaine, et flatte les bons sentiments, l'Islam lui fait le contraire : il manipule les instincts de préservation et de survie, pour laver le cerveau de la population et l'amener à la plus servile obéissance.

Quand je vivais en Egypte, j'ignorais tout – à l'instar de la majorité des musulmans - de cette doctrine islamique fondamentale. Mais elle a impacté ma vie – car elle imprègne tous les aspects de la culture islamique : la prédication islamique, les relations familiales islamiques, le fonctionnement des gouvernements islamiques et toutes les relations d'autorité en terre d'islam en général.

La doctrine islamique basée sur « le leurre et la terreur » a engendré une culture des extrêmes toxiques : la méfiance et la peur, la fierté et la honte, la permission de mentir (« taqiyya ») et le refus d'endosser la responsabilité de ses actes.

Ayant vécu la plus grande partie de ma vie sous un régime islamique, je suis au regret de dire que ceux que l'Ouest nomme « musulmans modérés » ne sont que des citoyens qui ont appris à vivre sous la terreur et pour qui la terreur est une habitude de vie. Pendant des siècles, beaucoup ont excusé la terreur, condamné les victimes de la terreur, sont restés muets ou équivoques et se sont même compromis avec les terroristes pour survivre. La culture islamique ou je vivais regardait ailleurs quand les femmes étaient battues. Quand les filles étaient assassinées au nom de l'honneur, la question était « qu'est-ce qu'elle a fait ? », et non « comment cela est-il possible ? » Lorsque les chrétiens ont été tués et persécutés par des musulmans, nombreux ont été ceux qui ont imputé aux chrétiens la raison de leur propre persécution. La réponse islamique normale à la terreur est devenue : « ce ne sont pas mes affaires ».

Aujourd'hui, la doctrine islamique de Targhib wal Tarhib, s'est déplacée à l'Ouest. L'humanisme occidental, le respect des droits de l'homme, la solidarité avec le prochain ainsi que les valeurs de liberté et de paix doivent être remplacées par d'autres « valeurs » comme la servitude, la terreur, la tyrannie et la peur.

Dans les territoires conquis, le djihad islamique a toujours misé sur le fait que les populations finiront par céder, abandonner et accepter le terrorisme comme un élément de leur cadre de vie, tout comme ils acceptent une catastrophe naturelle, un tremblement de terre ou une inondation.

Il n'a pas fallu longtemps pour que la doctrine islamique du Targhib wal Tarhib agisse sur la psyché des dirigeants et des médias occidentaux, qui expliquent aujourd'hui qu'il faut vivre avec le terrorisme et s'y habituer comme à une « nouvelle normalité ». L'islam compte transformer la palnète en musulmans « modérés » qui auront pris l'habitude de regarder ailleurs quand la terreur frappe la personne située juste à côté de vous.

La nouvelle normalité ? La police aide les survivants de l'attentat terroriste qui a eu lieu sur le pont de Londres, le 4 juin 2017. (Photo de Carl Court / Getty Images)

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article
5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 01:51

 

  • Les autorités académiques ont imposé aux écoliers des livres ridicules tels que Papa porte une robe. La chose aurait été comique si les années suivantes ne s'étaient pas révélées si tragiques. Le terrorisme islamique a fracassé les illusions françaises.

  • Les élites françaises ont décidé que les privilèges patriarcaux étaient leurs seuls ennemis ; la « domination » ne peut venir que du mâle blanc Européen.

  • L'obsession du genre est une illusion pratique pour éviter de faire face à des problèmes plus difficiles et moins agréables. Si l'Occident ne s'engage pas à préserver ses sociétés et ses valeurs, il finira par chuter. Et l'obscurité recouvrira ses extraordinaires avancées, les questions de genre y compris.

Bienvenue dans le « genrisme », nouvel avatar des « idéologies de la libération », Le « genre » semble être la dernière question urgente qui agite les démocraties occidentales

La Caroline du Nord a subi ainsi une année de boycott, jusqu'au retrait de sa loi sur les toilettes publiques transgenres. Le mois dernier, le Syndicat national des enseignants en Grande-Bretagne a demandé au gouvernement d'enseigner aux enfants à partir de deux ans deux nouvelles théories transgenres. New York a de son côté récemment commercialisé la première « poupée trans ». Les universités américaines sont ravagées par une polémique hystérique sur l'utilisation correcte des pronoms neutres. Même National Geographic, a abandonné les lions et les éléphants pour couvrir la « Révolution du Genre ». L'un des premiers gestes d'Emmanuel Macron, président de la république, a été de promouvoir « l'égalité des sexes » au sein du gouvernement.

(Source de l'image: Sara D. Davis / Getty Images)

 

Cette frénésie du genre à chacun des coins de la société et de la culture occidentales est-elle le symptôme de quelque chose ? Pour Camille Paglia, féministe anticonformiste, le genre est un signe de déclin, le déclin de la civilisation occidentale. Dans son nouveau livre, Free Women, Free Men, elle écrit :

« Les civilisations passent par des cycles récurrents. Les extravagantes expérimentations sur le genre sont peut-être le signe d'un effondrement culturel, comme celui qui s'est produit dans l'Allemagne de Weimar. Aujourd'hui comme à l'époque, des forces se massent à l'extérieur des frontières et des hordes fanatiques se multiplient sur la base d'un culte héroïque de la masculinité ».

Camille Paglia se demande également :

« Comment il se fait que tant de jeunes parmi les plus audacieux et les plus radicaux ne se définissent plus eux-mêmes que sur la base de leur seule identité sexuelle ? Cet effondrement de la perspective aura sûrement des conséquences dans le champ de la production artistique et culturelle mais surtout, il risque de compromettre la capacité des sociétés occidentales à comprendre et réagir aux croyances véhémentes et contraires de populations qui ne nous ne nous veulent pas du bien. Les phénomènes transgenres se multiplient et se répandent dans les phases culturelles tardives, quand les traditions religieuses, politiques et familiales s'affaissent et que les civilisations commencent à décliner. »

Ce n'est pas un hasard si cette obsession du genre a surgi au sein de la culture occidentale au cours des années 1990, la décennie de paix et de prospérité qui a précédé le 11 septembre. Cette période était libre de toute angoisse existentielle, uniquement préoccupée par le scandale de Monica Lewinski et le thème de la fin de l'histoire agité par Francis Fukuyama. Selon Rusty Reno, rédacteur en chef de First Things, l'idéologie du genre est le symbole d'une époque d'« affaissement » qui correspond à un avenir globalisé « gouverné par les dieux de la santé, de la richesse et du plaisir ». Les grands prêtres de cette idéologie n'ont cependant pas pris en compte la montée de l'islam radical.

Avant que Paris, Nice et Rouen ne subissent l'assaut de groupes djihadistes, le gouvernement socialiste français n'a eu d'autre priorité culturelle que l' « ABC de l'égalité des sexes » du nom du programme controversé que le ministre français de l'éducation, Najat Vallaud-Belkacem, a lancé dans 500 écoles.

Après avoir approuvé le mariage homosexuel, le gouvernement français a également pensé qu'il lui fallait promouvoir une révolution culturelle. Selon, Benoît Hamon, éphémère ministre de l'Éducation, qui a piteusement échoué aux présidentielles, l'école est « un champ de bataille ». La moitié des élèves ont boycotté les cours de « théorie du genre ». Alors les autorités françaises ont imposé aux étudiants des livres ridicules tels que Papa porte une robe. La chose aurait été comique si les années suivantes ne s'étaient avérées aussi tragiques. Le terrorisme islamique a fini par détruire les illusions françaises.

L'effet de l'idéologie de genre sur la culture occidentale aboutit au rejet de l'esprit critique combiné à la « volonté kitsch de privilégier le sentiment sur la raison ». La même obsession du genre refuse de considérer le burkini comme un outil de propagande islamiste et le travestit en symbole des droits de l'homme. La menace djihadiste est dans cette perspective perçue comme une perturbation inacceptable des modes de vie occidentaux. L'Europe est en passe de perdre tous ses dons historiques : la dignité humaine, la liberté de conscience, la liberté de religion, la liberté d'expression et sa culture colossale.

Les élites érotocratiques françaises n'étaient pas préparées à ce qui s'est avéré être l'assaut terroriste le plus sévère depuis le 11 septembre. La France, obsédée par les « ABC de l'égalité », a été prise au dépourvu et désarmée quand une attaque terroriste a eu lieu à Nice le soir du 14 juillet 2015. La France parait également dépourvue de la moindre résistance face à l'expansion de la charia et de l'idéologie djihadiste. Convaincues par l'intox sur l'obsolescence de l'identité, les élites françaises ne se connaissent qu'un seul ennemi, les privilèges patriarcaux. A les écouter, la seule « domination» qui compte ne peut venir que de l'homme européen blanc.

La présidence d'Emmanuel Macron a d'emblée été saluée par les militants du genre. « Macron est comme une bouffée d'air frais dans ce pays », a déclaré Natacha Henry, spécialiste des questions de genre, au New York Times . « Je pense qu'il a gagné parce qu'il n'a fait aucune sorte de performance machiste, et c'est ce dont nous avons besoin ».

L'obsession anesthésiante des discriminations liées au genre semble être le point commun des pays qui sont en butte à des attentats terroristes. Peu de temps après que les djihadistes aient ciblé l'Espagne en 2004 la forçant ainsi à retirer ses troupes d'Irak, le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero a adopté l'idéologie du genre et mis en place des formations à la « diversité » gay-friendly dans les écoles élémentaires. Le « Projet Zapatero » était basé sur « le mépris de la nature, la réinvention de ce qui est humain, l'exaltation du désir ». Les années de l'ancien président américain Barack Obama ont également été marquées par une « obsession » des droits transgenres. L'obsession sur le genre à un avantage : il est distractif et évite d'avoir à affronter des problèmes plus difficiles et moins agréables.

L'adage veut que les civilisations soient plus facilement détruites de l'intérieur, plutôt que militairement et de l'extérieur. Si l'Occident ne se résout pas à préserver ses valeurs et ce qu'elles représentent, il finira par succomber. Et l'obscurité recouvrira ses avancées extraordinaires, les droits de genre y compris.

Selon Camille Paglia, « une culture purement laïque sonne creux et, paradoxalement, c'est elle que l'on met en place pour contrer des mouvements fondamentalistes qui promettent de manière imminente de purifier et de discipliner ». Des mouvements fondamentalistes tels que – n'hésitons pas à le nommer - l'islam radical.

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article
1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 10:12

L'Europe n'a toujours pas compris que la terreur qui frappait ses métropoles était une guerre, et non l'erreur de quelques dérangés qui ont mal assimilé la religion musulmane.

    • Apparemment, nous ne sommes pas prêts à abandonner nos règles de comportement masochistes, qui donnent la préférence à l'ennemi plutôt qu'à notre peuple.

    • Pour l'Europe, le terrorisme islamique n'a rien de réel, il est perçu comme une interruption de routine momentanée. Nous luttons contre le réchauffement climatique, le paludisme et la faim en Afrique. Mais sommes-nous prêts à défendre notre civilisation ? Avons-nous déjà abandonné ?

La longue et triste liste qui suit est le produit du terrorisme islamique en Europe :

Madrid: 191. Londres: 58. Amsterdam: 1. Paris: 148. Bruxelles: 36. Copenhague: 2. Nice: 86. Stockholm:5. Berlin: 12. Manchester: 22. Manquent ici les centaines d'Européens massacrés à l'étranger, à Bali, à Sousse, à Dacca, à Jérusalem, à Sharm-el-Sheikh, à Istamboul.

Malgré 567 victimes, l'Europe n'a toujours pas compris. Sur la seule première moitié de 2017, une attaque terroriste a eu lieu (ou a été déjouée) en moyenne tous les neuf jours en Europe. En dépit de cette offensive islamiste, l'Europe riposte avec des ours en peluche, des bougies, des fleurs, des veillées, des hashtags Twitter et des dessins.

 

Bougies, fleurs et veillée le 23 mai 2017 à Manchester, en Angleterre, après qu'un kamikaze islamiste ait assassiné 22 spectateurs au cours d'un concert qui avait lieu la veille. (Photo de Leon Neal / Getty Images)

 

Après le 11 septembre et ses 2 996 victimes, les États-Unis de George W. Bush avaient relevé le défi. Aux côtés de quelques courageux alliés européens, comme le Royaume-Uni, l'Italie et l'Espagne, les Etats Unis s'étaient rendus maitre de la situation. Les combattants islamistes avaient été mis la défensive ; les recrues djihadistes s'étaient raréfiées et des dizaines de cellules terroristes avaient été inactivées. Mais l'effet n'a pas duré. L'Europe s'est rapidement retranchée sur son sol, et les islamistes l'y ont suivi pour y porter la guerre : Madrid, Londres, Theo van Gogh ...

Depuis, la situation a empiré : nous sommes passés d'une attaque tous les deux ans à une attaque tous les neuf jours. Sur les six derniers mois de 2017 : Berlin, Londres, Stockholm, Paris et Manchester.

L'Europe n'a toujours pas compris que la terreur qui frappait ses métropoles était une guerre, et non l'erreur de quelques détraqués ayant mal assimilé la religion musulmane. Aujourd'hui, il y a plus de musulmans britanniques dans les rangs de l'Etat islamique que dans les forces armées britanniques. Selon Alexandre Mendel, auteur de La France dihadiste, l'Hexagone compte plus de salafistes violents qu'il n'y a de soldats de métier dans l'armée suédoise.

Treize ans après l'attaque en gare de Madrid, les dirigeants européens s'en tiennent au même scénario : cacher les images de souffrance pour n'effrayer personne; dissimuler que les islamistes sont « made in Europe » ; répéter que « l'islam est une religion de paix »; brider nos libertés tout en affirmant que « nous ne changerons pas notre mode de vie » ; éradiquer les fondamentaux de notre civilisation - liberté d'expression, liberté de pensée, liberté de mouvement, liberté de religion – soit les fondement de l'Occident judéo-chrétien.

Après le nazisme et le communisme soviétique, l'islam radical est devenu l'ennemi public numéro 1 en Europe. Mais de notre côté, nous n'avons toujours pas commencé de remettre en cause les piliers politiques ou idéologiques de cette débâcle, à savoir le multiculturalisme et l'immigration de masse. Les mesures antiterroristes de choc, les seules capables d'enrayer les menées et le moral des terroristes, n'ont pas été prises. Il aurait fallu fermer les mosquées, expulser les imams radicaux, interdire les financements étrangers des mosquées, interdire les organisations islamiques toxiques, mettre un terme à l'aide sociale des djihadistes européens, s'abstenir de flirter avec les djihadistes et empêcher le retour des personnes parties combattre à l'étranger.

Nous traitons la guerre et le génocide comme de simples erreurs commises par nos services de renseignement.

Nous considérons l'Islam radical comme une « maladie mentale » qui affecterait quelques personnes perturbées. Pendant ce temps, chaque semaine, deux nouvelles mosquées salafistes ouvrent leurs portes en France, et l'islam radical est prêché dans plus de 2 300 mosquées françaises. Des milliers de musulmans européens sont partis faire le djihad en Syrie et en Irak, et les fondamentalistes prennent le contrôle des mosquées et des centres islamiques. A Bruxelles, toutes les mosquées sont contrôlées par des salafistes qui endoctrinent les masses musulmanes.

La triste vérité est que l'Europe n'a jamais eu la volonté politique de mener une guerre totale contre l'Etat islamique et les autres groupes djihadistes. Sinon, Raqqa et Mossoul auraient été neutralisés depuis longtemps. Au lieu de cela, les islamistes ont repris Molenbeek en Belgique et occupent les banlieues françaises ainsi que de vastes portions de territoire en Grande-Bretagne. Nous devrions être en train de célébrer la libération de Mossoul et le retour des chrétiens dans leurs foyers. Au lieu de cela, nous sommes en deuil de 22 personnes assassinées et 64 autres blessées par un kamikaze islamiste à Manchester et de 29 chrétiens assassinés en Egypte cette semaine.

Des combats sérieux nécessiteraient des bombardements massifs pour éliminer autant d'islamistes que possible. Mais nous ne sommes apparemment pas prêts à abandonner nos règles masochistes qui accordent la préférence à nos ennemis plutôt qu'à notre propre peuple. L'Europe n'a jamais exigé de ses communautés musulmanes qu'elles désavouent le djihadisme et la charia. Ce silence aide les islamistes à faire taire les dissidents musulmans courageux. Pendant ce temps, les budgets militaires se réduisent, comme si l'affaire était bouclée.

Après chaque attaque, les leaders européens ressortent les mêmes slogans creux : « continuons » ; « nous sommes plus forts » ; « la vie continue ». Le maire musulman de Londres, Sadiq Khan, affirme qu'il faut s'habituer au carnage quotidien ! A l'en croire, le risque terroriste est « partie intégrante de la vie d'une grande ville », et les grandes villes du monde entier « doivent se préparer à ce genre de choses ». Indique-t-il ainsi que nous devons nous habituer au massacre de nos propres enfants comme au Manchester Aréna ? La terreur islamique fait maintenant partie du paysage de tant de grandes villes européennes : Paris, Copenhague, Nice, Toulouse, Berlin ...

Au lieu de se concentrer sur le djihad et l'islam radical, les leaders européens continuent de brandir la « menace russe ». Il ne faut pas négliger l'expansionnisme russe. Mais les troupes de Vladimir Poutine ont-elles attaqué Westminster ? Les agents russes se sont-ils fait exploser emportant avec eux la vie de nos enfants lors d'un concert de Manchester ? Est-ce qu'un repenti des services secrets soviétiques a assassiné des Suédois à Stockholm ? Poutine offre à nos dirigeants européens une formidable diversion.

L'écrivain français Philippe Muray a écrit dans son livre, Chers Jihadistes :

« Chers jihadistes ! Craignez le courroux de l'homme en bermuda. Craignez la colère du consommateur, du voyageur, du touriste, du vacancier descendant de son camping-car ! Vous nous imaginez vautrés dans des plaisirs et des loisirs qui nous ont ramollis. »

L'Europe se conduit comme si le terrorisme islamique n'avait rien de réel, comme s'il n'était qu'une interruption momentanée de nos routines. Nous luttons contre le réchauffement climatique, le paludisme et la faim en Afrique. Mais aurions-nous oublié de défendre notre civilisation ? Ou avons-nous simplement renoncé ?

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article
30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 17:09

 

    • Dès l'annonce de l'attaque terroriste de Manchester, les dirigeants européens ont repris leur antienne sur le « choc » et le « chagrin » qu'ils ont ressenti face à ce qui est le résultat de leur politique.

  • Le plus sidérant : Angela Merkel a déclaré qu'elle suivait l'actualité de Manchester « avec chagrin et horreur » et que l'attaque lui était « incompréhensible ».

  • Après chaque attaque dévastatrice, toutes les fois qu'un dirigeant européen affirme publiquement - et contre toute évidence - que l'islam est une grande foi, une « religion de paix » et que la violence dans l'islam relève d'une « perversion de cette grande foi », il signale avec force que l'Occident est mûr pour l'assaut final.

En novembre 2015, l'Etat islamique (ISIS) a attaqué le Bataclan à Paris, parce que, selon ses propres mots, il s'agissait d'un lieu « où des centaines de païens étaient réunis pour un concert de prostitution et de vice ». Un an auparavant, l'Etat islamique a déclaré la musique haram (interdit). De nombreux docteurs de la foi islamiques soutiennent que l'islam doit se défendre contre la musique « pécheresse » de l'Occident.

Que les terroristes islamiques aient ciblé un concert de la chanteuse américaine Ariana Grande à Manchester, le 22 mai, n'aurait dû être une surprise pour personne. Le Département de la Sécurité intérieure des Etats Unis avait pourtant averti, dès septembre 2016, que les terroristes allaient concentrer leur actions sur les concerts, les évènements sportifs et les rassemblements en général parce que de telles cibles « permettent des attaques simples, facilement réalisables et dont l'impact économique et les pertes humaines sont majeures ».

L'Etat islamique a perpétré et revendiqué l'attentat-suicide de Manchester, à l'aide d'une bombe enrobée de vis et de boulons. Vingt-deux personnes, enfants et adultes, ont été assassinées, et plus de 50 autres ont été blessées. Les médias décrivent ces bombes à clous comme une tactique nouvelle et surprenante, alors qu'il s'agit d'une technique ancienne que les terroristes arabes pratiquent sur les Israéliens depuis des décennies.

Un policier se tient à l'entrée du Manchester Arena le 23 mai 2017, peu après qu'un kamikaze islamiste ait assassiné 22 spectateurs. (Photo de Dave Thompson / Getty Images)

Dès l'annonce de l'attaque terroriste de Manchester, les dirigeants politiques ont repris comme une antienne leur lamento sur le « choc » et le « chagrin » qu'ils ont ressenti face à ce qui était le résultat de leur politique. Les platitudes habituelles - « nos pensées vont » et « de tout cœur avec » - ont accompagné l'émotion dûe aux victimes de l'attaque.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a tweeté : « Mon cœur est à Manchester ce soir. Nos pensées vont aux victimes ». Le chef des démocrates libéraux britanniques, Tim Farron, a condamné l'attaque « choquante et horrible ». Le secrétaire britannique à l'intérieur, Amber Rudd, a déclaré que c'était un « incident tragique », et le chef du Parti travailliste, Jeremy Corbyn a évoqué lui « un terrible incident ». Le Premier ministre du Canada Justin Trudeau a affirmé que ses compatriotes étaient « choqués par les nouvelles de l'horrible attaque à Manchester ce soir ». Le plus sidérant est venu de la chancelière allemande Angela Merkel qui a déclaré qu'elle suivait les évènements de Manchester « avec chagrin et horreur » et qu'elle trouvait l'attaque « incompréhensible ».

Après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis et une attaque de train à Madrid qui a tué près de 200 personnes et blessé 2000 autres en 2004, après les attaques de 2005 contre les transports en commun de Londres où 56 personnes ont trouvé la mort et 700 autres ont été blessées, après les attaques de 2015 à Paris, où L'Etat islamique a tué 130 personnes et blessé près de 400 autres, après les attaques de mars 2016 à l'aéroport et dans une station de métro de Bruxelles, où 31 personnes ont été tuées et 300 autres blessées, après l'attaque de juillet 2016 à Nice, où 86 personnes dont dix enfants ont été tuées et plus de 200 personnes blessées, après l'attentat de décembre 2016 à Berlin, où 12 personnes ont été tuées et près de 50 autres blessées, après l'attaque de mars 2017 contre Westminster qui a tué trois personnes et blessé plus de 20 autres, après l'attaque d'avril 2017 à Stockholm, où 5 personnes ont été tuées, y compris une fillette de 11 ans, sans parler des innombrables attaques en Israël, les dirigeants occidentaux ont épuisé le stock des prétextes et atermoiements choqués et émotionnels face aux attentats islamiques qui se produisent dans leurs villes à un rythme de plus en plus échevelé.

D'autant que les attentats mentionnés ci-dessus ne sont que les plus spectaculaires. D'autres attaques ont eu lieu, innombrables, parfois au rythme de plusieurs par mois, dont les journaux ont à peine parlé. Comme celle de ce musulman qui, il y a un peu plus d'un mois, a torturé et poignardé une femme juive de 66 ans, à Paris en hurlant « Allahu Akbar », avant de la défenestrer; ou comme ce terroriste qui, en mars 2017, a voulu « mourir pour Allah » à l'aéroport de Paris et a réalisé son vœu sans, miraculeusement, emporter aucun innocent avec lui.

Le Premier ministre britannique Theresa May, peu après la récente et spectaculaire atrocité terroriste au cœur de la démocratie européenne contre le Parlement britannique et le pont de Westminster, a déclaré : « On se trompe en parlant de terrorisme islamique. Il s'agit d'un acte terrorisme islamiste et l'islamisme est la perversion d'une grande foi ».

Or, il est impossible de lutter contre ce que l'on refuse à comprendre ou à reconnaître. Encore une fois, les dirigeants européens montrent qu'ils n'ont aucune intention de se battre, et qu'ils ont opté pour une tactique complètement différente, celle de l'apaisement.

Chaque fois qu'après une attaque dévastatrice, un dirigeant européen proclame publiquement que l'islam est une grande foi, une « religion de paix », et qu'il affirme que la violence islamique relève de la « perversion d'une grande foi », - les sourates du Coran et les hadiths qui exhortent de manière lancinante à lutter contre les « infidèles » prouvent pourtant massivement le contraire, - ils disent de la manière la plus explicite qui soit à des organisations comme l'Etat islamique, Al-Qaïda, Boko Haram, le Hezbollah et le Hamas, que l'Occident est mûr pour succomber. Les organisations terroristes et leurs partisans ont compris l'immense crainte des dirigeants européens à commettre la moindre infraction, et ce en dépit des protestations contraires de dirigeants comme Theresa May.

Leur peur s'accompagne d'un déni persistant – fut-ce au prix de la vie de leurs concitoyens – que l'Europe n'est pas en guerre, même s'il est aveuglément lumineux que d'autres lui ont déclaré la guerre.

Ces organisations terroristes considèrent que quand les ministres de pays tels que la Suède, - selon la presse, 150 combattants de l'Etat islamique sont de retour et se promènent en liberté dans le pays -, proposent de répondre au terrorisme par l'intégration des djihadistes dans la société suédoise, il ne faudra pas attendre trop longtemps avant que ces dirigeants se soumettent complètement, comme la Suède le fait déjà. Cette « solution » agit sur les terroristes comme un incitation – ainsi que la multiplication échevelée des attaques sur le sol européen le montre.

De manière invraisemblable, les dirigeants européens croient que leur tactique enraye le terrorisme, alors que toute évidence, elle le légitime : les terroristes se moquent de la sympathie sincère, des ours en peluche et des veillées aux bougies. Ces manifestations augmentent plus encore leur dégoût d'une société occidentale qu'ils veulent transformer en califat sous la férule de la charia islamique.

Les politiciens se voilent la face sur l'objectif islamiste du califat. Le terrorisme islamique n'est pas une « violence insensée » mais un outil politique pour casser les résistances de la société visée et provoquer sa soumission. En perpétuant son inertie et son déni, l'Occident donne aux terroristes le sentiment qu'ils ont gagné.

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article
30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 04:59

France : L'idéologie de la Victimisation Islamique

par

    • Ils ne souffrent pas de racisme - lequel n'existe pas au plan institutionnel - mais posent en victimes parce qu'une idéologie de la victimisation affirme qu'ils sont discriminés en raison de leur race et de leur religion.

  • La victimisation est une excuse offerte aux Français musulmans par l'État, par la plupart des politiciens (droite et gauche) et par les médias traditionnels.

  • Pour éviter la confrontation, les dirigeants des grands partis politiques et les médias traditionnels alimentent le mythe de la victimisation. Le problème est que cela contribue à plus de violence, plus de terrorisme et plus de fantasmes de victimisation.

La recherche sociologique française est à peu près vide de nouveaux livre, articles ou idées sur la radicalisation des Français musulmans. L'explication est simple : les quelques érudits qui pourraient être tentés de musarder hors des sentiers battus (« les terroristes sont victimes de la société et souffrent du racisme » etc.) courent le risque d'être appelés de noms désagréables, d'être en butte à des pétitions et dénonciation de la part de collègues hostiles. La tentation d'éviter les lieux communs est d'autant plus faible que de nombreux sociologues raisonnent encore sur la base d'une idéologie marxiste qui fonde les comportements liés à la radicalisation sur la discrimination et à la pauvreté. La majorité de ces sociologues récusent toute les analyses qui prennent en compte la culture d'origine ou la religion des populations étudiées. Si un hérétique essaiet d'expliquer que les terroristes ne sont pas automatiquement des victimes (de la société, des hommes blancs français, ou de quoi que ce soit d'autre), que leur appartenance culturelle ou religieuse peut expliquer leur violence, alors, une meute d'éminents professeurs et chercheurs, musulmans et non-musulmans, se constituera illico pour clouer l'insolent au pilori du racisme, de l'islamophobie et de l'atteinte au politiquement correct.

De temps en temps, toutefois des surprises peuvent se produire. Après les attentats terroristes de novembre 2015 à Paris, Alain Fuchs, président du Centre national français de la recherche scientifique (CNRS), a lancé un appel à projet pour des recherches concernant les « facteurs de radicalisation » en France.

Olivier Galland and Anne Muxel qui avaient répondu à l'appel d'offres ont dévoilé le 20 mars 2017, les premiers résultats d'une étude qu'ils ont coordonné sur la radicalité en milieu lycéen. Ces premiers résultats émanent de sondages d'opinion qui ont été menés sur plus de 7 000 lycéens pour mieux comprendre les facteurs d'adhésion des jeunes à la radicalité politique et religieuse. Comme l'expliquent les auteurs, il ne s'agissait pas de « repérer des jeunes radicalisés ou en voie de l'être, mais de mesurer le degré d'adhésion à la radicalité au sein de la jeunesse ».

Dans un souci d'éviter toute « stigmatisation », la recherche n'a pas été menée sur les seuls musulmans. Un premier sondage a touché 7000 lycéens toutes religions confondues. Et un deuxième sondage, plus resserré sur 1 800 lycées de confession musulmane a complété le questionnaire quantitatif initial.

Ce double sondage permettait de satisfaire au politiquement correct des commanditaires (ne pas stigmatiser), sans gommer l'idée qu'il pouvait y avoir un problème spécifique avec les lycéens français musulmans. Le sondage général offrait même l'avantage secondaire d'établir un point de mesure du niveau de radicalisation général qu'il était ensuite possible de comparer au sondage plus spécifique concernant les musulmans.

À la question posée, quels sont les principaux facteurs de radicalisation ? L'étude a répondu : la religion .

« Nous avons constaté dans notre étude un effet religieux qui est, on ne peut le nier, présent chez les jeunes musulmans de notre échantillon. D'une part, ils sont trois fois plus nombreux que les autres à défendre une vision absolutiste de la religion – en considérant à la fois qu'il y a « une seule vraie religion » et que la religion explique mieux la création du monde que la science. ... 4 % des jeunes de toutes confessions défendent une vision absolutiste de la religion tout en adhérant à des idées radicales, alors que ce chiffre est de 12 % chez les jeunes musulmans de notre échantillon »

L'étude frôle toutefois l'hérésie quand elle pousse sur le côté toutes explication de la radicalisation par le positionnement économique et social des élèves. Le manque d'intégration économique, la peur du chômage, l'exclusion sociale, etc. ont-ils favorisé la montée du radicalisme islamique lycéen ?

« Une explication purement économique ne nous paraît pas validée. L'idée d'une « génération sacrifiée » qui serait du même coup tentée par la radicalité se heurte au sentiment de relative bonne intégration de ces populations. Lorsqu'on les compare avec l'enquête témoin réalisée par Opinion Way, ils ne paraissent ni plus ni moins confiants en l'avenir que l'ensemble de la jeunesse française, et croient tout autant en leurs capacités de poursuivre des études après le bac et de trouver un emploi satisfaisant. »

Ces jeunes musulmans ont toutefois offert aux chercheurs un merveilleux paradoxe : ils ont reconnu ne pas souffrir de racisme ou d'une quelconque discrimination. Mais simultanément, ils se sont présentés comme des victimes. En réalité, Ils n'étaient pas les victimes d'un système structurellement raciste - lequel n'existe pas - mais ils adhéraient à une idéologie de la victimisation, qui clame qu'en raison de leur race et de leur religion, les jeunes lycéens musulmans sont (forcément) victimes de discrimination

« Le sentiment d'être discriminé est deux fois plus marqué dans notre échantillon, notamment chez les jeunes de confession musulmane ou d'origine étrangère. Nous devons envisager que les facteurs religieux se conjuguent avec des questions identitaires, mêlées à des sentiments de victimisation et de discrimination, pour expliquer l'adhésion à la radicalité ».

Si l'islam est le moteur premier de la radicalisation, l'idéologie dominante de la victimisation est bel et bien le second moteur.

« Les jeunes musulmans qui se sentent discriminés adhèrent plus souvent à des idées radicales que ceux qui ne se sentent pas discriminés ».

L'interprétation politique politique qu'il est possible de tirer de ces résultats a de quoi inquiéter. Si le niveau d'intégration sociale est bon, si la performance d'un jeune musulman à l'école est bonne et si la profession de ses parents n'est pas en cause, il n'en reste pas moins qu'il est quatre fois plus susceptible qu'un jeune chrétien d'adhérer à des idées radicales.

« Cette solidité de l'effet islam, c'est peut-être l'enseignement le plus surprenant de cette étude », souligne Olivier Galland. « Cela se confirme dans les statistiques lycée par lycée. Quelle que soit leur sociologie, les jeunes musulmans y affichent une propension identique à la radicalité ».

Cette étude n'est pas la première à mettre en évidence le processus de radicalisation des jeunes musulmans en France. En 2016, l'Institut Montaigne avait estimé qu'un jeune musulman sur deux pouvait être catalogué d'intégriste. Mais l'étude CNRS est la première à relier radicalisation et idéologie de la victimisation. Le discours victimaire est le discours que l'État, la plupart des politiciens (droite et gauche) et les médias offrent aux musulmans en gage d'apaisement et de bonne volonté face à une colère et une violence islamiques qu'ils ne partagent pas et comprennent encore moins. Mais il s'agit d'un marché de dupes, car les musulmans se saisissent de leur victimisation comme excuse – et justification - de tout acte terroriste qu'ils pourraient commettre.

Cette culpabilité imaginaire offerte par les « blancs » aux « basanés » non seulement n'est pas utile, mais pire, elle ne fonctionne pas. Loin d'apaiser la violence, elle l'alimente. La victimisation contribue à la radicalité, alimente la violence des jeunes de banlieue ou les terroristes recrutent mais aussi bloque toute compréhension de la radicalité.

La meilleure preuve en a été fournie le 17 février 2017, quand le président français François Hollande s'est précipité au chevet de Théo, un jeune homme de 22 ans qui affirmait avoir été violé par la police avec une matraque au cours d'un contrôle antidrogue particulièrement difficile. Alors qu'une enquête judiciaire était en cours et que les déclarations du jeune homme n'avaient rien d'avéré, le chef de l'Etat a ouvertement pris le parti de la « victime » présumée contre la police, ouvrant ainsi la voie à trois semaines d'émeutes urbaines. Non seulement la visite présidentielle au lit d'hôpital de Théo n'avait rien apaisé, mais elle avait justifié une nouvelle vague de violence dans les banlieues.

Quand le candidat Emmanuel Macron s'est déclaré en faveur de la « discrimination positive » (une subvention de 15 000 € d'argent public pour toute entreprise qui embauche un jeune de banlieue), il a affirmé sans le dire publiquement que la France est un pays raciste ou l'embauche se produit sur des critères raciaux et religieux. Un nouveau geste d'apaisement mais qui en réalité, brouille le message réconciliateur et favorise le ressentiment et la colère des exclus de la mesure comme de ceux qu'elle favorise.

 

Quand le candidat Emmanuel Macron s'est déclaré en faveur de la « discrimination positive », il encourage une victimisation imaginaire qui alimente la violence. (Image source: Jeff J Mitchell/Getty Images)

La France compte la plus grande communauté musulmane, la plus grande communauté juive, la plus grande communauté chinoise et la plus grande communauté arménienne d'Europe. Le modèle d'intégration français a fonctionné efficacement pour tous ces groupes sauf les musulmans. Un pourcentage croissant de musulmans en France n'accepte pas- ou plus - les règles communes au nom de la religion et au nom de leur statut permanent de « victime ».

Les dirigeants des grands partis politiques, le gouvernement et les médias qui plaident toujours coupable d'un racisme imaginaire feraient bien de comprendre enfin que, loin d'apaiser la colère, l'entretien de cette victimisation permanente ne fait que généraliser le ressentiment. Point n'est besoin d'être prophète en son pays pour prédire que, si rien ne change, le quinquennat qui s'avance produira un lot accru de malheurs et de violence.

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Gatestone
commenter cet article

Pimprenelle Pourprée

  • : Regard d'un Ecrivain sur le Monde
  • Regard d'un Ecrivain sur le Monde
  • : Cherchant les points communs entre les peuples, les nations et les religions pour creer un monde meilleur...et une paix durable.
  • Contact

Profil

  • PIMPRENELLE POURPRÉE
  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.

PIMPRENELLE POURPRÉE

Recherche

Pimprenelle Pourprée