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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 16:28
  • Bien que l'Europe prétende respecter les droits de l'homme et les droits des peuples, elle contribue à violer le droit le plus essentiel du peuple juif : la reconnaissance du fait qu'il existe depuis plus de 3 000 ans et que son existence est ancrée dans ses monuments sacrés. Pire encore, l'Europe se comporte ainsi au nom d'un peuple inventé il y a moins de 50 ans. Aucun chercheur sérieux ne peut trouver trace de « peuple palestinien » avant la fin des années 1960. L'Europe a apparemment été très heureuse d'accepter des mensonges.

  • Tout en prétendant combattre le terrorisme, l'Europe respecte les exigences d'un mouvement terroriste qui ne cherche même pas à cacher son caractère terroriste. Lorsque Mahmoud Abbas parle arabe, il incite sans cesse à l'assassinat de Juifs. Il a récemment répété qu'il ne cesserait pas de rémunérer les assassins jugés, condamnés et emprisonnés, qu'il qualifie de "martyrs" héroïques. Sur toutes les cartes utilisées par l'Autorité palestinienne et dans les manuels palestiniens, Israël n'existe pas ; le seul nom qui figure est « Palestine ».

  • Les Européens, imprégnés d'un sentiment de culpabilité générique, ont commencé à attribuer tout ce qui ne va pas sur terre à la civilisation occidentale. Parce qu'ils ont colonisé une partie du monde musulman, les Européens ont oublié de se souvenir que la culture musulmane avait, en fait, colonisé la Perse, l'Empire byzantin, le Proche-Orient, la Grèce, Chypre, les Balkans, l'Afrique du Nord, le Sud de l'Espagne.

Le 7 juillet, l'UNESCO a adopté une résolution définissant la vieille ville d'Hébron et le Caveau des patriarches comme des sites appartenant au patrimoine "palestinien". Avant cela, en 2016, deux résolutions porteuses de définitions falsificatrices du même type concernant la vieille ville de Jérusalem, le Mont du Temple et le Mur Occidental avaient déjà été adoptées. Et l'année précédente, en 2015, l'UNESCO avait réécrit l'histoire et redéfini deux sites bibliques anciens, la tombe de Rachel et le Caveau des patriarches comme des lieux saints de l'islam, quand bien même l'islam n'existait pas à l'époque de la construction des monuments concernés.

Trois jours avant l'adoption de la résolution concernant Hébron, une résolution, réaffirmant les résolutions concernant Jérusalem, avait été soumise au vote et été elle-même adoptée.

Le gouvernement israélien a réagi avec indignation et a décidé de cesser de coopérer avec l'UNESCO. L'ambassadeur des États-Unis aux Nations Unies Nikki Haley a déclaré qu'elle était choquée et que les résolutions ne seraient pas sans conséquences.

Le reste du monde est resté silencieux. Comment cela s'explique-t-il?

La résolution du 7 juillet a reçu l'appui de la grande majorité des pays participant aux délibérations. Six pays se sont abstenus. Trois pays ont voté contre. Les résolutions antécédentes ont été adoptées avec des majorités tout aussi importantes.

Le but de l'UNESCO est censé être de :

« Contribuer à la paix et à la sécurité en favorisant la collaboration entre les nations par l'éducation, la science et la culture afin de promouvoir le respect universel de la justice, de la primauté du droit et des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour les peuples du monde, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion, conformément à la Charte des Nations Unies ».

L'UNESCO est malheureusement devenue une imposture antisémite, régie par des contrefaçons plutôt que par des faits. Elle trahit sa mission, falsifie l'histoire et pratique le racisme le plus éhonté envers le peuple juif et la discrimination envers le judaïsme - et le monde accepte. L'UNESCO agit comme un instrument de propagande visant à anéantir la légitimité de l'existence d'Israël - et le monde entérine.

L'Autorité palestinienne (PA), qui aspire à effacer et remplacer Israël, est l'instigatrice des résolutions sur Jérusalem et Hébron et joue un rôle clé dans la transformation de l'UNESCO. Elle a constamment préconisé et soutenu le terrorisme et n'a jamais cessé de vouloir la destruction d'Israël. Lui avoir permis d'entrer à l'UNESCO a eu, et a, de graves conséquences, qu'on constate.

Que le monde musulman appuie la transformation de l'UNESCO et les résolutions proposées par l'Autorité palestinienne est logique. De nombreux pays musulmans financent directement ou indirectement le terrorisme et approuvent les objectifs abjects de l'Autorité Palestinienne. Une grande partie du monde musulman vit mentalement dans une réalité parallèle en laquelle une « histoire musulmane » du monde bloquée au septième siècle remplace la réelle histoire du monde. Le monde musulman se considère comme un conflit avec le monde occidental et voit en Israël une enclave occidentale à exciser et supprimer.

Que les pays du tiers monde soutiennent eux aussi la transformation de l'UNESCO et ces résolutions est tout aussi logique. De nombreux pays du tiers monde sont imprégnés d'un ressentiment anti-occidental qui les conduit à considérer qu'ils sont eux-mêmes en conflit avec l'Occident et doivent dès lors soutenir les décisions prises par les pays du monde musulman.

Ce qui est inquiétant est que la plupart des pays européens, à quelques exceptions près, acceptent ces résolutions et la transformation de l'UNESCO.

Sept décennies après l'Holocauste, les pays européens agissent comme s'ils voulaient détruire toutes les preuves de l'existence des Juifs - et avec celles-ci, effacer leur propre culpabilité.

L'Europe, tout en affirmant qu'elle a le plus grand respect pour la connaissance, piétine des données fondamentales de la connaissance. Un historien digne ne peut nier que Jérusalem - surtout la soi-disant Jérusalem-Est - était la ville du roi David, le siège des premier et deuxième temples qui ont été détruits respectivement en 586 av. J.-C et 70 après J-C, la cité du Mont du Temple et du Mur Occidental, et que Hébron, la tombe de Rachel et le Caveau des patriarches sont également des lieux essentiels du passé biblique juif. Les invasions islamiques de Jérusalem et de la Judée ont eu lieu des siècles plus tard.

Bien que l'Europe prétende respecter les droits de l'homme et les droits des peuples, elle contribue à violer le droit le plus essentiel du peuple juif: la reconnaissance de son existence depuis plus de 3000 ans et l'ancrage de cette existence dans des monuments sacrés. Pire encore, l'Europe fait cela au nom d'un peuple inventé il y a moins de 50 ans. Aucun chercheur sérieux ne peut trouver trace d'un « peuple palestinien » avant les années 1960. L'Europe est apparemment très heureuse d'accepter des mensonges.

Tout en prétendant être résolument hostile à l'antisémitisme, l'Europe soutient et approuve des décisions qui nient le caractère juif des sites juifs les plus essentiels, ce qui équivaut à nier les fondements du judaïsme et par conséquent à nier l'existence même d'un peuple juif.

Bien qu'elle affirme vouloir lutter contre toute forme de génocide, l'Europe continue de contribuer à un génocide subtil contre les juifs, derrière lequel il n'est pas difficile de voir un désir palestinien de véritable génocide.

Tout en disant combattre le terrorisme, l'Europe se plie aux exigences d'un mouvement terroriste qui ne cherche même pas à cacher son caractère terroriste. Lorsque Mahmoud Abbas parle arabe, il ne cesse d'inciter à l'assassinat de Juifs. Il a récemment redit qu'il ne cesserait pas de rémunérer les meurtriers anti-Juifs jugés, condamnés et emprisonnés en Israël, qu'il appelle "martyrs" héroïques. Sur toutes les cartes utilisées par l'Autorité palestinienne et dans les manuels scolaires palestiniens, Israël n'existe pas, le seul nom qui figure est « Palestine ».

La directrice de l'Agence de secours et de travaux des Nations Unies (UNRWA) au Liban, Ann Dismorr, pose avec une carte ne comportant pas la moindre trace de l'État d'Israël, et présentée comme une carte de la « Palestine », Mai 2013. (Image : Palestinian Media Watch)

 

Il y a dix ans, un écrivain espagnol, Sebastian Vilar Rodriguez, a écrit que l'Europe était morte à Auschwitz. Il pourrait bien avoir raison.

En 1945, l'Europe, le continent du nazisme, était en ruines, physiquement et moralement. Elle avait été à l'origine d'une guerre mondiale horrible – et les crimes commis sur son sol avaient été si abominables qu'elle n'a pas eu le courage de les regarder en face pendant plus de deux décennies.

L'Europe s'est reconstruite en affirmant des valeurs nobles dans l'abstrait, sans penser à ce vers quoi cela pourrait la conduire.

Dès lors qu'ils ont fait du nazisme la source de tous les maux, les dirigeants européens, dans une tentative désespérée de laisser leur passé dans le révolu, en sont venus à rejeter le nationalisme, le patriotisme, toutes les identités nationales occidentales voire, même, désormais l'esprit des Lumières.

Pour montrer qu'ils avaient complètement tourné la page, ils ont préconisé la paix à tout prix et ont progressivement glissé vers un esprit de soumission.

Imprégnés d'un sentiment générique de culpabilité, ils ont commencé à attribuer tout ce qui ne va pas sur terre à la civilisation occidentale. Parce que l'Europe a colonisé pour partie le monde musulman, ils ont oublié de se souvenir que la culture musulmane avait, en fait, colonisé la Perse, l'Empire byzantin, le Moyen-Orient, la Grèce, Chypre, les Balkans, l'Afrique du Nord, et le Sud de l'Espagne.

L'Europe a réécrit l'histoire. Dans les manuels scolaires de la plupart des pays européens, l'Occident est décrit presque toujours comme ayant « pillé » et « exploité » les pays pauvres, et aucune attention n'est prêtée au fait que les pays pauvres ont été effectivement pillés et exploités pendant des siècles par l'Empire ottoman. L'Europe s'est progressivement laissée aller à un repentir excessif et est passée sous influence islamique.

En Europe aujourd'hui, l'islam est présenté comme imprégné de tolérance et comme « humilié » par l'Occident. L'esclavage est décrit essentiellement comme un crime occidental, bien qu'il reste fréquent en Arabie saoudite, en Mauritanie, au Soudan et ailleurs dans le monde musulman.

En 2014, les Nations Unies ont estimé que 21 millions de personnes sont encore "prisonnières de l'esclavage" dans le monde musulman - un nombre équivalent à la population roumaine. Pourtant, en Europe, l'esclavage dans le monde musulman n'est jamais mentionné. L'antisémitisme islamique, bien qu'omniprésent, n'est jamais mentionné non plus. Il se dit de tous côtés que l'antisémitisme est seulement une « monstruosité d'extrême droite ».

L'Europe n'a commencé à se confronter à l'horreur de l'Holocauste qu'à la fin des années 1970, lorsqu'une série de télévision américaine, Holocauste, de Marvin Chomsky, a été diffusée. Un "devoir de mémoire" a alors été proclamé.

Au même moment, l'Europe est devenue de plus en plus anti-israélienne - et l'anti-israélisme est devenu une façon respectable de détester les juifs.

Les dirigeants européens accusent aujourd'hui Israël de « crimes » parce qu'ils disent soutenir la « cause palestinienne ». Ils ne veulent pas véritablement aider les Palestiniens aux fins qu'ils disposent de la liberté d'expression, d'emplois plus nombreux, de droits ou d'un gouvernement sans corruption; Ils soutiennent tout juste l'idée qu'il faut créer un « État palestinien » - destiné à éliminer Israël. La destruction d'Israël, par le biais du « processus de paix », est devenue pour eux un moyen de montrer qu'ils sympathisent avec l'islam et « comprennent » les « méfaits » passés de l'Occident et un subterfuge destiné à leur permettre de tenter de s'exonérer de leur culpabilité vis-à-vis des Juifs - tout en continuant subrepticement à nuire à ces derniers.

L'idée sous-jacente semble être: si les Juifs israéliens peuvent être accusés de commettent des crimes semblables aux crimes nazis, il devient possible de dire que tout le monde peut être nazi, même les Juifs, et que dès lors, les Juifs ne sont pas si innocents, et méritent tout ce qui pourrait leur arriver.

Israël, le pays que les dirigeants européens aiment haïr, devient pour eux l'incarnation de « l'Occident maléfique » aux yeux du monde musulman, un pays qui peut être accusé de tout sans crainte.

Israël incarne aussi ce que l'Europe rejette: c'est un État-nation fier de son identité, et n'a pas le luxe de pouvoir parler aveuglément de « paix » en se soumettant à ses ennemis.

En acceptant les décisions prises à l'UNESCO, les pays européens ont fait quelques pas supplémentaires en direction de la lâcheté et de leur propre destruction.

Dans un discours prononcé le 5 juillet à Varsovie, le Président américain Donald Trump, après avoir rappelé les accomplissements de la civilisation occidentale, a souligné que la question fondamentale de notre époque est de savoir si oui ou non l'Occident a la volonté de survivre.

Deux jours plus tard, la résolution de l'UNESCO sur Hébron a été adoptée à Cracovie, à moins de 50 milles du camp de la mort d'Auschwitz-Birkenau. Avant le vote, Carmel Shama-Hacohen, ambassadeur d'Israël auprès de l'UNESCO, a fait remarquer que la réunion se tenait près du plus grand lieu de massacre du peuple juif. Ses remarques n'ont manifestement pas poussé á la réflexion un seul des participants, et n'ont pas incité quiconque en Europe à songer à la dimension symbolique d'un vote tel que celui-là dans un endroit comme celui-là. De manière obscène - et comme une immense insulte à la mémoire de ceux qui sont morts à Auschwitz - une minute de silence à la mémoire des victimes de l'Holocauste a été immédiatement suivie d'une minute de silence à la mémoire des « victimes d'Israël ». Ce qui veut dire que les Européens ont participé à une minute de silence demandée par un pays libre et démocratique voulant se souvenir de ses morts, et qui cherche la paix depuis des décennies, et une minute de silence demandée par des adeptes du terrorisme, au nom de gens tombés parce qu'ils pratiquaient le terrorisme. Une telle mise en parallèle est très éclairante.

L'Europe a tourné le dos au judaïsme, auquel elle doit pourtant ses principes fondamentaux, et oublié que sans le judaïsme, l'Occident n'existerait pas.

En se comportant de manière ignominieuse envers Israël et les Juifs, en soutenant la haine anti-juive enracinée dans la cause palestinienne telle qu'incarnée par l'Autorité palestinienne, l'Europe continue de trahir toutes les valeurs qu'il prétend incarner. On peut penser que l'Europe a perdu la volonté de survivre en tant que partie intégrante de l'Occident.

En s'indignant de ce qu'est devenue l'UNESCO, Israël et les États-Unis montrent du respect pour les valeurs qui ont fait la grandeur de l'Occident.

Un respect entier de ces valeurs impliquerait de leur part une décision qui aurait dû être prise depuis longtemps: quitter l'UNESCO.

Les pays qui ont encore en eux une décence éthique n'ont pas leur place dans une organisation corrompue.

Des journalistes israéliens ont attribué la responsabilité de l'attaque meurtrière survenue sur le Mont du Temple à Jérusalem le 14 juillet aux récentes résolutions de l'UNESCO, qui, disent-ils, ont encouragé les ennemis d'Israël à poursuivre leur actes génocidaires.

Les décisions de l'UNESCO définissant Jérusalem comme « palestinienne » et « occupée illégalement » - n'ont, selon eux, pu que conduire les ennemis d'Israël à déduire que l'UNESCO a donné un feu vert aux attaques à Jérusalem ou à Hébron.

Qui pourrait penser que les ennemis d'Israël n'ont pas fait cette déduction?

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16 août 2017 3 16 /08 /août /2017 01:12
  • Leur mission fondamentale est clairement stipulée dans la constitution iranienne : exporter l'idéologie islamiste et promouvoir les valeurs de l'islam partout dans le monde. A cet effet, les Gardiens de la Révolution ont créé la Qods Force et les Bassidjis pour mener des opérations extraterritoriales tant au plan religieux, idéologique, militaire que politique.

  • Ces espions islamistes arrivent en Occident, et en particulier aux États-Unis, sous couvert de recherche scientifique, de projet éducatif, ou de problèmes de santé. Pour obtenir des visas, ils passent par des ambassades américaines, des universités, des centres de recherche ou des hôpitaux. Leur capacité à présenter un profil idéal crée une apparence de sécurité; mais leurs intentions sont loin d'être innocentes.

  • Quand Dehnavi a été retenu à l'aéroport de Boston, de nombreux agents iraniens actifs sur le territoire américain ont multiplié les recours, y compris en mobilisant des médias de gauche, pour débloquer la situation. Ils ont développé un narratif d'injustice et de victimisation pour que ce bassidji de haut rang ait soudain l'air d'un innocent, d'une victime arbitrairement exclue du territoire américain. Mais la seule question qui méritait d'être posée était la suivante : comment un tel individu pouvait-il être détenteur d'un visa américain ?

La persécution, l'emprisonnement, le meurtre et la torture des non-musulmans par les islamistes est désormais parfaitement établie et même rendue visible au quotidien. Chaque violence commise par les islamistes contre les chrétiens, les juifs, les Yazidis, les Kurdes, les Hindouistes et les Bahaïs mérite qu'on s'y arrête et qu'on réagisse ; mais d'autres menaces émanent de ces tyrans étatiques et non étatiques.

Les organisations islamistes infiltrent aussi des agents en Occident, notamment aux États-Unis, afin de surveiller, menacer et terroriser les non-musulmans.

De récentes informations en provenance de camps de réfugiés européens montrent que des agents islamistes et des espions, dont certains appartiennent au très puissant, corps des Gardiens de la Révolution Islamique Iranienne (IRGC), ont infiltré l'Europe, en partie pour surveiller les chrétiens qui ont fui la torture, l'emprisonnement et toutes sortes de persécutions.

Les dirigeants de l'IRGC et leurs services de renseignement se font une gloire d'avoir des agents et des espions à Washington-DC et dans d'autres capitales occidentales. L'IRGC agit à l'étranger à travers deux organisations principales, l'unité d'élite de la Force al Quods et les Bassidji, une milice idéologique.

L'une des missions fondamentales de l'IRGC, par ailleurs stipulée dans la constitution iranienne, est de protéger les valeurs islamiques et révolutionnaires (y compris dans leurs dimensions antisémites et anti-américaines) sur le sol national. L'autre mission clé, également stipulée dans la constitution, est d'exporter l'idéologie islamique iranienne et de promouvoir l'essor des valeurs islamistes partout dans le monde. Pour mener à bien ces missions extraterritoriales – tant au plan religieux, idéologique, que militaire et politique - l'IRGC a créé la Force al Quods et le mouvement Bassdji.

Aucune organisation islamiste radicale n'a jamais borné son rayon d'action à la ville, à la région ou au pays qui les a vu naître. Ils ne reconnaissent pas les États-nations qui se sont constitués tout au long de l'histoire ; pas plus qu'ils n'accordent de l'importance aux frontières ou aux gouvernements de ces Etats nations. Ils pensent que le monde, depuis ses origines, est destiné à devenir terre islamique. Ils croient que les États, en particulier ceux d'Occident, occupent des terres qui, de toute éternité, ont été dévolues à l'islam par Allah. Ils accusent aussi les non-croyants d'avoir lésé leur Dieu, Allah, et d'avoir falsifié l'histoire de Moïse, Abraham et Jésus dans le but d'inventer de fausses religions telles que le judaïsme et le christianisme. Ils se sont donné pour mission sacrée de reprendre par tous les moyens, cet univers qui leur aurait été enlevé.

Ces espions islamistes se rendent généralement en Occident, notamment aux États-Unis, sous des couvertures diverses : projets de recherche, missions éducatives, ou liées à des projets de santé. Pour obtenir des visas, ils ciblent certaines ambassades américaines, certaines universités, quelques centres de recherche en particulier ou des hôpitaux. Certains remarquent que ces agents demandent et obtiennent également l'assistance et le parrainage d'institutions du régime iranien aux États-Unis. En apparence, ils offrent toutes les garanties de sécurité ; mais leurs intentions sont loin d'être innocentes

Le cas de Mohsen Dehnavi, récemment expulsé des États-Unis, est exemplaire. La police de l'air et des frontières américaines a vite réalisé que Dehnavi était un agent iranien, un officier Bassidji, ancien chef du mouvement Bassidji à l'Université Sharif en Iran. Dehnavi est également un fidèle de l'ayatollah Khamenei, gratifié à de nombreuses reprises et en personne par le leader suprême du régime iranien.

 

La police des frontières américaine a récemment expulsé Mohsen Dehnavi, un agent militaire iranien de haut rang, membre actif et de la force paramilitaire Bassidj. Il a dirigé la branche étudiante du Bassidj à l'Université Sharif de l'Iran (photo ci-dessus, photo de Behrooz Rezvani / Wikimedia Commons).

 

La devise du Bassidj est « Mort à l'Amérique » et « Mort à Israël ». Chaque Bassidji doit espionner les non-musulmans et être prêt à tout pour plaire au leader suprême islamiste. Aucun acte de violence n'apparait disproportionné à un Bassidjj. Ceux qui pratiquent le meurtre sont considérés comme des héros de leur foi. Le Bassidj et l'IRGC ont en commun le même but détruire toute personne dont la croyance diffère de la leur.

La seule question qui mérite d'être posée est la suivante : comment un homme comme Dehnavi a-t-il pu obtenir un visa américain?

Exceptionnellement, la police de l'air et des frontières des États-Unis a considéré qu'un visa américain ne conférait pas à un iranien un droit d'entrée automatique sur le territoire des États-Unis. S'ils n'avaient pas interrogé Dehnavi et s'ils n'avaient pas porté un regard critique sur ses antécédents, celui-ci se déplacerait aujourd'hui librement aux États-Unis - avec le risque de tragiques conséquences.

Les responsables de l'IRGC se sont vantés à maintes reprises de la capacité de leurs agents à opérer librement aux États-Unis. La seule question qui compte est la suivante : combien sont-ils ? Un Bassidji comme Dehnavi est un extrémiste musulman dont la mission est de sauvegarder les valeurs de l'islam, d'éradiquer les dissidents et de surveiller de près les non-musulmans, principalement les chrétiens. Quand Dehnavi a été bloqué à l'aéroport de Boston, de nombreux agents du régime pro-iranien aux États-Unis ont multiplié les recours en mobilisant notamment les médias de gauche. Ils ont bâti une « fake news » toute pétrie d'injustice et de victimisation pour que cet agent de haut niveau soit considéré comme un innocent injustement persécuté à l'entrée du territoire des États-Unis.

Par un travail d'infiltration régulier et progressif, les organisations islamistes se sont créées un tissu de milices islamistes et d'alliés de circonstance. L'infiltration aux États-Unis d'agents islamistes, d'espions et de sympathisants avec l'appui d'institutions extrémistes, comme le régime iranien ou les Frères musulmans, ne devrait pas être prise à la légère; les fonctionnaires de l'immigration, les consulats et les ambassades des États-Unis devraient considérer plus sérieusement le phénomène. Afficher un impressionnant CV, disposer d'une bourse ou du parrainage d'une institution américaine, se targuer d'une soit-disant défection d'une organisation islamiste, ne sont pas des motifs suffisants pour délivrer visa et une autorisation de circuler sur le territoire américain. L'affaire Dehnavi montre qu'un visa ne doit pas empêcher les fonctionnaires des frontières d'enquêter méticuleusement une seconde fois sur les antécédents d'un voyageur.

Sinon, l'infiltration croitra de manière exponentielle.

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12 août 2017 6 12 /08 /août /2017 17:26

Plus de 60 imams et leaders musulmans - de France, de Belgique, de Grande-Bretagne, de Tunisie - représentant différentes confessions islamiques, ont accompli un geste sans précédent de dénonciation du terrorisme islamique et d'hommage aux victimes en participant à une visite de sites d'attaques terroristes en Europe.

  • L'idée a frappé les extrémistes au cœur. Ils ont répondu par des menaces de mort.

  • Il est temps, à ce tournant de l'histoire, que les gens se rassemblent et soutiennent toutes les voix pacifiques, comme celles de ces imams marcheurs, et luttent contre tous ceux qui tenteraient de saboter leur noble mission.

Plus de 60 imams et leaders musulmans - de France, de Belgique, de Grande-Bretagne, de Tunisie représentant différentes confessions islamiques – ont accompli un geste sans précédent de dénonciation du terrorisme islamique en participant à une visite de sites d'attaques terroristes en Europe dans le but de rendre hommage aux victimes.

Il est paradoxal que, pendant que la gauche « libérale » au Canada, couvrait de millions Omar Khadr, ce « combattant terroriste étranger », et qu'aux États-Unis cette même gauche dorlotait des extrémistes comme Linda Sarsour, - cette défenseure de l'Etat islamique (ISIS) et du terrorisme islamiste a appelé au « djihad » contre le président et a publié des tweets racistes comme « Combien de fois faudra-t-il répéter aux femmes blanches que nous n'avons pas besoin d'être sauvées par elles ? Y a-t-il un code pour faire passer le message ? » - la presse ait largement ignoré ces courageux représentants de la foi islamique qui ont traversé six pays européens à l'occasion d'une marche de la paix dans le but de montrer au grand public qu'il est des musulmans qui condamnent le terrorisme et se démarquent des assassins qui tuent au nom de l'islam.

Nombreux sont ceux qui ont apprécié leur effort et jugé courageuse cette tentative de regagner la confiance de ceux qui, en Occident, affichent une légitime colère face à la récente vague d'attentats qui a frappé le Royaume-Uni, la France, la Belgique, Israël, l'Allemagne, les États-Unis et d'autres pays de par le monde.

Ces imams et représentants de différentes confessions islamiques, ont accompli un geste extraordinaire en dénonçant sans équivoque le terrorisme et en accomplissant un pèlerinage sur les sites d'attaques terroristes afin de rendre un hommage aux victimes du terrorisme en Europe.

 

Hassen Chalghoumi (au centre le 8 janvier 2015), imam de la Mosquée Drancy en banlieue parisienne, a pris la tête d'une marche de la paix de plus de 60 imams et leaders musulmans pour dénoncer le terrorisme islamique et rendre hommage aux victimes de la terreur en Europe. (Photo de Marc Piasecki / Getty Images)

 

L'initiative de ces imams a frappé les extrémistes au cœur. Ils y ont répondu par des menaces de mort.

Les extrémistes violents ne sont pas les seuls à menacer les efforts de paix et l'Occident. Leurs actes parlent pour eux. Les plus nocifs sont peut-être les musulmans non-violents, comme Linda Sarsour, qui profite de la naïveté de ses admirateurs non-musulmans, pour développer le grand récit de la victimisation musulmane, sans doute pour enrayer l'émergence d'un sentiment hostile.

Sarsour appelle ainsi au djihad contre l'administration américaine affirmant que ses représentants sont des « nationalistes blancs », « fascistes » et « islamophobes ». Elle a également fait part de ses sentiments les plus chaleureux à Assata Shukar, une femme qui a assassiné un policier américain, et qui, pour échapper à la prison, a fui vers Cuba.

Il est pénible de voir ces individus souffler sur les braises de l'extrémisme, alors que d'héroïques imams accomplissent une mission de paix, avec pour seul résultat d'être menacés de mort par ces mêmes extrémistes.

Il est non moins pénible que ces extrémistes utilisent des mots ossifiés tels que djihad et charia - dont le sens est bien connu dans le monde musulman – pour tenter de les revêtir – à destination de crédules occidentaux– d'une charmante aura de « résistance » non violente.

Il est partiellement vrai que, dans l'Islam, le djihad puisse faire référence à une ascèse intérieure et un travail sur soi. Mais aujourd'hui, si vous demandez à n'importe quel musulman de définir le djihad, sa réponse n'aura rien à voir avec un conflit intérieur.

Il existe des hadiths [les actes et paroles du Prophète Mahomet], ceux auxquels les islamistes adhèrent, qui font du djihad une oblgation contre les infidèles :

« La dernière heure n'adviendra que quand les Musulmans combattront les Juifs et que les Musulmans les tueront jusqu'à ce que les Juifs se cachent derrière une pierre ou un arbre et que la pierre ou l'arbre dise : Musulman ou serviteur d'Allah, un Juif se cache derrière moi ; Viens et tue le ... » (Sahih Muslim Book 041, numéro 6985)

Ou :

« Il m'a été ordonné de lutter aussi longtemps qu'il existe des personnes qui ne reconnaissent pas d'autre Dieu qu'Allah, et celui qui s'incline se voit garantir la protection de ses biens et de sa vie en mon Nom. » (Hadith Muslim 30 )

D'autres versets du Coran indiquent :

« Et tuez-les, où que vous les rencontriez; et chassez-les d'où ils vous ont chassés: l'association est plus grave que le meurtre. Mais ne les combattez pas près de la Mosquée sacrée avant qu'ils ne vous y aient combattus. S'ils vous y combattent, tuez-les donc. Telle est la récompense des mécréants. » (Coran 2: 191-193)

« Qu'ils combattent donc dans le chemin de Dieu, ceux qui échangent la vie d'ici-bas pour l'au-delà. Quiconque combat pour la cause d'Allah, qu'il soit tué ou vainqueur - Nous lui donnerons bientôt une grande récompense. » (Coran 4:74)

Ce qui n'est jamais abordé, c'est qu'une majorité de musulmans a été radicalisée au fil des années par des imams extrémistes qui demeurent sourds à tout langage de paix. Ils ont adopté une interprétation littérale de nombreux versets pour prendre le contrôle du monde non musulman et imposer à l'humanité une version islamique de la religion.

Il est ironique que ces extrémistes aux agendas chargés, trouvent toujours le temps d'envoyer des menaces de mort à de paisibles imams, mais n'ont rien à objecter à des gens comme Sarsour – sans doute parce qu'ils échappent à son collimateur et partagent la même idéologie qu'elle.

Les organisations islamistes « non violentes », telles que les Frères musulmans, le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR) et la Société islamique d'Amérique du Nord (ISNA), incarnent pourtant une idéologie dont la finalité est d'imposer la charia à la mode saoudienne, talibane ou iranienne, à toute la planète.

Les Frères musulmans et le CAIR, ainsi que la Charité islamique de Grande-Bretagne et 80 autres organisations et associations islamiques, ont été inscrites en 2014, sur la liste des organisations terroristes établie par les Émirats Arabes Unis . Toutes sont à l'origine d'un islam violent. Nombre d'organisations de cette liste, comme le Hezbollah et Boko Haram, sont d'ores et déjà des parangons de violence.

Ces tenants d'un islam conquérant ont rompu toute relation avec les grands philosophes mystiques qui, tels Rumi, Saadi et Ibn el Arabi, affirmaient que même l'âme du plus faible est une extension d'Allah, et qui exigent amour et respect pour tous sans ambition de dominer le monde ou d'en prendre le contrôle.

Quiconque tente de convaincre que l'islam et la charia ne sont pas une idéologie extrémiste et n'ont rien de militant, n'aspire qu'à tromper le monde.

Gardons également à l'esprit que pour les extrémistes, tous les musulmans pacifiques sont des apostats. Mansoor Hallaj, par exemple, horriblement torturé et exécuté, est un exemple de la manière dont les musulmans radicaux traitent les partisans d'une version « gentille et douce » de l'islam.

Désormais, le grand public – oriental et occidental – connait le potentiel de violence du mot djihad. Il n'échappe plus à personne que bains de sang et massacres se produisent partout où la phrase « Allahu Akbar », - « Allah est le plus grand »-, est prononcée.

Aujourd'hui, dans le contexte actuel, le mot djihad ne peut susciter que suspicion et colère

Depuis plusieurs décennies, les musulmans extrémistes tentent de tromper l'Occident comme le monde musulman. Ils ont empoisonné l'esprit de leurs enfants à l'égard des autres croyances, et les préparent à commettre des actes de violence contre les fidèles d'autres religions dans le but de conquérir le monde par le « djihad ».

Ils commencent toutefois à réaliser qu'à ce jeu, ils pourraient être les perdants : de nombreux jeunes s'interrogent et nombre de gouvernements occidentaux mettent en place des programmes de lutte contre le lavage de cerveau.

Le « Nous contre Eux » s'effrite et le monde commence à émerger des décennies de chaos et de guerres froides qui ont démarré dans les années 1940.

Il est aujourd'hui urgent que l'humanité prenne le bon tournant, que les peuples se rassemblent et soutiennent toutes les voix qui, comme celles de ces imams marcheurs, sont porteuses de paix. Il faut également lutter contre tous ceux qui tenteraient de saboter leur noble mission.

Khadija Khan, journaliste et éditorialiste pakistanaise, est basée en Allemagne.

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 14:06

L'Etat suédois, en parfait acteur orwellien, a choisi de combattre les citoyens qui pointent les problèmes posés par les migrants.

  • Quand l'agent de police Peter Springare a déclaré en février que les migrants commettaient un nombre disproportionné de délits dans les banlieues, il a fait l'objet d'une enquête pour incitation à « la haine raciale ».

  • À l'heure actuelle, un retraité suédois de 70 ans est poursuivi pour « discours de haine », parce qu'il a écrit sur Facebook que les migrants « mettent le feu aux voitures, urinent et défèquent sur la voie publique ».

La situation sécuritaire de la Suède a atteint un tel seuil critique que le chef de la police nationale, Dan Eliasson, a lancé un appel à l'aide à la population. Comme si la police paraissait incapable de répondre seule aux problèmes qui sont de son ressort. Le rapport de police intitulé « Utsatta områden 2017 », (« Zones vulnérables 2017 », plus couramment appelées « no-go-zones » ou « zones de non droit ») publié en juin, révèle en effet que le nombre de ces zones est passé de 55 à 61 en un an.

En septembre 2016, le Premier ministre Stefan Löfven et le ministre de l'Intérieur Anders Ygeman sont restés sourds aux signaux d'alerte : en 2015, 14% seulement des délits commis en Suède ont été résolus et, en 2016, 80% des policiers se sont posé la question de changer de métier. Les deux ministres ont refusé de considérer ces données comme une crise. Selon Anders Ygeman:

« ... nous vivons une période très difficile, mais parler de crise est disproportionné ... la situation est très tendue mais cela s'explique par l'ampleur des réformes qui ont été engagées, les plus importantes depuis les années 1960, dans un contexte très particulier. En effet, nous avons dû accueillir un flux de réfugiés comme on n'en a pas connu depuis la Seconde Guerre mondiale, nous avons également dû restaurer les contrôles aux frontières pour la première fois depuis 20 ans et la menace terroriste est allé croissant ».

Un an plus tard, le chef de la police nationale suédoise qualifie la situation de « grave ».

En 2015, 14% seulement des délits commis en Suède ont été résolus. En 2016, 80% des policiers ont envisagé de changer de métier. Néanmoins, le Premier ministre Stefan Löfven (photo ci-dessus) a refusé de parler de crise. (Photo de Michael Campanella / Getty Images)

La Suède ressemble de plus en plus à un état failli : dans les 61 « no-go-zones » recensées, près de 200 réseaux criminels sont en activité qui mobilisent environ 5 000 criminels. Vingt-trois de ces zones de non droit présentent une situation critique : des enfants de moins de 10 ans sont impliqués dans des crimes graves - armes et trafic de drogue -, et sont formés pour devenir des criminels endurcis.

Le problème déborde le crime organisé. En juin, la police de Trollhättan, occupée à réduire une émeute dans le quartier de Kronogården, a été attaquée par une centaine de jeunes migrants masqués, principalement des Somaliens. Les émeutes ont eu lieu durant deux nuits consécutives.

Le risque sécuritaire suédois ne se borne pas aux violences urbaines. En 2010, le gouvernement suédois estimait n'abriter sur son territoire « que » 200 islamistes radicaux. En juin, le chef du service de sécurité (Säpo), Anders Thornberg, a déclaré aux médias que la Suède affrontait un défi « historique » dû à la présence de milliers « d'islamistes radicaux ». Selon la Säpo, les djihadistes et leurs partisans se concentrent principalement à Stockholm, Göteborg, Malmö et Örebro. « C'est la « nouvelle norme... » Le nombre des extrémistes va croissant, c'est un défi historique », a déclaré Thornberg.

L'establishment suédois ne peut s'en prendre qu'à lui-même.

Thornberg a affirmé que la Säpo reçoit environ 6 000 renseignements par mois concernant le terrorisme et l'extrémisme, contre 2 000 par mois en 2012.

Les raisons de cette augmentation tiennent à la ségrégation des populations dans les no-go zones affirme Magnus Ranstorp, expert du terrorisme à l'Université suédoise de la Défense :

« ... les extrémistes ont pu recruter en toute tranquillité ... les mesures de prévention ont été quasi inexistantes ... si l'on compare le Danemark et la Suède, le Danemark est au niveau universitaire et la Suède au niveau de la maternelle ».

Interrogé sur les mesures que le gouvernement comptait prendre pour faire face à l'accroissement du risque terroriste, le ministre de l'Intérieur, Anders Ygeman, a déclaré au journal suédois TT :

« Il n'y a rien de particulier à dire. D'autres pays en Europe sont dans la même situation. J'insiste sur le fait que les mesures adéquates ont déjà été prises. Nous avons un centre permanent de lutte contre l'extrémisme violent, le budget de la lutte contre le radicalisme a été augmenté, ainsi que le budget de la police chargée de la sécurité depuis trois ans ».

Il n'est pas exclu que la Sapo sous-estime elle aussi le risque terroriste. En 2015, quand la Suède a accueilli plus de 160 000 migrants, 14 000 d'entre eux ont eu leurs dossiers rejetés. Mais au lieu d'être expulsés, ils ont disparu sans laisser de traces. Fin avril 2017, 10 000 étaient toujours manquants. La police des frontières suédoise ne compte que 200 fonctionnaires susceptibles de mener des recherches. En avril 2017, Rakhmat Akilov, un « migrant disparu » en provenance d'Ouzbékistan a défoncé au volant d'un camion les vitrines d'un grand magasin de Stockholm, tuant quatre personnes et en blessant beaucoup d'autres. Il a déclaré avoir agi pour le compte de l'État islamique (ISIS).

La Suède a aussi accepté le retour des djihadistes partis combattre en Syrie pour le compte de l'Etat islamique, un choix généreux qui n'améliore guère la situation. 150 combattants sont revenus, 112 sont encore à l'étranger – les plus extrémistes - mais la Suède pense qu'ils finiront pas revenir. Curieusement, le gouvernement suédois a fourni des identités de substitution aux rapatriés de l'Etat islamique, apparemment pour les protéger de la curiosité de la population. Deux Suédois partis combattre en Syrie, Osama Krayem et Mohamed Belkaid, ont, le 22 mars 2016, participé aux attentats de l'aéroport de Bruxelles et de la station de métro Maelbeek, au centre de Bruxelles. Trente et une personnes ont été tuées, 300 autres blessés.

Selon les médias, les villes suédoises reçoivent ces rapatriés sans savoir qu'il s'agit des combattants de l'Etat islamique. Une coordinatrice d'un groupe de lutte contre l'extrémisme islamiste à Stockholm, Christina Kiernan, affirme qu' « ... aucun contrôle n'est exercé sur ceux qui reviennent des zones de combat de l'Etat islamique ».

Kiernan explique que des règles ont été instaurées pour empêcher que les informations de la Säpo sur le retour des djihadistes soient transmises aux municipalités. La police elle-même ignore l'identité et le nombre d'ex-djihadistes installés dans chaque région. Aucune mission de surveillance n'est possible, alors que la Säpo évalue en milliers le nombre des islamistes radicaux.

L'Etat suédois, en parfait acteur orwellien, préfère réprimer les citoyens osent regarder en face les problèmes évidents que posent les migrants. Quand l'agent de police Peter Springare a déclaré en février que les migrants commettaient un nombre de délits disproportionné dans les banlieues, il a fait l'objet d'une enquête pour incitation à « la haine raciale ». À l'heure actuelle, un retraité suédois de 70 ans est poursuivi pour « discours de haine » : il avait écrit sur Facebook que les migrants « mettent le feu aux voitures, urinent et défèquent dans les rues ».

Compte tenu des milliers de djihadistes présents sur son territoire, la Suède n'a-t-elle rien de plus urgent que de poursuivre un retraité pour ses propos sur Facebook ?

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 22:00

Des détecteurs de métaux sont postés à l'entrée des plus importantes mosquées du Moyen-Orient et plus de 5 000 caméras (et 100 000 agents de sécurité) surveillent le Hajj que les pèlerins accomplissent annuellement à La Mecque, en Arabie Saoudite.

  • Pendant que le terroriste palestinien était soigné dans un hôpital israélien, l'Autorité palestinienne a glorifié son acte et a gratifié son auteur d'une rémunération à vie de plus de 3 000 dollars par mois environ, pour le récompenser de sa tentative de devenir un « martyr » en tuant des Juifs.

  • Il est temps que la communauté internationale interdise aux extrémistes d'utiliser le peuple palestinien comme pion en vue d'un objectif de plus en plus transparent pour tous, y compris tous les musulmans : détruire Israël par la délégitimation.

Une pression massive du monde musulman et de la communauté internationale a obligé Israël à démanteler les détecteurs de métaux et les caméras de surveillance destinés à sécuriser l'accès au Mont du Temple, à Jérusalem, où se trouve la mosquée Al-Aqsa.

Pour faire oublier que les détecteurs de métaux découlaient en droite ligne d'une attaque terroriste qui a eu lieu le 14 juillet et au cours de laquelle trois citoyens arabes israéliens ont tué deux agents de police druzes israéliens avec des armes qui avaient été dissimulées dans la mosquée - l'Autorité palestinienne (PA) a appelé les musulmans au boycott du site et à « des jours de colère » contre l'Etat juif.

Persuadés que les détecteurs de métaux étaient une « profanation » – le Mont du Temple abrite le site le plus saint du judaïsme et Al Aqsa, troisième lieu saint de l'islam -, les Palestiniens ont affronté violemment les forces de sécurité israéliennes. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé Israël et a appelé les musulmans à « protéger » Jérusalem.

 

Le 28 juillet 2017, les Palestiniens ont protesté près de la vieille ville de Jérusalem, contre l'installation de détecteurs de métaux aux entrées du Mont du Temple, alors que les portiques avaient déjà été enlevés depuis plusieurs jours. (Photo de Ilia Yefimovich / Getty Images)

Un adolescent palestinien a aussi posté sur Facebook son intention de devenir un « martyr » ; il a fait intrusion dans la maison d'une famille juive de Cisjordanie et a poignardé à mort trois personnes. Pendant que ce terroriste était soigné de ses blessures dans un hôpital israélien, l'Autorité palestinienne a glorifié son geste et a inscrit le « martyr » sur ses livres de compte à hauteur de 3 000 dollars de rémunération mensuelle pour le récompenser d'avoir assassiné des juifs.

Le 23 juillet, un terroriste de Jordanie – ce pays est gardien des lieux saints musulmans du Mont du Temple à travers le Waqf islamique, - a attaqué un agent de sécurité israélien sur le site de l'ambassade d'Israël à Amman. L'agent de sécurité a abattu le terroriste, mais a tué un autre Jordanien dans le feu de l'action. Selon un accord passé entre Israël et les autorités jordaniennes, l'officier de sécurité et d'autres membres du personnel de l'ambassade ont été libérés contre la promesse de retirer les détecteurs de métaux placés à l'entrée du Mont du Temple.

Bien entendu, les détecteurs de métaux ne sont qu'un prétexte à l'atmosphère explosive - alimentée par le Fatah du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et par l'organisation terroriste Hamas, qui régit la bande de Gaza – qui a suivi l'attaque de policiers druzes israéliens par des musulmans israéliens. Ces mesures de sécurité étaient destinées à protéger toutes les personnes qui entrent sur le site - où seuls les musulmans sont autorisés à prier, alors que les chrétiens et les juifs ne sont autorisés qu'à des « visites », strictement encadrées.

Considérer la violence comme une conséquence logique des mesures de lutte contre l'introduction d'armes meurtrières sur le Mont du Temple est d'autant plus absurde que les détecteurs de métaux sont monnaie courante dans les mosquées les plus importantes du Moyen – Orient. En Arabie Saoudite, plus de 5000 caméras (et 100 000 agents de sécurité) surveillent les pèlerins pendant le Hajj annuel à La Mecque. En outre, toutes les personnes qui accèdent au Kotel ou au Mur dit des Lamentations à Jérusalem, ne peuvent le faire qu'àprès avoir franchi des portiques détecteurs de métaux - une protection tenue pour acquise.

L'incitation à la violence contre les Israéliens – à travers des détecteurs de métaux qui permettent d'accuser l'Etat juif de chercher à modifier le « statu quo » du Mont du Temple – ne fait pas que déshonorer l'islam ; elle fait aussi du tort à la cause palestinienne que le monde prétend vouloir défendre.

Il est temps que la communauté internationale reconnaisse ces manipulations et cesse d'autoriser les extrémistes à utiliser le peuple palestinien comme un pion dans un programme parfaitement transparent pour tous, y compris les musulmans: délégitimer Israël pour mieux le détruire.

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3 août 2017 4 03 /08 /août /2017 07:43

Qatar et Arabie Saoudite veulent Islamiser l'Une des plus Grandes Cathédrales d'Europe

 

  • Dans l'imaginaire musulman, Cordoue est le Califat perdu. Les élus de Cordoue ont attenté au droit de propriété de l'Église en affirmant que « la consécration du lieu ne faisait pas de l'église son propriétaire ». Ainsi fonctionne l'histoire, notamment dans les pays où christianisme et islam ont bataillé pour le pouvoir. Pourquoi les laïcards n'incitent-ils pas le président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, à restituer aux chrétiens la cathédrale Sainte-Sophie ? Personne n'a bronché quand «la plus grande cathédrale de la chrétienté a été transformée en mosquée ».

  • La gauche espagnole au pouvoir dans cette région, souhaite transformer cette église en « carrefour des religions ». De jolis mots œcuméniques qui sont autant de pièges mortels pour accélérer la domination islamique sur les autres croyances. Si ces islamistes, soutenus par les militants laïcs, introduisent Allah dans la cathédrale de Cordoue, un tsunami islamique déferlera sur un christianisme déjà défaillant en Europe. Des milliers d'églises vides sont disponibles pour les muezzins.

  • La tentative occidentale de libérer Jérusalem au Moyen Âge a été condamnée comme une forme d'impérialisme chrétien, alors que les campagnes musulmanes pour coloniser et islamiser l'Empire byzantin, l'Afrique du Nord, les Balkans, l'Égypte, le Moyen-Orient et la plus grande partie de l'Espagne, pour ne citer que ces territoires, sont célébrés comme une progression des Lumières.

Les suprémacistes musulmans ont le fantasme – étayé par de nombreux passages à l'acte - de convertir les sites chrétiens en mosquées. La cathédrale gothique de Saint-Denis, qui porte le nom du premier évêque chrétien de Paris enterré là en 250 et qui abrite le tombeau de Charles Martel, le chef militaire qui a stoppé l'invasion musulmane de la France en 732, est à cet égard un bon exemple. Selon Gilles Kepel, professeur et chercheur, cette sépulture des rois et reines de France est devenue « la Mecque de l'islam de France ». Les islamistes français rêvent d'investir la cathédrale et de remplacer ses cloches par l'appel du muezzin.

A Sainte Sophie, la plus grande cathédrale de Turquie, construite au sixième siècle, l'appel du muezzin a résonné pour la première fois depuis 85 ans .

En France, les dirigeants musulmans ont demandé à convertir les églises abandonnées en mosquées, faisant ainsi écho à la prédiction d'Emile Cioran « Dans cinquante ans Notre Dame sera une mosquée ».

Voici venu le tour du plus grand site catholique d'Espagne, la cathédrale de Cordoue. Les « gauchistes » espagnols et les laïcs voudraient faire don à l'islam de ce symbole d'une époque où « l'islam était sur le point de transformer la Méditerranée en un lac musulman ». A l'heure ou l'islam repart à la conquête de nouveaux territoires au Moyen-Orient et en Afrique, cette campagne contre la cathédrale de Cordoue peut-elle passer pour une coïncidence ?

En 550, la cathédrale de Cordoue était une basilique chrétienne, dédiée à un saint ; mais en 714, elle a été occupée et détruite par les musulmans, puis transformée en Grande Mosquée de Cordoue sous le règne du calife Abd al Rahman 1. Ce n'est qu'en 1523 que la grande cathédrale de Cordoue a été restituée au culte catholique par le roi Ferdinand III qui en a fait, l'un des sites les plus importants du christianisme occidental. Aujourd'hui, une coalition de laïcards et d'islamistes tente de retourner l'édifice au culte islamique.

Le Wall Street Journal a appelé Deconquista, par opposition à Reconquista, le retour de l'Espagne au catholicisme. L'UNESCO – qui se torture les méninges pour travestir également le passé de Jérusalem et d'Hébron – a rebaptisé la cathédrale du nom de « Grande Mosquée de Cordoue ». Pourtant, depuis six siècles, seules des messes et des confessions catholiques y ont été célébrées. Le WSJ accuse les « intellectuels espagnols de gauche » de tenter de « déchristianiser » le site.

 

L'autel principal de la cathédrale de Cordoue. (Source : Wikimedia Commons / © José Luiz Bernardes Ribeiro / CC BY-SA 3.0)

 

Une récente carte des territoires à conquérir rendue publique par l'Etat islamique comprenait non seulement le Moyen-Orient, mais aussi l'Espagne. L'Etat islamique appelle l'Espagne, « Al-Andalus ». Soeren Kern de Gatestone a détaillé, avec d'autres, l'appel de l'Etat islamique à reprendre l'Espagne. Osama bin Laden, qui a ciblé lui aussi l'Espagne dans une attaque terroriste en 2004, a fréquemment fait référence à Al-Andalus dans ses vidéos et ses discours.Daniel Pipes a expliqué que « des siècles après la Reconquista de 1492, les musulmans ont persisté dans leur désir d'islamiser l'Andalousie ». Le successeur de Ben Laden, Ayman al-Zawahiri, a lui aussi ajouté son mot : « Le retour d'Al Andalus dans le giron de l'islam est un devoir pour l'Umma [communauté des croyants] ». Les djihadistes syriens appellent l'Espagne «la terre de nos ancêtres » Dans l'imaginaire musulman, Cordoue est le Califat perdu.

Il est particulièrement autodestructeur et surréaliste que les laïcs espagnols - ceux qui se préoccupent de la séparation de l'église et de l'État – en viennent à soutenir les suprémacistes islamistes dans leur « Reconquista de la mosquée de Cordoue ».

La récente vague d'immigration a amené de nombreux musulmans en Espagne ; la population musulmane espagnoles a presque doublé, passant d'environ un million en 2007 à 1,9 million aujourd'hui. Une pétition de la « gauche » espagnole appelant à l'expropriation des chrétiens a été signée par 350 000 personnes. Les autorités politiques de Cordoue n'ont pas hésité à remettre en cause les droits de propriété de l'Église catholique sur la cathédrale, affirmant que « la consécration du lieu n'implique pas la propriété du bien ». Mais c'est ainsi que l'histoire fonctionne, surtout dans les pays où christianisme et islam ont lutté pour le pouvoir. Pourquoi les laïcards n'incitent-ils pas le président de la Turquie, Recep Tayyip Erdogan, à restituer aux chrétiens la basilique Sainte-Sophie ? Pas un sourcil n'a bronché quand « la plus grande cathédrale de la chrétienté a été transformée en mosquée ».

La « gauche » espagnole, au pouvoir en Andalousie, souhaite transformer l'église en «carrefour des religions ». Des mots gentiment œcuméniques pour assoir la domination islamique sur les autres croyances. En 2010, un groupe d'activistes musulmans a tenté de prier dans le bâtiment. Pour obtenir le soutien des catholiques américains, l'évêque de Cordoue,Demetrio Fernández González, a récemment expliqué que la loi andalouse autorisait l'expropriation de la cathédrale si un juge estimait que l'Église catholique n'était pas à même d'entretenir le bâtiment. « Il est très tendance à gauche de romancer le passé islamique de l'Espagne », a noté le Wall Street Journal .

Les catholiques de la Reconquista sont présentés comme des brutes fanatiques, alors que le califat est décrit comme un havre de tolérance, propice à l'éclosion du savoir, où les Juifs et les Chrétiens – peu importe leur statut de citoyens seconde zone - ont vécu côte à côte avec les musulmans au sein d'une heureuseconvivencia. Barack Obama lui-même dans son discours du Caire en 2009, a évoqué l'Andalousie comme un exemple de la « fière tradition de tolérance » de l'islam.

L'establishment laïc des médias, des universités et de la culture condamné les Croisades et les considère comme une dette morale de l'Occident envers le monde islamique. La tentative de libérer Jérusalem au Moyen Âge a été condamnée comme une preuve de l'impérialisme chrétien, alors que les campagnes musulmanes pour coloniser et islamiser l'Empire byzantin, l'Afrique du Nord, les Balkans, l'Égypte, le Moyen-Orient et la plus grande partie de l'Espagne, pour ne citer que ces zones géographiques, sont célébrés comme une épopée des Lumières. Personne, apparemment, ne semble s'inquiéter des muezzins qui prospèrent sur les toits de nombreuses villes occidentales. Alors que l'Occident s'auto-flagelle sur son passé esclavagiste, la traite arabo-musulmane n'est jamais remise en question alors qu'elle prospère (bien que officiellement « abolie ») en Arabie Saoudite , en Mauritanie, et en Afrique de l'ouest.

La question de la cathédrale de Cordoue est sur les lèvres de chacun : qui finance la campagne pour le retour à l'Islam de ce fameux site chrétien ? La réponse est le Qatar. L'émirat soutient la campagne des organisations islamiques pour convertir l'église en mosquée. Le Moyen-Orient est riche d'églises transformées en mosquées, telle la mosquée des Omeyyades de Damas, Ibn Touloun au Caire et la cathédrale Sainte-Sophie d'Istanbul. Les islamistes veulent réitérer l'opération à Cordoue. L'Église catholique a de son côté, clairement manifesté son opposition. « Partager ce lieu avec les musulmans reviendrait pour un homme à partager sa femme avec un autre homme » a déclaré l'évêque de Cordoue, Demetrio Fernandez.

Un analyste de l'Institut espagnol d'études stratégiques du ministère de la Défense, le colonel Emilio Sánchez de Rojas, a récemment expliqué, au cours d'une conférence, que Cordoue est une « référence pour l'islam ». Il a accusé le Qatar et l'Arabie saoudite de mener des « campagnes d'influence en Occident » et « de soutenir financièrement la campagne pour la réislamisation de la cathédrale de Cordoue ».

Si cette coalition d'islamistes et de militants laïcs, réussissait à réintroduire Allah dans la cathédrale de Cordoue, le tsunami du suprémacisme islamique submergerait un christianisme européen déjà défaillant. Des milliers d'églises vides attendent de faire résonner la voix du muezzin.

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 00:20
  • Les policiers tués avaient été postés là pour assurer la sécurité des fidèles musulmans. Les maitres en manipulation palestiniens tentent de faire croire que la crise a démarré quand Israël a installé des détecteurs de métaux alors qu'elle est née du meurtre de deux policiers.

  • Tout d'abord, les mesures de sécurité, y compris les détecteurs de métaux, répondaient à une attaque terroriste spécifique. Le gouvernement israélien n'a pas installé ces portiques pour empêcher les musulmans de prier ou dans le but de modifier le statu quo.

  • Deuxièmement, ce sont les Palestiniens qui ont pris la décision de prier ailleurs que sur le Mont du Temple en attendant le démantèlement des détecteurs de métaux. Les Palestiniens et le Waqf mentent au monde en disant qu'Israël empêche les musulmans d'accéder à leurs lieux saints.

  • Le refus des détecteurs de métaux n'a qu'une seule signification : les Palestiniens sont déterminés à transformer le Mont du Temple en cache d'armes et en rampe de lancement d'actions terroristes contre les Israéliens. Si la mosquée venait à être détruite dans ce processus, qui serait blâmé ? Tel est peut-être le véritable plan.

 

La controverse née de la décision des autorités israéliennes d'installer des détecteurs de métaux à l'entrée du Mont du Temple rappelle le fameux proverbe arabe : « il m'a battu, s'est mis à pleurer, puis il est venu me plaindre ». Cette inversion de la réalité est fréquente quand les agresseurs tentent de se faire passer pour des victimes.

Les détecteurs de métaux ont été installés au Mont du Temple en réponse à l'assassinat de deux policiers israéliens par des terroristes arabes le 14 juillet dernier. Les trois terroristes - des Arabes du village israélien d'Umm al-Fahm – étaient armés d'une mitraillette et de couteaux. Les armes ont été introduites sur le Mont du Temple d'autant plus facilement que les policiers stationnés aux portes n'avaient pas pour mission de fouiller les fidèles qui se rendent à la mosquée et qu'ils ne disposaient pas de détecteurs de métaux.

Aussi invraisemblable que cela paraisse, les Palestiniens manifestent désormais quotidiennement contre la sécurisation du Mont du Temple : ils exigent que les détecteurs de métaux soient retirés. Les dirigeants palestiniens ont exhorté les fidèles à refuser les détecteurs de métaux et à prier à l'entrée des lieux saints.

L'Autorité palestinienne (PA), la Jordanie et d'autres pays arabes et musulmans accusent Israël d'avoir violé le statu quo politique qui prévaut au Mont du Temple en installant les détecteurs de métaux.

On attend encore qu'ils dénoncent les terroristes qui ont assassiné les deux policiers israéliens : car ce sont eux qui ont porté atteinte au caractère sacré du site.

Ils n'ont pas condamné non plus le meurtre des policiers qui appartiennent à la communauté Druze et qui avaient pour mission de préserver la loi et l'ordre sur le Mont du Temple. Les policiers assassinés étaient là pour assurer la sécurité des fidèles musulmans.

Au contraire – de nombreux Palestiniens et Arabes ont applaudi l'attaque terroriste comme une « opération héroïque » contre l'ennemi sioniste. Les trois terroristes tués par des policiers israéliens sont considérés comme des « martyrs » et des « héros » qui ont donné leur vie en défense de la mosquée Al-Aqsa.

Il est triste de constater que de nombreux dirigeants arabes israéliens ont refusé de condamner l'attentat mené par trois de leurs concitoyens.

Les détecteurs de métaux n'ont qu'un but : empêcher les terroristes de transformer le Mont du Temple en cache d'armes. Ce sont ces actes de guerre qui devraient être considérés comme une profanation.

Mais plutôt que de soutenir les Israéliens qui cherchent à éviter la moindre effusion de sang sur ce sol sacré, les Palestiniens et les Arabes leur reprochent d'organiser la sécurité de tous, à commencer celle des fidèles musulmans.

Les maitres en manipulation palestiniens tentent de faire croire que les détecteurs de métaux sont à l'origine de la crise, alors que la crise est née du meurtre de deux policiers.

Les Palestiniens et les Arabes en appellent à la communauté internationale et accusent Israël d'invoquer des problèmes de sécurité pour attenter au statu quo concernant le Mont du Temple et empêcher les musulmans de prier à la mosquée Al-Aqsa.

Les faits racontent une histoire différente.

Les mesures de sécurité, y compris l'installation de détecteurs de métaux, ont été la réponse directe et nécessaire à une attaque terroriste spécifique. Le gouvernement israélien ne s'est pas réuni pour décider d'installer les détecteurs de métaux afin de modifier le statu quo ou empêcher les musulmans de prier.

Ensuite, ce sont les Palestiniens qui refusent de prier au Mont du Temple, jusqu'à ce que les détecteurs de métaux soient enlevés. Les dirigeants palestiniens et les responsables du Waqf (l'organisme religieux qui gère le Mont du Temple), ont encouragé les fidèles musulmans à prier dans les rues et les places publiques pour protester contre les détecteurs de métaux. Les fidèles musulmans préfèrent prier dans les rues et les places publiques plutôt que d'accéder au Mont du Temple à travers des détecteurs de métaux. Les Palestiniens et le Waqf mentent au monde en affirmant qu'Israël refuse aux musulmans le droit d'accéder à leurs lieux saints.

 

Le 19 juillet 2017, environ 4 000 musulmans palestiniens ont prié à l'entrée de la vieille ville de Jérusalem, pour protester contre les détecteurs de métaux placés aux entrées du Mont du Temple. (Photo de Ilia Yefimovich / Getty Images)

La machine de propagande palestinienne diffuse à jet continu l'idée fausse que les détecteurs de métaux font partie d'un plan israélien pour déclencher une guerre religieuse destinée à détruire la mosquée Al-Aqsa. Mais c'est tout le contraire. Ce sont les dirigeants palestiniens et le Waqf qui apparaissent prêts à tout pour déclencher une guerre religieuse contre Israël et les Juifs.

Les incitations à la violence ont commencé il y a plus de deux ans, quand les dirigeants palestiniens et le Waqf ont affirmé à leur peuple et au reste du monde, qu'Israël planifiait la destruction de la mosquée d'Al-Aqsa et que les Juifs qui visitent le Mont du Temple « profanent de leurs pieds souillés » un site islamique sacré. Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a le premier accusé les juifs de meurtre rituel, déclenchant ainsi une vague d'attentats au couteau et à la voiture bélier qui n'a pas cessé à ce jour.

Les trois terroristes du 14 juillet ont obéi aux instructions d'Abbas et des autres dirigeants palestiniens et musulmans : chaque musulman à le devoir de défendre la mosquée Al-Aqsa contre les juifs. L'attaque du 14 juillet s'inscrit dans la vague d'attentats terroristes qui a commencé à la fin de 2015 et qui a été baptisée du nom d'« Intifada au couteau ».

Les Palestiniens ont aussi pris prétexte des visiteurs juifs du Mont du Temple pour lancer des attaques terroristes contre Israël. Les responsables palestiniens et les médias n'ont eu de cesse de décrire ces visites pacifiques comme des « raids violents de bandes de colons juifs contre la mosquée Al-Aqsa ». La réalité est qu'aucun juif n'a mis le pied dans la mosquée. Les visites sont limitées au Mont du Temple - ce que les touristes non-musulmans font depuis 1968.

Ce sont les Palestiniens qui profanent le Mont du Temple en lançant des attaques violentes contre les juifs et en lapidant ceux qui prient au Mur des Lamentations.

Ce sont eux qui ont introduit des armes dans le Mont du Temple pour lancer des cocktails Molotov et des pierres aux visiteurs et aux policiers juifs. Les dirigeants palestiniens et les responsables du Waqf ont également encouragé les musulmans à harceler et insulter les visiteurs juifs et les policiers.

L'an dernier, les Palestiniens ont empêché la Jordanie d'installer des dizaines de caméras de sécurité au Mont du Temple. L'opération avait pour but de réfuter ou confirmer les allégations palestiniennes selon lesquelles Israël cherchait à détruire la mosquée Al-Aqsa. Cédant à l'intimidation palestinienne - y compris la menace de détruire les caméras - les Jordaniens ont renoncé.

Pourquoi s'en prendre aux caméras ? Les Palestiniens craignaient que la violence et le harcèlement auquel ils se livrent continuellement soient dévoilés, sans parler du stockage d'armes contre les juifs et la police.

En résumé : les Palestiniens travestissent une fois de plus la réalité, en prenant prétexte cette fois des détecteurs de métaux. Ils craignent d'être empêchés d'introduire des couteaux et des armes à feu sur le Mont du Temple.

Si la finalité de la mosquée Al-Aqsa est la prière, pourquoi s'inquiéter des détecteurs de métaux ? Des milliers de Palestiniens passent tous les jours à travers des détecteurs de métaux pour se rendre en Israël, avec pour seule conséquence d'arriver sains et saufs sur leur lieu de travail. Chaque jour, Palestiniens et Israéliens franchissent des détecteurs de métaux pour accéder à un centre commercial, un bureau de poste, l'assurance maladie, les hôpitaux et les centres médicaux. Sans tollé !

La guerre déclarée aux détecteurs de métaux du Mont du Temple ne signifie qu'une chose : les Palestiniens sont déterminés à transformer le site sacré en cache d'armes et en rampe de lancement d'attaques terroristes contre les Israéliens. Si la mosquée était réellement détruite dans le processus, qui serait blâmé ? Tel est peut-être même le véritable plan. Qui au sein de la communauté internationale peut y souscrire ?

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 15:00
  • Un nouveau rapport de l'Institut Robert Koch (IRK), l'organisme fédéral chargé du suivi et de la prévention des épidémies, confirme une augmentation généralisée des maladies depuis 2015, date à laquelle l'Allemagne a accepté un nombre sans précédent de migrants.

  • Selon certains médecins, les cas de tuberculose sont en nombre beaucoup plus élevés que les statistiques officielles ne le suggèrent. Ils ont accusé l'IRK de minimiser la menace pour ne pas alimenter le sentiment anti-immigration.

  • « Entre 700 000 et 800 000 demandes d'asile ont été déposées et 300 000 réfugiés ont disparu. Ont-ils été répertoriés ? Proviennent-ils de pays à haut risque infectieux ? » — Carsten Boos, chirurgien orthopédique, entretien au magazine Focus.

Un Yéménite débouté de sa demande d'asile et qu'une église du nord de l'Allemagne avait hébergé et protégé pour tenter d'empêcher son expulsion, a contaminé plus de cinquante enfants. L'homme était porteur d'une souche de tuberculose hautement résistante aux antibiotiques.

Abrité de janvier à mai 2017 par l'église de Bünsdorf, le réfugié était en contact fréquent avec les enfants d'une garderie, dont certains n'avaient pas trois ans. Il a été admis à l'hôpital de Rendsburg en juin et diagnostiqué d'une tuberculose ultra résistante - une maladie qui fait un retour fracassant en Allemagne.

Les autorités sanitaires locales ont expliqué que les enfants, les parents, les enseignants et les paroissiens ont fait l'objet d'un dépistage généralisé de la tuberculose, une maladie qui peut incuber pendant des mois voire même des années avant qu'apparaissent les premiers symptômes. On ne sait pas si l'homme a subi l'examen médical obligatoire à son arrivée en Allemagne, ou s'il est passé à travers les mailles du filet, à l'instar de centaines de milliers d'autres migrants.

Les craintes à l'égard de la tuberculose ont mis en lumière le risque de recrudescence des maladies infectieuses en Allemagne depuis que la chancelière Angela Merkel a ouvert les portes à environ deux millions de migrants en provenance d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient.

Un nouveau rapport de l'Institut Robert Koch (IRK), l'organisme fédéral chargé du suivi et la prévention des épidémies, confirme une augmentation généralisée des maladies depuis 2015, date à laquelle l'Allemagne a accepté un nombre sans précédent de migrants.

Le rapport annuel sur l'épidémiologie des maladies infectieuses - publié le 12 juillet 2017 qui dresse le bilan de plus de 50 maladies infectieuses recensées en Allemagne en 2016 – donne un premier aperçu des conséquences de l'afflux massif de migrants sur la santé publique en Allemagne, depuis la fin 2015.

Le rapport montre une incidence accrue de la conjonctivite à adénovirus, du botulisme, de la varicelle, du choléra, de la cryptosporidiose, de la dengue, de l'échinococcose, de l'E. Coli entérohémorragique, de la giardiase, de l'infection à Haemophilus influenzae, du Hantavirus, de l'hépatite, de la fièvre hémorragique, du VIH / SIDA, de la lèpre, de la fièvre récurrente à poux, du paludisme, de la rougeole, de la méningococcie, de l'encéphalite méningée, des oreillons, de la paratyphoïde, de la rubéole, de la shigellose, de la syphilis, de la toxoplasmose, de la trichinellose, de la tuberculose, de la tularémie, du typhus et de la coqueluche.

L'Allemagne a, - jusqu'à présent du moins -, échappé au pire : la plupart des maladies tropicales et exotiques introduites par les migrants ont été contenues ; aucune épidémie de masse n'a été signalée. Les maladies les plus communes, dont beaucoup sont directement ou indirectement liées à la migration de masse, sont néanmoins à la hausse, indique le rapport.

Selon l'IRK, l'incidence de l'hépatite B a augmenté de 300% au cours des trois dernières années : 3 006 cas ont été recensés en Allemagne en 2016, contre 755 cas en 2014. La plupart des cas impliquent des migrants non vaccinés en provenance d'Afghanistan, d'Irak et de Syrie. L'incidence de la rougeole en Allemagne a augmenté de plus de 450% entre 2014 et 2015, et les cas de varicelle, de méningite, d'oreillons, de rubéole et de coqueluche ont également augmenté. Les migrants ont également représenté 40% au moins des nouveaux cas de VIH / SIDA identifiés en Allemagne depuis 2015, selon un rapport distinct de IRK.

Les statistiques de l'IRK pourraient n'être que la partie émergée de l'iceberg : 5 915 cas de tuberculose ont été recensés en 2016, contre 4 488 en 2014, soit une augmentation de plus de 30% sur la période. Mais certains médecins affirment que le nombre réel de cas de tuberculose est beaucoup plus élevé et accusent l'IRK de minimiser la menace afin d'éviter d'alimenter le sentiment anti-immigration.

Dans une interview accordée à Focus, Carsten Boos, un chirurgien orthopédique, rappelle que les autorités allemandes ont perdu la trace de centaines de milliers de migrants susceptibles d'être porteurs de maladies infectieuses. Il a ajouté que 40% des agents pathogènes de la tuberculose sont ultrarésistants aux antibiotiques et que ces patients présentent un risque élevé de contagion pour la population en général :

« Quand les demandeurs d'asile arrivent de pays où sévit la tuberculose, l'IRK, en tant qu'institution de référence pour la lutte contre le risque infectieux, ne devrait pas minimiser le danger. Serions-nous face à un institut fédéral qui use du politiquement correct pour dissimuler une réalité désagréable ?

« Les médias rapportent qu'en 2015, la police fédérale a enregistré environ 1,1 million de réfugiés. Mais 700 000 à 800 000 demandes d'asile ont été effectivement déposées. 300 000 réfugiés semblent s'être évaporés. Ont-ils été contrôlés ? Proviennent-ils de pays à risque ?

« La main droite de l'IRK donne le sentiment de ne pas savoir ce que fait sa main gauche ».

 

Le 26 août 2015, Joachim Gauck, alors président de l'Allemagne, parle avec les médecins de l'infirmerie d'un centre d'accueil pour migrants à Berlin-Wilmersdorf, en Allemagne. (Photo de Jesco Denzel / Bundesregierung via Getty Images)

 

Les journaux allemands ont publié une avalanche d'articles sur les problèmes de santé publique générés par la crise des migrants. Les articles citent souvent des professionnels de santé ayant une expérience directe du traitement des migrants. Beaucoup admettent que les migrations de masse ont augmenté le risque de maladies infectieuses en Allemagne. Les titres comprennent :

« Les réfugiés apportent souvent avec eux des maladies inconnues du pays hôte »; « Les réfugiés apportent des maladies rares à Berlin »; « Les réfugiés de Hesse : retour des maladies rares », « Les réfugiés apportent souvent des maladies inconnues en Allemagne », « Selon les experts : les réfugiés apportent des maladies « oubliées » ; « Trois fois plus de cas d'hépatite B en Bavière »; « Les cas de ténias ont augmenté en Allemagne de plus de 30% », « Maladies infectieuses : les réfugiés apportent avec eux la tuberculose » ; « La tuberculose est de nouveau en hausse, en particulier dans les grandes villes : migrations et pauvreté sont en cause »; « Les réfugiés apportent la tuberculose »; « Maladies en hausse en Allemagne : la tuberculose est de retour » ; « Les médecin craignent que la vague des réfugiés n'entraine une hausse de la tuberculose »; « Hausse significative de la tuberculose au Bade-Wurtemberg : les migrants sont les premiers atteints » ; « Selon un expert : la politique d'immigration favorise l'épidémie de rougeole » ; « Hausse des cas de gale en Rhénanie-du-Nord-Westphalie » ; « Réapparition de maladies oubliées : la gale est de retour à Bielefeld » ; « Etes-vous en contact avec les réfugiés? Prenez garde ! »; Et « Réfugiés : une large palette de maladies »

En octobre 2015, au sommet de la crise des migrants, Michael Melter, médecin chef de l'hôpital universitaire de Regensburg, a signalé que des migrants arrivaient à son hôpital avec des maladies rarement observées en Allemagne. « Des affections qu'il ne m'a pas été donné d'observer depuis 20 ou 25 ans », a-t-il dit, « et nombre de mes collègues plus jeunes ne les ont jamais rencontrées ».

Faisant écho aux préoccupations de Melter, Marc Schreiner, directeur des relations internationales de la Fédération allemande des hôpitaux (Deutschen Krankenhausgesellschaft), a déclaré :

« Dans nos établissements, il est de plus en plus fréquent de rencontrer des patients atteints de maladies considérées comme éradiquées en Allemagne, comme la gale. Diagnostiquer de manière fiable ces maladies représente aujourd'hui un défi ».

Christoph Lange, spécialiste de la tuberculose au Centre de recherche Borstel, a déclaré que les médecins allemands n'étaient pas familiers des maladies importées par les migrants : « l'étude des maladies tropicales et autres maladies rares devrait être mieux intégrée dans la formation des médecins ».

La Société allemande de gastroentérologie, maladies digestives et métaboliques, a récemment organisé un symposium de cinq jours à Hambourg pour aider les médecins à diagnostiquer ces maladies nouvellement apparues en Allemagne. Celles-ci incluent :

  • Fièvre récurrente à poux (FRAP) : Ces deux dernières années, 48 personnes au moins ont été diagnostiquées avec une FRAP, une maladie totalement inconnue avant la crise migratoire de 2015, selon le rapport de l'IRK. La maladie transmise par les lentes disséminées sur les vêtements, s'est propagée chez les migrants d'Afrique de l'Est qui ont voyagé pendant des mois avec un seul vêtement avant de rejoindre l'Allemagne. « Nous avions tous oublié le FRAP », a déclaré Hans Jäger, un médecin basé à Munich. « Le taux de mortalité peut atteindre 40% si la maladie n'est pas diagnostiquée, puis traitée à coup d'antibiotiques. Les symptômes sont ceux du paludisme : fièvre, maux de tête, éruption cutanée ».

  • Fièvre de Lassa : En février 2016, un patient infecté au Togo (Afrique de l'Ouest), a été traité puis est décédé. Après sa mort, le virus Lassa a été détecté chez une autre personne qui a été en contact professionnel avec le cadavre. La personne a été traitée par le confinement et a survécu. Il s'agissait de la première transmission documentée du virus Lassa en Allemagne.

  • La dengue : près d'un millier de patients touchés par la dengue, une maladie tropicale transmise par les moustiques, ont été diagnostiqués en Allemagne en 2016. Ce chiffre représente une hausse de 25% par rapport à 2014 (755 personnes diagnostiquées).

  • Le paludisme : le nombre de personnes atteintes de paludisme a bondi en 2014 (1 007) et 2015 (1 063), mais a légèrement diminué en 2016 (970). La plupart des patients ont contracté la maladie en Afrique, en particulier au Cameroun, au Ghana, au Nigéria et au Togo.

  • Echinococcose : entre 2014 et 2016, plus de 200 personnes en Allemagne ont été diagnostiquées avec une échinococcose, une infection parasitaire intestinale due au ténia. Un chiffre en hausse de 30%. Les personnes contaminées ont contracté la maladie en Afghanistan, en Bulgarie, en Grèce, au Kosovo, en Irak, en Macédoine, au Maroc, en Syrie et en Turquie.

  • Diphtérie : entre 2014 et 2016, plus de 30 patients ont été victimes de diphtérie en Allemagne. Ils ont contracté la maladie en Éthiopie, en Érythrée, en Libye, au Sri Lanka et en Thaïlande.

  • Gale : entre 2013 et 2016, le nombre de personnes infectées par la gale en Rhénanie-du-Nord-Westphalie a augmenté de près de 3 000%.

Simultanément, l'Allemagne est en proie à une épidémie de rougeole que les autorités sanitaires estiment liée à l'immigration en provenance de Roumanie. Environ 700 patients ont été diagnostiquées avec la rougeole au cours des six premiers mois de 2017, contre 323 en 2016, selon l'Institut Robert Koch. L'épidémie de rougeole s'est propagée à l'ensemble des 16 États fédéraux allemands, à l' exception de Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, un État à faible population migrante.

L'épicentre de l'épidémie de rougeole se situe en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (RNW), l'Etat le plus peuplé d'Allemagne et aussi celui qui compte le plus grand nombre de migrants. Au cours des six premiers mois de 2017, près de 500 cas de rougeole ont été diagnostiqués en RNW ; principalement dans les villes de Duisbourg et Essen, où une mère de trois enfants âgée de 37 ans est décédée en mai. Des cas de rougeole ont également été signalés à Berlin, Cologne, Dresde, Hambourg, Leipzig, Munich et Francfort, où un bébé de neuf mois a été contaminé .

Le 1er juin 2017, le Parlement allemand a provoqué une controverse en votant une nouvelle loi qui oblige les jardins d'enfants à informer les autorités si les parents n'ont pas fourni la preuve qu'ils ont consulté un médecin sur la vaccination de leurs enfants. Les parents qui ne se plient pas à la règle pourront être condamnés à 2 500 € d'amende. « Le fait que des gens continuent à mourir de rougeole ne peut nous laisser indifférents », a déclaré le ministre allemand de la Santé, Hermann Gröhe. « C'est pourquoi nous renforçons les règles de vaccination ».

Certains exigent qu'une nouvelle loi rende la vaccination obligatoire. D'autres trouvent la loi liberticide et en infraction avec les règles constitutionnelles qui protègent les libertés individuelles ; c'est aux parents ajoutent-ils, et non au gouvernement, de décider de ce qui convient pour leurs enfants.

Les retombées de la politique migratoire de la chancelière Merkel se poursuivent.

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18 juillet 2017 2 18 /07 /juillet /2017 23:55
  • Les menaces proférées à l'encontre des femmes « à la dérive » sont considérées comme des « actes de patriotisme ».

  • « Ils sont venus en Allemagne parce qu'ils voulaient vivre en Allemagne, mais ils persistent à reproduire leurs habitudes médiévales » — Travailleuse sociale interviewée par Meduza .

  • « Tout le monde a les yeux fixés sur les Syriens, mais les Tchétchènes sont les plus dangereux. Nous aurions tort de les sous-estimer ». — Police à Francfort (Oder).

Une centaine d'islamistes ont entrepris d'appliquer ouvertement la charia dans les rues de Berlin, a indiqué la police qui a ouvert une enquête sur une série d'agressions commises récemment dans la capitale allemande.

Cette police morale auto-proclamée est composée de salafistes venus de Tchétchénie, une région russe peuplée essentiellement de musulmans sunnites. Ces vigiles menacent les migrants tchétchènes qui tentent de s'intégrer au sein de la société allemande ; ils favorisent également la mise en place d'une justice islamique parallèle. Les autorités allemandes semblent dans l'incapacité de les arrêter.

L'existence de cette patrouille de la charia a été rendue publique en mai 2017, grâce à une vidéo que les salafistes tchétchènes ont mis en ligne pour menacer de mort tous les Tchétchènes qui, en Allemagne, ne se conformaient pas à la loi islamique et à l'adat, un code de conduite traditionnel tchétchène. L'existence de cette vidéo a été signalée par Meduza, un groupe de médias indépendants en langue russe basé en Lettonie. La vidéo, qui a circulé sur WhatsApp, une messagerie en ligne, montrait un homme encapuchonné qui pointe un pistolet sur la caméra et qui, en Tchétchène, déclare :

« Frères et sœurs musulmans. En Europe, certaines femmes et certains hommes tchétchènes qui ressemblent à des femmes font des choses innommables. Vous le savez, je le sais, tout le monde le sait. C'est pourquoi nous déclarons : aujourd'hui, nous sommes 80. Déjà, d'autres se joignent à nous. Ceux qui ont perdu leur identité nationale, celles qui flirtent avec des hommes d'autres groupes ethniques et les épousent, ces femmes tchétchènes qui ont choisi la mauvaise pente et ces créatures qui se disent hommes tchétchènes – nous vous donnons la chance d'un unique avertissement. Nous avons juré sur le Coran, et nous allons patrouiller dans les rues. Telle est notre déclaration d'intention. Ne dites pas que vous n'avez pas été prévenus, ou que vous ne saviez pas. Qu'Allah nous accorde la paix et place nos pas sur la voie de la justice ».

Selon Meduza, cette déclaration émane d'un gang berlinois d'une centaine de membres, dirigé par d'anciens sbires de Dzhokhar Dudayev, le chef séparatiste tchétchène. Tous les Berlinois d'origine tchétchène interrogés par Meduza ont reconnu qu'ils étaient informés de l'existence du gang.

La vidéo a surgi après que les photos nues d'une Berlinoise tchétchène de 20 ans, aient fuitées de son téléphone portable en direction de toutes les personnes de sa liste de contacts. Dans l'heure qui a suivi, l'oncle de la jeune femme a demandé à parler avec ses parents. Selon Médusa, ils ont entrepris de « résoudre le problème » au sein de la famille en envoyant la jeune femme en Tchétchénie, où elle aurait été tuée pour rétablir l'honneur de la famille. La police allemande a pu intervenir quelques heures avant que la femme n'embarque à bord d'un avion en direction de la Russie.

Après que la jeune femme ait été placée sous protection policière, le problème a changé de nature. De familial il est devenu communautaire. Selon Meduza, tout Tchétchène, quel que soit son lien avec la famille, a le devoir de trouver la fille et de la punir. « Ce n'est pas leur affaire, mais c'est un code de conduite non écrit », a déclaré la femme, qui depuis, a coupé ses cheveux et porte des lentilles de contact colorées pour tenter de dissimuler son identité. Elle affirme vouloir changer de nom et subir une chirurgie plastique. « Si je ne change pas de nom et de visage, ils me pourchasseront et me tueront », a-t-elle déclaré. Bien que la jeune femme soit diplômée d'un lycée allemand, elle n'ose plus quitter son appartement tant le danger est grand. « Je ne veux plus être Tchétchène », a-t-elle dit.

Selon Meduza, la moitié des filles tchétchènes célibataires d'Allemagne disposent de téléphones cellulaires riches d'informations « compromettantes » eu égard aux règles de l'adat :

« S'afficher en compagnie d'hommes d'autres nationalités, fumer, boire de l'alcool, s'asseoir dans des bars à chichas, fréquenter des discothèques ou même des piscines publiques peut susciter une colère communautaire. Une seule photo sur un chat public comme WhatsApp peut transformer une famille en paria et obliger le reste de la communauté à rompre toute relation avec elle. Ce principe de surveillance réciproque et d'obligation de responsabilité de chacun envers tous, fait que les filles tchétchènes sont parfois abordées dans la rue par des étrangers qui les réprimandent sur leur tenue vestimentaire, ou leur rouge à lèvres jugé trop vif. Le vol d'un téléphone portable et la diffusion d'informations « compromettantes » est un coup dur. La personne ainsi déshonorée n'a aucune aide à espérer de quiconque, alors que celui qui a posté les photos ne risque rien ».

Les Tchéchènes interrogés par Meduza affirment que les exigences en matière de comportement sont plus rigides et plus strictes en Allemagne qu'en Tchétchénie. Comme si « une compétition de vertu » était engagée entre les Tchétchènes de l'étranger et ceux qui, restés au pays, sont fidèles au chef tchétchène Ramzan Kadyrov. Chaque population cherche à prouver qu'elle est plus Tchéchène que l'autre et les menaces de violence contre les femmes « à la dérive » sont considérées comme des « actes de patriotisme ».

 

Au cours des entretiens, les Tchétchènes ont déclaré que les attentes en matière de comportement sont plus rigides et plus strictes chez les émigrés en Allemagne que chez les Tchétchènes restés au pays - « une compétition de vertu » en quelque sorte. Les menaces de violence contre les femmes « à la dérive » sont considérées comme des « actes de patriotisme ». Sur la photo ci-dessus : Une bénévole (à gauche) enseigne l'allemand à une demandeuse d'asile Tchétchène, le 10 novembre 2015, à Berlin, en Allemagne. (Photo de Sean Gallup / Getty Images)

 

Il est ainsi arrivé qu'une jeune tchétchène ait été filmée marchant dans une rue de Berlin en train de converser avec un non-tchétchène. Le soir même, quelques dizaines d'inconnus, tous tchétchènes, ont pris d'assaut son domicile au nord de Berlin. L'homme avec lequel elle a été surprise a été passé à tabac et a perdu presque toutes ses dents. La femme elle, a réussi à fuir et à se cacher.

Le 4 juillet, le Tagesspiegel de Berlin a révélé que le gang de la charia tchétchène s'est livré à plusieurs agressions de femmes et d'hommes au cours de ces dernières semaines et que la police de Berlin a ouvert une enquête. Un porte-parole de la police a déclaré que l'enquête est entravée par l'absence de plainte ; aucune victime n'a eu l'audace de porter plainte tant les craintes de représailles sont fortes.

Selon Tagesspiegel, certains vigiles de cette bande composée aujourd'hui d'une centaine de membres, sont armés et nombre d'entre eux ont acquis une expérience militaire au cours des guerres de Tchétchénie avec la Russie. Ce gang, dont les membres viennent aussi du Daghestan et de l'Ingouchie, s'en prennent aussi bien à des musulmans qu'à des non-musulmans, y compris des chrétiens dans les centres d'accueil pour demandeurs d'asile à Berlin.

Le gang est lié à plusieurs mosquées salafistes de la capitale allemande, y compris Fussilet 33, qui fut autrefois le siège du soi-disant califat de Berlin. La mosquée a été fermée en février 2017, après que les autorités allemandes aient appris qu'Anis Amri, le djihadiste tunisien qui a mené l'attentat-suicide sur un marché de Noël à Berlin, y avait trouvé refuge.

Environ 60 000 Tchétchènes vivent en Allemagne, selon les statistiques officielles, bien que leur nombre réel soit surement plus élevé. Près de 40 000 Tchétchènes ont demandé l'asile en Allemagne au cours des cinq dernières années ; beaucoup ont franchi illégalement la frontière qui sépare la Pologne de l'Allemagne.

Un document interne produit par la Direction fédérale des finances (Bundesrechnungshofes) a révélé que « la majorité des clandestins en Allemagne sont des ressortissants russes d'origine Tchétchène, dont certains sont liés au terrorisme islamique environnant ».

La communauté tchétchène d'Allemagne est principalement implantée à Brandebourg et à Berlin, où elle est solidement retranchée au sein d'une société parallèle. Une travailleuse sociale interviewée par Meduza a déclaré que le principal obstacle à l'intégration tchétchène est leur code moral ultra-conservateur, l'adat :

« Ils sont venus en Allemagne parce qu'ils voulaient vivre en Allemagne, mais ils continuent de vouloir reconstituer la Tchétchénie et ses coutumes médiévales. Cette incapacité, voire cette réticence à s'intégrer est extrêmement frustrante et typique de tous les migrants, pas seulement des Tchétchènes. La seule différence est que la plupart des autres migrants viennent quand même du 20ème siècle, pas du Moyen Age.

Dans une interview à Radio Berlin-Brandenburg, Maciej Falkowski, politologue polonais spécialisé dans les Caucus, a expliqué qu'au sein de la diaspora tchétchène, un grand nombre de jeunes se tourne vers l'islam radical :

« Le peuple tchétchène est une nation homogène et autonome. Ils règlent leurs problèmes entre eux. Vous aurez peine à trouver un Tchétchène, par exemple, qui fera appel à un tribunal allemand pour régler un litige. La religion est très présente chez les plus jeunes. En outre, les Tchétchènes n'ont pas de pays depuis des siècles et n'ont aucune familiarité avec l'Etat de droit (Rechtsstaat) tel que nous le définissons.

« Les Tchétchènes vivent également un conflit générationnel. Les plus âgés demeurent sceptiques vis-à-vis du salafisme et de l'islam radical, alors que les plus jeunes y adhèrent, pensant que le salafisme est une réponse à leurs problèmes identitaires. Ils ont ici des chefs de communauté charismatiques. Le salafisme est devenu le courant dominant ».

Heiko Homburg, un haut fonctionnaire du ministère de l'Intérieur de Brandebourg, l'État fédéral allemand constitué autour de Berlin, a reconnu que la plupart des extrémistes islamiques connus sont d'origine tchétchène :

« Le problème du Brandebourg est que l'Emirat du Caucase [une organisation jihadiste active dans le sud-ouest de la Russie], auquel adhèrent de nombreux Tchétchènes, a prêté allégeance à l'Etat islamique. Que nous le voulions ou non, les structures de l'Etat islamique sont de facto présentes ici à Brandebourg ».

Les responsables de la sécurité allemands estiment que 1.500 à 2.000 Tchétchènes se battent actuellement en Irak et en Syrie. Alors que l'Etat islamique approche de sa fin, ils craignent que ces combattants ne profitent des solidarités claniques tchétchènes paneuropéennes pour se rapatrier en Europe, en passant par l'Ukraine et la Pologne, et en.

A Francfort (Oder), une ville allemande proche de la frontière polonaise, la police estime que les migrants tchétchènes représentent une bombe à retardement :

« Le problème des Tchétchènes radicalisés qui passent et repassent la frontière germano-polonaise est sérieux et va en s'aggravant. Ces familles construisent des structures européennes qui servent à financer l'Etat islamique avec les techniques du crime organisé. Tous les yeux sont fixés sur les Syriens, mais les Tchétchènes sont infiniment plus dangereux. Nous aurions tort de les sous-estimer. »

 

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 17:40

 

    • L'objectif de ce procès est de créer une jurisprudence : faire en sorte qu'à l'avenir, toute critique ou insulte contre l'islamisme soit considérée comme du « racisme ».

  • Valentina Colombo, professeur à l'Université européenne de Rome, a signalée la première le djihad par les tribunaux. En 2009, elle a écrit : « Le procès lancé par l'Union des organisations islamiques de France et la Grande Mosquée de Paris contre le magazine satirique Charlie Hebdo pour la publication des caricatures danoises de Mahomet est l'un des exemples les plus récents de ce type de djihad ». Personne à l'époque n'a relevé. Et quand les djihadistes ont assassiné huit journalistes et caricaturistes en 2015, personne n'a compris que le « jihad par les tribunaux » n'était qu'un premier pas.

  • « L'action judiciaire est devenue un pilier des organisations islamistes radicales qui cherchent à intimider et à faire taire leurs critiques ». — Steven Emerson, fondateur et président du Investigative Project on Terrorism.

Un jihad silencieux s'exerce actuellement en France. Des intellectuels, des médias en ligne, des hommes et femmes politiques, des souverainistes, des écrivains, des journalistes, des chercheurs, des laïcs, ... font l'objet de procès à répétition. A chaque fois qu'ils ont trouvé juste d'exercer leur droit à la critique publique de l'islam ou de l'islamisme, ils ont été poursuivis pour racisme, diffamation, racisme antimusulman. Ceux qui les assignent relèvent soit d'une nébuleuse d'organisations musulmanes (Collectif contre l'islamophobie (CCIF), Parti des Indigènes de la République (PIR), Indivisibles et même des organisations propalestiniennes...), soit les grandes associations antiracistes (non musulmanes) qui ont fait de la lutte contre « l'islamophobie » (Ligue des droits de l'homme, Licra, SOS racisme, MRAP) leur cheval de bataille. Parfois les deux groupes mettent leurs forces en commun pour mettre en péril la liberté d'expression.

Ce jihad judiciaire n'est pas spécifique à la France. Valentina Colombo, professeur de géopolitique à l'Université européenne de Rome, spécialiste du monde musulman, a décrit le jihad des tribunaux comme une stratégie « moderne, non-violente, mais agressive (...) pour terroriser l'ennemi d'Allah ». Elle ajoute : « le jihad des tribunaux est l'outil favori des organisations et des personnes qui ont un lieu idéologique avec les Frères Musulmans dans les pays occidentaux ; il est régulièrement connecté à l'accusation d'islamophobie ».

Valentina Colombo a repris la définition du jihad des tribunaux donnée par « The Legal Project », aux Etats Unis : « de tels procès sont prédateurs, lancés sans espoir sérieux de victoire, mais menés dans le but de pousser à la faillite, de détourner l'attention, d'intimider et démoraliser les accusés. Les plaignants cherchent moins à l'emporter dans la salle d'audience qu'à détruire des chercheurs et des analystes. Même lorsque ceux-ci sortent vainqueurs, ils acquittent une facture élevée en temps, en argent, et en courage moral ».

Le Djihad judiciaire a commencé en 2002

En 2002, des organisations musulmanes et la Ligue des droits de l'homme ont poursuivi l'écrivain Michel Houellebecq, pour « incitations à la haine ». Houellebecq avait déclaré au mensuel Lire et au Figaro Magazine : « La religion la plus con, c'est quand même l'islam. Quand on lit le Coran, on est effondré ». Les plaignants ont été déboutés.

Mais l'incitation à la haine ou la tentative d'imposer une pénalisation du blasphème ne pouvaient aboutir. A partir de 2007, une nouvelle stratégie a été élaborée : traiter la critique de l'islam comme du racisme. Cette année-là, la Grande mosquée de Paris, l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) et la Ligue islamique mondiale, ont poursuivi Charlie Hebdo pour la publication des caricatures danoises du prophète. « Nous acceptons que l'on puisse caricaturer le Prophète, mais nous n'acceptons pas leur caractère raciste », expliquait alors Francis Szpiner, l'un des avocats de la Grande Mosquée de Paris.

Les plaignants de Charlie Hebdo seront déboutés mais depuis, la ligne n'a pas dévié d'un pouce : toute critique, moquerie, injure, blasphème contre l'islam devra tentée d'être pénalisée comme du racisme. En 2012, la représentation par Charlie Hebdo de Mahomet en fauteuil roulant, poussé par un rabbin, sous le titre « Intouchables 2 », incitera plusieurs associations musulmanes (Association syrienne pour la liberté, l'Association des musulmans de Meaux et sa région, le Rassemblement démocratique algérien pour la paix et le progrès et l'Organisation arabe unie) à porter plainte. Sans succès encore.

En 2013, la Ligue de défense judiciaire des musulmans (LDJM) a assigné Charlie Hebdo devant le tribunal correctionnel de Strasbourg – l'Alsace et la Lorraine sont les seules régions de France où le délit de blasphème existe encore, même s'il n'est plus appliqué depuis 1918 -. Sans succès.

On connait la suite : en novembre 2011, Charlie Hebdo sera incendié. En 2013, Charb, directeur de Charlie, sera inscrit sur la liste des personnes recherchées mortes ou vives d'Al-Qaida. Le 7 janvier 2015, deux islamistes assassineront 12 personnes dont 8 membres de Charlie.

De 2002 à 2015, les procès se sont multipliés contre des écrivains, des journalistes, des essayistes, des experts, des hommes et femmes politiques.

Persécution des journalistes et intellos « islamophobes »

Eric Zemmour. Entre 2011 et 2016, Eric Zemmour a fait quasiment l'objet d'un procès par an. Le plus souvent à l'initiative du Conseil représentatif des associations noires (CRAN) mais aussi de SOS Racisme, la LICRA ou le MRAP voire des groupuscules comme CAPJPO-EuroPalestine. Tantôt parce qu'Eric Zemmour a établi une corrélation entre délinquance et couleur de peau, ou parce qu'il a comparé les Barbares qui ont envahi Rome aux « bandes de Tchétchènes, de Roms, de Kosovars, de Maghrébins, d'Africains, qui dévalisent, violentent ou dépouillent » en Europe aujourd'hui, ou encore parce qu'à l'occasion d'une interview, le Corriere della Sera lui fait dire qu'il prônait la « déportation » des musulmans de France.

Pascal Bruckner. En décembre 2015, Pascal Bruckner écrivain et essayiste, a comparu devant la 17e chambre pour avoir déclaré sur le plateau de 28 Minutes (Arte), qu'il fallait « faire le dossier des collabos, des assassins de Charlie ». Et l'écrivain de citer, Guy Bedos, le rappeur Nekfeu, les associations Les Indivisibles de la militante « antiraciste » Rokhaya Diallo (qui n'en est plus membre) et Les Indigènes de la République d'Houria Bouteldja qui, par leurs écrits et leurs actions militantes, ont « justifié idéologiquement la mort des journalistes de Charlie Hebdo ». Les Indivisibles et Le Parti des indigènes de la République ont déposé plainte pour diffamation contre l'intellectuel.

Pascal Bruckner a été relaxé.

Georges Bensoussan : Le 25 Janvier 2017, toutes les organisations « antiracistes » de France – y compris la LICRA juive (Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme) – se sont associées au CCIF (Collectif contre l'islamophobie), pour intenter un procès en racisme contre Georges Bensoussan, historien connu pour ses importants travaux sur l'histoire des juifs dans les pays arabes. Que reprochaient-ils à Bensoussan ? D'avoir déclaré, paraphrasant une déclaration du sociologue Smaïn Laacher, que: « dans les familles arabes, en France, et tout le monde le sait mais personne ne veut le dire, l'antisémitisme, on le tète avec le lait de la mère ».

Le tribunal n'a pas suivi et a estimé que « téter avec le lait de la mère » n'était pas une expression biologisante, ni raciste. Georges Bensoussan a été acquitté le 7 mars 2017 mais, le Parquet de Paris a fait appel.

Persécution de la « fachosphère »

A côté des procès intentés aux intellectuels en vue, la « fachosphère » est harcelée au plan pénal. Entre l'arrivée de François Hollande au pouvoir en 2012 et le début de l'année 2017, « pas moins de 43 plaintes ont été déposées contre le site internet Riposte Laïque » a affirmé à Gatestone, Pierre Cassen, fondateur du site. Ce média d'opinion créé en 2007 a successivement suscité l'ire de la LDH, de SOS-Racisme, du MRAP, de la LICRA et du CCIF, mais aussi d'Anne Hidalgo, maire de Paris et Bernard Cazeneuve, ex-ministre de l'intérieur, sans parler des associations islamistes comme « L'Aube du Savoir », ou de la Ligue de défense judiciaire des musulmans (LDJM) fondée par Karim Achoui, avocat pénaliste radié de l'ordre des avocats en France, mais néanmoins autorisé à plaider en France en tant qu'avocat algérien inscrit au barreau d'Alger... Ces procès à répétition, ces dommages et intérêts qui vont de 5000 à 40 000 euros sans parler des frais d'avocat ont évidemment eu pour but d'assécher financièrement ces médias.

Persécution de personnalités politiques

Laurence Rossignol, ex- ministre de la Famille, de l'Enfance et des Droits des femmes. Le 30 mars 2016, au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, Laurence Rossignol, ministre du droit des femmes laisse échapper que pour elle, les femmes voilées sont assimilables à ces « nègres américains qui étaient pour l'esclavage ». La ministre regrettera publiquement son utilisation du mot « nègre », mais le CCIF et la Fondation Frantz Fanon annoncent dans la foulée le lancement d'une action juridique de groupe, une plainte devant la Cour de Justice de la République pour « injure publiques à caractère racial », assortis d'une procédure devant le Tribunal correctionnel pour injures publiques à caractère racial le tout couronné par une plainte devant le tribunal administratif de Paris.

Véronique Corazza, principale du Collège Elsa-Triolet de Saint-Denis. Majid Messaoudene, élu France Insoumise de Saint Denis (93), a porté plainte en juin 2017, contre Véronique Corazza, principale du Collège Elsa-Triolet de Saint-Denis, qui a relayé sur sa page Facebook une série de tweets du sieur Messaoudene qu'elle jugeait anti laïques, pro BDS. Majid Messaoudène après les meurtres de Mohamed Merah, préconisait de ne pas avoir d' « indignation sélective » en s'apitoyant sur les seuls meurtres d'enfants juifs.

Le député Thierry Solère. Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos jihadistes du 13-Novembre 2015, a porté plainte contre le député LR Thierry Solère pour atteinte à sa vie privée en prison. Thierry Solère s'était rendu le 29 juin 2016 à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis, où Salah Abdeslam, est détenu. Thierry Solère avait rendu compte de sa visite à deux journalistes du JDD qui l'accompagnaient mais n'avaient pas été autorisés à le suivre jusqu'à la salle de vidéosurveillance.

 

Salah Abdeslam (gauche), membre du commando islamiste qui a assassiné 130 personnes le 13 novembre 2015 à Paris a intenté un procès au député (LR) Thierry Solère pour « atteinte à la vie privée ». Solère avait raconté à deux journalistes le détail des conditions de détention d'Abdeslam. (Source de l'image : Wikimedia Commons)

 

Pierre de Bousquet de Florian, patron de l'anti-terrorisme. Nommé à la tête de la fameuse task-force anti-Daech voulue par Emmanuel Macron, Pierre de Bousquet de Florian a été poursuivi en justice et condamné le 23 juin 2017, à 500 euros d'amende avec sursis pour avoir, en 2015, lorsqu'il était préfet de l'Hérault, « diffamé » Mohamed Khattabi, imam assigné à résidence.

Persécution des musulmans laïques

Soufiane Zitouni. Le 6 février 2015, Soufiane Zitouni, professeur de philosophie, a publié dans Libération une tribune signalant l'antisémitisme qui règne au lycée musulman Averroès de Lille ou il a exercé en tant que professeur de philosophie. Il a décrit l'établissement comme un « territoire 'musulman' sous contrat avec l'Etat ». Il sera poursuivi en diffamation mais relaxé.

Mohamed Louizi. Entre 2015 et 2017, Mohamed Louizi, auteur de « Pourquoi j'ai quitté les Frères Musulmans », aura eu à subir quatre procès en diffamation principalement de l'UOIF ou de ses alliés. Deux procès en 2015 pour avoir commenté et analysé l'affaire Soufiane Zitouni (voir ci-dessus). Et deux autres en 2016 et 2017 pour avoir évoqué certains arrangements entre Jacques Parent, ex-maire socialiste de Merville, ex-conseiller général du Nord et conseiller du « garage solidaire du Hainaut » dirigé par Soufiane Iquioussen, islamiste notoire de la région Nord. Louizi a gagné les deux premiers procès.

Ahmed Meguini. Le magazine Causeur a parfaitement résumé le procès intenté par les salafistes à Ahmed Meguini. « Dans le contexte post-Bataclan et sur Twitter, Ahmed Meguini, activiste laïque et président-fondateur de l'association LaïcArt, s'est emporté et a traité, une personnalité islamiste qu'il exècre « d'enfant de putain de salafiste » et de « petite merde ». L'objet de ses mots fleuris, Marwan Muhammad, directeur exécutif du Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) et professionnel des plaintes en série devant les tribunaux, a intenté une énième action en justice. Mais pas pour n'importe quel motif : injure à caractère racial ! (...) L'enjeu du procès est essentiel (...) si les juges décident de condamner la critique du salafisme et la qualifier d'injure raciale, c'est bel et bien la critique de l'islam qui sera visée de manière sous-jacente. C'était le sens du procès qui a eu lieu au tribunal de grande instance (TGI) de Nanterre le 6 juin 2017 ». L'acquittement a été prononcé le 4 juillet 2017.

Cette liste des procès intentés dans le cadre du djihad des tribunaux n'a bien sûr rien d'exhaustif. Mais elle est suffisamment longue pour nous apprendre une chose : les intellectuels français, les journalistes, les fonctionnaires doivent comprendre qu'ils doivent s'organiser, recueillir des fonds et élaborer des stratégies avec des avocats pour contrer cette menace. Si une contre-stratégie n'est pas élaborée, la prédiction de Yusuf al-Qaradawi, clerc islamique égyptien et président de l'Union internationale des savants musulmans - « Nous allons vous coloniser avec vos lois démocratiques » - se réalisera.

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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