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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 01:40

 

    • « Erasme... a trouvé refuge en Hollande parce qu'on y protégeait la liberté de pensée. » - Han ten Broeke, candidat au poste de ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement du Premier ministre Mark Rutte.

  • Les suprémacistes islamiques des Pays-Bas se considèrent comme des rédempteurs qui sauveront l'Occident d'une « décadence » à la Pim Fortuyn : drogue, prostitution, style de vie gay, presse blasphématoire. Mais l'establishment Néerlandais est-il encore capable de défendre ces libertés ?

  • On peut être gay, décadent et prêt à défendre ses libertés. Si on est seulement gay et décadent, on est fichu.

Les élections nationales viennent de s'achever aux Pays-Bas. Une campagne autrement plus importante démarre maintenant : qui va défendre ces libertés qui ont fait la réputation des Pays Bas ?

Il n'y a qu'aux Pays-Bas, qu'un homme politique comme Geert Wilders, un franc-tireur courageux puisse être condamné à vivre depuis 13 ans, 24 heures sur 24, sous protection policière ; ll ne peut tenir de réunions politiques que sous couvert d'un gilet pare-balles; il est obligé de se déplacer d'un endroit secret à l'autre et sa vie est protégée comme s'il était un potentat asiatique. Le pays a déjà subi deux assassinats politiques en lien avec l'islam : l'homme politique Pim Fortuyn, et le cinéaste, Theo van Gogh. Une autre député néerlandaise, Ayaan Hirsi Ali - dont le nom, figurait avec celui de Wilders, sur une liste de cibles épinglée au couteau sur le cadavre de van Gogh – s'est enfuie aux Etats-Unis. Seule la protection généreusement fournie à Wilders, par le gouvernement néerlandais, a jusqu'ici empêché un troisième assassinat politique.

Les Pays Bas ont déjà subi deux assassinats politiques en lien avec l'islam : le politicien Pim Fortuyn (gauche), et le cinéaste, Theo van Gogh (droite). (Image sources: Van Gogh - Wikimedia Commons; Fortuyn - Forza! Nederland video screenshot)

C'est aux Pays–Bas que le philosophe Baruch Spinoza est devenu le prophète de la tolérance, que Karl Marx a mené des recherches sur le capitalisme et que John Locke a écrit sa « Lettre sur la tolérance ». Les principaux médias du pays ont pourtant affirmé que les gains électoraux de Wilders et le brusque « tournant populiste » du Premier ministre Mark Rutte (il a déclaré en janvier que les immigrants devaient « se comporter normalement ou partir ») ont représenté une trahison de la traditionnelle tolérance néerlandaise. Or, c'est exactement le contraire qui est vrai.

Le libéralisme néerlandais doit puiser dans la tolérance sa volonté de lutter contre l'intolérance. Tolérer l'intolérance épuise la tolérance et ne permet pas qu'elle perdure. Or les multiculturalistes hollandais ont inversé leur héritage cul par-dessus tête. Ils se considèrent comme des « fondamentalistes des Lumières », portant haut les valeurs des Lumières - même dans le monde islamique.

La question qui se pose est aujourd'hui la suivante : les Néerlandais vont-ils commencer à défendre leurs libertés ou continuer à les démanteler progressivement ? Le ministre néerlandais de la Justice Piet Donner a récemment suggéré d'introduire la charia islamique aux Pays-Bas par des moyens démocratiques.

La tradition hollandaise d'un libéralisme sans concession remonte à Pim Fortuyn, un homosexuel fier de la soi-disant « décadence » de son pays, de la tolérance et des libertés qui y régnaient. Comme le soulignait récemment le journaliste britannique Alexander Chancellor :

« Les musulmans fanatiques fustigent la décadence de l'Occident et nombreux sont ceux qui à l'ouest, plaident coupable. Mais Fortuyn lui, pensait le contraire. Il a mené une croisade pour défendre ces libertés que beaucoup nomment décadence, tant il craignait qu'elles dépérissent ».

Fortuyn situait la permissivité au cœur de la culture occidentale. Il était de ces « libéraux inflexibles », qui militaient pour la défense d'un post-11 septembre judéo-chrétien, pour les valeurs occidentales contre l'intolérance islamique, à la manière d'Oriana Fallaci, Bat Ye'or, Michel Houellebecq et Geert Wilders.

A l'issue des élections nationales qui ont eu lieu la semaine dernière, il est temps que les Pays-Bas redécouvrent l'héritage et les idées de Pim Fortuyn. Cet homosexuel flamboyant au crâne rasé qui enseignait la sociologie, portait d'élégants costumes italiens et vivait dans un palais à Rotterdam, a écrit un grand livre intitulé « L'islamisation de notre culture ». Il prônait la résistance à l'islam, et se prononçait même, dans une interview donnée au Dagblad de Rotterdam, pour « une guerre froide. »

« Vous avez dit », a rapporté le journal Volkskrant dans une interview, « que les étrangers se ruent sur toutes nos femmes blondes, puis s'en détournent en les traitant de « putains ». « Non », a calmement corrigé Fortuyn. « Je dis que les hommes musulmans agissent ainsi. Ce n'est pas la même chose, monsieur, que les « étrangers ». Ensuite, le Volkskrant a demandé, dans ce qui allait devenir le moment décisif de la vie de Pim Fortuyn, « pourquoi cette haine envers l'islam ? ». « Je ne déteste pas l'islam », a répliqué Fortuyn. « Je trouve cette culture arriérée, j'ai beaucoup voyagé ; et partout où les règles de l'islam s'appliquent, la situation est épouvantable ».

Les suprémacistes islamiques des Pays-Bas se considèrent comme des « rédempteurs » qui ont entrepris de sauver l'Ouest de la « décadence » incarnée par Fortuyn : la drogue, la prostitution, le style de vie gay, une presse blasphématoire. L'establishment néerlandais entreprendra-t-il, lui, de sauver ces libertés ?

La « décadence » d'une culture nationale peut s'avérer mortelle quand elle vire à l'hédonisme, à la dévirilisation, au déclin de l'éducation, et à la perte de mémoire historique. Quand ils évoquent la « décadence », les suprémacistes islamiques ne mettent pas seulement en cause la permissivité néerlandaise ; ils semblent y inclure toutes les libertés occidentales. Mais ces libertés sont précisément tout ce dont nous devrions être fiers. Ce sont elles qu'il faut protéger quitte à nous battre s'il le faut. Fortuyn s'est battu, et en a payé le prix : il y a laissé la vie. Theo van Gogh s'est également battu en faisant un film sur la soumission des femmes dans l'islam. Peu après que van Gogh ait été abattu par Mohammed Bouyeri, le film a immédiatement disparu des écrans de cinéma et de télévision.

La gauche libérale hollandaise a également besoin de redécouvrir ses racines. Un débat sur l'intégration avait été lancé aux Pays-Bas, en 2000, non par les partis « xénophobes » de droite, mais par Paul Scheffer, un universitaire respecté du Parti travailliste. Scheffer avait à l'époque publié un essai intitulé « Le Désastre Multiculturel » - et ce avant même que Fortuyn et Wilders n'interviennent dans le paysage politique. Scheffer a écrit que le peuple néerlandais en raison de politiques multiculturelles laxistes avait échoué à promouvoir la culture néerlandaise dans les communautés immigrées. Malheureusement, la gauche hollandaise a agi à l'inverse et a tenté de s'adapter aux cultures étrangères vivant sur son sol, ce qui explique qu'elle ait été sévèrement battue aux dernières élections.

Le parti de Mark Rutte a aussi beaucoup à apprendre d'un libéralisme plus doctrinal. Ce sont les libéraux qui ont mis en pratique certaines des idées de Fortuyn : l'interdiction de la burqa, qui pour de nombreux musulmans est un gage de « protecton » de leurs femmes, mais qui pour d'autres est un symbole de subordination des femmes au nom de l'islam. La fermeté du premier ministre Rutte face aux ingérences de Turquie dans la vie néerlandaise semble impensable dans d'autres pays européens : Rutte, craignant une victoire de Wilders, a réaffirmé l'indépendance de son pays et a refusé que les ministres du président turc Erdogan viennent faire campagne à Rotterdam.

En France, les pouvoirs publics ont autorisé ces rassemblements turcs, et ont affiché ainsi leurs craintes face à l'islam politique. Rutte et les Hollandais seraient sages de conserver le cap, celui qui a permis à Rutte d'être en position de former un nouveau gouvernement. Le conservatisme budgétaire a des vertus, mais les valeurs occidentales n'en sont pas dénuées non plus.

Après l'assassinat de Fortuyn, Wilders s'est positionné en tant que « défenseur du libéralisme » : soit l'égalité entre les sexes, la séparation de l'Église et de l'État, et l'autonomie individuelle. Mais contrairement à de nombreux libéraux aux États-Unis et au Canada, Wilders a affiché sa volonté de ne rien céder à l'islam sur les libertés. Les libéraux et les féministes aux États-Unis refusent de défendre les droits des femmes dans le monde musulman. Jamais ils ne posent la question de la séparation de la mosquée et de l'État. Au lieu de cela, ils ont reproché au magazine satirique Charlie Hebdo, la liberté d'expression qui a été à l'origine du carnage de janvier 2015.

Les « libéraux durs » de Hollande pensent-ils jamais à la courageuse bataille qu'Ayaan Hirsi Ali mène pour les droits des femmes dans l'islam, à Theo van Gogh et d'autres journalistes néerlandais, ou à la croisade que Wilders mène pour protéger le pays contre l'intolérance islamiste ?

Pourquoi les militants LGBT ne condamnent-ils pas les crimes de l'islam, comme Pim Fortuyn l'a fait ? Le rédacteur en chef d'un magazine LGBT au Bangladesh a été assassiné à la machette par les islamistes ; comment se fait-il que personne de la communauté LGBT en Occident n'ait évoqué cet événement, et moins encore condamné ? Pourquoi les militants homosexuels ont-ils gardé le silence sur les meurtres d'homosexuels par les islamistes surtout après qu'un terroriste musulman ait, en Floride, massacré 50 d'entre eux ?

Vous pouvez être gay, décadent et prêt à vous battre pour votre liberté. Si vous êtes seulement gay et décadent, vous êtes fichus.

Han ten Broeke, candidat au poste de ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement Rutte, a récemment justifié l'interdiction du territoire néerlandais aux ministres turcs en rappelant qu'Erasmus est venu aux Pays - Bas « parce que c'était un refuge pour la liberté de pensée ». Cette tolérance érasmienne bat encore très fort au cœur de l'identité néerlandaise, mais la présence sur le sol néerlandais, de non-européens, de musulmans intolérants ne cesse d'en tester les limites. Les libertins et libertaires néerlandais en ligne avec Fortuyn et Wilders ne paraissent pas prêts à se suicider, contrairement aux libéraux du Middlebury College aux États - Unis, que l'on voit surtout préoccupés de lyncher le moindre conservateur qui s'aventure sur leur campus.

Les Hollandais et les Européens devraient être fiers de ce que les fondamentalistes islamiques appellent la « décadence », mais ils doivent aussi être prêts à la défendre. Des « Espaces protégés » ne suffisent pas. Le monde n'en fournit aucun. S'ils n'agissaient pas, ils finiront tous dans l'une de ces « maisons sécurisées » ou les tourmenteurs puritains de Geert Wilders l'obligent à passer sa vie. « Je suis en prison », a-t-il dit ; Eux se promènent librement ».

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22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 02:41

 


  • Le rapport laisse entendre que la déradicalisation, dans des centres spécialisés ou en prison, ne fonctionne pas parce que la plupart des islamistes radicaux ne veulent pas être déradicalisés.

  • Sur les 8.250 islamistes inconditionnels que compte environ la France, 17 demandes d'admission seulement ont été présentées. Neuf personnes seulement ont démarré le programme, mais pas un seul n'a été au terme des dix mois.

  • Séparer les islamistes des autres prisonniers n'a fait que les rendre plus violents en raison de l' « effet de groupe » a indiqué le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas.

  • « Une déradicalisation ne se produit pas en six mois. Ces personnes, auxquelles on n'a pas donné d'idéal et qui se sont accrochées à l'idéologie de Daech, ne vont pas s'en défaire comme ça. Il n'y a pas de sésame. » — Esther Benbassa, Sénatrice.

  • « Le programme de déradicalisation est un fiasco total. Tout doit être repensé et repensé à partir de zéro. » — Le sénateur Philippe Bas, président de la commission des lois qui a commandé le rapport.

Le programme phare du gouvernement français sur la déradicalisation des djihadistes est un « fiasco total » et doit être « complètement repensé », indiquent les premières conclusions d'une commission d'enquête sénatoriale sur la déradicalisation.

Selon le rapport préliminaire, le gouvernement français n'a aucun résultat tangible à présenter au regard des dizaines de millions d'euros d'argent public engagés ces dernières années dans la lutte contre une radicalisation islamique qui a tué 238 personnes depuis Janvier 2015. Le rapport laisse entendre que la déradicalisation, en centres spécialisés ou en prison, ne fonctionne pas parce que la plupart des islamistes radicaux ne veulent pas être déradicalisés.

Le rapport « Désendoctrinement, désembrigadement et réinsertion des djihadistes en France et en Europe » - l'intitulé évite d'avoir recours au terme « déradicalisation » considéré par certains comme politiquement incorrect — a été présenté à a commission des lois du Sénat le 22 Février.

Il 'agit en réalité du bilan d'étape d'une enquête approfondie menée actuellement par un groupe de travail multi-partis chargé d'évaluer l'efficacité des efforts de déradicalisation du gouvernement. Le rapport final devrait être rendu en juillet.

Le gros des critiques est focalisé sur un plan de 40 millions € qui avait prévu de construire 13 centres de déradicalisation appelés Centre de prévention, d'insertion et de citoyenneté, (CIPC) - un pour chaque région métropolitaine -, visant à déradicaliser des djihadistes potentiels.

Le plan initial, dévoilé en grande pompe en mai 2016, prévoyait pour chaque centre une capacité d'accueil maximale de 25 personnes, âgées de 18 à 30 ans, pour des périodes de dix mois. Le gouvernement a annoncé que 3.600 personnes radicalisées intègreraient ces centres au cours des deux prochaines années.

Le premier – et pour l'instant le seul - centre de déradicalisation gouvernemental, logé au Château de Pontourny, un manoir isolé du 18ème siècle dans le centre de la France, a ouvert ses portes en septembre 2016.

Quand les sénateurs Esther Benbassa et Catherine Troendle, qui pilotent le groupe de travail, ont visité Pontourny le 3 février, elles n'y ont trouvé qu'un seul résident. Lequel a depuis été emprisonné pour des « actes de violence domestique ».

Après cinq mois de fonctionnement, Pontourny est maintenant vide, mais continue d'employer 27 personnes, dont cinq psychologues, un psychiatre et neuf éducateurs, pour un coût annuel de 2,5 M €.

 

Le Château de Pontourny « Centre de prévention, d'insertion et de citoyenneté », en France. (Image source: 28 minutes - ARTE video screenshot)

 

Bien que la France compte environ 8.250 islamistes radicaux, 59 d'entre eux seulement ont manifesté un intérêt pour Pontourny depuis son ouverture. Parmi eux, 17 ont rempli un dossier et neuf y sont allés. Pas un seul résident n'a suivi le programme complet sur dix mois.

L'un des résidents, un djihadiste de 24 ans nommé Mustafa S., a été arrêté au cours d' une opération antiterroriste, près de Strasbourg, le 20 Janvier 2017. La police affirme qu'il a des liens avec l'un des auteurs de l'attaque djihadiste de novembre 2015 contre le Bataclan à Paris. Mustafa S. a été arrêté alors qu'il quittait Pontourny : il aurait été sur le départ pour rejoindre l'Etat islamique en Syrie.

Une autre résidente de Pontourny, Sabrina C., enceinte et âgée de 24 ans, a vécu dans l'établissement du 19 septembre au 15 décembre. Elle a révélé à un journal régional, la Nouvelle République, qu'elle n'a jamais été radicalisée mais a profité de Pontourny pour échapper à son « cocon familial » et « prendre l'air »:

« A aucun moment je ne me suis sentie intéressée par quelque religion que ce soit. Ma famille est catholique, non pratiquante, on va à l'église de temps en temps, mais pas plus. Mon copain a voulu me faire porter le foulard, mais j'ai toujours refusé ».

La mère de Sabrina a déclaré que le centre de déradicalisation « a été l'occasion pour notre fille de suivre une formation professionnelle, d'apprendre la cuisine et d'être près des animaux. » Sabrina a ajouté que son séjour a tourné au cauchemar: « Je pleurais tous les soirs, je ne me sentais pas à ma place. A Pontourny, ils me traitaient comme une criminelle.». Elle pense que la seule raison pour laquelle son inscription a été autorisée était parce que le gouvernement avait besoin de « faire du chiffre. »

Le gouvernement a également échoué dans son effort d'éradication du radicalisme islamique en prison. En octobre 2016, suite à une recrudescence de violences contre les gardiens de prison, le gouvernement a pris le parti de loger les prisonniers radicalisés dans des unités séparées.

Au départ, il s'agissait d'isoler les islamistes pour éviter qu'ils ne radicalisent les autres détenus. Mais le ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas, a reconnu que le regroupement n'avait fait qu'accroitre les violences, les islamistes se sentant encouragés par ce qu'il a appelé « l'effet de groupe »

Le rapport a également dénoncé l'émergence d'une « industrie de la déradicalisation » qui a permis à des associations et organisations non-gouvernementales sans aucune expérience en la matière de décrocher de lucratifs contrats gouvernementaux. « Plusieurs associations, en panne de fonds publics en période de pénurie budgétaire, se sont tournées vers le secteur de la déradicalisation sans aucune expérience réelle », a indiqué le sénateur Benbassa.

Esther Benbassa a déclaré que le programme de déradicalisation du gouvernement avait été mal conçu et mis en place trop précipitamment pour des raisons politiques pour faire face à une menace djihadiste croissante. Elle a déclaré : « le gouvernement était en panique à la suite des attentats. Et c'est la panique qui a guidé ses actions. Le temps du politique est court, il fallait rassurer la population ».

Le sociologue franco-iranien Farhad Khosrokhavar, expert en radicalisation, a déclaré sur France 24 que la seule option du gouvernement face aux djihadistes purs et durs était de les enfermer :

« Certaines personnes peuvent être déradicalisés, mais pas tout le monde. Les djihadistes purs et durs, ceux qui sont totalement convaincus, ne peuvent pas l'être. Ces profils sont très dangereux et représentent environ 10% à 15% de ceux qui ont été radicalisé. La prison pourrait n'être que le seul moyen de faire face à ces croyants irréductibles. »

Dans un entretien à L'Obs, Benbassa a affirmé que le gouvernement a également échoué à aborder la prévention :

« Si on ne se dit pas aujourd'hui qu'il faut socialiser ces jeunes candidats au djihadisme, - je ne parle pas de ceux qui sont sous la main de la justice-, les réinsérer, leur apprendre un métier, les professionnaliser et leur offrir un suivi individualisé, on n'y arrivera pas. Cela passe par l'aide de la famille, des imams, des policiers exerçant une police de proximité, des éducateurs, des psychologues, des chefs d'entreprise, aussi, qui peuvent également intervenir.

« Je pense aussi que nos dirigeants devraient adopter un peu de sobriété et d'humilité pour approcher ce phénomène complexe. La tâche est extrêmement ardue. "Déradicaliser" quelqu'un ne se fait pas en six mois. Ces personnes, auxquelles on n'a pas donné d'idéal et qui se sont accrochées à l'idéologie de Daech, ne vont pas s'en défaire comme ça. Il n'y a pas de sésame. »

Le sénateur Philippe Bas, président de la commission des lois du Sénat qui a commandé le rapport, a évoqué le programme de déradicalisation du gouvernement en ces termes : « C'est un fiasco complet, tout est à repenser, tout est à reconstruire ».

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 12:48
  • L'histoire d'Al Harith révèle la profondeur d'un des plus gros scandales européens : les djihadistes utilisent les aides liées au système de protection sociale pour financer leur « guerre sainte ».

  • L'Europe leur a tout donné : emploi, logement, aide sociale, allocations familiales, assurance chômage, prestations d'invalidité, aide financière d'urgence. Mais les extrémistes musulmans considèrent ce « Dependistan », - comme Mark Steyn appelle l'État-providence-, non comme un signe de générosité, mais comme une faiblesse. Ils trouvent juste que l'Europe contribue à sa propre destruction.

  • Pétris de certitude religieuse et de haine idéologique à l'égard de l'Occident, dispensés de l'obligation de s'assimiler aux valeurs et normes qui ont cours en Europe, nombre de musulmans européens se perçoivent comme les outils de destruction d'une civilisation épuisée.

  • Les politiques publiques devraient se donner pour objectif de sortir les gens de l'aide sociale - souvent considérée comme un frein à la recherche d'emploi – pour les guider vers plus de responsabilité individuelle. Des limites légales devraient être instituées à l'octroi des aides sociales : achat de drogues illicites, jeu, terrorisme ou, comme la liberté d'expression est limitée en Europe, incitation au terrorisme. Il est possible de créer et affiner une telle liste. Le non-respect de ces limites pourrait entraîner la perte des avantages sociaux. Cela contribuerait à lutter contre la ghettoïsation et l'islamisation des musulmans d'Europe. Le cycle de l'aide sociale et du djihad doit être stoppé.

Il y a quatre ans, le journal libéral britannique, The Guardian, a publié un article sur les « survivants de Guantanamo ». Cette enquête sur les « victimes de cette « icône de l'arbitraire » américain », accordait une importance particulière aux « survivants britanniques de ce centre de détention surnommé le « goulag de notre temps ». La photo de Jamal al Harith illustrait l'article principal du dossier.

Al Harith, né Ronald Fiddler, chrétien converti à l'islam, doit à l'activisme de David Blunkett, ministre de l' Intérieur de Tony Blair, d'avoir été libéré de Guantanamo Bay et rapatrié à Manchester. A son retour en Angleterre, Al Harith a été salué comme un héros, une victime innocente de l'injuste « guerre contre le terrorisme » menée après le 11 septembre. The Mirror et ITV lui ont donné £ 60,000 (€ 73,000) pour le récit exclusif de son expérience carcérale à Guantanamo. Al Harith a également été dédommagé à hauteur d'un million de livres par les autorités britanniques. La victime du « goulag de notre temps » a pu s'offrir une très belle maison grâce à l'argent des contribuables.

Il y a quelques semaines, al Harith a fait son dernier « voyage » : il s'est fait exploser à Mossoul, en Irak, pour le compte de l'Etat islamique. Al Harith avait également été embauché par l'organisation non-gouvernementale « CAGE » (anciennement « Cageprisonniers ») dans le cadre de son témoignage préconisant la fermeture du centre de détention de Guantanamo Bay.

Des personnalités comme Vanessa Redgrave, Victoria Brittain, Peter Oborne et Sadiq Khan ont apporté leur participation aux collecte de fonds de CAGE. L'ONG a été financée par la Joseph Rowntree Trust, un fonds créé par le magnat du chocolat du même nom, et par la Fondation Roddick, l'association charitable d'Anita Roddick. Al Harith fut même invité au Conseil de l' Europe pour témoigner contre Guantanamo.

L'histoire d'Al Harith révèle la profondeur d'un des plus gros scandales européens : les djihadistes utilisent les prestations d'aide sociale versées à tous depuis le berceau jusqu'à la mort pour financer leur « guerre sainte ». L'Europe leur a tout donné : emploi, logement, aide sociale, allocations familiales, assurance chômage, prestations d'invalidité, aide financière d'urgence. Mais, les extrémistes musulmans considèrent l'État-providence - ou « Dependistan », ainsi que Mark Steyn l'a surnommé -, non comme un geste de solidarité, mais comme un signe de faiblesse. Ils trouvent juste que l'Europe participe à sa propre destruction et n'ont aucun respect pour elle. De Marseille à Malmö, de nombreux enfants musulmans ont été éduqués dans le mépris de ces sociétés qui leur ont fait une vie si confortable. La plupart des islamistes en Europe vivent ainsi sur les prestations de solidarité de nations qu'ils ont juré de détruire.

Il y a quelques jours, la presse du Danemark a révélé que le gouvernement danois a remboursé les dépenses de santé et d'invalidité d'extrémistes musulmans partis en Syrie pour l'Etat islamique. « C'est un énorme scandale que l'argent de la caisse de prévoyance sociale du Danemark soit allé à des personnes parties en Syrie », a déclaré le ministre de l' emploi Troels Lund Poulsen. Les terroristes qui ont frappé Paris et Bruxelles ont également utilisé le généreux système de protection sociale britannique pour financer leur djihad. Un procès qui a eu lieu au Royaume - Uni a récemment révélé que Mohamed Abrini, connu comme « l'homme au chapeau » de l'attaque meurtrière à l'aéroport de Bruxelles, a touché 3.000 £ de prestations sociales avant s'envoler en direction de Paris, puis de disparaître.

Ce n'est pas la première fois que le rôle de l'État-providence est mis en valeur dans l'infrastructure islamique de la terreur :

La famille d'Omar Abdel Hamid el Hussein, le terroriste qui a tué deux personnes à Copenhague en février 2015, était éligible aux programmes d'aide sociale danois.

  • L'islamiste britannique Anjem Choudary, condamné pour avoir recruté des djihadistes pour le compte de l'État islamique, a exhorté les fidèles à quitter leur travail et à vivre aux crochets de l'assurance chômage pour guerroyer à plein temps contre les «infidèles». Choudary lui-même a empoché £25,000 par an en prestations sociales.

  • En Allemagne, quand le journal Bild a analysé le cas des 450 djihadistes allemands partis en Syrie, il a découvert que plus de 20% d'entre eux bénéficiaient de prestations sociales.

  • Aux Pays-Bas, le djihadiste Khalid Abdurahman est apparu dans une vidéo de l'Etat islamique face à cinq têtes fraichement coupées. Le journal néerlandais Volkskrant a révélé qu' Abdurahman avait été déclaré « inapte au travail » et indemnisé pour un traitement contre la claustrophobie.

Le système de protection sociale en Europe a développé une toxine culturelle dans un sous-prolétariat musulman improductif et plein de ressentiment qui vit dans des enclaves séparées telles que les banlieues de Paris ou le « Londonistan ». Pétris d'une certitude religieuse qui va de pair avec leur haine idéologique de l'Occident, dispensés de l'obligation de s'assimiler aux valeurs et normes qui ont cours en Europe, nombre de musulmans européens se perçoivent comme les outils de destruction d'une civilisation épuisée.

 

Muhammad Shamsuddin, un islamiste londonien de 39 ans, a été filmé dans un documentaire intitulé « Les Djihadistes du coin de la rue ». Shamsuddin, divorcé et père de cinq enfants vit des aides publiques et affirme qu'il est dans l'incapacité de travailler en raison d'un « syndrome de fatigue chronique ». Il a été filmé en train de prêcher la haine contre les non-musulmans dans les rues en Grande Bretagne. (Image source: Channel 4 video screenshot)

Les politiques publiques devraient se donner pour objectif de sortir les gens de l'aide sociale - souvent considérée comme un frein à la recherche d'emploi – pour les orienter vers plus de responsabilité individuelle. Des limites légales devraient être instituées à l'octroi des aides sociales : achat de drogues illicites, jeu, terrorisme ou, comme la liberté d'expression est limitée en Europe, incitation au terrorisme. Il est possible de créer et affiner une telle liste. Le non-respect de ces limites pourrait entraîner la perte des avantages sociaux. Cela contribuerait à lutter contre la ghettoïsation et l'islamisation des musulmans d'Europe.

Qui profite de la situation ? La démocratie ou l'extrémisme islamiste ? Le cycle de l'aide sociale et du djihad doit être stoppé. Maintenant.

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15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 13:48
  • En 1990, la « loi Gayssot » a été adoptée, stipulant que « toute discrimination fondée sur l'appartenance ethnique, la nationalité, la race ou la religion est interdite ». Depuis lors, la loi a été utilisée pour criminaliser toute critique de la délinquance arabe et africaine, toute question sur l'immigration venue du monde musulman, toute analyse négative de l'islam. De nombreux auteurs ont été condamnés à une amende, et la plupart des livres « politiquement incorrects » sur ces sujets ont disparu des librairies.

  • Le gouvernement français a demandé aux médias d'obéir strictement à la « loi Gayssot ». Il a également demandé que les manuels d'histoire soient réécrits pour inclure des chapitres sur les crimes commis par l'Occident contre les Musulmans et sur la « contribution essentielle » de l'islam à l'humanité. Tous les manuels d'histoire sont « islamiquement corrects ».

  • Dans les hôpitaux, des Musulmans demandent de plus en plus à être traités par des médecins musulmans, et refusent que leurs épouses soient examinées par des médecins de sexe masculin.

2 février 2017: Une zone de non droit dans la banlieue Est de Paris. Des policiers en patrouille entendent des cris. Ils décident d'intervenir. Un jeune homme les insulte. Ils décident de l'arrêter. Il les frappe. Un combat a lieu. Le jeune homme accuse un policier de l'avoir violé avec une matraque. Une enquête policière établit rapidement que le jeune homme n'a sans doute pas été violé. Mais c'est trop tard. Un processus toxique s'est enclenché.

Sans attendre de preuves, le Ministre de l'Intérieur dit que les policiers se sont « mal comportés ». Il ajoute que « l'inconduite de la police doit être condamnée ». Le Président français François Hollande se rend à l'hôpital pour apporter son soutien au jeune homme, et dit que celui-ci s'est conduit d'une manière « digne et responsable ». Le lendemain, une manifestation contre la police est organisée. La manifestation se transforme en émeute.

Des émeutes auront lieu pendant plus de deux semaines. Elles toucheront plus de vingt villes dans toute la France. Elles s'étendront jusqu'au cœur de Paris. Des dizaines de voitures seront incendiées. Des magasins et des restaurants seront pillés. Des bâtiments officiels et des postes de police seront attaqués.

Les policiers se sont vus demander de ne pas intervenir. Ils ont fait ce qu'on leur a dit de faire. Peu d'arrestations ont eu lieu.

 

Des policiers sont en observation tandis qu'une voiture, qui a été détruite par les émeutiers dans une banlieue de Paris, est enlevée, le 13 février 2017. (Source de l'image: capture d'écran d'une vidéo Ruptly)

 

Le calme revient lentement, mais des émeutes peuvent aisément recommencer. La France est un pays à la merci de soulèvements de grande ampleur. Ceux-ci peuvent survenir n'importe quand, n'importe où. Les dirigeants français le savent, et trouvent refuge dans la lâcheté.

Ce qui se passe est le résultat d'un processus délétère enclenché il y a cinq décennies.

Au début des années 1960, après la guerre en Algérie, le Président Charles de Gaulle a engagé le pays en direction de relations plus étroites avec les États arabes et musulmans.

Les flux de « travailleurs immigrés » venus d'Algérie, du Maroc et de Tunisie, qui avaient commencé quelques années plus tôt, se sont fortement accrus. Les nouveaux arrivants n'ont pas été incités à s'intégrer. Chacun pensait qu'ils rentreraient chez eux à la fin de leurs contrats de travail. Ils ont été installés dans la banlieue des grandes villes. L'économie était dynamique, et créait beaucoup d'emplois. Il pouvait sembler qu'il n'y aurait pas de problèmes.

Vingt ans plus tard, de sérieuses difficultés étaient devenues évidentes. Les immigrants étaient désormais des millions. Des gens d'Afrique subsaharienne avaient rejoint ceux venus des pays arabes. Des quartiers peuplés seulement d'Arabes et d'Africains s'étaient formés. La croissance économique avait ralenti et le chômage de masse s'était installé. Les immigrants qui avaient perdu leur emploi n'étaient pas rentrés chez eux, et vivaient souvent d'allocations sociales. L'intégration n'avait pas lieu. Bien que nombre des nouveaux arrivants soient devenus citoyens français, ils étaient souvent imprégnés de colère contre la France et l'Occident. Des agitateurs politiques avaient commencé à leur apprendre à détester la civilisation occidentale. Des bandes violentes de jeunes Arabes et Africains commençaient à se former. Des affrontements entre les bandes et la police se produisaient souvent. Quand un membre d'une bande était blessé par la police, les agitateurs politiques en profitaient pour inciter à davantage de violence.

La situation était difficile à contrôler. Mais rien n'a été fait pour améliorer les choses. Ce qui s'est passé a été plutôt l'inverse.

En 1984, un mouvement appelé SOS Racisme a été créé par des militants trotskistes, et a commencé à définir toute critique de l'immigration comme « raciste ». Les principaux partis de gauche ont soutenu aussitôt SOS Racisme et ont semblé penser qu'en accusant leurs opposants politiques d'être racistes, ils pourraient attirer les voix des « nouveaux citoyens ». La présence d'agitateurs islamistes, aux côtés d'agitateurs politiques dans les quartiers arabes et africains, et l'émergence de discours islamiques anti-occidentaux, ont alarmé de nombreux observateurs. SOS Racisme a immédiatement désigné ces derniers à la vindicte et les a qualifié de «racistes islamophobes».

En 1990, une loi rédigée par un député communiste, Jean-Claude Gayssot, a été adoptée. Elle stipulait que « toute discrimination fondée sur l'appartenance ethnique, la nationalité, la race ou la religion est interdite ». Depuis lors, la loi a été utilisée pour criminaliser toute critique de la délinquance arabe et africaine, toute question sur l'immigration venue du monde musulman, toute analyse négative de l'islam. De nombreux auteurs ont été condamnés à une amende, et la plupart des livres « politiquement incorrects » sur ces sujets ont disparu des librairies.

Le gouvernement français a demandé aux médias d'obéir strictement à la « loi Gayssot ». Il a également demandé que les manuels d'histoire soient réécrits pour inclure des chapitres sur les crimes commis par l'Occident contre les Musulmans et sur la « contribution essentielle » de l'islam à l'humanité.

En 2002, la situation dans le pays était devenue dramatique.

Les quartiers arabes et africains étaient devenus des « zones de non droit ». L'islam radical s'était largement répandu et des attentats islamistes avaient commencé à se produire. Des dizaines de voitures étaient incendiées chaque semaine. L'antisémitisme musulman était en hausse rapide et allaient de pair avec une augmentation des attaques anti-juives. SOS Racisme et les autres organisations anti-racistes ne parlaient pas de l'antisémitisme musulman. Craignant d'être accusées de « racisme islamophobe », les organisations chargées de lutter contre l'antisémitisme se taisaient elles aussi.

Un livre appelé Les territoires perdus de la République, dirigé par Georges Bensoussan (sous le pseudonyme « Emmanuel Brenner »), a été publié. Il décrivait la réalité. Il parlait de la haine radicale envers l'Occident chez les jeunes d'origine immigrée, et de la haine envers les Juifs chez les jeunes musulmans. Il soulignait que les « zones de non droit » étaient au bord de la sécession et ne faisaient plus vraiment partie du territoire français lui-même. Les grands médias ont ignoré le livre.

Trois ans plus tard, en octobre 2005, des émeutes ont éclaté dans tout le pays. Plus de 9 000 voitures ont été incendiées. Des centaines de magasins, de supermarchés et de centres commerciaux ont été pillés et détruits. Des dizaines de policiers ont été blessés. La tempête s'est arrêtée lorsque le gouvernement a conclu un accord avec les associations musulmanes pour ramener le calme. Le pouvoir a, alors, changé de mains.

Depuis, l'Etat peine à maintenir l'ordre en France.

Un autre livre, Une France soumise, a été récemment publié par l'homme qui avait dirigé Les territoires perdus de la République quinze ans auparavant, l'historien Georges Bensoussan. Aujourd'hui, c'est la République française en son ensemble qui est un territoire perdu.

Les « zones de non droit » ne sont plus du tout territoire français. L'islam radical et la haine de l'Occident règnent au sein des populations musulmanes et, au delà, au sein des populations d'origine immigrée. L'antisémitisme musulman rend la vie invivable pour les Juifs qui n'ont pas encore quitté la France et qui n'ont pas les moyens de déménager dans des quartiers où les Juifs ne sont pas encore menacés: les XVIe et XVIIe arrondissements de Paris; la ville de Neuilly.

Partout en France, des professeurs de lycée vont travailler avec un exemplaire du Coran pour s'assurer que ce qu'ils disent en classe ne contredit pas le livre sacré de l'Islam.

Tous les manuels d'histoire sont « islamiquement corrects ». Un tiers des musulmans français disent vouloir vivre selon la charia islamique et non selon les lois françaises.

Dans les hôpitaux, des Musulmans demandent de plus en plus à être traités par des médecins musulmans, et refusent que leurs épouses soient examinées par des médecins de sexe masculin.

Des attaques contre des policiers se produisent quotidiennement, et les policiers ont des ordres: ils ne doivent pas entrer dans les « zones de non droit ». Ils ne doivent pas répondre aux insultes et aux menaces et ne doivent pas réagir. Ils doivent fuir s'ils sont agressés. Parfois, ils n'ont pas le temps de fuir.

En octobre 2016, deux policiers ont été brûlés vifs dans leur voiture à Viry-Châtillon, au Sud de Paris. En janvier 2017, trois policiers sont tombés dans une embuscade et ont été attaqués au couteau à Bobigny, banlieue Est de Paris.

Le 2 février dernier, les policiers ont réagi. Quand un homme est devenu violent, ils n'ont pas fui. Le gouvernement français ne pouvait que les considérer comme coupables et entériner l'accusation de viol. Le policier concerné n'est sans doute pas coupable de viol, mais il est coupable d'être intervenu. Le gouvernement français a également incriminé ses collègues et les a accusé de « violence ». Ils vont tous être trainés devant les tribunaux.

Le jeune homme qui a détruit la vie des policiers n'est accusé de rien. Dans toutes les « zones de non droit », il est devenu un héros. Les grandes chaînes de télévision lui ont demandé des interviews. Il s'appelle Théodore, ou Théo. Des panneaux « Justice pour Theo » ont fait leur apparition. Des bannières portant le nom de Théo sont déployées lors de manifestations. Des émeutiers crient son nom, en alternance avec le nom d'Allah.

Quelques journalistes ont osé dire que Théo n'est pas un héros et que les « zones de non droit » sont des réservoirs de haine anti-occidentale, antisémite et anti-française prêts à exploser. Mais ces journalistes sont prudents. Ils savent qu'ils risquent des poursuites.

Georges Bensoussan, le directeur de publication des Territoires perdus de la République et d'Une France soumise, a été trainé en justice. Une plainte a été déposée contre lui par le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF), qui le poursuit pour avoir dit : « Aujourd'hui nous sommes en présence d'un autre peuple au sein de la nation française, qui fait régresser un certain nombre de valeurs démocratiques qui nous ont portés ». et « Il n'y aura pas d'intégration tant qu'on ne se sera pas débarrassé de cet antisémitisme atavique qui est tu, comme un secret ».

Des juges ont été immédiatement chargés de l'instruction. Le verdict a été rendu début mars. Bensoussan n'a pas été condamné. Le CCIF a fait appel. Bensoussan est un homme de gauche. Il est membre de « J Call », un mouvement critiquant « l'occupation israélienne de la Cisjordanie » et demandant « la création d'un Etat palestinien viable ». Mais de telles positions ne suffisent plus à le protéger. La Ligue internationale contre le racisme et l'antisémitisme (LICRA), organisation fondée en 1927 pour lutter contre l'antisémitisme, a soutenu le CCIF. Les organisations qui sont censées combattre l'antisémitisme en France s'accrochent à des fantasmes et pensent apaiser les criminels. Elles ne mentionnent jamais l'antisémitisme musulman et se joignent volontiers à la lutte contre le « racisme islamophobe » et contre des auteurs juifs comme Georges Bensoussan.

Des élections présidentielles auront lieu en France, au mois d'avril. Le Parti socialiste a choisi un candidat, Benoît Hamon, soutenu implicitement par l'UOIF (Union des organisations islamiques de France), la branche française des Frères musulmans.

L'extrême gauche et les communistes auront aussi leur candidat, Jean-Luc Mélenchon, un admirateur inconditionnel de Lénine, Hugo Chavez et Yasser Arafat, et un ennemi résolu d'Israël.

Hamon et Mélenchon obtiendront chacun sans doute environ 15% des voix.

Un troisième candidat de gauche, Emmanuel Macron, est un ancien membre du gouvernement socialiste français sous François Hollande. Pour attirer le vote musulman, il s'est rendu en Algérie et y a déclaré que la colonisation française avait été un « crime contre l'humanité ». Il a déclaré plusieurs fois que la culture française n'existe pas et que la culture occidentale n'existe pas non plus, mais a laissé entendre que la culture musulmane doit avoir « sa place » en France.

Le candidat conservateur, François Fillon, promet de lutter contre l'islam sunnite, mais a dit qu'il veut une « alliance forte » entre la France, l'Iran et le Hezbollah. Sa réputation est gravement endommagée par un scandale d' « emplois fictifs ». Il a attaqué la communauté juive de France, vraisemblablement pour obtenir des voix musulmanes, et a dit que les Juifs ne respectent pas « toutes les règles de la République ». Il a dit aussi qu'Israël représentait une « menace pour la paix mondiale ».

Marine Le Pen, candidate du Front national, pourrait sembler la plus déterminée à redresser la France, mais son programme économique est aussi marxiste que celui de Hamon ou de Mélenchon. Et elle aussi veut attirer l'électorat musulman. Elle s'est rendue au Caire il y a quelques mois pour rencontrer le Grand Imam d'al-Azhar. Comme tous les autres partis politiques français, son parti a soutenu les positions anti-israéliennes de l'ancien président américain Barack Obama, ainsi que la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l'ONU, adoptée le 23 décembre l'an dernier.

Marine Le Pen sera probablement en tête au premier tour de l'élection, mais sera presque certainement battue au second tour: tous les autres candidats se rallieront sans doute au candidat qui sera face à elle, probablement Macron, peut-être Fillon. Marine Le Pen pense que dans cinq ans la situation en France sera pire encore, et qu'elle aura alors une chance sérieuse d'être élue.

Il y a quelques mois, dans un livre qu'il venait de faire paraitre, La guerre civile qui vient, le chroniqueur français Ivan Rioufol notait : « Le danger n'est pas le Front national, qui n'est que l'expression de la colère d'un peuple abandonné. C'est le déchainement d'une idéologie apocalyptique qu'il s'agit de stopper pendant qu'il est encore temps ».

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 16:55
  • « Que l'islamophobie soit condamnée n'est pas une fin en soi ; plutôt un commencement ... » - Samer Majzoub, Forum musulman canadien proche des Frères musulmans.

  • La motion ne propose aucune définition, ni aucunes statistiques qui étayerait l'affirmation que l'« islamophobie » est un problème au Canada.

  • Personne n'a été choqué que la première motion condamnant l'islamophobie soit si rapidement suivie d'une nouvelle motion demandant des mesures gouvernementales concrètes.

L'Occident a commencé de se soumettre aux lois contre le blasphème.

Le Danemark, par exemple, vient de décider d'exhumer une poussiéreuse disposition anti blasphème. Cette disposition était certes présente dans le code pénal danois, mais n'a été utilisée que trois fois. La dernière fois remonte à 1971, soit près d'un demi-siècle. Le Procureur général du Danemark l'a réactivée pour poursuivre un homme accusé d'avoir brûlé un Coran.

En Occident, la pénalisation du blasphème est considérée depuis plusieurs siècles comme une relique du passé. Dans une société majoritairement athée, peu de gens s'offusquent de réflexions ou d'actes blasphématoires. Les chrétiens ne sortent plus leurs fusils ou leurs couteaux pour punir de présumés blasphémateurs, et les éditeurs ne se formalisent pas d'"offenser" les chrétiens.

En 1997, le service public radiophonique danois a même financé la performance d'un artiste brûlant une Bible et a diffusé l'évènement sur une chaîne de télévision nationale. Personne n'a été inculpé, même si des plaintes ont été déposées et que le procureur de l'État a enquêté sur l'affaire.

Mais aujourd'hui, un Danois fait l'objet de poursuites judiciaires Il a brûlé un Coran qui lui appartenait dans le jardin qui lui appartient et a ensuite posté la vidéo dans un groupe Facebook, « Oui à la liberté, non à l'islam ». Le texte qui accompagnait la vidéo disait, « Attention à votre voisin, ça pue quand il brûle ». Le Procureur général Jan Reckendorff a déclaré :

« Du point de vue de l'accusation, la mise à feu de livres saints tels que la Bible et le Coran implique que, dans certains cas, cela puisse être considéré comme une violation de la disposition sur le blasphème qui punit la moquerie publique ou le mépris affiché à l'encontre d'une religion. Nous considérons qu'en l'espèce, le cas exige des poursuites afin que les tribunaux prennent position sur la question. »

Le procureur général a sans doute mentionné la Bible par politesse. Personne n'a jamais été poursuivi pour l'autodafé d'une Bible au Danemark, même quand elle brûlait sur les écrans du service public de la télévision nationale. Le Coran pose clairement un problème différent.

La décision a relancé au Danemark, le débat sur l'abolition des dispositions légales concernant le blasphème - un problème récurrent.

En Norvège, les dispositions contre le blasphème ont été abolies en 2005. Un sondage effectué en janvier a indiqué que 41% des Norvégiens musulmans pensent que le blasphème doit être puni, et 7% estiment que les blasphémateurs doivent subir la peine capitale.

En Grande - Bretagne, un homme a été poursuivi et condamné pour avoir brûlé le Coran (en 2011) et plusieurs autres ont été arrêtés en 2010 et 2014.

L'application de dispositions anti-blasphème dans une Europe en grande partie postchrétienne, ramène au Moyen Age, quand le blasphème était férocement poursuivi par l'Eglise. Est-ce vraiment à cela que la société européenne moderne aspire, après des siècles de lutte pour la liberté d'expression?

Au Canada, des motions anti-islamophobie qui visent à interdire progressivement toute critique de l'islam - et qui s'inspirent des lois musulmanes sur le blasphème - sont votées. En février, le Parlement provincial de l'Ontario a adopté à l'unanimité une motion anti-islamophobie. La motion appelle le législateur à « se dresser contre toutes les formes de haine, d'hostilité, de préjugés, de racisme et d'intolérance » ; elle appelle aussi à « blâmer la marée ... croissante de la rhétorique et des sentiments antimusulmans » et à « condamner toutes les formes d'islamophobie. » Inutile de préciser qu'aucune de ces requêtes n'a été introduite pour protéger le judaïsme ou le christianisme.

En octobre 2016, le Parlement national du Canada, faisant suite à une pétition lancée par Samer Majzoub, président du Forum musulman canadien proche des Frères musulmans, a adopté à l'unanimité une motion anti-islamophobie. À l'époque, nul ne comprenait quel devait être l'objet de la condamnation : la critique de l'islam? La critique des musulmans ? Savoir si l'Etat islamique était une expression authentique de l'islam ? Personne ne savait, car personne n'avait pris la peine de définir le terme islamophobie.

 

 

Cette absence de définition n'a pas empêché Iqra Khalid, député du Parti libéral au pouvoir, d'introduire une nouvelle motion au Parlement canadien sitôt la précédente adoptée. Cette seconde motion, dite M-103, exige que « l'islamophobie » soit condamnée, mais aussi que le gouvernement élabore une approche globale pour réduire ou éliminer l'islamophobie. La motion M-103 ne définit toujours pas « l'islamophobie », ni ne fournit aucune statistique prouvant qu'un problème de ce type existe au Canada. Personne ne semble avoir été surpris que la motion condamnant l'islamophobie ait été si rapidement suivie d'une seconde motion exigeant des mesures concrètes.

Samer Majzoub, qui a été à l'origine de la première motion, a déclaré à l'occasion d'un entretien accordé au Forum musulman canadien :

« Certes l'islamophobie a été condamnée, mais ce n'est pas une fin en soi, plutôt le début ... Nous avons besoin de continuer à travailler politiquement et socialement et aussi avec la presse. Ils avaient pris l'habitude de mettre en doute l'existence de l'islamophobie, mais maintenant nous ne devons plus nous inquiéter ; tous les blocs et personnalités politiques représentés au sein de l'autorité législative suprême du Canada, reconnaissent son existence. Désormais, nous voulons que les décideurs politiques agissent, notamment les libéraux, qui ont montré une ouverture d'esprit particulière envers les préoccupations des musulmans et de toutes les ethnies ... Nous allons tous devoir travailler dur pour maintenir notre lutte pacifique, sociale et humanitaire afin que cette condamnation soit concrétisée par des politiques globales. »

L'Occident aurait-il entrepris de se charger d'une chimère inquisitoriale de type médiéval à nouveau?

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3 mars 2017 5 03 /03 /mars /2017 06:06
  • La haine d'Israël, authentique obsession scandinave, a relancé le glorieux partenariat entre les « idiots utiles » de gauche – ceux uniquement préoccupés par les problèmes d'égalité et de droits des minorités - et les islamistes, ceux uniquement préoccupés par le désir de soumettre et tuer les « infidèles ».

  • Bien que les Juifs ne représentent en Norvège que 0,003 pour cent de la population totale, Oslo est aujourd'hui la capitale mondiale de l'antisémitisme européen. Les journaux norvégiens regorgent des classiques clichés de l'antisémitisme.

  • Un festival d'Oslo a ainsi rejeté le documentaire, « The Other Dreamers » sur la vie des enfants handicapés, au prétexte qu'il était israélien. « Nous soutenons le boycott universitaire et culturel d'Israël », a écrit Ketil Magnussen, fondateur du festival.

  • Le même racisme existe en Suède. Dagens Nyheter, le plus intellectuel des journaux suédois, a publié une tribune violemment antisémite intitulée « Il est permis de haïr les Juifs ».

  • Margot Wallström, ministre des Affaires étrangères de la Suède, pense-t-elle vraiment que pour vaincre l'agression islamique, Israël doit cesser de se défendre ? La situation des Palestiniens est en effet désespérée : ils ont joui d'une pleine autonomie pendant des décennies, et le désespoir de leur situation ne peut être imputé qu'à des dirigeants corrompus qui ont délibérément maintenu leur peuple dans la misère pour mieux rejeter la faute sur Israël. Les dirigeants palestiniens ont agi comme ces parents qui mutilent leurs enfants pour en faire de « meilleurs » mendiants.

  • Le quotidien nazi Der Stürmer n'aurait pas mieux dessiné.

Le 12 Janvier, le journal norvégien Aftenposten a publié un article sur Jared Kushner, le gendre du président américain Donald Trump et son conseiller principal : Aftenposten a écrit : « le Juif Kushner aurait milité pour la nomination de David M. Friedman au poste d'ambassadeur en Israël ». Le journal a par la suite présenté ses excuses pour avoir appelé Kushner « le juif ».

Quelques semaines auparavant, le conseil municipal de Trondheim, troisième ville de Norvège, a adopté une motion demandant à ses habitants de boycotter les produits israéliens – Trondheim, est une ville qui aspire à être « délivrée d'Israël ». Peu après, le conseil municipal d'une autre ville norvégienne, Tromso, 72.000 habitants, a adopté une motion semblable. Un sondage a révélé que plus de 40% des Norvégiens boycottent déjà les produits israéliens ou sont en faveur du boycott.

Que diable se passe-t-il en Scandinavie, notamment en Norvège et en Suède, deux bastions du politiquement correct et deux champions du multiculturalisme qui, selon le Global Peace Index, sont les pays les plus « pacifiques » du monde? « La société la plus réussie que le monde ait jamais connu », comme l'a écrit The Guardian à propos de la Suède, a pourtant une face sombre : la diffamation d'Israël et l'antisémitisme.

La Suède et la Norvège manipulent l'opinion publique en ayant recours aux techniques immortalisées par George Orwell dans « 1984 » comme les « Deux Minutes de Haine ». Ces pays ont fabriqué une opinion publique qui pense aujourd'hui qu'Israël est un ennemi impitoyable de l'humanité et qui, en tant que tel, doit être démantelé sans délai.

Il y a un an, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a présenté à la Knesset, le parlement israélien, une carte mise à jour des pays amis et ennemis d'Israël. Seuls cinq pays sont ouvertement en guerre avec l'Etat juif : l'Iran, l'Irak, la Syrie, l'Afghanistan et la Corée du Nord. Ensuite, parmi les pays amis, on trouve de nombreux pays africains non-musulmans qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques avec Jérusalem. Mais la carte comprend également un pays européen qui pour la première fois a été inscrit dans le camp des pays « non-amis » d'Israël : la Suède.

La haine d'Israël est devenue une véritable obsession en Scandinavie, ou un partenariat glorieux a été noué entre les « idiots utiles » de gauche - ceux préoccupés par l'égalité et les droits des minorités - et les islamistes, principalement préoccupés par la soumission et le meurtre des « infidèles ».

Bien que les juifs ne représentent que 0,003% de la population norvégienne, Oslo est aujourd'hui la capitale mondiale de l'antisémitisme européen. Récemment, le Théâtre national norvégien a ouvert son Festival à Oslo avec un clip vidéo spectaculaire qui incitait au boycott d'Habima, le Théâtre National d'Israël, à Tel Aviv. Financé par le gouvernement et projeté pour la première fois au festival, le clip montre une actrice posant comme porte-parole du Théâtre national et appelant à un boycott du théâtre israélien. Pia Maria Rouleau a traité Israël d'Etat « basé sur le nettoyage ethnique, le racisme, l'occupation et l'apartheid ». Le ministère israélien des Affaires étrangères a répondu en disant que cette vidéo de sept minutes évoquait le « collaborationniste norvégien Vidkun Quisling et l'écrivain Knut Hamsun » (prix Nobel de littérature connu pour sa sympathie envers Hitler).

Ce clip anti-israélien n'était en rien une première. Un festival d'Oslo a ainsi rejeté un documentaire, « The Other Dreamers », sur la vie des enfants handicapés, simplement parce qu'il était israélien. « Nous soutenons le boycott universitaire et culturel d'Israël », a écrit Ketil Magnussen, fondateur du festival.

La Norvège est le pays le plus en pointe des campagnes contre Israël en Europe. Toutes les universités norvégiennes ont refusé d'accueillir une tournée de conférences d'Alan Dershowitz sur le Moyen-Orient. L'Université de Trondheim a proposé l'organisation en Norvège d'un boycott universitaire officiel contre Israël. Si cette proposition est approuvée, ce boycott sera le premier du genre dans le monde académique européen depuis le boycott des enseignants juifs par les nazis.

Le ministère norvégien des Finances a exigé que le fonds souverain norvégien, un fond qui investit les revenus pétroliers du pays dans des actions et obligations étrangères, et qui détient plus de un pour cent de la capitalisation mondiale, cède les participations qu'il détenait dans les entreprises israéliennes, comme Africa Israel Investments et Danya Cebus. Le syndicat norvégien EL & IT, qui représente les travailleurs des secteurs de l'énergie et des télécommunications, a boycotté la Histadrout, la principale centrale syndicale d'Israël.

En Norvège, l'antisémitisme infecte aussi de nombreux « intellectuels ». Johan Galtung, un sociologue surnommé le « père des études de paix », est aussi un gauchiste fier de ses déclarations antisémites et anti-israéliennes à l'Université d'Oslo. Galtung a affirmé (à tort) qu'il existe un lien entre Anders Behring Breivik, l'auteur du massacre d'Utoya en Norvège, et le Mossad.

Pendant la guerre qu'Israël a mené en 2006, contre le Hezbollah, le quotidien Aftenposten a publié un article de Jostein Gaarder, le plus célèbre écrivain norvégien et tiers-mondiste » convaincu, dans lequel il imaginait la destruction d'Israël. Gaarder, dont le roman « Le Monde de Sophie » a été traduit en 53 langues et vendu à des millions d'exemplaires, a justifié l'expulsion des juifs israéliens de leur terre. « Nous ne reconnaissons plus l'Etat d'Israël » a écrit Gaarder, comme s'il était un imam iranien.

Les journaux norvégiens regorgent des clichés antisémites les plus éculés. Une caricature parue dans Verdens Gang, le plus grand journal du pays, montrait Ehud Olmert, ex-premier ministre israélien, avec les pattes d'un animal. Dans Aftenposten, le second quotidien par le tirage, une autre caricature montre un rat en train de dévorer l'étoile de David, symbole du drapeau israélien. Un autre quotidien, Dagbladet, gloire de la gauche norvégienne, a publié une caricature qui montre des terroristes palestiniens quittant une prison israélienne dont le fronton s'orne de la devise du camp de concentration de Buchenwald: « Jeden Das Seine » (A chacun son dû).

Evelyne Zeira, médecin de l'hôpital Hadassah de Jérusalem, qui avait demandé à une chercheuse norvégienne, Ingrid Harbitz, de lui envoyer des produits permettant de développer des traitements pour les palestiniens atteints de thalassémie, une maladie du sang, s'est vue répondre que, « en raison de la situation actuelle au Moyen-Orient, elle ne livrerait rien aux universités israéliennes ». Pour elle, ni les juifs israéliens, ni même les Palestiniens, ne méritent le sang norvégien !

Le même racisme existe en Suède.

Il y a quelques jours, le Parlement suédois a remis en cause un accord commercial entre Volvo, le plus important constructeur automobile du pays, et certaines compagnies de bus israéliennes. Volvo fournit des bus qui permettent aux Israéliens établis en Judée et Samarie de rester en vie. Les écoliers juifs de ces territoires doivent en effet utiliser des bus blindés pour éviter d'être abattus et assassinés par des terroristes palestiniens. Mais Kenneth G. Forslund, président du comité parlementaire pour les affaires étrangères, a estimé que ce droit à la vie, rendu possible par les bus de Volvo, représente « une violation du droit international ». Les dockers suédois ont boycotté une semaine durant le déchargement des navires israéliens. L'époque où les navires suédois sauvaient les juifs des nazis est aujourd'hui révolue.

Mehmet Kaplan, ancien ministre du logement et du développement urbain, un musulman d'origine turque, était à bord de la « Flottille de la liberté » qui, en 2010, est partie à l'assaut du blocus de Gaza par Israël. Il a comparé Israël à un pays nazi et a appelé à la « libération de Jérusalem ». Le ministre de l'éducation, Gustav Fridolin, a été arrêté pour avoir protesté contre la barrière de sécurité qu'Israël a construite en Judée-Samarie pour protéger la vie de ses citoyens, massacrés par les kamikazes.

Récemment, la télévision publique suédoise a diffusé « L'occupation de l'esprit américain », un film conspirationniste sur le « lobby israélien » qui contrôlerait soi-disant les États-Unis. Au cours de la deuxième Intifada, un musée de Stockholm, a réimprimé la photo d'une souriante kamikaze palestinienne responsable de la mort de dizaines d'Israéliens dans un restaurant de Haïfa. La photographie était montée sur un petit bateau blanc flottant sur un bassin rempli d'un liquide rouge sang. Aftonbladet, le plus grand quotidien de Suède, a publié sous la signature de Donald Bostrom, un article qui accusait, sans aucune preuve, l'armée israélienne de prélever les organes des Palestiniens décédés.

Le Dagens Nyheter, le plus intellectuel des journaux suédois, a publié une tribune violemment antisémite intitulée « Il est permis de haïr les Juifs ». Dans cette tribune, l'historien Jan Samuelson explique que jusqu'à ce qu'Israël mette fin à « l'occupation » des territoires, la haine pour l'Etat juif est justifiée. L'article ne tenait aucun compte du fait que les Jordaniens s'étaient emparés illégalement de ces territoires au cours de la guerre qu'ils ont déclaré à Israël en 1948 ; ni qu'en 1967, Israël n'a fait que libérer sa propre terre d'une occupation jordanienne illégale.

Après l'élection de Trump, le quotidien Dagens Nyheter a publié un dessin antisémite, qui montrait le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le nouveau président américain élu portés en triomphe par un Juif orthodoxe, un membre du Ku Klux Klan et un homme en armes revêtu du drapeau israélien. Le quotidien nazi Der Stürmer n'aurait pas mieux dessiné.

Après les massacres du 13 Novembre 2015 à Paris, la ministre suédoise des affaires étrangères,Margot Wallström, a déclaré que « pour lutter contre la radicalisation au Moyen-Orient, il fallait revenir à la situation qui précède le moment ou les Palestiniens ont vu qu'il n'y avait pas d'avenir pour eux, qu'il leur était demandé d'accepter une situation désespérée et contre laquelle il n'y avait qu'un seul recours, la violence ».

Wallström a-t-elle voulu expliquer que pour vaincre l'agression islamique, Israël devait baisser les bras et se rendre ? La situation des Palestiniens parait en effet désespérée, mais la pleine autonomie dont ils jouissent depuis des décennies, fait que ce désespoir ne peut être imputé qu'à leurs dirigeants corrompus et cyniques, lesquels ont délibérément maintenu leur peuple dans la misère afin de pouvoir en rejeter le blâme sur Israël. Les personnes qui mutilent leurs propos enfants pour en faire de « meilleurs » mendiants, n'agissent pas autrement.

Pendant ce temps, la synagogue de Trondheim est sans doute le bâtiment le mieux protégé de Norvège, et les Juifs de la ville suédoise de Malmö vivent en état de siège. Vidkun Quisling, le collaborationniste nazi, aurait été fier de ses héritiers, même si maintenant ceux-ci s'autoproclament « progressistes ».

En janvier 2009, la populace arabe de Malmö a agressé des manifestants juifs avec des bouteilles, des œufs et des grenades fumigènes. La police a repoussé les juifs qui avaient le droit de manifester dans une contre allée.

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28 février 2017 2 28 /02 /février /2017 14:01

Le bel Avenir Démographique de l'Islam en France

  • La population musulmane de France pourrait rapidement atteindre 15-17 millions de personnes, mais seule une modification de la loi interdisant la collecte officielle des données ethniques permettrait de préciser ce chiffre.

  • Les données sur les immigrants actuels ne tiennent pas compte de la population musulmane qui a immigré en France en provenance d'Afrique du Nord dans les années 1960 et au début des années 1970. Combien étaient-ils ? Un million ? Deux ? Personne ne sait exactement. Pour les démographes, les petits-enfants et arrière-petits-enfants de ces immigrants ne sont plus considérés comme des immigrants. Ces musulmans demeurent sous le radar des statistiques.

De temps en temps, l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) fournit un aperçu de la composition ethnique de la société française. L'étude « Etre né en France d'un parent immigré », publiée en février 2017, est l'un de ces aperçus.

Comme chaque fois lorsqu'il s'agit d'immigration, l'étude Insee ne propose qu'une vue partielle qui laisse sur sa faim. Une brochette de chiffres qui répondrait à l'éternelle question (que personne n'ose jamais réellement poser de crainte de commettre un délit) - combien-y-a-t-il de musulmans en France? - serait perçue comme discriminatoire et scandaleuse.

« Le modèle d'intégration » à la française – on se marie avec un indigène de l'Hexagone, on observe comment cet indigène se comporte, on l'imite et on devient Français – ayant cessé de fonctionner avec l'arrivée en masse des musulmans depuis cinquante ans, l'appareil statistique tricolore aurait dû s'enrichir de données quelque peu ethniques. Il n'en a rien été. Au contraire même pourrait-on dire. Par exemple, poser des questions sur la population sub-saharienne, son niveau d'éducation, le type d'emploi occupé, sa pratique religieuse, le nombre de fois où les hommes se rendent à la mosquée sur une année – ou en prison -, le type d'union matrimoniale qu'ils contractent... bref, cette curiosité-là est interdite.

L'étude sur les enfants de migrants nés en France fournit néanmoins quelques informations révélatrices. En 2015, 7,3 millions de personnes nées en France avaient au moins un parent immigré (11% de la population). Sur ces 7,3 millions de personnes, 45% sont d'origine européenne, enfants d'immigrants arrivés en France en provenance de l'Espagne (8%) ou en Italie (12%) dès les années 1930, ou du Portugal dans les années 1970. Bien que l'étude ne le précise pas, on peut supposer que ces personnes sont d'origine chrétienne.

Le second groupe en importance est composé d'Africains. 42% des 7,3 millions d'enfants nés en France d'un parent immigré sont originaires d'Afrique du Nord - Algérie (15%), Maroc (11%), Tunisie (5%) - et d'Afrique sub-saharienne (11%). L'étude ne le précise pas mais ils sont vraisemblablement massivement musulmans.

Un autre groupe, les enfants de migrants turcs, représente 4% des 7,3 millions d'enfants de migrants recensés par l'Insee. Originaires d'Asie, ils ne sont donc pas inclus dans le groupe africain. Ils n'en sont pas moins musulmans.

La conclusion s'impose donc, au sein des enfants de migrants le groupe musulman - 46% - est un peu plus important que le groupe chrétien - 45% -. Les 9% restants sont originaires d'Asie orientale ou d'Amérique.

Le groupe musulman est aussi infiniment plus jeune que le groupe européen.

 

L'étude de l'Insee « Etre né en France d'un parent immigré », publiée en février 2017 permet d'entre-apercevoir la réalité démographique ethnique de la France.

 

Michèle Tribalat, démographe, a regretté sur le site Atlántico que l'Insee n'ait pas publié de données sur au moins deux générations (enfants et parents issus de l'immigration). Mais, a-t-elle dit, il n'est pas difficile de reconstituer la chose.

« Si l'on ajoute les deux générations (immigrés et enfants d'immigrés), cela donne un total de 13,5 millions, soit 20,4 % de la population. On a donc un peu plus d'un habitant sur cinq d'origine étrangère sur deux générations en 2015. »

Interrogée par Gatestone pour savoir comment elle obtient ces 13.5 millions de migrants et d'enfants de migrants, Michelle Tribalat répond :

« Très simple. J'ai ajouté le nombre de migrants effectivement recensés en 2015 (6,2 millions) aux 7,3 millions d'enfants d'immigrants de l'Insee, et l'on obtient 13,5 millions de personnes. »

Dans son article d'Atlantico, Michèle Tribalat explique aussi que l'évolution des chiffres compte plus que la simple photographie des données sur la seule année 2015. Notre démographe rappelle ainsi qu'elle a elle-même fourni des estimations de ce taux de croissance, en prenant des points de repère sur les années 1986, 1999 et 2011. Ce qui donne des taux de croissance incroyablement rapides du nombre de migrants sur deux générations : les 13,2 millions de migrants de 2015 (20,5% de la population métropolitaine (hors territoires et départements français d'outre - mer), étaient un million de moins (12,1 millions) en 2011 et quatre millions de moins (9,8 millions) en 1999.

« La population d'origine étrangère sur deux générations aurait donc augmenté de 9 % entre 2011 et 2015, contre 2,6 ‰ seulement pour les natifs au carré » écrit Michèle Tribalat. Les natifs au carré sont l'expression choisie par la démographe pour désigner les Français nés en France de parents eux-mêmes Français. Et ces natifs au carré n'ont augmenté que de 2,6 pour mille (‰) sur la même période.

En d'autres termes, la population française n'a augmenté sur la période 1999 -2015 que sous la seule pression de l'immigration.

Mais quelle immigration ? Chrétienne et européenne ou musulmane et originaire d'Afrique et d'Asie ?

Michèle Tribalat ne pose pas franchement la question et par conséquent n'y répond pas. Elle donne néanmoins une indication.

« La population d'origine subsaharienne est celle qui croit le plus rapidement. En quatre ans (2015-2011), sur deux générations (immigrés, enfants d'immigré(s)) elle aurait ainsi augmenté de 43 %. Elle est extrêmement jeune. 80 % des enfants d'immigrés subsahariens ont moins de 25 ans en 2015. »

Autrement dit, compte tenu de l'extrême jeunesse de la population d'origine subsaharienne, nous sommes à la veille d'un baby-boom de cette population quand elle sera elle-même en âge de se marier et de procréer.

L'idée que le dynamisme démographique français provient de la seule immigration et surtout de la seule immigration musulmane est confirmée par une autre étude Insee, Démographie des descendants d'Immigrés), publiée en 2014.

« On constate de grandes disparités dans l'accroissement de la population de descendants suivant l'origine. La population originaire d'Europe est quasi stable. En revanche, la population d'origine turque ou des pays d'Afrique hors Maghreb croît sur un rythme extrêmement rapide (qui conduirait à un doublement en moins de 10 ans s'il se maintenait)... (souligné par l'auteur)

« ... l'indicateur conjoncturel de fécondité des femmes nées en Turquie est d'environ 3, comme pour les femmes nées en Afrique hors Maghreb. Il est plus proche de 3,5 pour les femmes nées au Maghreb, tandis qu'il n'est que de 2 pour les femmes nées en Europe, notamment en France ».

L'Insee ajoute que la fécondité des femmes immigrées, une fois qu'elles sont installées en France, rejoint assez rapidement la fécondité des natives au carré et donc que le nombre de leurs enfants baisse en l'espace d'une génération. Mais comme le rythme migratoire ne faiblit pas et n'est pas freiné par une quelconque politique de contrôle, l'accroissement démographique reste significatif en raison du nombre des nouveaux arrivants.

En d 'autres termes, si la population musulmane (toutes origines confondues) est estimée aujourd'hui aux environs de 6 millions de personnes, elle pourrait atteindre 12 millions d'ici 2020-2025.

Ces chiffres ne prennent naturellement pas en compte la population musulmane arrivée en France au début des années 1960 en provenance d'Afrique du Nord. Combien étaient-ils exactement ? Il semble qu'un peu plus de un million de maghrébins aient été recensés à la fin de 1979. Ces personnes ont ensuite bénéficié du regroupement familial et fait venir leurs femmes et enfants en France quand ils en avaient. Leurs enfants ont ensuite fait des enfants et sont eux-mêmes devenus grand parents, si bien que leurs descendants sont comptabilisés aujourd'hui comme des Français au carré. Ils sont musulmans, mais sous les radars statistiques.

Bien entendu, toute estimation est sujette à caution. Mais rien n'interdit de penser que, à horizon 2025, la France compte une population musulmane proche de 15 à 17 millions de personnes. Seules des statistiques ethniques menées sur une base scientifique, celle du recensement, pourraient permettre de vérifier ces estimations « à la louche ».

Ces questions ne sont jamais abordées directement en France, surtout en période électorale pré-présidentielle. Elles ne sont pas politiquement correctes. Mais compte tenu de la réislamisation galopante des Français musulmans, des tensions ethniques très fortes qui existent dans les métropoles, ces questions migratoires sont d'une brulante actualité et pèsent en faveur du vote Marine Le Pen.

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21 février 2017 2 21 /02 /février /2017 01:48

Turquie: Purge Record à l'Université

    • En 2016, la Turquie s'est classée en tête des pays qui ont le plus massivement attenté aux libertés sur une liste de 195 pays, indique Freedom House.

    • La purge orchestrée par Erdogan au sein du monde académique est 38 fois plus importante que celle organisée par les généraux après le coup d'Etat militaire de 1980.

  • Selon les données compilées par Turkey Purge (Purge Turque), PEN International, le Comité pour la protection des journalistes et le Centre de Stockholm pour les libertés, 128 398 personnes ont été licenciées, et 91.658 autres sont détenues.

  • Pire, ni les universitaires purgés, ni leurs étudiants n'ont été autorisés à manifester pacifiquement. Toute tentative d'élever une protestation comme ce fut le cas le 10 février dernier à l'École des sciences politiques d'Ankara se heurte à un mur de policiers et finit écrasée.

  • Toutes les libertés vous sont autorisées pour autant que vous êtes un islamiste pro-Erdogan.

Près de trois siècles plus tard – en paraphrasant à peine la célèbre remarque de l'historien Shelby Foote - « une université turque, ces jours -ci, est un ensemble de bâtiments regroupés autour d'une petite bibliothèque, d'une mosquée et de salles de cours nettoyées de tous les enseignants indésirables. »

La « Grande Purge turque » initiée par le gouvernement autocratique islamiste du président Recep Tayyip Erdogan à la suite du coup d'Etat manqué de juillet 2016 a surpris par son ampleur. Mais il ne fallait pas s'étonner. Le putsch manqué a donné au gouvernement Erdogan une occasion en or pour justifier sa répression contre toutes les formes de dissidence. Il ne faut pas s'étonner qu'Erdogan, le soir même du putsch, ait déclaré : « Cette [tentative de coup d' Etat] est un don de Dieu ».

Dans son rapport annuel « Freedom in the World » (Liberté dans le monde), intitulé « Populistes et autocrates : une double menace pour la démocratie mondiale », l'association Freedom House, basée à Washington, a déclaré le 31 Janvier que la Turquie, en 2016, se situait en tête des pays qui ont le plus sévèrement attenté aux libertés sur 195 pays. Le score global de la Turquie a chuté de 15 points pour atteindre 38 sur une échelle de 100 (le plus libre) – elle se situe en 53ème position dans le rapport 2016. La Turquie a toutefois réussi à maintenir son statut de pays « partiellement libre » au chapitre « libertés » aux côtés de 59 autres pays. « [Une] tentative de coup d'Etat en juillet ... a conduit le gouvernement à déclarer l'état d'urgence et à procéder à des arrestations massives, des licenciements en série de fonctionnaires, d'universitaires, de journalistes, de personnalités de l'opposition, et d'autres personnes considérées comme des ennemis », peut-on lire dans le rapport.

Le ministre de l'Education Ismet Yilmaz a déclaré que 33,065 enseignants, éducateurs et membres du personnel administratif ont été démis de leur fonction. Sur ce nombre, 3855 personnes ont été arrêtées au titre de la lutte contre le « terrorisme ».

Dans les universités turques, la situation n'est guère plus brillante. La plupart des présidents d'université nommés par Erdogan, se sont fermement alignés sur la politique du parti et ont entrepris d'éjecter les universitaires qu'ils considèrent comme des « adversaires politiques d'Erdogan ».

Au lendemain du coup d'Etat militaire du 12 Septembre 1980 (le troisième coup d'Etat militaire de la Turquie moderne), les généraux ont promulgué le décret n°1402, qui a démis de leurs fonctions 120 chercheurs et enseignants au sein des universités. Par comparaison, le 7 Février, le gouvernement « civil » de la Turquie a publié un décret qui a purgé 330 chercheurs des universités. Au total, la purge menée par Erdogan dans le secteur public a touché environ 100.000 fonctionnaires, dont près de 5000 chercheurs et universitaires. En d'autres termes, la purge académique d'Erdogan s'est révélé être 38 fois plus massive que celle pratiquée par les généraux au lendemain de leur coup d'Etat de 1980. Selon les données compilées par Turkey Purge, PEN International, le Comité pour la protection des journalistes et le Centre de Stockholm pour la liberté, 128 398 personnes ont été licenciées, et 91.658 sont toujours en détention.

Pire, ni les universitaires qui ont été purgés, ni leurs étudiants n'ont été autorisés à manifester pacifiquement. Leur tentative d'esquisser une protestation, comme ce fut le cas le 10 février dernier à l'École des sciences politiques d'Ankara, s'est heurtée à un mur de policiers et a été écrasée. Dans la bagarre, les policiers ont attaqué la foule ; nombre de manifestants ont été blessés, molestés, certaines personnes emprisonnées par leurs robes ont été traînées sur le sol.

Un des purgés, Yuksel Taskin, professeur dans un département de journalisme à Istanbul, a tweeté : « Il s'agit d'un « nettoyage » politique pur et simple. Mais ma conscience est claire. Que mes élèves le sachent jamais, jamais je n'irai me prosterner... ! »

 

« Le professeur Yuksel Taskin, d'un département de journalisme à Istanbul, a tweeté : « Il s'agit d'un « nettoyage » politique pur et simple. Mais ma conscience est claire. Que mes élèves le sachent jamais, jamais je n'irai me prosterner... ! » (Image source: Hakan YÜCEL video screenshot)

 

Emre Tansu Keten, de la même école, a écrit : « Je suis tout simplement fier d'être dans la même liste que mes collègues plus âgés et expérimentés qui sont éjectés en raison de leurs opinions ».

Le journaliste turc Yavuz Baydar a commenté :

« Chaque décret de plus fait de la Turquie un pays qui ressemble chaque jour davantage à l'Allemagne des année 1930, et cela aboutit à chasser les élites hors du pays. Nous savons désormais avec certitude que nos élites académiques « purgées » n'auront plus jamais aucune possibilité de trouver du travail et de vivre décemment et dans l'honneur ».

Baydar n'est pas le premier à exprimer l'idée d'une similarité entre la Turquie et l'Allemagne nazie. Melih Kirlidog, un chercheur turc spécialiste de la censure sur Internet et de la surveillance, a déclaré : « l'atmosphère au sein de laquelle nous vivons ne doit pas être très différente de celle qui régnait en Allemagne en 1933. »

Le célèbre romancier turc Zulfu Livaneli, emprisonné à plusieurs reprises pendant le coup d' Etat de 1971 en Turquie, affirme lui aussi que la comparaison est justifiée : « Certains [universitaires] résistent, d'autres collaborent avec le régime afin de poursuivre leur travail, et le reste ferme les yeux et se tait ».

A son arrivée au pouvoir en novembre 2002, Erdogan avait promis de faire de la Turquie un pays libre débarrassé de la tutelle militaire. Depuis lors, il a apprivoisé l'establishment militaire laïque. Et sa vision islamiste d'une Turquie « terre des libertés » ne s'est que partiellement matérialisée : toutes les libertés vous sont acquises - aussi longtemps que vous êtes un islamiste pro-Erdogan.

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18 février 2017 6 18 /02 /février /2017 17:21

Ce que ne comprend pas l'Occident, c'est que l'islam admet que le contrôle du gouvernement a une place centrale en islam et que les musulmans doivent, tôt ou tard, exiger de vivre sous un gouvernement islamique.

  • La plupart des gens dans le monde ne comprennent pas qu'une grande partie des médias américains a lancé une guerre de propagande contre l'Administration Trump, tout simplement parce qu'il désigne le djihad islamique et préférerait que ce soit une Amérique forte et prospère qui soit le chef de file mondial plutôt que de voir une dictature, laïque ou théocratique, jouer ce rôle.

  • L'islam affirme être une religion abrahamique mais, en réalité, l'islam est apparu six cents ans après le Christ, non pas pour soutenir la Bible mais pour la discréditer, non pas pour coexister avec les « peuples du livre », les juifs et les chrétiens, mais pour les remplacer, après après les avoir accusés de falsifier délibérément la Bible.

  • L'islam a été créé en tant que rébellion contre la Bible et ses valeurs et il compte sur des mesures gouvernementales pour ce faire.

  • L'islam politique et légal (la charia) est bien plus qu'une religion. Le premier amendement est-il un pacte suicidaire ?

Le Représentant démocrate (Minnesota) Keith Ellison a déclaré que l'interdiction de quatre-vingt dix jours pour une immigration venant de sept pays à majorité musulmane, par le Président Donald Trump, est « une interdiction fondée sur la religion » et que « s'ils peuvent interdire les musulmans, pourquoi ne pourraient-ils pas interdire les mormons. » Ce qui est devenu la position du parti Démocrate et des principaux médias et a non seulement influencé le public américain mais a aussi convaincu la plus grande du monde que l'Amérique est « mauvaise ». Comment pouvons-nous blâmer le monde et même une grande partie des citoyens américains de haïr l'Amérique quand de telles accusations fallacieuses et mensongères sont diffusées dans le monde par des responsables américains et passent sur des chaînes de télévision américaines ?

La plupart des gens dans le monde ne comprend pas qu'une grande partie des médias américains a lancé une guerre de propagande contre l'Administration Trump, tout simplement parce qu'il désigne le djihad islamique et préférerait que ce soit une Amérique forte et prospère qui soit le chef de file mondial plutôt que de voir une dictature, laïque ou théocratique, jouer ce rôle. Il a été candidat Républicain ; les Démocrates et les médias principaux refusent de participer à un débat respectueux et légitime sur la menace la plus cruciale du vingt et unième siècle contre la civilisation occidentale : l'islam. La vérité est devenue sans importance, les gens semblent préférer une lutte politique acharnée pour retourner l'opinion publique contre l'Administration Trump et,sans doute, élire les démocrates pour toujours. C'est ainsi que le système est configuré.

Les débats politiques à la télévision sont devenus extrêmement frustrants, ils sont devenus des foires d'empoigne où volent des insultes et ils n'ont rien d'instructif. Les animateurs de télévision deviennent souvent des instigateurs et des participants de ces foires d'empoigne. Il semble que leur raisonnement est que plus on crie, plus le programme sera attractif. Pendant ce temps-là, tout le monde parle en même temps, le téléspectateur ne peut entendre personne et le programme est des plus ennuyeux.

En vertu de la constitution des États-Unis, la liberté de culte est protégée et l'islam a été accueilli en Occident comme étant l'une des trois religions abrahamiques. Selon les valeurs occidentales et la manière dont l'Occident comprend ce mot, la « religion » est censée être une relation personnelle avec Dieu dans laquelle le libre arbitre est de la plus grande importance. Le croyant n'a d'autorité que sur lui-même en ce qui concerne les lois religieuses ou les péchés passibles de châtiments, comme le fait de quitter la religion ou d'être coupable d'adultère, ce qui est tout à fait différent des lois pénales dont le but est de protéger la société. Les valeurs occidentales laissent aussi les croyants d'une religion donnée libres de faire du prosélytisme, mais sans jamais avoir recours à des mesures gouvernementales.

Pour conclure, la définition occidentale de la religion est en harmonie avec les valeurs bibliques des droits humains à la vie, la liberté et la recherche du bonheur et selon lesquelles tous les êtres humains sont créés comme étant égaux d'après la loi. Une valeur occidentale fondamentale est de considérer que Dieu, la famille et le pays sont des priorités.

Comparons maintenant ces valeurs aux valeurs islamiques :

  1. Les citoyens musulmans ont le droit de punir d'autres citoyens en utilisant des peines humiliantes, rigoureuses, cruelles et inusitées telles que la mort, la flagellation et l'amputation pour avoir péché contre Allah, le Coran ou l'islam. Parmi ces « crimes », quitter l'islam, être homosexuel ou être coupable d'adultère. Et si le gouvernement islamique n'applique pas de tels châtiments, tout musulman dans la rue a le droit d'appliquer ces peines et ne sera pas poursuivi. C'est pour cette raison que les apostats, tels que moi, ne peuvent se rendre dans aucun pays musulman : ce n'est pas seulement de gouvernements islamiques que l'on doit avoir peur mais de n'importe qui dans la rue.

  2. Être musulman, cela ne signifie pas avoir une relation personnelle avec Dieu, comme c'est le cas avec la Bible, mais c'est appliqué par l'État à la naissance. Quand un enfant naît en Égypte, avec un père musulman, un cachet portant la mention « musulman » est apposé sur le certificat de naissance ainsi que sur tous les documents fournis par le gouvernement. Un enfant doit apprendre les sciences islamiques à l'école et pratiquer l'islam toute sa vie. En Égypte, les jumeaux d'une mère divorcée chrétienne ont été contraints de faire des études islamiques simplement parce que leur père chrétien s'était converti à l'islam. Aujourd'hui, je suis toujours considérée comme musulmane en Égypte et ce statut ne pourrait jamais changer si jamais je retournais y vivre un jour.

  3. La loi et les dirigeants islamiques comptent sur les mesures gouvernementales, avec la menace de la peine de mort, pour que les musulmans ne quittent pas l'islam et pour convertir la minorité chrétienne à l'islam. La loi islamique de la charia oblige les États islamiques à appliquer les lois religieuses et si le chef d'État musulman refuse de suivre les lois religieuses, la charia permet au public d'utiliser la force et de chasser le chef d'État du pouvoir.

  4. L'islam affirme être une religion abrahamique mais, en réalité, l'islam est apparu six cents ans après le Christ, non pas pour soutenir la Bible mais pour la discréditer, non pas pour coexister avec les « peuples du livre », les juifs et les chrétiens, mais pour les remplacer, après après les avoir accusés de falsifier la Bible délibérément. L'islam a été créé en tant que rébellion contre la Bible et ses valeurs et il compte sur une mise en œuvre gouvernementale pour ce faire.

Les principes ci-dessus ne sont que certaines des différences dans les valeurs entre l'islam, la Bible et le concept occidental de la religion. Ce que ne comprend pas l'Occident est que l'islam admet que le contrôle du gouvernement a une place centrale en islam et que les musulmans doivent, tôt ou tard, exiger de vivre sous un gouvernement islamique. Ce qui pourrait expliquer la violence perpétuelle dans presque tous les pays musulmans, avec les gouvernements aux mains d'une théocratie religieuse ou des militaires. L'islam, tel qu'il est pratiqué aujourd'hui, a violé toutes les définitions occidentales de la religion et des valeurs.

L'islam politique et légal (la charia) est bien plus qu'une religion. Le premier amendement est-il un pacte suicidaire ?

(Source de l'image : Brent Payne/Flickr)

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11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 18:01

Les détracteurs de la politique d'immigration dite de la porte ouverte en Allemagne ont lancé une alerte : l'afflux de musulmans – plus de six millions en 2016 pour la première fois – a modifié la face du pays à jamais.

  • Pour inverser le déclin démographique de l'Allemagne, le prix à payer semble être l'islamisation du pays sous couvert de multiculturalisme.

  • Avec un taux de fécondité de 1,6 enfant par femme, bien inférieur au taux de remplacement (2,1), l'Allemagne aura besoin de 300.000 migrants par an pour stabiliser sa population au niveau actuel d'ici 2060, indique le rapport.

  • « Nous importons l'extrémisme islamique, l'antisémitisme arabe, les conflits d'autres peuples, ainsi qu'une perception différente de la société et du droit. Les services de sécurité allemands sont incapables de faire face à ces problèmes de sécurité importés aussi bien qu'aux réactions en retour de la population allemande. » – Fuite d'un rapport des services de renseignement.

  • Il y a un peu plus d'une décennie, l'historien Bernard Lewis avait prédit que si les tendances migratoires actuelles se poursuivaient, l'Europe serait islamisée d'ici la fin du 21e siècle. Les élites politiques de l'Allemagne sont à l'avant-garde de la réalisation de cette prédiction.

L'Allemagne devra absorber 300.000 migrants par an au cours des 40 prochaines années si elle souhaite enrayer le déclin de la population, indique un rapport gouvernemental qui a fuité dans la presse.

Ce document, dont les principaux éléments ont été publiés par le Rheinische Post du 1er février 2017, révèle que le gouvernement allemand table sur une immigration de masse permanente - vraisemblablement en provenance d' Afrique, d' Asie et du Moyen-Orient - pour maintenir la population allemande à sa taille actuelle (82,8 millions) jusqu'en 2060.

Le rapport explique que la décision de la chancelière Angela Merkel d'accueillir 1,5 million de migrants, musulmans pour la plupart, entre 2015 et 2016 n'a pas été un beau geste humanitaire, mais une initiative calculée pour conjurer le déclin démographique de l'Allemagne et préserver l'Etat providence allemand.

Si la plupart des migrants qui arriveront en Allemagne au cours des quarante prochaines années sont en provenance du monde islamique, la population musulmane de l'Allemagne pourrait atteindre 20 millions de personnes et représenter plus du quart de la population allemande en 2060.

Les détracteurs de la politique d'immigration dite de la porte ouverte en Allemagne ont lancé un avertissement : l'afflux de musulmans – pour la première fois leur nombre est supérieur à six millions en 2016 - a d'ores et déjà modifié la face du pays à jamais.

L'immigration de masse a entrainé la montée de l'islam en Allemagne, comme en témoigne la prolifération des no go zones, des tribunaux de la charia, de la polygamie, des mariages d'enfants et des crimes d'honneur. La migration de masse a également généré diverses formes de chaos social, comme des attaques djihadistes, une épidémie de viols, une crise de santé publique, une hausse de la criminalité et une ruée des citoyens sur les armes d'autodéfense sans parler de la fuite hors d'Allemagne d'Allemands nés en Allemagne.

Le gouvernement n'a pas révélé comment il a prévu d'intégrer les millions de musulmans qu'il s'apprête à inviter au sein de la société allemande. Mais le prix à payer pour pallier le déclin démographique semble être l'islamisation de l'Allemagne, sous couvert de multiculturalisme.

 

Entreposer l'ancien, faire place au nouveau...

 

Un précédent rapport de l'Office fédéral de la statistique (Destatis), prévoyait que la population allemande chuterait de 82 millions à 73 millions d'habitants d'ici 2060 – et même à 67,6 millions d'habitants selon scénario pessimiste. Cette estimation est en cours de révision, et les prévisions sont en train d'être recalculées pour tenir compte de l'immigration, des taux de natalité et de l'espérance de vie.

Selon des estimations préliminaires de Destatis, la population allemande a augmenté, en raison de la migration nette positive (plus d'entrants que de sortants) de 1,14 millions de personnes en 2015, et de 750 000 autres personnes en 2016, pour atteindre un chiffre record de 82,8 millions d'habitants à la fin de 2016.

Avec un taux de fécondité de 1,6 naissances par femme, bien inférieur au taux de remplacement requis de 2,1 enfant par femme, l'Allemagne aura besoin de 300.000 migrants par an pour maintenir au niveau actuel sa population jusqu'en 2060, indique le rapport.

Le rapport insiste sur la nécessité d'une intégration rapide des migrants au sein la population active afin qu'ils puissent commencer à financer le système de protection sociale. « Mais l'expérience montre que le processus sera long et plus complexe que prévu », concède le rapport. « Le succès ne sera visible qu'à moyen-long terme. »

Une enquête réalisée par la Frankfurter Allgemeine Zeitung a révélé que les 30 plus grandes entreprises allemandes ont employé seulement 54 réfugiés, dont 50 ont été embauchés comme coursiers par Deutsche Post, le prestataire logistique. Les dirigeants d'entreprise ont déclaré que le principal problème des migrants est qu'ils n'ont pas de qualifications professionnelles et parlent mal l'allemand.

Selon l'Office fédéral du travail, le niveau d'instruction des migrants récemment arrivés en Allemagne est beaucoup plus faible que prévu : un quart seulement dispose d'un diplôme d'études secondaires, et les trois quarts n'ont aucune qualification. Quatre pour cent seulement des nouveaux arrivants sont hautement qualifiés.

Pour l'instant, l'immense majorité des migrants arrivés en 2015 et 2016 est pupille de l'État. Ils ont couté 21,7 milliards d'€ au contribuable allemand en aides aux réfugiés et demandeurs d'asile en 2016, et un budget similaire leur sera consacré en 2017.

Un document du ministère des Finances qui a fuité dans la presse anticipe que la crise des migrants pourrait coûter 93,6 milliards d'euros aux contribuables allemands d'ici 2020. Une somme qui se décompose comme suit : 25,7 milliards pour les dépenses sociales (prestations chômage et aides au logement) ; 5,7 milliards d'euros pour les cours de langue et 4,6 milliards pour l'intégration des réfugiés dans la population active.

La migration de masse a également accru la demande de logements et poussé les loyers à la hausse pour les Allemands ordinaires. Pour faire face à la demande, environ 350.000 nouveaux logements seraient nécessaires chaque année, mais 245.000 seulement ont été construits en 2014, et 248,000 en 2015, indique le Rheinische Post.

Parallèlement, les migrants ont été les auteurs de 208,344 crimes et délits en 2015, selon un rapport de police. Ce chiffre représente une augmentation de 80% des crimes et délits commis par les migrants par rapport à 2014 et équivaut à 570 délits par jour, ou 23 délits par heure, du 1er janvier au 31 décembre 2015.

Un rapport des services de renseignement allemands qui a fuité prévoit que cette migration de masse en provenance du monde musulman entrainera une plus grande instabilité politique dans le pays. Le document énonce clairement qu'il « sera impossible d'intégrer les centaines de milliers de migrants illégaux étant donné leur nombre et l'importance prise par les sociétés parallèles musulmanes déjà existantes en Allemagne. » Le document ajoute :

« Nous importons l'extrémisme islamique, l'antisémitisme arabe, les conflits d'autres peuples, ainsi qu'une perception différente de la société et du droit. Les services de sécurité allemands sont incapables de faire face aussi bien aux problèmes de sécurité importés qu'aux réactions en retour de la population allemande. »

Un responsable de la sécurité, sous couvert d'anonymat, a déclaré à Die Welt:

« L'afflux élevé de personnes en provenance d'autres parties du monde conduira notre pays à l'instabilité politique. En autorisant l'immigration de masse, nous produisons des extrémistes. La population majoritaire se radicalise parce qu'elle ne veut pas de cette migration à laquelle les élites politiques la contraignent. De plus en plus d'Allemands vont se détourner de l'Etat de droit ».

Un récent sondage YouGov a indiqué que 68% des Allemands estiment que la sécurité dans le pays s'est détériorée en raison des migrants. Près de 70% des répondants ont dit qu'ils craignent pour leur vie et leurs biens dans les gares et les métros, tandis que 63% ne se sentent plus en sécurité quand ils participent à des événements publics.

Un sondage INSA a constaté de son côté que 60% des Allemands considèrent l'islam comme un corps étrangers à l'Allemagne. Près de la moitié (46%) des personnes interrogées se déclarent inquiets de l' « islamisation » de l' Allemagne.

Si les élections allemandes avaient lieu aujourd'hui, Angela Merkel remporterait haut la main un nouveau mandat de quatre ans à la chancellerie. Un sondage INSA réalisé pour Bild le 2 février donne 33% des voix au Parti chrétien-démocrate de Merkel (CDU), contre 27% pour le Parti social-démocrate de centre-gauche (SPD) et 9% pour le parti anti-immigration Alternative pour l'Allemagne (Afd).

Combien l'Allemagne compte-t-elle de Musulmans Aujourd'hui ?

L'Allemagne dispute désormais à la France la place de premier pays musulman d'Europe occidentale.

La hausse de la population musulmane en Allemagne est le résultat d'une migration de masse. Environ 300.000 migrants sont arrivés en Allemagne en 2016, qui se sont ajoutés au million qui a débarqué en 2015. Pas moins de 80% des nouveaux arrivants (800 000 en 2015 et 240.000 en 2016) étaient musulmans, selon le Conseil central des musulmans d'Allemagne.

Outre les nouveaux arrivants, le taux d'accroissement naturel des musulmans déjà résidents en Allemagne est d'environ 1,6% par an (soit 77.000), selon les données extrapolées à partir d'une étude du Pew Research Center sur la croissance de la population musulmane en Europe.

Sur la base des projections Pew – élaborées avant la crise migratoire actuelle -, la population musulmane d'Allemagne culminait à 5.145.000 personnes à la fin 2015. Un chiffre auquel il convient d'ajouter les 800.000 migrants musulmans arrivés en 2015, les 240.000 qui ont débarqué en 2016, et les 77.000 nourrissons nés au sein la population musulmane déjà résidente en Allemagne, soit 1,117 millions de musulmans en plus. On obtient alors une population musulmane totale de 6.262.000 personnes à fin 2016 qui représente environ 7,6% de l'ensemble de la population allemande laquelle est aujourd'hui de 82,8 millions d'habitants.

La population musulmane d'Allemagne pourrait gonfler à 20 millions dès 2020, affirme Uwe Brandl, président de l'Association des municipalités bavaroises (Bayerische Gemeindetag). Sa prévision est basée sur ce qu'on appelle le regroupement familial - les personnes dont les demandes d'asile ont été approuvées pourront rapatrier en Allemagne quatre à huit membres de leur famille.

Il y a un peu plus d'une décennie, l'historien Bernard Lewis prévoyait que si les tendances migratoires actuelles se poursuivaient, l'Europe serait islamisée d'ici la fin du 21e siècle. Les élites politiques de l'Allemagne sont à l'avant-garde de la réalisation de cette prédiction.

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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