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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 18:38

MOYEN-ORIENT LE CLIMAT RESTE TENDU À JÉRUSALEM

Des nouveaux heurts ont éclaté à Jérusalem au lendemain des violences meurtrières qui ont secoué la capitale.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Quelques incidents ont eu lieu samedi à Jérusalem-Est annexé et en Judee et Samarie. Ils se sont déroulés au lendemain d'une journée de violences meurtrières provoquées par l'installation par Israël de détecteurs de métaux à l'entrée de l'esplanade des Mosquées.

Trois Palestiniens sont morts vendredi dans des affrontements avec les forces de sécurité israéliennes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie et trois Israéliens ont été tués à coups de couteau à leur domicile dans la colonie de Neve Tsuf, près de Ramallah.

L'armée israélienne a mené un raid dans la nuit de vendredi à samedi dans la maison du Palestinien auteur de l'attaque, dans le village de Kobar, voisin de l'implantation. Son frère a été arrêté, les mesures de la maison prises en vue de sa destruction et des armes ont été confisquées, a indiqué une porte-parole militaire.

Selon elle, l'assaillant, âgé de 19 ans et blessé par balles lors de l'attaque, était un sympathisant du mouvement islamiste Hamas. L'armée a fermé samedi les accès à son village, sauf pour les cas humanitaires, a ajouté la porte-parole. Une cinquantaine d'habitants de la localité ont jeté des pierres sur les soldats, a-t-elle précisé.

 
 

Heurts

A Jérusalem-Est de la ville, la vieille ville et les alentours de l'esplanade des Mosquées étaient toujours placés samedi sous forte présence policière. Plusieurs dizaines de Palestiniens, tête cagoulée, ont lancé des pierres et des pneus enflammés sur les forces de l'ordre israéliennes en fin d'après-midi dans plusieurs quartiers de Jérusalem-Est et des villages palestiniens de Cisjordanie limitrophes de la ville sainte, a indiqué une porte-parole de la police. Les forces de l'ordre ont utilisé des moyens anti-émeutes pour les disperser, a-t-elle dit. Le Croissant-Rouge palestinien n'était pas en mesure dans l'immédiat de donner des détails sur d'éventuelles victimes.

Erdogan condamne

Depuis la réouverture de l'esplanade des Mosquées le 16 juillet, deux jours après une attaque meurtrière contre des policiers israéliens, et l'installation de détecteurs de métaux aux entrées du troisième lieu saint de l'islam, les tensions sont allées crescendo durant la semaine, culminant vendredi par des affrontements meurtriers à Jérusalem-Est et en Judee et Samarie.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné dans un communiqué ce qu'il a qualifié de recours «excessif» à la force «contre nos frères qui s'étaient rassemblés pour la prière du vendredi».

Israël a justifié l'installation de portiques de sécurité aux accès de l'esplanade des Mosquées en disant que les armes avec lesquelles les assaillants ont tué deux policiers israéliens le 14 juillet avaient été cachées dans ce site ultra-sensible de la vieille ville.

Contacts «gelés»

Vendredi soir, le président palestinien Mahmoud Abbas a dit que les contacts avec Israël seraient «gelés» tant que ces mesures ne seraient pas annulées. Les nouvelles mesures de sécurité ont ravivé les craintes des Palestiniens de voir Israël prendre le contrôle exclusif de l'esplanade des Mosquées, dont Israël contrôle les accès mais dont la gestion revient à la Jordanie.

Les autorités israéliennes assurent néanmoins ne pas avoir l'intention de modifier les règles tacites du statu quo, aux termes duquel les musulmans peuvent monter à toute heure sur le site et les juifs y pénétrer à certaines heures, sans pouvoir y prier.

Eléments religieux

L'esplanade des Mosquées est appelée Mont du Temple par les juifs, dont c'est le premier lieu saint. Elle est bâtie sur le site du Temple juif détruit par les Romains et dont l'unique vestige, le mur des Lamentations, est situé en contrebas. Ce nouvel accès de fièvre fait craindre une reprise de la vague de violences qui secoue Israël et les Territoires palestiniens depuis octobre 2015 et qui a coûté la vie à 287 Palestiniens, 47 Israéliens, deux Américains, deux Jordaniens, un Erythréen, un Soudanais et une Britannique, selon un décompte de l'AFP.

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 05:07

ISRAËL POLÉMIQUE SUR DES OBJETS «VOLÉS» À AUSCHWITZ

Une étudiante israélienne a affirmé avoir volé des objets du camp d'extermination pour un projet d'étude. Son université a démenti.

Le Mémorial d'Auschwitz-Birkenau avait condamné les propos de l'étudiante et demandé aux autorités israéliennes d'intervenir.

Le Mémorial d'Auschwitz-Birkenau avait condamné les propos de l'étudiante et demandé aux autorités israéliennes d'intervenir. Image: Keystone

 

Une étudiante israélienne en arts a provoqué une polémique en affirmant avoir dérobé des objets du camp d'extermination d'Auschwitz pour un travail scolaire, mais son université a indiqué jeudi que ses propos étaient faux.

Selon l'université, cette étudiante avait en réalité ramené des objets trouvés à l'extérieur du camp polonais et non dans le site lui-même, où se trouvent désormais un mémorial et un musée.

«Nous avons découvert qu'elle n'avait rien volé à Auschwitz», a déclaré à l'AFP un responsable de l'université de Beit Berl, près de Tel-Aviv.

Propos condamnés

 
 

Le journal israélien Yediot Aharonot avait cité cette semaine la jeune femme de 27 ans, Rotem Bides, qui affirmait avoir volé plusieurs objets dont des morceaux de verre, des bols et une pancarte, pour son projet de fin d'études.

«Je sentais que c'était quelque chose que je devais faire», avait confié l'étudiante. «Des millions de personnes ont été assassinées à cause des règles morales d'un pays particulier, sous un régime particulier. Si ce sont les règles, je peux y aller et agir selon mes propres règles».

Selon le journal, l'un de ses grands-pères avait survécu à Auschwitz.

Le Mémorial d'Auschwitz-Birkenau avait condamné les propos de l'étudiante et demandé aux autorités israéliennes d'intervenir.

Excuses

Après avoir convoqué l'étudiante en conseil de discipline, l'université «a déterminé qu'aucun acte de vol n'avait eu lieu», a-t-elle indiqué dans un communiqué.

«L'étudiante a écrit une lettre expliquant que les objets présentés dans son projet ont été recueillis à l'extérieur du camp d'Auschwitz (...) et s'excusant pour toute blessure causée par le malentendu».

Son projet sera présenté le 26 juillet avec d'autres travaux étudiants accompagné de sa «lettre de clarification», ajoute-t-elle.

Entre 1940 et début 1945, l'Allemagne nazie a exterminé à Auschwitz-Birkenau environ 1,1 million de personnes, dont un million de juifs de différents pays européens. (afp/nxp)

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 05:04

CRISE DU GOLFE LE QATAR AMENDE SA LOI SUR LA LUTTE ANTITERRORISTE

Un décret-loi publié jeudi amende la législation qatarie sur la lutte antiterroriste datant de 2004.

Image d'illustration.

Image d'illustration. Image: Keystone

 

Le Qatar a annoncé jeudi avoir amendé sa législation sur la lutte antiterroriste, l'un des sujets controversés à l'origine de la crise opposant l'émirat gazier à ses voisins qui l'accusent de soutenir des groupes extrémistes.

Un décret-loi, promulgué par l'émir cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, définit les notions de «terroristes, des crimes et entités terroristes ainsi que du financement du terrorisme».

Le document établit «deux listes nationales pour les individus et les entités terroristes» et énonce les mesures nécessaires pour pouvoir les porter sur ces listes mais il donne aux suspects le droit de faire appel contre leur inscription sur l'une de ces listes.

Rupture diplomatique

 
 

Le décret-loi amende la législation qatarie sur la lutte antiterroriste datant de 2004 mais ne donne pas de détails sur les normes retenues pour définir le terrorisme, ni sur les mesures pour porter un suspect ou une organisation sur une liste noire.

L'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis et l'Egypte, qui ont rompu le 5 juin avec le Qatar, accusent Doha de soutien actif aux islamistes extrémistes, d'être derrière des actions de déstabilisation dans la région et, au delà, de se rapprocher de l'Iran chiite, le grand rival du royaume saoudien sunnite.

Doha nie en bloc et rejette une liste de 13 demandes de ses adversaires qui exigent notamment la fermeture de la télévision Al Jazeera, d'une base turque au Qatar et une réduction des relations de leur voisin avec l'Iran.

Accord avec les USA

Le nouveau décret-loi publié à Doha fait suite à la signature la semaine dernière par les Etats-Unis et le Qatar d'un accord sur «la lutte contre le financement du terrorisme».

Cet accord, que le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson a obtenu de Doha lors d'une tournée dans la région du Golfe, avait été jugé «insuffisant» par le quartet anti-Qatar, qui y a vu un simple accord entre deux Etats, qui ne répond pas à leurs exigences. (afp/nxp)

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 04:51

MAROC DES DIZAINES DE BLESSÉS APRÈS DES HEURTS

Des heurts entre police et manifestants ont fait des dizaines de blessés jeudi soir à Al-Hoceïma. L'appel à une grande marche interdite avait été maintenu.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Des affrontements ayant opposé jeudi après-midi forces de l'ordre et manifestants ont fait des dizaines de blessés des deux côtés, a-t-on appris de source officielle.

«Soixante-douze éléments des forces publiques ont été blessés (...) suite à des jets de pierres (...) onze personnes parmi les manifestants suite à l'usage du gaz lacrymogène», a indiqué jeudi soir la préfecture d'Al-Hoceïma, citée par l'agence de presse officielle MAP.

Cette ville du nord du Maroc et les localités voisines ont été jeudi le théâtre d'affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, qui ont utilisé des bombes lacrymogènes et usé de la force pour empêcher une grande marche prévue de longue date de se tenir.

«Tous les blessés ont quitté l'hôpital où ils ont été transférés, à l'exception de deux éléments des forces publiques dont l'état de santé est jugé grave», toujours selon la préfecture, qui a fait état de «deux véhicules des forces publiques endommagés et incendiés par certains manifestants à Ajdir», près d'Al-Hoceïma.

 
 

Grande marche maintenue

Les sympathisants du «Hirak», nom donné localement au mouvement de protestation qui agite le Rif, région historiquement frondeuse du royaume, avaient maintenu, malgré l'interdiction des autorités, leur appel à une grande marche ce jeudi pour réclamer la libération de leurs compagnons.

Peu avant 17h00, ils ont commencé à se regrouper dans plusieurs points de la ville, mais les forces de l'ordre, déployées en nombre, intervenaient systématiquement pour charger les manifestants et disperser tout rassemblement, donnant lieu à des face-à-face tendus entre les deux parties. «Vive le Rif, vive Zefzafi!», criaient des centaines de manifestants, en référence au leader du mouvement, Nasser Zefzafi, arrêté fin mai. Ils sont parvenus à défiler par moments dans le quartier de Sidi Abed et près de la place centrale de la ville, mais étaient rapidement réprimés par les forces de l'ordre, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le président pour Al-Hoceïma de l'Association marocaine des droits de l'Homme (AMDH), Mustapha Allach, a déploré d'«importantes entraves aux libertés». «Depuis le début de la contestation, la ville n'a jamais été autant en état de siège», a-t-il indiqué à l'AFP, faisant état de «nombreuses arrestations de manifestants».

Connexion interrompue

La connexion internet a été largement ralentie, par moments interrompue, et le réseau téléphonique perturbé dans toute la ville.

En début d'après-midi, la police avait commencé à quadriller les principales places de la ville, y interdisant tout accès, alors que la quasi-totalité des commerces étaient fermés. Des journalistes sur place ont dit à l'AFP avoir été témoins d'une dizaine d'arrestations, dont celle de Hamid El Mahdaoui, patron d'un site d'information local.

Le parquet d'Al-Hoceïma a annoncé jeudi soir l'ouverture d'une enquête sur ce journaliste marocain engagé, accusé d'avoir «invité» des personnes à «participer à une manifestation interdite et à contribuer à son organisation».

Prévue de longue date, cette manifestation annoncée comme la «marche du million» visait à l'origine à dénoncer la marginalisation de la région. Mais avec l'arrestation en mai de Nasser Zefzafi et de plus de 150 de ses partisans, accusés d'«atteinte à la sécurité intérieure de l'Etat», la principale revendication est devenue leur libération.

Les autorités marocaines avaient interdit lundi cette marche, prévenant que «toutes les mesures nécessaires» avaient été prises pour appliquer cette décision.

Contrôlées et interrogées

Mercredi, les personnes arrivant à Al-Hoceïma étaient contrôlées et interrogées par les forces de l'ordre, selon de nombreux témoins sur place.

Jeudi, nombre de partisans du «Hirak» qui se voulaient se rendre à Al-Hoceïma depuis les localités voisines ont été empêchés par les autorités d'y accéder, selon des témoignages recueillis par l'AFP.

Depuis la mort fin octobre 2017 d'un vendeur de poisson, broyé accidentellement dans une benne à ordures, la province d'Al-Hoceïma a été le théâtre de nombreuses manifestations pour exiger le développement de cette région que ses habitants jugent marginalisée.

La relance par l'Etat d'un vaste plan d'investissements et de chantiers d'infrastructures n'a pas suffi à désamorcer la colère.

Le mois de mai a été marqué par un durcissement des autorités, avec l'arrestation des principales figures du mouvement. Sous la pression, les manifestations ont cessé début juillet et la tension était retombée d'un cran avec le retrait des policiers de lieux publics emblématiques de la ville. (afp/nxp)

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 06:09

ETATS-UNIS LA CIA MET FIN AU SOUTIEN AUX REBELLES SYRIENS

Donald Trump a décidé il y a un mois avec le patron de la CIA que le programme de soutien aux rebelles syriens prendrait fin.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

La CIA a décidé de mettre fin à son programme de soutien aux rebelles syriens qui combattent le président syrien Bachar el-Assad, a annoncé mercredi le Washington Post.

Ce programme de soutien initié il y a quatre ans n'a eu qu'un impact limité, particulièrement depuis l'entrée dans le conflit des forces armées russes aux côtés de Bachar el-Assad en 2015, ont confié des responsables américains au quotidien, sous couvert d'anonymat.

Le président Donald Trump a pris cette décision il y a près d'un mois, après un entretien avec le patron de la CIA, Mike Pompeo et le conseiller à la Sécurité nationale, le général H.R. McMaster, ajoute le Washington Post. La Maison Blanche et la CIA se sont refusées à tout commentaire.

«Trouver des moyens de travailler avec la Russie»

Le Washington Post estime que l'élimination de ce programme de soutien aux rebelles syriens reflète l'intérêt du président américain «pour trouver des moyens de travailler avec la Russie» ainsi qu'une «reconnaissance des limites de l'influence de Washington et de la volonté de chasser Assad du pouvoir».

Cette décision intervient alors que les Etats-Unis et la Russie ont négocié un cessez-le-feu dans le sud-ouest de la Syrie, couvrant une partie de la zone où les rebelles opèrent. Le cessez-le-feu a été annoncé le 7 juillet lors du Sommet du G20 à Hambourg, en Allemagne, où Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine se sont rencontrés pour la première fois.

L'ancien président Barack Obama avait approuvé ce programme d'aide en 2013 au moment où divers groupes rebelles cherchaient un soutien extérieur dans le cadre d'un soulèvement général contre le régime syrien. Des milliers de combattants rebelles ont ainsi été formés et armés.

Mais l'engagement des Etats-Unis est resté ambigu en raison des doutes à Washington sur la capacité des rebelles à renverser Bachar el-Assad et de la priorité donnée au combat contre le groupe Etat islamique.

L'intérêt pour ce programme s'est encore érodé l'année dernière après la perte par les rebelles des zones qu'ils contrôlaient dans la ville d'Alep, à la suite d'une vaste offensive de l'armée syrienne, soutenue par la Russie. pmh/kal/elc (afp/nxp)

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 06:07

AFFAIRE RUSSE TRUMP REGRETTE D'AVOIR NOMMÉ SESSIONS À LA JUSTICE

Donald Trump a affirmé qu'il aurait choisi quelqu'un d'autre s'il avait su qu'une fois nommé ministre de la Justice, Jeff Sessions allait se récuser de l'affaire russe.

Jeff Sessions lors de son audition au Congrès, le 13 juin 2017.

Jeff Sessions lors de son audition au Congrès, le 13 juin 2017. Image: AFP

 

Donald Trump a infligé mercredi un cinglant désaveu à son ministre de la Justice, Jeff Sessions, sur sa gestion de l'ingérence russe dans la présidentielle, dans laquelle son fils aîné sera entendu la semaine prochaine au Sénat.

A la veille des six mois de sa présidence, Donald Trump a confié dans un entretien au New York Times qu'il n'aurait jamais nommé Jeff Sessions au poste de ministre de la Justice s'il avait su que ce dernier se récuserait dans l'enquête du FBI concernant l'affaire russe.

Un début de mandat encore assombri par l'annonce de l'audition, la semaine prochaine, de son fils aîné Donald Trump Jr. devant la commission de la Justice du Sénat qui devra s'expliquer sur une rencontre controversée avec une avocate russe pendant la campagne.

«Comment pouvez-vous accepter un poste et ensuite vous récuser ? S'il s'était récusé de lui-même avant de prendre le poste, j'aurais dit Merci Jeff, mais je ne vais pas vous prendre », a dit Donald Trump au New York Times, à propos de son ministre de la Justice. «C'est extrêmement injuste, et je pèse mes mots, pour le président», a-t-il ajouté, fragilisant l'un des personnages les plus importants de son gouvernement.

 
 

Jeff Sessions s'était récusé dans l'enquête du FBI - sous tutelle du ministère de la Justice - après la révélation d'une rencontre avec l'ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kisliak, pendant la campagne.

«Mauvaises réponses»

Jeff Sessions, très longtemps un sénateur influent, a pourtant été l'un des plus fidèles soutiens du milliardaire lors de sa campagne présidentielle. Mais sa performance devant la commission du Renseignement du Sénat, en juin dernier, n'a pas convaincu le président américain.

Jeff Sessions a donné de «mauvaises réponses», a expliqué Donald Trump au New York Times. «Il répondait à des questions simples et ses réponses auraient dû être simples, mais elles ne l'étaient pas.» Jeff Sessions avait notamment refusé de répondre aux questions insistantes des sénateurs sur ses conversations avec Donald Trump, invoquant la confidentialité de ces échanges.

Le fils aîné du président américain, Donald Trump Jr., sera quant à lui auditionné par la commission de la Justice du Sénat mercredi prochain à 10H00 (14h00 GMT), tout comme l'ancien directeur de la campagne Trump, Paul Manafort.

Démenti

Les deux hommes ont participé à une rencontre avec une avocate russe, Natalia Veselnitskaya, en juin 2016, pour tenter d'obtenir des informations potentiellement compromettantes sur Hillary Clinton, la rivale démocrate de Donald Trump.

Egalement présent lors de cette rencontre, Jared Kushner, gendre et proche conseiller du président américain, sera auditionné séparément, lundi, par la commission du Renseignement du Sénat à huis clos, a rapporté la chaîne CNN.

La révélation de cette réunion avait ébranlé le camp Trump qui martèle depuis des mois qu'il n'y a eu aucune tentative de coordination avec des Russes durant la campagne présidentielle américaine.

Accusations contre Comey

Soucieux de faire valoir son innocence, le président américain a également accusé l'ancien directeur du FBI James Comey d'avoir tenté de faire pression sur lui, en mentionnant l'existence d'un dossier compromettant de la Russie sur le milliardaire républicain.

Ce dossier compilé par un ancien espion britannique est censé contenir des détails embarrassants sur de supposées «escapades sexuelles à Moscou» de Donald Trump. «A mon avis, il m'en a parlé parce qu'il voulait que je pense qu'il l'avait», a-t-il dit au New York Times.

L'interview conduit par le New York Times est presque entièrement consacrée à l'affaire russe.

«Fièvre russe»

La Maison Blanche et le Kremlin ont par ailleurs minimisé mercredi l'importance d'une rencontre entre Donald Trump et Vladimir Poutine, en marge du sommet du G20 à Hambourg, qui n'avait pas été annoncée à la presse.

«Une fois de plus, la fièvre russe a saisi les médias et tout le monde s'est précipité pour essayer de créer une histoire qui n'existe tout simplement pas», a déclaré la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders.

Une message également martelé par son homologue du Kremlin, Dmitri Peskov. «Il n'y a eu aucune rencontre secrète et confidentielle. Affirmer cela est absolument absurde», a-t-il dit à l'agence de presse russe TASS. (ats/nxp)

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 06:01

DIPLOMATIE NETANYAHU S'EN PREND À L'UNION EUROPÉENNE

Le Premier ministre israélien s'en est pris mercredi à l'UE, tout en louant, à Budapest, les dirigeants d'Europe de l'est.

 

Benjamin Netanyahu a donné un discours à la synagogue de Budapest. (Mercredi 19 juillet 2017)
Vidéo: Keystone

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'en est pris mercredi aux exigences «insensées» de l'Union européenne vis à vis d'Israël, louant, à Budapest, les dirigeants d'Europe de l'est qui soutiennent son pays face aux «critiques» de l'UE.

Benjamin Netanyahu, en quête d'alliés sur la scène internationale, effectue depuis lundi la première visite en Hongrie d'un responsable de l'Etat hébreu depuis 1989.

Lors d'entretiens mercredi avec ses homologues hongrois, polonais, tchèque, slovaque --qui forment une alliance appelée groupe de Visegrad--, le Premier ministre n'a pas mâché ses mots pour reprocher à l'UE son attitude envers Israël, selon ses propos apparemment retransmis par accident à l'extérieur de la salle où la rencontre se tenait en privé.

«Arrêtez d'attaquer Israël, soutenez Israël»

«L'Union européenne est la seule association de pays au monde qui conditionne ses relations avec Israël (...), dans tous les domaines, à des clauses politiques», a dénoncé Benjamin Netanyahu, selon un enregistrement obtenu par l'AFP. «C'est insensé, absolument insensé», s'est-il offusqué.

Israël a fait régulièrement l'objet de critiques des institutions européennes à propos de la construction de nouvelles colonies juives dans les territoires palestiniens ou du processus de paix israélo-palestinien.

Le Premier ministre israélien a opposé l'intransigeance de Bruxelles à la Chine, la Russie ou l'Inde qui «ne s'intéressent pas aux questions politiques». «N'affaiblissez pas un pays occidental qui défend les valeurs de l'Europe, les intérêts de l'Europe et empêche un autre afflux de migrants vers l'Europe '...) Arrêtez d'attaquer Israël, soutenez Israël», a-t-il lancé. «L'Europe doit décider si elle veut vivre et prospérer ou si elle veut flétrir et disparaître», a ajouté Benjamin Netanyahu.

«Beaucoup à offrir»

Il a également développé ce point de vue lors d'une conférence de presse en présence des leaders des quatre pays d'Europe de l'est, qui entretiennent eux-mêmes des relations souvent tendues avec Bruxelles et leurs partenaires européens.

Il est «temps d'avoir en Europe une réévaluation de la relation avec Israël», parce que son pays a «beaucoup à offrir» à l'UE en matière de sécurité et de technologies notamment, a estimé le Premier ministre israélien.

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a également plaidé «pour que la coopération entre l'UE et Israël retrouve la voie du bon sens».

Les quatre pays de l'Est se sont engagés à oeuvrer pour «renforcer» les liens entre l'UE et Israël, selon une déclaration commune.

Orban salue en Netanyahu «un patriote»

De nombreux observateurs ont souligné la communauté de vues entre Benjamin Netanyahu et son hôte Viktor Orban, au pouvoir depuis 2010 à la tête d'une majorité de droite conservatrice, hostile à l'immigration musulmane, à cheval sur les questions de souveraineté nationale et qui affiche sa sympathie pour le président américain Donald Trump.

Viktor Orban avait salué mardi en Benjamin Netanyahu «un patriote» avec lequel il partage «l'idée de protection des frontières extérieures».

Le Premier ministre israélien a répété mercredi que l'armée israélienne a mené des frappes aériennes en Syrie, la plupart visant selon elle des convois ou entrepôts d'armes destinées au mouvement chiite libanais Hezbollah, allié de Damas.

«L'Iran essaie de construire un front de la terreur et de passer des armes au Hezbollah. (...) Lorsque nous les voyons faire cela, nous prenons des mesures militaires contre eux. Nous avons fait cela des dizaines et des dizaines de fois», a-t-il dit.

Polémique autour de George Soros

Cette visite de Benjamin Netanyahu en Hongrie s'est déroulée dans un climat de vive polémique née de la croisade contre le milliardaire américain d'origine juive hongroise George Soros menée par Viktor Orban, accusé d'attiser l'antisémitisme.

Budapest réfute tout antisémitisme et affirme viser uniquement le «danger» politique représenté par GeorgeSoros. «Il est possible de débattre des objectifs de cette campagne, mais pour moi, elle est devenue inaceptable pour une raison: les juifs de Hongrie ont commencé à avoir peur», a déclaré le président de la plus importante association juive de Hongrie, Andras Heisel, lors d'une visite de Benjamin Netanyahu mercredi soir à la synagogue de Budapest.

Des affiches ciblant Georges Soros ont été vandalisées avec des graffitis antisémites. Benjamin Netanyahu avait repoussé mardi ces critiques, voyant dans la Hongrie un pays «en première ligne des Etats qui luttent contre l'antisionisme». (afp/nxp)

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 00:35

CISJORDANIE UNE ATTAQUE À LA VOITURE BÉLIER FAIT UN MORT

Un chauffeur palestinien a été tué par deux soldats israéliens, mardi.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Un Palestinien a perpétré mardi une attaque à la voiture bélier en Judee et Samarie, blessant deux soldats israéliens avant d'être tué par balles, selon l'armée israélienne et le ministère palestinien de la Santé.

L'attaque s'est produite à l'entrée de la localité de Beit Einoun près de Hébron, a précisé l'armée, ajoutant que l'assaillant avait été tué par des membres des forces de sécurité israéliennes. Le ministère palestinien de la Santé a confirmé la mort du chauffeur du véhicule.

Vive tension

Une vive tension règne depuis une attaque vendredi qui a coûté la vie à deux policiers israéliens, tués par trois Arabes israéliens aux abord de l'esplanade des Mosquées, dans la Vieille ville de Jérusalem. Les trois assaillants ont ensuite été abattus.

 
 

La décision des autorités israéliennes d'installer des détecteurs de métaux aux portes de l'esplanade, le troisième lieu saint de l'islam, a suscité de vives protestations de la part des responsables religieux palestiniens, ainsi que des manifestations.

Attaques au couteau

Depuis octobre 2015, Israël et les Territoires palestiniens sont en proie à des violences qui ont causé la mort de 283 Palestiniens, 44 Israéliens, deux Américains, deux Jordaniens, un Érythréen, un Soudanais et une Britannique, selon un décompte de l'AFP.

Selon les autorités israéliennes, la plupart des Palestiniens tués l'ont été alors qu'ils perpétraient des attaques au couteau, à l'arme à feu ou à la voiture bélier. D'autres ont été tués dans des raids de l'aviation israélienne à Gaza ou lors de manifestations anti-israéliennes. (afp/nxp)

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 00:32

ARABIE SAOUDITE LA JEUNE FILLE EN MINIJUPE INTERROGÉE PAR LA POLICE

Une vidéo a fait scandale dans le pays, en raison de la tenue jugée «indécente» d'une jeune femme visitant un site historique.

La jeune femme risque d'être poursuivie.

La jeune femme risque d'être poursuivie. Image: Twitter

La police de Ryad a indiqué mardi avoir commencé à interroger une jeune femme apparue ce week-end sur les réseaux sociaux en minijupe dans un site historique du royaume saoudien, où les femmes sont tenues d'être entièrement couvertes en public.

La jeune femme a reconnu avoir visité le site historique en compagnie d'un gardien mâle, mais affirmé que les images ont été diffusées sur les réseaux sociaux sans qu'elle le sache, selon un porte-parole de la police cité par des journaux en ligne saoudiens. Elle doit être transférée devant un représentant de la justice qui décidera, selon la même source, de la détenir ou de la libérer et d'engager ou non des poursuites contre elle.

Tenue jugée «indécente»

En Arabie saoudite, les femmes sont tenues de sortir en public vêtues d'une abaya noire, l'habit traditionnel qui les recouvre de la tête aux pieds. Elles n'ont pas le droit de conduire et ont besoin de l'accord d'un tuteur masculin pour travailler, faire des études ou voyager à l'étranger.

Une petite brèche a été ouverte dans ce système le 5 mai, lorsque les Saoudiennes ont été autorisées par décret royal à effectuer différentes démarches administratives sans besoin de tuteur.

Plusieurs séquences d'une vidéo, au départ postée sur le compte Snapchat du «mannequin Khulood», montre une jeune femme aux cheveux longs sans voile et qui porte une minijupe, un tee-shirt court et des lunettes de soleil.

Sur l'une d'elles, elle est vue de dos puis de face en train de marcher dans un fort historique à Ushaiqer, un village situé à 200 km au nord-ouest de la capitale Ryad. Les autorités de la région de Ryad, dont Ushaiqer dépend administrativement, ont ordonné de poursuivre en justice la jeune femme pour s'être montrée en tenue «indécente».

Vives réactions

La Commission pour la promotion de la vertu et la prévention du vice entend «adopter les mesures nécessaires contre cette transgression (de l'ordre moral), en coordination avec les autorités compétentes», a confirmé un porte-parole de la police religieuse sur Twitter.

La vidéo a suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, certains internautes appelant à poursuivre la jeune femme en justice pour entorse aux règlements dans le royaume. 

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 00:24

GRANDE-BRETAGNE DES MIGRANTS TENTENT DE TRAVERSER EN AVION PRIVÉ

Pour traverser la Manche, quatre Albanais clandestins n'ont pas lésiné sur les moyens, lundi.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Des migrants, quatre Albanais, ont tenté de rejoindre la Grande-Bretagne à bord d'un avion privé, une première, mais ont été interpellés lundi sur le tarmac d'un aérodrome du nord de la France, a-t-on appris mardi de source judiciaire.

Au moment où les interpellations ont eu lieu, le pilote était aux commandes de l'appareil, sur la piste de l'aérodrome de Marck, non loin du port de Calais où convergent des milliers de migrants désireux de traverser la Manche, par tous les moyens.

Le pilote du petit avion ainsi que deux passeurs, tous de nationalité britannique, ont également été interpellés. Placés en garde à vue, ils sont passibles du délit d'«aide à la circulation d'étrangers en situation irrégulière en bande organisée», a déclaré le procureur adjoint de Boulogne-sur-Mer (Nord), Philippe Sabatier.

Une première

 
 

Deux des migrants, un homme et une femme, vont pour leur part être placés dans un centre de rétention administrative, selon le parquet. Les enquêteurs ont en revanche «perdu la trace» des deux autres Albanais, une mère et son enfant, qui avaient été dirigés vers un hôpital voisin.

«Il est trop tôt pour connaître le profil du pilote, les enquêteurs sont dans l'attente des renseignements que leur communiqueront les autorités britanniques», a fait savoir le parquet. «C'est la première fois que le parquet de Boulogne est saisi d'une tentative de passage de migrants par voie aérienne», a-t-il souligné. (afp/nxp)

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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