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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 05:29

CANADA FORTE HAUSSE DU NOMBRE DE DEMANDES D'ASILE

Cette hausse est constatée depuis l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis.

Des migrants bravent le froid pour passer la frontière entre les Etats-Unis et le Canada. (Archive)

Des migrants bravent le froid pour passer la frontière entre les Etats-Unis et le Canada. (Archive)Image: Keystone

 

Quelque 5520 personnes ont déposé des demandes d'asile au Canada en janvier et février, selon les statistiques publiées lundi soir par le gouvernement. Environ 20% des requérants d'asile ont traversé la frontière illégalement.

Un nombre croissant de personnes entrent au Canada depuis l'élection de Donald Trump à la présidence des Etats-Unis, lequel a promis de lutter contre les réfugiés et les migrants sans papiers.

Si le rythme des demandes des deux premiers mois se confirme, le Canada pourrait enregistrer en 2017 plus de 33'000 demandes d'asile, soit 40% de plus qu'en 2016. (ats/nxp)

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 14:04

ISRAËL NETANYAHU ÉVOQUE DES ÉLECTIONS ANTICIPÉES

Polémique autour de la réforme de la radio-télévision publique qui secoue le gouvernement israélien.

Benjamin Netanyahu est en crise avec son ministre des finances.

Benjamin Netanyahu est en crise avec son ministre des finances.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a évoqué dimanche de possibles élections anticipées à la suite d'une crise avec son ministre des finances Moshé Kahlon. Une réforme de la radio-télévision publique est au centre de leur dissension.

Tous les quotidiens, les radios et les télévisions israéliennes faisaient leur Une dimanche sur les menaces de dissolution du gouvernement actuel et la tenue de nouvelles élections alors que des élections législatives ne sont prévues qu'en 2019.

La polémique porte sur l'Autorité radio-diffusion (IBA), l'organisme public qui devait fermer le 30 avril pour être remplacé par un nouvel établissement, la Public Broadcasting Corporation (PBC). Officiellement, il s'agit de dynamiser un service public à bout de souffle et de regagner une partie du terrain perdu face aux chaînes privées. Benjamin Netanyahu est hostile à la création de ce nouvel organisme.

Série de volte-face

Dans les accords de coalition du gouvernement actuel formé en mai 2015, Benjamin Netanyahu s'est arrogé un droit de veto sur tout ce qui concerne les questions relatives aux médias, qu'il considère comme relevant de son domaine réservé. Mais depuis des mois, il s'est livré à une série de volte-face à propos de ce nouvel organisme.

Après en avoir soutenu dans un premier temps la création, il s'est prononcé contre son existence avant de rechanger d'avis, y compris ces derniers jours.

 

M. Kahlon, chef du parti de centre-droit Koulanou, s'est pour sa part prononcé pour l'ouverture de la PBC comme prévu le 30 avril. Près de 400 employés ont été embauchés et disposent de bureaux prêts à l'usage. Benjamin Netanyahu a évoqué une fusion des deux organismes comme une possible solution. «On peut envisager une fusion, il n'est jamais trop tard pour rectifier les erreurs», a-t-il dit à la presse.

Perte de majorité

Sur le front politique, cette crise a déjà provoqué une intense fébrilité. Sans les dix députés de Koulanou, Benjamin Netanyahu perdrait sa majorité au Parlement. M. Kahlon a eu des entretiens samedi avec le dirigeant de l'opposition Isaac Herzog pour envisager une coalition alternative. Mais selon les commentateurs, un tel scénario est peu probable en raison du refus pratiquement certain des partis ultra-orthodoxes de se joindre à une telle alliance.

Des médias, y compris la radio militaire, ont aussi évoqué la possibilité que Benjamin Netanyahu ait déclenché une crise sur les médias pour détourner l'attention des affaires de corruption l'impliquant et pour lesquelles il a été interrogé quatre fois par la police. (ats/nxp)

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 00:12

FRANCE UNE FUSILLADE DANS UN LYCÉE A FAIT 14 BLESSÉS

Des coups de feu ont retenti dans un lycée à Grasse. Un élève de 17 ans, lourdement armé, a été interpellé.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Quatorze personnes ont été légèrement blessées, dont quatre par des plombs, lors d'une fusillade dans un lycée du sud-est de la France et un élève de 17 ans a été interpellé en possession d'armes dans le cadre de l'enquête.

L'enquête ouverte après la fusillade à Grasse ne s'oriente «pas du tout» sur la voie du terrorisme, a déclaré le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, Christian Estrosi. La France, ciblée par une vague d'attentats djihadistes sans précédent en 2015 et 2016, vit toujours sous le régime de l'état d'urgence dans la crainte de nouvelles attaques.Le jeune garçon, âgé de 16 ans, est le fils d'un élu municipal de droite, selon un proche du père. Il a été placé en garde à vue pour «tentatives d'assassinats».

 

[] Lycée Alexis de , rue de l'Orme 
Intervention du  en cours, 1 individu interpellé.

Selon les autorités locales, un élève du lycée Alexis de Tocqueville est entré dans l'établissement vers 12h30 armé d'un fusil de chasse. Il portait aussi un pistolet, un revolver et deux grenades, a précisé à Reuters le ministère de l'Intérieur. On ignore cependant si toutes ces armes étaient opérationnelles et où le jeune homme aurait pu se les procurer. «Il a agressé pour des motifs qui restent à déterminer le proviseur et trois autres de ses camarades. Le bilan provisoire fait état de quatre blessés par plombs, tous hospitalisés, et de quatre autres victimes évacuées (choquées ou blessés par bousculade)», selon les autorités locales. Le proviseur de l'établissement compte parmi les blessés, a précisé Christian Estrosi, qui s'est rendu sur place.

«Problèmes psychologiques»

Le suspect interpellé est un élève de cet établissement de bonne réputation qui pourrait souffrir de «problèmes psychologiques», selon Christian Estrosi. «Selon les premières investigations, il avait consulté des vidéos de tueries de masse à l'américaine», a dit un porte-parole du ministère de l'Intérieur. Il était aussi «a priori inconnu de la police», selon le ministère. Le jeune homme paraît avoir agi seul, selon une source policière, alors que les autorités avaient initialement émis l'hypothèse d'un deuxième tireur, encore en fuite.

 

Fusillade à : l'enquête ne s'oriente "pas du tout sur la voie" du terrorisme, dit @cestrosi à l'

Alerte attentat

Policiers aux ronds-points, hélicoptère dans le ciel, membres des forces spéciales fouillant le lycée: la tension était encore palpable jeudi après-midi dans les rues de Grasse, une ville mondialement connue pour ses parfumeurs. La fusillade a entraîné le déclenchement par les autorités de l'«alerte attentat» sur l'application pour smartphones destinée à prévenir la population. L'alerte a été levée dans les heures suivantes. Le recteur de l'académie de Nice Emmanuel Ethis a annoncé sur Twitter le confinement de «tous les établissements scolaires» de la ville. Il a aussi demandé «aux parents de ne pas s'y rendre», assurant que «les élèves (sont) en sécurité». Une cellule de crise a été installée et les plans particuliers de mise en sécurité ont été déclenchés, selon lui.

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17 mars 2017 5 17 /03 /mars /2017 00:07

SYRIE DES RAIDS SUR UNE MOSQUÉE FONT UN CARNAGE

Plus de quarante personnes ont perdu la vie, jeudi, dans un village du nord du pays.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Au moins 42 personnes, des civils pour la plupart, ont été tuées et une centaine blessées jeudi dans des raids aériens sur une mosquée d'un village du nord de la Syrie, a indiqué une ONG.

«Des avions non identifiés ont mené des raids sur une mosquée dans l'ouest de la province d'Alep à l'heure de la prière, tuant 42 personnes, en majorité des civils», a affirmé le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.

Plus de 100 blessés

Les secours sur place tentaient d'extraire des personnes coincées sous les décombres de la mosquée du village d'al-Jineh, situé à 30 km à l'ouest de la ville d'Alep, selon l'ONG. Plusieurs personnes sont portées disparues.

«Plus de 100 personnes sont blessées», a ajouté M. Abdel Rahmane, en soulignant que le bilan des morts risquait de s'alourdir. La localité est sous contrôle des groupes rebelles.

Selon des images diffusées par des militants antirégime et présentées comme celles du drame, le bâtiment semble entièrement détruit.

On y voit des Casques blancs, ces célèbres secouristes des zones rebelles de Syrie, aidés de torches fouillant dans les décombres et parvenant à en tirer un survivant aussitôt emmené vers une ambulance.

Cessez-le-feu

Un cessez-le-feu parrainé par la Russie, alliée du régime syrien, et la Turquie, soutien des rebelles, est entré en vigueur en décembre 2016 mais les violences ont continué dans le pays.

Le ciel syrien est encombré par les avions du régime syrien, ceux de la Russie, ceux de la Turquie et ceux de la coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.

La Russie est intervenue militairement au côté du régime en septembre 2015. Elle a toujours démenti les accusations selon lesquelles ses raids ont tué des civils en Syrie. La coalition internationale concentre ses frappes sur les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) et ceux de Fateh al-Cham, l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda, qui occupent des régions en Syrie.

Raids mercredi

La veille, au moins 25 civils, dont 14 enfants, ont péri dans des raids sur la ville d'Idleb, tenue par des rebelles et les djihadistes , avait indiqué l'OSDH en parlant de frappes «vraisemblablement russes».

La guerre en Syrie est entrée mercredi dans sa septième année, sans aucune perspective de paix à court ou moyen terme, et a fait plus de 320'000 morts.

Déclenchée par la répression de manifestations prodémocratie, elle est devenue très complexe avec la montée en puissance de groupes djihadistes, l'implication de forces régionales et de puissances internationales, sur un territoire très morcelé.(afp/nxp)

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 05:54

EGYPTE LA JUSTICE ACCEPTE DE LIBÉRER MOUBARAK

Le parquet égyptien a accepté lundi la remise en liberté de l'ex-président Hosni Moubarak, a indiqué son avocat.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

L'ex-président égyptien avait été acquitté début mars par la cour de Cassation pour la mort de manifestants en 2011 durant la révolte qui a provoqué sa chute. Ce lundi, le parquet accepte de libérer l'ancien président. Cette décision vient clore symboliquement le chapitre du Printemps arabe en Egypte.

L'avocat de l'ex-raïs a précisé que Hosni Moubarak, actuellement retenu dans un hôpital militaire du Caire, «pourra rentrer chez lui lorsque les docteurs diront qu'il peut sortir». Il ne pourra toutefois pas se rendre à l'étranger, a-t-il ajouté.

Hosni Moubarak, 88 ans, est en effet interdit de voyage en raison d'une enquête de l'organisme égyptien des gains illicites, qui surveille les fortunes accumulées de manière frauduleuse. L'ancien président a passé le plus clair de son temps dans un hôpital militaire en résidence surveillée au Caire depuis son arrestation en 2011.

Longue saga judiciaire

Dans le dossier sur la mort de manifestants, Hosni Moubarak a été accusé d'avoir incité au meurtre des participants aux manifestations pendant la révolte de 18 jours, au cours de laquelle quelque 850 personnes ont été tuées lors d'affrontements avec la police. Il a été condamné à la prison à vie en juin 2012, mais un nouveau procès avait été ordonné par la justice.

Fin 2014, un autre tribunal qui le rejugeait a finalement ordonné l'abandon des accusations, blanchissant ainsi Hosni Moubarak, mais le parquet avait introduit un recours en cassation. Le 2 mars, la Cour de cassation a finalement confirmé l'abandon des charges.

Colère des proches des victimes

A la suite de cette décision, les familles de victimes des violences de 2011 avaient réagi avec colère pour certains. Pour Khalifa Ahmed, 69 ans, qui a perdu son fils Ahmed le 28 janvier 2011, lors d'une manifestation réprimée dans le sang, «la sentence n'a pas de sens».

Mostafa Morsi, qui a aussi perdu son fils le même jour, a dénoncé une justice «corrompue». «Le sang de notre fils a coulé pour rien (...) La corruption est de retour en force», avait-il dit au lendemain de la décision de la cour de Cassation. «J'aurais pensé que le Printemps arabe nous aurait donné une meilleure qualité de vie, mais c'est pire. Tout est pire», avait-il dit.

Dernière procédure

Il s'agissait de la dernière procédure judiciaire visant Hosni Moubarak. L'ex-raïs, au pouvoir de 1981 à 2011, a été jugé dans plusieurs affaires depuis son retrait du pouvoir. Par ailleurs, en janvier 2016, la cour d'appel a confirmé une peine de trois ans de prison pour Hosni Moubarak et ses deux fils dans une affaire de corruption. Hosni Moubarak était accusé avec ses deux fils d'avoir détourné plus de 10 millions d'euros (10,78 millions de francs au cours actuel), alloués à l'entretien des palais présidentiels.

Les trois hommes ont aussi été condamnés ensemble à payer une amende de 125 millions de livres égyptiennes (7,2 millions de francs) et à rembourser à l'Etat 21 millions de livres. Mais la peine prononcée tenait compte du temps déjà effectué en prison. Ses deux fils, Alaa et Gamal, ont été remis en liberté.

Avant la révolte, Gamal avait été longtemps pressenti pour prendre sa succession à la tête de l'Egypte. Après 2013 et la destitution du président islamiste Mohamed Morsi par l'armée, les démêlés judiciaires de ce dernier avaient éclipsé ceux de M. Moubarak.

 

 

 : la justice approuve la remise en liberté de l'ex-président Hosni 

(ats/nxp)

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14 mars 2017 2 14 /03 /mars /2017 05:49

DISCRIMINATIONS LES LÉGISLATIONS ANTI-GAYS S'ACCUMULENT AUX USA

Des ONG de défense de la communauté LGBT dénoncent des législations ou projets de loi discriminatoires en hausse dans 23 Etats américains.

Image d'illustration.

Image d'illustration. Image: Keystone

 

Les législations ou projets de loi discriminatoires envers les homosexuels se multiplient dans 23 Etats américains, ont dénoncé lundi des organisations militant pour les droits des gays.

Ces dernières s'inquiètent particulièrement d'une nouvelle loi en vigueur depuis vendredi dernier dans le Dakota du Sud, qui autorise les agences d'adoption à faire valoir les croyances religieuses «sincères» pour éviter de confier des enfants à des homosexuels aspirant à être parents.

Cette loi «n'est que le commencement et fait partie d'une vague» de mesures similaires contre la communauté LGBT (lesbiennes, gay, bisexuels, transgenres), déplore Sarah Warbelow, directrice juridique chez Human Rights Campaign (HRC).

Plus d'une centaine de textes du même acabit ont vu le jour dans 23 Etats, notamment au Texas, dans l'Oklahoma ou dans l'Alabama, selon HRC et l'ACLU, la puissante organisation américaine de défense des libertés. «Nous voyons différentes tactiques et stratégies à l'oeuvre pour saper les droits des personnes LGBT», explique Eunice Cho, de l'ACLU.

Le Texas en tête

Le Texas se révèle être «le coupable le plus flagrant» avec plus d'une dizaine de projets de lois qui pourraient notamment modifier les règles d'attribution des familles d'accueil ou permettre aux administrations de ne pas célébrer les mariages homosexuels, précise-t-elle.

«Nous sommes profondément inquiets de la dynamique de ces projets de loi, qui pourraient commencer à passer à travers le pays», reprend Sarah Warbelow, d'HRC. Evoquant la loi en vigueur dans le Dakota du Sud, la présidente d'une organisation militant pour les droits des enfants estime que cela pourrait empêcher les couples gays qui accueillent actuellement des enfants de les adopter.

«Cela serait particulièrement dévastateur», étant donné que l'accueil d'un enfant est généralement un premier pas vers l'adoption, affirme Christine James-Brown du Child Welfare League of America. Ni le gouverneur du Dakota du Sud, qui a validé la loi controversée, ni les auteurs du texte n'ont répondu dans l'immédiat aux sollicitations de l'AFP. (afp/nxp)

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 06:03

CRASH DE «DROPPED» QUI SONT LES VRAIS RESPONSABLES?

Les familles des huit Français morts en Argentine le 9 mars 2015 lors du tournage d’une émission pour TF1 se sont réunies à Paris. Ils exigent des réponses, vite.

Esplanade du Trocadéro, samedi: les proches et amis des disparus se recueillent. Ci-contre: les restes des hélicoptères témoignent de la violence de la collision survenue peu après le décollage.

Esplanade du Trocadéro, samedi: les proches et amis des disparus se recueillent. Ci-contre: les restes des hélicoptères témoignent de la violence de la collision survenue peu après le décollage.Image: Bertrand Guay/AFP

Les larmes roulent sur les joues, les mains tremblent, emportant dans leurs mouvements de tristesse les roses rouges auxquelles les parents des disparus s’accrochent. Samedi après-midi, deux jours après les révélations chocs de BFMTV sur l’aptitude des pilotes des deux hélicoptères entrés en collision en plein ciel argentin, les familles des victimes de ce crash sont venues se recueillir au Trocadéro, à Paris. Mais, surtout, revendiquer le droit à la vérité.

Indifférence judiciaire

Depuis deux ans, les proches disent «se heurter à un silence s’apparentant à une indifférence de l’institution judiciaire». En début de semaine dernière, ils s’en sont plaints dans un courrier adressé à Juliette Méadel, secrétaire d’État française chargée de l’Aide aux victimes. Un hasard forcé qui fait aujourd’hui que les lésés ont enfin obtenu audience auprès du gouvernement français et seront reçus dans deux semaines.

Entouré d’une foule compacte, devant un parterre de bouquets de fleurs et les portraits des défunts, un jeune homme égrène les dix noms. Pour ne pas oublier. Ceux des trois grands sportifs fauchés: la navigatrice – et seule femme victorieuse de la Route du Rhum – Florence Arthaud (57 ans), la nageuse médaillée olympique Camille Muffat (25) et le boxeur médaillé de bronze aux Jeux olympiques de Pékin 2008 Alexis Vastine (28). Ceux des cinq membres de la société de production mandatée par TF1, Adventure Line Productions (ALP), pour la réalisation de l’émission «Dropped». Sans omettre ceux des deux pilotes sud-américains, engagés par ALP. «Nous sommes en quête de vérité, notamment sur les vrais responsables de l’accident», confie Cassie Vastine, sœur du boxeur parti trop tôt. «Nous ne lâcherons rien», abonde son père.

La production dans le viseur

De nouveaux témoignages récoltés par le Bureau français d’enquêtes et d’analyses permettent d’accréditer que les deux pilotes recrutés par ALP avaient des soucis de santé et étaient (trop?) âgés. L’autre élément essentiel qui refait surface, c’est la négligence potentielle de l’équipe de production qui les a recrutés. Les juges chargés de l’enquête pénale viennent de placer la boîte de production et son directeur sous le statut intermédiaire de témoin assisté, à mi-chemin entre le statut de témoin et la mise en examen.

Parmi les participants à ce qui aurait dû être le nouveau jeu d’aventures de TF1 se trouvait une Suissesse, qui a assisté, à terre et impuissante, au crash des deux hélicoptères: la freerideuse de Préverenges (VD) Anne-Flore Marxer. (Le Matin

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13 mars 2017 1 13 /03 /mars /2017 05:56

TERRORISME LES «LOUPS SOLITAIRES» DE L'EI FORMÉS SUR INTERNET

Des djihadistes forment en ligne, à distance et en toute autonomie, des individus à mener des attaques isolées, selon une étude.

Image d' illustration / @ Masahiko OHKUBO / Flickr Creative Commons

Les djihadistes, dits «loups solitaires», ne sont en fait pas si seuls. Ils sont de plus en plus souvent préparés par des «formateurs virtuels», indépendants de la direction du groupe Etat islamique (EI), mais qui les poussent à signer en son nom des attentats à petite échelle, affirme une étude.

«Il y a des gens qui prennent l'initiative d'élaborer de nouveaux projets innovants pour propager l'idéologie djihadiste et encourager les attaques», relève Alexander Meleagrou-Hitchens, qui a écrit avec Seamus Hughes cette étude pour le programme sur l'extrémisme de l'université George Washington.

La nouveauté, c'est que ces individus, que les chercheurs appellent des «coachs virtuels», semblent travailler de manière indépendante, en utilisant les réseaux sociaux et les messageries cryptées pour développer des plans d'attentats en dehors de toute hiérarchie, sans être dirigés ou contrôlés par des dirigeants du groupe EI, explique Alexander Meleagrou-Hitchens à l'AFP.

«Nous avons l'impression qu'ils sont livrés largement à eux-mêmes avec leurs propres outils. Ils utilisent leurs propres innovations pour concevoir de nouvelles manières d'attirer des gens et de les encourager à attaquer et aussi d'élaborer de nouvelles manières d'attaquer l'Occident», ajoute-t-il.

Une attaque sur cinq

Au moins huit projets d'attentats et attaques menées depuis 2014 aux Etats-Unis sur 38 ont été fomentés ou perpétrés par des personnes formées par ces «coachs» du groupe EI, selon l'étude, publiée dans le journal CTC Sentinel du centre d'anti-terrorisme de l'académie militaire de West Point.

Les chercheurs se sont basés sur les éléments de preuve retenus par le gouvernement américain contre les potentiels assaillants ainsi que sur les informations émanant des attentats qui se sont réellement produits.

Le projet d'attaque de trois hommes contre une exposition de dessins de Mahomet en mai 2015 à Garland, au Texas, a semblé de prime abord avoir été fomenté entièrement aux Etats-Unis et seulement inspiré par le groupe EI.

Mais des informations postérieures ont montré qu'un membre du groupe EI basé en Syrie, Junaid Hussain, leur avait donné des instructions et avait même choisi leur cible, a relevé l'étude.

Le scénario est similaire pour un autre supposé loup «solitaire», Emanuel Lutchman, arrêté pour avoir fomenté un attentat pour la Saint Sylvestre à New York à la fin 2015.

Raqqa

Emanuel Lutchman avait été en fait dirigé et sa cible choisie par un militant du groupe EI, Abu Saad al-Sudani, qui l'avait persuadé de filmer une vidéo de son acte d'allégeance au groupe EI avant de lancer son attaque.

Une dizaine de ces coachs virtuels travaillent depuis ces dernières années à Raqqa, en Syrie, la capitale de facto du groupe 'EI, en cherchant systématiquement à entrer en contact avec des personnes aux Etats-Unis qu'ils pensent favorables à la cause djihadiste.

Ils désignent les cibles potentielles et essaient de convaincre les personnes désireuses de rejoindre les rangs du groupe EI en Syrie ou en Irak de rester plutôt aux Etats-Unis pour y préparer des attentats.

Leur rôle est devenu d'autant plus important que le groupe EI a de plus en plus de mal à préparer des attaques majeures contre les pays occidentaux et qu'il est, dans ses bastions en Syrie et en Irak, sous l'offensive des forces militaires syriennes et irakiennes et de la coalition contre le groupe EI.

«Comme cela commence à devenir plus difficile pour eux. Ils essaient de garder au moins une certaine présence dans les pays occidentaux par ce genre d'attentats à petite échelle», explique Alexander Meleagrou-Hitchens. (ats/nxp)

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 17:40

ETATS-UNIS TRUMP VIRE 46 PROCUREURS DE L'ÈRE OBAMA

Fait rare, le ministre de la Justice américain demande la démission des 46 procureurs de l'ère Obama.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

L'administration républicaine du président Donald Trump fait le ménage au sein du ministère de la Justice: le ministre américain de la justice Jeff Sessions a réclamé vendredi la démission des 46 derniers procureurs fédéraux nommés par le gouvernement Obama encore en poste. Parmi eux figure celui de Manhattan, Preet Bharara, auquel le président Trump avait demandé de conserver ses fonctions.

Bien que les procureurs fédéraux occupent des postes politiques et que leur remplacement soit classique en cas d'alternance, il est rare qu'une administration fasse ainsi table rase du passé.

La soudaineté de la décision ainsi que le nombre élevé de personnes concernées ont surpris. Le patron des Démocrates au Sénat, Chuck Schumer, a ainsi exprimé son «trouble» sur Facebook face à ce limogeage groupé: «En demandant la démission immédiate de l'ensemble des procureurs en place, sans attendre que ceux-ci aient été remplacés effectivement, voire même que les noms de leurs futurs remplaçants soient connus, le président interrompt les enquêtes et les dossiers en cours, et il entrave le bon déroulement de la justice», a-t-il accusé.

«Transition uniforme»

Sarah Isgur Flores, la porte-parole du département de la Justice, a précisé que «le ministre de la Justice Jeff Sessions a demandé aux 46 procureurs restant à avoir été nommés par le président (Obama) de présenter leur démission afin d'assurer d'une transition uniforme».

«En attendant que ces postes soient à nouveau pourvus, les procureurs de carrière travaillant au sein du département de la Justice continueront le travail indispensable consistant à diriger les enquêtes et à poursuivre et dissuader les criminels violents», a poursuivi la porte-parole.

Un peu plus tard dans la journée de vendredi, un autre porte-parole du département de la Justice, Peter Carr, a précisé que le président Trump avait refusé la démission de deux de ces procureurs: son actuel ministre de la Justice adjoint, Dana Boente, et celui qu'il a déjà désigné pour reprendre ce fauteuil, Rod Rosenstein.

Cas sensibles

Une porte-parole du département de la justice a confirmé que la demande du ministre Jeff Sessions concernait également le procureur fédéral de Manhattan, Preet Bharara, qui supervise quelques-unes des affaires criminelles et financières les plus sensibles du pays.

Donald Trump avait reçu le procureur de Manhattan le 30 novembre à la Trump Tower, à New York. Ce dernier avait déclaré après leur entretien qu'il avait accepté de rester en poste.

Nommé en 2009 par l'ancien président des Etats-Unis Barack Obama, le procureur a traqué la corruption au sein de la municipalité et de l'Etat de New York et supervisé à ce titre l'enquête fédérale sur les soupçons de corruption dans le financement de la campagne électorale victorieuse du maire de New York, Bill de Blasio, en 2013. (ats/nxp)

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11 mars 2017 6 11 /03 /mars /2017 17:36

TERRORISME LES LOUPS SOLITAIRES DE L'EI ONT DES COACHS VIRTUELS

Les djihadistes dits «loups solitaires» ne sont en fait pas si seuls: ils sont de plus en plus souvent préparés par des «formateurs virtuels».

Site de propagande.

Site de propagande. Image: Keystone

 

«Il y a des gens qui prennent l'initiative d'élaborer de nouveaux projets innovants pour propager l'idéologie djihadiste et encourager les attaques», relève Alexander Meleagrou-Hitchens, qui a écrit avec Seamus Hughes une étude pour le Programme sur l'extrémisme de l'université George Washington.

La nouveauté, c'est que ces individus, que les chercheurs appellent des «coachs virtuels», semblent travailler de manière indépendante, en utilisant les réseaux sociaux et les messageries cryptées pour développer des plans d'attentats en dehors de toute hiérarchie, sans être dirigés ou contrôlés par des dirigeants de l'EI, explique M. Meleagrou-Hitchens.

«Nous avons l'impression qu'ils sont livrés largement à eux-mêmes avec leurs propres outils. Ils utilisent leurs propres innovations pour concevoir de nouvelles manières d'attirer des gens et de les encourager à attaquer, et aussi d'élaborer de nouvelles manières d'attaquer l'Occident», ajoute-t-il.

Au moins huit projets d'attaques et attaques menées depuis 2014 aux Etats-Unis sur 38 -soit une sur cinq- ont été fomentés ou perpétrés par des personnes formées par ces «coachs» de l'EI, selon l'étude, publiée dans le journal CTC Sentinel du centre d'anti-terrorisme de l'académie militaire de West Point.

Garder une «présence» en Occident

Les chercheurs se sont basés sur les éléments de preuve retenus par le gouvernement américain contre les potentiels assaillants ainsi que sur les informations émanant des attentats qui se sont réellement produits.

Le projet d'attaque de trois hommes contre une exposition de dessins de Mahomet en mai 2015 à Garland, au Texas, a semblé de prime abord avoir été fomenté entièrement aux Etats-Unis et seulement inspiré par le groupe EI.

Mais des informations postérieures ont montré qu'un membre de l'EI basé en Syrie, Junaid Hussain, leur avait donné des instructions et avait même choisi leur cible, a relevé l'étude.

Le scénario est similaire pour un autre supposé loup «solitaire», Emanuel Lutchman, arrêté pour avoir fomenté un attentat pour la Saint Sylvestre à New York à la fin 2015. M. Lutchman avait été en fait dirigé et sa cible choisie par un militant de l'EI, Abu Saad al-Sudani, qui l'avait persuadé de filmer une vidéo de son acte d'allégeance à l'EI avant de lancer son attaque.

Depuis la Syrie

Une dizaine de ces coachs virtuels travaillent depuis ces dernières années à partir de Raqa, en Syrie, la capitale de facto de l'EI, en cherchant systématiquement à entrer en contact avec des personnes aux Etats-Unis qu'ils pensent favorables à la cause djihadiste.

Ils désignent les cibles potentielles et essaient de convaincre les personnes désireuses de rejoindre les rangs de l'EI en Syrie ou en Irak de rester plutôt aux Etats-Unis pour y préparer des attentats.

Leur rôle est devenu d'autant plus important que l'EI a de plus en plus de mal à préparer des attaques majeures contre les pays occidentaux et qu'il est, dans ses bastions en Syrie et en Irak, sous l'offensive des forces militaires syriennes et irakiennes et de la coalition contre l'EI.

«Comme ça commence à devenir plus difficile pour eux, ils essaient de garder au moins une certaine présence dans les pays occidentaux par ce genre d'attentats à petite échelle», explique M. Meleagrou-Hitchens. (AFP/nxp)

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  • : Cherchant les points communs entre les peuples, les nations et les religions pour creer un monde meilleur...et une paix durable.
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  • PIMPRENELLE POURPRÉE
  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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PIMPRENELLE POURPRÉE

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