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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 04:14

Trump veut interdire «l'immigration musulmane»

Etats-Unis

Le candidat républicain souhaite interdire aux musulmans d'entrer aux Etats-Unis.

Mis à jour à 04h25

Le milliardaire américain Donald Trump, en tête des sondages des primaires républicaines pour la Maison Blanche en 2016, a appelé lundi à barrer l'entrée des musulmans aux Etats-Unis, proposition applaudie par ses partisans mais dénoncée à droite comme à gauche.

«J'ai des amis musulmans, ce sont des gens très bien, mais ils savent qu'il y a un problème, et on ne peut plus le tolérer», a expliqué Donald Trump, ovationné en meeting en Caroline du Sud, quelques heures après avoir annoncé dans un communiqué qu'il souhaitait fermer les frontières des Etats-Unis aux musulmans «jusqu'à ce que nous soyons capables de déterminer et de comprendre ce problème».

Le milliardaire se justifie en affirmant que de nombreux musulmans sont favorables au jihad violent contre les Américains ou qu'ils préfèrent vivre en vertu de la charia (loi islamique) plutôt que de la Constitution américaine, citant un sondage commandé par un centre marginal dirigé par Frank Gaffney, qualifié d'islamophobe par le Southern Poverty Law Center, une organisation antiraciste.

«Ça ne fait qu'empirer»

«La haine dépasse l'entendement», a lancé Donald Trump, évoquant le couple de tueurs de San Bernardino qui a fait 14 morts mercredi et les auteurs des attentats de Paris. «Ça ne fait qu'empirer, et on va avoir un autre World Trade Center», a-t-il prévenu.

Même à l'échelle des déclarations incendiaires du milliardaire, la proposition est extraordinaire, et les réactions politiques à la mesure d'une proposition qui semble directement enfreindre la Constitution américaine et l'interdiction des discriminations religieuses.

Donald Trump n'a jamais caché sa méfiance envers les musulmans, comme d'autres candidats républicains. En septembre, son rival Ben Carson avait suggéré que la fonction présidentielle était incompatible avec l'islam. Donald Trump avait aussi laissé filer quand un partisan avait affirmé que Barack Obama était musulman.

Tonitruant

Après les attentats de Paris en novembre, il a appelé --comme le reste de son parti-- au rejet des réfugiés syriens. Il avait aussi approuvé l'idée de forcer les musulmans à se déclarer sur un registre afin d'être surveillés, déclenchant un premier malaise dans son camp.

Comme c'est l'habitude avec Donald Trump, son annonce est aussi tonitruante que floue.

Il a précisé que les soldats américains musulmans basés à l'étranger pourraient revenir. Et que les musulmans déjà ici pourraient rester, mais «nous devons être très vigilants, car des gens ont des bombes», a-t-il dit sur Fox News, en référence aux tueurs de San Bernardino.

Mais quid des citoyens américains musulmans? Et des touristes? Comment mettre en place une telle interdiction, techniquement et juridiquement?

Croyants effarés

A la sortie de la prière dans une mosquée de Jersey City, près de New York, les fidèles étaient effarés.

«Il donne le droit aux gens de s'en prendre à nous», dit à l'AFP Ahmed Shadeed, directeur du centre islamique.

«Donald Trump ressemble plus au leader d'une foule prête au lynchage que d'un grand pays comme le nôtre», s'est désolé Nihad Awad, directeur du Comité de relations américano-islamiques (CAIR).

Les condamnations politiques ont immédiatement plu, y compris chez ses rivaux républicains, de Marco Rubio à Chris Christie. Jeb Bush, qui avait après Paris proposé d'exclure uniquement les réfugiés syriens musulmans, l'a traité de «déséquilibré».

Réactions outrées

La Maison Blanche a immédiatement dénoncé ses propositions. «C'est totalement contraire à nos valeurs en tant qu'Américains», a déclaré sur CNN Ben Rhodes, proche conseiller du président Barack Obama. «Le respect de la liberté de religion est inscrit dans notre Déclaration des droits (Bill of Rights)», a-t-il souligné. «Donald Trump, vous ne comprenez rien. Cela affaiblit notre sécurité», a réagi Hillary Clinton sur Twitter.

 

 

«Donald Trump dissipe tous les doutes: il fait campagne pour la pre?sidence en tant que fasciste de?magogue», a par exemple e?crit Martin O'Malley, un candidat de?mocrate.

«C'est fou comme Donald Trump est essentiellement Hitler, mais sans vrais cheveux», estime un internaute. «J'aimerais lire en Une de la presse: les Etats- Unis bannissent Donald Trump».

 

Le geste de Donald Trump n'en est pas moins calculé, cet expert des médias déclenchant méthodiquement controverse après controverse, avec gourmandise.

L'annonce est aussi sa réponse à Barack Obama, qui dans un discours à la nation dimanche a enjoint les Américains à éviter les amalgames entre le groupe Etat islamique et l'islam.

Après les Mexicains...

«Nous ne pouvons pas nous en prendre les uns aux autres en laissant ce combat se transformer en combat entre l'Amérique et l'islam», avait asséné Barack Obama. «Les musulmans américains sont nos amis et nos voisins».

La campagne du magnat de l'immobilier avait démarré en juin par une diatribe contre les clandestins mexicains, comparés à des violeurs et des criminels. Cela n'a pas empêché le candidat, omniprésent dans la presse, de rester depuis l'été largement en tête des sondages, avec aujourd'hui près de 30% des intentions de vote des républicains.

Lundi, au moment même de son annonce, un nouveau sondage CNN le plaçait en tête dans l'Iowa, qui votera en premier aux primaires, le 1er février 2016

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 04:10

Comment le groupe EI a constitué son arsenal

Irak

Selon Amnesty international, le groupe armé a bénéficié de l'absence de surveillance de flux d'armes en Irak depuis des décennies.

Mis à jour à 02h37

Les transferts irresponsables d'armes effectués vers l'Irak sont à l'origine du redoutable arsenal utilisé par le groupe Etat islamique (EI), souligne Amnesty International dans un rapport publié mardi appelant à des contrôles plus stricts.

«L'armement immense et varié qu'utilise le groupe armé illustre combien le commerce irresponsable des armes alimente les atrocités à grande échelle», affirme Patrick Wilcken, chercheur pour Amnesty.

«Une mauvaise règlementation couplée à une absence de surveillance des énormes flux d'armes en Irak depuis plusieurs décennies ont été une aubaine pour le groupe Etat islamique et d'autres groupes armés, qui ont eu un accès sans précédent à la puissance de feu», a-t-il estimé.

Armes saisies pendant le siège de Mossoul

Les armes fabriquées à l'étranger que le groupe Etat islamique a saisies en s'emparant de la ville de Mossoul en juin 2014 ont été utilisées pour conquérir d'autres territoires et commettre des crimes contre les civils, souligne le rapport.

L'organisation djihadiste, s'est également emparée d'importantes quantités d'armes en prenant le contrôle en Irak de bases de l'armée et de la police à Fallouja, Saqlawiya et Ramadi (ouest), Tikrit (nord) ainsi qu'en Syrie.

Les opérations lancées par les forces gouvernementales pour reprendre Ramadi, chef-lieu de la province d'Al-Anbar, sont ainsi entravées par les «plus de 100 véhicules de combat blindés, y compris des chars» dont le groupe Etat islamique s'était emparé, rapporte Amnesty.

En provenance de 25 pays

Le groupe terroriste distribue les armes saisies sur différents fronts: des armes saisies à Mossoul ont ainsi été utilisées deux semaines plus tard à 500 km de là, dans le nord de la Syrie.

Le groupe EI utilise des armes et munitions provenant d'au moins 25 pays, dont une bonne partie de Russie comme le fusil d'assaut kalachnikov.

Dans les petites armes, les djihadistes combattent avec des fusils Tabuk de fabrication irakienne, Bushmaster E2S de fabrication américaine, CQ chinois, G36 allemand ou FAL belge.

Les stocks d'armes de l'armée irakienne ont gonflé durant la guerre Iran-Irak (1980-1988), que le rapport décrit comme «un moment majeur pour le développement du marché global d'armes modernes».

L'Irak inondé d'armes

L'Irak a également été inondé d'armes après l'invasion de 2003 conduite par les Etats-Unis, et le flux des armes s'est poursuivi à la faveur d'accords conclus après le retrait américain en 2011.

Amnesty souligne que les pays exportateurs -- y compris les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU -- étaient bien conscients des risques du transfert d'armes en Irak, où la corruption est endémique et les mécanismes de contrôle très faibles.

«Les conséquences en Irak et dans la région environnante de la prolifération des armes et des abus ont déjà détruit les vies et la subsistance de millions de personnes et pose une menace permanente», affirme Patrick Wilcken. «Les conséquences des transferts irresponsables d'armes en Irak et en Syrie et leur saisie par le groupe EI doivent être un signal d'alarme pour les exportateurs d'armes à travers le monde».

Embargo total

Amnesty appelle à un embargo total sur les livraisons d'armes aux forces gouvernementales syriennes, et à une règle sur la «présomption de refus» d'exportation d'armes vers l'Irak qui conditionnerait les transferts à des évaluations strictes.

L'ONG appelle aussi à la ratification du Traité sur les Transferts d'Armes (TTA) par les pays qui ne l'ont pas encore fait, tels que les Etats-Unis, la Russie et la Chine. 

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 04:07

Les USA auront un nouveau système antiterroriste

Sécurité

Ces prochains jours, Washington va présenter un nouveau système de sécurité.

Mis à jour le 07.12.2015Secrétaire à la sécurité intérieure Jeh Johnson.

Secrétaire à la sécurité intérieure Jeh Johnson.

 

Les autorités américaines veulent mieux informer et protéger le pays du terrorisme et pour ce faire elles préparent un nouveau système d'alerte. Les détails de ce projet seront présentés «dans les prochains jours», a annoncé lundi le secrétaire à la sécurité intérieure Jeh Johnson.

Selon lui, ce changement est nécessaire pour mieux informer les Américains sur la situation sécuritaire dans le pays. «Nous devons aller au-delà du système actuel avec un autre niveau intermédiaire», a expliqué Jeh Johnson.

Ce sera le troisième système d'alerte contre le terrorisme depuis les attentats du 11 septembre 2001.

L'annonce de Jeh Johnson intervient quelques jours après la fusillade qui a fait 14 morts et 21 blessés à San Bernardino, en Californie. Sans réellement revendiquer la tuerie, les djihadistes de l'Etat islamique (EI) en ont attribué samedi la responsabilité à deux de leurs «partisans». 

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 05:21

Plus bons copains : Des accusations iraniennes stupéfient Ankara

Conflit en Syrie

Le président turc s'est entretenu avec Hassan Rohani après que des médias ont évoqué l'implication du clan Erdogan dans un trafic de pétrole avec le groupe EI.

Mis à jour le 06.12.2015 

Le président Erdogan rejette les accusations portées à son encontre.

Le président Erdogan rejette les accusations portées à son encontre.
Image: Archives/Reuters

 

Ankara a exprimé dimanche sa «stupéfaction» après des accusations iraniennes. Ces dernières évoquent l'implication de la Turquie dans un trafic de pétrole avec des djihadistes en Syrie et en Irak.

Il n'y a rien de «sérieux» dans ces accusations, a déclaré dans un communiqué le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères, Tanju Bilgic.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré jeudi avoir mis en garde son homologue iranien, Hassan Rohani, après des publications dans certains médias iraniens accusant le président turc et sa famille d'être impliqués avec des membres de l'EI dans un trafic de pétrole.

Recep Tayyip Erdogan a déclaré avoir eu un entretien téléphonique avec Hassan Rohani au cours duquel il lui a dit: " Vous allez payer le prix fort si cela continue comme cela». Le président turc a ajouté que les Iraniens avaient ensuite effacé ces publications de leurs sites web.

Appel à une politesse réciproque

Le porte-parole du ministère turc des Affaires étrangères a confirmé la conversation téléphonique entre les deux présidents, ajoutant que toute tentative de présenter le contenu de cet entretien autrement serait «non seulement immorale, mais reviendrait également à cacher la vérité au peuple iranien voisin».

En réponse au président Erdogan, le ministère iranien des Affaires étrangères a appelé vendredi «à une politesse réciproque et au respect dans les relations», selon des médias iraniens.

«Le maintien d'une politique et de (certaines) positions, voulues ou pas, ont conduit au soutien du terrorisme en Syrie et en Irak, et ont aggravé la crise actuelle dans la région et accru les problèmes pour les pays qui mènent ces politiques-là», a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hossein Jaber-Ansari, selon l'agence iranienne IRNA.

Soutien à la Syrie

L'Iran chiite soutient militairement le régime syrien et qualifie de «terroristes» tous les groupes armés syriens. Il affirme également, tout comme la Russie qui mène des frappes contre les groupes armés syriens depuis fin septembre, que seuls les Syriens peuvent décider du sort du président Assad.

La Russie accuse depuis plusieurs jours la Turquie de tirer profit de la contrebande d'or noir en provenance des djihadistes. Elle va même jusqu'à porter des accusations qui visent directement le président Recep Tayyip Erdogan et sa famille.

La diplomatie américaine avait démenti mercredi les accusations russes visant sans «aucune preuve» le président turc et sa famille. 

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 05:10

Le FN crie victoire, la gauche en mal d'unité

Régionales en France

L'extrême droite est en tête dans au moins six régions sur 13 au 1er tour des élections régionales. Le FN enregistre un score record avec entre 27,2 et 30,8% de voix.

Mis à jour le 06.12.2015 

Marine Le Pen, la présidente du Front National et candidate dans la région Nord-Pas-de-Calais/Picardie, à l'annonce des premiers résultats.

Marine Le Pen, la présidente du Front National et candidate dans la région Nord-Pas-de-Calais/Picardie, à l'annonce des premiers résultats.
Image: AFP

 

Le parti Front national (extrême droite) est arrivé dimanche en tête dans au moins six régions sur 13, au premier tour d'élections régionales en France, où il enregistre un score record de 27,2 à 30,8%, selon des estimations d'instituts de sondage. Le FN devance largement l'opposition de droite et les socialistes du président François Hollande dans trois régions clés: au nord (Nord-Pas-de-Calais-Picardie), où se présente sa présidente Marine Le Pen, dans le sud-est (Provence-Alpes-Côte d'Azur), où il est emmené par sa nièce Marion Maréchal Le Pen, et dans l'est (Alsace-Champagne-Ardennes-Lorraine), avec le stratège du parti, Florian Philippot.

Marine Le Pen a obtenu dans sa région entre 40,3 et 43% des voix devant l'opposition de droite (24 à 25%) et les socialistes (entre 18 et 18,4%), selon des estimations des instituts de sondage.

Sa nièce Marion Maréchal-Le Pen réussit encore mieux que sa tante: elle est créditée de 41,2% à 41,9% des voix, largement devant la droite (24 à 26%) et le Parti socialiste (15,8 à 18,1%).

44,6 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes. Un deuxième tour est prévu le 13 décembre. Le taux de participation dimanche est d'environ 50%, soit une forte progression par rapport au scrutin régional de 2010, marqué par une très forte abstention.

Au plan national, «il apparaît qu'on est largement le premier parti de France, plusieurs points devant l'alliance Les Républicains - centristes», s'est félicité le vice-président du Front national Florian Philippot.

Le Parti socialiste au pouvoir dirigeait jusqu'à présent la quasi-totalité des régions. Au deuxième tour, il ne pourrait conserver que trois ou quatre régions.

Promis à une large victoire avant les attentats de Paris, le parti Les Républicains de l'ancien président de droite Nicolas Sarkozy avait vu ces dernières semaines les intentions de vote en sa faveur s'éroder au profit du Front national.

 

 

Trois semaines après les attentats meurtriers de Paris (130 morts, des centaines de blessés), revendiqués par le groupe djihadiste, Etat islamique, les mesures de sécurité avaient été renforcées autour des bureaux de vote, dans le cadre de l'état d'urgence. Policiers et militaires en armes patrouillaient notamment les rues de Paris.

 

 

Souvent méconnues des Français, les compétences des 13 régions vont de la gestion des lycées aux aides aux entreprises en passant par les transports publics.

Après des percées spectaculaires l'an dernier aux municipales et aux européennes, le FN consolide fortement son ancrage en France.

 

 

Le premier ministre Manuel Valls avait souligné avant le vote que le bulletin de vote était «une arme» contre le terrorisme alors que la campagne électorale a été largement éclipsée par les pires attentats le 13 novembre survenus en France.

Après ces attaques, le parti de Marine Le Pen s'est trouvé conforté dans son discours nationaliste et anti-immigration par la révélation que deux des kamikazes avaient gagné la France après s'être glissés parmi des migrants débarqués en Grèce.

 

Les socialistes au pouvoir n'ont pas tiré profit du spectaculaire regain de popularité de François Hollande, dont la gestion des attentats a reçu un large soutien dans l'opinion.

Le parti présidentiel pâtit de l'envolée du chômage, monté en octobre à 10,2% de la population, son plus haut niveau depuis 1997. Il souffre aussi de la faiblesse de l'ensemble de la gauche, qui s'est présentée divisée au premier tour, même s'il espère la rassembler au second.

L'issue du scrutin final dépendra beaucoup de l'attitude pour le second tour du PS et des Républicains dans les régions susceptibles de basculer à l'extrême droite: désistement voire alliance pour tenter de lui barrer la route, ou triangulaires risquant d'assurer sa victoire

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 04:53

Fin du khalifat turc? Bagdad donne 48h aux forces turques pour se retirer

Irak

L'Irak envisage un recours au Conseil de sécurité. De son côté, Ankara minimise la crise.

Mis à jour le 06.12.2015

Troupes irakiennes près de la ville de Ramadi, le 6 décembre 2015.

Troupes irakiennes près de la ville de Ramadi, le 6 décembre 2015.
Image: AFP

 

L'Irak a donné dimanche 48 heures à la Turquie pour retirer des troupes qui selon Bagdad ont pénétré sur son territoire illégalement, prévenant qu'Ankara devrait sinon faire face à «toutes les options disponibles» y compris un recours au Conseil de sécurité de l'ONU.

Bagdad a fait état d'un déploiement sur le sol irakien de troupes turques avec des chars et de l'artillerie, sans permission. L'Irak peine à affirmer sa souveraineté au moment où l'envoi de soldats étrangers pour lutter contre le groupe Etat islamique (EI) fait débat en Irak,

«Dans le cas d'un non retrait de ces forces dans les 48h, l'Irak va user de son droit au recours à toutes les options disponibles», y compris en faisant appel au Conseil de sécurité, a déclaré le cabinet du Premier ministre, Haider al-Abadi, dans un communiqué.

Ankara minimise

Dans la pratique, les options de l'Irak sont principalement diplomatiques, ses forces étant prises par la lutte contre l'EI alors qu'Ankara dispose d'une armée de loin plus puissante.

La Turquie dispose de troupes dans une base de la province de Ninive pour entraîner des volontaires irakiens sunnites en vue d'une reconquête de Mossoul, deuxième ville d'Irak tombée aux mains de l'EI en juin 2014.

Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a minimisé samedi ce nouveau déploiement évoquant une «rotation normale» et de «renfort pour faire face à des risques de sécurité».

Mais les autorités du Kurdistan irakien ont de leur côté indiqué que «le gouvernement turc avait envoyé ces derniers jours les experts et l'équipement nécessaires dans le but d'agrandir le camp».

Les relations entre Bagdad et Ankara ont évolué récemment mais restent tendues en raison des liens de la Turquie avec la région autonome du Kurdistan irakien et des divergences sur le conflit en Syrie.

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 04:50

Obama promet (VIDE) de «traquer les terroristes»

Etats-Unis

Dans une allocution télévisée dimanche soir, le président a voulu rassurer les Américains face au terrorisme sans annoncer de mesures.

Mis à jour à 04h12 

Le 6 décembre 2015, c'était seulement la troisième fois que Barack Obama s'exprimait en direct du Bureau Ovale depuis sa prise de fonction en 2009.

Le 6 décembre 2015, c'était seulement la troisième fois que Barack Obama s'exprimait en direct du Bureau Ovale depuis sa prise de fonction en 2009.
Image: AFP

 

Barack Obama a tenté dimanche soir de rassurer une Amérique inquiète après l'attentat de San Bernardino, promettant de «traquer les terroristes» où qu'ils soient et de détruire le groupe Etat islamique. «La menace du terrorisme est réelle, mais nous la vaincrons. Nous détruirons l'EI et toute autre organisation qui chercherait à nous nuire», a lancé le président américain lors d'une allocution solennelle depuis le Bureau ovale.

Reconnaissant que nombre d'Américains se demandaient s'ils étaient face à «un cancer» sans traitement, le président des Etats-Unis a appelé ses compatriotes à ne pas céder à la peur ou à la tentation de stigmatiser les musulmans.

«L'EI ne parle pas au nom de l'Islam, ce sont des voyous, des tueurs», a-t-il martelé depuis un pupitre installé dans le Bureau ovale, appelant à considérer les musulmans comme des «alliés» plutôt qu'à «les repousser à travers la suspicion ou la haine».

Refus de la guerre au sol

Pour autant, a-t-il souligné avec force, les musulmans doivent aussi assumer leurs responsabilité et lutter -- sans chercher d'excuses -- contre les «idéologies extrémistes» qui ont progressé au sein de certaines de leurs communautés.

Sans annoncer d'inflexion dans sa stratégie de lutte face à l'EI, il a réitéré que les Etats-Unis ne se laisseraient pas entraîner dans une «longue et coûteuse» guerre au sol en Irak et en Syrie, où une coalition menée par Washington bombarde les djihadistes depuis plus d'un an.

«Nous ne réussirons pas si nous abandonnons nos valeurs ou si nous cédons à la peur», a martelé Barack Obama soulignant que, en tant que père de famille, il comprenait l'inquiétude de nombre de familles américaines après la fusillade de San Bernardino.

C'est la troisième fois seulement que M. Obama s'exprimait depuis le Bureau ovale: la première eut lieu en juin 2010, après la marée noire dévastatrice dans le Golfe du Mexique, la deuxième en août 2010 pour la fin des opérations de combat en Irak.

Peu convaincant

A un an de son départ de la Maison Blanche, le président américain peine à convaincre du bien-fondé de sa stratégie.

Selon un sondage CNN/ORC rendu public dimanche soir juste avant son allocution présidentielle, 68% des Américains jugent que la réponse militaire face à l'EI n'a pas été assez agressive. Selon ce sondage, réalisé avant la fusillade de San Bernadino, 60% des personnes interrogées (contre 51% en mai) désapprouvent la façon dont le président fait face à la question du terrorisme.

«C'est tout ?», a ironisé le magnat de l'immobilier Donald Trump sur Twitter à la fin du discours. «Il nous faut un nouveau président, et VITE !», a ajouté celui qui caracole en tête dans la course à l'investiture républicaine.

 

 

Evoquant l'enquête sur l'attentat de San Bernardino, le plus meurtrier aux Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001, Barck Obama a souligné qu'il n'y avait à ce stade «aucune indication» que les tueurs aient été dirigés par un «groupe terroriste depuis l'étranger».

«Mais il est clair que ces deux personnes avaient suivi la voie délétère de la radicalisation», a-t-il ajouté. Contrôle des armes : un voeu

L'EI a salué les auteurs du massacre -- Tashfeen Malik, pakistanaise 29 ans, et son époux Syed Farook, pakistanais naturalisé américain de 28 ans -- qu'elle qualifie de «soldats» de son califat autoproclamé, sans pour autant revendiquer leur action.

Ce couple de musulmans, disposant de fusils d'assaut, de milliers de munitions et d'engins explosifs, a arrosé de balles un déjeuner de Noël rassemblant des collègues de Farook, faisant 35 victimes dont 14 morts. Ils ont ensuite été abattus par la police.

La police fédérale américaine, le FBI, a souligné la «minutieuse préparation» des tueurs

Les enquêteurs ont trouvé chez le couple «des signes de radicalisation» et une «inspiration potentielle par des organisations terroristes étrangères», mais rien n'indique qu'ils faisaient partie d'un réseau organisé ou d'une «cellule», a insisté le chef du FBI, James Comey.

Les autorités étudient une page du réseau social Facebook sur laquelle Malik aurait fait acte d'allégeance au groupe EI.

Une nouvelle fois, mais sans réel espoir d'être entendu, le président américain a appelé le Congrès à légiférer pour renforcer le contrôle des armes individuelles, les tueurs de San Bernardino ayant facilement et légalement pu se constituer un véritable arsenal.

 

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 04:46

«T'es pas un musulman mon frère!»

Attaque à Londres

Sur Twitter, les Britanniques ont massivement relayé le hashtag. Samedi soir, un homme a blessé au couteau deux personnes.

Mis à jour le 06.12.2015

Les internautes ont tenu à s'exprimer sur les réseaux sociaux samedi soir.

Les internautes ont tenu à s'exprimer sur les réseaux sociaux samedi soir.
Image: Neil Hall/Reuters

 

«T'es pas un musulman mon frère!», a lancé samedi soir un usager d'une station de métro de Londres à un homme venant d'agresser au couteau deux personnes. Une phrase devenue dimanche le hashtag le plus utilisé au Royaume-Uni sur Twitter.

«#YouAintNoMuslimBruv» rejoint ainsi d'autres hashtags devenus emblématiques après des attaques, comme #PrayforParis après les attentats sanglants de Paris le 13 novembre.

 

«J'aime ce hashtag, il montre que les gens finissent par comprendre que l'islam et le terrorisme ne vont pas de pair».

 

 

«Au-delà de l'horreur de hier soir, quelqu'un a crié ce que le reste d'entre nous ressent. Mes pensées vont aux victimes».

 

 

«Je suis fier de mon pays aujourd'hui et je pense me procurer un mug avec le hashtag».

 

 

«Le témoin qui a crié "T'es pas un musulman mon frère" a parlé pour les millions de Britanniques et est allé droit au but».

 

Un message, retweeté plusieurs centaines de fois, montrait un panneau d'information que l'on trouve dans les stations de métro de Londres sur lequel a été écrit à la main samedi soir à 00h03: «Le métro de Londres dit #Youaintnomuslimbruv».

«Les Londoniens montrent leur soutien aux victimes et leur position contre l'islamophobie en marquant #YouAintNoMuslimBruv», pouvait-on aussi lire sur le compte (My Daughter's Army) d'un écrivain et bloggeur britannique.

Qualification de l'acte

La police britannique a qualifié dès samedi soir «d'acte terroriste» cette agression au couteau ayant blessé deux personnes dans la station de métro de Leytonstone, dans l'est de Londres.

L'auteur, un homme de 29 ans, a été arrêté pour «tentative de meurtre» et placé en garde à vue. Le blessé léger n'a pas eu besoin de soins médicaux tandis qu'un homme de 56 ans, grièvement blessé, était dimanche à l'hôpital «dans un état stable».

Alors que le parlement britannique a autorisé mercredi soir l'armée à mener des frappes aériennes contre le groupe Etat islamique en Syrie, des témoins auraient, selon la chaîne de télévision Sky News, entendu l'agresseur justifier son acte en disant: «C'est pour la Syrie». La police n'a cependant pas confirmé cette information.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 06:44

Des élections régionales sous haute tension

France

Les Français se rendent aux urnes dimanche pour un premier tour des régionales dans l'ombre des attentats de Paris, avec un Front national en position de forc.

Mis à jour le 06.12.2015La montée de l'extrême droite dans les sondages après les attentats meurtriers a contribué à dramatiser le scrutin et provoqué de nombreux appels à la mobilisation anti-FN.

La montée de l'extrême droite dans les sondages après les attentats meurtriers a contribué à dramatiser le scrutin et provoqué de nombreux appels à la mobilisation anti-FN.
Image: AFP

 

Trois semaines après les pires attaques sur le sol français depuis la guerre , le scrutin se déroule sous «état d'urgence», avec des mesures de sécurité renforcées autour des bureaux de vote, notamment dans la capitale.

Les bureaux de vote ouvrent à 8h pour ce dernier rendez-vous électoral avant la présidentielle de 2017. 44,6 millions d'électeurs sont appelés à élire 1757 conseillers régionaux et 153 conseillers territoriaux (Corse, Guyane et Martinique) parmi 21'456 candidats répartis sur 171 listes.

Le Front national, qui avait échoué à s'imposer à la tête d'un département en mars, est pour la première fois en mesure de l'emporter dans une à trois régions. Favorisé par son discours nationaliste et anti-immigration, il est en particulier donné en tête dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie, où sa présidente Marine Le Pen conduit la liste, et en Paca, où c'est sa nièce Marion Maréchal-le Pen qui porte les couleurs du mouvement.

Mobilisation anti-FN

La montée de l'extrême droite dans les sondages après les attentats meurtriers a contribué à dramatiser le scrutin et provoqué de nombreux appels à la mobilisation anti-FN. Le très net regain de popularité du président François Hollande et de son Premier ministre Manuel Valls au lendemain du 13 novembre n'a paradoxalement pas pesé sur le rapport de force droite-gauche-FN.

L'incertitude demeure toutefois sur l'ordre d'arrivée des trois grandes forces au niveau national : la droite et le FN, crédités de 27% à 30% d'intentions de vote, sont au coude à coude, devant le PS distancé à 22/23%.

«Bloc de gauche»

Avant même le premier tour, la question du retrait ou du maintien des listes arrivées en 3e position dimanche dans les régions où le FN peut l'emporter en triangulaires, a parasité la campagne.

Dès dimanche soir 21h, le PS doit réunir un bureau national extraordinaire après avoir consulté ses partenaires et têtes de listes, puis faire connaître sa position. La droite entend pour sa part se maintenir quoi qu'il arrive.

Pour le Parti socialiste, il s'agira notamment d'évaluer le poids du «bloc de gauche» - l'addition des voix PS, PRG, EELV, Front de gauche... - et sa capacité à l'emporter face à la droite et ses alliés centristes d'une part, le FN de l'autre, dans une semaine au second tour.

Des décisions difficiles à prendre, le retrait d'une liste signifiant pour un parti de n'avoir aucun élu au conseil régional pendant près de six ans.

Seules les listes ayant obtenu 10% des suffrages exprimés dimanche pourront se maintenir au second tour. Avec 5% des voix, elles pourront fusionner avec celles en ayant obtenu 10%. Les candidatures de second tour devront être déposées avant mardi 18h en préfecture.

Hollande votera à Tulle

Le vote se déroule pour la première fois dans le cadre des 13 grandes régions métropolitaines nées de la réforme territoriale et dans quatre régions et territoires d'outre-mer.

Ces nouvelles régions aux compétences renforcées interviendront dans de nombreux domaines, comme l'aide aux entreprises, l'organisation des transports routiers, la formation professionnelle ou encore la gestion des lycées.

Les bureaux de vote sont ouverts jusqu'à 18h dans la plupart des villes, mais les électeurs peuvent voter jusqu'à 19h dans certaines communes, voire 20h dans les grandes villes. Décalage horaire oblige, les électeurs de la Réunion votent les premiers.

François Hollande, qui a appelé mercredi les Français à participer, doit voter le matin à Tulle, son fief de Corrèze. Manuel Valls, qui a lui aussi appelé à «voter massivement» dimanche, votera à Evry (Essonne) en fin de matinée, Nicolas Sarkozy à Paris, et Marine Le Pen à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais).

L'abstention s'annonce forte, autour de 50%, comme c'est devenu la règle pour ce type d'élections intermédiaires.

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6 décembre 2015 7 06 /12 /décembre /2015 06:43

Un proche du logeur Bendaoud inculpé

Attentats de Paris

Un proche de Jawad Bendaoud, qui avait fourni le logement de Saint-Denis à deux auteurs des attentats, dont Abdelhamid Abaaoud, a été écroué samedi.

Mis à jour le 05.12.2015 

Un homme a été écroué samedi à Paris, soupçonné d'avoir contribué à fournir un logement au djihadiste belge Abdelhamid Abaaoud et à un complice après les attentats. Il a été mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

Conformément aux réquisitions du parquet, Mohamed S., dont l'identité complète et la nationalité n'ont pas été précisées, a été mis en examen pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste.

L'homme âgé de 25 ans est un proche de Jawad Bendaoud qui, contre rémunération, est soupçonné d'avoir fourni un appartement de Saint-Denis à Abaaoud. Bendaoud avait été mis en examen et placé en détention le 24 novembre.

Mohamed S. aurait mis en contact deux de ses connaissances: la cousine d'Abaaoud et Jawad Bendaoud, qui a fourni l'appartement où le djihadiste belge et un complice non identifié ont trouvé refuge avant d'y mourir le 18 novembre. Tous deux ont été tués lors de l'assaut par donné par la police, ainsi que la cousine d'Abaaoud, Hasna Aïtboulahcen.

Bendaoud était jusqu'à présent le seul mis en examen dans le volet parisien de cette enquête franco-belge. Mohamed S. et Bendaoud sont tous deux des délinquants sans envergure qui ne semblent pas mis en cause pour avoir préparé ou participé aux attaques. 

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