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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 03:28

Une terrible verite : Pour Israël, l'Iran veut toujours l'arme atomique

Diplomatie

Malgré l'accord sur le nucléaire, l'Iran tente encore de se doter de l'arme atomique, accuse Netanyahou.

Mis à jour le 17.01.2016

 

L'Iran tente toujours de se doter de l'arme atomique, a accusé samedi le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, après l'entrée en vigueur de l'accord nucléaire historique conclu entre les grandes puissances et Téhéran.

Il a averti qu'Israël allait surveiller son application.

«Même après avoir signé l'accord nucléaire, l'Iran n'a pas abandonné ses ambitions de se doter d'armes nucléaires et continue à déstabiliser le Moyen-Orient et à répandre la terreur à travers le monde en violant ses engagements internationaux», a tonné Benyamin Netanyahou dans un communiqué.

Déstabiliser la région

Cet accord historique est entré en vigueur samedi après le feu vert de l'agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), entraînant une levée des sanctions économiques qui frappent l'Iran depuis des années.

Israël, qui est considéré comme le seul pays doté de l'arme nucléaire au Moyen-Orient même s'il ne reconnaît pas en disposer, a farouchement tenté d'empêcher cet accord. L'Etat hébreu a affirmé qu'il n'arrêterait pas les ambitions atomiques de Téhéran. L'Iran a toujours nié vouloir se doter de la bombe nucléaire.

«Surveiller de près»

«Les puissances du monde doivent surveiller de près les activités des sites nucléaires de l'Iran et d'autres sites pour s'assurer qu'il ne poursuit pas clandestinement le développement d'armes nucléaires», a déclaré Benyamin Netanyahou.

«Sans réaction appropriée à toute violation, l'Iran va réaliser qu'il peut continuer à développer des armes nucléaires, déstabiliser la région et répandre la terreur», a-t-il ajouté. Israël et l'Iran n'ont aucun lien diplomatique. 

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 03:26

Une attaque de l'EI fait 135 morts à Deir Ezzor

Syrie

Au moins 85 civils sont morts dans cette attaque selon l'OSDH.

Mis à jour le 16.01.2016Un précédent bilan avait fait état de la mort de 75 combattants progouvernementaux.

Un précédent bilan avait fait état de la mort de 75 combattants progouvernementaux.
Image: Archives/AFP

 

 

De violents combats opposaient samedi l'Etat islamique (EI) et les forces du régime syrien dans le nord et l'est de la Syrie. Les djihadistes ont notamment tué 135 personnes, dont au moins 85 civils, à Deir Ezzor, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

«Les combattants ont infiltré la partie nord-ouest de la ville et mené les attaques», a indiqué cette ONG basée à Londres et proche de l'opposition à Bachar el-Assad. «Au moins 135 personnes ont péri» dans cette attaque, «dont au moins 85 civils et 50 soldats syriens et combattants de milices prorégime», a-t-elle ajouté.

L'EI contrôle l'essentiel de cette province de l'est syrien tandis que le gouvernement tient encore des parties de la ville dont un aéroport militaire assiégé par le groupe.

Selon l'OSDH, l'organisation djihadiste s'est emparée d'une banlieue de la ville, al-Baghaliyeh, ce qui lui permet de contrôler désormais environ 60% de l'agglomération. Huit des combattants prorégime tués ont été exécutés, a ajouté l'OSDH, en indiquant que l'aviation russe menait des raids en soutien aux forces progouvenemantales.

L'agence officielle syrienne Sana a de son côté affirmé que les troupes du régime avaient repoussé une attaque de l'EI dans la zone autour d'Al-Baghaliyeh et imposé «de lourdes pertes» au groupe.

Morts de faim

L'ONU a de son côté annoncé dans un rapport publié samedi à Genève avoir des informations non vérifiées selon lesquelles quinze à vingt personnes, dont quatre enfants, sont mortes de faim dans la ville l'an dernier.

Selon elle, les conditions de vie des 200'000 personnes assiégées par l'EI à Deir Ezzor sont en forte détérioration. Il n'y a pas d'électricité depuis plus de dix mois et l'eau n'est disponible que pendant trois heures par semaine, ajoute le rapport.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a réclamé vendredi la levée des sièges des villes syriennes qu'il a qualifiés de «tactique barbare» et de «violation grave du droit international».

Après des mois d'attente désespérée, les habitants de Madaya, ville assiégée près de Damas, ont reçu cette semaine une aide humanitaire d'urgence fournie par les agences de l'ONU, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et le Croissant rouge syrien.

Offensive avortée dans le nord

Dans le nord de la Syrie, au moins seize combattants de l'EI ont été tués dans une attaque avortée contre une position du régime près de la ville d'Al-Bab, dans la province d'Alep, selon l'OSDH. La télévision d'Etat a également rapporté que les forces du régime avaient repoussé une offensive dans la région.

Selon l'OSDH, des avions russes effectuaient des frappes dans la région entre l'aéroport militaire de Koueiris, contrôlé par le régime, et Al-Bab, dans le nord-est de la province.

Ces derniers jours, les forces prorégime ont progressé vers Al-Bab, un bastion de l'EI, en reprenant plusieurs villages aux alentours. Elles se trouvent désormais à moins de dix kilomètres de cette ville, une distance qu'elles n'avaient plus atteinte depuis 2012. Située à 30 km au sud de la frontière turque, Al-Bab est tombée aux mains des rebelles en juillet 2012 puis de l'EI en novembre 2013.

Couper l'accès à Alep

Les combattants prorégime tentent notamment de couper l'accès des rebelles à Alep, la deuxième ville de Syrie, qui est divisée entre quartiers ouest contrôlés par le gouvernement et quartiers est sous contrôle rebelle.

«A travers cette opération, l'armée tente d'élargir sa zone de sécurité autour de la ville» d'Alep, et d'empêcher les rebelles de se réapprovisionner depuis les environs, a expliqué à l'AFP une source de sécurité. Selon un commandant des forces progouvernementales, le régime se bat actuellement sur sept fronts différents dans la province d'Alep.

Le régime espère aussi affaiblir l'EI qui contrôle une partie de la province, voisine de celle de Raqa, dont le chef-lieu est la capitale de facto du groupe djihadiste. (afp/nxp)

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17 janvier 2016 7 17 /01 /janvier /2016 03:23

Réactions contrastées au dossier iranien

Accord de Vienne

La levée des sanctions contre l'Iran dans le cadre de l'accord sur le nucléaire a été diversement accueillie.

Mis à jour à 03h40John Kerry (g.) et Mohammad Javad Zarif discutent à Vienne. (16 janvier 2016)

John Kerry (g.) et Mohammad Javad Zarif discutent à Vienne. (16 janvier 2016)
Image: AFP

 

Les réactions internationales ont été nombreuses et contrastées, samedi, après l'entrée en vigueur de l'accord de Vienne sur le nucléaire iranien et la levée des sanction contre l'Iran par les Etats-Unis l'Union européenne.

En Iran, le président Hassan Rohani a félicité la «victoire glorieuse» du peuple iranien, dans un tweet publié dimanche matin. «Je remercie Dieu et baisse la tête devant la grandeur du peuple patient de l'Iran. Je vous félicite pour cette victoire», a-t-il écrit.

 

 

Sans surprise, le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon a salué l'entrée en vigueur samedi de l'accord sur le programme nucléaire iranien. Il l'a qualifiée «d'étape majeure qui reflète l'effort accompli de bonne foi par toutes les parties afin de remplir les engagements sur lesquels elles se sont entendues».

Prisonniers américains et iraniens

Ce tournant diplomatique marque aussi l'amorce d'un rapprochement entre les Etats-Unis et l'Iran qui s'est précisé samedi par l'annonce d'un échange de prisonniers sans précédent entre les deux pays (voir article lié).

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a affirmé que les négociations sur l'accord nucléaire avec l'Iran avaient «accéléré» l'échange de prisonniers sans précédent qui s'est conclu samedi et auquel les deux pays ont procédé simultanément (voir article lié).

Lors d'une conférence de presse à Vienne, il a expliqué que «les deux voies de négociations (sur le nucléaire et sur les prisonniers) n'étaient pas directement liées, mais le rythme et les progrès des tractations humanitaires ont été accélérés (...) par le canal diplomatique des négociations sur le nucléaire».

Satisfecit européen

Les pays européens ont aussi exprimé leur satisfecit. Le ministre britannique des Affaires étrangères a salué une «importante étape» qui «fait du Moyen-Orient, et plus largement du monde, un endroit plus sûr».

 

 

Même son de cloche depuis Berlin. «Aujourd'hui, nous pouvons véritablement parler d'un succès historique de la diplomatie», a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, évoquant à titre «personnel», «un grand moment».

«Le programme nucléaire iranien est désormais soumis pour de nombreuses années à des limites strictes et à une surveillance sans faille», a jugé le ministre. Il poursuivait: «dans une région qui a été vraiment éprouvée par les crises et les conflits, beaucoup peuvent aujourd'hui un peu respirer».

Netanyahou prévient

Diamétralement opposé à cette interprétation, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyaou au contraire a dénoncé : «Même après avoir signé l'accord nucléaire, l'Iran n'a pas abandonné ses ambitions de se doter d'armes nucléaires et continue à déstabiliser le Moyen-Orient et à répandre la terreur à travers le monde en violant ses engagements internationaux» (voir article lié).

L'Etat hébreu mettait en garde : «Sans réaction appropriée à toute violation, l'Iran va réaliser qu'il peut continuer à développer des armes nucléaires, déstabiliser la région et répandre la terreur».

Dissension intra-américaine

Sur le sol américain, le "speaker" (président) de la Chambre des représentants américaine, le républicain Paul Ryan a vigoureusement dénoncé samedi la levée des sanctions «économiques contre le principal Etat soutenant le terrorisme dans le monde».

Et il ajoutait: «Comme le président l'a lui même suggéré, l'Iran va très probablement utiliser cette arrivée d'argent frais --plus de 100 milliards de dollars au total-- pour financer les terroristes», en rappelant que les républicains, majoritaires à la Chambre, avaient voté contre l'accord conclu en juillet dernier entre les grandes puissances et Téhéran.

 

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 04:06

Grand succès en librairie pour la réédition de «Mein Kampf»

Allemagne

Le recueil écrit par Hitler, disponible pour la première fois depuis 1945 en Allemagne, a rencontré un vrai succès!

Mis à jour le 14.01.2016 

Hitler a rédigé ce livre, en 1924 et 1925, alors qu'il croupissait en prison après un putsch raté.

Hitler a rédigé ce livre, en 1924 et 1925, alors qu'il croupissait en prison après un putsch raté.
Image: Keystone

 

La demande a été tellement forte, qu'un nouveau tirage de l'édition commentée de «Mein Kampf» est en cours.

«C'est vrai, la demande est énorme», a indiqué Simone Paulmichl, la porte-parole de l'Institut d'histoire contemporaine (IfZ) de Munich, à l'origine de cette édition critique. Ceux qui ont commandé l'ouvrage publié en deux volumes doivent «tabler sur un certain délai d'attente» avant de recevoir leur exemplaire, a-t-elle ajouté.

L'IfZ avait dans un premier temps prévu d'éditer «Mein Kampf, une édition critique» à 4000 exemplaires. Mais dès le premier jour de sa mise en vente vendredi dernier, «15'000 exemplaires avaient été précommandés» par des libraires, a-t-elle souligné. Elle n'était toutefois pas en mesure de dire combien d'exemplaires à 59 euros (65 francs) l'unité avaient été distribués à ce jour.

Pas de nostalgie

«D'après ce que nous rapportent les libraires, il y a beaucoup d'historiens ou de scientifiques» qui souhaitent acquérir ce pamphlet à des fins pédagogiques. «Mais il touche aussi un public plus large de clients qui s'intéressent à la politique et à l'histoire en général», selon Mme Paulmichl.

La porte-parole a en revanche assuré qu'il n'y avait «en aucun cas des signes» que cette demande accrue puisse venir de nostalgiques du 3e Reich ou de néonazis. Elle a rappelé que le recueil était assorti de 3500 notes historiques explicatives et critiques.

Dans le domaine public

Depuis le 8 janvier, «Mein Kampf» est pour la première fois disponible en Allemagne depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Hitler a rédigé ce livre, en 1924 et 1925, alors qu'il croupissait en prison après un putsch raté.

Sa réédition a été rendue possible, car les droits sur l'ouvrage, détenus par la Bavière depuis 1945, sont tombés dans le domaine public le 1er janvier.

La publication du pamphlet, même dans une édition commentée par des historiens de près de 2000 pages, a suscité des réserves en Allemagne et ailleurs. La communauté juive a notamment fait part de son scepticisme.

Pas prohibé

Depuis la fin de la Guerre, le brûlot antisémite n'était pas interdit en Allemagne. Mais les autorités bavaroises s'opposaient à toute réédition.

Texte fondateur du nazisme, «Mein Kampf» («Mon Combat» en français) évoque le projet d'extermination des Juifs. Il est le seul livre rédigé par le Führer. 

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15 janvier 2016 5 15 /01 /janvier /2016 04:03

Bassesse : Charlie Hebdo choque la tante du petit Syrien noyé

Caricature

La tante d'Aylan, le garçonet mort noyé qui avait ému la planète, juge «dégoûtante» une caricature de Riss.

Mis à jour le 14.01.2016 

La caricature a été fustigée sur les réseaux sociaux. Le journal a, par le passé, tenté d'expliquer que ses caricatures représentaient l'hypocrisie de l'opinion publique, dénoncée par la publication, et non un point de vue du journal.

La caricature a été fustigée sur les réseaux sociaux. Le journal a, par le passé, tenté d'expliquer que ses caricatures représentaient l'hypocrisie de l'opinion publique, dénoncée par la publication, et non un point de vue du journal.
Image: Twitter

 

La tante d'Aylan Kurdi, le petit Syrien qui a péri noyé en septembre sur une plage turque et dont la photo avait ému le monde entier, a exprimé son dégoût à propos d'une caricature de son neveu dans le journal satirique français Charlie Hebdo.

Dans un dessin au milieu d'une double page du dernier numéro de l'hebdomadaire, une caricature signée du patron du journal Riss dépeint un pervers à la poursuite d'une femme, sous le titre «Que serait devenu le petit Aylan s'il avait grandi?».

Et Riss d'ajouter: «Tripoteur de fesses en Allemagne», en référence aux agressions sexuelles au Nouvel an dans ce pays européen qui a accueilli le plus grand nombre de réfugiés syriens.

«C'est dégoûtant, mais nous devons l'ignorer», a écrit Tima Kurdi, la tante du petit Aylan, sur son compte Twitter.

 

 

«C'est injuste de nous faire mal à nouveau»

Installée en banlieue de Vancouver (ouest du Canada), Tima Kurdi --qui a parrainé et accueilli après Noël au titre de réfugiés son frère, sa belle-soeur et leurs trois enfants-- a ensuite fait part de sa peine à la télévision publique CBC.

«Je souhaite que les gens respectent la peine de notre famille» qui n'est plus «la même depuis la tragédie», a-t-elle confié à CBC.

Alors que la famille essaie de reprendre une vie normale, cette caricature vient rappeler le douloureux épisode de la perte d'Aylan. «C'est injuste de nous faire mal à nouveau», a affirmé Tima Kurdi, en imaginant la peine ressentie par son frère Abdallah, le père du petit noyé.

Le dessin a déclenché de vives critiques sur les réseaux sociaux. A Paris, interrogé jeudi sur la controverse suscitée par son dessin, le journal n'a pas souhaité s'exprimer. Le journal avait lors de précédentes polémiques tenté d'expliquer que ses caricatures représentaient l'hypocrisie de l'opinion publique et des grands médias, dénoncée par la publication, et non un point de vue du journal.

 

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 14:12

Un élu fâché envoie un car de réfugiés chez Merkel

Allemagne

Le car devait arriver en fin d'après-midi à Berlin. Il transporte 51 Syriens de 21 à 45 ans qui ont déjà obtenu le statut de réfugié en Allemagne.

Mis à jour à 14h21

Les soucis s'accumulent pour la chancelière allemande Angela Merkel.

Les soucis s'accumulent pour la chancelière allemande Angela Merkel.
Image: ARCHIVES/Keystone

 

Un élu mécontent de Bavière, par où arrivent les migrants rejoignant l'Allemagne, a annoncé avoir envoyé jeudi un autocar avec 51 réfugiés syriens à son bord vers la chancellerie à Berlin. Il souhaite ainsi protester contre la politique d'accueil d'Angela Merkel.

Par cette action symbolique dénoncée par une ONG, le président du canton rural de Landshut, Peter Dreier explique dans un communiqué qu'il veut «émettre le signal qu'on ne peut pas et qu'on ne doit pas continuer ainsi en matière de politique d'accueil des réfugiés».

Le car devait arriver en fin d'après-midi dans la capitale. Il transporte 51 Syriens de 21 à 45 ans qui ont déjà obtenu le statut de réfugié en Allemagne et «se sont inscrits (volontairement) pour le trajet vers Berlin», selon le communiqué.

«Nous essayons d'intégrer ces gens mais cela ne marchera pas si une autre vague d'un million (de migrants) arrive. C'est pourquoi il est temps de taper du poing sur la table», s'est expliqué Peter Dreier sur la chaîne de télévision N24.

L'organisation de défense des droits des migrants Pro Asyl a toutefois dénoncé avec véhémence cette initiative qui «utilise et abuse de la détresse des réfugiés pour dire 'nous voulons fermer les frontières'». «On instrumentalise des gens pour donner des images aux médias», a déploré son dirigeant, Günter Burkhardt sur N24.

Bras de fer bavarois

Riche Etat régional du sud de l'Allemagne, la Bavière doit prendre en charge la plupart des réfugiés qui arrivent en provenance d'Autriche après une odyssée à travers la Méditerranée et les Balkans. Ils sont ensuite répartis dans les autres régions allemandes mais la Bavière a à plusieurs reprises affirmé être débordée et avoir du mal à fournir un toit à tous les migrants.

Les dirigeants bavarois ferraillent depuis des mois contre la politique de la main tendue aux réfugiés d'Angela Merkel qui lui vaut aujourd'hui une chute de popularité. Après avoir menacé de fermer les frontières avec l'Autriche, le dirigeant de ce puissant Land (Etat régional), Horst Seehofer, a exigé que soit fixé un nombre maximum de migrants à accueillir.

Mais si la chancelière a promis de réduire tangiblement le nombre des réfugiés en agissant à l'échelle européenne et internationale, elle refuse fermement de fixer un plafond. L'an dernier, l'Allemagne a ouvert ses portes à quelque 1,1 million de demandeurs d'asile, un record historique qui la place face à un défi logistique considérable. 

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 14:09

L'Etat islamique revendique l'attaque de Jakarta

Indonésie

Deux civils et cinq assaillants ont été tués dans les attaques de Jakarta, qui sont terminées.

Mis à jour à 12h30

Le groupe Etat islamique (EI) a revendiqué jeudi l'attaque qui a frappé Jakarta. Il affirme avoir visé «des étrangers et les forces de sécurité chargées de les protéger dans la capitale indonésienne». L'organisation djihadiste a fait cette annonce par le biais de l'agence de presse Aamaaq, qui lui est proche.

Le chef de la police de la capitale indonésienne, Tito Karnavian, a également estimé que le groupe fondamentaliste sunnite était «certainement» responsable de cette attaque menée par plusieurs hommes armés. Selon lui, un Indonésien du nom de Bahrun Naim, qui se trouverait actuellement en Syrie, «préparait cela depuis un moment».

Aucun étranger ne figure parmi le groupe d'assaillants, a-t-il dit. La police a annoncé le relèvement à son maximum du niveau d'alerte dans la ville de plus de dix millions d'habitants.

Explosions

Deux civils et cinq assaillants ont été tués dans les attaques de Jakarta, qui sont terminées selon les autorités indonésiennes. Des explosions ont retenti et des coups de feu ont été entendus près d'un café. Parmi les deux civils tués figure un Néerlandais.

«A présent, la situation est sous contrôle», a dit le porte-parole de la police de Jakarta Muhammad Iqbal. «Je peux vous assurer que non», a-t-il répondu comme on lui demandait si des agresseurs étaient toujours en fuite.

Le ministre de la Sécurité Luhut Panjaitan a expliqué pour sa part que «cinq terroristes» étaient «morts». Un Néerlandais et un civil indonésien ont été tués dans les attaques, a-t-il ajouté devant la presse. D'après Muhammad Iqbal, cinq personnels de police, un civil étranger et quatre civils indonésiens ont également été blessés.

Artère fréquentée

Des explosions ont retenti jeudi à Jakarta et des coups de feu ont été entendus à l'extérieur d'un café à l'approche de policiers armés. Le président indonésien Joko Widodo a qualifié ces explosions d'«actes terroristes».

Des corps étaient allongés au sol sur une artère de la capitale indonésienne, près d'un poste de police où les explosions ont retenti, selon un journaliste. Ce poste de police sur une artère fréquentée de la ville a été endommagé après que six explosions ont retenti. Des coups de feu ont également été entendus à l'extérieur d'un café, selon le journaliste. La police a établi un cordon de sécurité.

La police indonésienne était en alerte maximale pendant les fêtes de fin d'année en Indonésie. Elle a récemment déjoué un attentat suicide projeté à Jakarta pour le Nouvel An par des extrémistes présumés pour certains liés au groupe djihadiste Etat islamique, selon la police.

Arrestations en décembre

En décembre, la police avait arrêté cinq personnes soupçonnées d'appartenir à un réseau proche de l'EI et quatre autres en rapport avec le groupe extrémiste Jemaah Islamiyah, responsable d'attentats de grande ampleur en Indonésie.

Les forces de l'ordre avaient saisi du matériel servant à la fabrication d'explosifs ainsi qu'un drapeau inspiré par l'EI. Les extrémistes islamistes avaient également d'autres cibles dont des stations de police, des centres commerciaux, des groupes chiites minoritaires et des membres de l'unité d'élite de la police antiterroriste.

L'Indonésie, pays musulman le plus peuplé au monde, avait été précipitée dans sa propre «guerre contre le terrorisme» par les attentats de Bali en 2002 (202 morts). Mais l'archipel n'avait pas connu d'attentats majeurs depuis ceux qui ont fait neuf morts en juillet 2009 dans des hôtels de luxe à Jakarta.

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 02:56

L'échappé de l'asile de fous : Obama appelle les Américains à refuser la peur

Etats-unis

Sur les plans économique et de la sécurité intérieure, le président a appelé ses compatriotes à croire en l'avenir.

Mis à jour à 05h35 

Le groupe Etat islamique «n'est pas une menace existentielle pour notre nation», a assuré Barack Obama le 12 janvier, lors de son ultime discours sur l'état de l'union avant la fin de ses fonctions de président. (Image - 12 janvier 2016)

Le groupe Etat islamique «n'est pas une menace existentielle pour notre nation», a assuré Barack Obama le 12 janvier, lors de son ultime discours sur l'état de l'union avant la fin de ses fonctions de président. (Image - 12 janvier 2016)
Image: Reuters

 

Le président américain Barack Obama a exhorté mardi l'Amérique à ne pas céder à la peur face aux turbulences économiques et à la menace de l'Etat islamique. Il a adopté un ton résolument optimiste sur la capacité du pays à surmonter les nombreux défis auxquels il doit faire face.

A un an de son départ de la Maison-Blanche, Barack Obama, très à l'aise, enjoué, a invité les Américains à accompagner les «extraordinaires changements» en cours lors de son ultime discours sur l'état de l'union devant le Congrès.

Il a particulièrement réfuté les propos anxiogènes de ses adversaires républicains qui, à l'image de Donald Trump, ont fait du déclin de l'Amérique un thème de campagne privilégié en vue de l'élection présidentielle de novembre prochain.

«A portée de main»

«L'avenir que nous voulons: des opportunités et la sécurité pour nos familles; une amélioration du niveau de vie et une planète durable et pacifique pour nos enfants. Tout cela est à portée de main», a déclaré le président américain au Capitole.

«Mais cela n'arrivera que si nous travaillons ensemble. Cela n'arrivera que si nous sommes capables d'avoir des débats rationnels et constructifs. Cela n'arrivera que si nous corrigeons notre système politique», a-t-il insisté.

Daech, «pas une menace existentielle pour notre nation»

A l'attention de ses adversaires qui dénoncent l'absence de véritable stratégie face au groupe Etat islamique, Barack Obama a mis en garde contre les «déclarations excessives» selon lesquelles il s'agirait de «la troisième guerre mondiale». «Elles font le jeu» des djihadistes, a-t-il averti.

«Des masses de combattants à l'arrière de pick-ups et des esprits torturés complotant dans des appartements ou des garages posent un énorme danger pour les civils et doivent être arrêtées. Mais ils ne représentent pas une menace existentielle pour notre nation», a-t-il martelé.

Déclin économique : une fiction

Parler du déclin de l'économie américaine est «une fiction politique», a encore lancé Barack Obama, soulignant le chemin parcouru depuis son arrivée au pouvoir en 2009. «Les Etats-Unis d'Amérique sont la nation la plus puissante au monde», a-t-il insisté.

Évoquant les bouleversements profonds qui ont touché les Etats-Unis au cours de l'histoire - avec en particulier des vagues d'immigrations successives - il a appelé à garder le cap: «A chaque fois, certains nous disaient d'avoir peur de l'avenir. (...) A chaque fois, nous avons vaincu ces peurs».

Eradiquer le cancer

Les bouleversements en cours sont chargés de promesses, telles que «des découvertes médicales fantastiques», a encore souligné Barack Obama.

Il a, dans la foulée, annoncé un «nouvel effort national» pour faire de l'Amérique le pays qui éradique le cancer «une fois pour toutes» (Voir article lié). Le président a confié cette tâche à son vice-président Joe Biden, dont le fils est mort l'an dernier d'un cancer au cerveau.

Barack Obama a aussi replacé au premier plan une ancienne promesse de campagne sur laquelle il a jusqu'ici échoué: fermer la prison de Guantanamo, ouverte après les attentats du 11 septembre 2001. «Elle coûte cher, elle est inutile, et elle n'est qu'un tract de recrutement pour nos ennemis», a-t-il lancé, sous des applaudissements nourris.

Embargo avec Cuba

Mettant en avant le chemin parcouru depuis l'annonce il y a un an du rapprochement avec Cuba, le démocrate a, une nouvelle fois, appelé le Congrès, aux mains des républicains, à lever l'embargo économique américain.

«Cinquante ans passés à isoler Cuba n'ont pas réussi à promouvoir la démocratie et nous ont fait reculer en Amérique latine. Vous voulez renforcer notre leadership et notre crédibilité sur le continent? Admettez que la guerre froide est finie. Levez. Levez l'embargo!», a-t-il lancé.

Ce rendez-vous traditionnel était pour le 44e président des Etats-Unis la dernière occasion de s'adresser aux Américains aux heures de grande écoute avant que Washington et le reste du pays ne basculent complètement dans une véritable frénésie électorale. Candidats démocrates et républicains à la présidentielle s'apprêtent en effet à entrer dans le vif du sujet avec le début des primaires, le 1er février dans l'Iowa.

A douze mois de son départ, le bilan de Barack Obama divise l'Amérique. Selon un sondage CBS/NYT, 46% approuvent son action à la Maison-Blanche, alors que 47% la désapprouvent. 

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 02:49

L'idylle parfaite : Les marins américains «ont été libérés»

Iran

Les dix marins américains arrêtés mardi après s'être égarés dans les eaux territoriales iraniennes «ont été libérés».

Mis à jour à 12h44 

Un patrouilleur américain dans le Golfe persique, en octobre 2015.
Image: Keystone

 

L'Iran a relâché mercredi dix marins américains arrêtés dans le Golfe, évitant une crise avec les Etats-Unis à quelques jours de l'entrée en vigueur attendue de l'accord historique sur le nucléaire. Les dix marins, neuf hommes et une femme, sont restés captifs moins de 24 heures après l'interception mardi des deux petits navires rapides de guerre sur lesquels ils naviguaient et qui s'étaient égarés dans les eaux territoriales iraniennes.

«Après avoir présenté des excuses, ils ont été libérés dans les eaux internationales» car «leur entrée dans les eaux territoriales nationales n'était pas intentionnelle», ont annoncé les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime.

Libération confirmée

Le Pentagone a confirmé leur libération en soulignant qu'aucun mal n'avait été fait aux marins et que l'US Navy enquêterait sur «les circonstances qui ont mené à leur présence en Iran».

La télévision d'Etat a montré une vidéo des marins durant leur détention, assis et les mains sur la tête. Sur d'autres images, un Iranien montre leurs passeports ou on les voit assis à même le sol sur des tapis en train de manger.

Panne de système

Dès le début de cette affaire, Washington avait évité de jeter de l'huile sur le feu en affirmant que les marins allaient bien et pourraient être libérés rapidement.

Et la perspective de leur libération imminente était devenue claire après que l'amiral Ali Fadavi, commandant des forces navales des Gardiens de la révolution, a dit que leur action n'était pas «hostile» et que leurs navires avaient pénétré dans les eaux iraniennes, au large de l'île Farsi, en raison d'«une panne de leur système de navigation».

Kerry exprime sa gratitude

Après s'être entretenu dans la nuit au téléphone avec son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a exprimé sa «gratitude aux autorités iraniennes».

Sur Twitter, Mohammad Javad Zarif s'est félicité du règlement rapide de l'affaire par «le dialogue et le respect» loin de la politique «des menaces». «Que cela serve d'exemple».

 

 

Importante présence

Les Etats-Unis maintiennent une importante présence militaire dans les eaux stratégiques du Golfe, leur Ve Flotte siégeant notamment à Bahreïn. Et dans le passé, plusieurs incidents y avaient opposé leur marine aux forces navales iraniennes.

L'Iran et les Etats-Unis sont en principe toujours adversaires depuis la rupture de leurs relations diplomatiques en 1980 dans la foulée de la Révolution islamique.

Mais ces deux dernières années, à la faveur des négociations sur le programme nucléaire controversé iranien couronnées le 14 juillet par un accord historique entre l'Iran et les grandes puissances, ils ont entamé un véritable rapprochement.

Ainsi, le ministère iranien des Affaires étrangères a souligné que les nombreux «contacts téléphoniques menés à l'approche de l'entrée en application de l'accord nucléaire ont permis de régler plus rapidement l'affaire des marins».

Engagement nucléaire

L'incident naval est survenu alors que l'Iran achève la mise en application de ses engagements prévus par l'accord nucléaire qui vise à limiter ses activités sensibles en échange d'une levée progressive et contrôlée des sanctions internationales qui lui sont imposées depuis des années.

Juste après la libération des marins, l'un des principaux négociateurs iraniens, Abbas Araghchi, a affirmé que l'entrée en vigueur officielle de l'accord nucléaire devrait intervenir au plus tard dimanche.

«L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) doit rendre son rapport vendredi» pour confirmer que l'Iran a tenu ses engagements, et «vendredi, samedi ou dimanche nous annoncerons l'entrée en application de l'accord», a-t-il dit cité des médias officiels.

Vérification des mesures prises

L'AIEA n'a pas confirmé dans l'immédiat cette annonce. Mais selon un responsable nucléaire iranien, un «grand nombre» d'inspecteurs de l'AIEA se trouvent en Iran pour vérifier les mesures iraniennes.

Selon Araghchi, un «communiqué commun» sera publié par M. Zarif et la chef de la diplomatie de l'Union européenne Federica Mogherini au nom des puissances du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) pour annoncer officiellement l'entrée en application de l'accord.

Limitation du programme nucléaire

Ce jour marquera le début d'une période d'au moins dix ans durant laquelle l'Iran limitera son programme nucléaire ainsi que la levée ou la suspension effective des sanctions européennes, américaines et de l'ONU.

Dans le cadre de cet accord, l'Iran a déjà réduit le nombre de ses centrifugeuses et envoyé à l'étranger la quasi totalité de son stock d'uranium faiblement enrichi. Il doit encore enlever dans les prochains jours le coeur du réacteur à eau lourde d'Arak.

L'accord nucléaire a provoqué la colère des alliés traditionnels de l'Amérique, l'Arabie saoudite et Israël notamment, qui y voient l'amorce d'une réconciliation Washington-Téhéran. 

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14 janvier 2016 4 14 /01 /janvier /2016 02:43

Agression à Marseille: le mineur mis en examen

France

Le jeune arrêté pour l'agression d'un enseignant juif a été mis en examen, notamment pour tentative d'assassinat en relation avec une entreprise terroriste.

Mis à jour à 19h14

«Je ne regrette rien, j’en suis fier», a dit l’adolescent durant sa garde à vue à l’hôtel de police de Marseille.

«Je ne regrette rien, j’en suis fier», a dit l’adolescent durant sa garde à vue à l’hôtel de police de Marseille.
Image: AFP

 

Se revendiquant de l'Etat islamique (EI), l'agresseur- un jeune Turc d'origine kurde de 15 ans - a agressé à la machette un professeur d'une école juive de Marseille portant une kippa.

L'enseignant a été légèrement blessé. Il a été frappé une première fois dans le dos et a réussi à s'enfuir, mais a trébuché, ce qui a permis à son agresseur de le rattraper et de s'acharner sur lui alors qu'il était à terre, selon le procureur de la République de Marseille.

Débat sur la kippa

Cette attaque a suscité un grand émoi en France. Au sein de la communauté juive, elle a provoqué un débat sur le port de la kippa dans l'espace public. Evoquant une «situation exceptionnelle», le président du Consistoire israélite de Marseille a recommandé aux fidèles de ne pas la porter provisoirement.

Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Roger Cukierman, et le grand rabbin de France, Zvi Ammar, ont eux estimé qu'une telle recommandation revenait à céder à l'Etat islamique.

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