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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 11:40

ARABIE SAOUDITE LES SAOUDIENNES POURRONT CONDUIRE

Le roi Salmane a publié lundi un décret mettant fin à une interdiction de plus en plus contestée.

En octobre 2013, une dizaine de femmes avaient été arrêtées pour avoir conduit dans le royaume.

En octobre 2013, une dizaine de femmes avaient été arrêtées pour avoir conduit dans le royaume.Image: Keystone

Décision historique en Arabie saoudite: le seul pays au monde qui interdisait aux femmes de conduire, va finalement les autoriser à prendre le volant, selon un décret royal dévoilé mardi.

Le roi Salmane a ordonné «de permettre de délivrer des permis indifféremment aux hommes et aux femmes», indique ce texte publié par l'agence officielle SPA. Cette mesure, que réclamaient des militantes qui ont même été emprisonnées pour avoir osé défier l'interdiction, doit entrer en vigueur à partir de juin 2018 dans ce royaume ultraconservateur du Golfe.

«Je suis sous le choc, je ressens une très grande joie», s'est exclamée à Ryad Haya Rakyane, une employée de banque âgée de 30 ans. «Je ne m'attendais pas à une telle décision avant 10 ou 20 ans», a-t-elle déclaré à l'AFP.

«Jour heureux!»

«C'est un jour très heureux ! Je n'y crois pas encore, je n'y croirais pas jusqu'à le voir de mes propres yeux», affirme pour sa part à l'AFP Chatha Dousri, employée de la compagnie pétrolière Aramco à Dahran (est) qui dit avoir conduit à l'intérieur du complexe résidentiel fermé où elle habite mais jamais sur la voie publique.

De nombreuses femmes de l'élite saoudienne qui pouvaient conduire à Londres ou à Dubaï mais pas à Ryad avaient tenté de braver cette interdiction en Arabie saoudite mais avaient été systématiquement arrêtées.

Les Etats-Unis ont réagi positivement à la décision de leur grand allié au Moyen-Orient de laisser les femmes conduire, Donald Trump soulignant «une avancée positive pour la promotion des droits des femmes en Arabie saoudite».

Un «pas important dans la bonne direction»

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a eu une réaction similaire en saluant la décision saoudienne de «pas important dans la bonne direction», a-t-il écrit sur le réseau social Twitter.

 

 

I welcome Saudi Arabia's decision to lift the ban on women drivers. An important step in the right direction.

Dans le cadre d'un ambitieux plan de réformes économiques et sociales à l'horizon 2030 pour limiter sa dépendance au pétrole, Ryad semble assouplir certaines des restrictions imposées aux femmes dans ce pays où elles sont soumises à la tutelle d'un homme de leur famille --généralement le père, le mari ou le frère-- pour faire des études ou voyager.

La décision de lever l'interdiction de conduire faite aux femmes survient après que les Saoudiennes ont été autorisées à célébrer la fête nationale samedi dans un stade, une première dans le pays. Hommes et femmes ont dansé dans la rue au rythme de percussions et de musique électronique, des scènes inédites dans un pays connu pour la ségrégation des sexes dans l'espace public et une vision austère de l'islam. Ryad tente prudemment de promouvoir des formes de divertissement malgré l'opposition des ultraconservateurs, dans un pays où la moitié de la population a moins de 25 ans.

Coût économique

En novembre dernier, le prince et milliardaire saoudien Al-Walid ben Talal, connu pour son franc-parler, avait lui lancé un vibrant appel pour que les femmes obtiennent enfin le droit de conduire. Il avait déploré le «coût économique» découlant du fait que les femmes en Arabie saoudite dépendent, pour se déplacer, de chauffeurs privés «étrangers» ou de taxis. Et si un mari trouve le temps de conduire son épouse, cela suppose qu'il s'absente de son travail, réduisant sa productivité, avait-il regretté.

Autoriser les femmes à conduire est désormais «une demande sociale urgente que la conjoncture économique justifie», soulignait-il en référence aux difficultés budgétaires que connaît son pays en raison de la baisse de ses recettes pétrolières, consécutive à l'effondrement des cours du brut. Le recours à des chauffeurs étrangers coûte des milliards de dollars à l'économie saoudienne, selon lui.

Avant d'abolir l'interdiction de conduire, le souverain saoudien a pesé les «inconvénients de l'interdiction et ses avantages», précise le décret. Selon lui, «la majorité des grands oulémas (les docteurs de la foi) était en faveur d'une mesure permettant aux femmes de conduire».

Campagne de répression

Les tentatives d'alléger les restrictions sociales, qui jusque-là n'ont pas été traduites en davantage de droits civils et politiques, visent à repousser les critiques à propos d'une récente campagne de répression, estiment des analystes.

Les autorités ont arrêté ce mois-ci une vingtaine de personnes, dont des prédicateurs influents et des intellectuels, dans le cadre d'une «campagne coordonnée», selon des militants.

Des analystes affirment que nombre de ces dissidents critiquaient la politique étrangère musclée du jeune prince héritier Mohammed ben Salmane (32 ans), comme le boycott du Qatar, ainsi que certaines réformes comme la privatisation d'entreprises publiques et la réduction des subventions de l'Etat.

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 11:37

POLICE «L'ETAT DE PALESTINE» ADMIS À INTERPOL

La forte opposition d'Israël n'a pas porté ses fruits. Avec les îles Salomon, également acceptées à cette occasion, l'organisation compte désormais 192 pays membres.

Interpol tient son assemblée générale dans la capitale chinoise Pékin.

Interpol tient son assemblée générale dans la capitale chinoise Pékin. Image: Keystone

 

Interpol a approuvé mercredi l'adhésion de «l'Etat de Palestine», a indiqué l'organisation internationale policière, malgré la forte opposition d'Israël.

«L'Etat de Palestine et les îles Salomon sont désormais pays membres», a annoncé Interpol sur le réseau social Twitter, en marge de son assemblée générale organisée dans la capitale chinoise Pékin.

 

(afp/nxp)

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26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 07:28

GRÈCE MIGRANTS: DES CONDITIONS «INACCEPTABLES»

Le Conseil de l'Europe s'horrifie des conditions d'accueil des migrants en Grèce, et pointe des problèmes d'organisation plus que budgétaires.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Cellules «crasseuses» et surpeuplées, manque de nourriture et d'eau potable, violences policières: l'organe anti-torture du Conseil de l'Europe a dénoncé mardi les conditions d'accueil «inacceptables» de milliers de migrants placés dans des centres en Grèce.

«Maintenir des gens dans de telles conditions peut être considéré comme un traitement inhumain et dégradant, et qui en outre présente un risque pour la santé publique», affirment les experts de l'organisation paneuropéenne, dans un rapport établi à la suite de deux visites sur place, en avril et juillet 2016.

Les délégués du comité anti-torture (CPT), l'organe spécialisé du Conseil de l'Europe, se sont rendus dans une vingtaine de camps, bureaux de police ou postes-frontières, où des migrants étaient retenus pendant des semaines, voire des mois. Ils ont également visité des «hotspots», camps destinés à enregistrer les nouveaux arrivants, sur des îles de la Mer Egée.

En théorie, les migrants arrivant par bateau depuis la Turquie devaient rester seulement quelques jours dans ces centres. Mais, selon les experts qui dénoncent des conditions inhumaines, ils y restent en réalité des semaines, voire des mois.

Conditions «sordides»

Avec environ 3000 migrants pour 1500 places - en juillet 2016 -, le «hotspot» de Moria, sur l'île de Lesbos, est terriblement surpeuplé, ont constaté les inspecteurs européens. Dans un container de 46m2, ils ont ainsi dénombré 43 personnes, dont des familles avec de jeunes enfants et des personnes âgées.

Dans une tente prévue pour deux, ils ont compté jusqu'à sept détenus. Une telle promiscuité entraîne des tensions et des violences entre migrants, poursuit le rapport.

Au camp de migrants de Thessalonique, la délégation (qui comprenait un médecin) s'est indignée de ce que les couvertures étaient «infestées de puces», les sanitaires «délabrés et insalubres» et que nombre de détenus avaient contracté des maladies de peau, comme la gale. Des suspicions de cas de tuberculose ont également été rapportées. Au poste de police de Drapetsona, au Pirée, les migrants sont maintenus dans des conditions «sordides», dans des cellules assimilables à des «cachots», affirment encore les auteurs du rapport.

Situation des mineurs

Le CPT s'alarme en outre de la situation des mineurs non accompagnés: sur 3000 migrants de moins de 18 ans enregistrés en Grèce en juillet 2016, seuls 500 bénéficiaient d'infrastructures dédiées. Les autres étaient incarcérés avec des adultes. Placer ainsi en détention, «pendant des semaines ou des mois», des adolescents «dont beaucoup ont vécu un voyage et des expériences traumatiques, est difficile à comprendre», selon les experts européens.

La délégation a également recueilli des témoignages selon lesquels des policiers auraient frappé des migrants à coups de pieds ou de poings, ou qu'ils les auraient menottés à une grille pendant toute une nuit, pour les punir d'avoir réclamé de l'eau, une couverture ou un matelas.

Manque d'organisation

La seconde visite, en juillet 2016, a permis au CPT de constater des améliorations, dont un régime de semi-liberté pour les résidents, sans que les conditions de vie puissent être qualifiées d'adéquates. Les experts européens reconnaissent les difficultés exceptionnelles auxquelles était confrontée la Grèce, qui a vu arriver sur son sol 850'000 migrants pour la seule année 2015.

Selon un expert du CPT contacté par l'AFP, les difficultés pointées par l'organisation paneuropéenne ne résultent pas forcément d'un manque de moyens financiers - car la Grèce bénéficie de fonds européens afin d'accueillir les migrants - mais plutôt d'un manque d'organisation et de coordination entre les différents services concernés par la prise en charge des réfugiés.

La création de ces centres de transit, décidée par l'Union européenne, devait permettre de «relocaliser» au sein des Etats membres les migrants pouvant prétendre au statut de réfugié. Mais les «hotspots» sont devenus des centres de long séjour du fait des réticences de ces derniers à accueillir les réfugiés.(ats/nxp)

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 09:35

FRANCE LE GLYPHOSATE INTERDIT EN FRANCE RESTE AUTORISÉ ICI

Le désherbant glyphosate sera interdit en France. Cette mesure vaudra jusqu'à la fin du quinquennat pour tous les usages, y compris en agriculture.

Le 22 septembre, Nicolas Hulot face à 250 agriculteurs sur les Champs Elysées durant une manifestation contre l'importation de produits traités au glyphosate.

Le 22 septembre, Nicolas Hulot face à 250 agriculteurs sur les Champs Elysées durant une manifestation contre l'importation de produits traités au glyphosate. Image: AFP

 

«Le Premier ministre a (...) arbitré pour faire en sorte que ce produit soit interdit en France, ainsi que tous ceux qui lui ressemblent et qui menacent la santé des Français, d'ici la fin du quinquennat», a déclaré Christophe Castaner sur BFMTV et RMC.

Le porte-parole a répondu par l'affirmative à la question de savoir si l'interdiction concernerait tous les usages, y compris par les agriculteurs. «Aussi, avec cette volonté d'investir et de trouver des produits de substitution, nous savons que nous pouvons le faire», a -t-il dit.

Interrogé sur la possibilité qu'il n'y ait donc plus de glyphosate en France avant la fin du quinquennat, il a répondu: «C'est l'engagement qu'Edouard Philippe confirmera dans les heures qui viennent et l'arbitrage qu'il a rendu ce week-end».

Matignon a indiqué lundi matin que le Premier ministre avait demandé aux ministères de l'Agriculture et de la Transition écologique de lui présenter «les conditions d'un plan de sortie» du désherbant controversé pour l'usage agricole «avant la fin de l'année».

Usage déjà en partie interdit

En matière d'usages non agricoles, l'utilisation du glyphosate par les collectivités dans les espaces ouverts au public «est déjà interdite en France depuis le 1er janvier 2017», a rappelé Matignon, tandis que l'utilisation par les particuliers «sera interdite à partir du 1er janvier 2019».

Matignon a également rappelé l'opposition de la France à la proposition de la Commission de réautoriser le glyphosate dans l'Union européenne pour 10 ans. «C'est une durée trop longue compte tenu des incertitudes qui subsistent sur ce produit et la France votera contre cette proposition, comme elle l'a clairement indiqué dès le mois de juillet», selon le communiqué.

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert avait suggéré vendredi que la France propose de prolonger de «cinq à sept ans» l'autorisation de l'usage du désherbant controversé au sein de l'UE, au lieu des dix ans souhaités par la Commission.

Dans une interview au quotidien «Ouest France» samedi, le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot avait affirmé que «la justice et l'Histoire nous rattraperont» si rien n'est fait pour remédier au problème phytosanitaire. «Sous prétexte que c'est compliqué, doit-on continuer à mettre le sujet sous la table?», avait-il demandé.

En Suisse, le glyphosate reste autorisé, malgré la controverse. La chambre basse a récemment rejeté un postulat qui demandait de réévaluer sa dangerosité. (ats/nxp)

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 09:13

GRANDE-BRETAGNE SEPT ATTENTATS TERRORISTES DÉJOUÉS DEPUIS MARS

Le maire de Londres a annoncé dimanche que la capitale, qui a essuyé 4 attentats depuis mars, en a aussi évité au moins autant.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Sept projets d'attaques terroristes ont été déjoués depuis le mois de mars en Grande-Bretagne, a annoncé dimanche le maire de Londres, Sadiq Khan. Quatre attaques ont toutefois eu lieu durant la même période, dont la dernière le 15 septembre a fait 30 blessés.

Vendredi, la chef de la police de Londres, Cressida Dick, a fait état de six projets d'attaques empêchés ces derniers mois.

Relayant les appels des forces britanniques de sécurité, le maire de Londres a ajouté que la police avait besoin de davantage de ressources financières et d'effectifs pour faire face aux menaces.

 

Série meurtrière

Le Royaume-Uni a été le théâtre d'une série d'attaques meurtrières cette année, dont l'attentat-suicide qui a fait 22 morts le 22 mai à Manchester à la sortie d'un concert de la chanteuse Ariana Grande.

Deux attaques au véhicule bélier et à l'arme blanche ont également été commises à Londres, en mars et en juin, faisant au total douze morts. Et le 15 septembre, un attentat à la bombe a fait 30 blessés dans une rame du métro de la capitale à la station de Parsons Green. (ats/nxp)

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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 18:14

TERRORISME DJIHADISME: L'IMPORTANCE DE NE PAS SURRÉAGIR

Une surréaction peut conduire à des mesures drastiques, à des réponses militaires ou policières disproportionnées, préviennent des experts.

Des militaires patrouilles à Bruxelles, le 21 septembre 2017.

Des militaires patrouilles à Bruxelles, le 21 septembre 2017. Image: Keystone

Les djihadistes sont comme des mouches dans l'oreille d'un éléphant ou des guêpes dans un char d'assaut. Seule une réaction excessive de leurs victimes peut leur donner des espoirs de gains politiques, préviennent des experts.

Les attentats qu'ils commettent, aussi graves et dramatiques soient-ils, ne constituent pas une menace vitale pour les démocraties visées, ajoutent-ils. En revanche, une surréaction peut conduire à l'adoption de mesures drastiques, à des réponses militaires ou policières disproportionnées, qui vont en fin de compte faire le jeu des assaillants.

«La stratégie de l'État islamique (EI) est largement incomprise» confie à l'AFP Alexander Ritzmann, ancien élu au parlement local de Berlin et membre de l'European Foundation for Democracy. «Ils ne cherchent pas seulement à tuer des Européens, mais surtout à accroître la polarisation des sociétés européennes et répandre la peur et la suspicion à l'égard des musulmans». «Il faut que les responsables politiques et le public le comprennent mieux pour éviter que nous ne tombions dans le piège tendu par l'EI», ajoute-t-il.

Un spectacle

 
 

Dans son dernier ouvrage, «Homo Deus», l'historien Yuval Noah Harari écrit: «Comment les terroristes parviennent-ils à faire les gros titres et à changer la situation politique à travers le monde? En poussant leurs ennemis à surréagir».

«Au fond, le terrorisme est un 'show'. Les terroristes montent un terrifiant spectacle de violence qui frappe notre imagination et nous donne le sentiment de régresser dans le chaos du Moyen Age. Les États se sentent souvent obligés de réagir au théâtre du terrorisme par l'étalage de mesures de sécurité, orchestrant d'immenses déploiements de forces, allant jusqu'à persécuter des populations entières ou envahir d'autres pays. Dans la plupart des cas, cette réaction démesurée menace bien davantage notre sécurité que les terroristes eux-mêmes», ajoute-t-il.

Faire le travail des terroristes

«Les terroristes sont comme une mouche qui essaierait de détruire un magasin de porcelaine. Elle est trop faible pour bouger ne serait-ce qu'une tasse à thé. Elle trouve un éléphant, se glisse dans son oreille et se met à vrombir. L'éléphant enrage de peur et de colère, et détruit le magasin de porcelaine. C'est ce qui s'est produit au Moyen-Orient au cours de la dernière décennie. Les islamistes n'auraient jamais pu renverser Saddam Hussein par eux-mêmes. Ils ont préféré faire enrager les États-Unis par les attentats du 11 septembre, et les États-Unis ont détruit le magasin de porcelaine du Moyen-Orient à leur place. Et les voici qui prospèrent sur les décombres».

«Il y a l'image de la mouche et l'éléphant, vous pouvez aussi utiliser celle de la guêpe dans un char d'assaut», dit à l'AFP Alain Chouet, ancien chef du service de renseignements de sécurité à la DGSE. «Ne traiter le terrorisme que de façon compassionnelle, en passant en boucle des témoignages de victimes traumatisées, c'est faire le travail des terroristes. C'est ce qu'ils cherchent».

Les médias, chaînes d'informations en continu notamment, et les sites internet portent en la matière une responsabilité importante, estime-t-il. Ils servent de caisse de résonance et en surmultipliant le potentiel traumatique des attentats.

Coca-Cola plus dangereux

«Ce sont ces surenchères à l'horreur qui sont précisément recherchées par ceux qui mettent en oeuvre des stratégies terroristes et qui apportent une plus-value à leur action en bouleversant à moindre coût notre ordre sociétal», assure Alain Chouet. «La criminalité terroriste - qui est bien réelle et doit être traitée comme telle - ne vient pas en tête des problématiques criminelles dans nos pays. Il y a par exemple chaque année en France plus de femmes qui décèdent sous les coups de leur conjoint que de victimes du terrorisme».

Pour Yuval Noah Harari, «Coca-Cola représente pour l'Américain ou l'Européen moyen une menace plus mortelle qu'Al-Qaïda». Après avoir été chef du renseignement de l'US Navy au Moyen-Orient de 2008 à 2011, le commandant Wayne Porter enseigne le contreterrorisme à l'académie navale de Monterey (Californie).

«La seule menace existentielle que représentent pour nous les attentats, qu'ils soient réels ou potentiels, c'est que nous continuions d'agir de manière contre-productive, avec une organisation anarchique et en dépensant de l'argent sans réfléchir», a-t-il confié récemment au New Scientist. «Notre stratégie actuelle antiterroriste, qui n'en est pas une, va détruire nos valeurs démocratiques». (ats/nxp)

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 07:33

EUROPE LES MUSULMANS ATTACHÉS AU PAYS OÙ ILS VIVENT

Une vaste enquête sur les musulmans d'Europe montre que les trois quarts d'entre eux sont «attachés» à leur pays de résidence.

Image d'illustration.

Image d'illustration. Image: Keystone

 

Les trois quarts des musulmans vivant en Europe se disent «attachés» au pays dans lequel ils vivent. Ils témoignent d'un taux élevé de confiance dans les institutions même si plus d'un tiers s'est senti discriminé en raison de ses origines, révèle une vaste enquête publiée jeudi.

L'agence européenne des droits fondamentaux de l'Union européenne (FRA) a enquêté en 2016 auprès de 10'527 personnes se déclarant de confession musulmane, résidant dans 15 pays de l'UE. Plus de la moitié des personnes interrogées ont la citoyenneté du pays dans lequel elles résident.

Selon les résultats de cette étude, 76% des personnes interrogées déclarent se sentir «fortement attachées» au pays dans lequel elles vivent. Sur une échelle de 1 à 5, ce lien apparaît le plus élevé en Finlande, en Suède, au Royaume-Uni, en France, en Belgique et le plus faible en Italie, aux Pays-Bas, en Autriche et en Grèce.

Dans deux pays - France et Pays-Bas - le lien est légèrement plus faible chez les enfants d'immigrés musulmans que chez leurs parents.

 
 

Intégrés, mais discriminés

Les musulmans interrogés témoignent également d'une confiance dans les institutions de leur pays de résidence (système judiciaire, police, parlement) en moyenne plus élevée que dans le reste de la population. Sur ce point, la France se distingue par un taux de confiance dans le système judiciaire et la police plus important chez les immigrés de «première» génération que chez leurs enfants.

Ces résultats «décrédibilisent totalement l'affirmation selon laquelle les musulmans ne seraient pas intégrés dans nos sociétés», estime dans le rapport Michael O'Flaherty, le directeur de la FRA, basée à Vienne.

Un autre volet de l'enquête porte sur les discriminations. Quatre musulmans sur 10 (39%) disent s'être sentis discriminés dans les cinq années précédant l'étude en raison de leur origine ou leur religion.

Les recherches de logement et d'emploi sont des domaines fréquemment cités. Trente-neuf pour cent des femmes portant le voile ont été confrontées à des «gestes ou des regards» blessants. «Chaque cas de discrimination freine l'intégration dans la société», pointe M. O'Flaherty. Pour 27% des musulmans interrogés, cette discrimination a pris la forme d'un acte de «harcèlement». Moins de 10% d'entre eux ont porté plainte ou dénoncé ces faits. (ats/nxp)

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 04:44

ETATS-UNIS «ASSAD EST UN CRIMINEL ET DEVRA ÊTRE JUGÉ»

Le président français Emmanuel Macron a estimé mardi à l'ONU que le président syrien devra répondre de ses crimes.

 

Emmmanuel Macron veut créer une nouvelle dynamique pour résoudre le conflit syrien. 
Vidéo: Keystone

Le chef de l'Etat français a qualifié mardi Bachar el-Assad de «criminel», tout en jugeant que le rôle de la communauté internationale n'était pas de le destituer, mais de créer une «situation politique qui permettra aux Syriens de choisir librement».

M. Macron, qui a relancé devant la tribune de l'ONU son idée de créer un nouveau «groupe de contact» sur la Syrie, a ensuite tenté de clarifier la doctrine française sur ce dossier lors d'une conférence de presse, notamment sur le sort du président syrien.

«Bachar el-Assad, c'est un criminel, il devra être jugé et répondre de ses crimes devant la justice internationale. Mais je n'ai pas fait de sa destitution un préalable, par pragmatisme», a assuré M. Macron, qui avait choqué en juin l'opposition syrienne en déclarant qu'il ne voyait pas de «successeur légitime» à Assad.

«Mon ennemi en Syrie, ce sont les terroristes islamistes, ce n'est pas Bachar el-Assad. C'est l'ennemi avant tout du peuple syrien et il devra répondre de ses crimes devant les tribunaux internationaux», a répété M. Macron. «Ce n'est pas à moi depuis Paris de dire aux Syriens qui doit lui succéder. Nous devons oeuvrer à créer la situation politique qui leur permettra de choisir librement le dirigeant à venir», a-t-il poursuivi.

«Transition politique»

«Il faut construire une transition politique inclusive où chacun et chacune aura sa place», a-t-il insisté, réitérant sa proposition d'un «groupe de contact qui permette de revitaliser le processus politique». Selon le président français, ce groupe devrait «mettre autour de la table l'ensemble des parties prenantes au niveau syrien, l'opposition comme les représentants du régime, les membres du P5 (permanents du Conseil de sécurité), l'UE et les parties prenantes dans la région».

Annoncé depuis juillet par M. Macron, le groupe de contact, qui devrait faire l'objet d'une réunion des membres du P5 jeudi, a rencontré peu d'écho jusqu'ici, en raison du manque d'implication des Etats-Unis pour une solution politique en Syrie, et de leur hostilité à parler avec l'Iran, selon des sources diplomatiques.

«Si le groupe de contact incluait l'Iran, ce serait difficile pour nous», a d'ailleurs confirmé lundi un haut responsable américain sous couvert de l'anonymat. «Si nous ne réglons pas le sujet syrien avec l'Iran à la table, nous n'aurons pas une réponse efficace», a reconnu M. Macron, qui a proposé que la France serve «d'intermédiaire» entre le groupe de contact et Téhéran.

330'000 morts

La guerre en Syrie, déclenchée en 2011 par une révolte pacifique, s'est peu à peu internationalisée et transformée en un des conflits les plus complexes et les plus meurtriers qui soient: plus de 330'000 morts, des millions de réfugiés, des dégâts d'une ampleur sans précédent.

La communauté internationale n'a jamais réussi à régler la crise, en raison notamment du très fort soutien militaire et politique apporté à Damas par Moscou et Téhéran. Plusieurs groupes de différents formats ont été créés depuis le début du conflit, et une feuille de route internationale fixant un calendrier de transition a été adoptée par l'ONU en 2015, mais les négociations sont dans l'impasse.

Les principaux acteurs du conflit, la Russie, l'Iran et la Turquie (qui soutient l'opposition) ont lancé un processus de négociations à Astana (Kazakhstan), qui a abouti à une nette baisse de la violence sur le terrain mais n'a pas abordé les principaux obstacles politiques, dont le sort du président syrien Bachar el-Assad. (afp/nxp)

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 04:40

MOYEN-ORIENT NETANYAHU S'EN PREND aux dirigeants iraniens DEVANT L'ONU

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dénoncé mardi à l'ONU l'expansion de l'influence iranienne au Moyen-Orient.

 

 

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a dénoncé mardi l'influence iranienne qui s'étend vers le sud du Moyen-Orient, et a juré de ne pas permettre à Téhéran de s'établir de manière permanente en Syrie.

«De la mer Caspienne à la Méditerranée, de Téhéran à Tartous (ouest de la Syrie, ndlr), un rideau iranien descend sur le Moyen-Orient», a déclaré le Premier ministre israélien, qui a une nouvelle fois dénoncé l'accord nucléaire conclu en 2015 entre les grandes puissances et l'Iran. «Ceux qui nous menacent d'être anéantis se mettent eux-même dans un péril mortel. Israël se défendra avec toute la force de nos armes et toute la puissance de nos convictions», a-t-il ajouté.

«Nous agirons pour empêcher l'Iran d'établir des bases militaires permanentes en Syrie, pour ses forces aériennes, navales et terrestres», a aussi assuré le Premier ministre israélien.

L'Iran soutient le groupe chiite libanais Hezbollah qui intervient depuis plusieurs années en Syrie en soutien du gouvernement syrien, ainsi que le Hamas qui contrôle la bande de Gaza dans les Territoires palestiniens. La République islamique d'Iran est également accusée de déstabiliser le Liban et le Yémen.

Contre l'accord nucléaire

Lors de son allocution, Benjamin Netanyahu s'en est aussi vivement pris à l'accord sur le nucléaire iranien, également voué aux gémonies par le président américain Donald Trump. Cet accord vise à contrôler le caractère civil des activités nucléaires iraniennes en échange d'une levée progressive de sanctions pesant sur Téhéran.

Selon M. Netanyahu, cet accord ne vise pas à contenir les ambitions nucléaires et balistiques iraniennes mais au contraire permet à l'Iran de développer ses programmes en s'abritant derrière l'accord. Benjamin Netanyahu a félicité Donald Trump pour son discours anti-iranien prononcé quelques heures auparavant à la tribune de l'ONU. Le président américain a affirmé mardi que «l'accord avec l'Iran était l'une des transactions les pires et les plus biaisées dans lesquelles les Etats-Unis soient jamais entrés».

Selon l'AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique chargée de contrôler les activités nucléaires iraniennes, Téhéran s'est conformé jusqu'à présent aux termes de l'accord de 2015.(afp/nxp)

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 04:36

ETATS-UNIS TILLERSON: IL FAUT CHANGER L'ACCORD IRANIEN

Le secrétaire d'Etat américain a affirmé mardi qu'il fallait changer l'accord iranien pour éviter un retrait des USA.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Les Etats-Unis ne resteront dans l'accord sur le nucléaire iranien que si «des changements sont introduits», car le texte «doit vraiment être revisité», a déclaré mardi le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson.

Le «défaut le plus flagrant» de l'accord conclu en 2015 avec les grandes puissances est le fait «qu'il a une fin» et «ne fait que remettre le problème à plus tard», a-t-il estimé sur la chaîne de télévision Fox News, en marge de l'Assemblée générale annuelle de l'ONU.

Selon le texte, les restrictions sur certaines activités nucléaires iraniennes seront progressivement levées à partir de 2025. «Ce qui signifie que nous pouvons quasiment commencer le compte à rebours pour le moment où ils reprendront leurs capacités nucléaires» militaires, a déploré le chef de la diplomatie américaine.

Décision mi-octobre

Le président américain Donald Trump, qui a de nouveau critiqué de manière virulente l'accord iranien mardi devant l'ONU, doit décider d'ici mi-octobre s'il «certifie» ou non devant le Congrès que Téhéran respecte ses engagements. En cas de non certification, les parlementaires américains pourraient réimposer des sanctions levées dans le cadre de l'accord, ce qui risquerait de le faire voler en éclats.

«Le président veut vraiment refaire cet accord», le «renégocier», et «nous avons besoin du soutien de nos alliés européens et autres pour faire comprendre aussi à l'Iran que cet accord doit vraiment être revisité», a insisté Rex Tillerson. «Si nous devons rester dans l'accord iranien, des changements doivent être introduits», a-t-il dit.

Téhéran et les Européens refusent de renégocier l'accord historique censé garantir le caractère strictement civil du programme nucléaire iranien en échange d'une levée progressive des sanctions. La France a mis sur la table la possibilité d'un «complément» pour l'après-2025 afin de sortir de l'impasse, mais rien ne dit que cette initiative puisse aboutir.

Réunion mercredi à l'ONU

Les ministres des Affaires étrangères des pays signataires de l'accord (Iran, Etats-Unis, Chine, Russie, Allemagne, France, Royaume-Uni) doivent se réunir mercredi en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Il s'agira de la première rencontre entre Rex Tillerson et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif depuis l'arrivée en janvier de Donald Trump à la Maison Blanche.

Quant au président iranien Hassan Rohani, il doit lui s'exprimer devant l'Assemblée générale des Nations unies, au lendemain d'un discours très acrimonieux de Donald Trump à l'égard de Téhéran.

L'Iran est un «Etat voyou» qui déstabilise le Moyen-Orient en exportant «la violence, le bain de sang et le chaos», a fustigé le président américain. Un «discours haineux et ignorant», a répliqué le chef de la diplomatie iranienne. (afp/nxp)

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Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Le Matin
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