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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 06:50

ETATS-UNIS DES PROFS FORMÉS AU PORT D'ARMES DANS LES CLASSES

La formation intensive proposée à certains enseignants du Colorado est critiquée par les opposants aux armes.

Près d'une vingtaine de personnes participent à cette formation de trois jours, qui se termine jeudi, sur un stand de tir mis à disposition par la police du comté de Weld, dans le Colorado. (Mercredi 21 juin 2017)

Près d'une vingtaine de personnes participent à cette formation de trois jours, qui se termine jeudi, sur un stand de tir mis à disposition par la police du comté de Weld, dans le Colorado. (Mercredi 21 juin 2017) 

 

Des enseignants du Colorado, aux Etats-Unis, suivent une formation intensive de niveau policier au maniement des armes à feu dans le but d'intervenir lors d'éventuelles fusillades, et s'attirent de vives critiques d'opposants aux armes.

Près d'une vingtaine de personnes participent à cette formation de trois jours, qui se termine jeudi, sur un stand de tir mis à disposition par la police du comté de Weld (ouest).

L'entraînement, pour lequel 20 autres personnes sont sur liste d'attente, est réalisé par des policiers en dehors de leurs heures de service, a indiqué à l'AFP Laura Carno, fondatrice de l'association conservatrice Coloradans for Civil Liberties.

Les armes dissimulées autorisées dans les écoles

Les lois du Colorado autorisent les habitants ayant suivi une formation au maniement des armes de poing, sans casier judiciaire ou historique d'addictions, à porter des armes dissimulées, a expliqué à l'AFP Matt Turner, porte-parole du bureau du shérif du comté de Weld. Il est aussi possible de porter des armes dissimulées dans des écoles, à condition d'avoir obtenu l'autorisation du conseil d'administration.

Désormais, les porteurs d'armes autorisés dans les établissements scolaires pourront suivre en plus ces formations intensives, financées par Coloradans for Civil Liberties, qui comprennent aussi des soins d'urgence.

«L'objectif n'est pas de remplacer la police et les personnels médicaux d'urgence mais de permettre à des professeurs, personnels administratifs et autres d'arrêter rapidement la violence dans les écoles et de prodiguer immédiatement des soins», précise le site de l'association Faster, qui organise les formations.

Le remède est pire que le mal

Cette initiative a fait bondir les organisations en faveur du contrôle des armes: «le danger causé par l'introduction d'armes à feu dans un environnement scolaire empire lorsqu'on autorise la présence d'armes létales chargées comme le promeut Faster», dénonce Ken Toltz, de l'association Safe Campus Colorado, cité par la chaîne 9NEWS.

 

Le port d'armes dans les écoles est en hausse, selon Laura Carno: «Je connais une trentaine d'établissements scolaires où il est pratiqué, j'imagine qu'il y en a plus», surtout «dans les zones rurales où le temps d'intervention des forces de l'ordre est de 30 à 45 minutes». «On vit dans un monde dangereux, les gens voient toutes ces terribles tragédies comme la fusillade du Pulse» à Orlando l'an dernier ou celle de Newtown, qui a fait 26 victimes dont 20 enfants dans une école primaire en 2012, justifie-t-elle.

Elle estime que «34 Etats (américains) autorisent sous une forme ou une autre» le port d'armes dans des écoles ou campus. Le Texas, l'Utah ou l'Idaho l'autorisent pleinement, l'Arizona laissant le choix aux écoles, selon le site Armedcampuses.org, qui note toutefois que la vaste majorité des écoles et campus américains restent des zones sans armes. (afp/nxp)

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 05:08

SOMALIE DIX MORTS DANS UN ATTENTAT À LA VOITURE PIÉGÉE

Un minibus chargé d'explosif visait un bâtiment des autorités locales. L'attaque a été revendiquée par les islamistes shebab affiliés à Al-Qaïda.

La plupart des victimes sont des civils a déclaré le porte-parole du ministère de la Sécurité.

La plupart des victimes sont des civils a déclaré le porte-parole du ministère de la Sécurité. Image: Keystone

 

«L'explosion a tué plusieurs personnes, j'ai reçu la confirmation pour environ neuf d'entre elles alors que les blessés sont plus du double», a déclaré Abdi Jilibey, un responsable sécuritaire local, précisant que certains corps «sont tellement brûlés qu'ils en sont méconnaissables».

Selon plusieurs sources locales, un homme conduisant un minibus chargé d'explosifs est parvenu à forcer le portail des bureaux du district de Wadajir, dans le sud de la capitale somalienne. «Les gardes de sécurité ont essayé de l'arrêter, mais il est parvenu à s'introduire et à faire exploser le véhicule», a déclaré à l'AFP Omar Adan, un responsable sécuritaire local.

 

Le porte-parole du ministère de la Sécurité, Ahmed Mohamud Mohamed, a déclaré à la presse que «plus de dix personnes sont mortes dans l'explosion menée par les shebab, et neuf autres sont blessées».

«La plupart des victimes sont des civils qui s'étaient rendus aux bureaux du district pour certains services», a-t-il ajouté, précisant que le chef du district avait été légèrement blessé. D'autres sources locales ont indiqué que plusieurs responsables du district ont été blessés dans l'explosion.

Vite revendiqué

Abdi Jilibey, un autre responsable sécuritaire, a indiqué avoir reçu la confirmation que plus de 18 personnes ont été blessées et assuré que certains corps «sont tellement brûlés qu'ils en sont méconnaissables alors que d'autres sont déchiquetés».

Selon le SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites internet islamistes, les islamistes shebab ont très vite revendiqué l'attaque, évoquant des morts et des blessés sans en préciser le nombre.

Les shebab ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu à bout de bras par la communauté internationale et par les 22'000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom). Ils ont été chassés de Mogadiscio en août 2011 et ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions, mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent dans la capitale, ou contre des bases militaires, somaliennes ou étrangères. Mercredi, au moins 18 personnes avaient été tuées lors de l'attaque de deux restaurants voisins à Mogadiscio par un commando de six shebab.

L'attaque avait débuté dans la soirée par l'explosion d'un véhicule-suicide qui visait un premier restaurant. Cinq assaillants armés avaient ensuite attaqué le deuxième restaurant, bondé à cette heure de rupture du jeûne quotidien du mois musulman de ramadan.

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 05:05

QATAR LES USA PERPLEXES FACE À LA POSITION DE RYAD

Les explications fournies par l'Arabie saoudite pour justifier l'isolement du Qatar ne convainquent pas Washington, qui appelle au règlement du conflit.

 

Rex Tillerson, chef de la diplomatie américaine, a passé deux jours au téléphone avec des responsables du Golfe. (Mardi 20 juin 2017)
Vidéo: AFP

 

Les Etats-Unis se sont dits «perplexes» mardi face aux explications apportées par l'Arabie saoudite et ses alliés du Golfe pour justifier l'isolement imposé au Qatar, et ont appelé les parties à régler rapidement leurs différends.

Signe de l'impatience croissante de Washington face au rôle joué par Ryad dans la crise, une porte-parole de la diplomatie américaine a douté ouvertement de la justification donnée par les alliés du Golfe, qui accusent le Qatar de «soutenir le terrorisme».

«Maintenant que cela fait plus de deux semaines que le blocus a commencé, nous sommes perplexes face au fait que les Etats du Golfe n'aient pas donné au Qataris ni au public de précisions sur leurs accusations visant le Qatar», a déclaré Heather Nauert.

«Plus le temps passe, plus le doute s'installe à propos des actions entreprises par l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis», a-t-elle ajouté, visant directement ces deux proches alliés de Washington.

20 appels de Tillerson à Ryad et Doha

«A ce stade, nous faisons face à une question simple: est-ce que ces actions découlaient véritablement de leurs inquiétudes face au soutien présumé du Qatar au terrorisme?», a-t-elle asséné. «Ou est-ce qu'elles découlaient des griefs anciens entre les pays du GCC», le Conseil de coopération du Golfe, a ajouté la porte-parole.

Ces déclarations surviennent après deux jours passés par le chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, au téléphone avec de hauts responsables du Golfe. Chargé par le président américain Donald Trump de trouver une issue à cette crise, ce dernier a passé au moins 20 appels à Ryad et Doha, selon la porte-parole. Le Qatar abrite la base militaire américaine stratégique d'Al-Udeid, qui héberge près de 10'000 soldats américains et joue un rôle primordial dans les opérations contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie.

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte ont rompu début juin leurs relations diplomatiques avec le Qatar, qu'ils accusent de «soutenir le terrorisme» et de se rapprocher de l'Iran, rival régional du royaume saoudien. Parmi eux, les pays du Golfe ont fermé leurs frontières terrestres et maritimes avec le richissime émirat gazier et lui ont imposé de sévères restrictions aériennes.

Appel à un «dialogue constructif»

«Nous encourageons toutes les parties à calmer les tensions et à s'engager dans un dialogue constructif», a souligné Heather Nauert. «Nous appelons à nouveau toutes les parties à se concentrer sur l'objectif central régional, et international, de lutte contre le terrorisme».

Des responsables américains ont démenti que ces déclarations signalaient un changement de position de Washington, mais elles tranchent toutefois nettement avec les déclarations de Donald Trump, qui avait semblé au départ prendre position au côté de l'Arabie saoudite face au Qatar.

Le président américain avait ainsi accusé Doha le 10 juin d'avoir, au cours de l'histoire, «financé le terrorisme à un très haut niveau», faisant écho aux accusations de Ryad. Mais le département d'Etat a envoyé des signaux plus nuancés depuis le début de la crise, appelant le Qatar à «répondre aux inquiétudes de ses voisins» tout en demandant à l'ensemble des pays de la région de renforcer la lutte contre le jihadisme et d'assécher le financement des groupes extrémistes. 

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 05:00

ETATS-UNIS LES MARIAGES FORCÉS DE MINEURES EN DÉBAT

L'Etat de New York vient de relever l'âge du mariage de 14 à 18 ans, mais la plupart des autres Etats l'autorisent toujours.

Selon une étude, les unions forcées de mineures touchent toutes sortes de communautés, comme certaines sectes mormones dont font partie ces deux jeunes filles. (Photo d'archives)

Selon une étude, les unions forcées de mineures touchent toutes sortes de communautés, comme certaines sectes mormones dont font partie ces deux jeunes filles. (Photo d'archives) Image: AFP

L'Etat de New York a relevé mardi l'âge du mariage de 14 à 18 ans, alors que de nouveaux cas de mariages forcés de mineures ont ravivé le débat sur le sujet aux Etats-Unis ces derniers mois. «C'est une étape majeure dans nos efforts pour protéger les enfants et empêcher les mariages forcés», a déclaré le gouverneur démocrate Mario Cuomo, cité dans un communiqué.

 

I just signed a bill outlawing child marriage in New York State once and for all. We raised the age of consent for marriage from 14 to 18.

This is a major step forward in our efforts to protect children and prevent forced marriages.

Jusqu'ici, à New York comme dans la plupart des Etats américains, les mariages, même s'ils ne sont en principe autorisés qu'à partir de 18 ans, pouvaient être prononcés dès 14 ans moyennant une autorisation parentale et/ou le consentement d'un juge. Plus de 3800 mineurs - presque toutes des filles - ont ainsi été mariés dans l'Etat de New York entre 2000 et 2010, selon les chiffres cités par le bureau du gouverneur.

248,000 enfants mariés en 10 ans

A l'échelle des Etats-Unis, l'association «Unchained at Last» («Enfin libérés»), qui milite contre le mariage des mineures, estime que près de 248'000 enfants ont été mariés pendant cette décennie, presque toujours à des hommes de 18 ans et plus.

La nouvelle loi new-yorkaise autorise encore les mariages à partir de 17 ans, mais seulement à condition qu'un juge ait préalablement vérifié que le mineur consent librement à cette union et que le mariage ne nuira pas à sa santé psychologique ou physique. Plusieurs associations de défense des droits des femmes, qui militaient pour un relèvement, ont applaudi l'adoption de cette nouvelle loi et émis l'espoir que de nombreux autres Etats américains allaient bientôt suivre. «A travers le monde, une fille de moins de 18 ans est mariée toutes les deux secondes. C'est une honte nationale qu'autant de ces mariages aient lieu aux Etats-Unis», a déclaré Heather Barr, chargée des droits de la femme au sein de l'ONG Human Rights Watch.

 

With Gov Cuomo's signature, New York takes big step toward eliminating child marriage. Amazingly, US often allows. http://bit.ly/2tpQwSJ 

«Le gouverneur Cuomo et les législateurs new-yorkais ont fait preuve de véritable leadership aujourd'hui en légiférant contre les mariages d'enfants, et nous espérons que les 47 Etats qui doivent encore le faire suivront l'exemple new-yorkais», a-t-elle poursuivi.

Toutes les religions concernées

Un autre Etat, le Texas, a adopté la semaine dernière une loi pour relever l'âge légal du mariage de 14 à 18 ans. Avec le consentement d'un juge, le mariage y reste néanmoins possible dès 16 ans. Une étude publiée en novembre 2016 par le cabinet Pew Research sur les mineurs de 15 à 18 ans montrait que les mariages de mineurs étaient les plus fréquents dans les Etats du sud des Etats-Unis, à commencer par la Virginie occidentale et le Texas. Le taux de mariage des adolescents de 15 à 17 ans dans ces deux Etats atteignait sept pour 1000, contre une moyenne nationale de 4,6 pour 1000. Selon une étude de l'association Tahirih Justice Center, qui milite aussi contre ces mariages, les unions forcées touchent toutes sortes de communautés, toutes religions confondues:

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 23:14

CRISE MIGRATOIRE PLUS DE 65 MILLIONS DE PERSONNES DÉPLACÉES

Les personnes déracinées dans le monde sont toujours plus nombreuses, indique lundi le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR). La moitié d'entre elles sont mineures.

La Syrie est le pays le plus touché avec 12 millions de déplacés.

La Syrie est le pays le plus touché avec 12 millions de déplacés. Image: AFP

 

Le nombre de réfugiés et de déplacés dans le monde a encore augmenté de 300'000 en 2016 pour atteindre 65,6 millions de personnes, une sur 113. Le Haut Commissaire est inquiet et souhaite que les Etats-Unis reviennent sur la réduction annoncée des réinstallations.

«L'absence de recul ou une légère augmentation est une mauvaise nouvelle», a estimé devant la presse à Genève Filippo Grandi qui dénonce une situation «inacceptable». Au total, deux tiers sont des déplacés internes, nombre en légère diminution, et un tiers des réfugiés, selon le rapport du Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR) publié lundi.

Plus de 80% dans les pays en développement

Près d'un tiers des personnes qui ont dû fuir sont des enfants qui constituent notamment la moitié des réfugiés. Plus de 80% se trouvent dans les pays en développement. La Syrie reste le pays le plus touché avec 12 millions de déplacés, dont plus de 5 millions de réfugiés. Mais le Soudan du Sud constitue la crise qui s'étend «le plus rapidement», a rappelé le Haut Commissaire qui se rendra dans la région cette semaine.

Près de 1,5 million de personnes ont fui en 2016 ce pays affecté par un conflit et une famine. Et 500'000 autres au moins ont suivi depuis début janvier. Avec deux autres pays, la Syrie et le Soudan du Sud totalisent plus de la moitié des réfugiés constatés dans le monde.

Deux fois plus de demandes d'asile en Allemagne

Et Syrie, Irak et Colombie sont confrontés au plus grand nombre de déplacés, dont trois quarts se trouvent dans 10 pays. Par ailleurs, près de 7 millions de personnes, surtout des déplacés, sont rentrées dans leurs pays mais plus de 10 millions sont parties.

Les pays du nord sont également touchés. Plus de 2 millions de demandes d'asile ont été lancées en 2016, dont environ 600'000 en Allemagne, deux fois plus que l'année précédente. «Si les lois deviennent plus restrictives», il sera «plus difficile» de demander à des pays avec moins de ressources d'accueillir davantage de réfugiés, dit le Haut Commissaire.

M. Grandi souhaite que l'administration du président américain Donald Trump révise la réduction de réinstallations prévue. Même si les Etats-Unis diminuent à 50'000 leur nombre comme attendu, contre un volume jamais atteint d'environ 110'000 sous la précédente administration, ils resteront encore le pays le plus important sur cette question. En 2016, près de 40 pays ont offert plus de 189'000 places de réinstallation.

1,5 milliard de dollars donné par les Etats-Unis

Et ils sont toujours aussi le principal contributeur du HCR avec 1,5 milliard de dollars, même si aucune indication n'a été donnée sur le financement attendu pour 2018. Cette politique américaine n'a toutefois pas eu d'impact sur l'attitude d'autres Etats, explique M. Grandi.

L'appel du HCR pour 2017 pour les réfugiés dans les pays voisins de la Syrie n'est financé qu'à moins d'un quart. «Nous ne pouvons plus faire» autant d'assistance que prévu en matière de nourriture ou de médicaments mais aussi à plus long terme, a dit encore M. Grandi. Sur la crise liée au Soudan du Sud, le financement est encore moins important.

Le HCR suit également avec une forte attention la situation au Venezuela. Un «nombre considérable» de citoyens de ce pays se sont réfugiés dans le nord du Brésil en raison de la crise politique, dit aussi M. Grandi. (ats/nxp)

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 23:10

PIÉTONS FAUCHÉS À LONDRES «JE VEUX TUER TOUS LES MUSULMANS»

Le conducteur du véhicule qui a roulé sur des passants devant une mosquée dans la nuit de dimanche à lundi, aurait agi délibérément, selon des témoins.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

«Je veux tuer tous les musulmans», a crié un homme de 48 ans en précipitant sa camionnette sur des fidèles sortant de la mosquée de Finsbury Park dans le nord-est de Londres dans la nuit de dimanche à lundi, ont raconté des témoins. Un homme est mort et dix personnes ont été blessées.

La foule était en train de quitter la mosquée peu après minuit en ce mois de ramadan où beaucoup de fidèles se retrouvent pour prier le soir, après la rupture du jeûne, quand la camionnette blanche a foncé sur un groupe de personnes en train de secourir un homme qui s'était évanoui.

«La camionnette a soudainement tourné à gauche et a délibérément percuté des gens», a raconté Abdiqadir Warra à l'AFP. «Il s'est engagé dans une allée et il a roulé sur des gens. Il en a traîné certains sur plusieurs mètres», a-t-il ajouté.

«L'un d'entre eux était sous la camionnette et les gens se sont rassemblés pour soulever le véhicule afin de sortir l'homme qui était en-dessous», a-t-il poursuivi. Selon Khalid Amin, un autre témoin interrogé par la BBC, l'auteur des faits a crié: «tous les musulmans, je veux tuer tous les musulmans!».

Soutien du rabbin

Les passants ont réussi à l'immobiliser après qu'il eut essayé de fuir. «Les gens l'ont entouré» jusqu'à l'arrivée de la police qui l'a arrêté, selon M. Amin. Selon la police, l'homme est âgé de 48 ans et aurait agi seul. Il a été conduit dans un hôpital pour subir une expertise psychologique.

«Les gens criaient: 'c'est une attaque terroriste, cet homme nous attaque'», raconte à l'AFP Athman, un autre témoin. «Je suis alors retourné sur mes pas pour essayer d'aider les gens, leur donner de l'eau, aider la police». Selon lui, le responsable de l'attaque a fait «des signes de victoire dans le fourgon de police, il était très content».

Alors que l'inquiétude était palpable ces dernières semaines chez les musulmans britanniques à la suite de trois attentats revendiqués par le groupe djihadiste, État islamique depuis le 22 mars, Athman souligne: «il a choisi le moment, il a choisi le lieu et il a choisi la cible. C'est le mois sacré du ramadan». «Les gens ne se sentent pas en sécurité car depuis les attaques terroristes de Londres et Manchester, il y a eu une hausse de l'islamophobie et des crimes haineux», a dit le président de la mosquée de Finsbury Park Mohammed Kozbar.

«Notre communauté est en état de choc», a-t-il ajouté, condamnant cette «attaque terroriste haineuse» et appelant les fidèles qui assistent aux prières à se montrer vigilants. Mendy Korer, le rabbin d'une synagogue locale, est venu manifester son soutien. «Nous vivons ensemble, il appartient à chacun d'entre nous de rompre ce cycle. Nous ne pourrons pas régler les problèmes du monde, mais nous devons régler ceux de notre quartier» a-t-il déclaré à l'AFP.

Sang sur les mains

Les habitants ont tenu à exprimer leur solidarité. Certains sont venus déposer des bouquets de fleurs devant la porte de la mosquée, un grand bâtiment en briques rouges avec un minaret orné d'un croissant doré, située à une centaine de mètres de l'attaque.

Certains bouquets sont accompagnés de messages. «Une seule communauté, rassemblée», peut-on lire sur l'un d'eux. «Nous ne serons pas divisés», est-il écrit, en lettres multicolore, sur une pancarte. «Il faut que les gens sachent qu'à Londres, nous vivons tous côte-à-côte», souligne Jamal Ahmef, 23 ans. «Nous sommes tolérants, quelles que soient les religions, les ethnies, la couleur de peau. Nous sommes tous des êtres humains en fin de compte».

Dans ce quartier populaire, multiethnique, les autorités concentrent le mécontentement. Certains ont dénoncé la lenteur de la police à qualifier l'attaque de terroriste, estimant qu'il y avait deux poids deux mesures. La Première ministreTheresa May est également visée. «Je ne veux pas la voir, qu'elle ne vienne pas ici, ou j'aurai deux mots à lui dire», se fâche Tinkerbell McDonagh, une jeune maman en larmes qui craint qu'un de ses amis figure parmi les victimes. «Elle a du sang sur les mains», accuse-t-elle, en allusion aux coupes dans les effectifs policiers (afp/nxp)

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 23:06

CRISE DANS LE GOLFE SOUTIEN DES DJIHADISTES, LE QATAR A ÉTÉ TROP LOIN

Depuis deux semaines, Doha n'a plus de relations diplomatiques avec les Emirats, l'Arabie saoudite et Bahrein.

Photo d'illustration.

Photo d'illustration. Image: Keystone

 

L'isolement du Qatar peut durer «des années», a prévenu lundi un haut responsable des Emirats Arabes Unis. Ceux-ci exigent avec leurs alliés arabes que ce petit pays renonce à son soutien aux «djihadistes» et aux islamistes radicaux pour lever leurs sanctions.

«Nous ne voulons pas d'escalade, nous voulons isoler le Qatar. Nous misons sur le temps», a expliqué à Paris le ministre d'État émirati aux Affaires étrangères, Anwar Gargash, à plusieurs médias.

Les Emirats, l'Arabie saoudite et Bahrein ont depuis deux semaines rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, comme ils ont fermé leurs frontières terrestres et maritimes avec le richissime émirat gazier et lui ont imposé de sévères restrictions aériennes.

Il exigent que Doha «change de politique» pour lever leurs sanctions, a ajouté le ministre, exprimant l'espoir que «des personnalités sages au Qatar», fassent pression sur l'émir, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, en ce sens.

«Plate-forme de soutien»

Anwar Gargash a accusé le petit émirat d'avoir «construit une plate-forme sophistiquée de soutien financier, médiatique, et politique» des islamistes radicaux et d'abriter plusieurs de leurs dirigeants.

«Nous avons une occasion en or de casser ce soutien», a soutenu le ministre pour justifier les sanctions, en vertu desquelles les Qataris doivent quitter à partir de lundi les trois pays du Golfe. Les citoyens saoudiens, bahreinis et émiratis installés au Qatar doivent faire de même.

Les Occidentaux doivent «surveiller»

Le ministre a indiqué que l'Arabie saoudite, les Emirats, Bahreïn et l'Egypte soumettraient «dans les prochains jours» au Qatar une liste de leurs demandes, qui comprendraient l'expulsion de personnalités radicales, sans plus élaborer. Mais il a réclamé la mise en place par les Occidentaux d'un «mécanisme de surveillance» pour s'assurer que l'émirat du Golfe respectera bien ses engagements.

«Les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne ou l'Allemagne ont le poids politique et l'expertise technique pour instaurer un tel mécanisme de surveillance», a ajouté le ministre des Emirats, dont le prince héritier, cheikh Mohammed Ben Zayed, doit être reçu mercredi à Paris par le président français Emmanuel Macron.

Base étasunienne

Anwar Gargash a souligné que son pays et ses alliés avaient décidé ces mesures contre le Qatar après avoir constaté chez le président Donald Trump, lors du sommet de Ryad en mai, un engagement à «faire de la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme une priorité», contrairement à l'administration précédente.

Mais il a précisé que les pays du Golfe s'étaient engagés auprès des Etats-Unis à ce que «la base américaine d'Al-Udeid continue à fonctionner normalement» et ne soit pas affectée par la crise. La base aérienne d'Al-Udeid, qui héberge près de 10'000 soldats américains au Qatar, joue un rôle primordial dans les opérations contre le groupe Etat islamique (EI).

Exercices turco-qatariens

Dans ce contexte tendu, le ministre qatari de la Défense a annoncé lundi que des troupes turques se trouvaient au Qatar où elles participent à des exercices conjoints. La Turquie entretient des rapports privilégiés avec Doha et son Parlement a approuvé le 7 juin la mise en oeuvre d'un accord datant de 2014 permettant le déploiement de troupes sur une base turque au Qatar.

Énorme rançon

Anwar Gargash a en outre révélé que la goutte qui a fait déborder le vase a été le paiement par le Qatar d'une énorme rançon à des «groupes terroristes» pour faire libérer en avril des membres de la famille royale enlevés en Irak.

Ces Qataris avaient été kidnappés en décembre 2015 lors d'une partie de chasse dans le sud de l'Irak, et étaient selon certaines informations aux mains des milices chiites proches de l'Iran.

Selon une source proche des négociations, leur libération était liée à un accord ayant conduit à l'évacuation de plusieurs villes assiégées en Syrie. «Dans le cadre de cet accord complexe, les Qataris ont payé au moins 300 millions de dollars à des organisations terroristes sunnites et chiites en Irak et en Syrie», a soutenu Anwar Gargash.

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 23:01

ETATS-UNIS TRUMP DÉFAIT 8 ANS DE PRÉSIDENCE OBAMA

Le président américain s’efforce de détricoter une à une les mesures prises par son prédécesseur. Vidéo.

 

Vidéo: Catherine Cochard / NXP

 

Vendredi dernier, à Miami, Donald Trump a abrogé l’accord de rapprochement entre Cuba et les Etats-Unis conclu par Barack Obama.

Un exemple parmi d'autres des nombreuses tentatives de Trump visant à défaire les décisions de son prédécesseur.

Dès son arrivée au pouvoir, le président a paraphé une trentaine de décrets qui, pour la plupart, contredisent les accords signés par Obama.

Comme la relance du projet d’oléoduc Keystone entre le Canada et les Etats-Unis, suspendu par Obama fin 2015. Ou l’interdiction de financer des ONG internationales soutenant l’avortement. L’Obamacare est également dans le viseur du locataire de la Maison Blanche. Notamment la clause qui prévoit le remboursement de moyens contraceptifs par les employeurs.

En avril, Trump ordonnait une frappe de missiles contre la base aérienne d’Al-Chaayrate en Syrie, alors qu’Obama avait décidé de s’en remettre au Congrès pour de telles frappes. Autre exemple en mai, lorsque pour son premier voyage officiel, il s’est rendu en Arabie Saoudite, où il a accusé l’Iran de «soutenir le terrorisme». Une attaque du régime de Téhéran qui va à l’encontre du rapprochement amorcé par Obama avec la signature historique des accords sur le nucléaire iranien.

Enfin, on ne saurait conclure ce passage en revue des décisions prises par Trump pour contredire Obama sans mentionner le retrait des Etats-Unis des accords de Paris sur le climat.

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 17:54

SYRIE UN AVION SYRIEN ABATTU PAR LA COALITION

La coalition anti-daech a tiré sur un appareil de l'armée syrienne qu'elle soutient, et des affrontements entre alliés ont eu lieu sur le terrain.

Image prétexte

Image prétexte Image: Keystone

 

La coalition sous commandement américain a abattu dimanche après-midi un avion de l'armée de l'air syrienne au sud de Raqa, dans l'est de la Syrie, annonce l'armée syrienne. L'appareil effectuait une mission de combat contre les djihadistes du grouep Etat islamique, a-t-elle dit dans un communiqué lu à la télévision publique.

Le pilote est porté disparu.

Washington confirme avoir abattu un avion syrien, affirmant qu'il a tiré sur des appareils de la coalition.

Colère syrienne

«Cette grossière attaque vise à entraver les efforts de l'armée, seule force efficace et capable avec ses alliés (...) de combattre le terrorisme sur tout le territoire», a déclaré l'armée syrienne. «Elle intervient à un moment où l'armée syrienne et ses alliés réalisent de réels progrès dans la lutte contre le groupe terroriste Daech», a-t-elle ajouté.

La coalition anti-EI, qui intensifie depuis plusieurs semaines ses bombardements dans le nord de la Syrie et la province de Raqa, n'a pas réagi dans l'immédiat.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), milices arabo-kurdes soutenues par les Américains, et les forces gouvernementales syriennes se livrent à une course contre la montre pour reprendre des territoires au groupe EI dans la région de Raqa.

Accrochage

Des combats inédits ont par ailleurs éclaté dimanche pour la première fois en Syrie entre les troupes du régime et l'alliance arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis dans la province de Raqa où les deux forces rivales se sont considérablement rapprochées sur le terrain, rapporte une ONG.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des affrontements se déroulaient tard en soirée dans deux villages à une quarantaine de km au sud de la ville de Raqa, peu après que la coalition internationale dirigée par Washington a abattu un avion du régime syrien dans la zone.

Escalade

«C'est la première fois qu'il y a de vrais combats entre les deux bords en Syrie», a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire, qui dispose d'un large réseau de sources à travers le pays en guerre.

D'après l'OSDH, les combats se déroulaient dans les villages de Chouwayhane et Jaaydine, d'où le régime a chassé ces dernières heures le groupe ultraradical Etat islamique.

L'incident, confirmé par la coalition, et les affrontements qui ont suivi, sont une escalade au moment où les troupes syriennes sont à la lisière de zones de contrôle de forces soutenues par les Américains dans le nord et le sud de la Syrie en guerre. 

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 05:03

ETATS-UNIS L'ÉLU BLESSÉ PAR BALLES VA UN PEU MIEUX

Steve Scalise, blessé par balles mercredi près de Washington, a vu son état de santé relevé de critique à sérieux samedi.

Le médecin du service traumatologie du Medstar Washington Hospital Center lors d'une conférence de presse. (Samedi 17 juin 2017)

Le médecin du service traumatologie du Medstar Washington Hospital Center lors d'une conférence de presse. (Samedi 17 juin 2017) Image: Keystone

L'élu républicain Steve Scalise, qui a été blessé mercredi par balles lors d'une partie de baseball de membres du congrès américain près de Washington, se porte un peu mieux. Son état de santé a été relevé de critique à sérieux après une nouvelle opération, a déclaré samedi son chirurgien.

«Il est plus réactif et communique avec ses proches», a ajouté le médecin du service traumatologie du Medstar Washington Hospital Center.

Steve Scalise, 51 ans, a eu des os brisés, une hémorragie importante et a subi des blessures à des organes internes après avoir été touché par balles à sa hanche gauche. Trois autres personnes, un assistant parlementaire, un lobbyiste et un policier détaché à la sécurité de Capitol Hill, le siège du Parlement, avaient également été blessés à cette occasion.

Leur agresseur avait tiré au fusil pendant une dizaine de minutes avant d'être neutralisé par la police. Il a succombé à ses blessures, a annoncé le président Donald Trump. Une centaine de balles ont été tirées, d'après des témoins.

L'agresseur, un militant de gauche de 66 ans, était connu pour ses prises de position contre Donald Trump sur les réseaux sociaux. (ats/nxp)

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