Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 18:14

Des aiguilles pour tatouer les détenus d'Auschwitz

NAZISME

Le musée d'Auschwitz-Birkenau a obtenu cinq rares originaux de plaques métalliques à aiguilles avec lesquelles les nazis tatouaient les prisonniers du camp.

Mis à jour à 00h49

1/8 Le musée du camp de la mort d'Auschwitz-Birkenau a obtenu cinq originaux rares de plaques métalliques à aiguilles.
 

 

Le musée du camp de la mort d'Auschwitz-Birkenau a obtenu cinq originaux rares de plaques métalliques à aiguilles, ayant servi aux nazis à tatouer les prisonniers, a annoncé jeudi le porte-parole du musée, Bartosz Bartyzel.

Un donateur ayant requis l'anonymat a offert ces plaques au musée qui accueille les visiteurs sur le site de ce camp symbole de l'Holocauste, installé pendant la Seconde guerre mondiale par l'Allemagne nazie à Oswiecim, une ville du sud de la Pologne.

Un chiffre formé par les aiguilles

«Nous avons obtenu ces plaques il y a quelques semaines et nous avons confirmé leur authenticité», a déclaré Bartosz Bartyzel .Il y a sur chaque plaque un chiffre formé par les aiguilles, un zéro, deux trois et deux six ou neuf, pour former des numéros destinés à identifier les détenus, a-t-il précisé.

Les détenus étaient tatoués d'abord sur la poitrine, ensuite sur l'avant bras gauche. Le camp d'Auschwitz fut le seul à pratiquer ce type d'identification, a indiqué Bartosz Bartyzel.

Des objets très rares

Les plaques, découvertes dans la zone d'évacuation des dizaines de milliers de prisonniers d'Auschwitz au moment de l'avancée des troupes soviétiques en janvier 1945, seront conservées dans les archives du musée, avant d'être présentées au public dans le cadre d'une exposition prévue dans les prochaines années, a précisé le porte-parole.

Ce sont des objets très rares. Un seul autre exemplaire de plaque ayant servi à tatouer les prisonniers se trouve au Musée militaire de Saint-Petersbourg en Russie, selon le musée d'Auschwitz.

De 1940 à 1945, un million de Juifs européens ont été tués à Auschwitz-Birkenau, ainsi que 70'000 à 75'000 Polonais non juifs, 21'000 Tziganes, 15'000 prisonniers de guerre soviétiques et 10'000 à 15'000 autres prisonniers, selon les données du musée du camp.

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Le Matin
commenter cet article
12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 17:21

L'Occident tenté d'abandonner la Crimée à Poutine

Ukraine

Aucune grande puissance ne semble en effet prête à affronter la Russie pour défendre la Crimée. L'inquétude se répand chez les voisins de Moscou, et surtout dans les pays baltes.

Mis à jour le 12.03.2014

1/118

 

La crise ukrainienne risque de déboucher sur une solution douloureuse que l'Occident ne saurait approuver mais qu'il peut devoir accepter: abandonner la Crimée à Vladimir Poutine pour sauver l'indépendance de l'Ukraine.

Ce partage entre les grandes puissances nécessite que le rattachement de la péninsule ukrainienne de Crimée suffise à satisfaire l'ambition du président russe de rester dans l'Histoire comme l'homme fort ayant restauré la puissance de la Russie mise à mal par la chute de l'URSS.

Une telle stratégie d'apaisement pourrait valoir des critiques au président américain Barack Obama et déplaire aux anciens pays satellites de l'URSS en Europe de l'Est qui craignent pour leur sécurité.

Poutine s'arrêtera-t-il à la Crimée?

Aucune grande puissance ne semble en effet prête à affronter la Russie pour défendre la Crimée, région que le dirigeant soviétique Nikita Khrouchtchev avait détachée en 1954 de la Russie pour la donner à l'Ukraine, au sein de l'URSS.

Dans le même temps, les Occidentaux voudraient voir l'Ukraine échapper à la zone d'influence de Moscou et avoir ainsi un pays ami à la frontière ouest de la Russie.

«L'Occident peut décider de se boucher le nez et de regarder ailleurs pour ne pas voir l'occupation (de la Crimée), mais seulement si Poutine reconnaît le gouvernement ukrainien actuel», estime le professeur Alexander Motyl, de l'université Rutgers de Newark, dans le New Jersey.

«Il devrait fournir des garanties très explicites à l'Occident», ajoute cet expert de l'Ukraine. «Malheureusement, rien dans le discours ou l'action de Poutine ne permet de penser qu'il s'arrêtera à la Crimée», ajoute-t-il.

Le référendum n'est pas reconnu

James Nixey, un expert de Chatham House à Londres, estime au contraire improbable que le maître du Kremlin veuille aller plus loin. Le président russe «a déjà atteint l'objectif qu'il visait et «la Crimée est perdue».

Pour l'heure, l'idée d'un compromis n'est pas du tout l'opinion officielle en Occident. «S'il y a annexion de la Crimée, un référendum qui fait passer la Crimée de l'Ukraine à la Russie, nous ne le reconnaîtrons pas», assure le conseiller adjoint américain à la sécurité nationale Tony Blinken.

La chancelière allemande Angela Merkel, habituellement prudente à l'égard de Moscou, a dit fermement à M. Poutine que le référendum du 16 mars sur le rattachement de la Crimée à la Russie était «illégal». Elle a parlé d'une «annexion», selon un parlementaire de son pays.

Inquiétudes chez les Baltes

Les pays baltes, occupés et annexés par l'URSS à l'issue de la Seconde guerre mondiale, sont particulièrement inquiets.

La présidente lituanienne Dalia Grybauskaite presse les dirigeants européens de «prendre conscience du fait que la Russie tente de redessiner la carte et les frontières de l'Europe d'après-guerre».

Cependant, pour certains analystes, M. Poutine ne cherche qu'à «punir» les nouveaux dirigeants ukrainiens tout en préservant une apparence de relations de travail avec l'Occident.

«Pour la Russie, la perte d'influence sur l'Ukraine est une chose, mais relâcher sa prise sur la Crimée et donc son accès à l'une des deux principales flottes de sa marine est autrement plus important et serait très difficile à avaler», dit Erik Nielsen, du groupe bancaire italien UniCredit.

L'analyste pense que si M. Poutine cherche à «punir l'Ukraine en tant que pays pour ses penchants occidentaux», il ne veut pas que «les inévitables tensions avec l'Occident dépassent des niveaux acceptables sur le plan politique et économique».

Erreur d'accepter l'annexion de la Crimée

Mais la plupart des analystes pensent que l'Occident ne reconnaîtra jamais le rattachement de la Crimée à la Russie, même s'il l'accepte tacitement comme un fait accompli.

Steven Pifer, chercheur à la Brookings Institution de Washington, soutient que l'absence d'une ferme condamnation générale de l'annexion ne fera qu'encourager M. Poutine à intervenir davantage dans les affaires de l'Ukraine et d'autres pays de l'ex-URSS.

«Ce serait une erreur, pour l'Occident, d''accepter' l'annexion de la Crimée dans l'espoir que Poutine laissera tranquille le reste de l'Ukraine», estime l'ancien ambassadeur américain à Kiev.

Les Etats-Unis en particulier espèrent encore que la promesse d'une plus grande autonomie dans les rapports avec Kiev - l'autre option offerte aux participants au référendum en Crimée - puisse sauver l'intégrité territoriale ukrainienne et faire échouer les projets expansionnistes russes.

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Le Matin
commenter cet article
11 mars 2014 2 11 /03 /mars /2014 17:37

Le conflit syrien fait souffrir 5,5 millions d'enfants

Guerre civile

Le nombre des victimes de la guerre en Syrie a doublé en un an. Un million d'entre elles vivent dans des ruines ou des zones assiégées, sans accès à l'aide humanitaire.

Mis à jour le 11.03.2014

Les principales victimes de la guerre en Syrie sont les enfants.

Les principales victimes de la guerre en Syrie sont les enfants.
Image: AFP

 

La guerre en Syrie a un impact dévastateur sur des millions d'enfants, a affirmé mardi l'UNICEF.

Dans un rapport publié mardi à Genève «En état de siège», le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) affirme que le nombre d'enfants victimes à un degré ou à un autre du conflit a passé de 2,3 millions il y a un an à 5,5 millions. Le nombre d'enfants déplacés en Syrie a triplé pendant la même période, de 920'000 à presque trois millions.

Si les hostilités ne cessent pas, des millions de jeunes deviendront une génération perdue, exposée à une violence brutale, sans accès correct à l'éducation et à la santé, prévient l'agence de l'ONU.

«Les trois années écoulées ont été les plus longues de leur vie pour les enfants syriens. Ils ne doivent pas endurer une autre année de souffrances», a affirmé le directeur exécutif de l'UNICEF Anthony Lake.

Au moins dix mille enfants tués

Près de 1,2 million d'enfants ont été contraints de fuir à l'étranger et vivent dans les camps de réfugiés dans les pays voisins, dont 425'000 ont moins de cinq ans. Quelque 40'000 enfants sont nés dans les camps depuis 2011.

L'UNICEF estime qu'au moins dix mille enfants ont été tués depuis mars 2011 et que des dizaines de milliers d'autres survivent avec des blessures handicapantes, comme des amputations et des brûlures.

Des garçons aussi jeunes que 12 ans ont été recrutés par les combattants, comme gardes, informateurs, trafiquants. Certains ont été utilisés également comme boucliers humains sur les lignes de front, selon le rapport, qui cite de nombreux témoignages.

En Jordanie, en Irak, au Liban, beaucoup d'enfants réfugiés travaillent, par exemple dans des cafés et restaurants, ou des ateliers de réparation et des fermes. Selon l'UNICEF, c'est le cas d'un enfant sur dix.

Une jeune fille syrienne sur cinq en Jordanie a été contrainte à un mariage précoce, contre une sur huit il y a un an. Environ 8000 enfants sont arrivés sans leurs parents dans les pays voisins de la Syrie.

Cas de malnutrition en hausse

En Syrie, l'ONU estime qu'un million d'enfants n'ont pas accès à l'aide humanitaire dont ils auraient besoin, dans des zones assiégées ou contestées. L'alimentation y est insuffisante, les médicaments rares.

L'on y meurt de blessures qui s'infectent, de malnutrition, de l'eau contaminée. Des femmes enceintes ont été visées au bas-ventre et le foetus tué, selon le récit d'un médecin travaillant à Alep.

Près de 60% des hôpitaux et centres de santé ont été détruits ou endommagés en Syrie. Les taux de vaccination ont baissé de 99% avant la guerre à moins de 50%.

A Damas, un médecin cité par l'UNICEF a affirmé que dix cas d'enfants souffrant de malnutrition arrivent chaque semaine dans un centre pédiatrique, contre un par mois il y a un an. Les déficiences en vitamines et en minéraux affectent le développement de l'enfant, avec des dommages irréparables.

Les effets de la malnutrition sont évidents chez les enfants qui se réfugient en Jordanie, en Irak ou au Liban. Ils ont des problèmes de concentration. Quelque 2,6 millions d'enfants syriens ne vont pas à l'école, 40% de ceux en âge scolaire.

Blessures psychologiques

«Les blessures les plus profondes sont invisibles», avertit l'UNICEF. Quelque deux millions d'enfants ont besoin d'un soutien psychologique. L'UNICEF cite des enfants qui ont des cauchemars, pleurent la nuit, sont constamment effrayés, ont peur de rester seuls, se replient sur eux-mêmes.

D'autres sont agressifs. Au moins un tiers des enfants réfugiés dans le camp de Zaatari en Jordanie vivent toujours dans la crainte d'être bombardés, kidnappés ou tués. Des adolescents sont enrôlés dans des gangs criminels. Certains veulent retourner en Syrie pour se battre.

L'UNICEF a besoin de 276 millions de dollars pour étendre ses programmes scolaires, le double qu'il y a un an, de 110 millions pour ses programmes de soutien psychologique. Pour l'heure, les opérations de l'UNICEF sont financées cette année seulement à hauteur de 8%.

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Le Matin
commenter cet article
8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 21:31

Sous de faux nom, ils auraient acheté leurs billets ensemble

Boeing disparu

acheté leurs billets ensemble

Boeing disparu

Selon «CNN», les deux passagers qui voyageaient sous de faux nom, ayant usurpé leurs identités à un Autrichien et à un Italien, auraient acheté leurs billets ensemble.

Selon le site flightaware.com, qui suit le trafic aérien, l'appareil a pris la direction du Nord-Est après son décollage et a atteint l'altitude de 35'000 pieds (10'660 mètres) (8 mars)
 

Deux des passagers qui voyageaient sous de faux nom, ayant usurpé leurs identités à un Autrichien et à un Italien, ont acheté leurs billets ensemble, croit savoir CNN dimanche. Les tickets auraient été achetés auprès de China Southern Airlines, en baht thaïlandais et à des prix identiques.

 

La Malaisie examine l'hypothèse terroriste après la disparition inexpliquée d'un Boeing 777 de Malaysia Airlines peu après son décollage de Kuala Lumpur avec 239 personnes à bord, a annoncé dimanche le ministre malaisien des Transports. Des responsables américains ont également affirmé qu'ils essayaient de déterminer s'il y avait une piste terroriste.

Les services de sécurité malaisiens s'intéressent à deux passagers qui auraient utilisé pour embarquer des passeports européens volés, faisant craindre un attentat. «Parallèlement, nos services de renseignement ont été mobilisés et bien sûr les agences de contre-terrorisme (...) de tous les pays concernés ont été informées», a déclaré le ministre Hishammuddin Hussein.

Le fait qu'au moins trois des passagers soient américains «nous donne accès» à l'affaire, a déclaré un haut responsable de la police fédérale (FBI) au quotidien The Los Angeles Times. «Mais jusqu'ici, ce qui s'est passé demeure un mystère», a-t-il ajouté.

Un responsable américain a indiqué à CNN que des agents du FBI dépendant de l'ambassade américaine à Kuala Lumpur suivaient de près la situation. Interrogé sur ces informations, un porte-parole du FBI a simplement répondu: «nous sommes prêts à fournir une aide si nécessaire».

Un responsable américain spécialisé dans la lutte antiterroriste a déclaré par ailleurs au Los Angeles Times qu'«il n'y a pas d'indice montrant qu'il s'agit d'une attaque terroriste».

Demi-tour

Le Boeing de la Malaysia Airlines a peut-être dévié de son plan de vol en direction de Pékin et fait demi-tour avant de disparaître, a déclaré dimanche l'armée malaisienne. La zone de recherches a été élargie à la côte occidentale de la Malaisie.

«Ce que nous avons fait, c'est examiner les enregistrements du radar qui sont à notre disposition et nous avons réalisé qu'il y avait une possibilité que l'appareil ait effectué un demi-tour», a déclaré Rodzali Daud, chef de l'armée de l'air malaisienne, au cours d'une conférence de presse.

Aile du B-777 endommagée

Le Boeing 777-200 de Malaysia Airlines avait subi une avarie à une aile en 2012. Il avait cependant été dûment réparé et était apte au vol, a assuré dimanche la compagnie. L'extrémité (ou saumon) d'une aile de l'appareil avait été endommagée dans une collision au sol avec un autre avion à l'aéroport Pudong de Shanghaï.

«L'aéronef a eu l'extrémité d'une aile coupée. Une partie, de peut-être un mètre, du bout de l'aile était déchirée», a expliqué le PDG de Malaysia Airlines, Ahmad Jauhari Yahya, lors d'une conférence de presse. L'aile «a été réparée par Boeing, certifiée par Boeing et par plusieurs autorités» de l'aviation civile, a-t-il poursuivi. L'avion «était apte au vol», selon lui.

Le vol MH370 de Kuala Lumpur à Pékin transportait 239 personnes, dont quatre Français, selon la compagnie. L'avion a disparu des écrans radars samedi, une heure après le décollage, quelque part entre l'est de la Malaisie et le sud du Vietnam, sans avoir envoyé de signal de détresse.

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Le Matin
commenter cet article
6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 19:36

 

La guerre en Syrie pourrait durer encore 10 ans

GUERRE CIVILE

Selon des analystes géopolitiques, le conflit est parti pour durer, avec l'Iran et la Russie soutenant Assad et les groupes extrémistes envahissant le champ de bataille.

 

1/138 Le régime syrien et son allié russe ont accusé les Etats-Unis et la Jordanie d'attiser les violences en Syrie par leur soutien aux rebelles (photo: John Kerry et le ministre jordanien des affaires étrangères Nasser Judeh, le 19 février 2014)
Image: AFP

a guerre en Syrie pourrait encore durer 10 ans, avec l'Iran et la Russie soutenant le président Bachar al-Assad et les groupes extrémistes envahissant le champ de bataille, ont mis en garde jeudi des experts.

 

Assad a délibérément choisi une «stratégie machiavélique» de ne rien faire pendant qu'émergeaient des groupes d'opposants extrémistes comme al-Nusra et l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), quittant le giron de l'opposition modérée au régime, qui doit elle se battre sur deux fronts, ont-ils expliqué.

«La chute d'Assad n'est plus aussi inévitable»

«C'est maintenant clair que la chute d'Assad n'est plus aussi inévitable que beaucoup de spécialistes le croyaient il y a un an», a souligné l'analyste Daveed Gartenstein-Ross.

«Le scénario le plus probable est celui que les renseignements américains prévoient maintenant: que la guerre va continuer encore pendant dix ans, voire davantage», a-t-il ajouté devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.

Les discussions à Genève pour un accord de paix, initiées par Washington et Moscou, ont échoué fin février, tandis qu'Assad a été renforcé non seulement par les armes et l'argent de la Russie et de l'Iran, mais aussi par sa «volonté éhontée» de ne pas intervenir contre les mouvements extrémistes, selon cet expert.

Les djihadistes ont changé la donne

«Le rôle majeur que jouent désormais les djihadistes (au sein de l'opposition) a dissuadé les pays occidentaux de peser davantage», explique Daveed Gartenstein-Ross, de la Fondation pour la défense de la démocratie.Le 15 mars marquera le troisième anniversaire du conflit, qui avait démarré par des manifestations contre le régime brutalement réprimées.

La guerre a fait depuis 140'000 morts, tandis que 2,5 millions de Syriens ont fui leur pays, et 6,5 millions ont été déplacés à l'intérieur de la Syrie. Pour Daveed Gartenstein-Ross, la politique de Washington, qui s'est toujours gardé de livrer des armes lourdes aux rebelles tout en apportant de l'aide humanitaire, est «confuse» et manque d'un vrai «désir de mettre fin» à la guerre.

Le sectarime sera source de tensions

L'arrivée de soldats étrangers dans le conflit pose aussi des risques réels, car «la majorité de ces combattants radicalisés vont revenir chez eux pour combattre (...) avant d'aller en Europe ou aux Etats-Unis», prévient Matthew Levitt, du Washington Institute for Near East Policy.

«Alors que la guerre elle-même pourrait être (...) négociable, le sectarisme ne l'est pas, et va certainement créer les conditions de l'instabilité pendant la prochaine décennie», selon lui.

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Le Matin
commenter cet article
5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 16:07

Erdogan quittera la politique en cas d'échec aux municipales

Turquie

Le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a promis de quitter la politique si son parti ne remportait pas les élections municipales du 30 mars.

Mis à jour le 05.03.2014

Recep Tayyip Erdogan a affirmé que la cote de popularité de son Parti de la justice et du développement n'avait pas souffert du scandale politico-financier.

Recep Tayyip Erdogan a affirmé que la cote de popularité de son Parti de la justice et du développement n'avait pas souffert du scandale politico-financier.
Image: ARCHIVES/Keystone

 

Empêtré dans un scandale politico-financier, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a promis de quitter la politique si son parti islamo-conservateur ne remportait pas les élections municipales du 30 mars. Ce scrutin aura valeur de test pour le régime en place.

«Si mon parti ne remporte pas la première place au scrutin municipal, je suis prêt à renoncer à la politique», a-t-il dit à Ankara devant des journalistes.

Sûr de lui, Recep Tayyip Erdogan a affirmé que la cote de popularité de son Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), au pouvoir depuis 2002, n'avait pas souffert du scandale politico-financier qui l'a éclaboussé en décembre.

Paradoxalement, lors d'une réunion plus tard dans la journée, il a laissé entendre que si son parti décidait d'amender ses statuts pour lui ouvrir la voie à un quatrième mandat à la tête du gouvernement, à priori interdit, il ne s'y opposerait pas.

Cote en nette baisse

«Je n'en ai pas l'intention mais si ma formation le souhaite, je convoquerai un congrès», a-t-il dit. Les prochaines législatives sont fixées pour 2015.

Depuis son accession au pouvoir, l'AKP n'a perdu aucune élection. Mais selon le dernier sondage de la société Sonar, sa cote est en nette baisse avant les municipales, devenues un véritable plébiscite pour le pouvoir, s'établissant aux alentours de 40%, alors qu'il avait obtenu près de 50% des suffrages aux dernières législatives de 2011.

Aux dernières municipales de 2009, l'AKP avait obtenu 39% des voix. Mais depuis décembre, la donne politique semble pencher en sa défaveur à cause d'une série d'enquêtes anticorruption d'une ampleur inégalée visant une formation qui a fait de la lutte contre la corruption sa bannière.

Série d'inculpations en décembre

Des dizaines de patrons, hommes d'affaires, élus et hauts fonctionnaires proches du régime ont été inculpés en décembre dans le cadre d'une série d'enquêtes anticorruption. Tous ont cependant été relâchés depuis.

Recep Tayyip Erdogan accuse avec véhémence son ex-allié, l'influent mouvement religieux du prédicateur musulman, Fethullah Gülen, installé aux Etats-Unis, d'avoir ourdi un «complot», une «tentative de coup» pour le déstabiliser avant les municipales qui seront suivies en août par une première élection présidentielle au suffrage universel.

Dans des déclarations rapportées mercredi par la presse turque, il a exprimé son intention d'agir avec la plus grande sévérité contre ce mouvement socio-religieux qui compte des millions de sympathisants, une fois passées les municipales.

Recep Tayyip Erdogan a déjà procédé à une purge massive au sein de la police et de la magistrature, où la confrérie jouissait d'une influence importante, les accusant d'avoir mené les enquêtes anticorruption pour le renverser

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Le Matin
commenter cet article
5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 16:02
Le gendre de Ben Laden était son «bras droit» JUSTICE— Au premier jour des débats d'un procès très médiatique, le gendre de Ben Laden a été décrit comme son bras droit, censé recruter du personnel pour tuer des Américains. Mis à jour à 03h06 Imprimer L'accusation a dépeint mercredi soir Abou Ghaith, le gendre de Ben Laden, comme le «bras droit» du chef d'Al-Qaïda qui a recruté du personnel pour tuer des Américains, au premier jour des débats d'un procès très médiatique.Les délibérations se tiennent à une dizaine de blocs du World Trade Center et pourraient durer plusieurs semaines. Souleymane Abou Ghaith, 48 ans, est inculpé de complot visant à tuer des Américains, complot visant à apporter un soutien à des terroristes et soutien matériel à des terroristes. Il a plaidé non coupable et risque la réclusion à perpétuité. Recrutement de personnel pour Al-Qaïda Lors de l'ouverture des débats mercredi, l'accusé - costume sombre, chemise et cravate de soie bleue - était assis aux côtés de ses avocats, les yeux rivés vers le jury de 18 personnes. Il a écouté l'accusation avec une traduction simultanée en arabe via une oreillette. Selon le procureur Nicholas Lewin, Abou Ghaith n'est pas accusé d'avoir planifié ou mis à exécution les attentats du 11 septembre 2001 qui ont fait près de 3000 morts, mais d'avoir recruté du personnel pour Al-Qaïda. L'accusation affirme qu'il était aussi complice de la tentative d'attentat à la chaussure piégée de décembre 2001, sur un vol reliant Paris à Miami. Elle a décrit Abou Ghaith comme un «fidèle» d'Al-Qaïda ayant rencontré Oussama ben Laden après avoir quitté le Koweït pour l'Afghanistan au printemps 2001. Cette année-là, il passe son été à parler à des centaines de jeunes recrues de l'organisation extrémiste dans des camps d'entraînement afghans, les préparant à partir en guerre. A la droite de Ben Laden Abou Ghaith est connu pour être apparu dans une vidéo de propagande le 12 septembre 2001 aux côtés de Ben Laden et d'Ayman al-Zawahiri, alors numéro deux de l'organisation, devenu aujourd'hui son chef. Selon le procureur, l'accusé a répondu à un appel personnel de Ben Laden quelques heures après le 11 Septembre. Ce dernier a demandé à cet «important spécialiste religieux» et à cet «orateur charismatique» de recruter des hommes pour le jihad. «Oussama ben Laden lui a demandé de délivrer le décret de mort d'Al-Qaïda au reste du monde. Et qu'est-ce que l'accusé à fait? Il a accepté», a martelé Nicholas Lewin. Marié à Fatima, une des filles de Ben Laden «Vous ne vous asseyez pas à l'entrée d'une grotte le 12 septembre 2001 aux côtés de l'homme le plus recherché de la planète si vous ne faites pas partie d'Al-Qaïda à un niveau très très élevé», a-t-il ajouté, notant qu'Abou Ghaith «était assis à la droite de Ben Laden». Marié à la fille de Ben Laden Fatima, Abou Ghaith a travaillé pour l'organisation jusqu'en 2002, avant de fuir l'Afghanistan à la suite de l'invasion américaine pour se rendre en Iran. Une main sur l'épaule de son client, l'avocat de la défense Stanley Cohen a pour sa part martelé que son client n'était pas Oussama ben Laden. «C'est Souleymane Abou Ghaith. C'est un musulman, un arabe, il est du Koweït, c'est un mari et un père de famille», a-t-il lancé. «Au final, il n'y a vraiment aucune preuve» contre lui, a-t-il ajouté
Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Le Matin
commenter cet article
1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 04:33

Moscou décide d'envoyer son armée en Ukraine

LIVE

A la demande du président russe Vladimir Poutine, la chambre haute du parlement a donné son feu vert au «recours à l'armée russe en Ukraine» pour normaliser la situation.

Mis à jour le 01.03.2014

1/56 Ce samedi 1er mars, le parlement russe a donné son feu vert à l'envoi de troupes russes en Ukraine jusqu'à «normalisation de la situation». Cette approbation faisait suite à la demande, le jour même, du président russe Vladimir Poutine. Ici à l'image, des soldats de l'infanterie navale russe en exercice sur la mer noire, la zone où les troupes russes devraient justement intervenir suite à cette décision parlementaire ce 1er mars.
Image: AFP

 

 

Cet article est mis à jour automatiquement.

  • 17:25  

    Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit d'urgence ce samedi pour faire le point sur la situation en Ukraine et en Crimée. Les ambassadeurs des 15 pays du Conseil se réuniront dans quelques heures.

  • 17:00  

    Le vice-président du Sénat Iouri Vorobev a estimé que le président Barack Obama avait franchi une «ligne rouge» et «humilié le peuple russe» en déclarant vendredi que toute intervention militaire en Ukraine aurait «un coût». Du coup, le Sénat russe a indiqué qu'il allait demander au président Vladimir Poutine le rappel de l'ambassadeur de Russie aux Etats-Unis.

  • 16:45  

    L'un des principaux responsables politiques ukrainiens, l'ancien champion du monde de boxe Vitali Klitschko (ici à l'image) , a appelé samedi le Parlement (ukrainien) à proclamer la «mobilisation générale» face à ce qu'il a qualifié d'«agression russe» en Ukraine.

  • 16:30  

    Réuni en session extraordinaire, la Chambre haute du Parlement (le Conseil de la Fédération) a autorisé «le recours aux forces armées russes sur le territoire de l'Ukraine, jusqu'à la normalisation de la situation politique dans ce pays».

  • 15:30  

    Dans la foulée de la demande de Vladimir Poutine, la chambre haute du parlement débat en session extraordinaire du bien-fondé du recours à l'envoi de troupes armées en Ukraine, «jusqu'à la normalisation de la situation».

  • 15:00  

    Le président russe Vladimir Poutine (ici à l'image avec son ministre de la Défense Sergei Shoigu) demande à la chambre haute de son parlement, le Conseil de la Fédération, d'approuver l'envoi de forces armées dans la région ukrainienne de Crimée.

  • 14:30  

    Vladimir Poutine ne s'était encore pas exprimé publiquement sur la crise ukrainienne, une semaine après la destitution du président ukrainien Viktor Ianoukovitch, alors que Kiev a accusé samedi Moscou d'avoir envoyé 6000 militaires en Crimée, région où l'ethnie russe est majoritaire.

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Le Matin
commenter cet article
27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 17:56

Près de six Américains sur dix déçus d'Obama

SONDAGE

Un sondage publié jeudi dévoile que près de six Américains sur dix sont déçus de la présidence du démocrate. La côte de popularité d'Hillary Clinton reste très élevée.

 

Près de six Américains sur dix expriment leur déception vis-à-vis de la présidence de Barack Obama, selon un nouveau sondage publié jeudi.

Par ailleurs, selon cette enquête du New York Times et de la télévision CBS, 82% des démocrates interrogés souhaitent que Hillary Clinton, concurrente malheureuse de Barack Obama en 2008, brigue à nouveau l'investiture de leur parti pour la présidentielle de 2016.

Les retombées du lancement de l'«Obamacare»

Le sondage accorde à Barack Obama une cote de confiance de 41%, tandis que 57% des personnes interrogées se disent mécontentes de la façon dont le dirigeant démocrate assume ses fonctions. Et 59% d'entre elles se disent un peu ou beaucoup déçues par la présidence de Barack Obama, pourtant nettement réélu en novembre 2012.

Le président semble ainsi subir les retombées d'un lancement désastreux du volet central de sa réforme de l'assurance-maladie à l'automne 2013, ainsi qu'une reprise économique qui peine toujours à faire retomber le chômage au niveau d'avant la crise de 2008.

 

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Le Matin
commenter cet article
26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 18:01

«On dirait une apparition de fantômes» C'est en Syrie pas a Gaza

Syrie

Le chef de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens a évoqué hier les conditions de vie «choquantes» dont il a été témoin dans le camp de Yarmouk, à Damas, assiégé par le régime syrien.

L'UNRWA a twitté cette photo terrible de la distribution d'aide dans le camp, dans une atmosphère de fin du monde.

L'UNRWA a twitté cette photo terrible de la distribution d'aide dans le camp, dans une atmosphère de fin du monde.
Image: UNWRA (Agence de l'ONU chargée de l'aide aux réfugiés palestiniens)

Le chef de l’UNRWA, Filippo Grandi, a réclamé un accès continu au camp pour y distribuer de l’aide aux 18.000 Palestiniens piégés par les combats dans Yarmouk, où la nourriture vient à manquer.

«On dirait une apparition de fantômes», a-t-il déclaré au sujet des centaines de Palestiniens qu’il a vus convergeant vers un point de distribution d’aide dans le camp, lorsqu’il s’est rendu dans la capitale syrienne lundi. «Certains peuvent à peine parler. J’ai essayé de questionner nombre d’entre eux, et ils parlent tous de privation absolue.»

«Ce sont des gens qui ne sont pas sortis du quartier», a-t-il indiqué à la presse à Beyrouth. «Ils sont restés piégés, non seulement sans nourriture, ni médicament, ni eau potable -- toutes les nécessités de base -- mais aussi probablement avec la peur au ventre à cause des combats intenses.»

La partie du camp où il a pu se rendre était «comme une ville fantôme». «L’ampleur des destructions est inimaginable. Il n’y pas un bâtiment dans ceux que j’ai vus qui n’ait été réduit à l’état de coquille vide.»

L’UNRWA réclame un accès humanitaire à Yarmouk depuis des mois, lançant des avertissements sur les conditions de vie déplorables dans ce camp devenu un quartier du sud de Damas où vivaient avant le conflit 160.000 Palestiniens ainsi que de nombreux Syriens.

Un accord a permis à l’agence de distribuer de l’aide à un point à l’intérieur du camp depuis le 18 janvier mais l’opération a été suspendue le 8 février et quasi aucune aide n’a pu être distribuée depuis.

M. Grandi a exprimé l’espoir que la résolution adoptée par le Conseil de sécurité de l’ONU, appelant toutes les parties à lever immédiatement les sièges des zones peuplées et permettre un accès humanitaire, fera pression en faveur d’une distribution d’aide plus importante et régulière aux habitants de Yarmouk et des nombreuses autres zones assiégées.

Cette résolution adoptée samedi à une rare unanimité, est «plus puissante qu’aucun des outils dont nous disposions jusque là en Syrie», a-t-il estimé. Mais «les gens qui prennent au quotidien la décision d’autoriser ou pas l’accès humanitaire n’ont pas tous lu la résolution». «Il faut donc que le message soit transmis par les décideurs syriens (...) aux commandants sur le terrain des deux côtés.»

Repost 0
Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Le Matin
commenter cet article

Pimprenelle Pourprée

  • : Regard d'un Ecrivain sur le Monde
  • Regard d'un Ecrivain sur le Monde
  • : Cherchant les points communs entre les peuples, les nations et les religions pour creer un monde meilleur...et une paix durable.
  • Contact

Profil

  • PIMPRENELLE POURPRÉE
  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.

PIMPRENELLE POURPRÉE

Recherche

Pimprenelle Pourprée