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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 05:03

ETATS-UNIS L'ÉLU BLESSÉ PAR BALLES VA UN PEU MIEUX

Steve Scalise, blessé par balles mercredi près de Washington, a vu son état de santé relevé de critique à sérieux samedi.

Le médecin du service traumatologie du Medstar Washington Hospital Center lors d'une conférence de presse. (Samedi 17 juin 2017)

Le médecin du service traumatologie du Medstar Washington Hospital Center lors d'une conférence de presse. (Samedi 17 juin 2017) Image: Keystone

L'élu républicain Steve Scalise, qui a été blessé mercredi par balles lors d'une partie de baseball de membres du congrès américain près de Washington, se porte un peu mieux. Son état de santé a été relevé de critique à sérieux après une nouvelle opération, a déclaré samedi son chirurgien.

«Il est plus réactif et communique avec ses proches», a ajouté le médecin du service traumatologie du Medstar Washington Hospital Center.

Steve Scalise, 51 ans, a eu des os brisés, une hémorragie importante et a subi des blessures à des organes internes après avoir été touché par balles à sa hanche gauche. Trois autres personnes, un assistant parlementaire, un lobbyiste et un policier détaché à la sécurité de Capitol Hill, le siège du Parlement, avaient également été blessés à cette occasion.

Leur agresseur avait tiré au fusil pendant une dizaine de minutes avant d'être neutralisé par la police. Il a succombé à ses blessures, a annoncé le président Donald Trump. Une centaine de balles ont été tirées, d'après des témoins.

L'agresseur, un militant de gauche de 66 ans, était connu pour ses prises de position contre Donald Trump sur les réseaux sociaux. (ats/nxp)

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 18:51

HONGRIE «IL NE FAUT PAS LEUR OUVRIR, MÊME S'ILS MEURENT»

Quatre passeurs, qui avaient laissé mourir 71 migrants dans un camion en 2015, seront jugés ce mercredi 21 juin. Extraits de leurs dialogues lors de ce voyage vers la mort.

Les corps des 71 migrants avaient été découverts dans le camion abandonné sur l'A4 en Autriche.

Les corps des 71 migrants avaient été découverts dans le camion abandonné sur l'A4 en Autriche.Image: Keystone

 

Le procès de l'horreur débute mercredi 21 juin à Kecskemét en Hongrie. Onze passeurs doivent répondre de la mort de 71 migrants entassés dans un camion frigorifique qui avait été retrouvé en août 2015 sur l'autoroute reliant la Hongrie à l'Autriche.

Le principal accusé est un Afghan de 30 ans, Samsoor L. Il suivait le camion conduit par le Bulgare Ivajlo S. Il était accompagné en cette journée du 26 août 2015 de deux autres Bulgares, Todorov B. et Metodi G., chargés de surveiller les allées et venues des voitures de police sur l'autoroute. Les trois hommes voyageaient dans des voitures privées.

Comme le relaie le Tages-Anzeiger, plusieurs médias allemands se sont procurés les relevés des discussions téléphoniques entre les quatre passeurs. Ces derniers, qui se trouvaient dans le viseur des forces de l'ordre, ne se savaient pas sur écoute. Ils sont accablants, montrant que les prévenus savaient ce qui étaient en train de se passer.

Extraits leurs dialogues

Metodi G.: «Qu'est ce qui se passe, Ivo?»

Ivajlo S.: «Regarde ce qu'ils font. Et dis-leur d'arrêter.»

Metodi G.: «Ils sont en train de frapper sur les parois?»

Ivajlo S.: «Ils ont frappé très fort à la station service. Merde, ô mon dieu!»

Les migrants n'ont pas assez d'air dans le camion frigorifique où la concentration de gaz carbonique ne cesse de monter. Après 70 minutes de trajet, les passeurs se parlent à nouveau.

Metodi G.: «(...) Ivo doit continuer de conduire. Il doit faire comme s'il ne les entendait pas. Vous ne vous arrêterez pas à une station service mais sur une aire de repos.»

Todorov B.: «Bien, mais il peut y avoir des gens là-bas. (...) Il y en a un derrière la porte qui fait des signaux avec la lampe de son téléphone portable et on peut voir d'où ça vient. (...) Je ne sais pas où nous pouvons nous arrêter pour faire le plein. Qu'est-ce qu'on fait? C'est de la racaille!»

Metodi G.: «Ils ne peuvent pas respirer. Il (Samsoor L., ndlr) me dit que tu dois t'arrêter sur une place de parc. Tu leur jettes de l'eau et tu leur dis qu'ils ne doivent pas parler. Et tu fais comme si tu ne les entendais pas.»

Metodi G. se doute bien que ce n'est pas aussi simple. Il appelle ensuite Samsoor L., puis Todorov B.

Metodi G.: «Peux-tu leur dire d'arrêter de frapper sur les parois et de crier. Ivo aimerait faire le plein et voir s'il peut leur donner de l'eau. Mais il a peur d'ouvrir les portes et de voir toutes ces personnes s'enfuir à travers champs.»

Samsoor L.: «Il ne peut pas leur donner d'eau. Dis-lui de continuer. Et s'il y en a qui meurent, il n'a qu'à les décharger dans une forêt en Allemagne.»

Selon le médecin légiste, la plupart des migrants sont morts après deux heures de trajet, les enfants en premier. Les hommes qui se tenaient près des portes ont pu survivre un peu plus longtemps. A ce moment, quelques migrants sont déjà morts.

Todorov B.: «Ils ne se taisent pas.»

Metodi G.: «Ils se tairont quand je te le dirai. Au moins assez longtemps pour faire le plein. Et ensuite, il ne doit plus s'arrêter, même s'ils continuent à frapper sur les parois jusqu'à ce qu'ils en meurent.»

Le camion poursuit sa route et à 6h16, le chauffeur appelle Metodi G.

Metodi G.: «Le camion est à l'arrêt sur une place de parc. Le chauffeur dit que les femmes et les enfants pleurent.»

Samsoor L.: «Dis lui qu'ils peuvent tous aller se faire foutre. Non, il doit leur dire qu'il est prêt à les laisser mourir.»

Metodi G.: «Je lui ai déjà dit qu'il ne doit pas ouvrir les portes mais uniquement ajouter de l'eau et poursuivre sa route. Il doit continuer jusqu'en Autriche.»

Samsoor L.: «Il doit leur dire qu'il ne peut pas ouvrir les portes, que ce soit pour une urgence ou n'importe quoi d'autres, même s'ils doivent mourir.»

Ivajlo S.: «S'ils continuent à frapper comme çà, on va les entendre à la douane. Et il y a la police. (. . .)»

Metodi G.: «Je crois qu'ils n'ont pas d'air, j'en suis sûr à 100%, c'est moins un problème d'eau ou de soif. (. . .) Tu dois continuer de conduire, c'est l'essentiel.»

Ivajlo S.: «Ils crient tout le temps, tu ne peux pas t'imaginer ce que ça signifie.»

Lorsque le camion franchit la frontière à 09h16, tous les migrants sont morts. Les quatre hommes laissent le camion sur une autoroute autrichienne et s'enfuient. Le véhicule ne sera découvert que 25 heures plus tard. Le 27 août à la mi-journée, Samsoor L. appelle encore une fois Metodi G.

Samsoor L.: «Tu sais ce qui s'est passé? (...) Ce camion, le Volvo. On a appris que la moitié des gens étaient morts.» (Il rit)

Metodi G.: «Morts?»

Samsoor L.: «Oui, la moitié des gens sont morts.»

(...)

Metodi G.: «Ts ts ts.»

Les quatre hommes sont déjà en train de préparer un nouveau transport de migrants pour la soirée: 60 à destination de l'Allemagne et 30 pour l'Autriche. Ils envisagent alors de faire quelques trous dans le camion pour laisser passer l'air, précise laSüddeutsche Zeitung.

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 18:45

ISRAËL POLICIÈRE POIGNARDÉE : L'EI ET LE HAMAS REVENDIQUENT

L'Etat islamique a d'abord revendiqué l'attaque mais le Hamas l'a contredit. Les trois assaillants palestiniens ont été abattus.

 

Selon la police, deux assaillants ont ouvert le feu sur un groupe de policiers qui ont répliqué, tandis qu'un troisième a poignardé une policière avant d'être abattu. (Vendredi 16 juin 2017)
Vidéo: AFP

Qui est responsable de la mort d'une policière israélienne, poignardée vendredi à Jérusalem? Le Hamas et la gauche palestinienne ont affirmé dans la nuit de vendredi à samedi que les trois Palestiniens abattus à Jérusalem après cette attaque au couteau étaient issus de leurs mouvements. Démentant ainsi une précédente revendication faite par le groupe djihadiste Etat islamique (EI) dont ce serait la première attaque à Jérusalem.

«La revendication de l'Etat islamique est une tentative de brouiller les cartes», affirme dans un communiqué Sami Abou Zouhri, un porte-parole du mouvement islamiste à Gaza. L'attaque, ajoute-t-il, a été menée par «deux résistants palestiniens du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, gauche historique palestinienne) et un troisième du Hamas».

Il ajoute que cette attaque est «une réponse naturelle aux crimes de l'occupant» israélien, la terminologie utilisée par le mouvement au pouvoir dans la bande de Gaza pour chaque attaque depuis le début en octobre 2015 d'une vague d'attentats, majoritairement menées par des jeunes isolés armés de couteaux. Le FPLP, dans un communiqué, indique que Bara Ata, 18 ans, Oussama Ata, 19 ans, et Adel Ankouch, 18 ans, ont mené cette attaque «dans la droite ligne de la résistance et pour répondre aux crimes de l'occupant».

La première attaque de l'EI en Israël ?

Un peu plus tôt, le groupe djihadiste Etat islamique (EI) avait de son côté salué les «lions du califat» qui ont «attaqué un rassemblement de juifs», une opération durant laquelle les trois assaillants ont été abattus par des policiers israéliens. Cette attaque «ne sera pas la dernière», a prévenu l'EI. Selon un communiqué diffusé dans la nuit sur le réseau social Telegram, les assaillants abattus seraient «les frères Abou al-Barra al-Maqdissi, Abou Hassan al-Maqdissi et Abou Rabah al-Maqdissi».

Selon SITE, un centre américain spécialisé dans la surveillance en ligne de la mouvance djihadiste, ce serait la première fois que l'EI mène une attaque en Israël. Le groupe avait revendiqué le 10 avril le tir d'une roquette depuis le Sinaï égyptien, tombée dans le sud d'Israël.

Des groupes djihadistes affiliés à l'EI dans le Sinaï avaient déjà revendiqué en février une série de tirs de roquettes sur le sud d'Israël.

Elle avait 23 ans

Hadas Malka, policière israélienne âgée de 23 ans, a été tuée près de la Vieille ville de Jérusalem. Grièvement blessée, la policière est décédée quelques heures plus tard à l'hôpital. Les «trois terroristes arabes ont été abattus par des unités de police», a ajouté la police.

 

: la policière israélienne blessée au couteau dans l'attentat de  ce soir a succombé à ses blessures. 

Hadas Malka, 23 ans, tuée ce soir par 3 terroristes palestiniens à  pic.twitter.com/5a9xYx9KcC

Voir l'image sur Twitter

Le chef de la police de Jérusalem, Yoram Halevy, a identifié les trois assaillants comme des Palestiniens de Cisjordanie. Selon la police, deux assaillants ont ouvert le feu sur un groupe de policiers qui ont répliqué, tandis qu'un troisième a poignardé la policière à quelques mètres de là, avant d'être abattu. Des médecins ont affirmé que quatre autres personnes avaient été légèrement blessées dans l'attaque.

Le service de sécurité intérieure israélien Shin Beth a pour sa part affirmé que les trois assaillants étaient originaires d'un village près de Ramallah, le siège de l'Autorité palestinienne en Judee et Samarie. Des habitants de Deir Abou Mechaal ont indiqué que des soldats israéliens avaient aussitôt bouclé la localité.

Les trois jeunes avaient déjà été impliqués dans le passé dans des «activités terroristes». Selon le FPLP, Bara et Oussama Ata étaient récemment sortis de prisons israéliennes après y avoir passé plusieurs mois. Deux d'entre eux sont nés en 1998 et un en 1999.

Un quatrième Palestinien originaire de Hébron, Amer Badawi, qui avait été décrit par les forces de sécurité palestiniennes comme l'un des assaillants, était en fait un passant et a été blessé par les tirs avant d'être transporté à l'hôpital pour être soigné, selon la police israélienne.

Une attaque en plein ramadan

L'attaque est survenue alors que des dizaines de milliers de Palestiniens de Jérusalem-Est et de Cisjordanie assistaient à des prières sur le site de la mosquée Al-Aqsa, à l'occasion du troisième vendredi du mois de jeûne du ramadan. La mosquée se trouve à Jérusalem-Est. 

Israël a assoupli les restrictions d'entrée des Palestiniens de Cisjordanie à Jérusalem pour le ramadan. Mais «un grand nombre de jeunes (Palestiniens) entrent (en Israël) sans permis, ils profitent du ramadan pour être à Jérusalem», a déclaré Yoram Halevy aux médias sur les lieux de l'attaque.

Les Territoires palestiniens et Israël sont le théâtre d'une vague de violences qui a causé la mort depuis le 1er octobre 2015 de 272 Palestiniens, 41 Israéliens, deux Américains, deux Jordaniens, un Erythréen, un Soudanais et une Britannique, selon un décompte de l'AFP. La plupart des Palestiniens tués sont des auteurs ou auteurs présumés d'attaques anti-israéliennes, souvent commises à l'arme blanche par de jeunes gens isolés. (afp/nxp)

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 18:42

ETATS-UNIS DONALD TRUMP ANNULE L'ACCORD AVEC CUBA

Le président américain a annoncé vendredi la fin immédiate de l'accord conclu avec La Havane fin 2014 par Barack Obama.

Donald Trump ce 

Donald Trump a martelé vendredi en Floride sa volonté de recalibrer le rapprochement avec Cuba, lancé fin 2014 par son prédécesseur Barack Obama après plus d'un demi-siècle de tensions, dénonçant avec véhémence le régime «brutal» au pouvoir à La Havane. Depuis le quartier de Little Havana à Miami, fief des exilés, le président américain a promis «un meilleur accord pour les Cubains et pour les Etats-Unis». Et annoncé la limitation des transactions avec les entités contrôlées par l'armée cubaine, omniprésentes dans le secteur du tourisme, ainsi qu'une application plus stricte des restrictions sur les voyages vers l'île communiste. Au-delà des mesures techniques annoncées, son discours marque une rupture dans la phase d'ouverture qui s'était matérialisée par la visite historique de Barack Obama à La Havane en mars 2016. Défendant l'amélioration des relations entre les deux pays, figées depuis la révolution castriste de 1959, ce dernier avait revendiqué l'enterrement du «dernier vestige de la Guerre froide dans les Amériques».

"National Security Presidential Memorandum on Strengthening the Policy of the United States Toward Cuba"
Memorandumhttp://45.wh.gov/of9ceK 

Si Donald Trump a promis, dans une formule visant d'abord à galvaniser son auditoire, d'«annuler avec effet immédiat» un accord qu'il juge déséquilibré, le président républicain n'a pas, loin s'en faut, effacé d'un trait de plume toutes les initiatives de l'administration précédente: le rétablissement des relations diplomatiques n'est aucunement remis en cause. Dans un communiqué lu sur l'antenne de la télévision d'Etat, le gouvernement cubain a dénoncé «les nouvelles mesures de durcissement de l'embargo» annoncées par le président américain. Pointant du doigt «une rhétorique hostile qui rappelle les temps de la confrontation ouverte», le régime cubain a malgré tout «réitéré» sa disposition à poursuivre le «dialogue respectueux» engagé avec Washington depuis le rétablissement des relations entre les deux pays.

«Les crimes du régime Castro»

Sur la forme, le nouveau locataire de la Maison Blanche d'abord a pris soin d'envoyer des signaux à une base anti-castriste qui lui a apporté un soutien précieux en Floride lors de son élection en novembre. Les assouplissements de l'administration Obama «n'aident pas les Cubains, elles ne font qu'enrichir le régime», a-t-il martelé, promettant que l'évolution des relations avec Cuba dépendrait désormais des «réels progrès», de «changements concrets». «Maintenant que je suis président, l'Amérique va dénoncer les crimes du régime Castro (...) Nous savons ce qui se passe et nous nous souvenons de ce qui s'est passé», a-t-il ajouté, appelant à la libération de tous les prisonniers politiques. Il est difficile de mesurer a priori l'impact exact de la restriction des déplacements sur le secteur touristique cubain, mais l'annonce devrait à tout le moins freiner le boom en cours. Près de 300'000 Américains se sont rendus sur l'île au cours des cinq premiers mois de 2017, soit un bond de 145% sur un an. En 2016, Cuba avait accueilli 284'937 visiteurs des Etats-Unis, 74% de plus qu'en 2015.

La chambre de commerce américaine a vivement dénoncé l'initiative, jugeant que les annonces présidentielles «limitaient les possibilités de changements positifs sur l'île» et risquaient «de laisser la place à d'autres pays» qui ne partagent pas les valeurs de l'Amérique. Le sénateur démocrate Patrick Leahy, très impliqué sur ce dossier, a dénoncé avec force un retour «vers la politique de la Guerre froide», visant à faire plaisir à «une petite faction» de militants anti-castristes aux Etats-Unis. La Maison Blanche, a-t-il estimé, a «re-déclaré la guerre au peuple cubain». Si le sénateur de Floride Marco Rubio, présent au côté de Donald Trump, a salué un nouveau départ, tous les élus républicains n'étaient pas à l'unisson. Pour Jeff Flake, élu de l'Arizona, «tout changement de politique qui réduit la capacité des Américains à voyager librement à Cuba n'est pas dans l'intérêt des Etats-Unis ou du peuple cubain».

Concrètement, Donald Trump a annoncé l'interdiction de toute transaction financière avec le puissant Groupe d'administration d'entreprises (Gaesa, holding d'Etat contrôlé par les forces armées) ou ses filiales. «Nous ne voulons pas que les dollars soutiennent une armée qui exploite les citoyens de Cuba», a-t-il lancé.

 

 

Soutien à l'embargo

Le secteur très sensible du tourisme --contacts avec des étrangers et forts revenus directs en devises-- est un des domaines de prédilection de l'armée qui gère compagnies aériennes, hôtels, restaurants, marinas, agences de location de véhicules ou grands magasins. Le conglomérat touristique Gaviota fait partie du Gaesa, dont le président exécutif, le colonel Luis Alberto Rodriguez Lopez-Callejas, est le gendre du président cubain Raul CastroL'administration Trump met inlassablement en avant la défense des droits de l'homme sur l'île située de l'autre côté du détroit de Floride. L'argument a suscité des réactions indignées tant l'exécutif américain a mis en sourdine ses critiques sur ce thème à l'égard d'autres pays --Egypte et Arabie saoudite en tête. L'exécutif américain a par ailleurs affirmé l'opposition des Etats-Unis --en l'absence de changements politiques substantiels-- à la levée de l'embargo qui frappe Cuba. Fin 2016, les Etats-Unis s'étaient pour la première fois - sous des applaudissements nourris - abstenus lors de l'adoption d'une résolution de l'Assemblée générale des Nations unies réclamant la fin de l'embargo américain imposé à Cuba depuis 1962. Le texte avait été adopté par 191 voix et deux abstentions (Etats-Unis et Israël) sur les 193 membres de l'Assemblée.

"Remarks by President Trump on the Policy of the U.S.A. Towards Cuba"
Video: http://45.wh.gov/1SEWqn 
Transcript: http://45.wh.gov/Cp1AFq 

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 15:18

NIGERIA CES MIGRANTS QUI FONT VIVRE LEUR FAMILLE AU PAYS

L'Etat d'Edo au Nigeria survit grâce à l'argent de ses enfants partis en Europe. Reportage vidéo.

 

Vidéo: AFP

 

La maison de Grâce et Emmanuel est la dernière encore debout sur Bata Road. Tous les voisins sont partis et ce couple de retraités nigérians espère en faire de même: avec l'argent de leurs deux enfants allés vivre en Italie, ils construisent une nouvelle maison. Ce sentier avalé par les marécages était autrefois une voie rapide par où transitaient chaque jour des dizaines de camions vers l'usine de chaussures Bata, un des fleurons industriels de Benin City, ville de quelque 10 millions d'habitants du sud du Nigeria. Au début des années 2000, le géant mondial a délocalisé son usine au Ghana, ne pouvant plus faire face aux pénuries constantes d'électricité: 3.000 personnes, essentiellement des jeunes, ont perdu leur emploi.

Depuis, les systèmes d'irrigation qui entouraient le quartier n'ont plus été réparés et l'eau a repris ses droits, engloutissant chaque maison sur son passage. «On n'a rien. Rien à manger», explique à l'AFP Grâce Otoide, installée dans un grand canapé qui témoigne des revenus d'antan. La retraite de son mari, ancien fonctionnaire, n'a pas survécu non plus à la dévaluation du naira, la monnaie nigériane. Deux de leurs six enfants sont partis clandestinement en Italie il y a quelques années. Depuis, ils envoient quelques centaines d'euros quand ils le peuvent pour faire construire une nouvelle maison familiale, l'actuelle menaçant de s'effondrer à tout moment.

«Je ne sais pas ce qu'elle fait là-bas. Mais elle travaille, elle est bien. C'est elle qui devrait plutôt s'inquiéter pour moi», tranche Grâce, une soixantaine d'année et son dernier petit-enfant dans les bras. «Si j'avais son âge, je partirais aussi».

Effondrement de la monnaie

En 2016, 37.500 Nigérians sont arrivés par bateau sur les côtes italiennes, selon l' Organisation internationale pour les migrations (OIM). L'immense majorité étaient originaires de Benin City.

La ville est gangrénée par les réseaux de traite avec à leur tête des «madames» qui envoient les candidats sur le chemin de l'exil.

«Une fois sur place, en échange de leur passage, ils devront repayer une dette qui s'élève de 20 à 50.000 euros», note l'organisation des Nations unies.

Pour l'OIM, plus de 5.000 Nigérianes sont arrivées en Italie en 2015, «et la grande majorité d'entre elles étaient destinées à l'exploitation sexuelle». Les hommes, eux, sont souvent enrôlés de force dans les réseaux mafieux locaux qui encadrent le système. Le phénomène est né à la fin des années 1980, au moment de l'effondrement industriel de la région. Les dictatures militaires et les programmes d'ajustement structurel ont été fatals à l'économie nigériane, entraînant une grave chute de sa monnaie.

Depuis près de 30 ans, l'Etat d'Edo survit grâce à l'argent de ses enfants partis sur la rive nord de la Méditerranée: désormais, même les petites sommes représentent un vrai salaire mensuel pour les familles, tant qu'elles sont envoyées en devises étrangères. Dans la périphérie de Benin City, les maisons en brique poussent comme des champignons au milieu de champs laissés pour la plupart à l'abandon. Emmanuel Otoide, jeune chef de chantier, construit une grande maison pour sa cliente. Elle vit en Italie depuis dix ans et n'a jamais remis le pied au Nigeria. Sur les murs, la mère de la propriétaire a collé des affichettes de son église pentecôtiste: «2017 est l'année de ma lumière».

«Sa mère vend de l'eau en sachet sur le marché. Sans l'argent de là-bas, je ne pense pas que ça aurait été possible de construire une maison», explique l'ingénieur du bâtiment. Derrière lui, des ouvriers creusent à la pelle les fondations d'une autre habitation. Sous une chaleur suffocante, ils transpirent à grosses gouttes 10 heures par jour pour un salaire de 3.000 nairas (9 dollars).

Développement «factice»

Le semblant de développement économique gagné grâce aux émigrés est pourtant «factice et de courte durée», note la sociologue Kokunre Eghafona-Agbontaen, de l'Université de Benin City.

L'argent envoyé à des familles souvent très pauvres et peu éduquées n'est pas investi dans des «entreprises viables» ou «pour acheter des terres à cultiver». «Cet argent est utilisé à des fins personnelles et n'apporte aucune contribution visible à la transformation de la communauté», explique la chercheuse à l'AFP.

Pire selon elle, la migration clandestine a entraîné une chute du niveau d'éducation dans l'Etat d'Edo, puisque les jeunes cherchent à partir plutôt que de poursuivre leurs études, convaincus que leur avenir professionnel ne se fera pas au Nigeria. Un constat que partage Philip Shaibu, vice-gouverneur d'Edo: «Les parents cherchaient les meilleurs trafiquants pour envoyer leurs enfants en Europe, comme on chercherait la meilleure école pour leur éducation!»

Après des années d'inaction au niveau politique, le nouveau gouverneur assure vouloir éradiquer ces «cartels dangereux» en dynamisant l'industrie et créer 200.000 emplois. Un défi immense et quasiment utopique dans un pays où les problèmes énergétiques sont le cauchemar de tout investisseur.

Mais depuis 2016, l'Union européenne fait pression sur les pays de départ, notamment par des appuis financiers à des des projets de développement. Une «diplomatie douce», comme l'appelle M. Shaibu, qui encourage les politiques à prendre conscience du problème.

«Nous voulons que notre jeunesse soit reconnue à l'étranger pour leurs talents acquis ici, au Nigeria», ambitionne le vice-gouverneur. «Pas qu'elle parte se noyer dans les eaux libyennes. Non, ça, nous ne le voulons plus.» (AFP/nxp)

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 21:05

BELGIQUE BÉBÉ NOURRI AU LAIT VÉGÉTAL : LES PARENTS COUPABLES

Les parents d'un bébé de sept mois qui était mort de déshydratation et de malnutrition ont été condamnés à six mois de prison avec sursis.

Image d'illustration.

Image d'illustration. Image: Keystone

 

Les parents d'un bébé de sept mois, mort de déshydratation et de malnutrition après avoir été nourri au «lait» végétal, ont été condamnés mercredi en Belgique à six mois de prison avec sursis pour avoir «causé sa mort sans le vouloir», a annoncé le tribunal de Termonde (nord).

Tentatives d'allaitement infructueuses

Les parents de Lucas, originaires de Beveren, près d'Anvers, pensaient que leur enfant souffrait d'une intolérance au lactose et au gluten.

Sans consulter un médecin, ils l'avaient nourri au lait d'avoine, de riz, de sarrasin et de quinoa, après plusieurs tentatives infructueuses d'allaitement et d'alimentation avec du lait en poudre pour bébé, a précisé l'agence de presse Belga.

«Ils sont responsables de la mort de leur jeune enfant, de ne pas avoir, intentionnellement, été consulter un médecin. C'est particulièrement grave (...) Ils écopent de la peine de 6 mois de prison avec sursis», a déclaré la présidente du tribunal de première instance de Termonde, selon des images de la télévision publique RTBF.

«Les prévenus ont donné à leur bébé de la nourriture inadaptée», a-t-elle ajouté.

4,3 kilos

L'enfant de sept mois était déshydraté et ne pesait que 4,3 kg au moment de son décès, le 6 juin 2014, a relevé le tribunal. Le parquet avait réclamé une peine de 18 mois de prison. Selon la RTBF, les parents de Lucas tiennent une boutique de produits bio.

«Mes clients n'ont jamais remarqué que l'état de leur fils était alarmant. Son état de santé faisait du yoyo. Ils ont essayé des alternatives et cela a même bien fonctionné. A certains moments, l'enfant avait fort maigri puis il reprenait vigueur», a déclaré à la RTBF leur avocate, Karine Van Meirvenne, qui avait plaidé l'acquittement.

Cette condamnation intervient le même jour qu'un arrêt de la Cour de Justice de l'UE, qui a estimé que les produits alimentaires végétaux comme le «lait de soja» ou le tofu ne pouvaient pas être désignés par des appellations telles que «lait» ou «fromage», celles-ci étant réservées au produit d'origine animale.

«Aux fins de la commercialisation et de la publicité, la réglementation (de l'UE) réserve en principe la dénomination lait au seul lait d'origine animale», a relevé dans son arrêt la Cour de justice de l'UE (CJUE), dont le siège est à Luxembourg.

Les juges de Luxembourg ont notamment souligné le «risque de confusion dans l'esprit du consommateur». (afp/nxp)

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 08:21

AUTORITÉ PALESTINIENNE LES FAMILLES DE KAMIKAZES PLUS PAYÉES - Peut-on les croire?

Le chef de la diplomatie américaine a annoncé mardi que l'Autorité palestinienne avait accepté d'arrêter de payer les familles de kamikazes.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Les dirigeants de l'autorité palestinienne ont accepté d'arrêter de rétribuer les familles d'auteurs d'attentats-suicides, a indiqué mardi le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson. Ces paiements sont l'un des obstacles au moribond processus de paix au Proche-Orient.

Les Palestiniens «ont modifié leur politique, du moins j'ai été informé du fait qu'ils avaient changé cette politique», a déclaré Rex Tillerson lors d'une audition devant des sénateurs américains.

Le président des Etats-Unis Donald Trump a fait part de son intention de raviver ces pourparlers de paix. Il a exhorté Israël de limiter la construction de colonies dans les territoires palestiniens.

Rex Tillerson a précisé devant la commission sénatoriale sur les relations internationales que Washington avait insisté auprès du président palestinien Mahmoud Abbas sur le problème des paiements aux familles d'auteurs d'attentats-suicides.

Sujet évoqué par Trump

Ce sujet «a été évoqué directement lorsque le président Abbas a effectué sa visite avec sa délégation à Washington» au début mai, a poursuivi le chef de la diplomatie américaine. Il a ajouté que Donald Trump avait lui-même abordé le sujet à la Maison-Blanche.

Dans la foulée de cette rencontre du 3 mai, le ministre américain a eu une rencontre bilatérale «plus approfondie» avec Mahmoud Abbas. «Et je lui ai dit: 'Vous devez absolument arrêter de faire ces paiements aux familles de 'martyrs''», a-t-il affirmé. «J'ai dit que c'était une chose que d'aider les orphelins et les enfants, mais que lorsque vous destinez le paiement à cet acte, cela doit s'arrêter».

Selon Rex Tillerson, «leur intention est de cesser les paiements aux familles de ceux ayant commis un meurtre ou des actes de violence contre autrui». (ats/nxp)

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 08:19

AFGHANISTAN LE PENTAGONE TRANCHERA SUR UN RENFORT MILITAIRE

Donald Trump laissera James Mattis trancher sur un renforcement des effectifs militaires en Afghanistan où les talibans progressent.

James Mattis, chef du Pentagone, devant le Congrès. (Mardi 13 juin 2017)

James Mattis, chef du Pentagone, devant le Congrès. (Mardi 13 juin 2017) Image: Keystone

Le chef du Pentagone Jim Mattis, qui a averti mardi que les talibans progressaient en Afghanistan, a désormais les mains libres pour décider d'un renfort militaire américain dans le pays, la Maison Blanche lui déléguant toute décision en la matière.

Les chefs militaires américains dans la région réclament depuis des mois des renforts de plusieurs milliers de soldats pour aider le gouvernement afghan à faire face à la pression des talibans.

Selon un responsable américain, le président Donald Trump a décidé de laisser Jim Mattis trancher sur ces demandes, émanant notamment du général John Nicholson, le chef des forces de l'Otan en Afghanistan. James Mattis n'a jamais laissé filtrer son avis sur la question, mais il est peu probable qu'il refuse ces demandes.

Progression des talibans

Mardi, lors d'une audition au Congrès, il a ainsi estimé qu'il fallait prendre des mesures rapidement face aux progrès des talibans. «Nous ne sommes pas en train de gagner. Nous allons corriger cela aussi vite que possible», a déclaré l'ancien général des Marines devant le Congrès.

Selon les estimations circulant à Washington, les chefs militaires régionaux demanderaient de 3000 à 5000 hommes supplémentaires. Les militaires américains sont actuellement 8400. Un renfort ferait repartir à la hausse les effectifs pour la première fois depuis le tournant de la décennie 2000, après des années de baisse.

Les talibans sont à l'offensive en Afghanistan et ont revendiqué une série d'attaques meurtrières, notamment contre des bases et positions militaires afghanes. Samedi, une attaque a tué trois soldats américains et en a blessé un autre dans le Nangarhar (est de l'Afghanistan).

Plus de «soutien de feu»

Un soldat afghan --un élément infiltré, selon les talibans-- a tiré sur les soldats américains. Les soldats américains et de l'Otan n'ont en principe qu'une mission de formation et d'entraînement des forces afghanes, et ne participent pas aux combats, sauf exception. Un renfort de leurs effectifs leur permettrait notamment de mieux se diffuser au sein de l'armée afghane. Il pourraient ainsi apporter leur conseil au niveau des kandak, les bataillons afghans, et non plus seulement au niveau des états-majors.

Les militaires pourraient aussi être autorisés à apporter plus de «soutien de feu» (artillerie par exemple) ou de soutien aérien aux militaires afghans.

Mardi, Jim Mattis a également reconnu «l'urgence» de redéfinir la stratégie américaine en Afghanistan, après les tentatives de désengagement militaire de l'administration Obama. Il s'est prononcé pour une présence à long terme dans le pays de troupes américaines et de l'Otan, approuvant la comparaison faite par un sénateur avec la présence américaine en Europe ou en Corée du Sud.

Force «résiduelle» mais «sophistiquée»

Il s'agirait de maintenir sur place une force militaire «résiduelle» mais «sophistiquée», capable d'aider les forces locales à stopper immédiatement toute résurgence importante des insurgés islamistes, a-t-il expliqué. «Je n'ai pas de doute qu'une majorité des Afghans» soutient une présence militaire américaine sur place, a-t-il affirmé. Il a indiqué qu'il devrait revenir «à la mi-juillet» devant le Congrès pour détailler cette stratégie à long terme.

Les Etats-Unis sont présents militairement depuis 16 ans en Afghanistan. Après avoir porté les effectifs militaires jusqu'à un pic 100'000 en 2011, l'ancien président Barack Obama avait entamé la décrue. Il espérait laisser un millier d'hommes seulement à son départ de la Maison Blanche, conformément à ses promesses de campagne.

Mais l'armée afghane, seule en charge des combats contre les talibans depuis la fin 2014, n'est pas arrivée à endiguer les coups de boutoir des insurgés islamistes, et Barack Obama avait été contraint de ralentir le retrait. (ats/nxp)

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 08:17

LONDRES INCENDIE: «ILS AGITAIENT LES BRAS À LA FENÊTRE»

Des rescapés témoignent de la violence du sinistre qui a ravagé une tour de 27 étages, mercredi.

 

 

«La dernière fois que je les ai vus, ils agitaient les bras à la fenêtre». Rescapée de l'incendie mortel qui a ravagé une tour HLM à Londres, Hanan Wahabi était toujours sans nouvelles mercredi de son frère et de sa famille.

Habitant au 9e étage, cette habitante de 39 ans a été réveillée vers 1 heure du matin par la fumée. «J'ai vu des cendres entrer par la fenêtre du salon qui était restée ouverte. J'ai regardé dehors et j'ai vu les flammes monter jusqu'à la fenêtre. Je l'ai fermée à toute vitesse et je suis sortie», avec son mari, son fils de 16 ans et sa fille de 8 ans, raconte-t-elle à l'AFP.

Portant le voile et un pyjama, enveloppée dans une couverture, Hanan a réussi à mettre sa famille à l'abri pour se réfugier dans une salle mise à disposition par les autorités pour héberger les rescapés.

Mais elle était terriblement inquiète pour son frère, Abdelaziz El-Wahabi, l'épouse de celui-ci, Faouzia et leurs enfants, qui habitent depuis presque 16 ans au 21e étage de cette tour construite en 1974.

«J'ai appelé mon frère dès que je suis sortie pour savoir s'il allait bien. Le feu n'était pas encore arrivé jusqu'en haut de l'immeuble. Il m'a dit qu'ils allaient descendre. Mais on s'est rappelé et il m'a dit qu'il y avait trop de fumée», explique-t-elle.

«La dernière fois que je l'ai vu, ils agitait les bras à la fenêtre avec sa femme et leurs enfants. J'ai ensuite encore eu sa femme au téléphone pendant que lui était au téléphone avec les pompiers. C'était vers 2 heures du matin. Depuis, pas de nouvelles, le téléphone est coupé», se désole-t-elle.

Les pompiers de Londres ont fait état de plusieurs morts dans le brasier, sans être encore en mesure de dire combien. Au moins 30 personnes ont été blessées, selon les services d'ambulance.

Selon Hanan Wahabi, la tour venait d'être rénovée il y a un an, notamment les fenêtres et le système de chauffage. «Je crains que le matériel utilisé n'ait fait qu'empirer les choses», dit-elle avant d'ajouter en pointant vers son larynx: «la fumée fait très mal, j'ai toujours mal».

«Au feu, au feu»

Eddie, 55 ans, était lui au 16e étage, lorsque l'alarme incendie de ses voisins s'est déclenchée. «Je pensais qu'ils avaient fait un peu de cuisine», dit-il à l'AFP.

Mais il entend alors les gens crier «au feu, au feu», ouvre la porte et voit «plein de fumée entrer» dans son appartement. «Mon voisin du 5e m'appelle et me dit: magne-toi de sortir de là. Je me suis noué une serviette autour de la tête, j'ai descendu les escaliers et j'ai cherché la sortie de secours», raconte-t-il.

«Je ne l'ai pas trouvée, mais un pompier m'a tiré vers la sortie. Cinq secondes de plus et j'y passais. On n'y voyait rien du tout.»

Eddie est content de s'en être sorti, mais il est aussi en colère. Dans le passé, il a écrit sur un blog qu'il faudra «un incendie catastrophique pour que ces gens soient tenus pour responsables», en désignant les bailleurs. Une surcharge du réseau électrique «a failli nous brûler tous à mort» en 2013, disait-il sur son blog, évoquant «un meurtre de masse» en gestation.

Autre habitant du HLM, Abdul Hamid, 50 ans, raconte à l'AFP qu'il devait s'envoler mercredi pour l'Arabie Saoudite pour effectuer son pèlerinage à la Mecque. «Je vais bien, mais je n'ai plus rien, plus de passeport, plus de logement». (afp/nxp)

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 12:08

AFRIQUE LE G20 VEUT INVESTIR POUR FREINER LES MIGRATIONS - Top tard

A Berlin, Angela Merkel a lancé lundi aux côtés de dirigeants africains un appel à investir en Afrique.

 

Vidéo: AFP

«S'il y a trop de désespoir en Afrique, alors évidemment des jeunes vont se dire qu'ils vont aller chercher une nouvelle vie ailleurs», a déclaré Angela Merkel. Elle a appelé à la fois à «un partenariat économique avec l'Afrique» et à oeuvrer à la paix et la sécurité sur le continent.

La dirigeante allemande a donné ainsi le coup d'envoi à deux jours de conférence, où responsables africains et investisseurs sont censés entrer en contact pour stimuler l'investissement privé dans le cadre d'une initiative du G20 baptisée «Compact with Africa».

Pas un plan d'aide

En mars, lors d'un sommet du G20 Finances, les grands argentiers des principales économies du monde avaient déjà convié leurs homologues de Côte d'Ivoire, du Maroc, du Rwanda et de Tunisie.

Cette fois-ci, dans une démarche qui se veut ouverte «à tous les pays africains», le Ghana et l'Ethiopie se sont joints à cette initiative et les dirigeants du Niger, d'Egypte ou encore du Mali sont aussi venus s'exprimer à Berlin devant une centaine d'investisseurs. Si le ministère allemand du Développement a annoncé lundi 300 millions d'euros d'aides supplémentaires aux pays notamment soucieux de lutter contre la corruption, la priorité à l'Afrique voulue par Mme Merkel ne se veut pas un plan d'aide. Il s'agit plutôt de rendre les pays africains plus attirants à l'investissement par le biais du soutien politique des pays du G20 et technique des institutions financières internationales.

Pour un «plan Merkel»

Cela n'a pas empêché plusieurs dirigeants africains d'appeler de leurs voeux un «plan Merkel», en référence au «plan Marshall» de prêts américains qui avait aidé à la reconstruction de l'Europe d'après-guerre.

«L'Afrique a besoin de l'Europe qui a à son tour a besoin de l'Afrique. Il est donc normal que les deux continents investissent dans un avenir commun, cela nécessitera des efforts de part et d'autre dans le cadre d'un partenariat gagnant-gagnant», a réclamé Mahamadou Issoufou, le président du Niger.

Mais selon le président rwandais, Paul Kagame, «si l'aide traditionnelle est utile, elle ne va jamais être suffisante pour un développement durable». Pour cela, «le secteur privé est absolument essentiel».

Réduire les migrations

Derrière ce souhait d'un développement économique d'un continent dont la croissance démographique explose, se trouve l'idée de s'attaquer aux causes de la migration en offrant des perspectives aux populations dans leurs pays.

Le sujet est d'autant plus important pour l'UE qu'elle ne semble pas en mesure de stopper l'afflux des migrants, pour beaucoup subsahariens, rejoignant les côtes italiennes depuis l'instable Libye. (AFP/nxp)

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