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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 05:19

COLOMBIE UN MARIAGE À TROIS RECONNU OFFICIELLEMENT

Bogota a officiellement reconnu l'union de trois hommes début juin, une première.

Image d'illustration

Image d'illustration Image: Keystone

 

La Colombie a officiellement reconnu au début juin une famille composée de trois hommes. Le mariage homosexuel est autorisé dans ce pays sud-américain depuis 2016.

 

«Nous voulions officialiser notre foyer, notre famille. Il n'y avait rien de solide légalement qui nous reconnaissait en tant que famille», a déclaré Victor Hugo Prada, un des membres de cette union, dans une vidéo diffusée lundi.

«Nous sommes une famille, une famille 'polyamoureuse'. C'est la première fois en Colombie», s'est-il réjoui. Cet acteur et ses deux conjoints sont entrés le 3 juin sous le régime patrimonial connu légalement en Colombie sous le nom de «trieja».

 

Ce mariage à trois est formé avec un éducateur physique et un journaliste, qui, en 2000, avaient célébré la première noce homosexuelle publique en Colombie.

Une première Bien que ce type d'union soit fréquent, c'est la première «qu'il est légalisé», a expliqué l'avocat et l'association LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuels, trans et intersexuels). «C'est une reconnaissance que d'autres types de familles existent», a-t-il estimé. Selon lui, accéder à ce régime patrimonial a des implications «cent pour cent légales» pour les trois hommes, qui en cas de séparation ou de décès auraient à procéder à une séparation de biens ou auraient accès à une pension.

En Colombie, les couples homosexuels ont le droit d'adopter des mineurs, qu'ils soient ou non les enfants biologiques de l'un des membres du couple. (ats/nxp)

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 05:14

BELGIQUE IL A HÉBERGÉ ABDESLAM EN FIN DE CAVALE ET EST LIBÉRÉ

La justice belge a annoncé la libération sous conditions d'un cousin de Salah Abdeslam qui l'aurait caché avant son arrestation en mars 2016.

Abid Aberkan, le cousin de Salah Abdeslam, qui l'a hébergé en fin de cavale.

Abid Aberkan, le cousin de Salah Abdeslam, qui l'a hébergé en fin de cavale. Image: AFP

 

C'est dans la cave de l'appartement où vivait la famille Aberkan, dans la commune bruxelloise de Molenbeek, que Salah Abdeslam s'est terré avec un complice dans les derniers jours de sa cavale, qui a pris fin le 18 mars 2016.

Les conditions assorties à la libération conditionnelle du suspect, inculpé pour participation aux activités d'un groupe terroriste et recel de malfaiteurs, sont «classiques», a précisé un porte-parole du parquet fédéral belge, sans plus de détails.

Selon la chaîne de télévision privée RTL, qui a révélé l'information, Abid Aberkan doit notamment se présenter tous les 3 jours au commissariat de Molenbeek, se faire suivre par un service psychosocial, chercher du travail et ne pas communiquer avec la presse.

Rôle de «logisticien»

Salah Abdeslam, 27 ans, détenu à l'isolement depuis plus d'un an près de Paris, refuse de répondre aux questions du juge antiterroriste français.

Les investigations montrent qu'il a déposé les trois kamikazes qui se sont fait exploser à proximité du Stade de France, au nord de Paris, le soir du 13 novembre, avant d'abandonner une ceinture explosive, laissant penser qu'il devait lui aussi mener une attaque suicide. Il aurait eu aussi un rôle de logisticien.

Il est également soupçonné d'avoir convoyé à travers l'Europe dix djihadistes venus des zones de combat irako-syriennes et pour la plupart soupçonnés d'être impliqués dans les tueries de Paris (130 morts) et de Bruxelles du 22 mars 2016 (32 morts).(afp/nxp)

Créé: 12.06.2017

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 04:44

MAROC GRANDE MANIF À RABAT EN «SOLIDARITÉ» AVEC LE RIF

Des milliers de personnes ont manifesté en soutien à la grogne dans le Nord du pays et pour la libération des leaders arrêtés.

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GRANDE MANIF À RABAT EN «SOLIDARITÉ» AVEC LE RIF

Des milliers de manifestants ont envahi en masse dimanche le centre de Rabat en soutien à la contestation dans le nord du Maroc. Ils exigent la «libération» des leaders récemment arrêtés de ce mouvement.

«Vive le peuple», «Liberté, dignité, justice sociale», «Libérez les prisonniers», scandaient les manifestants. La plupart d'entre eux marchaient en rang, disciplinés et reprenant les slogans crachés dans les micros des sonos. Le cortège s'étendait sur près d'un kilomètre, sur l'avenue Mohamed VI, principale artère de la capitale, jusqu'à la place Bab el-Had, à la lisière de la médina, a constaté l'AFP.

De nombreux drapeaux berbères et quelques oriflammes marocaines flottaient au vent. Beaucoup de marcheurs brandissaient à bout de bras le portrait de Nasser Zefzafi, leader emprisonné du «hirak», le mouvement de contestation populaire qui agite depuis sept mois la région du Rif.

Son père ainsi que d'autres familles de détenus ont pris un moment la tête de la manifestation, qui se voulait une marche «nationale» de «solidarité» avec le Rif et «contre la hogra» (l'injustice).

«Dizaines de milliers»

Une source au ministère de l'Intérieur a fait état de 12'000 à 15'000 participants. Selon les islamistes de Justice et bienfaisance (interdits mais tolérés par les autorités), l'une des organisations à l'origine du rassemblement, ils étaient «un million» à prendre part à cette «marche historique».

Sur les réseaux sociaux, des journalistes marocains indépendants ont estimé la participation à «plusieurs dizaines de milliers» de personnes.

Plusieurs organisations avaient appelé à ce rassemblement: Justice et bienfaisance, mais également des partis de gauche et d'extrême gauche, des militants de la cause amazigh et activistes du «20 février», fer de lance de la version marocaine des Printemps arabes en 2011.

Les islamistes étaient largement majoritaires dans le cortège - les hommes d'un côté, les femmes de l'autre. Les forces de l'ordre étaient très peu visibles, et la manifestation, débutée vers 12h00 locales (14h00 en Suisse), s'est achevée plus de deux heures plus tard sans le moindre incident.

Au quotidien et de nuit

Après sept mois de contestation dans la province d'Al-Hoceïma, les autorités ont mené localement une vague d'arrestations depuis quinze jours visant le noyau dur du mouvement, justifiée selon elles par la nécessité de «faire respecter la loi».

Selon les derniers chiffres officiels, 86 personnes ont à ce jour été présentées à la justice, dont une trentaine ont été placées en détention préventive, accusées de lourdes charges, et notamment «d'atteinte à la sécurité intérieure».

Dans la rue, les manifestations se poursuivent depuis quinze jours à un rythme quotidien à Al-Hoceïma, ainsi que dans la localité voisine d'Imzouren, autre haut-lieu de la contestation.

Elles ont lieu de nuit pour cause de ramadan, et se déroulent la plupart du temps sans incident, mais parfois dans un climat de vive tension alors que la police, omniprésente, tente de prévenir tout rassemblement.

Première

Ces derniers mois, des sit-in et rassemblements de soutien ont eu lieu dans d'autres localités du Nord, et plus marginalement dans d'autres villes du royaume.

Mais la manifestation pro-«hirak» de ce dimanche est la première d'une telle ampleur hors de la province, tandis que les rassemblements de plus de 10'000 personnes sont rares dans la capitale. Elle intervient alors que la mobilisation dans le Rif ne faiblit pas, et que la fermeté affichée par l'exécutif est contestée par la classe politique. (ats/nxp)

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 04:37

TUNISIE MANIF POUR LA LIBERTÉ DE MANGER EN PUBLIC

A Tunis, des manifestants réclament le droit de manger et de boire en public durant le ramadan et protestent contre l'arrestation de non-jeûneurs.

Lors du ramadan, les fidèles musulmans s'abstiennent de boire et de manger jusqu'à la tombée du jour.

Lors du ramadan, les fidèles musulmans s'abstiennent de boire et de manger jusqu'à la tombée du jour.Image: AFP

 

Des dizaines de personnes ont manifesté dimanche à Tunis pour réclamer le droit de manger et de boire en public durant le ramadan, le mois de jeûne musulman, et pour protester contre l'arrestation des non-jeûneurs, une première en Tunisie.

Aucune loi n'interdit de manger ou de boire en public pendant le ramadan en Tunisie mais le débat sur cette question revient chaque année.

La Constitution tunisienne garantit «la liberté de croyance et de conscience» mais l'Etat est aussi décrit comme «gardien de la religion».

«Mouch Bessif»

A l'appel du mouvement «Mouch Bessif» («pas contre notre volonté», en arabe), les manifestants se sont rassemblés au centre de Tunis criant notamment «la liberté individuelle est garantie par la constitution».

«En quoi ça te dérange si tu jeûnes et si je mange?», «Arrêtez les terroristes et laissez tranquilles les non-jeûneurs», «Non aux arrestations des non-jeûneurs», pouvait-on lire sur des affiches brandies par les protestataires.

Début juin, quatre hommes avaient été arrêtés puis condamnés à un mois de prison pour «outrage public à la pudeur» après avoir mangé dans un jardin en plein ramadan.

«Nous sommes ici pour protester contre les poursuites judiciaires contre les non-jeûneurs et pour réclamer (le respect de) la liberté individuelle. Celui qui veut jeûner, il jeûne, et celui qui ne veut pas, il ne jeûne pas», a dit à l'AFP Karim Chaïr, la trentaine.

«Je jeûne et je suis venu pour participer à cette manifestation et appeler avec ces gens au respect de la liberté de la croyance et de la conscience», a affirmé Kamel Jalouli, un sexagénaire.

Première fois

C'est la première fois qu'a lieu en Tunisie une manifestation avec une telle revendication.

Depuis la révolution de 2011, des voix se sont élevées pour revendiquer le droit à ne pas jeûner mais cela n'avait jamais pris la forme d'une manifestation.

Lors du ramadan, les fidèles musulmans s'abstiennent de boire et de manger jusqu'à la tombée du jour, comme le préconise le Coran.

En Tunisie, la plupart des cafés et restaurants ferment ainsi pendant la journée. Ceux qui restent ouverts le font discrètement.

Durant les premiers jours du ramadan cette année, un prédicateur très médiatique s'était rendu dans des cafés ouverts pendant la journée pour filmer les clients et jeter l'opprobre sur eux, une intervention qui a été très critiquée sur les réseaux sociaux. (afp/nxp)

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 15:04

ALLEMAGNE UN SYSTÈME SUISSE DÉTECTE LES TERRORISTES

Il s'agit d'une grille d'analyse qui permet d'identifier les personnes dangereuses et donne à la police la possibilité de travailler de manière plus ciblée.

la police, qui croule sous la masse d'informations, compte beaucoup sur le système suisse.

la police, qui croule sous la masse d'informations, compte beaucoup sur le système suisse. Image: Keystone

 

Depuis quelques semaines, la police criminelle allemande utilise une méthode mise au point en Suisse pour mieux détecter les terroristes potentiels, notamment les djihadistes. Il s'agit d'une grille d'analyse qui permet d'identifier les personnes dangereuses.

Sur la base d'une série de questions, auxquelles la police peut répondre avec les informations dont elle dispose, le système nommé «RADAR-iTE» évalue le risque qu'un suspect commette un attentat, a indiqué dimanche l'Office fédéral allemand de police criminelle (BKA), confirmant une information de plusieurs journaux. Ce risque peut être «modéré», «supérieur à la moyenne» ou «élevé».

Cette méthode d'analyse a été développée par Jérôme Endrass, qui est responsable suppléant du service psychiatrique et psychologique à l'Office d'exécution des peines du canton de Zurich et professeur à l'Université de Constance (D). Ce scientifique, qui s'attelle depuis des années à identifier les djihadistes dangereux, a collaboré avec le BKA.

Le système de filtrage est élaboré de telle sorte que les deux dernières catégories - risque «supérieur à la moyenne» et «élevé» - représentent un nombre de personnes suffisamment restreint pour que des investigations plus poussées puissent être menées sur chacune d'entre elles. Ce filtrage permet à la police, qui croule sous la masse d'informations, de travailler de manière plus ciblée.

Profil des personnes dangereuses

S'agissant du profil des personnes dangereuses, Jérôme Endrass et ses collègues sont arrivés à un constat surprenant: le facteur déterminant n'est pas le lien avec l'extrémisme ou la religion, mais la relation de l'individu avec la violence.

Pour identifier les cas à risque, le système d'analyse va ainsi prendre en compte une série d'informations qui pourraient indiquer une propension à la violence. Par exemple les éventuels délits violents déjà commis, le fait qu'une personne a été confrontée à la violence dans son enfance ou durant une guerre, des pulsions sadiques ou la fascination pour les armes.

Si l'un de ces critères est rempli, il ne suffira alors que d'une légère affinité avec l'extrémisme religieux pour que le système catégorise une personne comme extrêmement dangereuse. Les maladies psychiques constituent un autre indice de la dangerosité d'une personne.

Poser les bonnes questions

Pour trouver le futur auteur d'un attentat parmi 1000 djihadistes, il faut poser les bonnes questions, explique M. Endrass dans une interview publiée par plusieurs journaux dominicaux. «Si l'on s'en tient à l'âge ou à la religion, on n'ira pas très loin».

Et le scientifique d'illustrer son propos par un exemple: «La police de New York définit des critères comme 'jeune, sexe masculin, musulman et condamné pour de petits délits'. Le résultat de ce modèle sans nuances est une surveillance en masse de la population musulmane de New York».

Interrogé sur l'efficacité des critères de son modèle, Jérôme Endrass répond que «même s'ils permettent d'identifier correctement une personne à risque et que la police la surveille en permanence, on ne pourra rien faire si cette personne décidait soudainement de foncer dans une foule avec sa voiture».

90 personnes «à risque» en Suisse

Pour rappel, en Suisse, quelque 90 personnes sont considérées comme «à risque» dans le contexte du djihadisme. Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) a introduit cette nouvelle catégorie dans son rapport annuel 2017, publié début mai. En Allemagne, 570 personnes sont actuellement considérées comme «à risque», d'après les évaluations du BKA.

Quant à savoir si les autorités suisses envisagent d'utiliser elles aussi la nouvelle méthode d'analyse, ni Jérôme Endrass ni le SRC n'étaient joignable dimanche par l'ats pour répondre à cette question. (ats/nxp)

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 18:15

PAS DE QUOI ETRE FIER ISRAËL FOULE JOYEUSE À LA GAY PRIDE DE TEL-AVIV

Une dizaine de chars ont pris la direction de la plage pour une gigantesque fête au bord de la Méditerranée. C'est la plus grande du genre au Moyen-Orient.

 

Les organisateurs attendent près de 200'000 participants pour ce qui est devenu un rendez-vous annuel de la communauté LGBT. 
Vidéo: Keystone

Une foule jeune et joyeuse de dizaines de milliers d'homosexuels, transsexuels et leurs sympathisants a défilé vendredi au son de la musique dance à Tel-Aviv, au cours de la plus grande Gay Pride du Moyen-Orient.

Une dizaine de chars surmontés d'hommes légèrement vêtus et de femmes en bikini se trémoussant au rythme de la musique dans la chaleur et l'humidité ont pris la direction de la plage pour une gigantesque fête au bord de la Méditerranée. L'un des chars, représentant un ancien bateau de guerre à voiles, a été construit par le personnel de l'ambassade britannique, a indiqué la représentation diplomatique sur son site internet.

200'000 participants

Les organisateurs disaient attendre près de 200'000 participants, dont 30'000 venus exprès de l'étranger pour ce qui est devenu un rendez-vous annuel de la communauté LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels), dans une ville louée comme une rare oasis de tolérance dans la région. La police a déployé des centaines d'hommes pour sécuriser le défilé, a dit un porte-parole, Micky Rosenfeld.

Cette marche des fiertés présentée par la municipalité comme la plus importante parade non seulement au Moyen-Orient mais en Asie s'était donnée cette année pour thème la «visibilité bisexuelle», détournant le tube des Beatles pour s'intituler Let It B.

Israël est reconnu comme un pays avancé en matière de visibilité et d'égalité pour la communauté LGBT, jusqu'au sein d'institutions comme l'armée. Le mariage homosexuel, sans y être illégal, n'y est pas possible, faute d'institution habilitée à le prononcer. Mais il est reconnu quand il a été contracté à l'étranger.

Les autorités israéliennes mettent volontiers en avant des évènements comme celui de Tel-Aviv pour promouvoir l'image d'un pays respectueux des différences, et favoriser le tourisme.

-Un 'pilier' économique

Depuis sa première édition en 1998, la Gay Pride attire de très nombreux touristes qui passent le week-end ou la semaine à Tel-Aviv, où tout, de la plage aux centres commerciaux en passant par les hôtels et les clubs gays, vit au rythme des festivités. Tel-Aviv considère comme son «ADN de faire une place à tout le monde», dit Eitan Schwartz, patron de Tel-Aviv Global, une entreprise liée à la municipalité qui finance la Gay Pride.

«Le tourisme gay est l'un des piliers de notre économie», ajoute-t-il. Maya Gatman, 17 ans et déjà une habituée depuis cinq ans, se réjouit d'une «ambiance incroyable». Mattan Segev, 36 ans, est, lui, venu non seulement pour faire la fête mais pour réclamer davantage de droits, en matière d'adoption ou de mariage. «Il y a évidemment une différence entre ce qui se passe en Israël et ce qui se passe dans les pays musulmans autour de nous», dit-il, «mais je ne vois pas pourquoi nous devons nous comparer à eux».

«Israël se considère comme faisant partie des pays européens ou de l'Occident. Si c'est à l'Occident que vous nous comparez, le constat est très différent», ajoute-t-il. Une adolescente de 16 ans avait été mortellement poignardée par un juif ultra-orthodoxe opposé à l'homosexualité lors d'une semblable marche en 2015 à Jérusalem, beaucoup plus religieuse que Tel-Aviv.

Une partie de la communauté LGBT d'Israël refuse cependant qu'on se serve de sa cause, et répugne à se prêter à ce qu'elle dénonce comme du «pinkwashing», détournement de l'anglais «whitewashing», qui consisterait à dissimuler sous une couche de rose les réalités israéliennes, à des fins politiques aussi bien que commerciales. (afp/nxp)

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 18:08

GAZA L'ONU DÉNONCE UN TUNNEL ENTRE DEUX ÉCOLES

Une agence de l'ONU soupçonne le Hamas d'être à l'origine d'un tunnel entre deux de ses écoles. Celui-ci dément.

Image d'archive - ces tunnels reliant la bande de Gaza au territoire israélien sous le mur qui les sépare sont considérés par Israël comme une menace.

Image d'archive - ces tunnels reliant la bande de Gaza au territoire israélien sous le mur qui les sépare sont considérés par Israël comme une menace. Image: Keystone

 

L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a découvert un tunnel creusé entre deux de ses écoles dans la bande de Gaza, a indiqué un porte-parole de l'organisation. Elle a protesté auprès du mouvement islamiste Hamas qui a rejeté ces accusations.

«Le 1er juin, l'UNRWA a découvert un tronçon d'un tunnel dont le tracé était adjacent à deux écoles de l'agence dans le camp de réfugiés de Maghazi», a affirmé le porte-parole de l'agence Christopher Gunness. L'agence condamne «de la manière la plus ferme possible la violation de notre neutralité» et compte reboucher le site, a-t-il ajouté.

Il a toutefois précisé qu'une inspection avait montré «que ce tunnel n'a pas de point d'entrée ou de sortie dans le secteur des écoles et n'est pas relié à ces établissements ou à d'autres bâtiments».

Le Hamas a rejeté les accusations de l'UNRWA et «a condamné avec force» le communiqué de l'agence de l'ONU, déclarant qu'il allait être utilisé par Israël pour «justifier ses crimes».

«Le Hamas a vérifié avec toutes les factions et toutes les forces de la résistance, qui ont clairement déclaré qu'elles n'avaient pas (mené) d'actions liées à la résistance à l'endroit en question», a affirmé le mouvement islamiste palestinien dans un communiqué.

Menaces

Les tunnels reliant la bande de Gaza au territoire israélien sous la barrière de béton et de métal qui ferme hermétiquement les frontières israéliennes sont considérés par Israël comme une des principales menaces pour sa sécurité. Ils ont constitué avec les roquettes l'une des armes essentielles du Hamas et des groupes combattants alliés contre Israël.

Les riverains israéliens de la bande de Gaza vivent dans la hantise des tunnels. Des combattants palestiniens s'étaient filmés en train de s'infiltrer par un tunnel en Israël et tuant cinq soldats le 28 juillet 2014. Une trentaine de tunnels avaient été découverts et détruits lors de la dernière guerre en date menée par Israël contre le Hamas dans la bande de Gaza en 2014.

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 13:04

AUTRICHE LE VOILE INTERDIT DANS LES LIEUX PUBLICS DÈS OCTOBRE

L'interdiction du voile intégral - qui s'appliquera en Autriche dès le 1er octobre - est déjà valable en France, en Belgique, en Bulgarie ou au Tessin.

L'annonce de cette mesure avait fait débat en Autriche, notamment au sein de la communauté musulmane.

L'annonce de cette mesure avait fait débat en Autriche, notamment au sein de la communauté musulmane.Image: Archives/photo d'illustration/Reuters

 

Le port du voile islamique intégral dans les lieux publics sera interdit en Autriche à partir du 1er octobre. Toute infraction sera sanctionnée d'une amende pouvant aller jusqu'à 150 euros (163 francs).

Cette interdiction du voile intégral (burqa ou niqab), déjà valable en France, en Belgique, en Bulgarie ou au Tessin, s'inscrit dans le cadre d'une «loi d'intégration» votée à la mi-mai par le parlement.

L'annonce de cette mesure avait fait débat en Autriche, notamment au sein de la communauté musulmane. Le président de la République Alexander Van der Bellen, un écologiste libéral qui a promulgué le texte vendredi, a estimé qu'il ne s'agissait «pas d'une bonne loi».

«Contrat d'intégration»

«Nous adhérons au principe d'une société ouverte, ce qui suppose une communication ouverte», avait justifié la coalition au pouvoir entre sociaux-démocrates (SPÖ) et conservateurs (ÖVP) lors de la présentation de la mesure.

La loi d'intégration dans laquelle elle s'inscrit prévoit également l'obligation pour les réfugiés et demandeurs d'asile de signer un «contrat d'intégration» d'un an, incluant cours de langue, éducation civique, bilan de compétences et préparation à l'intégration professionnelle.

Kurz veut aller plus loin

Le ministre des Affaires étrangères Sebastian Kurz avait suscité la controverse, au début de l'année, en souhaitant aller au-delà de l'interdiction du voile intégral et bannir le port du foulard dans la fonction publique.

Sebastian Kurz, 30 ans, a pris les commandes du parti conservateur mi-mai et dénoncé la coalition avec le SPÖ, au pouvoir depuis 2007, provoquant l'annonce de législatives anticipées fixées au 15 octobre, un an avant le terme prévu en 2018.

La bataille électorale s'annonce serrée pour la conquête du poste de chancelier entre cette jeune vedette de la politique nationale, l'actuel chef du gouvernement social-démocrate Christian Kern et le dirigeant du Parti de la liberté (FPÖ, extrême droite), Heinz-Christian Strache.

Projets allemands

Fin avril, les députés allemands ont décidé l'interdiction partielle du voile intégral, proscrit pour les fonctionnaires, tandis que les personnes dont le visage est dissimulé devront se découvrir en cas de vérification d'identité.

En Suisse, le Comité d'Egerkingen a lancé en mars 2016 une initiative populaire pour une telle interdiction sur le plan fédéral. La récolte de signature s'achèvera en septembre.

Au niveau cantonal, seul le Tessin a interdit la burqa dans l'espace public, suite à une votation populaire. L'UDC valaisanne a lancé une initiative dans le même sens en 2015. Ces dernières années, plusieurs parlements cantonaux se sont opposés à une interdiction de la burqa, dont ceux de Berne et de Bâle-Ville. A Glaris, la Landsgemeinde s'est prononcée dans le même sens le mois passé. (ats/nxp)

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 12:54

Le terroriste terrorise  EN IRAN FOULE EN COLÈRE AUX FUNÉRAILLES DES VICTIMES

Sous une chaleur écrasante, des dizaines de milliers d'Iraniens ont assisté aux funérailles des victimes de l'attaque de l'EI.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Criant «Mort à l'Amérique» et «Nous n'avons pas peur», des dizaines de milliers de personnes ont assisté vendredi à Téhéran aux funérailles des victimes des premiers attentats perpétrés en Iran par le groupe Etat islamique (EI).

Sous une chaleur écrasante, la foule s'est rassemblée derrière un camion transportant les cercueils de 15 des 17 personnes tuées dans ces attentats ayant visé mercredi deux lieux hautement symboliques, le Parlement et le mausolée de l'imam Khomeiny, père fondateur de la République islamique.

Les deux autres personnes décédées ont été enterrées en province.

Depuis le centre de Téhéran, le long cortège a pris le chemin du cimetière Behesht-e Zahra, proche du mausolée de Khomeiny, à une vingtaine de km. «Nous n'avons pas peur» de l'EI, «Mort à l'Amérique» et «Mort aux Saoud» (famille régnante à Ryad), criaient les participants.

«Etat tribal très éloigné de la démocratie»

Peu avant, le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, avait adressé un message de condoléances aux familles dans lequel il affirmait que les attentats ne feront que «renforcer la haine à l'encontre du gouvernement des Etats-Unis et de ses agents dans la région, tel que le (gouvernement) saoudien».

Lors d'une cérémonie au Parlement en présence du président Hassan Rohani, le président de l'Assemblée Ali Larijani a également attaqué l'Arabie saoudite en qualifiant ce royaume d'«Etat tribal très éloigné de la démocratie».

Il a en outre dénoncé les sanctions de Washington contre Téhéran, liées notamment à son programme de missiles balistiques.

Les Etats-Unis «savent que les Gardiens de la révolution (l'armée d'élite du régime) et sa force Qods (chargée des opérations extérieures) sont les forces régionales les plus importantes luttant contre les terroristes», a précisé Ali Larijani.

S'en prendre aux Gardiens de la révolution est «une ligne rouge» à ne pas franchir, a-t-il affirmé, promettant «une réponse terrible» si tel était le cas.

Cette puissante force a accusé Washington et Ryad d'être «impliqués» dans les attentats de mercredi.

Mais le ministre des Renseignements, Mahmoud Alavi, a précisé qu'il était encore trop tôt «pour juger si l'Arabie saoudite a eu un rôle».

Traque des complices

Le ministre a indiqué que la traque de complices éventuels des auteurs des attentats et d'autres djihadistes se poursuivait et que «plusieurs d'entre eux» avaient «été identifiés».

Le lieu où ils se rassemblaient et se cachaient a été localisé et «des équipements, des engins et ceintures explosives» y ont été retrouvés, a précisé M. Alavi.

Par ailleurs, une voiture abandonnée remplie d'au moins 22 pistolets a été découverte dans la province de Kermanshah proche de la frontière avec l'Irak (nord-ouest), selon l'agence de presse Irna.

Les attentats de mercredi, qui ont aussi fait une cinquantaine de blessés, ont été commis par cinq hommes armés, dont des kamikazes qui se sont fait exploser. Ils étaient tous Iraniens et membres de l'EI et avaient déjà agi en Syrie et en Irak avant de revenir frapper en Iran.

L'Iran est engagé aux côtés des gouvernements syrien et irakien pour combattre des groupes rebelles et djihadistes , dont l'EI.

Dans une vidéo publiée en mars, l'EI avait menacé l'Iran, affirmant que le groupe allait conquérir ce pays, «le rendre à la nation musulmane sunnite» et provoquer un bain de sang chez les chiites.

Bien que Washington combatte aussi l'EI, le président américain Donald Trump a estimé après les attentats de Téhéran que «les Etats qui appuient le terrorisme risquent de devenir les victimes du mal qu'ils soutiennent».

Une réaction qualifiée de «répugnante» par Téhéran.

Depuis l'entrée en fonction du président Trump en janvier, les relations n'ont cessé d'empirer entre Washington et Téhéran, qui ont rompu tout lien diplomatique après la révolution islamique de 1979.

L'administration américaine a imposé de nouvelles sanctions contre l'Iran pour son soutien supposé à des groupes «terroristes» du Moyen-Orient, ses essais de missiles balistiques et ses atteintes aux droits de l'Homme.

Lors d'un récent voyage en Arabie saoudite, grande rivale sunnite de l'Iran chiite, Trump avait appelé toutes les nations «à isoler l'Iran». (afp/nxp)

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 16:14

TERRORISME RUSHDIE: «IL FAUT ARRÊTER L'AVEUGLEMENT STUPIDE»

L'écrivain britannique dénonce l'attitude de l'Occident face au djihadisme, dans un entretien publié jeudi.

L'auteur des «Versets sataniques» n'est pas tendre avec certains discours.

L'auteur des «Versets sataniques» n'est pas tendre avec certains discours. Image: Keystone

 

«Il faut arrêter l'aveuglement stupide» face au djihadisme qui consiste à dire que «cela n'a rien à voir avec l'islam», souhaite l'écrivain britannique Salman Rushdie dans un entretien publié jeudi par l'hebdomadaire français «l'Obs».

«Je suis en désaccord fondamental avec ces gens de gauche qui font tout pour dissocier le fondamentalisme de l'islam», souligne l'auteur des «Versets sataniques» qui vit sous la menace d'une fatwa depuis 1988. «Depuis 50 ans, l'islam s'est radicalisé», soutient le romancier qui vit désormais à New York. «Il y a bien sûr une tradition d'un islam éclairé. Mais il n'est pas au pouvoir aujourd'hui», ajoute-t-il.

«Côté chiite, il y a eu l'imam Khomeini et sa révolution islamique. Dans le monde sunnite, il y a eu l'Arabie saoudite, qui a utilisé ses immenses ressources pour financer la diffusion de ce fanatisme qu'est le wahhabisme. Mais cette évolution historique a eu lieu au sein de l'islam et non à l'extérieur», insiste l'écrivain.

«Comment peut-on dire que cela n'a rien à voir avec l'islam?»

«Quand les gens de Daech se font sauter, ils le font en disant Allahou Akbar , alors comment peut-on dès lors dire que cela n'a rien à voir avec l'islam?», interroge-t-il. L'écrivain explique qu'il dit «comprendre» la crainte de «stigmatisation de l'islam» mais, ajoute-t-il aussitôt «pour éviter cette stigmatisation, il est bien plus efficace de reconnaître la nature du problème et de le traiter».

L'auteur de «Deux ans, huit mois et vingt-huit nuits» trouve ainsi «consternant» d'entendre «Marine Le Pen analyser l'islamisme avec plus de justesse que la gauche». «C'est très inquiétant de voir que l'extrême droite est capable de prendre la mesure de la menace plus clairement que la gauche». «Le présupposé constant de la gauche, c'est que le monde occidental est mauvais. Et donc tout est passé au crible de cette analyse», déplore-t-il.

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Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Le Matin
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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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