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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 04:14

QUÉBEC FUSILLADE: UN ÉTUDIANT NATIONALISTE INCULPÉ

Alexandre Bissonnette, 27 ans, était étudiant en science politique à l'université Laval voisine de la mosquée.

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FUSIL

Un jeune étudiant canadien aux idées nationalistes est soupçonné d'être l'auteur de l'une des pires attaques contre la communauté musulmane jamais perpétrée dans un pays occidental, après avoir abattu dimanche par balle six fidèles dans une mosquée de Québec.

Alexandre Bissonnette, 27 ans, étudiant en science politique à l'université Laval voisine de la mosquée, avait été interpellé peu après le drame qui a également fait huit blessés, dont cinq dans un état grave. Vêtu d'une combinaison blanche, le jeune homme est sorti menotté d'une voiture de police avant d'être présenté à un juge lundi soir.

«Le directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a porté 11 chefs d'accusation à l'encontre d'Alexandre Bissonnette», a déclaré Jean-Pascal Boucher, porte-parole du DPCP. Les 11 chefs d'inculpation correspondent aux «meurtres avec préméditation» des six fidèles abattus pendant la prière et aux «tentatives de meurtres avec arme à feu» pour les cinq blessés grave lors de la fusillade.

Avec 80 policiers sur place, l'enquête se poursuit afin de rassembler des éléments pouvant mener dans les prochains jours à une inculpation pour «terrorisme» et atteinte à la sécurité nationale, a précisé la Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale).

Idées nationalistes

Près de 24 heures après la tragédie, beaucoup de questions restaient en suspens, principalement sur les raisons qui ont poussé ce jeune homme à tirer sur des fidèles dans un lieu de culte situé à moins d'un kilomètre de son domicile dans le quartier Sainte-Foy à Québec.

Ses idées nationalistes et le partage sur ses réseaux sociaux, fermés depuis, des propos du président américain Donald Trump donnent un premier éclairage sur un geste condamné unanimement dans le monde.

«C'est avec douleur et colère que nous apprenons l'identité du terroriste Alexandre Bissonnette, malheureusement connu de plusieurs militants à Québec pour ses prises de positions identitaires, pro-Le Pen et anti-féministes à l'université Laval et sur les réseaux sociaux», a dénoncé sur Facebook le collectif Bienvenue aux réfugiés - Ville de Québec.

Un autre suspect blanchi

Si la police avait d'abord fait état de deux suspects, la progression de l'enquête a permis de blanchir un autre étudiant d'origine marocaine interpellé alors qu'il sortait de la mosquée juste après la fusillade.

Lundi «vers 08h30 (13h30 GMT), beaucoup de policiers sont arrivés chez moi et m'ont demandé qui était réellement Mohamed Belkhadir», a raconté à l'AFP un étudiant marocain qui habite en colocation avec lui. «Ils m'ont posé beaucoup de questions (...), si on fréquentait la même mosquée» ou si Mohamed Belkhadir pouvait être lié à l'attaque de la mosquée, a-t-il poursuivi sous couvert d'anonymat.

L'horreur et l'incompréhension dominaient au lendemain de la tragédie dans laquelle six fidèles réunis pour la dernière prière quotidienne au centre culturel islamique de Québec ont succombé aux balles.

La communauté musulmane de Québec est effondrée. «C'est terrible pour la communauté, c'est terrible pour le Québec, c'est terrible pour le vivre ensemble», a confié à l'AFP Mohamed Ali Saïdane, venu lundi participer à un rassemblement des élus et des représentants des associations de musulmans à l'Hôtel de ville.

Six binationaux

Les six personnes tuées étaient toutes des Canadiens binationaux, a indiqué Mohamed Labidi, vice-président du Centre culturel islamique de Québec.

Un Marocain, deux Algériens, un Tunisien et deux Guinéens ont perdu la vie, a-t-on appris de sources officielles. Ils étaient âgés de 39 à 60 ans, a annoncé le médecin légiste. Les premiers appels sont arrivés au 911, numéro d'appel d'urgence, à 19H55, a expliqué Denis Turcotte, inspecteur de la police de Québec.

Des effectifs policiers ont alors été très vite déployés autour du petit bâtiment abritant le lieu de culte, au coeur du quartier résidentiel Sainte-Foy, à une dizaine de kilomètres à l'ouest du centre historique de la ville de Québec.

A l'extérieur de la mosquée, les policiers ont interpellé Mohamed Belkhadir, qui a expliqué au journal La Presse avoir fui par peur. Il a été remis en liberté plus tard, considéré par les enquêteurs comme un simple témoin. Environ une demi-heure après la fusillade, un homme a appelé la police en disant «qu'il était impliqué dans l'incident» et voulait se rendre, a expliqué Martin Plante, officier de la GRC.

Un Canada inclusif

Ce drame vient jeter une ombre sur l'image d'un Canada inclusif qui a accueilli quelque 40'000 réfugiés syriens en un peu plus d'un an. Sur les 36 millions d'habitants au Canada, environ 1,1 million sont de confession musulmane.

«Nous n'allons pas répondre à la violence par la violence. Face à la peur et à la haine, nous répondrons par l'amour et la compassion», a déclaré lundi le Premier ministre Justin Trudeau devant la Chambre des députés.

Un peu après 18h30 locale (23h30 GMT), le chef de gouvernement et son épouse Sophie Grégoire ont assisté à une veillée en face de la mosquée Sainte-Foy, entourés de plusieurs responsables politiques et de représentants de toutes les confessions.

Cette veillée a rassemblé quelques milliers de personnes par un froid glacial, avec des bougies, des fleurs et des messages de condoléances. D'autres veillées étaient organisées dans plusieurs villes canadiennes comme à Montréal et Toronto. A Paris, la Tour Eiffel s'est éteinte à minuit en mémoire des victimes.

 

 

(AFP/nxp)

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 01:11

Nigeria L'homme aux 86 épouses meurt à l'âge de 93 ans

Condamné par la justice pour union illégale, l'individu est mort chez lui, entouré de toute sa famille.

Bello Masaba

Bello Masaba Image: Twitter

Un Nigérian, connu pour avoir été obligé de divorcer 82 de ses 86 épouses par un tribunal islamique, est mort samedi à l'âge de 93 ans, a annoncé lundi un représentant de la famille. «Baba refusait de prendre des médicaments. C'est ainsi qu'il vivait. Sa famille est toujours intacte. Ses 86 femmes étaient près de lui lorsqu'il est mort,» a précisé à l'AFP Salahu Bello

Incarcéré, ses 86 épouses et 20 de ses 170 enfants ont manifesté devant la cour traditionnelle de justice de Minna (capitale de l'Etat), pour témoigner leur soutien. L'affaire avait été finalement suspendue. Muhammadu Bello Masaba «s'est éteint samedi dans sa maison» dans l'Etat du Niger (centre du Nigeria).

Condamné par la justice

En 2008, un tribunal islamique qui veille à l'application de la charia (instituée dans 12 Etats au Nigeria) l'avait arrêté pour «mépris ostentatoire des lois religieuses» et pour «union illégale avec 86 épouses».

Il lui avait été ordonné de n'en garder que quatre, conformément à l'islam. Mais Masaba - de son surnom Baba (Père) - avait refusé, assurant qu'il n'avait violé aucun principe religieux.

Salahu Bello a déclaré que Bello Masaba avait laissé derrière lui un «héritage de confiance, de compassion et de soumission à Allah». «Il est mort à l'âge de 93 ans, et n'importe qui à cet âge doit s'attendre à avoir des problèmes de santé», a-t-il expliqué. (AFP/nxp)

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 01:08

Israël Netanyahu dénonce un tir de missile iranien

Le Premier ministre israélien a dénoncé lundi un tir de missile balistique par l'Iran, en affirmant qu'il évoquerait cette question avec le président américain.

Le Premier ministre israélien annonce sur Facebook que l'Iran a de nouveau tiré un missile balistique.

Le Premier ministre israélien annonce sur Facebook que l'Iran a de nouveau tiré un missile balistique. Image: Keystone

 

Benjamin Netanyahu rencontrera Donald Trump le 15 février à Washington. Il évoquera l'incident à ce moment-là.

«L'Iran a de nouveau tiré un missile balistique (...)», a affirmé M. Netanyahu sur sa page Facebook, alors que la Maison Blanche a affirmé être «au courant» d'un tel tir sans donner de précisions.

La date de ce tir n'a pas été précisée. L'Iran n'avait pas encore réagi lundi en fin de soirée à ces informations.

Considéré par Israël comme son ennemi numéro un, l'Iran a mené au cours des derniers mois plusieurs tests de missiles que les Etats-Unis et les gouvernements européens ont considérés comme une violation de ses engagements dans l'accord nucléaire conclu en 2015 avec les grandes puissances.

D'autres sanctions

Selon ces dernières, les missiles iraniens peuvent transporter des têtes nucléaires. La République islamique soutient que son programme balistique est purement défensif et «non-négociable».

Israël s'était vivement opposé à l'accord entre l'Iran et les grandes puissances qui garantit le caractère civil du programme nucléaire iranien en échange d'une levée progressive des sanctions internationales.

Les Etats-Unis ont suspendu les sanctions anti-iraniennes liées au nucléaire, mais en imposent d'autres liées au non-respect des droits de l'Homme par Téhéran, à son soutien au «terrorisme» au Moyen-Orient et à son programme de missiles balistiques. Donald Trump avait lui aussi dénoncé l'accord nucléaire durant sa campagne électorale.

«(...) L'agression iranienne ne doit pas rester sans réponse»

Le tir de missile iranien «est une violation flagrante d'une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU. A ma prochaine rencontre avec le président Trump, je vais évoquer le renouvellement des sanctions contre l'Iran (...) L'agression iranienne ne doit pas rester sans réponse», a dit Benjamin Netanyahu.

La résolution 2231 de l'ONU a entériné la levée progressive de la plupart des sanctions contre Téhéran, mais elle a maintenu l'interdiction faite à l'Iran de tirer des missiles balistiques capables d'emporter des ogives nucléaires.

Selon la chaîne d'information prisée des conservateurs Fox News, citant des responsables américains, il s'agit du premier test de missile balistique iranien depuis que Donald Trump est devenu le 45e président des Etats-Unis. (AFP/nxp)

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 07:56

CANADA FUSILLADE MORTELLE DANS UNE MOSQUÉE DE QUÉBEC

Plusieurs agresseurs ont tiré sur les fidèles, tuant au moins six personnes. Les autorités parlent d'un «attentat terroriste».

 


 

 

Deux hommes ont tiré sur des fidèles rassemblés pour la prière du soir dimanche au Centre culturel islamique de Québec, dans le sud-est du Canada, faisant six morts et une dizaine de blessés, selon des sources concordantes.

Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, a condamné un «attentat terroriste dirigé contre des musulmans». «La diversité est notre force et, en tant que Canadiens, la tolérance religieuse est une valeur qui nous est chère», a poursuivi le dirigeant canadien dans un communiqué. «Les musulmans canadiens constituent un élément important de notre tissu national, et des gestes insensés comme celui-là n'ont pas leur place dans nos communautés, nos villes et notre pays», a-t-il ajouté

 

Deux hommes aux visages masqués se sont introduits dans l'enceinte du centre culturel vers 19h15 dimanche (lundi 00h15 GMT), ont raconté des témoins sur les télévisions. Un important dispositif policier s'est mis rapidement en place aux alentours, et les premiers blessés étaient soignés dans des ambulances sur place.

«La situation est sous contrôle», a indiqué la police de la ville sur son compte Twitter, précisant que les occupants de la mosquée avaient été évacués.

 

La situation est sous contrôle, les lieux sont sécurisés et les occupants ont été évacués. L'enquête se poursuit.

«On me dit qu'il y a au moins cinq morts», a déclaré Mohammed Yangi, président du Centre culturel islamique de la capitale québécoise. Un porte-parole de la police de Québec a confirmé sur les chaînes de télévision qu'il y avait des morts, mais sans préciser le nombre des victimes. Un peu avant 7 heures du matin en Suisse, on apprenait toutefois que le bilan se montait à six morts et non cinq.

 

"Il y a des caméras à l'intérieur et à l'extérieur. On va tout donner" dit Ben Abdallah, fondateur mosquée 

 

 

Deux suspects interpellés

Une vaste opération policière a été lancée après la fusillade et deux suspects ont été interpellés, dont un à quelques kilomètres de Québec après avoir pris la fuite.

«Les Canadiens pleurent les victimes de l'attaque lâche dans une mosquée de Québec. Mes pensées sont avec les victimes et leurs familles», a indiqué le Premier ministre canadien Justin Trudeau sur son compte Twitter. Il avait la veille promis d'accueillir les réfugiés «indépendamment de leur foi», au lendemain de la décision controversée de la Maison Blanche d'interdire l'entrée des Etats-Unis aux ressortissants de sept pays musulmans.

 

Ce soir, les Cdns pleurent les victimes de l'attaque lâche dans une mosquée de Québec. Mes pensées sont avec les victimes et leurs familles.

 

«Violence barbare»

Le chef du gouvernement de la province francophone Philippe Couillard a également condamné cette attaque contre des musulmans. «Le Québec rejette catégoriquement cette violence barbare. Unissons-nous contre la violence et solidarité avec les Québécois de confession musulmane», a-t-il écrit sur Twitter.​​​​​​​

Unissons-nous contre la violence. Solidarité avec les Québécois de confession musulmane.

 

«Je condamne ce geste insensé», a aussi déclaré le maire de Québec Régis Labeaume. Difficile dans la confusion de déterminer combien de personnes étaient rassemblées pour la dernière prière dimanche. Généralement, selon Mohammed Yangi, ce sont 60 à 100 personnes qui assistent à ces prières à la mosquée.

Incompréhension

Les témoins avouaient leur incompréhension après cette fusillade. «Je ne comprends pas pourquoi ici, c'est une petite mosquée et Québec, ce n'est ni Montréal, ni Toronto» (sud-est), a déclaré un homme qui était à l'intérieur du centre au moment de l'attaque, sans vouloir donner son identité.

«On s'y préparait (à une attaque de ce type), car ça se passe dans le monde entier», a confié à l'AFP un policier chargé du périmètre de sécurité.

 

 

Le Centre culturel islamique de Québec, qui est également connu sous le nom de grande mosquée de Québec, avait déjà été la cible d'un geste à caractère haineux, mais beaucoup moins grave: une tête de porc avait été déposée devant l'une de ses portes l'été dernier. D'autres mosquées au Canada ont également été la cible de graffitis à caractère raciste au cours des derniers mois. (ats/nxp)

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 04:23

ETATS-UNIS DÉCRET TRUMP : UN JUGE INTERDIT LES EXPULSIONS

Un bras de fer s'engage entre Donald Trump et plusieurs associations autour du sort des réfugiés.

Une juge fédérale américaine a donné partiellement raison samedi soir à des ONG qui contestaient le décret antiréfugiés, signé par le président américain Donald Trump. Elle a empêché l'expulsion des personnes interpellées depuis vendredi en vertu du texte.

La juge a ordonné aux autorités américaines de ne procéder à aucune expulsion de ressortissants des sept pays musulmans concernés par le décret, soit l'Iran, l'Irak, le Yémen, la Somalie, la Libye, la Syrie et le Soudan, disposant des papiers les autorisant à entrer aux Etats-Unis. La cour fédérale de Brooklyn avait été saisie par plusieurs associations de défense des droits de l'homme dont la puissante ACLU.

«Les tribunaux sont là pour défendre les droits de tous»

«C'est une remarquable journée», a déclaré victorieusement le directeur de l'ACLU, Anthony Romero, à sa sortie de l'audition d'urgence. «Cela montre que quand le président Trump adopte des lois ou des décrets qui sont inconstitutionnels et illégaux, les tribunaux sont là pour défendre les droits de tous», a-t-il ajouté.

Même si l'affaire est loin d'être terminée et qu'une nouvelle audition devrait avoir lieu en février, a précisé l'avocat de l'ACLU, «l'important ce soir était que personne ne soit remis dans un avion». Il a également indiqué que la juge avait ordonné au gouvernement de communiquer la liste de toutes les personnes interpellées dans les aéroports américains depuis vendredi soir.

Des dizaines de ressortissants des sept pays concernés ont été arrêtés dans de nombreux aéroports des Etats-Unis suite à ce décret, sans que l'on connaisse encore leur nombre exact. En plus de la plainte déposée par les associations, de nombreuses manifestations étaient en cours dans les aéroports pour demander la libération de ces ressortissants, qui disposent pour la plupart de visas en règle voire même parfois de la carte verte, le titre de séjour américain. (AFP/nxp)

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 04:20

IMMIGRATION TRUMP : LES RESTRICTIONS «MARCHENT BIEN»

Le décret présidentiel vise certains pays musulmans. Il est déjà attaqué devant la justice.

Le nouveau président américain a estimé que son décret controversé imposant de sévères restrictions sur l'immigration et l'entrée de réfugiés aux Etats-Unis, «marche très bien», au lendemain de son entrée en vigueur.

«Ça marche très bien. On le voit dans les aéroports, on le voit partout», a déclaré le président lors d'une brève cérémonie de signature de nouveaux décrets. «Cela marche très bien et nous allons avoir une interdiction (d'entrer sur le territoire Ndlr) très, très stricte et nous allons imposer des vérifications extrêmes qui auraient dû être en place dans ce pays depuis des années», a insisté le président.

Déjà une bataille devant les tribunaux

Le décret présidentiel, qui vise certains pays musulmans afin d'arrêter l'entrée éventuelle sur le territoire américain de «terroristes islamiques radicaux», est entré en application dès sa signature vendredi soir.

De nombreux voyageurs se sont retrouvés stoppés à leur entrée aux Etats-Unis, ou interdits de prendre leur vol à destination de l'Amérique. Ces mesures ont provoqué un tollé et de nombreuses organisations de défense des droits l'ont immédiatement attaqué devant la justice américaine pour en bloquer l'application. (AFP/nxp)

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 04:18

ETATS-UNIS TRUMP VEUT UN PLAN D'ICI 30 JOURS CONTRE L'EI

Le président remplirait ainsi l'une de ses promesses de campagne : accélérer la lutte anti-terroriste.

Et un décret de plus: Donald Trump exhibe le texte réclamant, dans les trente jours, un plan pour «vaincre» l'Etat islamique.

Et un décret de plus: Donald Trump exhibe le texte réclamant, dans les trente jours, un plan pour «vaincre» l'Etat islamique.

Le nouveau président américain a signé samedi un décret donnant 30 jours à ses responsables militaires pour lui présenter un plan «pour vaincre» le groupe terroriste Etat islamique (EI), a indiqué un haut responsable de l'administration.

Le président remplirait ainsi l'une de ses promesses de campagne, lui qui pendant des mois avait moqué et critiqué la lenteur des progrès dans la lutte contre le groupe djihadiste.

Moscou a indiqué samedi, après un entretien téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine, que les deux hommes veulent «une réelle coordination contre l'EI en Syrie». Une option que les militaires américains voient avec méfiance, estimant que les Russes sont surtout en Syrie pour soutenir le régime de Bachar el-Assad.

Vendredi, Donald Trump s'est rendu au Pentagone pour y rencontrer ses chefs militaires et il a été question notamment des moyens d'accélérer la lutte contre l'EI, a indiqué un responsable militaire sans entrer dans les détails.

Le président américain pourrait choisir de bousculer la stratégie de son prédécesseur, Barack Obama, qui voulait éviter à tout prix d'impliquer les troupes américaines au sol dans les combats et leur avait pour l'essentiel assigné un rôle de conseil.

Pour l'instant, les Américains ont ont déployé un peu plus de 5000 militaires en Irak aux côtés des troupes irakiennes, et près de 500 soldats des forces spéciales en Syrie, aux côtés essentiellement des Forces démocratiques syriennes, une coalition arabo-kurde.

Les avions américains, et ceux appartenant à une coalition internationale bâtie par Washington, bombardent également quotidiennement les djihadistes depuis l'été 2014 La perspective d'un renforcement des troupes américaines pourrait particulièrement s'envisager en Syrie.

Les militaires américains pourraient ainsi être déployés en plus grand nombre pour aider les forces qui prendront d'assaut la ville de Raqa, la capitale auto-proclamée de l'EI, selon la presse américaine. (AFP/nxp)

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 04:14

IRAN L'IRAN INTERDIT L'ENTRÉE SUR SON SOL AUX AMÉRICAINS

Téhéran va appliquer la réciprocité après la décision du président américain d'interdire l'entrée des Iraniens aux USA.

Le président de la République islamique d'Iran, Hassan Rouhani s'est exprimé durant une conférence de presse, samedi 28 janvier 2017.

Le président de la République islamique d'Iran, Hassan Rouhani s'est exprimé durant une conférence de presse, samedi 28 janvier 2017. Image: AFP

 

L'Iran a décidé samedi d'appliquer la réciprocité après la décision du président américain Donald Trump d'interdire pendant trois mois l'entrée des Iraniens et des ressortissants de six autres pays musulmans aux Etats-Unis, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.

«La République islamique d'Iran (...), tout en respectant le peuple américain et pour défendre les droits de ses citoyens, a décidé d'appliquer la réciprocité après la décision insultante des Etats-Unis concernant les ressortissants iraniens et tant que cette mesure n'aura pas été levée», a affirmé le ministère dans un communiqué repris par la télévision d'Etat. (AFP/nxp)

Y a quelqu'un ici qui veut aller vivre en Iran?

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 17:53

ETATS-UNIS FACE AU «TERRORISME», TRUMP LIMITE L'IMMIGRATION - l'Iran pas d'accord

Contre l'entrée éventuelle de «terroristes islamiques radicaux», Donald Trump veut réduire l'immigration et l'accueil de réfugiés.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Le président américain a signé vendredi un décret destiné à stopper l'entrée éventuelle de «terroristes islamiques radicaux».

Le président des Etats-Unis Donald Trump a annoncé vendredi un sérieux tour de vis en matière d'immigration et d'accueil de réfugiés, visant certains pays musulmans afin de stopper l'entrée éventuelle sur le territoire américain de «terroristes islamiques radicaux».

Une semaine tout juste après s'être installé à la Maison Blanche, Donald Trump a déclaré qu'il avait pris un décret intitulé «Protéger la nation contre l'entrée de terroristes étrangers aux Etats-Unis», un texte que la présidence américaine a publié vendredi soir.

Lors d'une cérémonie en grande pompe au Pentagone, en l'honneur de son nouveau secrétaire à la Défense James Mattis, Donald Trump a annoncé qu'il mettait «sur pied de nouvelles mesures de contrôle pour maintenir hors des Etats-Unis les terroristes islamiques radicaux».

«C'est du lourd»

«C'est du lourd», s'est exclamé le 45e président des Etats-Unis devant des hiérarques militaires réunis au Pentagone. «Nous voulons être sûrs que nous ne laissons pas entrer dans notre pays les mêmes menaces que celles que nos soldats combattent à l'étranger (...) Nous n'oublierons jamais les leçons du 11-Septembre» 2001, a proclamé Donald Trump, en allusion aux attentats perpétrés par le groupe Al-Qaïda et qui ont traumatisé l'Amérique.

D'après le décret et ses annexes diffusés par la Maison Blanche, les autorités américaines vont interdire pendant trois mois l'arrivée de ressortissants de sept pays musulmans: Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen. A l'exception de ces ressortissants détenteurs de visas diplomatiques et officiels et qui travaillent pour des institutions internationales.

Washington va arrêter aussi pendant quatre mois le programme fédéral d'admission et de réinstallation de réfugiés de pays en guerre, toutes nationalités confondues. Un programme humanitaire ambitieux créé en 1980 et qui n'a été suspendu qu'une seule fois: durant trois mois après le 11-Septembre.

Quant aux réfugiés syriens, qui ont fui par millions le conflit dans leur pays, mais dont seulement 18'000 ont été acceptés aux Etats-Unis depuis 2011, ils seront définitivement interdits d'entrée, jusqu'à nouvel ordre.

«Pas plus de 50'000» réfugiés pour 2017

Pour l'année budgétaire 2016 (du 1er octobre 2015 au 30 septembre 2016), les Etats-Unis, alors gouvernés par Barack Obama, avaient admis sur leur territoire 84.994 réfugiés du monde entier, parmi lesquels un peu plus de 10'000 Syriens. L'administration Obama s'était donné pour objectif d'accepter 110'000 réfugiés pour l'année budgétaire 2017.

L'administration Trump vise dorénavant «pas plus de 50'000» réfugiés cette année. Le président républicain a été élu le 8 novembre dernier sur des slogans de campagne nationalistes, isolationnistes et de lutte contre le «terrorisme islamique radical». Et deux jours avant qu'il ne signe officiellement son décret, le nouvel occupant de la Maison Blanche avait commenté et défendu son texte à la télévision.

Interrogé par la chaîne ABC sur la réaction qu'il risquait de provoquer chez les musulmans, il avait rétorqué qu'il fallait agir dans «un monde en colère» devenu «un foutoir complet». «Ce n'est pas une interdiction contre les musulmans mais cela concerne des pays qui ont beaucoup de terrorisme», avait martelé le milliardaire populiste.

Malala a «le cœur brisé»

«Nous sommes une nation compatissante et je soutiens le programme de réinstallation des réfugiés, mais il est temps de réévaluer et de renforcer le processus de vérification des visas», a souligné le chef de la majorité républicaine à la Chambre des représentants, Paul Ryan. «Le président Trump a raison de s'assurer que nous faisons tout notre possible pour savoir exactement qui entre dans notre pays».

Mais ce texte a provoqué une levée de boucliers chez les démocrates. «Le décret cruel du président Trump sur les réfugiés sape nos valeurs fondamentales et nos traditions, menace notre sécurité nationale et démontre une méconnaissance totale de notre strict processus de vérification, le plus minutieux du monde», a ainsi regretté Ben Cardin, membre de la commission des Affaires étrangères du Sénat. «Cette politique à courte vue est dangereuse et va nuire à nos alliances et partenariats», a-t-il dit.

La jeune Pakistanaise Malala Yousafzai, lauréate 2014 du prix Nobel de la paix, a également déclaré avoir «le cœur brisé de voir l'Amérique tourner le dos à son fier passé d'accueil de réfugiés et de migrants».

Du côté du gouvernement, le département d'Etat, en pleine transition depuis le départ du démocrate John Kerry, qui n'a pas encore été remplacé, s'est engagé à «travailler étroitement avec le département de la Sécurité intérieure pour appliquer immédiatement» le décret de Donald Trump. (AFP/nxp)

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 17:50

ETATS-UNIS TRUMP EN SOUTIEN DES ANTI-IVG

Des dizaines de milliers de militants anti-avortement ont défilé vendredi à Washington, avec le soutien du nouveau président.

Galvanisés par le soutien de Donald Trump, des dizaines de milliers de militants anti-avortement ont manifesté vendredi à Washington, convaincus d'avoir désormais le vent en poupe dans un nouveau contexte politique favorable.

«Nous voici à un tournant historique», a lancé à la tribune Mike Pence, premier vice-président américain à assister à cette «March for Life», grand rendez-vous annuel des militants «pro-life», c'est-à-dire opposés au droit à l'interruption volontaire de grossesse (IVG).

«La vie est en train de gagner», a ajouté Mike Pence, en référence au nouveau rapport de force instauré par la victoire électorale de Donald Trump, la Maison Blanche et le Congrès étant désormais contrôlés par des opposants à l'avortement.

Il a été ovationné par la foule rassemblée sur le National Mall, grande esplanade au sud de la Maison Blanche.

Le planning familial menacé

«Nous avons espoir que soient adoptées des lois pour protéger les enfants à naître, des lois qui prennent en compte toutes les femmes qui vivent une crise de grossesse, ne savent pas vers qui se tourner et ignorent qu'il existe des alternatives (à l'IVG)», confiait à l'AFP Carol Bracken, une participantes.

Venue de l'Etat du Connecticut, cette enseignante de 57 ans tenait une pancarte affichant: «L'avortement arrête un cœur et en brise un autre».

Comme elle, les manifestants venus de tous les Etats-Unis ont marché entre la Maison Blanche et la Cour suprême, deux institutions dont ils attendent désormais beaucoup. Ils ont appelé notamment le nouvel exécutif à cesser de financer Planned Parenthood, le plus grand réseau de planning familial des Etats-Unis.

«Soutien total» de Trump

«L'heure est vraiment arrivée pour nous de restaurer le respect de la vie», affirmait Michael O'Dea, un responsable d'une association catholique de l'Etat du Michigan proposant une couverture santé alternative à l'Obamacare.

L'assistance était notamment composée de centaines d'élèves d'établissements scolaires catholiques, qui avaient parfois fait des dizaines d'heures d'autocar jusqu'à la capitale fédérale.

Dans un tweet vendredi, Donald Trump a assuré de son «soutien total» les participants à la «March For Life», qui se dit être le plus grand événement mondial contre l'avortement.

 

 

The  is so important. To all of you marching --- you have my full support!

 

Le président leur avait déjà donné satisfaction lundi en signant parmi ses tout premiers décrets une interdiction de financement des ONG internationales qui soutiennent l'avortement. M. Trump doit aussi nommer jeudi à la Cour suprême un magistrat qu'il a promis de choisir parmi les opposants à l'avortement.

La «Marche pour la vie» s'est déroulée six jours après que la «Marche des femmes» a rassemblé dans la capitale fédérale un demi-million de femmes souhaitant défendre leurs libertés fondamentales. La «Women's March» a surpris par son ampleur et la «March for Life» entendait faire de même, mais vu la portion réduite du National Mall occupée par les militants anti-avortement, ce pari est apparu impossible à relever.

Donald Trump avait pourtant assuré jeudi que les opposants à l'IVG pourraient surpasser en nombre les femmes qui avaient éclipsé son investiture tenue la veille. La «Marche pour la vie» marque un anniversaire considéré comme funeste par ses participants: «Roe v. Wade», l'arrêt emblématique de la Cour suprême qui a légalisé l'avortement en 1973 dans tous les Etats-Unis.

Objectif: la Cour suprême

Pour sa 44e édition étaient également présents le cardinal Timothy Dolan de New York et à Kellyanne Conway, influente conseillère du nouveau maître de la Maison Blanche et mère de famille catholique.

Le cortège a marché jusqu'à la colline du Capitole, où les manifestants étaient invités à faire pression sur leurs représentants au Congrès. Mais l’œil des manifestants s'est aussi tourné vers l'édifice en face du Capitole: la Cour suprême américaine, appelée à trancher en dernier ressort les questions toujours passionnelles aux Etats-Unis touchant à l'avortement.

Les participants de la «Marche pour la vie» savent que si Donald Trump se retrouvait en position de nommer un deuxième juge conservateur au cours de son mandat, leur rêve de renverser «Roe v. Wade» pourrait devenir réalité. Selon un sondage Quinnipiac publié vendredi, 64% des Américains pensent que l'avortement devrait rester légal, 31% estimant le contraire.

«J'espère que l'avortement va devenir illégal, car je considère que c'est un meurtre», affirmait Katelyn Goodwin, une lycéenne de 17 ans. (AFP/nxp)

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Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Le Matin
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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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