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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 06:16

Un réfugié syrien tué par sa bombe à Ansbach

Allemagne

Le demandeur d'asile est mort dans l'explosion de sa bombe, qui a aussi blessé 12 personnes, dont trois grièvement.

Mis à jour à 06h45 

Un homme avait attaqué à la machette trois personnes à Reuttingen (Allemagne) le 24 juillet 2016.

Un homme avait attaqué à la machette trois personnes à Reuttingen (Allemagne) le 24 juillet 2016.
Image: Reuters

 

Au moins dix personnes ont été blessées dimanche soir dans une détonation à Ansbach, près de Nuremberg. L'auteur présumé qui est mort lors de l'explosion est un ressortissant syrien de 27 ans, a affirmé le ministre de l'Intérieur de Bavière Joachim Herrmann.

«Il s'agit malheureusement d'un nouvel attentat terrible, qui à coup sûr accroît l'inquiétude des gens», a déclaré à la presse le ministre de l'Intérieur de Bavière, Joachim Herrmann, venu sur les lieux de l'explosion, la ville d'Ansbach (sud).

Selon lui, il n'est pas encore clair, si l'homme a agi dans le but de se suicider ou s'il souhaitait «emporter d'autres personnes dans sa mort». Les prochains jours seront dédiés à clarifier ses motivations. La quantité d'explosifs retrouvée dans son sac à dos aurait cependant pu tuer bien plus de personnes, a-t-il souligné. M. Herrmann n'a «pas exclu» la piste islamiste.

Le directeur adjoint de la police d'Ansbach, Roman Fertinger, a également parlé d'«indices» selon lesquels des pièces de métal ont été ajoutées à l'explosif.

Pas de billet

Dimanche, l'homme s'était vu refuser l'entrée du festival de musique en plein air d'Ansbach qui se tenait dans la ville, car il n'avait pas de ticket d'entrée. Les plus de 2000 personnes rassemblées pour l'événement ont été évacuées juste après l'explosion.

La bombe a détonné peu après vers 22h00 devant un restaurant du centre-ville, à proximité immédiate du festival. Une large zone autour du site était toujours fermée tôt lundi matin.

Le suspect vivait à Ansbach. Il a déjà tenté par deux fois de s'ôter la vie et a fait un séjour en clinique psychiatrique pour cette raison, a ajouté le ministre. Il est arrivé en Allemagne il y a deux ans et sa demande d'asile a été rejetée un année après.

Série de tragédies

Cet attentat survient à un moment où le pays est sous haute tension après une série de tragédies. C'est aussi la troisième fois en une semaine que l'Etat régional de Bavière est frappé par un drame.

Vendredi soir, un jeune homme de 18 ans souffrant également de troubles psychiatriques, obsédé par les tueries de masse mais a priori sans lien avec le djihadisme, a tué neuf personnes à Munich et en a blessé grièvement 11 autres lors d'une fusillade.

Le 18 juillet, un demandeur d'asile se disant de nationalité afghane avait déjà blessé à la hache cinq personnes dans un train à Würzburg, lors d'une attaque revendiquée par le groupe djihadiste Etat islamique.

Enfin, non loin de la Bavière, un demandeur d'asile syrien de 21 ans a tué dimanche à la machette une femme avec qui il venait de se disputer et a blessé trois autres personnes, dans une crise de rage a priori passionnelle, à Reutlingen, localité de 100'000 habitants proche de Stuttgart (sud-ouest).

Eviter tout amalgame

Le gouvernement insiste pour éviter tout amalgame. Cette accumulation est toutefois de nature à redonner de l'ardeur aux opposants à la politique d'ouverture généreuse de la chancelière Angela Merkel à l'égard des réfugiés en 2015.

Le ministre bavarois Joachim Hermann s'est dit inquiet que «le droit d'asile soit discrédité» par les événements d'Ansbach.

La Bavière est à la fois la porte d'entrée en Allemagne des migrants et une région dirigée par les plus farouches détracteurs de l'ouverture aux réfugiés, le parti conservateur CSU. Ce dernier a réclamé à nouveau la semaine dernière un plafonnement de leur nombre en Allemagne.

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 06:08

La présidente du parti démocrate va démissionner

Etats-Unis

Le parti démocrate fait face à une forte polémique depuis une fuite de mails organisée par Wikileaks vendredi.

Mis à jour le 24.07.2016 Debbie Wasserman Schultz va quitter son poste.

Debbie Wasserman Schultz va quitter son poste.
Image: AFP

 

La présidente du parti démocrate américain, Debbie Wasserman Schultz, fragilisée par une fuite d'emails internes, a annoncé dimanche qu'elle démissionnerait de son poste à la fin de la convention d'investiture d'Hillary Clinton à Philadelphie, qui se tient de lundi à jeudi. «La meilleure façon pour moi d'accomplir ces objectifs est de démissionner de mon poste de présidente du parti à la fin de la convention», a-t-elle écrit dans un communiqué en évoquant la campagne électorale des prochains mois.

L'annonce intervient à la veille de la convention démocrate et alors que le site Wikileaks a publié vendredi soir environ 20'000 messages internes au parti démocrate dévoilant une possible tentative de déstabilisation de Bernie Sanders lors des primaires pour la Maison Blanche.

 

Contestée par Sanders

Cette élue de Floride était contestée depuis des mois par Bernie Sanders et ses partisans, qui l'accusaient de partialité et réclamaient sa tête au nom du rassemblement.

Elle devait présider les travaux de la grand-messe démocrate mais a confirmé qu'elle ne ferait qu'ouvrir et clore la convention. Elle prononcera également un discours devant les plus de 4.700 délégués démocrates.

Sa démission devrait satisfaire le camp Sanders et pourrait calmer les esprits, avant le discours du sénateur du Vermont prévu à la tribune lundi soir.  

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 05:57

La convention démocrate ouvre dans la tourmente

Etats-Unis

La mise en scène a été gâchée par la publication par le site Wikileaks de messages internes de hauts responsables du parti.

Mis à jour le 25.07.2016

1/5 Bernie Sanders, finaliste malheureux des primaires face à Hillary Clinton, doit s'exprimer au premier jour du rassemblement. (25 juillet 2016)
Image: Keystone

 

La convention démocrate, qui doit introniser officiellement Hillary Clinton comme candidate pour la Maison Blanche, s'ouvre lundi à Philadelphie (nord-est des Etats-Unis) dans une atmosphère de scandale après la démission de la présidente du parti.

Debbie Wasserman Schultz, fragilisée par une fuite d'emails internes, a annoncé dimanche sa démission de la présidence du parti démocrate américain.

Les démocrates entendaient pourtant profiter de cette manifestation pour donner l'image d'un parti uni et en ordre de bataille pour l'élection présidentielle de novembre, à la différence de la convention d'investiture républicaine qui a intronisé Donald Trump le 21 juillet.

Bernie Sanders sur scène

La mise en scène de cette convention, à laquelle participent des milliers de délégués démocrates venus de tous les Etats-Unis, a été gâchée par la publication par le site Wikileaks d'environ 20'000 messages internes de hauts responsables du parti.

Certains de ces courriels, rendus publics vendredi, semblent montrer un parti pris en faveur d'Hillary Clinton lors des primaires, ce que le sénateur Bernie Sanders et ses partisans n'avaient cessé de dénoncer.

Ce dernier, finaliste malheureux des primaires face à Mme Clinton, doit s'exprimer dès lundi, premier jour du rassemblement.

Au cours des derniers mois, le camp Sanders n'avait eu de cesse de réclamer la tête de Debbie Wasserman Schultz.

Elle a finalement annoncé sa démission par communiqué dimanche, 24 heures avant l'ouverture de la convention. «La meilleure façon pour moi d'accomplir ces objectifs (élire Hillary Clinton présidente) est de démissionner de mon poste de présidente du parti à la fin de la convention», a-t-elle déclaré.

Quelques heures avant, Sanders avait une nouvelle fois critiqué la partialité du parti dans un processus des primaires qu'il a toujours considéré comme injuste pour un «outsider» comme lui-même. «Le parti a été du côté de Mme Clinton depuis le premier jour», a-t-il dit sur NBC.

Tous contre Trump

Mais le sénateur du Vermont a choisi de ne pas faire de cette controverse un casus belli.

«Mon travail, à ce jour, est de faire battre Donald Trump, et de faire élire Hillary Clinton», a-t-il martelé.

L'entourage d'Hillary Clinton a par ailleurs suggéré que les pirates russes soupçonnés d'avoir volé les messages l'avaient fait «pour aider Donald Trump». «C'est inquiétant», a dit son directeur de campagne, Robby Mook, sur ABC.

Malgré la chaleur étouffante, le centre-ville de Philadelphie a été investi dès dimanche par des milliers de manifestants, bien plus nombreux et mieux organisés que les quelques groupes ayant protesté lors de la convention républicaine à Cleveland.

Une grande manifestation a rassemblé plusieurs milliers de personnes favorables aux énergies renouvelables et réclamant l'interdiction de la fracturation hydraulique, parmi d'autres slogans écologistes.

Les T-shirts et pancartes pro-Sanders étaient omniprésents, et des centaines de partisans irréductibles du perdant des primaires ont défilé bruyamment.

Nombreux étaient ceux qui voyaient dans la fuite Wikileaks la validation de leurs soupçons. «Les messages prouvent ce qu'on savait depuis le départ», dit Dora Bouboulis, originaire du Vermont, qui a inscrit à la main sur un écriteau: «les ténors du parti ont truqué l'élection».

Mais dans l'ensemble, les électeurs de M. Sanders soutiennent très largement Mme Clinton, selon les sondages.

Aréopage de poids lourds

Tout ce que le parti démocrate compte d'étoiles montantes et de poids lourds, notamment le président américain Barack Obama et l'ancien président Bill Clinton, s'exprimeront au fil des quatre jours à la tribune de la convention, qui se tiendra dans la salle de hockey et de basket Wells Fargo Center.

Les orateurs vanteront l'expérience et la compétence d'Hillary Clinton, ancienne Première dame, sénatrice et chef de la diplomatie, et dénonceront le discours de division de Donald Trump.

«La semaine prochaine à Philadelphie, nous livrerons une vision très différente de notre pays», avait promis Hillary Clinton, 68 ans, lors d'un meeting samedi à Miami (sud-est) avec son colistier fraîchement nommé, le sénateur de Virginie Tim Kaine. «Nous construirons des ponts, pas des murs, nous épouserons la diversité qui a fait la grandeur de notre pays».

Bernie Sanders a obtenu plusieurs concessions, notamment la réforme du système des «superdélégués», ces délégués non liés par les résultats des primaires. Leur nombre devrait être réduit d'environ deux tiers lors des prochaines élections, en 2020. 

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24 juillet 2016 7 24 /07 /juillet /2016 16:10

Coupé du monde : Téhéran détruit 100'000 antennes paraboliques

Iran

Selon le gouvernement, les télévisions satellitaires développent la corruption, corrompent la culture de la société et favorisent les divorces.

Mis à jour à 13h18 Bien que très largement enfreinte, la loi interdit la possession et la vente de matériel de réception de télévision par satellite.

Bien que très largement enfreinte, la loi interdit la possession et la vente de matériel de réception de télévision par satellite.
Image: Keystone

 

Les autorités iraniennes ont détruit 100'000 antennes paraboliques et autre matériel de réception de la télévision par satellite, ont rapporté dimanche les médias iraniens.

«Tout le matériel a été remis volontairement par les citoyens», affirme l'agence basijnews.ir, organe de la milice des Bassidji affiliée aux très puissants Gardiens de la révolution, armée d'élite du régime. «Un million de personnes ont participé à ce programme», a déclaré le chef des Bassidji, le général Mohammad Reza Naghdi, lors d'une conférence de presse avant la destruction du matériel au cours d'une cérémonie officielle à Téhéran.

Selon lui, «les télévisions satellitaires développent en général la corruption et corrompent la culture de notre société (...) elles ont pour effet l'augmentation du nombre des divorces, le développement de la drogue et de l'insécurité».

Amendes sévères

Bien que très largement enfreinte, la loi interdit la possession et la vente de matériel de réception de télévision par satellite et les contrevenants peuvent être condamnés à une amende allant de 30 à 2800 dollars. La police effectue régulièrement des descentes pour saisir des matériels de réception visibles sur les toits.

Le chef des Bassidji a d'autre part critiqué des propos du ministre de la Culture, Ali Janati, qui avait plaidé vendredi pour l'assouplissement d'une «loi violée par 70% des Iraniens». L'Iran compte 80 millions d'habitants.

«La plupart de ces chaînes (satellitaires) affaiblissent le fondement de la famille et perturbent la scolarité des jeunes», estime cependant le général Mohammad Reza Naghdi. «Les enquêtes d'opinion montrent que les enfants influencés par ces chaînes sont impolis à l'école et avec leurs parents».

Plusieurs dizaines de chaînes satellitaires persanophones émettent des programmes d'information, de divertissement ou des films à destination de l'Iran depuis l'étranger. Les conservateurs du régime dénoncent régulièrement ces chaînes en affirmant qu'elles participent au changement de la culture iranienne et des valeurs islamiques.

Le président modéré Hassan Rohani, élu en 2013 et dont le premier mandat s'achève en juin 2017, a affirmé à plusieurs reprises que l'interdiction des antennes satellitaires était inutile et contreproductive.

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 18:44

Clinton choisit Tim Kaine comme colistier

Présidentielle américaine

Le sénateur de Virginie a été choisi pour être le colistier de la candidate démocrate à la Maison Blanche.

Mis à jour à 02h25

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La candidate démocrate à la Maison Blanche Hillary Clinton a annoncé vendredi 22 juillet sur Twitter avoir choisi Tim Kaine, sénateur de Virginie à la solide stature politique, comme colistier pour l'élection présidentielle de novembre.

En choisissant Timothy Michael Kaine comme potentiel vice-président des Etats-Unis, un homme politique au parcours impeccable et à la réputation sans tache mais qui s'avoue volontiers «ennuyeux», l'ancienne Première dame a décidé de renforcer le sérieux de sa candidature face au virevoltant Donald Trump. Quitte à s'attirer les foudres de l'aile gauche de son parti.

«Je suis heureuse d'annoncer mon colistier, @TimKaine, un homme qui a dévoué sa vie à se battre pour les autres», a écrit l'ancienne Première dame quelques jours avant l'ouverture lundi de la convention démocrate, lors de laquelle elle doit être formellement investie par son parti.

 

 

«Un optimiste implacable»

«Tim Kaine est un optimiste implacable qui croit qu'aucun problème n'est insolvable si vous travaillez pour le résoudre», a-t-elle ajouté quelques minutes plus tard.

 

 

Avec Tim Kaine comme colistier, un choix largement attendu, Hillary Clinton s'allie un redoutable homme politique qui n'a «jamais perdu une élection», comme elle l'a récemment rappelé.

Surtout, en tant que sénateur et ancien gouverneur de Virginie (est), il est un sérieux atout dans cet Etat pivot, qui peut basculer côté démocrate ou côté républicain lors du scrutin du 8 novembre.

Bilingue en espagnol

Il avait déjà contribué, lors de l'élection de Barack Obama en 2008, à faire basculer la Virginie dans le camp démocrate, pour la première fois depuis 1964.

Parlant parfaitement espagnol, notamment après avoir passé un an avec les jésuites au Honduras pour une mission, il sera également un atout-clé pour séduire la communauté hispanique, première minorité aux Etats-Unis et dont le vote est crucial.

Hillary Clinton a mis en avant, dans un autre tweet vendredi soir, les qualités de son colistier qui, «en tant que jeune avocat, s'est battu contre les discriminations» et qui, comme gouverneur, a «aidé à prévenir la violence par armes à feu en Virginie».

«Il a défendu et étendu l'éducation pour les enfants au plus jeune âge» et, «sous sa supervision, la Virginie a été classée meilleur Etat pour le business et élever des enfants», a-t-elle ajouté.

 

 

«Je viens juste de terminer un appel téléphonique avec Hillary. Je suis honoré d'être son colistier. J'ai hâte de faire campagne demain à Miami», en Floride, avec elle, a-t-il immédiatement réagi sur Twitter.

 

 

Le favori pour le poste

Ce politicien discret de 58 ans, avocat de formation qui a fait ses études à la faculté de droit de la prestigieuse université de Harvard, faisait depuis plusieurs semaines figure de favori pour le poste, notamment en raison de sa forte expérience politique de 18 ans mais, surtout, pour sa capacité à trouver des consensus.

A l'instar du colistier choisi par Donald Trump, le gouverneur de l'Indiana Mike Pence, Tim Kaine a la réputation d'être un homme politique sérieux.

Mais la comparaison entre ces faux jumeaux s'arrête là.

Le colistier de Donald Trump semble avoir été choisi pour satisfaire l'aile conservatrice du parti, décision décriée par l'équipe de campagne d'Hillary Clinton comme le «choix le plus extrême jamais vu depuis une génération».

Un homme de convictions

Tim Kaine, lui, est décrit comme un homme de convictions, qui a souvent pris position pour davantage de contrôle sur les ventes d'armes ou contre les discriminations.

Signe de l'absence de polémique suscitée par Tim Kaine, le sénateur pourtant républicain de l'Arizona, Jeff Flake, a rapidement écrit sur Twitter: «J'essaie de me remémorer en quoi je déteste Tim Kaine. Rien à redire».

 

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 18:40

Des emails troublants au sein du parti démocrate

Etats-Unis

Une fuite de mails plonge le parti démocrate américain dans la polémique. Sa partialité sur le choix du candidat à la présidentielle est mise en cause.

 

L'un des quelque 20'000 emails échangés par des hauts responsables du parti démocrate américain, rendus publics par Wikileaks vendredi, alimente samedi aux Etats-Unis une polémique sur la possible partialité du parti durant la campagne des primaires pour la Maison Blanche.

 

 

Cette fuite de 19'252 courriels intervient à deux jours du début de la convention démocrate, à Philadelphie, lors de laquelle Hillary Clinton doit être officiellement investie pour représenter le camp démocrate à la présidentielle, alors que son rival des primaires s'est récemment et péniblement rallié à sa candidature. Elle survient également au lendemain de l'annonce par l'ancienne Première dame de son colistier, le sénateur de Virginie, Tim Kaine.

Croyance religieuse

Le 5 mai dernier, le directeur financier du parti, Brad Marshall, demande ainsi dans un email à des collaborateurs de désigner «quelqu'un pour le questionner sur ses croyances» dans le Kentucky et en Virginie occidentale, en référence à Bernie Sanders qui n'est pas nommément cité.

«Croît-il en un Dieu. Il s'est cantonné à dire qu'il a un héritage juif. Je pense avoir lu qu'il est athée. Cela pourrait faire plusieurs points de différence avec mes gens. Mes personnes de (l'église) baptiste feraient une grosse différence entre un juif et un athée», écrit-il, sous-entendant que s'il était avéré qu'il était athée, le sénateur du Vermont pourrait voir sa campagne affaiblie.

Durant la campagne des primaires démocrates, ce dernier a de nombreuses fois critiqué le parti qu'il a accusé de partialité.

Il avait notamment affirmé que s'il était élu président, il ne reconduirait pas Debbie Wasserman-Schultz, présidente du parti démocrate, à son poste.

Histoire absurde?

Une déclaration qui a généré un échange d'emails au sein du parti, tranché ainsi par Debbie Wasserman-Schultz elle-même: «C'est une histoire absurde. Il ne va pas devenir président».

Les opposants à Hillary Clinton se sont immédiatement emparés de la polémique, Donald Trump en tête. Le candidat républicain a tweeté que «les emails du parti démocrate qui ont fuité montrent les intentions de détruire Bernie Sanders». «Se moquer de son héritage et bien plus. En ligne sur Wikileakes (sic), vraiment brutal. Truqué», a-t-il ajouté.

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23 juillet 2016 6 23 /07 /juillet /2016 18:38

Daech revendique l'attentat de Kaboul

Afghanistan

L'organisation Etat islamique (EI) a revendiqué samedi l'un des plus sanglants attentats jamais commis à Kaboul.

Mis à jour à 15h38

Image de la place où avait lieu la manifestation pacifique, dévastée après l'attentat.

Image de la place où avait lieu la manifestation pacifique, dévastée après l'attentat.
Image: AFP

 

L'organisation Etat islamique (EI) a revendiqué samedi l'un des plus sanglants attentats jamais commis à Kaboul, tuant plus d'une soixantaine de personnes au coeur d'une manifestation pacifique de la minorité hazara chiite. «Malheureusement, 61 personnes ont été tuées et 207 blessées», a indiqué en fin d'après-midi un porte-parole du ministère de la Santé.

Via son agence de presse Amaq, l'EI a affirmé que «deux combattants de l'Etat islamique ont fait exploser leurs ceintures explosives lors d'un rassemblement chiite dans le quartier Dehmazang à Kaboul en Afghanistan» .

Le ministère de l'Intérieur avait précédemment évoqué «un kamikaze à pied» ayant déclenché sa charge au milieu d'une foule dense. Mais dans un communiqué le président afghan Ashraf Ghani a évoqué, en anglais et en dari, «plusieurs explosions», sans autre détail.

L'attentat s'est produit en fin de cortège alors que plusieurs milliers de manifestants, issus pour l'essentiel de la communauté hazara, minoritaire dans l'Afghanistan majoritairement sunnite, défilaient depuis le matin dans le calme.

Cet attentat, le premier depuis le 30 juin à Kaboul, semble le premier de cette ampleur dans la capitale afghane que revendique l'EI depuis son implantation dans le pays, principalement à l'est, début 2015.

Un photographe de l'AFP accouru sur les lieux a rapporté des scènes de carnage.

«Totalement démembrés»

«Quand je suis arrivé sur place il y avait des dizaines de corps, plus de vingt que j'ai pu compter, certains totalement démembrés», a-t-il rapporté. «J'ai vu d'autres corps mutilés, embarqués à l'arrière d'un véhicule de la police. Il y a des mares de sang partout».

Des images insoutenables postées sur les réseaux sociaux montraient des corps martyrisés, à demi-dénudés, gisant au sol au milieu des débris.

«J'ai entendu un bruit sourd tout près de mon oreille» a raconté un organisateur du défilé témoin de la scène, Jawad Naji, à l'AFP. «Il y a beaucoup de morts et de blessés autour de moi, je ne sais plus où je suis».

Les manifestants, qui défilaient dans une ambiance bon enfant, parfois à vélo, de nombreuses femmes en tête du cortège, entendaient protester contre un projet de ligne à haute tension qui délaisse leur territoire, dans la province de Bamiyan (centre). Pour les dirigeants hazaras, ce tracé est un nouveau signe de discrimination à l'égard de leur communauté et de leur province, la moins développée d'Afghanistan.

Selon le photographe, des manifestants en colère ont commencé à s'en prendre aux forces de police qui ont ceinturé la zone de l'attentat, exprimant leur colère face à ce bain de sang.

Le président Ghani a exprimé sa «tristesse» et dénoncé ces «terroristes infiltrés au coeur d'une marche pacifique pour martyriser de nombreux citoyens», signalant que «des membres des forces de sécurité» figuraient au nombre des victimes.

Le mouvement taliban avait rapidement démenti toute responsabilité dans un communiqué et dénoncé des «tentatives de divisions» au sein du peuple afghan.

La minorité des Hazaras, qui compte trois millions de personnes, a été persécutée pendant des décennies. Des milliers de ses membres ont été tués à la fin des années 1990 par Al-Qaïda et les talibans, majoritairement des pachtounes sunnites.

Ces derniers mois, elle a subi des enlèvements et des assassinats qui ont suscité une vague d'indignation sur les réseaux sociaux.

La sécurité en Afghanistan s'est dégradée au cours des derniers mois, depuis le départ de la majorité des troupes étrangères du pays, convainquant les Etats-Unis de prolonger leur présence militaire dans le pays. Au total 8.400 soldats américains resteront déployés sur place jusqu'au début 2017 au lieu des 5.500 initialement prévus.

Le dernier attentat enregistré à Kaboul le 30 juin contre un convoi de jeunes policiers avait fait plus d'une trentaine de morts et près de 80 blessés. 

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 08:20

Les Républicains sacrent Donald Trump

Etats-Unis

Le rejet d'Hillary Clinton semble être le seul point d'accord au sein d'un parti que le candidat désormais officiel a déboussolé.

Mis à jour à 06h08

Après deux jours de désordre, le Parti républicain a formellement désigné mardi soir Donald Trump comme candidat à la Maison Blanche, tentant d'oublier les divisions en ciblant une ennemie commune: la démocrate Hillary Clinton. «Unité»: le mot était sur les lèvres de nombreux délégués, euphoriques ou résignés, dans l'enceinte de la salle omnisports de Cleveland reconvertie pour la convention d'investiture républicaine, qui dure de lundi à jeudi dans cette ville en bordure du lac Erié.

Mais l'un des seuls moments où les milliers de délégués et d'invités républicains ont scandé un slogan d'une même voix, ce fut pour huer Hillary Clinton.

«Enfermez-la!», ont-ils lancé spontanément à quatre reprises lors d'un discours au vitriol de Chris Christie, gouverneur du New Jersey et ancien procureur fédéral, en forme de réquisitoire contre l'ancienne chef de la diplomatie de Barack Obama.

«Coupable!»

Enumérant les échecs supposés de la diplomatie américaine en Libye, Syrie, Iran, Nigeria, Russie ou Chine, Chris Christie a demandé: «Est-elle coupable ou non coupable?»

- «Coupable!», a répondu la salle.

C'est cette même assemblée qui avait plongé dans un bref chaos lundi, quand des délégués anti-Trump avaient invectivé le président de séance lors d'un vote de procédure.

Mais les rebelles n'ont pas perturbé les votes solennels d'investiture de Donald Trump et de son colistier pour la vice-présidence, Mike Pence.

Une par une, dans un cérémonial folklorique, les délégations ont annoncé le résultat des primaires au micro, jusqu'à ce que l'un des fils du candidat new-yorkais, Donald Trump Junior, apporte les 89 voix de la délégation de New York au moment-clé, faisant passer son père au-dessus de la majorité requise.

«On t'aime»

«Félicitations papa, on t'aime», a dit Donald Trump Jr., entouré de son frère Eric et de ses soeurs Ivanka et Tiffany. Les délégués les plus circonspects ont applaudi poliment, tandis que les nombreux partisans de Donald Trump rugissaient.

Le candidat, conformément à la tradition, n'était pas là mardi mais, dans un court message vidéo, il s'est enorgueilli d'avoir lancé un «mouvement».

«Ensemble, nous avons obtenu des résultats historiques, avec le plus grand nombre de voix jamais obtenues dans l'histoire du parti républicain», a-t-il déclaré. «Nous devons aller jusqu'au bout». Il a aussi tweeté: «Quel grand honneur d'être le candidat républicain pour la présidence des Etats-Unis. Je travaillerai dur et ne vous décevrai jamais. L'AMERIQUE D'ABORD!», a-t-il écrit.

 

 

Le milliardaire acceptera formellement l'investiture jeudi en vue de la présidentielle de novembre lors d'un discours en prime-time.

Discours familiaux

Donald Trump Jr., 38 ans, et sa soeur Tiffany, 22 ans, ont chacun prononcé un discours. Confiant son admiration pour son père, qu'il accompagne sur les chantiers immobiliers depuis qu'il a appris à marcher, Don Jr. a décrit un homme à l'aise avec les ouvriers et appréciant «la dignité du travail».

«Quand les gens lui disent que c'est infaisable, c'est la garantie qu'il y arrivera», a affirmé le fils Trump.

Cette soirée sans fausse note a fait passer au second plan la polémique sur le discours prononcé par l'épouse de Donald Trump, Melania, lundi soir, devant 23 millions de téléspectateurs.

Plumes et plagiats

Ce qui devait être un grand moment pour l'ancien mannequin slovène, très discrète, a tourné au cirque médiatique après qu'un journaliste, Jarrett Hill, a relevé sur Twitter que Melania Trump avait emprunté à un discours de Michelle Obama en 2008 quelques passages, copiant mot pour mot plusieurs phrases sur les valeurs héritées de ses parents.

 

 

L'affaire humiliante a mis l'équipe de Donald Trump sur la défensive toute la journée de mardi. Des parodies de citations célèbres de Melania Trump ont fleuri sur les réseaux sociaux.

Selon le New York Times, deux anciennes plumes de George W. Bush avaient pourtant écrit un discours le mois dernier, un texte que Mme Trump a presque entièrement rejeté, illustrant l'aspect parfois amateur de l'organisation Trump.

L'équipe de campagne a finalement argumenté qu'il s'agissait de propos très classiques et de phrases utilisées maintes fois par tout un chacun.

Jouer l'unité

Les chefs républicains ont tenté à la tribune de donner un visage d'unité au parti, malgré les nombreux absents.

 

 

Paul Ryan, le quadragénaire devenu l'automne dernier le troisième personnage des Etats-Unis en tant que président de la Chambre des représentants, a fait allusion aux primaires républicaines fratricides.

«A-t-on eu des désaccords cette année? Bien sûr. Mais moi, j'appelle cela des preuves de vie», a-t-il assuré, avant de lancer quelques formules ciselées contre ses adversaires démocrates. «Les années Obama sont presque terminées. Les années Clinton sont passées depuis longtemps», a-t-il affirmé.

Mais le ténor républicain a surtout vanté la reconstruction idéologique qu'il tente laborieusement, depuis le Congrès, de lancer. Dans son discours, très applaudi, il n'aura prononcé le nom de Trump que deux fois.

Hôtes

Pour les observateurs internationaux, la journée de mardi, à la convention républicaine était également marquée par la présence du leader néerlandais d'extrême-droite Geert Wilders.

«Ce qui se passe en Amérique se passe également en Europe», a déclaré à des journalistes Geert Wilders en arrivant. «Ce serait tellement mieux si en Amérique et en Europe nos dirigeants avançaient dans la même direction et ne s'opposaient pas, de façon à ce qu'on se renforce les uns les autres».

L'europhobe Farage aussi

«Ce serait très bénéfique si Trump était élu», a-t-il ajouté.

L'ancien leader du parti britannique europhobe Ukip, Nigel Farage, était également attendu mardi à Cleveland pour la grand-messe républicaine. Il doit rester jusqu'à vendredi, selon un de ses proches. 

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 08:17

Nous ne sommes à une horreur près : Des rebelles décapitent un enfant

Syrie

Une vidéo diffusée mardi sur les réseaux sociaux montre des combattants tuant un jeune garçon après l'avoir capturé près d'Alep.

Mis à jour à 03h26 

La vidéo montre le garçon étendu à l'arrière d'un camion et un combattant qui commence à le décapiter avec un petit couteau. Un autre combattant crie: «Nous ne laisserons personne à Handarat», localité située au nord d'Alep et où les rebelles et les forces du régime syrien s'affrontent.

Dans cette zone d'Handarat se situe un camp de réfugiés palestinien qui a été largement abandonné au cours des années. L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une ONG basée en Grande-Bretagne, a confirmé que la vidéo montrait des combattants rebelles.

Crimes de guerre

Dans une vidéo antérieure, l'enfant était assis à l'arrière d'un camion avec des combattants qui l'accusaient d'être un membre des brigades Al-Qods, un groupe palestinien se battant au côté du régime du président syrien Bachar el-Assad.

Amnesty International a déclaré dans un rapport publié en juillet que des rebelles islamistes et djihadistes actifs en Syrie étaient coupables de crimes de guerre, les accusant d'être responsables «d'une effrayante vague d'enlèvements, de tortures et d'exécutions sommaires». L'organisation humanitaire a nommé dans ce rapport cinq groupes rebelles opérant dans le nord de la Syrie, parmi lesquels le groupe islamiste Noureddine Zinki.

«Une erreur individuelle»

Selon l'OSDH, les rebelles que l'on voit sur la vidéo montrant la décapitation d'un enfant sont des combattants de Noureddine Zinki. Le groupe rebelle a publié un communiqué dans lequel il affirme que cette décapitation est «une erreur individuelle qui ne représente pas la politique générale du groupe». «Les personnes qui ont commis cette infraction ont été arrêtées et remises» à une commission d'enquête, ajoute Noureddine Zinki.

D'après Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH, «le jeune garçon n'a pas plus de 13 ans, il a été capturé mardi dans la région d'Handarat, mais les faits ont eu lieu dans une zone d'Alep tenue par les rebelles, le quartier Al-Machad pour être précis». M. Abdel Rahmane n'a pas été en mesure de dire si le garçon était un Palestinien ni s'il était un enfant-soldat.

Le conflit syrien a débuté en 2011 avec la répression de manifestations anti-gouvernementales et a depuis évolué en une guerre à fronts multiples qui a fait plus de 280'000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés. 

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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 00:36

Le retour de la peine de mort ébranle les Européens

Turquie

Pour l'UE, la réintroduction de la peine capitale signifierait la fin des négociations d'adhésion.

Mis à jour à 18h12

Les Etats-Unis, l'Union Européenne et l'Otan ont mis en garde lundi la Turquie contre la tentation d'une répression généralisée et du rétablissement de la peine de mort, trois jours après le coup d'Etat avorté, exhortant Ankara à «respecter l'Etat de droit».

«Nous appelons le gouvernement de Turquie à respecter les institutions démocratiques de la nation et l'Etat de droit», a martelé le secrétaire d'État américain, John Kerry, à l'issue d'une réunion à Bruxelles avec les ministres des Affaires étrangères de l'UE.

«Le niveau de vigilance et de surveillance va être important dans les jours qui viennent», a prévenu M. Kerry, lors d'une conférence de presse avec la chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

Trois jours après le putsch qui a fait au moins 308 morts, dont plus de 100 mutins, un total de 7543 suspects étaient en garde à vue lundi, dont 6038 militaires, 755 magistrats et 100 policiers.

«Nous disons aujourd'hui que l'Etat de droit doit être protégé pour le bien» de la Turquie, a affirmé de son côté Mme Mogherini.

La fin des négociations

La diplomate italienne, qui coordonne l'action extérieure de l'UE, a aussi averti la Turquie que sa candidature à l'UE pourrait être remise en cause après les déclarations du président Recep Tayyip Erdogan évoquant une possible réintroduction de la peine de mort.

«Aucun pays ne peut adhérer à l'UE s'il introduit la peine de mort», a dit Mme Mogherini. Une déclaration qui a fait écho à celle du porte-parole du gouvernement allemand.

«L'introduction de la peine de mort en Turquie signifierait en conséquence (pour Ankara) la fin des négociations d'adhésion à l'Union européenne», a déclaré ce porte-parole, Steffen Seibert.

L'Allemagne est le pays européen qui compte la plus grande communauté turque hors de Turquie. Samedi, la chancelière Angela Merkel, cheville ouvrière de l'accord UE-Turquie sur les réfugiés, avait déjà appelé M. Erdogan à traiter les putschistes en respectant «l'Etat de droit».

Abolie en 2004

De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a affirmé que les Européens «feront tout pour que la peine de mort ne soit pas rétablie».

«La Turquie a pris des engagements, elle est signataire de la Convention européenne des droits de l'Homme, elle est membre du Conseil de l'Europe», a rappelé M. Ayrault à Bruxelles.

La peine de mort a été officiellement abolie en Turquie en 2004 dans le cadre de la candidature d'Ankara à l'entrée dans l'Union européenne.

«Aucun Etat membre» du Conseil de l'Europe «ne peut exercer la peine de mort», a souligné le secrétaire général de cette organisation, Thorbjørn Jagland.

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a de son côté téléphoné au président turc, a indiqué l'Alliance atlantique, dont la Turquie est un membre stratégique.

«Il est essentiel pour la Turquie, comme pour tous les autres alliés, de respecter pleinement la démocratie et ses institutions, l'ordre constitutionnel, l'Etat de droit et les libertés fondamentales», a estimé M. Stoltenberg.

Mais le chef de l'Otan a aussi à nouveau «condamné» la tentative de coup d'Etat et apporté son «soutien total aux institutions démocratiques turques», estimant que «le peuple de Turquie a fait preuve d'un grand courage».

Des listes déjà prêtes?

La demande d'adhésion de la Turquie à l'UE s'était déjà heurtée aux inquiétudes grandissantes des Etats membres de l'UE quant aux dérives autoritaires du régime du président Erdogan en matière de liberté de la presse et de droits de l'Homme.

A son arrivée à Bruxelles lundi matin, le commissaire européen à l'Elargissement Johannes Hahn, chargé du dossier de la candidature turque à l'UE, a suggéré que le gouvernement turc avait déjà préparé, avant la tentative de coup d'Etat, une liste de personnes à arrêter.

«Je pense que le fait que les listes soient déjà disponibles juste après l'événement montre qu'elles ont été préparées pour être utilisées à un certain moment», a-t-il observé.

Le ministre des Affaires étrangères turc, Mevlut Cavusoglu, a répliqué sur Twitter que les allégations du commissaire européen «dépassent l'entendement et (sont) totalement inacceptables».

Interrogé sur la demande faite par le président Erdogan que Washington lui livre le prédicateur musulman en exil Fethullah Gülen, accusé par Ankara d'avoir fomenté le putsch avorté, M. Kerry a estimé que le régime turc devait présenter «des preuves, pas des allégations» contre l'opposant de 75 ans qui vit reclus aux Etats-Unis depuis 1999. 

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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