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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

10 avril 2017 1 10 /04 /avril /2017 12:06

INDIGNATION VEL D'HIV: LA FRANCE PAS RESPONSABLE, DIT LE PEN

Marine Le Pen a suscité l'indignation en suggérant que l'Etat français n'était pas responsable de la rafle de 1942.

Image prétexte.(Image datant du 5 avril 2017)

Image prétexte.(Image datant du 5 avril 2017) Image: Keystone

 

La France n'est pas responsable de la rafle du «Vel d'Hiv», au cours de laquelle plus de 13'000 juifs furent arrêtés en 1942, a estimé dimanche la candidate du Front national à la présidentielle française, Marine Le Pen. Ses propos ont suscité une vague d'indignation.

Face à l'émoi, la présidente du parti d'extrême droite a précisé dans la soirée que sa position faisait suite «à l'ordonnance du 9 août 1944, qui a frappé d'inexistence juridique le régime de Vichy, régime collaborateur et illégal.»

«Elle n'exonère en rien la responsabilité effective et personnelle des Français qui ont participé à l'ignoble rafle du vélodrome d'hiver et à toutes les atrocités commises pendant cette période», a-t-elle indiqué dans un communiqué, dénonçant une «instrumentalisation politique indigne».

«La France malmenée»

Dans l'émission «Le Grand Jury» (RTL-Le Figaro-LCI), diffusée dans la matinée, la candidate avait estimé que la France avait été «malmenée dans les esprits depuis des années». «En réalité, on a appris à nos enfants qu'ils avaient toutes les raisons de la critiquer, de n'en voir que les aspects historiques les plus sombres. Donc, je veux qu'ils soient à nouveau fiers d'être français.»

Ces déclarations ont provoqué l'indignation de l'union des étudiants juifs de France, qui a dénoncé des propos «révisionnistes», s'inscrivant «dans la lignée révisionniste du Front national».

Les propos de Marine Le Pen ont également fait réagir au sein de la classe politique. Christian Estrosi (républicain) a estimé que la candidate rejoignait «son père sur le banc de l'indignité et du négationnisme». Emmanuel Macron (En Marche!) a lui évoqué sur BFM TV «une faute grave».

«D'aucuns avaient oublié que Marine Le Pen est la fille de Jean-Marie Le Pen. Ils n'ont pas changé et il ne faut pas avoir de complaisance ou minimiser ce qu'est le Front national aujourd'hui dans notre pays», a dit le candidat à la présidentielle.

La responsabilité de l'Etat français dans la déportation des juifs, longtemps passée sous silence en France, a été reconnue en 1995 par le président Jacques Chirac. (ats/nxp)

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 12:50

ATTAQUE EN SYRIE «ILS TOMBAIENT COMME DES MOUCHES»

L'attaque chimique qui a frappé la ville de Khan Cheikhoun, pour laquelle le régime de Bachar el-Assad a été pointé du doigt, a fait plus de 70 morts. Des survivants racontent.

«Nous avons confirmé plus tard, d'après les symptômes, qu'il s'agissait du gaz sarin avec du cyanure», raconte un médecin.

«Nous avons confirmé plus tard, d'après les symptômes, qu'il s'agissait du gaz sarin avec du cyanure», raconte un médecin. Image: AFP

 

Mohammad a vu son père, sa mère et son neveu de quatre ans mourir l'un après l'autre en quelques minutes. Ils se sont effondrés dans la rue, pris de convulsions, après l'attaque chimique présumée sur la ville syrienne.

Des animaux ont aussi péri. Un journaliste de l'AFP a vu un chevreau gisant au bord d'une route et trois canaris morts dans une cage.

Mercredi, Khan Cheikhoun était une ville fantôme. Les habitants étaient en état de choc, parvenant à peine à articuler. Des témoins évoquent plusieurs frappes. Mohammad a perdu ses parents dans l'attaque.

«En sortant de la maison, mon père a vu un homme allongé par terre. Dès qu'il s'est approché de lui, il a lui-même commencé à trembler», raconte-t-il. Il parle lentement, le visage marqué par une profonde douleur.

En voyant son époux, la mère de Mohammad «a commencé à crier. Elle est allée le rejoindre avant de s'effondrer à son tour», explique Mohammad. Les deux sont morts.

«Ma soeur et son petit garçon ont accouru à leur tour. Eux aussi sont tombés». Sa soeur a survécu mais pas son neveu.

«Ils tremblaient tous, de la mousse sortait de leur bouche», poursuit-il, assurant avoir tout de suite compris «qu'il s'agissait d'une attaque chimique».

«Secourir les autres»

«Malgré cela, personne n'a voulu partir, les gens pensaient à secourir les autres», explique Mohammad, qui accuse le régime de Bachar el-Assad de cette attaque. «Que Dieu se venge de cet oppresseur».

Un autre habitant, Abdelhamid al-Youssef, 28 ans, a perdu 19 membres de sa famille dont ses deux enfants Ahmad et Aya et son épouse Dalal. Il est chez un proche, assis avec une perfusion dans le bras.

«Je ne peux raconter ma souffrance qu'à Dieu», dit-il désespéré. «Dieu reste éveillé, il n'oublie personne», répète-t-il, s'élevant contre l'impuissance du monde face à une guerre qui n'en finit pas de tuer.

«Les Européens ne peuvent rien faire, sauf condamner. Et les chefs d'Etat arabes, sont endormis sur leurs chaises», se lamente-t-il.

Abdelhamid raconte avoir «vu des gens s'évanouir les uns après les autres (...) personne n'arrivait à porter secours à personne. Ils tombaient comme des mouches». Même les secouristes tombaient, les uns après les autres, raconte-t-il. La première frappe a eu lieu à 10 mètres de chez lui, la deuxième à 20 mètres de chez ses parents, dit-il.

«Je suis allé chez mon frère, j'ai secouru près de 20 personnes mais après ça je n'en pouvais plus, je me suis effondré à mon tour, je ne sentais plus rien».

«Indescriptible»

Le visage abattu, Abdelqader Youssef, 28 ans, raconte lui avoir accouru sur les lieux, 15 minutes après une frappe: «Nous avons commencé à secourir les blessés, nous avons vu les gens effondrés pris de convulsions avec de la mousse sortant de la bouche». «Même les secouristes faisaient des crises de nerfs».

Après une première frappe, une mère a pu quitter sa maison avec ses quatre enfants vers un lieu sûr, mais ils ont tous été tués par un nouveau raid, poursuit-il. «J'ai survécu par miracle (...) c'est indescriptible».

Dans la rue, une équipe portant des masques et des gants fait des prélèvements dans un trou, un cratère causé par une frappe.

Le docteur Hazem, directeur des services de santé de Khan Cheikhoun explique que les personnels médicaux ont «été surpris par le type de gaz (dégagé lors de la frappe), c'était étrange.»

«Nous avons confirmé plus tard, d'après les symptômes, qu'il s'agissait du gaz sarin avec du cyanure», précise ce médecin.

«Nous avons fait des prélèvements à l'endroit où a eu lieu la frappe, sur la roquette, ainsi que sur des animaux et des plantes», a-t-il ajouté.

Mais le médecin déplore le manque de moyens: «Nous travaillons dans des conditions rudimentaires (...) Il ne nous reste même pas de masques». (afp/nxp)

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 12:48

PAYS-BAS ADOLF HITLER SE GLISSE DANS UN LIVRE DE COLORIAGE

Un livre de coloriage pour enfants représentant Hitler a été retiré de la vente par la chaîne néerlandaise Kruidvat.

Le groupe a assuré être en train d'enquêter sur la manière dont le dessin du dictateur nazi s'est retrouvé dans ce jeu pour enfants.

Le groupe a assuré être en train d'enquêter sur la manière dont le dessin du dictateur nazi s'est retrouvé dans ce jeu pour enfants. Image: AFP

 

Une chaîne néerlandaise de magasins a annoncé mercredi le retrait de la vente d'un livre de coloriage pour enfants dans lequel figure le dessin d'Adolf Hitler, faisant le salut nazi, croix gammée sur le bras.

«Sympa, votre livre de coloriage!»

«Sympa, votre livre de coloriage!», a réagi un client sur la page Facebook de la chaîne Kruidvat, en postant une photo de ce dessin à colorier selon un code lettré. La chaîne de magasins «regrette profondément cet incident» et a qualifié d'«inappropriée» cette image parue dans les cahiers «Coloriage codé Football» et «Coloriage codé Tours», a-t-elle indiqué mercredi sur sa page Facebook.

«Les livres de coloriage étaient mis en vente depuis le lundi 3 avril et ont été directement retirés de la vente», a annoncé Kruidvat. Le groupe a assuré être en train d'enquêter sur la manière dont le dessin du dictateur nazi s'est retrouvé dans ce jeu pour enfants.

«Malgré divers contrôles lors de la collecte du contenu, l'image concernée s'est malheureusement retrouvée dans le livre de coloriage», a-t-il précisé. Kruidvat s'est également excusé pour le désagrément causé à ses clients, qui seront remboursés de leur achat.

L'information a été relayée dans les médias sociaux, notamment sur Twitter, et parfois avec ironie.

 

(afp/nxp)

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 12:43

Un maquillage excessif  -ATTAQUE EN SYRIE L'ONU DIVISÉE, WASHINGTON MENACE

Le vote de la résolution onusienne repoussé, les Etats-Unis mettent sous pression Moscou.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Donald Trump a menacé de passer à l'action en Syrie après une attaque chimique présumée imputée au régime de Damas, que le président des Etats-Unis a qualifiée d'«odieuse» et d'«affront à l'humanité».

Son chef de la diplomatie Rex Tillerson a également mis en garde la Russie sur son soutien indéfectible à Damas, pendant que le Conseil de sécurité de l'ONU négociait une résolution de condamnation de cette attaque qui soulève une indignation internationale.

La Russie, un problème pour Trump

Le président Donald Trump considère même la Russie comme un problème, selon des propos rapportés mercredi soir par l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley. «J'ai remonté les bretelles de la Russie plus de fois que je ne peux le compter mais c'est parce que, si ils font quelque chose qui ne nous plaît pas, on va le leur dire», a confié cette quadragénaire conservatrice lors du Women in the World Summit, organisé à New York. «J'ai eu des discussions avec le président au cours desquelles il a dit qu'il voyait la Russie comme un problème», a-t-elle ajouté.

Au moins 86 personnes, dont 30 enfants, ont été tuées lors d'un raid mené mardi sur Khan Cheikhoun, petite ville de la province rebelle d'Idleb. Les médecins ont relevé tous les symptômes d'une attaque chimique: pupilles dilatées, convulsions, mousse sortant de la bouche.

De «nombreuses lignes» ont été «franchies»

«Cette attaque sur des enfants a eu un énorme impact sur moi», a lancé mercredi Donald Trump lors d'une conférence de presse avec le roi Abdallah II de Jordanie. Le président républicain a reconnu que son «attitude vis-à-vis de la Syrie et d'Assad avait nettement changé», soulignant que «ce qui s'était passé était inacceptable». Avec ce raid imputé au régime syrien, de «nombreuses lignes» ont été «franchies», a-t-il souligné, en allusion à la «ligne rouge» que s'était fixée son prédécesseur Barack Obama à propos des attaques chimiques du régime syrien.

Donald Trump a évoqué «les petits enfants et même de beaux petits bébés» qui ont péri. «Leur mort fut un affront à l'humanité. Ces actes odieux par le régime d'Assad ne peuvent pas être tolérés», a-t-il martelé à la Maison Blanche. Il n'a toutefois pas dit ce qu'il comptait faire.

Occidentaux et Russes s'opposent toujours

Depuis le début du conflit en mars 2011, la Syrie divise les Occidentaux et les Russes, bloquant tout effort multilatéral pour mettre fin à une guerre qui a fait plus de 320.000 morts. Mais alors que Donald Trump a maintes fois plaidé pour se rapprocher de son homologue russe Vladimir Poutine, en particulier pour régler la crise syrienne, son administration s'est montrée mercredi très sévère contre Moscou.

Le secrétaire d'Etat Tillerson a prévenu qu'il était «temps que les Russes réfléchissent vraiment bien à la poursuite de leur soutien au régime Assad». Attendu les 11 et 12 avril à Moscou, il a ajouté qu'«il n'y avait aucun doute dans (son) esprit: le régime syrien sous la gouverne de Bachar el-Assad est responsable de cette attaque atroce».

Même fermeté à l'ONU de l'ambassadrice américaine Nikki Haley qui a fustigé la Russie pour n'avoir pas su tempérer son allié syrien. Elle a menacé de mesures unilatérales des Etats-Unis en cas d'échec d'une action «collective» des Nations unies.

Les discussions se poursuivent à l'ONU

Le Conseil de sécurité, réuni en urgence, a repoussé au plus tôt à jeudi le vote d'une résolution, le temps pour les Occidentaux de négocier avec la Russie. Moscou avait jugé «inacceptable» le projet de texte des Etats-Unis, de la France et du Royaume-Uni.

L'ambassadeur français à l'ONU François Delattre a précisé que les négociations se déroulaient dans «un bon état d'esprit» et dit «espérer» un vote «le plus tôt possible», peut-être dès jeudi. Mais d'autres diplomates paraissaient plus pessimistes, tablant sur un nouveau veto russe.

Le projet de résolution demande une enquête de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) et que la Syrie fournisse les plans de vol ainsi que toute information sur des opérations militaires au moment de l'attaque. L'ambassadeur adjoint pour la Russie, Vladimir Safronkov, a jugé que la résolution occidentale avait été préparée à la hâte et n'était pas utile, mais il a accepté une éventuelle «enquête objective».

Le président français François Hollande a réclamé «une réaction de la communauté internationale à la hauteur de ce crime de guerre». Pour le chef de la diplomatie britannique Boris Johnson, «toutes les preuves (...) laissent penser que le régime d'Assad» a utilisé «des armes illégales en toute connaissance de cause».

Quand Obama avait renoncé à agir

La nature des substances chimiques n'a pas été formellement identifiée mais l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a précisé que certaines victimes présentaient des symptômes évoquant une exposition à une catégorie de produits chimiques «comprenant des agents neurotoxiques».

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), il s'agit de la deuxième «attaque chimique» la plus meurtrière de la guerre après celle au gaz sarin qui avait fait plus de 1.400 morts près de Damas en août 2013. Cela avait failli déclencher une intervention militaire américaine et française, au titre de la fameuse «ligne rouge» de Barack Obama.

Mais le président américain de l'époque avait renoncé au dernier moment, préférant sceller un accord avec Moscou de démantèlement de l'arsenal chimique syrien. Mercredi, l'armée russe a en partie disculpé son allié syrien, affirmant que l'aviation de Damas avait frappé un «entrepôt» des rebelles contenant des «substances toxiques». En explosant, ces dernières se seraient disséminées dans l'atmosphère. (afp/nxp)

Créé: 06.04.2017, 04h59

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 19:18

ATTENTAT DE ST-PÉTERSBOURG «LA RÉPONSE DE L'EI AUX ARMES RUSSES EN SYRIE»

Au lendemain de l'attentat de St-Pétersbourg, la presse russe s'interroge sur l'intervention de l'armée russe en Syrie.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

La presse russe voyait mardi dans l'attentat du métro de Saint-Pétersbourg un acte de représailles du groupe Etat islamique (EI) à l'intervention de l'armée russe en Syrie, mais s'interrogeait aussi sur un possible durcissement de la politique intérieure du Kremlin.

L'explosion dans l'ancienne capitale impériale «est la réponse de l'EI aux succès des armes russes en Syrie (...) visant à minimiser les activités de la Russie à l'étranger», estime l'analyste Alexeï Moukhine cité par le quotidien Nezavissimaïa Gazeta. Les terroristes «essayent de changer l'opinion publique sur la campagne syrienne», ajoute l'expert.

Le groupe djihadiste n'avait pas revendiqué mardi l'attentat. Selon des sources du quotidien Izvestia, «les commanditaires et les exécutants de l'attaque terroriste appartiennent à une cellule de terroristes (du groupe EI) dormante, connue depuis longtemps en Europe».

Pour ce journal, «les réactions à cet acte terroriste dans le monde font espérer que la coalition antiterroriste souhaitée parVladimir Poutine sera enfin formée». Mais la presse indépendante se montre plus critique sur l'intervention russe en Syrie où Moscou soutient le régime de Bachar el-Assad.

Même si le pouvoir déclare sans cesse que sa politique en Syrie «est bonne (...), cela ne nous empêche pas de nous interroger pour savoir si celle-ci est réfléchie et si ses conséquences sont calculées», écrit ainsi le quotidien libéral Vedomosti.

«Le pouvoir peut augmenter sa pression»

Pour plusieurs journaux, cet acte terroriste change aussi le contexte politique intérieur en Russie, où des centaines de partisans de l'opposant Alexeï Navalny ont été interpellés fin mars lors de manifestations anticorruption.

La période est d'autant plus sensible qu'une présidentielle doit se tenir en mars 2018 et que la Russie accueille le Mondial de football l'été suivant. «Se servir d'un acte terroriste pour procéder à un tour de vis constitue une tradition nationale», estime l'analyste du quotidien des affaires RBK Abbas Galiamov.

«Sous prétexte de la lutte contre l'extrémisme, du renforcement des services secrets et du contrôle des réseaux sociaux, le pouvoir peut augmenter sa pression» sur les opposants, juge le journal Vedomosti.

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 19:15

SYRIE L'HÔPITAL DES VICTIMES DE L'«ATTAQUE TOXIQUE» BOMBARDÉ

Au moins 58 personnes ont été tuées dans une attaque au gaz toxique sur la ville de Khan Cheikhoun. L'hôpital traitant les victimes a été bombardé.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

L'hôpital traitant les blessés d'une «attaque toxique» menée mardi dans le nord-ouest de la Syrie a été bombardé, provoquant des destructions importantes dans l'établissement, a constaté le correspondant de l'AFP sur place. Il n'était pas possible dans l'immédiat de savoir s'il y avait des victimes. Le journaliste a rapporté que le bombardement a visé une partie de l'hôpital. Il a vu des médecins s'enfuir au milieu des décombres.

58 morts au moins

Un peu plus tôt mardi, l'Observatoire syrien des droits de l'homme rapportait des attaques aériennes qui ont émis du gaz toxique dans la province d'Idleb dans le nord-ouest du pays. Ces raids ont tué au moins 58 personnes, dont 11 enfants, selon la même source.

 

Des dizaines d'autres ont été blessées, selon l'organisation basée à Londres, qui dispose d'un réseau de militants et d'informateurs sur le terrain. «Des victimes ont succombé après avoir été transportées dans les hôpitaux. Il s'agit tous de civils», a précisé Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. Une vidéo diffusée par des militants a montré un petit garçon respirant avec difficulté, pouvant à peine ouvrir les yeux et avec de la mousse sortir de sa bouche.

Le bilan n'a cessé de monter durant la matinée au fur et à mesure que les victimes, toutes des civils, succombaient «après avoir été transportées dans les hôpitaux», a précisé à l'AFP Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH.

La Coalition nationale, importante composante de l'opposition syrienne, a accusé le régime d'avoir utilisé des «obus contenant du gaz chimique». Elle a demandé au Conseil de sécurité de l'ONU de «convoquer une réunion urgente (...) et d'ouvrir une enquête immédiate».

Suffocations

Le correspondant de l'AFP dans un hôpital de Khan Cheikhoun a vu des patients avec de la mousse sortir de leur bouche. Beaucoup ont été aspergés d'eau par les médecins qui tentaient de les réanimer. «Tous les cas traités sont des évanouissements, des convulsions, des pupilles dilatées, de la mousse dans la bouche et des suffocations», a expliqué un médecin mettant un masque d'oxygène à un enfant, selon une vidéo diffusée par la direction de la santé gérée par les rebelles d'Idleb.

Des sources médicales dans la ville citées par l'OSDH ont également fait état d'évanouissements, de vomissements et de présence de mousse dans la bouche des victimes.

Le régime n'avait pas communiqué sur ces frappes à la mi-journée. L'OSDH a indiqué que les personnes étaient décédées en raison des effets du gaz, notamment par suffocation, mais elle n'était pas en mesure de donner la nature de ce gaz.

L'OSDH, basée en Grande-Bretagne et disposant d'un vaste réseau de sources en Syrie, n'était pas non plus en mesure de dire si les raids étaient le fait d'avions de l'armée syrienne ou de ceux de la Russie, allié du régime. Elle dit habituellement être en mesure de déterminer à qui appartiennent les avions en fonction de leur type, leur localisation et leur munitions.

La province d'Idleb, largement contrôlée par une alliance de rebelles et des djihadistes , est régulièrement la cible de frappes du régime, et de l'aviation russe. Elle a également été touchée par des raids de la coalition antijihadistes dirigée par les Etats-Unis.

Le gouvernement syrien dément utiliser des armes chimiques dans une guerre qui a déjà fait plus de 320.000 morts depuis mars 2011. Il a ratifié la Convention sur l'interdiction des armes chimiques en 2013.

En octobre 2016, le Conseil de sécurité avait reçu un rapport concluant que l'armée syrienne avait mené une attaque à l'arme chimique, sans doute du chlore, à Qmenas, dans la province d'Idleb, le 16 mars 2015. L'Union européenne avait placé le 20 mars sur sa liste noire quatre nouveaux responsables militaires syriens, accusés d'avoir utilisé «des armes chimiques à l'encontre de la population civile» en 2014 et 2015, selon un communiqué.

Réunion à Bruxelles

Début mars, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a indiqué enquêter sur huit attaques présumées au gaz toxique commises en Syrie depuis le début de 2017. La coalition de l'opposition a affirmé que «le crime horrible» de mardi rappelait l'attaque de l'été 2013 près de Damas qu'elle avait imputée au régime et que la communauté internationale «a laissé impunie».

En août 2013, le régime avait été accusé d'avoir utilisé du gaz sarin dans cette attaque de deux secteurs rebelles qui avait fait 1.400 morts, selon Washington. En septembre, un accord russo-américain sur le démantèlement de l'arsenal chimique syrien avait écarté in extremis la menace de frappes américaines contre le régime. L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley a déclaré lundi que le président Bachar el-Assad était un «criminel de guerre».

Au moment où les espoirs de paix restent faibles, Bruxelles accueille jusqu'à mercredi une conférence internationale sur l'avenir du pays mais certains acteurs clés du conflit, comme la Turquie ou la Russie, ne devraient pas y être représentés au plus haut niveau. Cette conférence servira notamment à faire le point sur les promesses de dons faites par la communauté internationale en février 2016, alors qu'il s'agit de la pire crise humanitaire depuis la deuxième guerre mondiale selon l'ONU.(ats/nxp)

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 19:12

SYRIE TRUMP IMPUTE L'ATTAQUE CHIMIQUE AU RÉGIME ASSAD

Que ce soit Washington, Paris, Londres, la Turquie ou Bruxelles, tous dénoncent une «attaque inhumaine».

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Un acte «grave» et «inhumain» dont les auteurs devront «rendre des comptes»: l'attaque «chimique» meurtrière de mardi en Syrie a provoqué des réactions outrées, notamment à Washington, Londres, Bruxelles et Paris qui ont mis en cause le régime de Damas.

Le bilan fait état de 58 à 100 morts et de 170 à 400 blessés, souvent victimes d'asphyxie, dont des enfants, le corps saisi de convulsions et peinant à respirer sous leurs masques à oxygène, dans un raid aérien mené sur Khan Cheikhoun, un fief rebelle et djihadiste, du nord-ouest syrien.

La Maison Blanche a imputé directement mardi l'attaque chimique en Syrie au régime de Bachar al Assad. Pour les Etats-Unis, il s'agit d'un acte «répréhensible, que le monde civilisé ne peut ignorer». «Ces actes odieux du régime de Bachar al Assad sont la conséquence de la faiblesse et de l'irrésolution de la précédente administration (américaine)», a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche, Sean Spicer, au cours d'un point de presse. «Le président Obama avait dit en 2012 qu'il fixait une 'ligne rouge' à ne pas dépasser, à savoir l'utilisation d'armes chimiques, et il n'avait rien fait ensuite», a ajouté le porte-parole. Il s'est refusé à dire ce que l'administration Trump ferait à la suite de ces attaques. Il a ajouté que le président Donald Trump avait évoqué la question mardi avec son conseil national de sécurité.

Identifier les responsables

L'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie Staffan de Mistura a assuré que l'ONU chercherait à «clairement identifier les responsabilités» et à faire «rendre des comptes» aux auteurs de cette attaque «chimique aérienne».

L'opposition syrienne a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à ouvrir une «enquête immédiate» sur cette attaque perpétrée selon elle par le «régime du criminel Bachar» al-Assad avec des «obus» contenant du «gaz toxique».

Réaction de Federica Mogherini

 

 

Le négociateur en chef de l'opposition, Mohammad Sabra, a dénoncé un «crime» qui «remet en cause l'ensemble du processus de paix» entre opposition et gouvernement, qui se réunissent régulièrement pour tenter de mettre fin à ce conflit qui a fait plus de 320'000 morts et des millions d'exilés.

Les auteurs doivent rendre des comptes

Accuser le régime syrien d'avoir perpétré cette attaque est «une »calomnie«, a officieusement réagi Damas par la voix d'un haut responsable de ses services de sécurité. Les insurgés »tentent de remporter une (victoire) médiatique après avoir échoué à remporter (une victoire) sur le terrain«, a-t-il déclaré sous le couvert de l'anonymat.

La chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a elle aussi mis en cause Damas: «La principale responsabilité repose sur le régime parce qu'il a la responsabilité de protéger son peuple et non de l'attaquer». Ces «nouvelles horribles» sont «un rappel tragique que la situation sur le terrain continue d'être dramatique dans de nombreuses parties de la Syrie», a-t-elle ajouté.

«Si nous ne pouvons pas encore être certains de ce qui s'est passé, cela a toutes les caractéristiques d'une attaque du régime qui a utilisé de façon répétée des armes chimiques», a réagi le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson, jugeant «horribles» les rapports détaillant cette attaque.

«Une enquête doit avoir lieu sur l'incident et les auteurs doivent rendre des comptes», a-t-il ajouté dans un communiqué.

Le président français François Hollande a lui aussi évoqué «la responsabilité» du président syrien Bachar el-Assad dans ce «massacre». Il a également pointé «la complicité» et «la responsabilité morale» des «alliés» du président syrien, sans citer de pays.

«Comme à la Ghouta le 21 août 2013 Bachar el-Assad s'en prend à des civils en utilisant des moyens bannis par la communauté internationale. Une fois encore le régime syrien va nier l'évidence de sa responsabilité dans ce massacre», a dit François Hollande selon un communiqué des services de la présidence.

«(...)Un crime contre l'humanité»

Son ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, a par ailleurs demandé la convocation d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU après cette «nouvelle attaque chimique particulièrement grave».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé cette attaque «chimique (...) inhumaine» qui menace selon lui le processus de paix d'Astana entre Damas et les rebelles sous l'égide de la Russie et de l'Iran, lors d'un entretien téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine, selon ses services.

«Il s'agit d'un crime contre l'humanité, qui doit être puni», a déclaré son ministre des Affaires étrangères, Mevlüt Cavusoglu.

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) s'est dit «gravement préoccupée» par cette «attaque présumée aux armes chimiques», précisant qu'elle était en train de «rassembler et analyser des informations de toutes les sources disponibles».

Aux Etats-Unis, ni la Maison Blanche ni le département d'Etat n'avaient officiellement réagi mardi en milieu de matinée à l'attaque. Mais des élus du Congrès américain appelaient le président Donald Trump à réagir fermement contre le régime de Bachar el-Assad après cette attaque. (afp/nxp)

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 09:10

ETATS-UNIS TRUMP LOUE LE «TRAVAIL FANTASTIQUE» DE SISSI

Le président américain a rendu un hommage appuyé au président égyptien Abdel Fattah al-Sissi ce lundi.

L'administration Trump loue aujourd'hui avec force celui qui dirige l'Egypte d'une main de fer. (Lundi 3 avril 2017)

L'administration Trump loue aujourd'hui avec force celui qui dirige l'Egypte d'une main de fer. (Lundi 3 avril 2017) Image: AFP

 

Donald Trump admire le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi. Il a estimé ce lundi que ce dernier faisait «un travail fantastique» dans des conditions «difficiles».

«Nous sommes clairement derrière le président Sissi (...) Nous sommes clairement derrière l'Egypte et le peuple égyptien», a déclaré M. Trump depuis le Bureau ovale en recevant son homologue égyptien qui effectue sa première visite à la Maison Blanche depuis son arrivée au pouvoir.

«Un type fantastique»

Le magnat de l'immobilier et l'ancien général, qui n'ont pas prévu de conférence de presse commune, s'étaient déjà rencontrés à New York en septembre, lorsque la campagne battait son plein. Donald Trump n'avait alors pas tari d'éloges sur son interlocuteur: «C'est un type fantastique. Il a pris le contrôle de l'Egypte, vraiment pris le contrôle». L'administration Trump loue aujourd'hui avec force celui qui dirige l'Egypte d'une main de fer, saluant ses «mesures courageuses» dans le domaine économique et dans la lutte contre le terrorisme.

L'homme fort de l'Egypte, qui fut l'un des premiers à féliciter chaleureusement le républicain lors de sa victoire surprise, n'avait en revanche jamais été invité à la Maison Blanche par Barack Obama. (ats/nxp)

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 09:07

ONU ASSAD EST UN «CRIMINEL DE GUERRE», DÉNONCE HALEY

L'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley considère l'homme fort de Damas comme «une entrave à la paix».

La manière dont Bachar al-Assad traite les Syriens est «répugnante», a martelé l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley lundi. (Lundi 3 avril 2017)

La manière dont Bachar al-Assad traite les Syriens est «répugnante», a martelé l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley lundi. (Lundi 3 avril 2017) Image: AFP

 

Le peuple syrien ne veut ni que le président Bachar el-Assad reste au pouvoir ni qu'il se présente à des élections, a affirmé lundi l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley. L'homme fort de Damas est un «criminel de guerre», «une entrave à la paix pour longtemps» et la manière dont il traite les Syriens est «répugnante», a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse.

L'ambassadrice a ensuite été interrogée sur des propos du secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, qui avait dit jeudi que le sort d'Assad «sera décidé par le peuple syrien». Alors que le journaliste lui demandait si cela signifiait que Bachar el-Assad pourrait se présenter à des élections, elle a répondu: «non, ça ne veut pas dire que les Etats-Unis l'accepteront. Nous ne pensons pas que le peuple veut encore d'Assad. Nous ne pensons pas qu'il va devenir quelqu'un que les gens veulent avoir».

Le sort du président syrien est la clé des négociations destinées à mettre fin à la guerre qui ensanglante la Syrie depuis six ans.

«Il faut choisir ses batailles»

«Nous continuons à fermement condamner ce qu'Assad fait et a fait et il continue à être directement sur notre radar en ce qui concerne ses agissements», a ajouté Nikki Haley lundi.

Les négociations de paix à Genève sous les auspices de l'ONU ont fait peu de progrès et les diplomates des Nations unies ne s'attendent pas dans l'immédiat à une grande percée.

Nikki Haley a ajouté que les Etats-Unis s'inquiétaient du soutien de la Russie et de l'Iran à Assad. Mais «nous avons établi de nouvelles bases» dans les négociations de Genève, a-t-elle dit.

Nikki Haley avait affirmé jeudi que Washington ne considérait plus le départ d'Assad comme une priorité pour mettre fin au conflit syrien. «Il faut choisir ses batailles», avait-elle déclaré. «Quand vous regardez la situation, il faut changer nos priorités, et notre priorité n'est plus de rester assis là, à nous concentrer sur faire partir Assad». (afp/nxp)

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4 avril 2017 2 04 /04 /avril /2017 09:04

LE CAIRE UNE DÉCOUVERTE VIEILLE DE 3700 ANS

Les restes d'une pyramide vieille de 3700 ans ont été découverts «en bon état» en Egypte, annonce le ministère des Antiquités.

Image: HO / EGYPTIAN MINISTRY OF ANTIQUITIES/AFP

 

Des excavations récentes dans le sable au sud du Caire ont révélé d'antiques blocs de pierre: l'Egypte vient de découvrir les vestiges d'une nouvelle pyramide, vieille de 3700 ans, selon le ministère des Antiquités.

Les restes du monument funéraire, datant de la XIIIe dynastie (1.802-1.640 avant J.-C.), ont été retrouvés dans la nécropole du site archéologique de Dahchour, au sud de la capitale, a précisé le ministère dans un communiqué.

Sur les premières photos fournies par le ministère, on peut voir des blocs de pierres entourés de sable et le début d'un corridor qui semble s'enfoncer dans le sol. Les fouilles en sont encore à leurs débuts et la taille exacte de la pyramide originelle n'a pas encore pu être établie. Les archéologues ont toutefois découvert «un corridor conduisant à l'intérieur de la pyramide, prolongé par une rampe, et l'entrée d'une pièce», selon ce texte.

Ils ont également retrouvé un petit bloc en albâtre noirci, affichant des inscriptions en hiéroglyphes. Mais aussi un linteau de granit et des blocs de pierre, qui permettent d'en savoir plus sur «l'architecture interne de la pyramide». «L'équipe va poursuivre les fouilles sur le site pour mettre au jour le reste» de la pyramide, explique le communiqué.

La découverte a été effectuée près de la pyramide rhomboïdale de Dahchour, construite par le pharaon Snéfrou, fondateur de la IVe dynastie (environ 2.600 avant J.C.) et père du pharaon Khéops, qui a lui-même donné son nom à l'une des plus célèbres pyramides égyptiennes.

L'Egypte compterait pas moins de 123 pyramides découvertes à ce jour, a précisé Zahi Hawass, archéologue de renom et ancien ministre des Antiquités. Pour cet expert, les vestiges découverts à Dahchour semblent indiquer que le monument appartenait «à une reine, qui aurait été enterrée près de son mari ou de son fils».

Une addition pour l'Histoire

«L'espoir maintenant, c'est de retrouver toute inscription qui puisse dévoiler l'identité de la propriétaire de cette pyramide: on pourrait découvrir le nom d'une reine jusqu'alors inconnue, ce serait une addition pour l'Histoire», s'enthousiasme Zahi Hawass.

Ce dernier avait participé fin 2008 à la dernière découverte d'une pyramide en Egypte, sur le site de Saqqara, à 20 km au sud du Caire. L'édifice renfermait encore sa momie dans son sarcophage. Des pièces de monnaie gravées de hiéroglyphes et des bracelets en or y avaient été retrouvés.

Zahi Hawass, estime que la momie découverte en 2008 pourrait bien être celle de la reine Sechséchet, la mère du roi Teti, premier roi de la VIe dynastie qui a régné entre 2.311 et 2.300 avant J.-C. Et les pyramides d'Egypte sont loin d'avoir révélé tous leurs secrets. En octobre 2015, les autorités ont dévoilé un ambitieux projet, baptisé «Scan Pyramids», visant notamment à découvrir des chambres secrètes au coeur des pyramides de Gizeh et de Dahchour et à éclaircir enfin le mystère entourant leur construction.

Un mystère qui persiste

Car même si plusieurs missions archéologiques ont tenté par le passé de comprendre les techniques de construction utilisées pour ériger ces monuments, architectes et égyptologues n'ont toujours pas percé le mystère. En octobre, l'équipe en charge du projet avait annoncé avoir détecté dans la pyramides de Khéops, à l'aide d'analyses poussées, deux «anomalies» qui pourraient bien être des «cavités inconnues». Le monument géant de 4.500 ans, la dernière des sept merveilles du monde antique encore debout, trône sur le plateau de Gizeh, dans la banlieue du Caire, aux côtés du Sphinx et des pyramides de Khéphren et Mykérinos.

Et les autorités égyptiennes ont également lancé à l'automne 2015 des recherches dans la tombe du pharaon Toutankhamon, dans la Vallée des Rois près de Louxor (sud), dans l'espoir d'y découvrir une chambre secrète qui pourrait bien abriter le tombeau de la reine Néfertiti. (afp/nxp)

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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