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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

19 juin 2016 7 19 /06 /juin /2016 02:01

La tension monte entre Washington et Moscou

Syrie

Les frappes russes contre des rebelles syriens soutenus par les USA agitent la planète diplomatique, qui cherche une solution.

Washington est «vivement préoccupé» par les bombardements russes contre des combattants soutenus par la coalition internationale menée par les Etats-Unis dans le sud de la Syrie, a fait savoir le Pentagone dans une vidéo-conférence samedi avec Moscou.

Les responsables du Pentagone «ont exprimé leurs vives préoccupations à propos de l'attaque contre des forces anti-Etat islamique soutenues par la coalition dans la garnison d'Al-Tanaf», à l'occasion d'une vidéo-conférence avec leurs homologues russes, a précisé dans un communiqué le département de la Défense.

«Cette vidéo-conférence s'est tenue pour discuter des raids aériens russes le 16 juin sur la garnison de Al-Tanaf à la frontière», a précisé Peter Cook, porte-parole du Pentagone, dans ce communiqué.

Le Pentagone a noté que les bombardements «ont continué à Al-Tanaf même après que les Etats-Unis ont essayé d'informer les forces russes par le biais de canaux de communication habituels que les forces anti-EI étaient soutenues par des frappes en cours de la coalition, ce qui a créé des inquiétudes sur la sécurité des forces américaines et de la coalition».

Trouver une solution

Cependant, les Etats-Unis «ont insisté sur le fait que ces inquiétudes doivent trouver une réponse à travers les discussions diplomatiques en cours sur la cessation des hostilités», a précisé Peter Cook.

«Les deux parties ont de nouveau convenu du besoin d'adhérer à des mesures destinées à améliorer la sécurité opérationnelle et à éviter les accidents ou incompréhensions dans l'espace aérien au-dessus de la Syrie», a conclu Peter Cook.

Selon des sources américaines, l'aviation russe a bombardé jeudi des combattants anti-EI soutenus par le Pentagone dans la région d'Al-Tanaf, un poste-frontière entre la Syrie et l'Irak.

Les Etats-Unis et la Russie ont mis en place une ligne de communication pour échanger quotidiennement des informations sur leurs vols militaires et éviter tout incident entre eux dans le ciel de Syrie.

Mais cette ligne de communication «n'a pas été utilisée de manière professionnelle» dans ce cas-ci par les Russes, avait déploré vendredi le secrétaire à la Défense américain Ashton Carter. 

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 09:01

Elle sert de l'alcool durant le ramadan, il la frappe

Nice

Le coup porté à la serveuse, il y a dix jours, lui vaudra de passer 8 mois en prison et d'être interdit en France pendant 3 ans.

Mis à jour le 15.06.2016 

Image: Image d'illustration/Keystone

 

Un Tunisien en situation irrégulière qui avait violemment giflé la serveuse d'un bar de Nice ,parce qu'elle avait servi de l'alcool pendant le ramadan a été condamné mercredi à 8 mois de prison ferme et a été écroué.

Le tribunal correctionnel de Nice a assorti sa peine d'une interdiction de territoire pendant trois ans et l'a condamné à verser 1000 euros à la victime (environ 1100 fr.).

Dans le box, Ali E., 32 ans, crâne rasé sur les côtés et vêtements de sport, jugé en comparution immédiate, a essuyé une larme qui n'a pas ému la procureure de la République. Celle-ci avait requis 2 ans de prison ferme et une interdiction sur le territoire de trois ans. «Dans cette période très particulière, on l'a entendu réitérer des propos inadmissibles!», a-t-elle fustigé.

«Je fais mon travail»

Dans la salle du tribunal, la serveuse d'origine tunisienne qui a porté plainte, accompagnée de son patron, ne se démonte pas en racontant la scène du 6 juin dernier. «Il m'a demandé pourquoi je servais de l'alcool pendant le ramadan. Je lui ai répondu: «Je fais mon travail», a-t-elle expliqué. Des propos confirmés par le prévenu.

Sur les images vidéo enregistrées par l'établissement, on voit deux individus discuter avec la serveuse. Ali la pointe du doigt au niveau de son visage, puis les deux hommes s'éloignent, décrit le président du tribunal.

Ali revient ensuite seul et lui inflige immédiatement «une grosse gifle», poursuit le président, au niveau de la pommette. Le coup, qui ressemble à un véritable coup de poing sur la vidéo visionnée par l'AFP, projette violemment la jeune femme à terre.

«C'est une fille sale, une pute»

«Aux policiers vous avez dit: «Je lui disais qu'elle n'était pas sur le bon chemin», a poursuivi le président. «Je ne lui ai pas dit cela, je lui ai dit qu'elle était une fille sale, ça veut dire une pute», a rectifié Ali dans le box.

La serveuse a estimé que le Tunisien l'avait menacée de pendaison ou d'égorgement, des propos semble-t-il corroborés par une photo où l'on voit Ali porter sa main sur sa gorge. Le prévenu a pour sa part assuré que la femme l'avait insulté, provoquant sa réaction violente. Aux policiers, l'homme a indiqué: «Je lui ai dit que si j'étais à sa place, je me mettrais une corde au cou.»

Quelques jours avant l'agression, Ali avait aussi déclaré au patron du bar: «Il ne faut pas servir d'alcool pendant le ramadan, sinon tu verras ce qui peut t'arriver.» Mais le patron, lui aussi d'origine tunisienne, pensant à une allusion à une «vengeance divine», ne s'en était pas ému. «Je n'ai pas à faire à un terroriste, à un islamiste. Le mobile est culturel», a-t-il estimé mercredi, notant qu'Ali lui avait dit qu'il ne respectait pas lui-même le ramadan, buvait des bières et fumait des joints.

Pas radicalisé

L'avocate d'Ali a également décrit «une position culturelle primaire» de son client, en écartant toute radicalisation religieuse. L'homme sans papiers est arrivé en France depuis cinq ans et s'est soustrait à une précédente obligation de quitter le territoire prononcée en décembre 2014.

Dans le même quartier situé près de la gare de Nice, trois hommes s'en étaient pris à un boulanger à qui ils reprochaient de vendre des sandwiches au jambon et de ne pas être «un bon musulman». Ils avaient été condamnés à six mois de prison avec sursis en janvier 2015. 

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 04:45

Limiter les aides sociales aux migrants: l'UE dit oui

Grande-Bretagne

La justice européenne a donné raison mardi à la Grande-Bretagne sur l'un des sujets les plus sensibles de la campagne sur le Brexit.

Mis à jour le 14.06.2016 

1/54 Le quotidien tabloïd 'The Sun', le plus populaire du royaume, appelle à la sortie du pays de l'Union européenne, avec cette Une :' BeLeave in Britain' (mercredi 15 juin 2016).
 

La justice européenne a donné raison mardi à la Grande-Bretagne sur l'un des sujets les plus sensibles de la campagne pour le référendum sur l'appartenance à l'Union européenne. Elle lui a accordé le droit de limiter certaines aides sociales aux migrants européens.

«Le Royaume-Uni peut exiger que les bénéficiaires des allocations familiales et du crédit d'impôt pour enfant disposent d'un droit de séjour dans cet État. Bien que cette condition soit considérée comme une discrimination indirecte, elle est justifiée par la nécessité de protéger les finances de l'État membre d'accueil», a indiqué la Cour de justice de l'UE dans un communiqué.

La Commission européenne avait demandé en 2014 à la Cour de Luxembourg de condamner Londres pour les conditions imposées aux ressortissants de l'UE établis au Royaume-Uni avant de leur verser des allocations familiales et leur accorder le crédit d'impôt pour les enfants.

Dans le système actuel, les autorités britanniques vérifient d'abord si la personne réside bien légalement dans le pays avant de lui ouvrir le droit à ces allocations. La méthode est «discriminatoire» aux yeux de l'exécutif bruxellois, qui estime qu'il suffit d'y résider de manière habituelle pour pouvoir en bénéficier.

Pas une condition nécessaire

«À cet égard, la Cour rappelle que le critère de la résidence habituelle, au sens du règlement, n'est pas une condition nécessaire pour pouvoir bénéficier de prestations», a répondu la Cour de justice dans son arrêt.

«Dans ce cadre, la Cour relève que rien ne s'oppose à ce que l'octroi de prestations sociales à des citoyens de l'Union économiquement non actifs soit subordonné à l'exigence que ceux-ci remplissent les conditions pour disposer d'un droit de séjour légal dans l'État membre d'accueil», souligne l'arrêt.

Les aides sociales aux migrants d'origine européenne installés au Royaume-Uni est l'un des sujets clés dans la campagne pour le référendum prévu le 23 juin sur le maintien ou non du pays dans l'Union européenne.

Frein d'urgence

L'approche restrictive de la Grande-Bretagne en la matière a d'ailleurs reçu l'aval des 27 autres Etats membres de l'UE dans l'accord négocié en février dernier avec son Premier ministre conservateur David Cameron pour qu'il fasse campagne en faveur du maintien dans l'Union.

Cet accord va d'ailleurs bien plus loin, en autorisant Londres à actionner un «frein d'urgence» permettant de couper dans les aides sociales aux non-Britanniques en cas «d'afflux de travailleurs d'autres Etats membres d'une magnitude exceptionnelle», avec l'aval de Bruxelles et des autres pays de l'Union. 

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 04:43

Ce n'est qu'un hors-d'oeuvre : La France à nouveau frappée par un acte djihadiste

Meutres de Magnanville

L'acte terroriste à Magnanville intervient en plein l'Euro de football.

Mis à jour à 02h18 

La France a été à nouveau frappée par une attaque djihadiste, avec l'assassinat lundi soir d'un policier et de sa compagne près de Paris, revendiqué par un homme qui a prêté allégeance au groupe Etat islamique (EI) et appelé à faire de l'Euro «un cimetière».

Dans une vidéo enregistrée avant de mourir dans l'assaut du Raid, le meurtrier Larossi Abballa, 25 ans, a promis «d'autres surprises» pendant l'Euro de football que la France accueille jusqu'au 10 juillet.

«C'est un acte incontestablement terroriste», a affirmé mardi matin François Hollande. «Un cap dans l'horreur a été franchi», a insisté Manuel Valls.

Entretien téléphonique Hollande-Obama

Les présidents François Hollande et Barack Obama sont convenus mardi soir lors d'un entretien téléphonique, d'«augmenter encore la coopération» entre les services français et américains face à une «menace» djihadiste, qui «évolue en permanence», a indiqué l'Elysée. L'entretien a eu lieu «après la tuerie homophobe d'Orlando et le double meurtre» du policier et sa compagne, revendiqués par le groupe Etat islamique, précise l'Elysée.

Les deux dirigeants «ont réaffirmé leur engagement commun à détruire l'EI», a indiqué pour sa part la Maison Blanche dans un communiqué.

Larossi Abballa a choisi pour cible Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commandant de police adjoint du commissariat des Mureaux, dans les Yvelines. Abballa, qui a affirmé avoir prêté allégeance à l'EI et à son chef il y a trois semaines savait que la victime était un policier, a précisé le procureur de Paris François Molins.

Assassinats terroristes

Aux négociateurs du Raid, il a expliqué «avoir répondu à un communiqué» du chef du groupe djihadiste, Abou Bakr al-Baghdadi qui demandait de «tuer des mécréants, chez eux avec leur famille», a ajouté François Molins. Le parquet antiterroriste a ouvert une enquête en flagrance, notamment pour assassinats terroristes sur personnes dépositaires de l'autorité publique.

Le porte-parole officiel de l'EI, le Syrien Abou Mohammed Al-Adnani, ne cesse d'exhorter ses partisans à passer à l'action dans leurs pays d'origine contre les policiers et les militaires des pays de la coalition engagée dans la lutte contre cette organisation, en Syrie et en Irak. Le 22 mai, il a appelé dans un message à commettre des assassinats pendant le mois du ramadan, qui a commencé début juin.

Lundi peu après 20H00, Abballa a tué à coups de couteau le policier devant son pavillon de Magnanville, dans les Yvelines. Il a ensuite séquestré sa compagne Jessica Schneider, 36 ans, agent administratif du commissariat voisin de Mantes-la-Jolie, qu'il a égorgée, et leur petit garçon de trois ans et demi, retrouvé «en état de sidération» et qui a été hospitalisé.

Pupille de la Nation

Ce garçonnet sera reconnu pupille de la Nation, a déclaré François Hollande, tout comme un enfant que le policier avait eu d'une autre union.

Abballa a revendiqué son acte sur Twitter et Facebook dans une vidéo filmée depuis la maison des victimes et diffusée mardi en fin d'après-midi par l'agence Amaq liée au groupe Etat Islamique.

«On vous réserve d'autres surprises pour l'Euro, je ne vous en dis pas plus. L'Euro sera un cimetière», promet-il dans cette vidéo, visionnée par l'AFP. Il y enjoint également «à attaquer des policiers, des journalistes, des gardiens de prison et des rappeurs».

Les enquêteurs ont saisi dans le pavillon des victimes «une liste de cibles mentionnant des personnalités ou des professions ainsi que trois couteaux dont un »ensanglanté«, selon François Molins.

Condamné en 2013

Ce double meurtre a été mené sept mois jour pour jour après les attentats les plus meurtriers jamais commis en France, qui ont fait 130 morts le 13 novembre.

L'homme, originaire de Mantes-la-Jolie, avait un passé dans l'islamisme radical. Il avait notamment été condamné en 2013 à trois ans de prison dont six mois avec sursis pour participation à une filière djihadiste, vers le Pakistan. Pendant son incarcération, il s'était »livré à des actes de prosélytisme d'islamisme radical«, a détaillé François Molins.

Son nom était ensuite apparu cette année dans une enquête sur une filière de départ vers la Syrie. Mais celle-ci n'avait pas permis »de déceler la préparation d'un passage à l'acte violent«, a assuré le procureur.

Le gouvernement a fermé la porte aux mesures d'exception réclamées par la droite, telles l'enfermement de personnes radicalisées. »On est dans un Etat de droit, on ne peut pas procéder sans preuve à l'incarcération d'un individu qui n'a commis aucun crime«, a insisté Bernard Cazeneuve mardi soir sur France 2.

Humanité

Trois hommes de 27, 29 et 44 ans ont été placées en garde à vue. Deux d'entre eux avaient été condamnés avec Abballa en 2013 dans l'affaire de la filière pakistanaise.

A l'Assemblée, Bernard Cazeneuve a appelé ceux qui s'attaquent aux policiers «à retrouver un peu au fond d'eux-mêmes d'humanité, de tolérance, de respect, simplement en respect de ceux tombés hier et en respect de ce petit enfant», sous des applaudissements nourris.

Mardi après-midi, 29 policiers ont été blessés lors de la manifestation parisienne contre la loi travail, où des manifestants ont scandé »tout le monde déteste la police«.

«Nos collègues pensaient qu'ils étaient à l'abri chez eux. Aujourd'hui, on est au bout du rouleau, on est tués. Les 140'000 policiers de France sont tristes, atterrés», a réagi le secrétaire général du syndicat Unité SGP Police FO, Yves Lefebvre.

A la sortie d'un entretien avec le ministre, les syndicats de policiers ont annoncé avoir obtenu la prolongation - au-delà de l'état d'urgence en vigueur jusqu'au 26 juillet - de l'autorisation d'être armés, y compris hors service. 

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15 juin 2016 3 15 /06 /juin /2016 04:40

Obama rejette la rhétorique de Trump sur les musulmans, comment non - il en est un.

Etats-Unis

Le président américain est revenu mardi sur la tuerie à Orlando. Il a affirmé son soutien aux personnes homosexuelles.

Mis à jour le 14.06.2016

Barack Obama a dénoncé avec force les propos de Donald Trump.

Barack Obama a dénoncé avec force les propos de Donald Trump.
Image: Carlos Barria/Reuters

 

Le président des Etats-Unis Barack Obama a dénoncé mardi avec force les propos du candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump sur les musulmans, jugeant qu'ils étaient contraire «aux valeurs et aux idées» des Etats-Unis.

«Allons-nous commencer à traiter les musulmans américains différemment ? Allons-nous les soumettre à une surveillance particulière ? Allons-nous les discriminer en raison de leur foi ?», a lancé le président américain.

Sans nommer Trump, le président des Etats-Unis a violemment réfuté les critiques de l'homme d'affaires, qui lui reproche de ne pas utiliser les termes de «terrorisme islamique radical» pour parler du djihadisme.

«Qu'est-ce que l'utilisation de ces termes apporterait ? Qu'est-ce qui changerait exactement ? Quelqu'un s'imagine-t-il sérieusement que nous ne savons pas qui nous combattons ?», s'est interrogé Barack Obama, visiblement furieux, lors d'une intervention au département du Trésor.

Trump pas qualifié comme président

Pour Hillary Clinton, qui tenait un meeting à Pittsburgh, les propos de Donald Trump montrent qu'ils n'est pas qualifié pour exercer les fonctions présidentielles ou celle de commandant en chef des armées, qui supposent selon elle «du calme, de la réflexion et de la dignité».

L'ex-secrétaire d'Etat a en outre reproché à son futur adversaire d'avoir laissé entendre lundi, dans un entretien à une chaîne de télévision, que Barack Obama était en partie responsable de la tuerie d'Orlando, ce que l'intéressé dément avoir déclaré.

«Je me dois de poser la question : les responsables républicains soutiennent-ils leur futur candidat, soutiennent-ils les accusations à l'encontre de notre président ?», a-t-elle dit.

Paul Ryan, président de la Chambre des représentants et chef de file des parlementaires républicains, a de nouveau pris ses distances mardi avec la proposition de Trump concernant les musulmans.

«Vous n'êtes pas seuls»

Barack Obama a exprimé sa solidarité à l'égard de la communauté homosexuelle après la mort de 49 personnes dimanche à Orlando dans la pire attaque jamais perpétrée dans le monde contre la communauté homosexuelle.

«Je tiens à rappeler que vous n'êtes pas seuls. Le peuple américain, nos alliés et nos amis à travers le monde se tiennent à vos côtés», a déclaré Barack Obama dans sa troisième allocution dénonçant le massacre.

Groupe EI «sur la défensive»

Le président américain a par ailleurs estimé que le groupe Etat islamique (EI) était désormais «sur la défensive» et peinait à recruter des combattants étrangers, à l'issue d'une réunion de son Conseil de sécurité nationale sur la lutte engagée contre les djihadistes durant l'été 2014.

 

 

L'EI «n'a pas été en mesure de mener une offensive majeure couronnée de succès en Irak ou en Syrie depuis un an», s'est félicité Barack Obama ajoutant que «grâce aux efforts internationaux», le flot des combattants étrangers était largement réduit

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 05:25

Meurtres de Magnanville: la piste terroriste

France

L'homme qui a tué un policier et pris en otage sa famille se serait réclamé du groupe EI avant d'être abattu par la police.

Mis à jour à 06h04 

Un véhicule du Raid, après l'intervention dans la nuit du 13 au 14 juin 2016 à Magnanville (France).

Un véhicule du Raid, après l'intervention dans la nuit du 13 au 14 juin 2016 à Magnanville (France).
Image: AFP

 

Un homme se réclamant de l'EI a tué de plusieurs coups de couteau lundi soir en France un policier devant son domicile près de Paris, avant de s'y retrancher. Le suspect a été abattu par la police. L'attaque a été revendiquée par une agence liée au groupe extrémiste.

Après leur assaut, les policiers du RAID, l'unité d'élite de la police française, ont retrouvé dans la maison le corps sans vie de la compagne du policier, une fonctionnaire du ministère de l'intérieur, et le fils du couple, âgé de trois ans. Ce dernier, «choqué mais indemne», a été pris en charge par les équipes médicales, a indiqué mardi le procureur de Versailles.

Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'enquête. Selon des sources concordantes, l'homme s'est revendiqué de l'Etat islamique (EI) durant les négociations avec le RAID. Des témoins ont rapporté aux enquêteurs qu'il aurait crié «Allah akbar» en attaquant le policier.

 

Neuf coups de couteau

«Un combattant de l'EI a tué un adjoint du commissariat de police de la ville des Mureaux ainsi que sa femme à l'arme blanche près de Paris», a peu après indiqué l'agence Amaq, liée au groupe extrémiste, selon le centre américain de surveillance de sites djihadistes SITE.

«Toute la lumière sera faite» sur l'assassinat près de Paris d'un policier et de sa compagne et l'enquête déterminera «la nature exacte» de «ce drame abominable», a assuré dans la nuit de lundi à mardi François Hollande.

«Le ministre de l'Intérieur (Bernard Cazeneuve) se rendra (mardi) matin aux commissariats des Mureaux et de Mantes-la-Jolie», dans les Yvelines et «le président de la République tiendra une réunion à 7h45 à l'Elysée», peut-on lire dans ce communiqué de la présidence envoyé à l'AFP.

«Un commandant de police et sa compagne, fonctionnaire du ministère de l'Intérieur, ont été lâchement assassinés ce soir à Magnanville dans les Yvelines. L'intervention du Raid a permis de neutraliser leur agresseur et de sauver leur enfant, âgé de trois ans», a déclaré François Hollande, qui «condamne avec force cet acte odieux».

Opération du Raid

Vers 21h00 lundi, un homme a attaqué le commandant de police de 42 ans en civil, en poste aux Mureaux, dans un quartier pavillonnaire de Magnanville, dans les Yvelines à l'ouest de Paris. L'agent a reçu neuf coups de couteau à l'abdomen.

Prévenus, les policiers de l'unité d'élite du RAID «sont rapidement arrivés sur les lieux. Des négociations étaient entamées et un plan d'assaut a été mis au point», a expliqué le porte-parole du ministère de l'intérieur.

«Les négociations ne pouvant aboutir, il a été décidé de donner l'assaut», a-t-il ajouté. Selon une source policière, l'homme se serait revendiqué du groupe djihadiste, Etat islamique durant les négociations avec le Raid, avant d'être abattu. Des témoins ont rapporté aux enquêteurs qu'il aurait crié «Allah akbar» en attaquant le policier. De fortes détonations ont retenti vers minuit dans le quartier. «En y entrant, les forces de l'ordre (...) ont trouvé le corps d'une femme», a rapporté le procureur de Versailles.

Ce drame intervient deux jours après la tuerie d'Orlando, aux Etats-Unis, qui a fait 49 morts et une cinquantaine de blessés dans un club homosexuel, un acte perpétré par un Américain d'origine afghane, qui s'est également réclamé de l'EI. Le groupe djihadiste avait déjà revendiqué les attentats du 13 novembre, à Paris, qui ont fait 130 morts. 

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 05:21

Neutraliser les tueurs de l'EI, l'impossible défi

Etats-Unis

Le FBI aura fort à faire pour lutter contre des loups solitaires comme le tireur du night club d'Orlando.

Mis à jour à 06h09 

Le FBI avait repéré Omar Mateen, l'auteur de la tuerie d'Orlando, mais il n'a pu l'empêcher de passer à l'acte. Cette situation illustre la difficulté de lutter contre les loups solitaires poussés au meurtre par l'Etat islamique (EI).

La police fédérale avait interrogé l'homme à plusieurs reprises, en 2013 et 2014, pour «d'éventuels liens avec des terroristes». Mais elle n'avait pas pu engager de procédure contre lui, faute d'avoir quoi que ce soit à lui reprocher sur un plan judiciaire.

Elle n'avait également rien pu faire en 2011 contre Tamerlan Tsarnaev, qu'elle avait aussi repéré, et qui était devenu deux ans plus tard le coauteur avec son frère de l'attentat contre le marathon de Boston.

Tuerie de San Bernardino

Les Etats-Unis sont de plus en plus confrontés à des actes de terrorisme intérieur, comme à Boston ou à San Bernardino (Californie) au début décembre, où un couple radicalisé a abattu 14 personnes.

«Il semble que le tireur ait été inspiré par diverses sources d'information extrémistes sur Internet», a déclaré le président américain Barack Obama à l'issue d'une réunion dans le bureau ovale avec, entre autres, le directeur du FBI James Comey et le ministre de la sécurité intérieure Jeh Johnson.

Propos inquiétants

«Cela semble être similaire à ce que nous vu à San Bernardino, mais nous ne savons pas encore», a-t-il dit, soulignant qu'il n'y avait pas à ce stade «de preuves claires» que l'attaque ait été commanditée depuis l'étranger.

Le FBI avait repéré Mateen suite à des propos inquiétants qu'il avait tenus sur son lieu de travail quand il était garde de sécurité dans un tribunal. Il avait enquêté sur lui pendant 10 mois à partir de mai 2013, a précisé lundi matin le directeur du FBI James Comey.

Le nom de Mateen avait resurgi en juillet 2014 lors de l'enquête sur un djihadiste américain du front Al-Nosra, Moner Mohammad Abusalha, mort en Syrie. Mais là encore le FBI n'avait pas prolongé ses investigations, aucun lien fort ne pouvant être établi entre les deux hommes.

«Je ne trouve rien, en revoyant notre travail, qui suggère que nos agents auraient dû agir différemment», a déclaré le directeur du FBI lundi matin.

FBI démuni

«Nous ne pouvons pas garder les gens sous investigation indéfiniment», a ajouté M. Comey, précisant que Mateen avait figuré dans le fichier des personnes à surveiller pendant les dix mois de la première enquête, avant d'en être retiré.

Pour Steve Pomerantz, ancien responsable antiterroriste du FBI, l'institution policière est juridiquement démunie dans ce genre de situation.

«Si tout ce que Mateen faisait était d'aller sur certains sites Internet» encourageant le djihad «et de tenir des propos de cinglé, il n'y avait peut-être rien qui pouvait être fait contre lui», a-t-il expliqué à l'AFP.

Tant que les suspects «ne franchissent pas le pas de lever des fonds pour l'EI ou de recruter pour eux, ce n'est pas contre la loi, donc que voulez-vous faire?»

«Est-ce que l'on met sur écoute ce type? Pour combien de temps? Est-ce qu'on le suit? Mais les effectifs qu'il faudrait pour faire cela sont hors du domaine du possible», poursuit-il. Sans compter les risques pour les libertés individuelles si les autorités décident d'un accroissement de la surveillance policière.

Liens locaux

Pour prévenir le passage à l'acte meurtrier de citoyens américains comme Omar Mateen, les autorités américaines se sont efforcées de développer les liens au niveau local avec les différentes communautés d'origine étrangère, pour que proches, famille, amis ou enseignants sachent à qui s'adresser lorsqu'ils décèlent des signes de radicalisation chez une personne.

«Avoir de bonnes relations avec la communauté musulmane américaine est crucial pour l'efficacité du FBI» dans la prévention des actes terroristes, a souligné lundi James Comey. «Certaines de nos relations les plus productives sont avec des gens qui voient des choses et qui nous le disent, et qui se trouvent être musulmans», a-t-il dit.

Confisquer les armes

Les autorités américaines ont également tenté de s'attaquer aux incitations au meurtre diffusées par l'EI sur Internet: poussés par l'administration, les grands réseaux sociaux ont ainsi par exemple multiplié les fermetures de comptes. Mais force est de constater que la proposition des djihadistes, devenir un héros par le massacre, continue de montrer son efficacité.

Il est très simple d'aller tuer des cibles parfaitement inoffensives, en proclamant au dernier moment une allégeance purement virtuelle au groupe Etat islamique, relèvent les experts.

«Si vous voulez trouver une réponse pour les gens qui ont ce profil, ce ne sera pas une réponse policière», estime Steve Pomerantz. «Le seul moyen de réduire la violence par armes à feu est de confisquer les armes, mais nous avons le second amendement» sur le droit de porter des armes, «donc cela n'arrivera jamais», ajoute-t-il. 

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 17:45

 

Une puissante explosion a été entendue à Beyrouth

Liban

Liban

La déflagration a retenti dans l'ouest de la capitale. On n'en connaît pas encore l'origine.

La déflagration a retenti dans l'ouest de la capitale. On n'en connaît pas encore l'origine.

 

 

Une puissante explosion d'origine indéterminée a été entendue dimanche soir dans l'ouest de la capitale libanaise, ont constaté les journalistes de l'AFP.

Des sirènes d'ambulances pouvaient être entendues près du quartier commerçant de Hamra. Interrogée, la police a indiqué ne pas disposer d'éléments pour le moment.

Informations à suivre

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 17:42

Le tireur d'Orlando est d'origine afghane

Etats-Unis

L'auteur d'une fusillade dans un night-club gay de Floride, qui a fait une cinquantaine de morts dans la nuit de samedi à dimanche, a été identifié.

Mis à jour à 16h15

Une cinquantaine de personnes ont été tuées dimanche à l'aube dans un night-club gay d'Orlando, en Floride, l'une des pires fusillades de masse de l'histoire des Etats-Unis, a annoncé la police américaine, qui a ouvert une enquête pour «acte de terrorisme».

L'homme qui a ouvert le feu et qui pourrait avoir des «sympathies» pour la mouvance islamiste selon la police fédérale (FBI), avait auparavant pris en otage des clients de la discothèque située dans le sud-est Etats-Unis, lorsque des troupes d'élite locales (SWAT) ont donné l'assaut. Le suspect a été abattu.

Un citoyen d'origine afghane

Il s'agirait, selon plusieurs médias américains, d'Omar Mateen, un citoyen américain d'origine afghane né en 1986, qui vivait à environ 200 kilomètres au sud-est d'Orlando, dans la ville de Port Saint Lucie et dont le casier judiciaire était vierge. Les enquêteurs cherchent à déterminer le mobile de l'homme qui s'était introduit avec un fusil d'assaut et une arme de poing dans la boîte, la nuit de la gay pride aux Etats-Unis.

«Nous avons des suggestions (laissant penser) que cet individu pourrait avoir des sympathies pour cette idéologie particulière mais nous ne pouvons pas l'affirmer catégoriquement», a expliqué Ron Harper, agent spécial du FBI interrogé sur de possibles liens entre le tireur et le terrorisme islamiste.

Une «cinquantaine» de personnes ont été tuées par balle à l'intérieur de la discothèque et cinquante-trois autres ont été blessées avant d'être évacuées vers trois hôpitaux de la région, a-t-il ajouté, précisant avoir ouvert une enquête pour «acte de terrorisme».

«Cela a tourné à la prise d'otages», a déclaré le chef de la police John Mina. «Vers 5h (9h GMT) ce matin, la décision a été prise de secourir les otages qui étaient à l'intérieur», a-t-il ajouté, sans que l'on sache si les victimes avaient été tuées par le tireur qui avait ouvert le feu vers 2h (6h GMT) dans la discothèque ou lors d'échanges de tirs avec la police.

Obama informé

Le président Barack Obama a été informé en début de matinée du massacre par sa conseillère en sécurité intérieure et contre-terrorisme et il a demandé au gouvernement fédéral «de fournir toute l'aide nécessaire», a annoncé la Maison Blanche. Ce nouveau drame survient moins de 48 heures après le meurtre par balle, dans cette même ville de Floride, d'une jeune chanteuse américaine, deux affaire qui ne sont pas liées selon la police.

«Réveillée avec les bouleversantes nouvelles de Floride. (...) Mes pensées sont avec ceux qui sont touchés par cet acte tragique», a réagi sur Twitter la candidate démocrate à la Maison Blanche Hillary Clinton. Donald Trump, également candidat à la présidentielle, a lui dénoncé une «sale fusillade à Orlando». «La police enquête sur du terrorisme potentiel».

«Quelqu'un a commencé à tirer. Les gens se sont jetés sur le sol», a raconté l'un des clients de la discothèque, Ricardo Negron, sur SkyNews. «Il y a eu une courte pause dans les tirs et certains d'entre nous ont pu se lever et sortir en courant vers l'arrière» de l'établissement. Ce témoin dit avoir entendu «des tirs continus» pendant probablement moins d'une minute. Certains médias font état de plusieurs centaines de clients présents à l'intérieur de la discothèque au moment de la fusillade.

«J'ai juste vu des corps tomber»

Sur CNN, Christopher Hanson a également témoigné de l'horreur de la soirée: «Je n'ai vu aucun des tireurs. J'ai juste vu des corps tomber. J'étais au bar pour commander un verre, je suis tombé, j'ai rampé pour sortir. Les gens essayaient de sortir par derrière. Quand je suis arrivé dans la rue, il y avait du monde, du sang partout». Le Pulse d'Orlando, qui se présente sur son site web comme «le bar gay le plus chaud d'Orlando», postait peu après sur sa page Facebook un dernier message lapidaire: «Sortez tous et courez!»

Les violences par armes à feu sont quasi quotidiennes aux Etats-Unis. Depuis le début de l'année, il y a déjà eu plus de 5800 morts par armes à feu dans le pays et plus de 23'000 incidents impliquant des armes à feu d'après le site Gunviolencearchive.org. Situé dans le comté d'Orange, la ville d'Orlando, qui compte environ 250'000 habitants, se trouve à l'intérieur des terres de Floride et est réputée mondialement pour ses parcs d'attraction thématiques, notamment son complexe Disneyworld. 

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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 09:36

Modele de desinformation : Aucun Palestinien ne peut plus entrer en Israël

Proche-Orient

L'armée israélienne annonce que tous les Palestiniens étaient désormais interdits de territoire.

 

Israël a renforcé les restrictions contre les Palestiniens annoncées après l'attentat qui a coûté la vie à quatre Israéliens mercredi à Tel-Aviv.

«A partir d'aujourd'hui les points de passage de la bande de Gaza et de Judée Samarie (Cisjordanie) seront ouverts seulement pour les cas médicaux et humanitaires», a indiqué une porte-parole à l'AFP. Cette fermeture sera en vigueur jusqu'à dimanche à minuit (23h suisses).

Cependant, l'interdiction de passage ne s'applique pas à tous: les fidèles musulmans qui se rendent à l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est (annexée et occupée par Israël) sont autorisés à passer, sauf les hommes de moins de 35 ans, a précisé une porte-parole de l'organe chargé de coordonner les activités israéliennes dans les Territoires palestiniens (Cogat).

«Il n'y a pas de restriction pour les femmes» qui se rendent à l'esplanade des Mosquées, a dit la porte-parole, Adar Horn. L'exception faite pour ceux qui se rendent à la prière sur l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam, vaut seulement ce vendredi, a-t-elle précisé.

Avant 8h - donc après l'entrée en vigueur du bouclage -, des milliers de Palestiniens ont passé le plus important checkpoint de Bethléem et celui de Qalandia, principal point de passage entre Jérusalem et Ramallah en Cisjordanie occupée, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Des dizaines de milliers de Palestiniens sont attendus sur l'esplanade des Mosquées pour le premier vendredi de prière du ramadan.

Tour de vis

Le bouclage annoncé est un tour de vis supplémentaire de la part du gouvernement israélien à la suite de l'attentat commis mercredi soir par deux Palestiniens à Tel-Aviv.

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu avait annoncé jeudi l'annulation des dizaines de milliers de permis d'entrer en Israël délivrés à des Palestiniens de Cisjordanie et, dans une moindre mesure, de Gaza pour le ramadan, le mois de jeûne musulman qui a commencé lundi. 

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