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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 01:37

Obama demande à Poutine de mettre fin aux frappes russes

Syrie

Conformément à l'accord conclu à Munich jeudi, le président américain a prié le dirigeant russe de cesser les frappes en Syrie contre l'opposition.

Mis à jour le 14.02.2016

Poutine et Obama, ici dans une photo de 2013, ont réussi à s'entendre à Munich.

Poutine et Obama, ici dans une photo de 2013, ont réussi à s'entendre à Munich.
Image: Keystone

 

Le président américain Barack Obama a demandé à son homologue russe Vladimir Poutine de mettre fin aux frappes de l'armée russe en Syrie contre des groupes de l'opposition modérée, conformément à l'accord international conclu à Munich jeudi, a indiqué dimanche la Maison Blanche.

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Dans un appel téléphonique samedi entre les deux chefs d'Etat, Barack Obama «a souligné qu'il était dorénavant important que la Russie joue un rôle constructif en cessant sa campagne aérienne contre les forces de l'opposition modérée en Syrie», selon un communiqué de la présidence américaine, Barack Obama étant actuellement en voyage en Californie.

Accords du 11 février

Les deux dirigeants, dont la conversation téléphonique avait déjà été rapportée dimanche par le Kremlin, ont «discuté des décisions et des accords conclus le 11 février lors de la réunion à Munich du Groupe international de soutien à la Syrie (ISSG)», a expliqué la Maison Blanche.

Barack Obama et Vladimir Poutine ont «insisté sur l'importance de mettre en oeuvre rapidement un accès humanitaire aux zones assiégées en Syrie et d'amorcer une cessation des hostilités sur l'ensemble du territoire national syrien».

Les 17 pays et trois organisations multilatérales -- dont les Etats-Unis, la Russie, l'Arabie saoudite, l'Iran, la Turquie et l'Union européenne -- réunis au sein du ISSG, sont convenus jeudi soir à Munich d'une «cessation des hostilités» en Syrie d'ici une semaine et d'ouvrir des accès humanitaires aux villes assiégées.

Cessez-le-feu illusoire

Mais en dépit de ces promesses de trêve, une résolution du conflit syrien semblait dimanche de plus en plus illusoire, les différents acteurs internationaux, dont la Turquie et la Russie, s'accusant mutuellement de jeter de l'huile sur le feu.

Au terme de leur conversation téléphonique, les présidents Obama et Poutine, dont les gouvernements sont en froid depuis plus de trois ans sur les dossiers syrien et ukrainien, sont «tombés d'accord pour rester en communication à propos du travail important du ISSG», selon la Maison Blanche. 

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:19

La Turquie bombarde le nord de la Syrie

Haute tension

Conformément à ses menaces, la Turquie a bombardé samedi des cibles Kurdes et du régime syrien dans le nord de la Syrie.

 

La Turquie, mettant en application ses menaces, a bombardé samedi des secteurs du nord de la Syrie contrôlés par les forces kurdes, des frappes qui devraient encore un peu plus compliquer la donne en vue d'un dénouement de la crise.

Le département d'Etat américain a aussitôt réagi, exhortant la Turquie à «cesser ces tirs».

A Munich, où il participe à la conférence sur la sécurité, le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait auparavant averti que le dossier syrien se trouvait à un «moment charnière» entre guerre et paix, quelques jours après que Washington et Moscou sont tombés d'accord sur une prochaine «cessation des hostilités».

L'agence officielle Anatolie a rapporté samedi soir que l'armée turque avait frappé des cibles du Parti kurde de l'union démocratique (PYD) et du régime syrien.

Confusion

Les forces armées turques ont frappé des cibles du PYD près de la ville d'Azaz, dans la province d'Alep, selon une source militaire citée par Anatolie. L'armée turque a également riposté à des tirs de forces du régime syrien sur un poste militaire dans la région de Hatay (sud de la Turquie), selon la même source.

«Nous avons pressé les Kurdes syriens et d'autres forces affiliées aux YPG (les Unités de protection du peuple kurde liées au PYD, le Parti kurde de l'union démocratique, Ndlr) de ne pas profiter de la confusion en s'emparant de nouveaux territoires. Nous avons aussi vu des informations concernant des tirs d'artillerie depuis le côté turc de la frontière et avons exhorté la Turquie à cesser ces tirs», a déclaré dans la soirée le porte-parole du département d'Etat, John Kirby, qui se trouvait à Munich.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), l'artillerie turque a bombardé des secteurs du nord de la province d'Alep que les Unités de protection du peuple kurde (YPG), la principale force kurde en Syrie ont récemment repris à des rebelles islamistes.

Aéroport stratégique

Une source au sein des YPG a indiqué à l'AFP que les bombardements avaient notamment visé l'aéroport militaire de Minnigh, repris le 10 février par les forces kurdes.

Situé à une dizaine de kilomètres de la frontière turque, l'aérodrome de Minnigh se trouve entre deux routes importantes qui mènent de la ville d'Alep, deuxième ville du pays, à Azaz, plus au nord.

Et le fait de le contrôler donne aux forces kurdes une base de départ pour de nouvelles offensives contre le groupe djihadiste, Etat islamique (EI).

Multiples offensives

C'est à quelques kilomètres plus au sud de cette zone que le régime syrien, fort du soutien de l'aviation russe, mène une offensive d'envergure contre les rebelles.

Cette offensive, lancée le 1er février, a provoqué l'exode de dizaines de milliers de personnes qui restent notamment bloquées au nord d'Azaz, tout près de la frontière turque, espérant que les autorités turques les laissent entrer.

Au nord d'Alep, les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis, ont lancé samedi une offensive sur Tall Rifaat, aux mains d'autres rebelles, a rapporté l'OSDH, précisant que l'aviation russe avait mené samedi au moins 20 frappes sur cette ville.

Crispation turque sur les kurdes

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu avait menacé plus tôt samedi de lancer une opération militaire contre le PYD, la branche politique des YPG.

La Turquie considère le PYD et les YPG comme des branches du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme une organisation terroriste.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé mercredi le soutien militaire des Etats-Unis à ses ennemis kurdes de Syrie.

Les Turcs redoutent qu'un soutien étranger permette aux Kurdes syriens, qui occupent déjà une grande partie du nord de la Syrie, d'étendre encore leur influence et de contrôler ainsi la quasi-totalité de la zone frontalière avec la Turquie.

Entrée de l'Arabie saoudite

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a par ailleurs indiqué samedi que son pays et l'Arabie saoudite pourraient mener une opération terrestre contre l'EI en Syrie.

Selon lui, l'Arabie saoudite, devenue ces derniers mois l'un des plus proches alliés de la Turquie, va déployer des avions de chasse sur la base militaire stratégique d'Incirlik, dans le sud de la Turquie, où se trouvent déjà des avions de la coalition antijihadistes conduite par les Américains.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, avait annoncé cette semaine que le royaume était prêt à dépêcher des troupes au sol en Syrie dans le cadre de la coalition antijihadistes.

Guerre froide

L'Arabie saoudite et la Turquie estiment que le départ du président syrien Bachar el-Assad est indispensable pour une solution en Syrie, où la guerre a fait plus de 260'000 morts en près de cinq ans et jeté sur les routes plus de la moitié de la population.

Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a mis en garde samedi contre toute intervention au sol des pays de la coalition lors d'un discours à la conférence de Munich, au cours duquel il a affirmé que le monde était entré dans une «nouvelle guerre froide».

Les Etats-Unis accusent de leur côté la Russie d'avoir «exacerbé» le conflit par son appui militaire aux forces gouvernementales, notamment dans l'offensive contre les rebelles dans la région d'Alep. 

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:16

Ryad a déployé des avions de combat en Turquie

Guerre

L'Arabie saoudite «intensifie» ses opérations contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie. Téhéran a mis garde Riyad.

Mis à jour à 11h46 

 

 

Un haut responsable du ministère saoudien de la Défense a bien confirmé à la chaîne de télévision Al-Arabiya, avoir déployé des avions de combat sur une base aérienne en Turquie .

«Le royaume saoudien a aujourd'hui une présence sur la base aérienne d'Incirlik en Turquie», a déclaré le général de brigade Ahmed Assiri, qui s'est exprimé dans la nuit de samedi à dimanche sur cette chaîne d'obédience saoudienne. «Des avions des forces aériennes saoudiennes y sont présents avec leurs équipages pour intensifier les opérations aériennes (contre l'EI), parallèlement aux missions menées depuis les bases aériennes en Arabie saoudite», a-t-il ajouté.

Le responsable a expliqué que ce déploiement faisait suite à la décision de la coalition internationale anti-EI, cette semaine à Bruxelles, d'«intensifier les opérations aériennes contre Daech». Il a souligné que ce déploiement à Incirlik s'inscrivait dans le cadre de la coalition internationale «dirigée par les Etats-Unis» et ne relevait «pas d'une action bilatérale» entre Ryad et Ankara.

Départ d'Assad indispensable

«Il y a un consensus au sein des forces de la coalition sur le lancement d'opérations au sol et le royaume y est engagé», a-t-il dit. Il a ajouté que «des experts militaires vont se réunir dans les prochains jours pour mettre au point les détails, les effectifs et le rôle de chaque Etat», membre de la coalition.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, avait évoqué la veille un déploiement d'avions de chasse saoudiens sur la base d'Incirlik et indiqué que son pays et l'Arabie saoudite pourraient mener une opération terrestre contre l'EI en Syrie.

L'Arabie saoudite et la Turquie estiment que le départ du président syrien Bachar el-Assad est indispensable pour une solution en Syrie. 

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:15

La trêve défendue à la fois par Obama et Poutine

Syrie

Les deux dirigeants ont évoqué ensemble les moyens à mettre en oeuvre pour faire cesser le conflit syrien.

Mis à jour le 14.02.2016Poutine et Obama, ici lors d'une rencontre glaciale le 28 septembre dernier.

Poutine et Obama, ici lors d'une rencontre glaciale le 28 septembre dernier.
Image: Keystone

 

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Barack Obama ont évoqué ensemble dimanche les moyens à mettre en oeuvre pour faire cesser le conflit syrien. Le Kremlin a indiqué que les deux dirigeants avaient eu un entretien téléphonique.

Tous deux se sont félicités de l'accord de cessation des hostilités conclu vendredi à Munich par les Etats membres du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS). Les deux présidents ont plaidé pour un renforcement de la coopération afin que cette trêve soit appliquée, a ajouté Moscou. L'accord prévoit un cessez-le-feu dans un délai d'une semaine et l'acheminement d'aide humanitaire.

Les deux chefs d'Etat ont, selon la présidence russe, souligné la nécessité de nouer des contacts étroits entre les ministères russe et américain de la Défense, ce qui permettra de «lutter avec succès contre l'Etat islamique et d'autres organisations terroristes».

Vladimir Poutine a insisté sur l'importance de créer un front uni pour combattre le terrorisme, a ajouté dimanche le Kremlin. 

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:03

Ehud Olmert incarcéré dès lundi

Israël

L'ex-premier ministre israélien, âgé de 70 ans, va purger une peine de prison après une condamnation à 19 mois pour corruption et entraves à la justice.

Mis à jour à 11h05Ehud Olmert rejoindra en prison l'ex-président d'Israël Moshé Katzav, qui purge une peine de sept ans pour viols.

Ehud Olmert rejoindra en prison l'ex-président d'Israël Moshé Katzav, qui purge une peine de sept ans pour viols.
Image: Reuters

 

Ehud Olmert doit se présenter à la prison Maasiyahu de Ramleh, dans le centre d'Israël.

L'autorité pénitentiaire israélienne a indiqué que l'ancien membre du Likoud, le parti de droite du Premier ministre actuel Benjamin Netanyahu, sera incarcéré dans l'aile numéro 10 de la prison, une section spéciale de 18 places «réservée à l'accueil de prisonniers qui, pour diverses raisons, ne peuvent être placés parmi le reste de la population carcérale».

Ce quartier compte six cellules, chacune renfermant trois lits, une douche et des WC, un placard, une table, des chaises et un poste de TV. Des appareils téléphoniques sont installés dans les coursives, tandis que l'aile dispose d'une salle de repos, d'une cour de promenade, de salles de classe, d'une synagogue, d'une bibliothèque et d'un réfectoire.

Cette incarcération met fin à la brillante carrière politique de Ehud Olmert qui avait culminé en 2006, lorsqu'il avait succédé à la tête du gouvernement à Ariel Sharon, victime d'une attaque cérébrale. Il était resté trois ans chef du gouvernement jusqu'en 2009.

Silence acheté

Ehud Olmert rejoindra en prison l'ex-président d'Israël Moshé Katzav, qui purge une peine de sept ans pour viols. Ehud Olmert va passer 18 mois derrière les barreaux pour des pots-de-vin touchés dans le cadre du projet immobilier Holyland à Jérusalem lorsqu'il en était maire, entre 1993 et 2003. A cette peine s'est ajouté un mois de prison pour entraves à la justice.

Cette dernière condamnation sanctionne les tentatives de M. Olmert de convaincre son ex-secrétaire et femme de confiance Shula Zacken de ne pas témoigner contre lui. Cette dernière l'avait enregistré en catimini en train de lui proposer de l'argent contre son silence dans l'affaire Holyland et dans un deuxième dossier de corruption.

Par ailleurs, Ehud Olmert a été condamné en mai à huit mois ferme pour avoir perçu et dissimulé des dizaines de milliers de dollars de l'homme d'affaires américain Morris Talansky, alors qu'il était ministre du commerce et de l'industrie (dès 2003). Cette affaire doit encore être examinée en appel par la Cour suprême.

Caciques en prison

La prison Maasiyahu, qui porte le nom du gardien du Temple juif selon la tradition biblique, possède un quartier réservé aux personnalités.

Aryeh Deri, l'actuel ministre de l'Intérieur, y a fait un séjour de 22 mois après avoir été condamné en 2000 pour corruption. Un autre cacique du Shass, l'ex-ministre de la santé Shlomo Benizri, a aussi passé six mois à Maasiyahu pour corruption et entrave à la justice. 

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 17:20

 

La moitié de la «jungle» de Calais va être rasée

France

Les autorités ont donné une semaine aux migrants qui campent dans la partie sud du bidonville pour quitter les lieux.

Mis à jour le 12.02.2016

 

La représentante du gouvernement dans la Pas-de-Calais, Fabienne Buccio, a annoncé vendredi vouloir faire évacuer un millier de migrants de la partie sud de la «jungle» de Calais. Les conditions de vie y sont extrêmement précaires.

«Plus personne ne doit vivre sur (la) partie sud du camp», qui «représente à peu près la moitié de la jungle» et où «on estime qu'il y a 800 à 1000 personnes», a détaillé Fabienne Buccio. «On va leur laisser une semaine pour occuper les places qui sont mises à leur disposition» ailleurs que dans le camp de tentes, a-t-elle ajouté.

Selon l'ONG Auberge des migrants, 2000 personnes vivent encore dans la partie sud que les autorités veulent faire évacuer. Fabienne Buccio a précisé que des responsables français rendraient visite lundi aux «communautés de migrants pour leur expliquer» le projet de l'Etat.

Quelque 4000 migrants survivent dans la «jungle» de Calais, l'immense bidonville que les autorités françaises cherchent à résorber en proposant aux occupants d'abandonner leur rêve de passer illégalement en Angleterre en échange d'un examen de leur demande d'asile en France et d'un hébergement dans des centres d'accueil.

Un centre d'accueil provisoire composé de conteneurs chauffés et équipés a aussi été ouvert en janvier au sein de la «jungle», avec une capacité de 1500 places.

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 17:17

Assad déterminé à reconquérir toute la Syrie (quelle soif de sang!)

Syrie

Le président syrien affirme vouloir négocier avec l'opposition dans une interview exclusive à l'AFP.

Mis à jour le 12.02.2016 

 

 

Le président syrien Bachar el-Assad s'est dit déterminé à reprendre le contrôle de toute la Syrie, mais a averti que les combats contre les rebelles qui cherchent depuis près de cinq ans à le renverser pourraient être «longs». Dans une interview exclusive à l'AFP réalisée jeudi dans son bureau à Damas, M. Assad, au pouvoir depuis 2000, a affirmé vouloir mener des négociations avec l'opposition tout en poursuivant la guerre contre la rébellion armée.

La guerre en Syrie a fait plus de 260'000 morts en près de cinq ans et poussé des millions de personnes à l'exil.

Long processus

«Il n'est pas logique de dire qu'il y a une partie de notre territoire à laquelle nous renoncerons», a-t-il dit.

La reconquête de tout le territoire syrien, aujourd'hui divisé entre des portions contrôlées par le régime, des rebelles et des djihadistes , «est un but que nous chercherons à atteindre sans hésitation (...) que nous soyons capables de le faire ou non», a poursuivi le président âgé de 50 ans.

«Depuis le début de la crise, nous croyons totalement aux négociations et à l'action politique. Cependant, négocier ne signifie pas qu'on arrête de combattre le terrorisme. Les deux volets sont indispensables en Syrie (...) Le premier volet est indépendant du second», a souligné M. Assad.

Le régime syrien désigne par «terroriste» tout ses opposants armés qu'ils appartiennent à une tendance modérée ou djihadiste, .

Réfugiés bloqués à la frontière

Il s'agit de la première interview de M. ASsad à un média depuis l'échec le mois dernier des pourparlers de Genève et le lancement par son armée au début du mois d'une vaste offensive militaire dans la région d'Alep (nord) appuyée par les bombardements de l'aviation russe.

Cette offensive a poussé des dizaines de milliers de Syriens à fuir les combats et à tenter de se réfugier en Turquie.

Selon M. Assad, la «bataille principale» d'Alep dans le nord de la Syrie a pour but de «couper la route» entre cette province et la Turquie, et non pas de prendre la deuxième ville du pays, qui est divisée entre secteurs tenus par les rebelles et quartiers contrôlés par le régime.

L'importance de couper cette route tient au fait qu'elle constitue «la voie principale de ravitaillement des terroristes», a-t-il dit, en référence aux rebelles soutenus par la Turquie, l'Arabie saoudite et le Qatar.

Intervention étrangère

M. Assad n'a d'ailleurs pas écarté le risque d'une intervention militaire turque et saoudienne en Syrie mais a affirmé que ses forces y feraient face.

«C'est une possibilité que je ne peux pas exclure pour la simple raison que (le président turc Recep Tayyip) Erdogan est quelqu'un d'intolérant, de radical, un pro-Frères musulmans et qui vit le rêve ottoman (...) Il en est de même pour l'Arabie saoudite. De toute manière, une telle action ne sera pas facile pour eux et nous allons très certainement y faire face», a-t-il indiqué.

Evoquant la crise des migrants, le président syrien a affirmé que l'Europe devait créer les conditions pour aider au retour des réfugiés dans leur pays.

«Je vais appeler les gouvernements européens qui ont contribué directement à l'exode (des réfugiés syriens) en fournissant une couverture aux terroristes et en imposant un embargo à la Syrie à aider au retour des Syriens chez eux», a-t-il dit.

Pas de crimes de guerre

Il a par ailleurs catégoriquement rejeté les accusations de l'ONU rendant son régime responsable de crimes de guerre, affirmant que la plupart des rapports des institutions des Nations unies étaient «politisés» et infondés. Les enquêteurs de l'ONU sur la Syrie ont accusé lundi Damas d'«extermination» de détenus dans les prisons.

«Les institutions onusiennes (...) sont essentiellement dominées par les puissances occidentales et la plupart de leurs rapports sont politisés» et «n'avancent pas de preuves», a-t-il soutenu.

«C'est pourquoi je ne crains ni ces menaces ni ces allégations», a-t-il répondu lorsque les journalistes de l'AFP lui ont demandé s'il ne craignait pas de devoir rendre des comptes un jour devant un tribunal international. 

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 17:13

Les réfugiés (trop gates) quittent la Finlande par centaines

Crise migratoire

Des demandeurs d'asile irakiens n'arrivent pas à s'adapter aux conditions de vie du pays nordique. Ils préfèrent rentrer chez eux.

Mis à jour le 12.02.2016Beaucoup de réfugiés irakiens ne se sentent pas bien en Finlande.

Beaucoup de réfugiés irakiens ne se sentent pas bien en Finlande.
Image: Reuters

 

Plusieurs milliers de réfugiés irakiens arrivés en Finlande l'an dernier ont annulé leur demande d'asile pour rentrer dans leur pays de leur plein gré. Ils ont expliqué qu'ils ne parvenaient pas à s'adapter au climat et aux conditions de vie en général.

Environ deux tiers des demandeurs d'asile en 2015 étaient de jeunes hommes irakiens, qui doutent désormais du bien-fondé de leur décision. La Finlande organise à partir de cette semaine leur rapatriement par avion vers Bagdad.

Pour l'heure, quelque 4100 demandeurs d'asile ont annulé leur demande. Ce nombre devrait atteindre 5000 dans les mois à venir.

Près de 80% des migrants qui rentrent chez eux sont de nationalité irakienne. En revanche, seuls 22 Syriens sur 877 et 35 sur 5214 Afghans ayant requis l'asile à la Finlande ont demandé l'an dernier à rentrer dans leur pays. «Mon petit garçon est malade, il faut que je rentre», explique Alsaedi Hussein, un Irakien rencontré dans une agence de voyage à Helsinki en train d'acheter un billet d'avion pour Bagdad.

Le gérant de l'agence, d'origine somalienne, explique qu'il vend actuellement 15 à 20 vols par jour pour Bagdad. «Certains disent qu'ils n'aiment pas la nourriture ici, qu'il fait trop froid et qu'ils ne se sentent pas les bienvenus en Finlande. Il y a de nombreuses raisons», ajoute-t-il.

Déception

Les migrants qui s'en vont ont dit aux services d'immigration vouloir rentrer dans leurs familles, mais certains expriment aussi leur déception quant à la vie en Finlande.

«Certains disent que les conditions en Finlande, ainsi que le processus d'octroi de l'asile, qui est long, ne correspond pas à ce qu'ils attendaient ou à ce que les personnes qu'ils ont payées pour leur voyage leur avaient dit», explique Tobias van Treeck, responsable de programme à l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Charters organisés

L'Allemagne, qui a accueilli 1,1 million de personnes en 2015, a aussi vu un petit nombre de réfugiés irakiens choisir de rentrer chez eux.

Les vols charters pour Bagdad instaurées par les autorités finlandaises permettront à 100 personnes de rentrer à Bagdad chaque semaine et continueront à faire des rotations tant qu'il y aura de la demande, explique-t-on à Helsinki. 

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 17:11

Manuel Valls reste ferme sur les réfugiés

Crise migratoire

Le Premier ministre français continue de s'opposer à Angela Merkel et ne veut pas aller plus loin que le quota de 30'000 réfugiés en France.

Mis à jour le 13.02.2016

«Nous ne pouvons pas accueillir plus de réfugiés», a martelé Manuel Valls

«Nous ne pouvons pas accueillir plus de réfugiés», a martelé Manuel Valls
Image: Keystone

 

Manuel Valls a tracé samedi une ligne de fermeté de la France sur l'accueil des migrants en Europe, se disant défavorable à un mécanisme permanent défendu par la chancelière Angela Merkel et à aller plus loin que le quota français de 30'000 réfugiés.

A quelques jours du sommet européen à Bruxelles du 18 et du 19 février, qui doit notamment se pencher sur l'afflux sans précédent depuis 1945 de migrants en Europe, le Premier ministre, en marge de sa visite à la conférence sur la sécurité de Munich, a répété à plusieurs reprises: «Nous ne pouvons pas accueillir plus de réfugiés.» Sinon, a-t-il réaffirmé, la fin de Schengen menace et le retour des frontières intérieures de l'UE, «avec les conséquences économiques qu'on peut imaginer».

Il faut un message clair

«Je ne pense pas qu'il y ait aujourd'hui de majorité en Europe pour imposer un mécanisme permanent de relocalisation. Les solutions sont au Levant, en Turquie en Jordanie, en Méditerranée. Mais il faut un message très clair qui dise +maintenant, nous n'accueillons plus de réfugiés+», a insisté le chef du gouvernement français lors d'une rencontre avec la presse allemande.

Angela Merkel, qui cherche à établir «une coalition de volontaires» pour accueillir migrants et réfugiés -dont plus d'un million sont déjà arrivés en Allemagne-, a estimé vendredi qu'un groupe de pays de l'UE pourrait accepter de se répartir plus de réfugiés que ce qui est prévu jusqu'ici, en échange d'une lutte accrue de la Turquie contre la migration illégale.

Scepticisme

Manuel Valls a affiché son scepticisme, défendant les pistes françaises: centres d'enregistrement «hotspot» des migrants et garde-frontières européens. «Quels pays vont accueillir plus de migrants? La Suède, le Danemark, la Finlande, qui ont déjà beaucoup accueilli? Le Royaume Uni? Je ne vous fais pas un dessin... L'Italie, qui peut à tout moment être confrontée à une nouvelle vague venue de Libye?», a-t-il questionné.

Sur fond d'aggravation de la crise migratoire, d'un nouvel exode de civils syriens à attendre de l'offensive russe autour d'Alep mais aussi des attentats de Paris du 13 novembre, la position française s'est durcie ces derniers mois.

En septembre, le président Hollande s'était pourtant dit favorable, au côté de Mme Merkel, à ce mécanisme permanent pour les réfugiés, après l'émotion mondiale provoquée par la photo du petit Aylan, retrouvé noyé sur une plage.

Pas tenable dans la durée

Vendredi, dans une interview au groupe de presse régional allemand Funke, M. Valls a considéré la politique d'ouverture aux réfugiés de Mme Merkel «temporairement justifiée» mais «pas tenable dans la durée».

«Je suis très impressionné par la capacité du peuple allemand à accueillir (...) Je respecte profondément la décision prise il y a quelques mois par la chancelière d'ouvrir les frontières de l'Allemagne. Ca n'a pas été la position de la France. Mais chacun sait que la situation a profondément changé», a plaidé le Premier ministre.

Les chiffres français -30'000 relocalisations de migrants arrivés en Europe et des demandes d'asile passées en un an de quelque 65.000 à environ 80.000 personnes- contrastent avec le 1,1 million de migrants arrivés en Allemagne, chiffre en augmentation.

Centre près de Munich

Après un déjeuner avec le Premier ministre russe Dmitri Medvedev -qui a fustigé vendredi la politique migratoire «stupide» de Mme Merkel-, Manuel Valls s'est rendu samedi dans un centre de réfugiés des faubourgs de Munich.

Bâtiments en dur, centre d'accueil tenus par des bénévoles, voisins bienveillants: le centre incarne une générosité allemande qui suscite des critiques de certains partenaires européens mais aussi d'une partie de la classe politique allemande.

Vendredi soir, le chef du gouvernement français a d'ailleurs rencontré l'une de ces voix critiques parmi les alliés de la chancelière allemande: Horst Seehofer, ministre-président CSU (conservateur) de Bavière, un des Länder les plus concernés par l'afflux de migrants.

Son prédécesseur à Matignon, Jean-Marc Ayrault, désormais ministre des Affaires étrangères, effectue samedi à Munich son premier déplacement à l'étranger pour une conférence ministérielle sur la Libye. Les deux hommes ne se croiseront pas.

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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 23:45

Medvedev évoque un risque de «guerre mondiale»

Syrie

Le premier ministre russe a fait des déclarations chocs à un journal allemand, alors qu'un cessez-le-feu est discuté.

Mis à jour à 19h34 

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Alors qu'un cessez-le-feu en Syrie devait être évoqué ce jeudi soir par la Russie et les Etats-Unis à Munich, la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) reste la priorité pour Washington.

Le premier ministre russe Dmitri Medvedev a estimé qu'une offensive terrestre étrangère en Syrie présenterait le risque de déclencher «une nouvelle guerre mondiale», dans un entretien au quotidien économique allemand Handelsblatt à paraître vendredi.

«Les offensives terrestres conduisent généralement à ce qu'une guerre devienne permanente», a averti le premier ministre, ajoutant à ce propos: «toutes les parties doivent être contraintes de s'asseoir à la table de négociations plutôt que de déclencher une nouvelle guerre mondiale».

L'ONU s'inquiète de la situation à Homs.

«Nous avons fait des propositions sur un cessez-le-feu qui sont tout à fait concrètes», a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov au début d'un entretien avec son homologue américain John Kerry, peu avant la réunion de l'ISSG à Munich. Le Groupe international de soutien à la Syrie réunit les principaux acteurs de la crise syrienne, dont l'Iran, l'Arabie saoudite et la Turquie.

John Kerry n'a fait aucun commentaire. «Nous voulons progresser sur les questions de l'accès humanitaire et du cessez-le-feu», a seulement indiqué le chef de la diplomatie américaine.

Mais dans le même temps à Washington, un responsable du département d'Etat a indiqué que les Etats-Unis voulaient un «cessez-le-feu immédiat» et espéraient l'obtenir «dès que possible». La Russie propose elle un cessez-le-feu seulement dès le 1er mars.

Les négociations de Munich s'annoncent compliquées au regard de la complexité de la stratégie russe et de la faible marge de manoeuvre des Occidentaux. Chez ces derniers, on redoute que Moscou ne dresse un rideau de fumée et que les Américains n'«achètent» leurs propositions, dans l'espoir de rapidement régler la crise syrienne.

Reconquérir Mossoul et Rakka

A Bruxelles, où les pays de l'OTAN étaient réunis jeudi, le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a dit espérer que la coalition anti-EI engrange rapidement «des gains tangibles» grâce à l'augmentation des contributions militaires des pays participants.

Selon lui, «cette réunion ministérielle» - avec des participants irakiens et saoudiens - marquait le début d'une nouvelle étape dans la campagne pour vaincre Daesh.

Washington demande à ses partenaires de contribuer davantage en armements, équipements, troupes ainsi qu'en élevant leurs budgets. But de l'opération: «reconquérir» Mossoul, la seconde ville d'Irak, et le fief syrien de l'EI, Rakka.

Le ministère saoudien de la Défense a assuré que la décision du royaume de déployer des forces au sol en Syrie était «irréversible». Le pays «se tient prêt», a expliqué son porte-parole, Ahmed Assiri. Mais ce dernier s'est refusé à donner des précisions sur les effectifs que l'Arabie saoudite pourrait engager sur sol syrien.

Premiers effets

Les efforts de M. Carter ont dans un sens déjà porté leurs fruits, le Canada ayant décidé de tripler l'effectif de ses forces spéciales formant des milices kurdes dans le nord de l'Irak. La Slovénie a, elle, promis d'envoyer des instructeurs militaires, et la Pologne pourrait se joindre aux opérations en dépêchant des forces spéciales.

L'OTAN a pour sa part donné son accord de principe pour déployer ses avions de surveillance Awacs au-dessus des Etats-Unis, façon de permettre à l'armée américaine de libérer ses propres avions pour des opérations dans les cieux irakien et syrien.

Combats féroces près d'Alep

L'offensive des forces du régime de Damas appuyées par les bombardements russes prive d'accès à l'assistance humanitaire 120'000 habitants au nord de Homs (centre), ont prévenu les Nations unies. Son agence humanitaire met en garde contre le risque élevé de famine et de décès par manque de soins médicaux dans cette région rurale.

Les forces du régime avançaient jeudi inexorablement vers Tall Rifaat, un des bastions les plus importants des insurgés dans la région d'Alep, au prix de féroces combats, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). L'ONG se base sur un vaste réseau de correspondants sur place, notamment parmi les rebelles.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a de son côté à nouveau réclamé la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne dans le nord de la Syrie pour permettre aux civils d'y vivre en sécurité.

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Published by PIMPRENELLE POURPRÉE - dans Le Matin
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