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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 04:38
 

Mais qui est Ted Cruz, l'ultra-conservateur qui a battu Trump?

Primaires américaines

Le sénateur du Texas ne bredouille jamais. Ses talents d'orateur lui ont permis de devenir un champion de la droite religieuse.

Mis à jour à 09h16 

 

 

Il y a quelques mois, il n'était qu'un candidat républicain parmi d'autres, et était d'ailleurs loué par son principal adversaire, Donald Trump, pour ses positions fermes contre le gouvernement fédéral de Barack Obama, contre l'impôt, contre l'avortement ou pour le droit à s'armer.

Il est devenu depuis le principal rival du milliardaire dans la lutte pour obtenir l'investiture républicaine, et l'homme d'affaires new-yorkais fait désormais de Cruz sa principale cible, l'accusant d'être un horrible personnage ou d'être né au Canada, il y a 45 ans, sous-entendant qu'il serait inéligible à la présidence des Etats-Unis.

Nul doute qu'après la victoire de Cruz (27%) en Iowa, devant un Donald Trump (24%) qui avait pourtant dominé les sondages, le milliardaire va redoubler d'efforts pour tenter de reprendre la main.

Une stratégie bien rodée

Les deux hommes labourent le même terrain, celui des Américains en colère contre les élites politiques. Ils jouent la surenchère, par exemple dans leurs spots télévisés respectifs tirant l'alarme sur l'immigration clandestine. Ou encore dans leur dénonciation de la «théorie» du changement climatique. Ted Cruz a juré d'annihiler les djihadistes de l'organisation Etat islamique avec un «tapis de bombe».

La stratégie de Cruz dans l'Iowa était entièrement construite sur l'électorat protestant évangélique, majoritaire au sein des républicains.

Il leur promettait de démanteler totalement «Obamacare», la réforme de Barack Obama pour réformer le système de santé, et de défendre les Chrétiens américains face aux menaces de dissolution posées par les démocrates. Pour appuyer son message, Ted Cruz n'a pas hésité à utiliser ses enfants dans des vidéos, voire à faire cuire du bacon sur le canon de son fusil dans un stand de tir, une façon de rappeler l'attachement des Texans à leurs armes.

Il y a deux semaines, il s'est toutefois retrouvé vivement critiqué pour avoir dénigré «les valeurs de New York», qui défendent selon lui l'avortement, le mariage gay, l'argent et les médias. Mais Rafael Edward Cruz, qui était le premier candidat officiel à l'investiture républicaine, a depuis longtemps choisi son positionnement, au coeur du Tea Party.

Un agitateur

Il ne siège au Sénat que depuis janvier 2013, l'un des deux sénateurs représentant le Texas, et doit sa victoire à la mobilisation locale de la mouvance ultra-conservatrice, qui surprend alors l'establishment républicain. Dès ses débuts, il agace ses aînés par son manque de déférence et sa volonté d'être sous le feu des projecteurs dans l'illustre institution où sa jeunesse devrait l'inciter à l'humilité. Son grand combat a lieu à l'automne 2013.

Alors qu'un compromis budgétaire se profile entre chefs républicains et démocrates alliés à Barack Obama, il défend une ligne dure: pas de budget sans abrogation totale d'Obamacare. Il agite en coulisses, emmène avec lui des dizaines d'élus du Tea Party à la Chambre, et tient tête aux dirigeants républicains, humiliés, qui gardent une dent contre ce quadragénaire qui prétend leur apprendre à gouverner. Ted Cruz, même si l'obstruction a échoué, a gagné ses galons.

Un parcours brillant

Cruz est né à Calgary, au Canada, le 22 décembre 1970, d'une mère américaine et d'un père cubain, Rafael Cruz, torturé par le régime de Batista et exilé à 18 ans aux Etats-Unis sans parler anglais.

Il grandit au Texas, où le lycéen est déjà fasciné par la Constitution. Après des études à l'université de Princeton puis à l'école de droit d'Harvard, dont il sort diplômé quatre ans après Barack Obama, il entame une brillante carrière juridique avant de revenir au Texas pour devenir l'équivalent de l'avocat d'appel de l'Etat («solicitor general»), en 2003.

Le poste se transforme en tremplin national pour défendre des causes conservatrices et plaider devant la Cour suprême, ce qu'il fit neuf fois, avec cinq victoires.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 04:36

Une intervention militaire n'est pas d'actualité

Libye

L'organisation Etat islamique (EI) étend son emprise sur le pays. Mais la coalition internationale ne veut pas intervenir.

Mis à jour le 02.02.2016 

John Kerry estime que le gouvernement libyen pourra bientôt repousser les terroristes.

John Kerry estime que le gouvernement libyen pourra bientôt repousser les terroristes.
Image: Reuters

 

 

«En Libye, nous sommes sur le point d'avoir un gouvernement d'unité nationale et cela empêchera Daesh (acronyme de l'EI en arabe) de prendre le contrôle de l'avenir du pays», a assuré le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, à l'ouverture de cette réunion.

«Il y a, certes, un risque que l'activité (de l'EI) s'intensifie. Mais il est très rassurant de voir qu'il y a une très grande convergence de tous les pays sur la nécessité de parier sur la consolidation du processus politique qui s'est ouvert» en Libye, a affirmé son homologue italien Paolo Gentiloni, lors d'un point-presse à la fin de la réunion.

Revers en Irak

Des représentants de 23 pays membres de la coalition formée il y a un peu plus d'un an pour combattre l'EI se sont retrouvés mardi à Rome, après une dernière réunion à Paris en juin. Depuis, les Djihadistes ont cédé du terrain en Irak et subi des revers en Syrie, mais accentué leur emprise sur la Libye.

«La menace est lourde pour les pays du Sahel mais aussi pour les pays européens», a averti le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, devant la presse. «La dernière chose que nous voulons dans le monde, c'est un faux califat ayant accès à des milliards de dollars de revenus en pétrole», a ajouté M. Kerry.

Pour autant, les pays de cette coalition rechignent à s'engager sur le terrain. Ils portent tous leurs espoirs sur la formation d'un gouvernement d'union nationale en Libye, qui peine pourtant à se matérialiser.

«Le temps est compté pour stabiliser la Libye. Mais nous n'avons aucune urgence à intervenir, ni nous, ni la communauté internationale», a ainsi assuré M. Gentiloni.

Siège à Tripoli

La coalition contre les djihadistes semble d'accord sur ce point. Il faut un gouvernement nommé, accepté par le Parlement, et qui sera ensuite soutenu par la communauté internationale dans ses efforts pour en finir avec le chaos libyen.

Le Premier ministre désigné, Fayez el-Sarraj, doit proposer cette semaine un gouvernement plus resserré que celui rejeté le 25 janvier par le Parlement reconnu, au motif qu'il comptait 32 ministres. Une fois ce gouvernement en place, la nature de l'intervention occidentale en Libye reste encore à préciser.

M. Fabius a évoqué la nécessité que le gouvernement d'union siège à Tripoli, où la communauté internationale pourrait l'aider à s'imposer. Mais au-delà des limites de la capitale libyenne, les choses sont plus floues.

Sanctions pas exclues

M. Kerry a évoqué mardi la nécessité d'aller de l'avant dans la formation des forces de sécurité, et de créer «un environnement sûr afin de permettre à un gouvernement d'exister et d'agir».

Dans son communiqué final, la coalition internationale, prudente, s'est contentée de faire part de sa préoccupation devant «l'influence croissante» de l'EI en Libye, et de réaffirmer sa disponibilité pour «soutenir le gouvernement d'union nationale dans ses efforts pour établir la paix et la sécurité pour le peuple libyen».

Et s'il n'y parvient pas? «On ne peut pas non plus éternellement reculer l'objectif» et si «des personnalités se mettent en travers du chemin, on demandera des sanctions à leur encontre», a affirmé M. Fabius. 

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 04:33

Bernie Sanders est soutenu jusqu'en Pologne

Elections américaines

Le candidat démocrate à la présidence peut compter sur l'enthousiasme des habitants de Slopnice, ville où est né son père.

Mis à jour le 02.02.2016La ville de Slopnice, en Pologne, où le père de Bernie Sanders a vécu jusqu'à ses 17 ans.

La ville de Slopnice, en Pologne, où le père de Bernie Sanders a vécu jusqu'à ses 17 ans.
Image: Google Maps

 

La course à la présidence américaine passionne la petite ville polonaise de Slopnice où est né le père de Bernie Sanders, concurrent inattendu qui menace Hillary Clinton pour l'investiture démocrate.

«Il y a de l'excitation dans l'air. Nous sommes fiers du sénateur Sanders et nous souhaitons des succès plus grands encore à ce gars de chez nous», a dit à l'AFP Adam Soltys, le maire de Slopnice, située dans les contreforts des Carpates dans le sud de la Pologne.

Il avait rencontré Sanders en 2013, quand l'homme politique et son frère avaient visité cette ville de 6500 habitants pour voir le lieu que leur père Eli avait quitté en 1921, alors qu'il avait 17 ans, pour gagner l'Amérique.

«Il connaît même quelques mots en polonais», dit Adam Soltys, décrivant le sénateur démocrate comme «un homme très sympathique, chaleureux et amical». «Après quelques heures, nous nous sentions comme de vieux amis», affirme-t-il, alors que le sénateur du Vermont, âgé de 74 ans, est souvent décrit comme un homme sérieux, voire grincheux.

«Nous avons réussi à trouver la maison où le père de Sanders avait vécu», raconte le maire de Slopnice. Ses ancêtres, des commerçants juifs restés en Pologne, ont péri dans l'Holocauste perpétré par les nazis allemands, a-t-il indiqué.

Lors des primaires dans l'Iowa, Bernie Sanders a causé la surprise, battu lundi de très peu par Hillary Clinton, selon l'équipe de cette dernière.

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3 février 2016 3 03 /02 /février /2016 04:30

Guerre en Syrie, embourbement à Genève

Négociations

La journée de mardi a vu les négociations de Genève se raidir. L'Onu a mis en garde contre un possible échec.

Mis à jour le 03.02.2016Les échanges via l'Onu, entre le régime et l'opposition semblait grippé, mardi, sur fond de combats et frappes aériennes intenses en Syrie. Ici, la délégation du Haut comité des négociations (porte-parole al-Meslet à droite, Riad Naasam Agha au centre) lors d'un point presse, place des Nations à Genève (Image - le 2 février).

Les échanges via l'Onu, entre le régime et l'opposition semblait grippé, mardi, sur fond de combats et frappes aériennes intenses en Syrie. Ici, la délégation du Haut comité des négociations (porte-parole al-Meslet à droite, Riad Naasam Agha au centre) lors d'un point presse, place des Nations à Genève (Image - le 2 février).

 

Les discussions de Genève sur la Syrie ont pris l'eau de toutes parts mardi, le régime affirmant ne pas avoir de partenaire pour négocier, tandis que l'opposition exigeait des mesures immédiates en faveur des civils et accusait la communauté internationale d'être «aveugle» face à la tragédie.

Alors que l'envoyé spécial de l'ONU Staffan de Mistura avait déclaré officiellement lancées les discussions, la journée de mardi a offert une image de confusion totale, illustrant l'extrême difficulté de réunir les belligérants ainsi que le fossé entre diplomatie et réalité sur le terrain.

La délégation du régime de Damas s'est entretenue plus de deux heures avec Staffan de Mistura, qui avait rencontré la veille l'opposition. Mais à la sortie de l'entretien, l'ambassadeur syrien à l'ONU Bachar al-Jaafari, chef de la délégation, a douché les espoirs d'une entrée rapide dans la négociation.

«Nous sommes encore dans la phase préparatoire (...) Nous attendons toujours de savoir avec qui nous allons négocier et sur quel ordre du jour», a-t-il déclaré, répétant que la partie adverse n'était «pas sérieuse» et «ne traitait pas les questions comme des politiciens professionnels».

Dilemme de l'opposition

La délégation du Haut comité des négociations (HCN), qui comprend des politiques et des représentants de groupes armés, est fustigée par Damas et ses alliés, qui considèrent comme «terroristes» certains de ses membres.

Le régime joue à Genève une partie plus confortable que l'opposition, écartelée entre sa volonté de ne pas apparaître comme celle qui ferait dérailler un processus de paix et son refus d'entrer dans une négociation sans amélioration concrète sur le terrain.

Un dilemme dont elle peine à sortir, alors que les bombardements se poursuivent sans relâche et que la situation humanitaire s'aggrave.

 

 

Les représentants du HCN ont d'ailleurs boudé la deuxième réunion prévue mardi avec Staffan de de Mistura. «Nous avons présenté nos exigences (humanitaires). Il n'y a aucune raison de répéter la même chose», a déclaré une porte-parole, Farah Atassi.

Accusations

Mais selon le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov, cette rencontre devrait avoir lieu mercredi ou jeudi et l'opposition pourra alors «expliquer leur position et annoncer la composition de leur délégation aux pourparlers».

Devant le Palais des Nations, où le sol avait été tapissé de photos insoutenables d'enfants syriens tués dans des bombardements ou disparus, l'opposition a accusé Damas et son allié russe de commettre un «nouveau massacre» à Alep (nord) et Homs (centre).

Les forces de Damas avançaient mardi près d'Alep, appuyées par l'aviation russe qui a réalisé 270 frappes depuis lundi matin, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

«Un nouveau massacre est en train de se produire en Syrie et personne ne fait rien, ne dit rien, la communauté internationale est totalement aveugle», a accusé un autre porte-parole, Salem al-Meslet.

«Pas un clou»

«Ce que les forces de Damas et leurs alliés sont en train de nous dire, c'est que le processus politique de Genève ne vaut pas un clou à leurs yeux», a renchéri une responsable de l'opposition, Bassma Kodmani, réitérant des exigences humanitaires avant toute négociation: levée des sièges, libération de détenus, et arrêt des bombardements contre les civils.

De Rome, le secrétaire d'Etat américain John Kerry a appelé l'opposition à rester en dépit des bombardements russes intenses, affirmant qu'un cessez-le-feu pourrait être rapidement mis en oeuvre si toutes les parties acceptaient de négocier. «L'espoir, l'attente est que cela ne prenne pas trop de temps», a-t-il ajouté.

 

 

Et Staffan de Mistura a mis en garde dans la soirée contre un «échec» à Genève, «toujours possible, particulièrement après cinq ans d'une guerre horrible». «Mais s'il y un échec cette fois-ci (...) il n'y aura plus d'espoir», a-t-il déclaré à la Radio Télévision Suisse.

Les discussions intersyriennes, dont le cadre a été fixé par l'ONU en décembre, visent à mettre en place une autorité de transition avant l'organisation d'élections à la mi-2017. 

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 06:00

Hommes et femmes juifs pourront prier ensemble

Jerusalem

Israël a décidé de permettre à tous les juifs, hommes et femmes confondus, de prier ensemble devant le mur des Lamentations.

Mis à jour le 01.02.2016

Hommes et femmes pourront prier désormais ensemble dans ce lieu saint de Jérusalem.

Hommes et femmes pourront prier désormais ensemble dans ce lieu saint de Jérusalem.
Image: Keystone

 

Hommes et femmes juifs vont pouvoir prier ensemble devant le mur des Lamentations en toute légitimité. La décision israélienne de créer une section mixte consacre la lutte menée pendant des années par un groupe de femmes et écorne le monopole des ultra-religieux sur un des lieux les plus saints au monde.

Aujourd'hui, l'esplanade jouxtant le mur des Lamentations, ou «Kotel», site le plus sacré du judaïsme, dans la Vieille ville de Jérusalem, est séparée en deux espaces, un pour les hommes et un autre, plus petit, réservé aux femmes.

Lois ultra-orthodoxes

Le site est régi par les lois ultra-orthodoxes imposant une séparation entre les hommes et les femmes. Elles exigent que les femmes se couvrent la tête, les épaules et les jambes en entrant sur le site.

Depuis des années, les mouvements juifs libéraux, massorti (conservateur) et réformiste, réclamaient une solution leur permettant de prier sur le site selon leur pratique accordant une place égale aux femmes et aux hommes dans les rituels.

Le gouvernement a décidé dimanche de créer un troisième espace, mixte, dans un parc archéologique situé au sud de l'actuel mur des Lamentations, dans le prolongement des espaces hommes et femmes.

En réalité, les mouvements juifs libéraux y tenaient déjà des prières mixtes, devant des vestiges du mur beaucoup moins imposants que ceux plus au nord. Mais l'endroit était sommairement aménagé et l'accès mal indiqué. Il fallait descendre au milieu des blocs de pierre d'un champ de fouilles pour y accéder.

Travaux à faire

En l'officialisant troisième lieu de prières, le gouvernement s'engage à entreprendre les travaux nécessaires. Visiteurs et de fidèles emprunteront en outre la même entrée sur l'esplanade, ce qui n'est pas le cas actuellement.

Ce sont les «femmes du mur», un groupe de femmes pour la plupart inspirées par le judaïsme libéral, qui avaient été le plus virulentes dans leur remise en cause du monopole ultra-orthodoxe sur le Kotel.

Pendant plus de 20 ans, elles ont bravé les insultes, et parfois les violences, des ultra-orthodoxes, pour prier dans l'espace réservé aux femmes, mais en lisant la Torah à haute voix et en utilisant, pour certaines d'entre elles tefilins (phylactères en cuir), talit (châle de prière) et kippa, des pratiques réservées aux hommes selon les règles ultra-orthodoxes.

Reconnaissance historique

La revendication de la mixité n'était que l'une des exigences de ces femmes, et même pas de la totalité d'entre elles. Cependant, la création d'un espace mixte «est une reconnaissance historique des courants non-orthodoxes qui permettent une réelle liberté de culte», s'est réjouie la présidente du mouvement, Anat Hoffman.

La rabbin du mouvement massorti, Valérie Stessin, insiste sur l'aspect «symbolique» d'une décision qui reconnaît la pluralité des courants du judaïsme. «Attribuer un espace physique aux mouvements juifs libéraux est une façon de reconnaître la diversité du judaïsme, de dire que le Kotel doit être un microcosme de cette pluralité, et pas seulement un lieu régi par les rites des ultra-orthodoxes», déclare-t-elle à l'AFP.

Scandale pour certains

Cette pluralité est rejetée par le rabbinat ultra-orthodoxe qui a le monopole sur les affaires religieuses et une partie des affaires civiles, comme les mariages et les divorces. «Cette décision est scandaleuse car elle légitime ces groupes qui ne représentent même pas 1% de la population», écrit Dov Halbertal, un avocat ultra-orthodoxe, sur le site ultra-orthodoxe Kikar Hashabat.

Cet ancien directeur général du rabbinat israélien reproche aux députés ultra-orthodoxes de ne pas avoir provoqué de crise gouvernementale. «Pour défendre les valeurs juives, il fallait non seulement faire tomber le gouvernement mais fermer le Kotel à tous les fidèles», affirme-t-il.

Contrairement aux Etats-Unis, le judaïsme libéral - massorti et réformé - reste très minoritaire en Israël. Seulement 7,1% des juifs israéliens se définissent comme tels, contre 26,5% qui disent appartenir au judaïsme orthodoxe, les autres se disent traditionalistes - respectant les principales fêtes mais pas le shabbat - ou non religieux, selon le centre de recherches Israel Democracy Institute (IDI).

Certains ultra-orthodoxes ont cependant salué la décision du gouvernement qui leur permet de perpétuer leur contrôle sur les deux espaces traditionnels, non mixtes, du mur des Lamentations, et de cantonner tous les religieux non-orthodoxes dans un espace à part.

Le mur «était devenu un lieu de querelles incessantes» par la faute des Femmes du mur, ce «groupe marginal et bruyant», a dit le rabbin du mur, Shmouel Rabinovitz, dans un communiqué.

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2 février 2016 2 02 /02 /février /2016 05:58

Caucus de l'Iowa: Ted Cruz l'emporte côté républicain

Primaires américaines

Le sénateur du Texas a devancé Donald Trump et Marco Rubio dans l'état de l'Iowa, lundi soir.

Mis à jour à 06h58

Ted Cruz, le sénateur républicain du Texas, en campagne dans l'Iowa le 1er février 2016.

Ted Cruz, le sénateur républicain du Texas, en campagne dans l'Iowa le 1er février 2016.
Image: AFP

 

Le très conservateur sénateur du Texas Ted Cruz a remporté lundi les élections primaires républicaines de l'Iowa, selon les télévisions américaines, et a salué «une victoire de la base». Le milliardaire et roi des sondages Donald Trump et le sénateur Marco Rubio étaient au coude à coude pour la deuxième place.

Selon les premières projections des télévisions américaines, Ted Cruz a remporté environ 28% des voix dans cet Etat rural, le tout premier à voter pour désigner le candidat de chaque parti dans la course à la présidentielle.

Donald Trump, pourtant longtemps en tête dans les sondages, a recueilli environ 24% des voix, juste devant Marco Rubio, tout près à 23%.

Dieu, et le peuple

Devant ses partisans, Ted Cruz, qui a bénéficié des voix des évangéliques (63% des votants dans l'Iowa), a commencé son discours en invoquant Dieu puis a lancé: «le futur président des Etats-Unis ne sera pas choisi par les médias, par l'establishment de Washington, par les lobbyistes mais (...) par nous le peuple, le peuple américain».

 

 

«Ce soir est une victoire pour les millions d'Américains qui ont eu à supporter le fardeau de sept années de compromis totalement hors de contrôle à Washington», a-t-il ajouté.

Donald Trump, qui a suscité la polémique par ses propos anti-immigrés et anti-musulmans, a adopté un ton inhabituellement humble. Il a remercié Ted Cruz, reconnu qu'il n'était que second et lancé: «je suis honoré, je suis honoré». Le milliardaire est allé jusqu'à se demander devant la foule d'admirateurs s'il n'allait pas acheter une ferme dans l'Iowa.

Donald Trump et Marco Rubio, humbles

Dans sa ligne de mire maintenant, le New Hampshire, où se tiendra la deuxième primaire le 9 février. Il y a promis la victoire à ses supporters mais sur un ton plus humble que son habituel: «vous allez tellement gagner grâce à moi que vous en aurez marre de gagner».

Marco Rubio a été le premier à prendre la parole après les projections des télévisions américaines en faveur de Ted Cruz, qu'il a d'ailleurs remercié, estimant qu'il avait «mérité» sa victoire.

«On m'avait dit que je n'avais pas de chance (de l'emporter) à cause de mes cheveux, qui n'étaient pas assez gris, et de mes bottes qui étaient trop hautes» mais «c'est votre tour», a-t-il lancé à ses partisans.

«Quand certains disaient qu'il était temps de céder la place, vous avez marché avec nous. (...) Vous avez fait une immense différence ce soir», s'est-il félicité. «Aujourd'hui, nous avons fait un premier pas mais un pas important vers la victoire».

Carson lave son linge mais reste en cours

Les neuf autres candidats sont loin derrière: Ben Carson recueille un peu plus de 9% des suffrages. Il a d'ailleurs étrangement annoncé qu'il devait rentrer chez lui en Floride pour «chercher du linge propre» mais que cela ne voulait pas dire qu'il quittait la course à la Maison Blanche et qu'il la reprendrait mercredi.

Rand Paul termine à 4,5% devant Jeb Bush, fils et frère des présidents George H. W. Bush et George W. Bush, qui a rassemblé moins de 3% des voix.

John Kasich, Carly Fiorina, Mike Huckabee, Chris Christie et Rick Santorum sont tous à moins de 2%.

Un abandon

Mike Huckabee a d'ailleurs annoncé qu'il se retirait de la course.

Le décompte des voix n'était pas encore terminé chez les démocrates, où Hillary Clinton et Bernie Sanders avaient du mal à se départager.

 

Côté démocrate Hillary Clinton et Bernie Sanders étaient coude à coude à 21H50 heure locale (03H50 GMT) avec respectivement 49,9% et 49,5%, après le décompte de 90% des voix par le parti démocrate. 

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 01:40

Reveil dur de la Suede : Un ado migrant tue son éducatrice, le pays secoué

Suède

De vives tensions se font sentir, après le meurtre d'une jeune femme par un réfugié non accompagné.

Mis à jour à 16h23

 

Une horde de hooligans pourchassant des migrants au cœur de Stockholm: la scène de vendredi soir reste exceptionnelle, mais traduit une réelle poussée de fièvre en Suède après le meurtre d'une éducatrice par un jeune demandeur d'asile.

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Entre 50 et 100 hommes, masqués ou encagoulés, ont passé à tabac «des personnes d'apparence étrangère» et distribué un tract appelant à infliger aux «enfants des rues nord-africains le châtiment qu'ils méritent».

La police a rapidement mis en fuite les agresseurs, mais les images de la ratonnade ont bouleversé les consciences dans cette vieille nation luthérienne qui, au nom d'un humanisme universel désormais contesté, se pose en refuge pour les réprouvés.

La presse s'interroge

«Que se passe-t-il en Suède?», s'interrogeait dimanche le quotidien Expressen en égrenant les incidents - foyers incendiés, crispations communautaires, dérive de jeunes migrants - qui vont croissant autour des réfugiés.

De gauche comme de droite, la presse fait porter le chapeau de la crise au Premier ministre social-démocrate Stefan Löfven - au plus bas dans les sondages -, lui reprochant d'avoir minimisé les défis à venir.

«Ceux qui ont osé discuter du lien entre le nombre d'arrivants et la capacité à bien les accueillir et à les intégrer, ont été accusés de noircir le tableau et de faire le jeu de l'extrême droite», prévenait dès l'automne le Svenska Dagbladet.

Poignardée par un ado de 15 ans

Dans un éditorial en date du 26 janvier, le journal de centre-droit a plaidé pour l'expulsion des délinquants étrangers, une proposition qui donne la mesure du choc provoqué par le meurtre d'Alexandra Mezher, la veille.

La jeune femme de 22 ans a été poignardée par un garçon de 15 ans dans un foyer pour mineurs non accompagnés où elle travaillait seule à Mölndal, une commune de la banlieue de Göteborg, dans le sud-ouest du pays, débordée par l'afflux de migrants.

«Nous n'aurions jamais cru cela possible en Suède. Nous tenons le gouvernement et le Premier ministre suédois pour responsables», a accusé l'oncle de la victime, elle-même issue de l'immigration libanaise, dans un entretien à l'AFP.

Stefan Löfven s'est aussitôt rendu sur place, mais sa réaction a stupéfié les commentateurs. «Il n'y a pas de solution simple», a-t-il lancé. Pour le quotidien de référence Dagens Nyheter, «Löfven n'a rien à dire».

Expulsions massives

Le gouvernement a annoncé dans la semaine qu'il voulait mieux faire appliquer les expulsions de demandeurs d'asile déboutés, estimés au minimum à 60'000 au titre de 2015.

Entre 2014 et 2015, la Suède, qui compte plus de 20% de résidents d'origine étrangère, a accueilli 250'000 migrants, plus que tout autre pays de l'Union européenne par habitant.

Modèle mis à rude épreuve

Largement tari depuis le rétablissement provisoire des contrôles aux frontières du pays en novembre, cet afflux met à rude épreuve le «modèle suédois» déjà vacillant: pénurie de logements, d'enseignants et de personnel de santé, fermeture de foyers du troisième âge, creusement des inégalités au rythme le plus élevé de l'OCDE.

Aggravé par la crise migratoire, ce délitement de l'Etat-providence donne au royaume scandinave des airs de paradis perdu et alimente l'exaspération des plus fragiles.

«Le pays a beaucoup changé. C'était un endroit paisible alors qu'actuellement on n'entend que des histoires de violences et d'agressions», regrette Eva, une retraitée de Borås, ancienne capitale suédoise du textile où vivait Alexandra Mezher.

Boulevard pour la droite

Obsédée par «l'image que se donne la Suède de grande puissance morale» sur la scène internationale, «la gauche a oublié le récit national et du coup laisse un boulevard aux Démocrates de Suède», formation d'extrême droite représentée au Parlement, analyse pour l'AFP l'historien Lars Trägårdh.

Le parti a officiellement pris ses distances avec les groupuscules racistes et violents, très actifs dans les années 1990, lorsque la Suède a ouvert ses portes aux réfugiés des Balkans et dont les autorités craignent aujourd'hui le réveil.

Les services de sécurité (Säpo) les soupçonnent de recruter parmi les supporters «ultras» des clubs de foot, mis en cause dans l'enquête sur la chasse aux migrants.

Le site internet Nordfront, vitrine du mouvement néo-nazi SMR, a confirmé la participation ce soir-là d'une «centaine de hooligans» des clubs AIK et Djurgården. Et lors d'un rassemblement anti-migrants samedi à Stockholm, plusieurs manifestants arboraient les armes de leur club. 

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 01:37

L'EI revendique l'attentat sanglant près de Damas

Syrie

Au moins 70 personnes ont été tuées dimanche dans une triple explosion à la bombe près du sanctuaire chiite de Sayeda Zeinab au sud de Damas.

Mis à jour à 15h31

Une triple explosion près d'une mosquée au sud du Damas fait plus de 45 morts et des dizaines de blessés.

Une triple explosion près d'une mosquée au sud du Damas fait plus de 45 morts et des dizaines de blessés.
Image: Archives/photo d'illustration/AFP

 

Au moins 70 personnes ont été tuées dimanche dans une triple explosion près d'un sanctuaire chiite dans la banlieue de Damas, un attentat revendiqué par le groupe Etat islamique (EI), selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Cet attentat intervient alors que des pourparlers sous l'égide de l'ONU tentent de trouver une issue au conflit syrien à Genève.

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En fin de matinée, une voiture piégée a explosé devant un arrêt de bus à proximité du sanctuaire de Sayeda Zeinab, un haut lieu du chiisme qui abrite le mausolée de l'une des petites-filles du prophète Mahomet, a rapporté l'agence officielle Sana.

Deux kamikazes ont ensuite déclenché leurs ceintures d'explosifs au moment où des témoins se rassemblaient sur la scène, selon l'agence.

Importants dégâts

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), la triple explosion a causé la mort de 71 personnes, dont cinq enfants. Les médias officiels syriens ont eux fait état d'un bilan d'au moins 50 morts et plus de 100 blessés.

Cette triple explosion a fait d'importants dégâts, creusant un cratère dans la chaussée et calcinant la façade d'un immeuble, a constaté un photographe de l'AFP. De la fumée s'échappait de dizaines de carcasses de voitures et d'un bus tandis que des ambulances évacuaient les blessés.

Revendiqué par l'EI

L'attentat, perpétré dans un secteur contrôle par le régime, a été rapidement revendiqué par l'EI dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux. «Deux soldats du califat ont mené des opérations suicide dans un repaire d'infidèles dans la zone de Sayeda Zeinab», a indiqué l'organisation radicale sunnite.

Les chiites sont régulièrement ciblés par les groupes jiihadistes sunnites, notamment l'EI, qui considèrent les membres de cette communauté comme des hérétiques.

De nombreux pèlerins chiites en provenance d'Iran, d'Irak, du Golfe et du Liban se rendent quotidiennement en pèlerinage au sanctuaire de Sayeda Zeinab.

Précédent attentat

En février 2015, la mosquée avait déjà été la cible d'une attaque suicide qui avait fait quatre morts et 13 blessés. Ce même mois, une explosion avait visé un bus de pèlerins chiites libanais se rendant sur le site, tuant au moins neuf personnes dans une attaque revendiquée par le Front Al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda.

Immédiatement après l'attentat, les forces de sécurité ont bouclé le site tandis que des membres du groupe chiite libanais Hezbollah se déployaient dans le secteur, selon l'OSDH.

Le Hezbollah a envoyé en Syrie des combattants pour soutenir le régime du président syrien Bachar el-Assad après le soulèvement qui a débuté en mars 2011 avec des manifestations antigouvernementales.

Négociations à Genève

Cet attentat survient au moment où des représentants du régime et de l'opposition se trouvent à Genève pour des négociations indirectes qu'organise l'ONU afin de tenter de mettre un terme à près de cinq ans d'une guerre sanglante.

Mais le processus paraît menacé avant même d'avoir commencé, les deux camps s'accusant mutuellement de mauvaise foi.

L'émissaire de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura s'est toutefois dit «optimiste et déterminé» à avancer dans la voie des négociations. «C'est une occasion historique qui ne doit pas nous échapper», a-t-il déclaré dimanche.

Plus de 260'000 morts

L'ONU a annoncé en fin de journée que les discussions reprendraient lundi, M. de Mistura devant rencontrer d'abord la délégation de Damas puis celle de l'opposition.

Le conflit syrien a fait plus de 260'000 morts et poussé à l'exode des millions de personnes, plus de la moitié de la population du pays. 

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 05:37

Première: Obama dans une mosquée américaine

Etats-Unis

Alors que le malaise règne chez les musulmans américains, la visite mercredi du président dans une mosquée prendra un sens symbolique.

Mis à jour à 07h04

Obama entend notamment réaffirmer l'importance de la liberté religieuse aux USA.

Obama entend notamment réaffirmer l'importance de la liberté religieuse aux USA.
Image: Keystone

 

Le président américain Barack Obama se rendra mercredi dans une mosquée à Baltimore, dans le Maryland, sa première visite dans une mosquée américaine. Il veut «rendre hommage à l'apport des musulmans américains à notre nation», a indiqué samedi la Maison-Blanche.

Le chef d'Etat entend également «réaffirmer l'importance de la liberté religieuse dans notre mode de vie», a-t-elle précisé. La visite de M. Obama survient sur fond de malaise chez les musulmans américains, après les propos d'un candidat républicain à la présidentielle de novembre, Donald Trump, invitant à interdire temporairement l'entrée des Etats-Unis aux musulmans par crainte d'attentats djihadistes.

La Maison-Blanche avait dénoncé des propos «cyniques» et «destructeurs», et la diplomatie américaine avait souligné que ces propos étaient «du grain à moudre» pour la propagande des groupes islamiques armés.

Ecole et crèche

A Baltimore, le président aura une table ronde avec des représentants de la communauté locale. Il fera également un discours ou il «réitérera l'importance de rester fidèles à nos valeurs fondamentales: accueillir nos compatriotes, dénoncer le sectarisme, et protéger la tradition de liberté religieuse de notre nation», a ajouté la Maison-Blanche.

La mosquée visitée est celle de la société islamique de Baltimore, qui gère un complexe comprenant aussi notamment une école primaire, une crèche, et des services d'aide, de formation et de santé, selon son site Internet.

Le président américain s'était déjà rendu dans une mosquée à l'étranger - à Djakarta en 2010 -, mais encore jamais sur le sol américain. 

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31 janvier 2016 7 31 /01 /janvier /2016 05:23

Statues cachées à Rome, et l’Europe choquée

Débat

Lors du passage du président iranien Rohani en Italie, les statues antiques représentant des nus au Musée du Capitole ont été cachées derrière des panneaux.

Par Christophe Passer. Mis à jour le 30.01.2016Les statues de personnages nus, comme la Vénus, ont été recouvertes de panneaux.

Les statues de personnages nus, comme la Vénus, ont été recouvertes de panneaux.
Image: Giuseppe Lami

 

L’affaire, en Italie, a rapidement tourné à la forte polémique. Les statues de nus antiques, Vénus et les autres, du musée du Capitole à Rome, le plus ancien du monde, ont été cachées à la vue du président iranien Hassan Rohani, lors de sa visite cette semaine.

Trois avis

Choquant? C’est en tout cas ce que pensent les interlocuteurs que nous avons contactés. Le professeur genevois Bilal Ramadan souligne d’abord le «double langage» de gouvernements occidentaux qui affirment défendre les droits fondamentaux et la liberté mais les sacrifient au nom des intérêts commerciaux du moment.

Marie-Hélène Miauton parle carrément de «soumission» et de «diktat», dénonçant «notre culture prête à capituler». Quant à Nadia Karmous, présidente de l’Association des femmes musulmanes de Suisse, elle ressent que cette colère en Europe cache aussi «des frustrations et des non-dits sur l’Islam».

 

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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