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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 04:44

Une bombe explose dans un bus à Jérusalem

Israël

Une déflagration et un incendie ont touché un véhicule apparemment vide et a fait 21 blessés. Les passagers touchés étaient dans un bus à côté.

Mis à jour le 18.04.2016
  • Il ne reste pas grand-chose du véhicule qui a explosé et pris feu lundi.

Il ne reste pas grand-chose du véhicule qui a explosé et pris feu lundi.
Image: AFP

 

L'explosion à bord d'un bus à Jérusalem est due à une bombe, a annoncé la police israélienne.

On compte au moins 21 blessés.

«Une investigation menée par des experts de la police a montré qu'une bombe a explosé dans la partie arrière du bus, provoquant un incendie et blessant des passagers», a précisé la police dans un communiqué. «Un autre bus et une voiture ont été endommagés» par l'explosion.

D'après des médias israéliens, un homme grièvement blessé a été placé sous investigation. Il n'avait pas de documents d'identité sur lui.

Epaisses volutes de fumée

L'explosion s'est produite dans le quartier de Derech Hebron, dans le sud-ouest de Jérusalem, près de la limite avec la Cisjordanie.

Sur les images diffusées par les chaînes de télévision, les flammes semblent se propager d'un bus à l'autre. D'épaisses volutes de fumée sombre s'échappent des véhicules.

Les attentats suicides contre des bus israéliens étaient l'un des modes opératoires de la deuxième intifada, en 2000-2005, mais ont pratiquement disparu depuis. Pendant la guerre de Gaza de 2012, un Arabe israélien avait déposé une bombe dans un bus à Tel Aviv. La déflagration avait fait des blessés, mais pas de morts.

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 04:41

Des Syriennes dans l'enfer du trafic sexuel

Liban

Originaire de Syrie et captive d'une maison close au Liban pendant plusieurs années, Soha a pu s'enfuir. Elle témoigne.

Mis à jour à 06h40En avril, le plus grand réseau de trafic sexuel découvert depuis le début de la guerre en Syrie a été démantelé au Liban. Le processus judiciaire peine à se mettre en place. Soha, 26 ans, forcée à travailler dans l'une de ces maisons closes, témoigne. (Image - 13 avril 2016)

En avril, le plus grand réseau de trafic sexuel découvert depuis le début de la guerre en Syrie a été démantelé au Liban. Le processus judiciaire peine à se mettre en place. Soha, 26 ans, forcée à travailler dans l'une de ces maisons closes, témoigne. (Image - 13 avril 2016)
Image: AFP

 

Un fouet accroché au-dessus d'un lit, de la lingerie au sol, des portes en fer et des fenêtres grillagées aux vitres peintes en noir. C'est dans ce décor sinistre d'un bordel au nord de Beyrouth que Soha, une Syrienne de 26 ans, a été durant des années coupée du monde.

Avec des dizaines d'autres filles, elle était soumise aux pires formes d'«esclavage sexuel». «On devait coucher avec 15 à 20 hommes par jour, parfois avec 40 quand il y avait beaucoup de 'travail'», affirme Soha dans une rare interview accordée à l'AFP dans une ville au sud du Liban où elle a trouvé refuge. Elle utilise un pseudonyme pour des raisons de sécurité.

Au début avril, le scandale éclate avec le démantèlement du plus grand réseau de trafic sexuel découvert depuis le début de la guerre en Syrie qui a poussé plus d'un million de personnes à se réfugier au Liban.

Chez Maurice

Rendus vulnérables par la guerre, de plus en plus de Syriens sont victimes d'exploitation sexuelle entre autres au Liban ou en Jordanie, selon la police et des organisations internationales. «On n'avait pas le droit de sortir. Les gardes nous ramenaient vêtements, maquillage et nourriture», se souvient Soha, une brune à la voix douce et aux ongles peints en noir.

Agées de 20 à 28 ans, au moins 75 femmes, la plupart Syriennes, ont été libérées de cet enfer, mais le chef du réseau est en fuite. Treize gardes et trois proxénètes ont été arrêtés. La police des moeurs libanaise est, elle, soupçonnée de complicité et un gynécologue qui aurait pratiqué 200 avortements forcés a été identifié sans être arrêté.

«Si l'on refusait une sodomie, une fellation, une relation sans préservatif ou si un client n'était pas satisfait, on nous fouettait au petit matin», raconte Soha qui avait pu s'enfuir quatre mois avant l'opération contre le réseau.

Leur tortionnaire s'appelait I. R., un ex-membre des renseignements syriens de l'air, aujourd'hui en fuite en Syrie, selon des sources de sécurité. Il était le gérant de «Chez Maurice» et «Silver», deux maisons closes de la région de Maameltein, le «quartier rouge» du Liban.

Des marchandises

«Il ligotait la fille en lingerie sur une table, lui jetait de l'eau froide et la battait, avec le fouet ou un tuyau en plastique. Si elle tentait de fuir, il lui donnait des coups de pied sur la tête, sur le ventre», assure Soha, tirant nerveusement sur sa cigarette. «Puis, elle devait reprendre le travail comme si de rien n'était».

Les coups étaient infligés devant les autres filles, pour servir de «leçon», dit-elle. Elle précise qu'une victime fut si sévèrement battue qu'elle «est restée un mois au lit». «La seule fois où une fille pouvait sortir, c'est quand I. R. la ramenait chez lui pour passer la nuit et la 'tester', comme s'il s'agissait d'une marchandise», soutient Soha.

«Chez Maurice» et «Silver» ont été scellés à la cire rouge par la police qui a fermé d'autres maisons closes près de Beyrouth.

Attirées au Liban

Originaire du sud de la Syrie, Soha a été amenée par ruse au Liban comme la plupart des victimes de traite. C'était en 2008, elle avait 18 ans et une connaissance d'I. R. lui avait promis qu'elle «travaillerait comme serveuse dans un restaurant». A l'arrivée, ce fut le choc. «Quand j'ai refusé de me prostituer, I. R. m'a battue».

«A leur arrivée au Liban, les filles étaient emprisonnées, leurs papiers et leur portable confisqués», explique à l'AFP le commandant Joseph Moussallem, porte-parole de la police libanaise. Les proxénètes «choisissent des orphelines ou des filles des familles vulnérables», ajoute-t-il.

Certains «leur proposent un boulot, d'autres promettent des fiançailles avant d'emménager au Liban», selon Maya Ammar, porte-parole de Kafa (Assez!), une des ONG qui prend en charge les victimes. «Beaucoup de femmes ont été violées le premier jour pour les soumettre», d'après elle.

Achetées ou louées

Les filles étaient soit «achetées» et restaient indéfiniment prisonnières, soit «louées» quelques mois avant d'être passées à un autre réseau, selon Soha. «Je me suis sentie comme une ordure. Je ne sentais pas mon corps, il appartenait à mes tortionnaires, aux clients», confie-t-elle.

De nombreuses filles ont été forcées d'avorter «soit chez le médecin, soit en avalant des pilules», explique-t-elle. «Les foetus étaient enterrés dans un jardin derrière 'Chez Maurice'».

Cinq à 15 ans de prison

Les voisins de cette maison des horreurs, dotée de caméras de surveillance, affirment avoir entendu les cris des filles, mais dès qu'une personne appelait la police, I. R. était alerté et les cachait.

Une enquête a été ouverte après des accusations de «complicité» lancées par le leader libanais Walid Joumblatt contre «de hauts responsables de la police des moeurs» dans un pays miné par des affaires de trafic d'influence. Les membres du réseau risquent des peines de cinq à 15 ans de prison selon une loi de 2012. 

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19 avril 2016 2 19 /04 /avril /2016 04:38

Clinton et Trump grands favoris à New York

Elections primaires

Le nombre de délégués alloués mardi est important dans les deux partis.

1/8 Hillary Clinton et Bernie Sanders se sont affrontés lors d'un duel télévisé tendu sur CNN le 14 avril 2016, quelques jours avant la primaire de New York. Clinton a été deux fois sénatrice de cet Etat et Sanders est né et à grandi à Brooklyn. (Samedi 16 avril 2016).
 

La démocrate Hillary Clinton et le républicain Donald Trump espèrent conforter mardi leur avance pour l'investiture de leur parti lors des primaires présidentielles de New York, qui pourraient sonner le glas des rêves de Bernie Sanders.

Depuis des années, ces primaires arrivaient trop tard dans la saison pour susciter le moindre intérêt. Mais pas cette fois, le processus entamé en janvier, Etat par Etat, n'ayant toujours pas permis de déterminer qui sera le candidat de chaque parti à l'élection présidentielle américaine de novembre.

Et l'intérêt de ces primaires est encore accru par la présence de trois New-Yorkais, le milliardaire Donald Trump né dans le Queens, l'ancienne sénatrice de New York Hillary Clinton, qui a adopté l'Etat comme le sien, et le démocrate-socialiste Bernie Sanders, né à Brooklyn.

2e pour le nombre de délégués

L'Etat de New York est aussi le deuxième, derrière la Californie, pour le nombre de délégués qui seront attribués à l'issue des primaires: 247 démocrates (sans compter les 44 super délégués) et 95 républicains.

Quelque 5,8 millions d'électeurs démocrates, et 2,7 millions de républicains sont invités à voter. Les premiers bureaux de vote ouvrent à 06H00 (11H00 heure de Suisse), les derniers fermeront à 21H00 (02H00 heure de Suisse, mercredi).

Les primaires sont «fermées», les indépendants ne peuvent pas voter démocrate ou républicain.

Hillary Clinton, 68 ans, grande favorite côté démocrate, est à 53,7% des intentions de votes, contre 40,9% au sénateur du Vermont Bernie Sanders, selon une moyenne des récents sondages établie par RealClearPolitics.

Soutiens locaux pour Clinton

Côté républicain, Donald Trump, 69 ans est à 52,6%, loin devant le gouverneur de l'Ohio John Kasich (22,9%) et le sénateur du Texas Ted Cruz (17,9%), selon la moyenne des derniers sondages. Ni John Kasich, ni Ted Cruz n'ont mené une campagne intense dans l'Etat de New York.

Le passé de sénatrice de Hillary Clinton (2001-2009) lui a créé de solides liens locaux. Elle a le soutien du gouverneur Andrew Cuomo, du maire Bill de Blasio et de nombreux élus locaux, et un avantage auprès des minorités. Elle avait déjà gagné l'Etat face à Barack Obama en 2008.

A 74 ans, Bernie Sanders a fait campagne non stop, et rassemblé dans des meetings géants, dont le dernier lundi soir dans le Queens. Cet apôtre d'une révolution politique a voulu croire jusqu'au bout à la possibilité d'une victoire. «Si la participation est élevée, nous gagnerons», déclarait-il encore lundi, tout en regrettant que les indépendants, qui votent souvent pour lui, ne puissent pas participer.

Sanders en Pennsylvanie

Mais son équipe semblait préparée à une défaite: elle a annoncé que Bernie Sanders ferait campagne mardi soir dans l'Etat voisin de Pennsylvanie. «J'espère faire vraiment bien demain, et j'espère conclure la nomination», a pour sa part déclaré lundi soir Hillary Clinton, lors d'une rencontre avec des électrices.

Au niveau national, elle est pourtant au coude-à-coude avec Bernie Sanders, à respectivement 50% et 48% des intentions de vote, selon un nouveau sondage. Bernie Sanders a gagné depuis le 22 mars sept des huit primaires organisées dans autant d'Etats.

Mais en termes de délégués, Hillary Clinton est largement en tête dans la course à l'investiture de son parti. Elle en a engrangé plus de 1'700 (dont 469 super délégués) contre environ 1'100 pour Sanders (dont 31 super délégués). Il en faut 2'383 pour devenir le candidat du parti. Sa victoire mardi pourrait la rendre irrattrapable.

Trump encore en tête

Côté républicain, Donald Trump est aussi en tête de la course à l'investiture de son parti, avec environ 740 délégués, 200 de plus que Ted Cruz. Il en faut 1'237 pour obtenir la nomination. Mais depuis sa défaite cinglante dans le Wisconsin le 5 avril, Donald Trump, qui a un peu calmé ses discours enflammés et réorganisé son équipe de campagne, s'inquiète de ne pas atteindre cette majorité absolue.

Il accuse le parti républicain de vouloir bloquer sa nomination, même s'il arrive en tête à la convention de juillet, et dénonce des règles «truquées» d'attribution des délégués, qui ne sont pas forcément liées au vote des électeurs. «Nous avons un mauvais système et il doit changer» tonne-t-il, en menaçant d'un mois de «juillet chaud à la convention». 

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 16:18

Un avion US intercepté par un chasseur russe

Mer Baltique

Le Pentagone estime que la manœuvre était «dangeureuse et non professionnelle».

Mis à jour à 06h36 

Un chasseur russe Sukhoi SU-37.

Un chasseur russe Sukhoi SU-37.
Image: ARCHIVES-PHOTO D'ILLUSTRATION/AFP

 

Un avion militaire américain de reconnaissance a été intercepté par un chasseur russe «de façon dangereuse et non professionnelle», a annoncé samedi le Pentagone. Le pilote effectuait un vol de routine dans l'espace aérien international au-dessus de la mer Baltique.

«L'avion américain opérait dans l'espace aérien international et à aucun moment il n'est entré en territoire russe», a affirmé une porte-parole du Pentagone, Laura Seal. L'incident a eu lieu jeudi, a-t-elle précisé.

L'engin américain était un Boeing RC-135 et le russe un chasseur Soukhoï Su-27.

Cet incident est le deuxième de la semaine entre les armées américaine et russe. Des avions russes n'ont cessé de survoler le destroyer américain USS Donald Cook cette semaine. Mardi notamment un bombardier Soukhoï SU-24 est passé à seulement neuf mètres au-dessus du navire dans une «configuration d'attaque simulée», selon le centre européen de commandement de l'armée américaine.

La Russie a nié le caractère provocateur ou imprudent de cette action.

«Ces interceptions aériennes dangereuses et non professionnelles peuvent potentiellement blesser gravement tous les équipages de pilotes impliqués», a estimé Laura Seal à propos du plus récent incident, celui de jeudi.

Et «plus grave, les actions dangereuses et non professionnelles d'un seul pilote peuvent potentiellement provoquer une escalade inutile des tensions entre nos pays», a-t-elle ajouté. 

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 16:16

L'Equateur frappé par le pire séisme en 40 ans

Amérique du Sud

Un violent séisme de magnitude 7,8 a secoué samedi soir la côte pacifique de l'Equateur, faisant au moins 233 morts.

Mis à jour à 17h49

Un violent séisme de magnitude 7,8 a secoué samedi soir la côte pacifique de l'Equateur, faisant au moins 233 morts, près de 600 blessés, ainsi que d'importants dégâts dans plusieurs provinces. Le bilan devrait s'alourdir encore. L'état d'exception a été décrété dans tout le pays.

 

 

L'Institut de géophysique (IG) a fait état de «dégâts considérables dans la zone de l'épicentre et aussi dans des lieux éloignés comme la ville de Guayaquil». L'épicentre a été localisé dans la province de Manabi (sud-ouest).

Dans un premier bilan, Jorge Glas avait parlé de 28 morts, dont «16 personnes décédées dans la ville de Portoviejo, 10 à Manta, deux dans la province de Guayas». Il avait ajouté que l'état d'exception avait été décrété au niveau national «pour préserver l'ordre public». Les autorités n'ont pas encore communiqué de bilan des blessés.

 

 

L'état d'urgence a été décrété dans les six provinces les plus affectées, situées dans le sud-ouest et le nord-ouest du pays: Manabi, Esmeraldas, Los Rios, Santa Elena, Guayas et Santo Domingo.

«Il y a eu aujourd'hui (samedi) des événements sismiques situés dans la zone de Pedernales et Cojimies (province de Manabi). Le principal événement qui s'est produit à 18h58 (1h58 en Suisse) a eu une magnitude de 7,8 (...) à 20 km de profondeur», avait annoncé l'IG en début de soirée dans un communiqué.

 

 

L'alerte au tsunami a été levée. Dans un premier temps, le Centre d'alerte aux tsunamis du Pacifique avait prévenu que «des vagues de tsunami dangereuses sont possibles sur les côtes situées dans un rayon de 300 kilomètres autour de l'épicentre».

Aussi au Pérou

Au Pérou, un séisme de 7,4 a secoué le nord du pays à la même heure samedi, selon l'Institut de géophysique du Pérou (IGP). Selon les premières informations, aucune victime n'est à déplorer.

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 16:13

Les syriens n'ont que ce qu'ils meritent : Le parti d'Assad vainqueur des législatives

Scrutin

Le parti Baas au pouvoir en Syrie et ses alliés ont remporté, sans surprise, la majorité des sièges du Parlement .

Mis à jour à 14h59

Cette photo a été transmise par l'Agence de presse officielle syrienne où l'on voit le chef de l'Etat voter lui-même pour les législatives. Derrière lui, sa femme, Asma al-Assad.

Cette photo a été transmise par l'Agence de presse officielle syrienne où l'on voit le chef de l'Etat voter lui-même pour les législatives. Derrière lui, sa femme, Asma al-Assad.
Image: AFP

 

Selon la commission électorale, la grande majorité des 250 sièges du Parlement a été raflée par le parti Baas, au pouvoir depuis un demi-siècle. Les 200 candidats de la liste «Union nationale» à laquelle appartient ce parti l'ont tous emporté dans plusieurs provinces du pays ravagé par la guerre depuis cinq ans, a rapporté dimanche le quotidien Al-Watan proche du pouvoir.

Le taux de participation a été de 57.56% parmi les électeurs en capacité de voter, selon cette commission, citée par l'agence officielle Sana. 5,08 millions des 8,83 millions d'électeurs potentiels se sont déplacés dans les bureaux de vote pour choisir parmi les 3500 candidats.

Dans ce pays, qui comptait quelque 23 millions d'habitants avant le conflit, 13,5 millions de personnes sont affectées ou déplacées par la guerre, selon l'ONU.

Illégitimes

Ces élections avaient été jugées «illégitimes» par les opposants de l'intérieur comme de l'extérieur, et par les pays occidentaux. Mais la Russie, grand allié du régime, les a jugées «conformes à la Constitution syrienne actuelle». L'ONU plaide de son côté pour la tenue d'élections générales courant 2017.

De nombreux experts avaient prédit un résultat semblable à celui du scrutin de mai 2012, auquel plusieurs partis avaient été autorisés, pour la première fois, à participer. Le Baas avait obtenu la majorité des 250 députés élus pour un mandat de quatre ans.

Parmi les candidats vainqueurs figurent notamment des membres de la délégation du régime à Genève où se tient une nouvelle session de pourparlers indirects entre régime et rebelles. Des artistes partisans du régime de Damas ont également remporté des sièges comme le réalisateur Najdat Anzour ou l'acteur Aref al-Tarif.

Trêve de plus en plus fragile

Ces résultats ont été publiés alors que sur le terrain, la trêve entre régime et rebelles est de plus en plus fragile. Au moins 11 civils ont été tués dans des bombardements à Alep, l'un des bilans les plus meurtriers depuis le début de cette trêve fin février.

La province septentrionale d'Alep, morcelée entre armée, insurgés, djihadistes et Kurdes, connaît depuis une semaine une escalade de violence avec des affrontements impliquant quasi tous les belligérants de la guerre ayant fait plus de 270'000 morts depuis 2011. Des milliers de civils ont fui les combats depuis.

Bombardement hier soir

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), au moins six civils ont été tués et huit blessés dans le bombardement samedi soir par l'aviation syrienne d'un quartier rebelle de l'est d'Alep. Les insurgés ont riposté à coup de roquettes contre des quartiers sous contrôle du régime, faisant cinq morts et 20 blessés, d'après l'Observatoire.

Selon son directeur Rami Abdel Rahmane, «il y a une escalade évidente et il s'agit de l'épisode le plus violent à Alep et sa province» depuis l'accord de cessation des hostilités imposé par Moscou et Washington. «Cette escalade menace directement le cessez-le-feu», selon lui.

Ex-capitale économique de Syrie divisée en deux depuis 2012, «Alep est la clé de la guerre et de la paix en Syrie. Chaque partie impliquée dans la guerre a un intérêt dans Alep», rappelle Rami Abdel Rahmane. 

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17 avril 2016 7 17 /04 /avril /2016 04:51

Tripoli en proie à des combats

Libye

Des affrontements ont eu lieu dans la capital libyenne après la visite des ministres français et allemand.

Mis à jour à 02h27

Ahmed Maiteek, président du conseil national lybien, avec Frank-Walter Steinmeier et Jean-Marc Ayrault, le 16 avril 2016 à Tripoli.

Ahmed Maiteek, président du conseil national lybien, avec Frank-Walter Steinmeier et Jean-Marc Ayrault, le 16 avril 2016 à Tripoli.
Image: Reuters

 

Des combats ont éclaté samedi en début de soirée à Tripoli, quelques heures après une visite dans la capitale libyenne des ministres français et allemand des Affaires étrangères pour soutenir le gouvernement d'union nationale, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les affrontements avaient lieu dans le quartier Hay el-Andalous, dans le nord de Tripoli, et étaient toujours en cours vers 0h30 heure de Suisse. Les protagonistes étaient inconnus, ainsi que le bilan.

Les combats avaient commencé en début de soirée par une fusillade nourrie et des explosions de petite intensité pendant environ une demi-heure, selon le journaliste de l'AFP. Depuis, les bruits de fusillade et d'explosions se poursuivent de manière sporadique, et on peut entendre des sirènes d'ambulance.

Premiers combats depuis le nouveau gouvernement

Le quartier Hay el-Andalous abrite des ambassades et des résidences d'hommes politiques, dont certains membres du gouvernement d'union soutenu par les Nations unies. Il se trouve à quelques kilomètres du QG de ce gouvernement, installé dans la base navale de Tripoli.

L'AFP a contacté téléphoniquement trois hauts responsables sécuritaires qui n'ont pas répondu.

Ces combats sont les premiers dans la capitale libyenne depuis l'arrivée du gouvernement d'union dans la ville le 30 mars.

La police tente de reprendre le contrôle de Tripoli et a déployé plus d'hommes dans les rues depuis l'arrivée du gouvernement d'union, mais les milices de Tripoli sont toujours armées et installées dans la ville.

Visite surprise de Steinmeier et Ayrault

Les diplomates étrangers qui s'y sont succédé cette semaine ont proposé leur assistance pour aider la police à rétablir la sécurité.

Les chefs de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier et française Jean-Marc Ayrault ont notamment effectué samedi une visite surprise pour soutenir le gouvernement d'union, avec l'espoir qu'il contribue à mettre fin au chaos dans ce pays où croît la menace djihadiste, .

Pays riche en pétrole situé à 300 kilomètres des côtes européennes, la Libye a sombré dans le chaos après la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011 en raison des disputes entre milices armées.

Divisions

A l'été 2014, le pays s'était retrouvé avec deux "gouvernements" rivaux après la prise de Tripoli par une coalition de milices, dont certaines islamistes, jamais reconnue par la communauté internationale.

Profitant des divisions et de la faiblesse des autorités, le groupe Etat islamique (EI) s'est implanté dans la ville de Syrte, sur la côte méditerranéenne, et a renforcé son ancrage en Libye. 

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 17:53

«Des musulmans ont dansé après les attentats»

Belgique

Lors d'une interview publiée samedi, le nationaliste flamand Jan Jambon a mis en cause la politique d'intégration de la communauté musulmane.

Mis à jour à 17h24 

Le ministre belge de l'Intérieur affirme que la politique d'intégration des étrangers en Belgique a échoué, y voyant pour preuve le fait qu'«une partie significative de la communauté musulmane a dansé à l'occasion des attentats», dans un entretien samedi avec le quotidien flamand «De Standaard».

Cette figure de proue de la Nouvelle alliance flamande (N-VA), parti qui est un pilier de la coalition de droite au pouvoir depuis octobre 2014, ne précise pas à quels attentats il fait allusion, ceux de Paris en 2015 (130 morts le 13 novembre) ou ceux de Bruxelles le 22 mars (32 morts).

Et M. Jambon d'enchaîner : «ils ont jeté des pierres et des bouteilles en direction de la police et de la presse au moment de l'arrestation de Salah Abdeslam (le seul survivant des commandos djihadistes du 13 novembre à Paris, interpellé le 18 mars dans sa commune bruxelloise de Molenbeek, ndlr). C'est ça le vrai problème».

«Appeler un chat un chat»

«Les terroristes, on peut les arrêter, les écarter de la société. Mais ils ne sont qu'une pustule. En dessous se trouve un cancer beaucoup plus difficile à traiter. Nous pouvons le faire, mais pas du jour au lendemain», assure encore le ministre, qui revendique de dépasser «la pensée politiquement correcte» et d'«appeler un chat un chat».

Il explique aussi que le «danger» lié à la radicalisation de jeunes issus des troisième et quatrième générations de l'immigration a désormais «trop profondément pris racine» dans certains quartiers, car la Belgique «a ignoré pendant des années les signaux de détresse».

Après les attentats du 13 novembre, Jan Jambon avait créé la polémique en promettant de «nettoyer Molenbeek», quand il était apparu que plusieurs membres des commandos ayant frappé Paris étaient issus de cette commune qui a désormais la réputation d'être un des principaux foyers du jihadisme en Europe. 

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 05:42

Débat houleux entre Clinton et Sanders à New York

Primaires démocrates

Les candidats démocrates s'opposaient à la télévision avant la primaire de mardi.

Mis à jour à 05h30Hillary Clinton et Bernie Sanders ont débattu à Brooklyn (New York), le 14 avril 2016.

Hillary Clinton et Bernie Sanders ont débattu à Brooklyn (New York), le 14 avril 2016.
Image: AFP

 

Les démocrates Hillary Clinton et Bernie Sanders se sont violemment affrontés jeudi soir dans un débat à haut risque cinq jours avant les élections primaires de New York, Hillary Clinton cherchant à prouver qu'elle était la plus qualifiée pour devenir présidente, et Bernie Sanders mettant en cause son jugement.

Le sénateur du Vermont a affirmé d'entrée de jeu qu'Hillary Clinton «manquait du genre de jugement dont nous avons besoin, pour être le genre de président dont nous avons besoin».

Il a rappelé qu'elle avait voté pour la guerre en Irak, pour des accords commerciaux «désastreux», et dénoncé le fait qu'un de ses super-pac (comité d'action politique qui finance les campagnes) ait reçu des millions de Wall Street.

Liens de Clinton avec Wall Street

«Les New-Yorkais ont voté deux fois pour que je sois leur sénatrice», a riposté Hillary Clinton. «Le président Obama a fait suffisamment confiance à mon jugement pour me demander d'être sa secrétaire d'Etat», a-t-elle ajouté, avant de rappeler que dans une récente interview Bernie Sanders avait eu du mal à «répondre à des questions» sur un objectif clé de son programme, le démantèlement des grandes banques, et sur des points de politique étrangère.

Durant le débat, les deux démocrates se sont affrontés sur l'économie, le réchauffement climatique, le gaz de schiste, le contrôle des armes, le salaire minimum, l'université gratuite voulue par M. Sanders, l'assurance maladie, la politique étrangère.

Bernie Sanders s'est moqué des liens de Mme Clinton avec Wall Street et de son insistance à dire qu'elle était montée au créneau contre les grosses banques quand elle était sénatrice.

Sandy Hook

«Etait-ce avant ou après que vous avez reçu de grosses sommes d'argent pour faire des discours ? Ils ont du être très très contrariés par ce que vous leur avez dit», a-t-il ironisé.

Hillary Clinton a attaqué Bernie Sanders pour être contre la possibilité pour les victimes de poursuivre les fabricants d'armes à feu. D'autant que jeudi, une juge a estimé que les familles des enfants de l'école de Sandy Hook (Connecticut), tués en 2012, avaient le droit de poursuivre le fabricant de l'arme impliquée.

L'augmentation du salaire horaire minimum à 15 dollars les a également opposés. Hillary Clinton a affirmé qu'elle était prête à signer une loi en ce sens. «Je suis sûr que beaucoup de gens sont très surpris d'apprendre que vous êtes pour» cette augmentation, a répondu Bernie Sanders.

Scrutin le 19 avril

Tout au long du débat, organisé à la Duggal Greenhouse, dans les anciens chantiers navals de Brooklyn, les deux démocrates se sont fréquemment coupé la parole.

Le débat est devenu à un point tellement tendu, que le modérateur de CNN leur a dit que s'ils criaient ainsi, les téléspectateurs ne pourraient les entendre ni l'un ni l'autre.

Le débat était la dernière occasion, pour les millions d'électeurs new-yorkais, de voir les deux démocrates côte à côte avant les primaires du 19 avril.

Hillary Clinton a une moyenne de 13,8 points d'avance sur le sénateur du Vermont dans les sondages, et veut une large victoire dans l'Etat dont elle a été sénatrice de 2001 à 2009.

Sanders combattif

Bernie Sanders, né à Brooklyn, veut croire à son élan, porté par sept victoires consécutives aux primaires dans autant d'Etats depuis le 22 mars, et il s'est montré particulièrement combatif jeudi soir.

L'enjeu des primaires de New York est de taille: 291 délégués démocrates (dont 44 super-délégués) sont en jeu, le plus gros butin derrière la Californie. Hillary Clinton, 68 ans, espère l'emporter largement pour creuser définitivement l'écart avec Bernie Sanders, 74 ans, et voguer sans souci vers l'investiture de son parti pour la présidentielle de novembre.

Elle a déjà engrangé plus de 1'700 délégués, contre un peu plus de 1'100 pour M. Sanders. Il en faut 2'383 pour devenir le candidat du parti démocrate à l'élection présidentielle.

Bernie Sanders s'est pourtant dit persuadé jeudi soir qu'il allait gagner l'investiture.

Promesses irréalistes

Hillary Clinton a suggéré que ses promesses étaient irréalistes, et affirmé qu'à l'inverse, elle ne se contenterait pas de «faire des promesses que nous ne pouvons pas tenir. Nous aurons des résultats», a-t-elle affirmé.

Après le débat, Hillary Clinton part faire campagne samedi en Californie.

Bernie Sanders va lui s'envoler pour le Vatican, pour y participer vendredi à une conférence sur les problématiques sociales, économiques et environnementales. Il aurait «beaucoup aimé» à cette occasion une rencontre avec le pape, mais aucune n'était prévue. 

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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 05:38

Démarrage officiel de la campagne «Brexit»

Grande-Bretagne

Les britanniques vont bientôt devoir se prononcer sur la place qu'ils souhaitent tenir au sein de l'UE, à l'issue d'une campagne lourde de conséquences.

Mis à jour à 07h21David Cameron se veut confiant en la victoire de son camp.

David Cameron se veut confiant en la victoire de son camp.
Image: Keystone

 

La campagne officielle du référendum sur la place du Royaume-Uni dans l'Union européenne démarre vendredi, à dix semaines du vote que les sondages annoncent serré et qui sera la première consultation des Britanniques sur l'Europe depuis 1975.

La commission électorale a désigné mercredi les deux campagnes officielles qui vont s'opposer jusqu'au 23 juin: «Vote Leave», le camp officiel en faveur du Brexit, face à «The In Campaign» pro-UE.

Une désignation officielle qui leurs donne le droit de dépenser chacun un maximum de 7 millions de livres (8,7 millions d'euros), tandis que les autres groupes n'auront le droit de dépenser qu'un maximum de 700'000 livres chacun.

Le Premier ministre David Cameron mène le camp du maintien dans le bloc des 28 en défendant le «statut spécial» du Royaume-Uni au sein de l'UE qu'il a négocié en février avec ses partenaires européens. Il répète depuis que le pays sera plus riche et plus fort en demeurant au sein de l'UE. Il se veut confiant en la victoire de son camp même si la question divise son parti conservateur et malgré ses récentes difficultés et sa perte de popularité liées aux révélations des «Panama Papers».

Les principaux partis politiques et plusieurs des plus importants employeurs du pays se sont prononcés en faveur du maintien dans l'UE. Le Fonds monétaire international (FMI) a également fait valoir qu'une sortie du pays de l'UE «pourrait causer de graves dégâts régionaux et mondiaux en perturbant des relations commerciales bien établies».

Convaincre les jeunes

Jeudi, le leader du parti travailliste Jeremy Corbyn a tenu son premier grand discours pro-UE. Il pourrait jouer un rôle-clé pour convaincre les électeurs, notamment les jeunes, de voter en faveur du maintien dans l'UE, estiment les observateurs. Mais dans le camp favorable à une sortie du pays de l'UE, emmené par le très populaire maire conservateur de Londres Boris Johnson, on compte persuader les Britanniques qu'ils pourraient avoir un avenir radieux en s'épargnant les formalités administratives européennes.

Boris Johnson a ainsi comparé le Brexit à une évasion de prison, affirmant qu'avec le référendum, c'était «comme si le geôlier avait accidentellement laissé la porte de la prison ouverte et que les gens pouvaient apercevoir les terres ensoleillées au loin». La campagne «Vote Leave» est une initiative pluripartite appuyée notamment par 128 députés conservateurs qui s'est imposé devant le mouvement soutenu par le chef du parti europhobe et anti-immigration Ukip Nigel Farage.

Elle organise vendredi et samedi un véritable «Blitz» d'événements à travers le pays pour faire les louanges du Brexit (British Exit). Boris Johnson est ainsi attendu pour des rassemblements dans les villes du nord de l'Angleterre de Manchester, Newcastle et Leeds.

Pour l'heure, les sondages annoncent un vote serré alors que les discussions ont surtout porté sur l'économie et l'immigration et que peu de Britanniques, en dehors de la sphère politique, se sont ouvertement positionnés sur la question. Selon un sondage des sondages effectué par des universitaires au sein du projet «What UK Thinks», les deux camps sont crédités d'un soutien de 50% chacun. Le taux de participation sera un élément clé du résultat, jugent les experts. Selon John Curtice de la Strathclyde University, des éléments montrent de façon récurrente que les électeurs favorables au Brexit «sont présentés comme plus enclin à aller voter».

La semaine dernière, seulement 32% des Néerlandais ont voté à un référendum sur un accord de l'UE avec l'Ukraine, ce qui a été vu par les partisans de «Vote Leave» comme l'expression d'un rejet silencieux des institutions de Bruxelles. Ils comptent ainsi bénéficier de l'abstention.

«The In Campaign» a, quant à elle, lancé cette semaine une campagne sur YouTube pour appeler les jeunes à parler à leurs grands-parents pour les persuader de voter en faveur du maintien dans l'UE

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  • écrivain, née à Marrakech, Maroc, qui cherche une voie pour rapprocher les coeurs et les ames.
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