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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 00:30

PAKISTAN UN VILLAGE ORDONNE LE VIOL D'UNE ADO DE 16 ANS

Quatorze membres d'un conseil de village ont été arrêtés pour avoir ordonné le viol d'une jeune fille en punition d'un autre viol commis par son frère.

Les conseils de village font la justice dans les zones rurales, où l'accès à la justice est difficile. (Image prétexte)

Les conseils de village font la justice dans les zones rurales, où l'accès à la justice est difficile. (Image prétexte)Image: AFP

 

Les faits se sont produits dans une périphérie de la ville de Multan (centre), selon les enquêteurs. «Une jirga (conseil de village) a ordonné le viol d'une jeune fille de 16 ans comme punition pour un viol commis par son frère sur une enfant de 12 ans», a indiqué Allah Baksh, un responsable de la police locale.

Selon lui, le conseil a été saisi par un homme se plaignant du viol de sa sœur par leur cousin. Le conseil lui a ordonné en retour de procéder au viol de la sœur de l'accusé, ce qu'il a fait, a expliqué M. Baksh. Rashid Taheem, policier en charge de l'enquête, a confirmé le déroulement des faits.

«Les deux parties ont porté plainte pour viol l'une contre l'autre au poste de police local après l'incident de la semaine dernière», a-t-il dit. «Nous avons arrêté 14 personnes du conseil de village jusqu'ici», a-t-il ajouté, soulignant que le «principal accusé», c'est-à-dire l'auteur du viol contre une enfant de 12 ans, était en fuite.

Les jirgas, assemblées de responsables tribaux, sont illégales mais persistent au Pakistan, pays conservateur de 200 millions d'habitants. Elles règlent les contentieux dans les zones rurales, où l'accès à la justice est difficile. (afp/nxp)

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 00:28

ETATS-UNIS PAS DE TRANSGENRES DANS L'ARMÉE AMÉRICAINE

Donald Trump a mis le veto à l'engagement de transgenres dans les forces armées. Les perturbations seraient trop importantes.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Le président américain Donald Trump a indiqué mercredi que les personnes transgenres ne pourront pas servir dans l'armée américaine, estimant qu'elle ne pouvait notamment pas «supporter le fardeau des coûts médicaux énormes». «Après consultation de mes généraux et des experts militaires, soyez avisés que le gouvernement des Etats-Unis n'acceptera pas ou ne permettra pas les personnes transgenres à servir dans une quelconque capacité dans l'armée américaine», a tweeté le président. «Notre armée doit se concentrer sur une victoire décisive et totale et ne peut supporter le fardeau des coûts médicaux énormes et les perturbations que des personnes transgenres dans l'armée entraîneraient. Merci.»

After consultation with my Generals and military experts, please be advised that the United States Government will not accept or allow......

....Transgender individuals to serve in any capacity in the U.S. Military. Our military must be focused on decisive and overwhelming.....

....victory and cannot be burdened with the tremendous medical costs and disruption that transgender in the military would entail. Thank you

Pour justifier sa décision, Donald Trump met en avant «le fardeau des coûts médicaux énormes» et «les perturbations que des personnes transgenres entraîneraient au sein de l'armée. Mais l'argument du coût des soins médicaux nécessaires pour un changement de sexe des recrues est battu en brèche par une étude du centre de réflexion RAND. Elle l'estime entre 2,4 et 8,4 millions de dollars par an, sur un budget total du Pentagone de plus de 500 milliards en 2016.

 

Ouvert à tous

Le ministère de la Défense américain semble avoir été pris de court par cette annonce, alors que le ministre de la Défense Jim Mattis est en congés. »Nous donnerons des instructions rapidement«, a simplement commenté le porte-parole du Pentagone, le capitaine Jeff Davis, renvoyant toutes les questions vers la Maison Blanche. «Tous les Américains patriotes qualifiés pour servir dans notre armée doivent pouvoir le faire. Point final», a réagi l'ancien vice-président démocrate Joe Biden. Le sénateur républicain John McCain a vivement critiqué le président Donald Trump pour avoir annoncé un stupéfiant renversement de politique de l'armée américaine sur Twitter. «Tout Américain qui répond aux standards en vigueur sur le plan médical et de la préparation doit pouvoir continuer à servir», a-t-il tonné. L'administration Obama avait décidé l'année dernière que l'armée devrait commencer à accueillir des recrues transgenres au 1er juillet 2017. Le secrétaire à la Défense de Donald Trump, Jim Mattis, avait repoussé cette échéance de 6 mois afin «d'évaluer l'impact» de cette intégration sur les forces armées.

Chelsea Manning indignée

Selon le ministère de la Défense américain, il y aurait de 2500 à 7000 personnes transgenres sur les 1,3 million de militaires en activité. L'organisation de défense des droits Human Rights Campaign estime que le nombre est plus proche des 15'000. Il s'agit de militaires qui ont déclaré leur orientation après leur intégration dans l'armée, comme Chelsea Manning, l'informatrice de Wikileaks. L'ancienne analyste du renseignement, emprisonnée pour des fuites de documents secret-défense et libérée en juin, est toujours légalement une soldate de l'U.S. Army. «Donc, l'armée la plus grande, la plus forte, la plus chère de la planète se lamente pour quelques trans, mais finance les F-35? Cela ressemble à de la lâcheté», a réagi Chelsea Manning sur Twitter. Elle comparait le coût de l'intégration des transgenres à celui de l'avion de combat F-35, le programme d'armement le plus cher de l'histoire militaire américaine, avec un coût estimé à près de 400 milliards de dollars.Jusque-là, le département de la Défense avait adopté une position prudente sur ce dossier très sensible. Ainsi, les militaires qui dévoilaient leur orientation alors qu'ils étaient déjà sous l'uniforme ne pouvaient pas être expulsés de l'armée.(afp/nxp)

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 00:12

JÉRUSALEM TENSIONS PRÈS DE L'ESPLANADE DES MOSQUÉES

Les fidèles musulmans refusaient toujours mercredi d'entrer sur l'esplanade, troisième lieu saint de l'islam.

 

Vidéo: AFP

La situation restait tendue mercredi entre Israéliens et Palestiniens autour de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem malgré le retrait de détecteurs de métaux controversés, suscitant la crainte d'une éruption de violence lors de la grande prière du vendredi.

Les fidèles musulmans refusaient toujours mercredi d'entrer sur l'esplanade, troisième lieu saint de l'islam, et priaient dans les rues adjacentes comme ils le font depuis plus d'une dizaine de jours, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les tensions étaient montées brusquement autour de ce site religieux situé à Jérusalem-Est, de la ville, après l'installation le 16 juillet par l'Etat hébreu de détecteurs de métaux aux entrées de l'esplanade. Les musulmans palestiniens y avaient vu une tentative d'Israël d'augmenter son contrôle sur ce site.

Netanyahu veut expulser Al-Jazeera

 
 

Les autorités israéliennes avaient elles justifié ce dispositif par le fait que les assaillants qui avaient tué deux policiers israéliens le 14 juillet avaient dissimulé des armes sur ce site et en étaient sortis pour mener leur attentat.

Mercredi soir, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé qu'il voulait expulser la chaîne Al-Jazeera, basée au Qatar, qu'il a accusée d'attiser les tensions autour des lieux saints. Cinq Palestiniens ont trouvé la mort la semaine dernière au cours des affrontements qui ont éclaté après l'installation des détecteurs. Trois Israéliens ont également été tués pendant la même période par un Palestinien dans une colonie israélienne en Cisjordanie occupée.

«Technologies avancées»

Après d'intenses pressions de la communauté internationale qui craignait une escalade, Israël a finalement accepté de retirer les détecteurs mardi. Aux premières heures jeudi, des rails et échafaudages récemment montés, où avaient été installés des caméras de surveillance, ont également été retirés. Mais le gouvernement a indiqué qu'il les remplacerait par un autre moyen de surveillance, «basé sur des technologies avancées», au grand dam des autorités musulmanes qui ont maintenu la consigne de boycott du site.

Selon le quotidien israélien Haaretz, le gouvernement israélien veut mettre en place un réseau de caméras de surveillance sophistiquées, reposant sur une technologie de reconnaissance biométrique. Une porte-parole de la police israélienne a affirmé mardi que «cette dernière n'utilise aucun type de caméra portant atteinte à la vie privée et n'a aucune intention de le faire dans le futur».

«Empire ottoman révolu»

Le président palestinien Mahmoud Abbas a exigé mardi un retour pur et simple à la situation d'avant le 14 juillet pour lever le gel de la coopération avec Israël. Au cours d'un appel téléphonique, Mahmoud Abbas et le roi de Abdallah II de Jordanie ont «insisté sur l'importance de (...) garantir le respect du statut historique et juridique de la mosquée» al-Aqsa.

Les entrées de l'esplanade où se trouvent la mosquée Al-Aqsa et le dôme du Rocher sont contrôlées par Israël, qui l'appelle Mont du Temple, le lieu le plus saint du judaïsme, mais elle est gérée par la Jordanie. Les musulmans peuvent y aller à toute heure. Les juifs ne peuvent y pénétrer qu'à certaines heures et n'ont pas le droit d'y prier. Les autorités israéliennes assurent qu'elles n'ont pas l'intention de modifier ces règles tacites.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a salué mercredi la décision d'Israël de retirer les détecteurs de métaux, mais a jugé qu'elle n'était «pas suffisante». Israël a réagi en affirmant, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, que «la seule démocratie réelle dans la région» n'avait pas de «leçons de morale» à recevoir du gouvernement turc «qui a envahi le nord de Chypre, réprime brutalement le minorité kurde et emprisonne des journalistes». «Les jours de l'Empire ottoman sont révolus», a-t-il ajouté.

Nouveau texte voté

La Maison Blanche a elle loué «les efforts d'Israël pour assurer la sécurité tout en réduisant les tensions dans la région». Sur le plan politique, le Parlement israélien a voté mercredi en première lecture un projet de loi visant à compliquer le passage sous souveraineté palestinienne de certaines zones de Jérusalem dans le cadre d'un futur accord de paix.

Le texte prévoit que toute cession d'une partie de ce qu'Israël considère comme faisant partie de la municipalité de Jérusalem, nécessitera un vote à la majorité des deux-tiers, soit 80 députés sur 120 de la Knesset. (ats/nxp)

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 05:34

INDE ENCEINTE À 10 ANS APRÈS UN VIOL, POURRA-T-ELLE AVORTER?

La Cour suprême indienne a accepté d'entendre le recours d'une fillette de 10 ans violée par son oncle. La victime demande l'autorisation exceptionnelle d'avorter au-delà du délai légal.

Photo d'illustration.

Photo d'illustration. Image: AFP

 

Les parents de la victime enceinte de 26 semaines affirment que leur fille n'est pas physiquement apte à accoucher. Ils avaient saisi la plus haute juridiction du pays après qu'une cour d'appel ait rejeté leur demande d'autoriser l'avortement.

Les interruptions volontaires de grossesse (IVG) ne sont autorisées en Inde au-delà de 20 semaines de grossesse que dans les cas où la vie de la mère serait en danger.

Décision vendredi

La Cour suprême a accepté de se saisir de cette affaire, demandant à des médecins d'examiner mercredi la fillette avant qu'elle ne rende sa décision vendredi.

 
 

La grossesse n'a été découverte que récemment quand la fille s'est plainte de maux de ventre. Les tribunaux indiens sont régulièrement saisis de demandes d'avortement de victimes de viols réalisant trop tardivement qu'elles sont enceintes.

En mai, la Cour suprême avait autorisé une victime de 10 ans originaire de l'Etat de Haryana (nord) à avorter de son fœtus de près de 21 semaines.

L'Inde, pays des violeurs

L'Inde a un triste bilan en matière de viols. En 2012, le viol en réunion d'une étudiante en kinésithérapie à New Delhi avait révulsé le pays, et jeté une lumière crue sur les violences subies par les femmes dans ce pays de 1,25 milliard d'habitants.

Dans la seule capitale, 2199 viols ont été signalés en 2015, soit une moyenne de six par jour. Cette année-là, plus de 34'000 viols ont été recensés dans le pays.

Le Comité de l'ONU sur les droits de l'enfant avait estimé en 2014 qu'une victime de viol sur trois en Inde était mineure. Près de 50% des agresseurs sont connus de leur victime. (ats/nxp)

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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 13:06

PROCHE-ORIENT L'ESPLANADE DES MOSQUÉES TOUJOURS BOYCOTTÉE

Les autorités musulmanes à Jérusalem ont demandé aux fidèles de continuer à ne pas se rendre sur l'esplanade, malgré la décision d'Israël de retirer des détecteurs de métaux.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

«Pas d'entrée dans la mosquée Al-Aqsa sur l'Esplanade jusqu'à ce qu'un comité technique du Waqf (organisme gérant les biens musulmans à Jérusalem-Est) fasse une évaluation de la situation et que la situation revienne à ce qu'elle était avant le 14 juillet», date d'une attaque contre des policiers israéliens. L'Etat hébreu avait alors installé de nouveaux dispositifs de sécurité dont les détecteurs de métaux.

Entente avec la Jordanie

La Jordanie, gardien des lieux saints musulmans à Jérusalem, est parvenue à une «entente» avec Israël sur un règlement de la crise de l'esplanade des Mosquées avant d'autoriser le retour en Israël d'un diplomate accusé d'avoir tué deux Jordaniens, a indiqué une source gouvernementale. Les deux pays sont liés par un traité de paix signé en 1994.

«Amman a autorisé le diplomate israélien à quitter le pays après l'avoir entendu sur l'incident qui a eu lieu à l'ambassade d'Israël à Amman dimanche, et après être parvenu à 'une entente' avec son gouvernement à propos d'Al-Aqsa», sur l'esplanade des Mosquées, a indiqué cette source à l'AFP.

 
 

L'affaire (de l'incident à l'ambassade) «est à présent dans les mains de la justice», a-t-elle ajouté sous le couvert de l'anonymat. La source gouvernementale a ajouté que «l'entente» à laquelle les autorités jordaniennes sont parvenues «avec le gouvernement israélien concerne la situation à Jérusalem et la mosquée d'Al-Aqsa», sans vouloir donner plus de précisions.

Le roi de Jordanie avait pressé lundi soir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, lors d'un entretien téléphonique, de mettre un terme à toutes les mesures de sécurité prises récemment sur l'esplanade des Mosquées. (ats/nxp)

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 23:14

 

PROCHE-ORIENT TIRS ENTRE LA BANDE DE GAZA ET ISRAËL

Des chars israéliens ont répliqué au tir d'un projectile depuis la bande de Gaza, dans la nuit de dimanche à lundi.


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

L'incident n'a pas fait de victimes du côté israélien ni du côté palestinien, ont précisé l'armée et des sources de sécurité palestiniennes. Selon ces dernières sources, le char israélien a tiré à plusieurs reprises contre des positions des brigades al-Qassam, la branche armée du mouvement islamiste Hamas au pouvoir à Gaza, dans la zone de Khan Younès, dans le sud de l'enclave palestinienne.

C'est le deuxième tir vers le sud d'Israël depuis la bande de Gaza en 24 heures. Dans la nuit de samedi à dimanche une autre roquette avait été tirée depuis le territoire palestinien sans faire de blessé.

Fortes tensions

Ces tirs interviennent dans un contexte de fortes tensions entre Israël et les Palestiniens après la mise en place par Israël de détecteurs de métaux aux entrées de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est occupée.

 
 

Depuis l'installation des portiques de sécurité, les Palestiniens ont boycotté le site, priant en dehors, et les violences entre manifestants et forces israéliennes ont été quotidiennes, faisant plusieurs morts et des dizaines de blessés.

Des manifestations ont également eu lieu dans la bande de Gaza, près de la clôture de sécurité avec Israël, au cours desquelles 40 Palestiniens ont été blessés vendredi lors d'affrontements avec des soldats israéliens. (afp/nxp)

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 23:11

ISRAËL UN PALESTINIEN POIGNARDE UN ARABE ISRAÉLIEN

Un homme a été blessé à l'arme blanche lundi dans une ville israélienne de la banlieue de Tel-Aviv. Selon la police, l' assaillant pensait que sa victime était juive.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Le Palestinien, âgé de 21 ans, a poignardé un Arabe israélien de 32 ans, originaire d'Arara, une localité arabo-israélienne du nord d'Israël, alors qu'il se trouvait dans un commerce de restauration rapide de Petah Tikva, dans l'est de Tel-Aviv, a précisé la porte-parole.

L'attaquant, originaire de Qalqilya, dans le nord de la Cisjordanie, a tenté de s'enfuir. Mais il a été arrêté par des passants qui l'ont remis à la police. La porte-parole de la police a précisé qu'il s'agissait d'une attaque à caractère nationaliste, laissant ainsi entendre que l'assaillant pensait que sa victime était juive.(ats/nxp)

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 23:07

GUERRE EN SYRIE FORCES RUSSES POSTÉES PRÈS DES ZONES DE DÉSESCALADE

Afin de faire respecter la trêve, la police militaire russe a mis en place des postes de surveillance dans le sud-ouest du pays et dans la Ghouta orientale.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Les forces de la police militaire russe ont été déployées le long de deux zones de désescalade en Syrie, dans le sud-ouest du pays et dans la Ghouta orientale (près de Damas). Elles surveillent le respect de la trêve, a annoncé lundi l'armée russe.

«Pour assurer le respect du cessez-le-feu, la police militaire russe a déployé deux postes de contrôle et dix postes de surveillance» le long des frontières de la zone de désescalade dans le sud-ouest de la Syrie, a déclaré le général Sergueï Roudskoï, de l'état-major russe, lors d'une conférence de presse à Moscou.

Les forces russes ont été déployées vendredi et samedi derniers dans cette zone, qui comprend les régions de Deraa, Qouneitra et Soueida, a-t-il précisé. Deux autres postes de contrôle et quatre postes de surveillance ont été déployés lundi dans la Ghouta orientale, enclave rebelle proche de Damas, selon la même source.

Assurer l'accès humanitaire

«Ces mesures permettront de maintenir le cessez-le-feu, d'assurer l'accès sans entraves des cargaisons humanitaires et le retour des réfugiés et des personnes déplacées», a souligné le général Roudskoï. La Russie a informé «à l'avance» ses collègues américains, jordaniens et israéliens du déploiement de ses forces dans le sud-ouest de la Syrie, a-t-il assuré.

Négocié par les Russes et les Américains, le cessez-le-feu dans cette zone, située non loin des frontières jordanienne et israélienne, est entré en vigueur le 9 juillet. L'arrêt des combats dans certaines «zones» de Ghouta orientale a été annoncé par l'armée syrienne le 22 juillet, quelques heures après l'annonce par Moscou d'un accord pour sécuriser cette enclave rebelle assiégée près de Damas.

Possible déploiement

Début juillet, des discussions multilatérales tenues à Astana au Kazakhstan n'avaient pas permis d'aboutir à la sécurisation de plusieurs zones pour parvenir à un cessez-le-feu durable en Syrie.

Un possible déploiement de forces de maintien de la paix avait été évoqué pour quatre zones de la région d'Idleb (nord-ouest), de la province de Homs (centre), dans la Ghouta orientale et dans le sud du pays. Plus de 330'000 personnes ont été tuées en Syrie depuis le début du conflit en mars 2011. 

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 18:46

AFGHANISTAN SEIZE POLICIERS TUÉS DANS UN RAID AMÉRICAIN

Une frappe aérienne étasunienne qui visait des talibans a semé la mort parmi les rangs de la police, vendredi, dans le sud du pays.

Image: Archives/Photo d'illustration/AFP

 

Un bombardement de l'aviation américaine contre des talibans en Afghanistan a tourné à la bavure vendredi. Seize policiers afghans ont été tués alors qu'ils menaient eux-mêmes une opération contre les rebelles islamistes dans la province du Helmand (sud).

La frappe aérienne a été attestée dès vendredi soir par le siège des forces américaines à Kaboul. Elle s'est produite «vers 17h: seize policiers afghans ont été tués dont deux commandants, deux autres ont été blessés», a indiqué samedi le porte-parole de la police du Helmand, Salam Afghan.

«Les policiers avaient fini de nettoyer le village de Pachava dans le district de Gereshk (150 km à l'ouest de Kandahar, ndlr) et de chasser les talibans quand les Américains ont bombardé», a-t-il raconté. Le porte-parole du ministère de l'Intérieur à Kaboul, Najib Danish, a évoqué un bilan de douze morts.

Mais le porte-parole du gouverneur du Helmand, Omar Zwak, a confirmé que seize policiers avaient été tués sur la ligne de front contre les talibans. Le ministère de l'Intérieur a envoyé une délégation sur place pour conduire «une enquête complète sur l'événement», a assuré M. Danish.

 
 

Selon Salam Afghan, «une demi-heure avant la frappe, les talibans étaient bien présents mais les forces afghanes avaient repris le contrôle de la zone quand ils ont essuyé le bombardement». «Ce n'était pas délibéré, les policiers ont été visés par erreur» a-t-il insisté.

Colère de la population

L'opération et l'erreur ont été admises dès vendredi soir par les forces occidentales à Kaboul. Dans un communiqué, elles reconnaissent que «les tirs aériens ont conduit à la mort de forces afghanes amies qui étaient réunies dans un camp». Le communiqué n'avance pas de bilan.

La mission de l'Otan (Manua) a précisé que les tirs ont eu lieu dans «une zone du sud de l'Afghanistan en grande partie contrôlée par les talibans». Elle a annoncé l'ouverture d'une enquête interne, présentant également ses condoléances «aux familles frappées par cet événement fâcheux».

Mais cette nouvelle bavure ne manquera pas d'alimenter la rancoeur de la population contre les forces étrangères. Le dernier incident d'ampleur, en février 2017, avait fait 18 morts parmi la population du Helmand.

En novembre, une frappe officiellement dirigée contre de hauts responsables talibans dans la région de Kunduz (nord) avait fait 32 morts et 19 blessés, dont de nombreuses femmes et enfants, selon une enquête de la Manua. Elle avait déclenché des manifestations de colère.

Opium et Marines

Le Helmand est largement sous contrôle des talibans. Les districts qui leur échappent sont âprement disputés, car la province produit à elle seule environ 85% de l'opium afghan, principale source de revenus des insurgés via le prélèvement de taxes sur les fermiers.

Pour les contenir, 300 Marines étasuniens ont été dépêchés en avril sur la base de Camp Bastion, au nord de Lashkar-Gah, la capitale provinciale. En début de semaine, ils ont appuyé les forces régulières pour reprendre un district clé, Nawa, au sud de Lashkar-Gah.

Au sein de la coalition occidentale, les forces étasuniennes sont les seules à conduire des frappes aériennes contre les talibans et le groupe Etat islamique, au nom de la lutte contre le terrorisme.(ats/nxp)

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 18:43

PROCHE-ORIENT RECEP TAYYIP ERDOGAN «CONDAMNE» ISRAËL

Le président turc a appelé la communauté internationale à agir contre le recours «excessif à la force» par Israël.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Recep Tayyip Erdogan a «condamné» samedi ce qu'il a qualifié de recours «excessif» à la force par Israël, au lendemain d'une journée de violences meurtrières liées à l'installation de détecteurs de métaux à l'entrée de l'esplanade des Mosquées à Jérusalem.

«Je condamne le recours excessif à la force par les forces israéliennes contre nos frères qui s'étaient rassemblés pour la prière du vendredi», a déclaré M. Erdogan dans un communiqué publié sur le site de la présidence turque. M. Erdogan a précisé qu'il s'exprimait en tant que président tournant du sommet de l'Organisation de la coopération islamique.

La journée de vendredi s'est soldée par la mort de trois Palestiniens dans des affrontements à Jérusalem-Est et en Judee et Samarie avec les forces de sécurité israéliennes. Trois Israéliens ont également été tués à coups de couteau le même jour à leur domicile dans la colonie de Neve Tsuf, aussi connue sous le nom de Halamish, au nord-ouest de Ramallah.

Détecteurs de métaux

Les tensions, qui ont culminé vendredi, sont allées crescendo depuis une semaine après une attaque qui a coûté la vie à deux policiers israéliens le 14 juillet dans la vieille ville de Jérusalem. Israël, selon qui les armes des assaillants avaient été cachées sur l'esplanade des Mosquées, avait alors décidé d'installer des détecteurs de métaux aux entrées de ce site ultra-sensible, le troisième lieu saint de l'islam.

L'esplanade est appelée Mont du Temple par les juifs et est le premier lieu sacré du Judaïsme. Qualifiant d'«inacceptable» la mise en place de ces détecteurs, M. Erdogan a appelé dans son communiqué la communauté internationale à «agir sans attendre pour obtenir la levée des dispositifs qui limitent la liberté de culte» sur l'esplanade des Mosquées.

Les relations entre la Turquie et Israël se sont réchauffées ces derniers mois après plusieurs années de froid causées par un assaut meurtrier de l'armée israélienne en 2010 contre un bateau turc faisant partie d'une flottille humanitaire pour Gaza.

Fervent avocat de la cause palestinienne, M. Erdogan a quelque peu mis en sourdine ses critiques à l'endroit du gouvernement israélien, même s'il a vivement dénoncé au printemps la décision des autorités israéliennes de limiter les appels à la prière des mosquées durant la nuit. 

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