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Thérèse Zrihen-Dvir

Regard d'un écrivain sur le Monde

17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 07:46

Des milliers de meurtres passés sous silence?

Canada

Les décès suspects de milliers d'Amérindiennes intriguent une ministre, qui soupçonne la police de ne pas avoir fait son travail.

Mis à jour le 17.02.2016La ministre canadienne des Affaires autochtones Carolyn Bennett.

La ministre canadienne des Affaires autochtones Carolyn Bennett.
Image: dr

 

La ministre canadienne des Affaires autochtones Carolyn Bennett a accusé mardi les forces de l'ordre d'avoir peut-être bâclé des milliers d'enquêtes sur d'éventuels homicides de femmes autochtones. Des affaires qui ont été classées, selon les proches des disparues, comme des suicides, morts accidentelles ou naturelles.

La police fédérale a identifié 1049 meurtres de femmes autochtones et 172 disparitions dans les trois dernières décennies dans un rapport publié en 2014 et mis à jour l'an dernier.

«La tragédie est tellement plus large» que celle décrite dans ce rapport, a déclaré la ministre Carolyn Bennett sur la foi de conversations qu'elle a eues avec des proches des victimes en prévision de l'enquête publique nationale lancée par le gouvernement libéral. Un groupe de femmes a avancé le chiffre de 4000 femmes assassinées ou disparues.

Des suicides impossibles

«C'est certain que des familles demandent des réouvertures d'enquêtes», a dit Carolyn Bennett. Les familles se sont plaintes d'une «application inégale de la justice» selon que «la victime est autochtone ou non», a-t-elle poursuivi.

Elle a donné l'exemple d'une femme abattue d'une balle dans la nuque et d'une autre décédée alors que ses mains étaient ligotées derrière son dos. Ces deux morts suspectes ont été classées comme des suicides, a-t-elle souligné.

Le Premier ministre libéral Justin Trudeau a fait du rapprochement avec les 1,4 million d'autochtones du pays une des grandes priorités de son gouvernement. Le précédent gouvernement conservateur avait refusé d'ouvrir une enquête sur le sujet, voyant dans le nombre disproportionné de femmes autochtones assassinées ou disparues un phénomène de violence conjugale. 

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 07:44

Accusé de sorcellerie, il est livré à lui-même à 2 ans

Nigéria

Un bambin a survécu seul dans la rue durant des jours. Ses parents croyaient qu'il avait le mauvais œil. Une ONG le sauve.

Mis à jour à 08h46

 

 

Hope a eu beaucoup de chance. Ce bambin de 2 ans a survécu des jours durant dans les rues de Uyo au Nigéria. Il se nourrissait des restes jetés par les passants. Ses parents l'avaient abandonné parce qu'ils étaient persuadés qu'il était un sorcier. Une ONG danoise l'a sauvé d'une mort certaine. Mais beaucoup d'autres enfants connaissent un sort différent.

La magie noire fait des ravages dans cette région d'Afrique. Infertilité, mauvaises récoltes ou maladie, tout cela est imputé aux mauvais œil. Pour exorciser ces maux, il faut un bouc-émissaire. Les femmes et les enfants sont les principales victimes.

«Des milliers d'enfants sont accusés de sorcellerie, explique Anja Ringgren Loven, qui a trouvé le petit garçon. Nous en voyons tous les jours qui sont terrifiés, torturés ou même tués.»

Cette humanitaire s'est lancé dans un combat difficile. Il y a trois ans, elle a créé une fondation active dans le sud du Nigéria pour aider ces enfants accusés de sorcellerie. Hope a désormais un avenir devant lui. 

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 07:35

La Syrie «n'est pas un concours», lance Obama

Diplomatie

Les Etats-Unis sont critiqués pour leur manque de leadership depuis de longs mois dans le conflit syrien qui s'accélère.

Mis à jour à 05h43

 

Le président des Etats-Unis Barack Obama a jugé mardi que le conflit en Syrie ne devait pas s'apparenter à un «concours» entre lui et son homologue russe Vladimir Poutine.

Ces déclarations interviennent alors que la guerre s'intensifie et s'internationalise dans le nord du pays.

«Ce n'est pas un concours entre moi et Poutine», a rétorqué Barack Obama lors d'une conférence de presse en Californie. Il venait d'être interrogé pour savoir s'il se sentait «berné» par le président russe dont l'armée a amplifié son offensive militaire depuis deux semaines en appui aux forces syriennes du président Bachar el-Assad.

«Le fait que Poutine a finalement dû dépêcher ses propres troupes, sa propre aviation et qu'il a dû lancer cette opération militaire d'envergure démontre que la position d'Assad est faible et non pas forte», a jugé le président américain.

«Bourbier» redouté

Lorsque Moscou avait commencé le 30 septembre sa campagne aérienne en Syrie, Barack Obama avait mis en garde contre le risque d'un «bourbier» pour la Russie.

«La question est de savoir comment on met fin aux souffrances, comment on stabilise la région et on arrête cet exode massif de réfugiés, (...) comment on arrête la violence et les bombardements d'écoles, d'hôpitaux et de civils innocents. C'est ce que je voulais dire par un 'bourbier'», a justifié le président.

«Maintenant Poutine peut penser qu'il est disposé à ce que l'armée russe occupe de manière permanente la Syrie. Cela va coûter très cher.»

Mollesse dénoncée

Refusant depuis le début de la crise syrienne d'impliquer massivement l'armée américaine, notamment avec des troupes au sol, Barack Obama mise depuis un an et demi sur sa coalition de 65 pays qui bombarde le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak. «Nous allons continuer à leur mettre beaucoup de pression, à la fois en Syrie et en Irak. Et cela ne s'arrêtera pas», a-t-il promis.

Mais les Etats-Unis sont vilipendés pour leur manque de leadership face à l'intensification et l'internationalisation de la guerre en Syrie, incapables d'empêcher leur allié turc de bombarder les Kurdes syriens et encore moins d'enrayer le rouleau compresseur russe.

 

 

Aux yeux de ses contempteurs, le président Barack Obama est coupable d'avoir refusé d'intervenir massivement en Syrie en appliquant à la lettre ce pour quoi il avait été élu en 2008: le retrait de l'Amérique des conflits du Moyen-Orient, après la catastrophe en Irak, afin de mieux «pivoter» vers l'Asie-Pacifique, la priorité de la politique étrangère américaine.

Paris critique

La critique la plus amère contre Washington est venue une nouvelle fois mardi de Paris, son «plus vieil allié», mais qui n'a jamais avalé que Barack Obama renonce, à l'été 2013 et à la dernière minute, à frapper le régime du président Bachar el-Assad.

L'ex chef de la diplomatie française Laurent Fabius a rappelé sur la radio Europe 1 qu'«en août 2013, Bachar a utilisé des armes chimiques et que le président Obama avait dit "s'il utilise des armes chimiques ce sera une ligne rouge" et que la ligne rouge a été franchie sans qu'il y ait de réaction».

Fabius sur la Syrie : "La France ne décide pas... by Europe1fr «Quand on écrira l'histoire on s'apercevra que c'est un tournant, pas seulement dans la crise du Moyen-Orient, mais aussi pour l'Ukraine, la Crimée et pour le monde», a taclé l'ancien ministre qui avait déjà exprimé ses «regrets» face aux «ambiguïtés» et au manque d'«engagement très fort» des Américains en Syrie.

Mécontentement interieur

A Washington aussi, de plus en plus de voix s'élèvent contre les condamnations de pure forme de la diplomatie américaine: de fait, le département d'Etat s'est contenté lundi de fustiger «la brutalité du régime Assad» et de mettre «en doute la volonté de la Russie à pouvoir l'arrêter».

«Des historiens ouvriront un jour nos archives et se demanderont ce que nous pensions pouvoir accomplir avec de telles déclarations», s'indigne, dans un tweet assassin, Jonathan Schanzer, de la Foundation for Defense of Democracies.

 

 

Mais l'administration américaine balaie ces critiques.

Elle vante sa coalition militaire. Le secrétaire d'Etat John Kerry, sceptique de l'interventionnisme militaire et réputé pour son optimisme, mise tout sur la diplomatie pour faire la paix en Syrie: une vingtaine de puissances mondiales et régionales ont scellé les 11-12 février un accord à Munich pour une hypothétique «cessation des hostilités» en fin de semaine et l'ouverture de couloirs humanitaires.

Une trêve qui semble de plus en plus illusoire avec la montée en puissance de l'offensive russe dans le nord de la Syrie et l'entrée en jeu de la Turquie, auxquelles les Etats-Unis assistent impuissants.

Inconfort

Il faut dire que Washington est dans une position des plus inconfortables. Il est l'allié de la Turquie au sein de l'Otan et de la coalition anti-jihadistes, mais il soutient aussi les Unités de protection du peuple (YPG) kurdes, les milices du Parti de l'union démocratique (PYD) qui se battent contre le groupe Etat islamique.

Les Etats-Unis sont aussi sur le papier les partenaires de la Russie pour trouver une solution diplomatique et politique en Syrie, dont la dernière illustration est l'accord de Munich.

Mais pour Joseph Bahout, de la Fondation Carnegie, le Moyen-Orient «récolte les fruits amers» du non interventionnisme américain en Syrie: Barack Obama «n'a plus aucun levier sur la Turquie» et «ses déclarations d'aujourd'hui sont un nouveau feu vert aux Russes», déplore le chercheur.

http://www.lematin.ch/monde/syrie-concours-lance-obama/story/13599313

L'un des opposants virulents à Barack Obama, le sénateur républicain John McCain, dénonce aussi une «diplomatie (russe) au service d'une agression militaire que, malheureusement, l'administration Obama a favorisée».

Il s'agit même d'une «faillite morale de la politique américaine et occidentale en Syrie», s'insurgent les chercheurs Michael Ignatieff et Leon Wieseltier dans une tribune au vitriol de la Brookings Institution, également publiée dans le Washington Post

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 02:37

Nicolas Sarkozy inculpé dans l'affaire Bygmalion
France

L'ancien président français était entendu mardi par les juges sur le financement illégal de sa campagne présidentielle 2012.

Mis à jour le 16.02.2016

 

Nicolas Sarkozy a été inculpé mardi pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012, dans l'affaire Bygmalion, a annoncé le procureur de la République de Paris François Molins dans un communiqué.

L'ancien chef de l'Etat a été entendu toute la journée par le juge d'instruction, qui soupçonne que ses comptes de campagne ont été truqués pour cacher une explosion du plafond légal des dépenses de 22,5 millions d'euros.

Nicolas Sarkozy est déjà inculpé, depuis juillet 2014, pour corruption et trafic d'influence dans l'affaire dite des écoutes.

Cette nouvelle inculpation constitue un coup dur pour l'ex-chef de l'Etat sur la route de la présidentielle de 2017. Jusqu'ici simple témoin assisté, le président du parti Les Républicains a poursuivi sa stratégie politique, sans se préoccuper, du moins en apparence, des affaires judiciaires dans lesquelles son nom est cité.

Confiance perdue

Après le rejet de ses comptes de campagne par le Conseil constitutionnel au début de l'été 2013 (privant le parti du remboursement par l'Etat de ses frais de campagne), un «sarkothon» avait été organisé par l'UMP (devenue Les Républicains), alors présidée par Jean-François Copé, avec à la clé environ 11 millions d'euros (12,2 millions de francs) collectés auprès des nombreux sympathisants restés fidèles à l'ancien président.

Mais au fil des mois, depuis son retour en politique (fin 2014), la cote de confiance de Nicolas Sarkozy auprès des Français de droite s'est érodée. Toutefois, trois sondages de suite montrent, ces derniers jours, une hausse de sa popularité auprès des Français (de 1 à 5 points, de 30 à 37% d'opinions favorables).

Nicolas Sarkozy reste toutefois loin derrière Alain Juppé, son probable principal concurrent à la primaire de novembre 2016 (51 à 70%).

Pas encore officiellement candidat

Contrairement au maire de Bordeaux et à François Fillon, tous deux dans la course depuis plusieurs mois pour la primaire, Nicolas Sarkozy, boosté par les ventes de son dernier livre, «La France pour la vie» (près de 133'000 exemplaires selon l'institut GfK), n'a pas encore déclaré sa candidature. Certains de ses amis aimeraient qu'il accélère le tempo. Ce devrait être fait avant l'été, selon des Républicains. Dès qu'il le sera, il devra toutefois abandonner la présidence de LR, conformément aux statuts du parti.

Pour conforter sa position dans cette perspective, l'ex-chef de l'Etat a mis en place une stratégie par étapes, qui consiste à «pacifier» et «rassembler» le parti et proposer un «texte» d'orientation, appelé à se transformer en «projet collectif» des Républicains, reflétant «le seul intérêt de la France». Comprendre: un projet de gouvernement pour la droite, pas un programme au seul service d'un futur candidat.

Copé ne l'a pas raté

La troisième étape devait être sa déclaration de candidature. Peut-elle être contrariée par sa mise en examen de mardi? Jean-François Copé, que la justice n'a pas inculpé la semaine dernière, dans la même affaire, lui a asséné le coup de pied de l'âne. «Jamais je n'aurais imaginé être candidat si j'étais mis en examen», a lâché le désormais nouveau candidat à la primaire.

Inculpé ne signifie pas forcément procès ni condamnation. Nicolas Sarkozy aime rappeler que la même procédure, dans l'un des volets de l'affaire Bettencourt, s'est terminée à l'automne 2013 par un non-lieu, le libérant définitivement de cette affaire.

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 18:24

 

Gonflé le mec : Ankara menace Moscou d'une riposte sévère

Syrie

Le premier ministre turc Ahmet Davutoglu a accusé lundi à Kiev la Russie de se comporter «comme une organisation terroriste» en Syrie.

Mis à jour à 14h20 

1/114 Au moins dix-neuf personnes, dont quatre enfants, ont été tuées lundi lors de frappes de l'aviation, vraisemblablement russe, contre un hôpital soutenu par Médecins sans frontières, dans le nord de la Syrie. Le raid a eu lieu à Hadiyé, une localité au sud de Maaret al-Noomane. (Lundi 15 février 2016)
 

 

Le chef du gouvernement turc a lancé cet avertissement lors d'une conférence de presse conjointe avec son homologue ukrainien Arseni Iatseniouk, selon des propos traduits en ukrainien. Selon Ahmet Davutoglu, l'attitude de la Russie «force la population civile syrienne à fuir». «La Russie et l'organisation de l'Etat islamique en Syrie sont coupables de nombreux crimes contre l'humanité. Et cette question doit être examinée dans le cadre du droit international», a-t-il poursuivi.

«La vraie intention de la Russie (en Syrie) est de tuer le plus grand nombre de civils, de soutenir le régime syrien et de poursuivre la guerre», a encore accusé M. Davutoglu alors que l'aviation russe soutient depuis début février l'offensive du régime de Bachar el-Assad contre le bastion rebelle d'Alep, au nord. 

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 01:39

Condamnés à mort pour avoir combattu avec l'EI

Emirats

Quatre hommes ont été reconnu coupables à Abou Dhabi d'avoir rejoint Daech et d'avoir combattu avec ses membres en Syrie.

Mis à jour à 15h18 

Les Emirats arabes unis se sont engagés en septembre 2014 dans la coalition internationale anti-EI en Syrie.

Les Emirats arabes unis se sont engagés en septembre 2014 dans la coalition internationale anti-EI en Syrie.
Image: AFP

 

Quatre Emiratis ont été condamnés à mort par contumace dimanche pour avoir voyagé en Syrie et combattu avec le groupe djihadiste, Etat islamique (EI), ont indiqué l'agence officielle WAM et des journaux locaux. La condamnation a été prononcée par le juge Mohamed Jarrah al-Tounaiji de la Cour de sûreté de l'Etat à Abou Dhabi, a précisé l'agence WAM. La presse internationale n'a pas été autorisée à assister aux audiences.

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Les condamnés à mort sont Abdelaziz al-Najjar (25 ans), Moaz al-Harithi (22 ans), Saoud al-Minhali (18 ans) et Ahmed al-Naqbi (29 ans), ont indiqué les quotidiens Gulf News et The National. Ils ont été reconnus coupables d'avoir rejoint Daech (acronyme de l'EI en arabe) et d'avoir combattu avec des membres du groupe «terroriste» en Syrie, selon le verdict cité par ces journaux.

Trois autres Emiratis, un Bahreïni, un Mauritanien et un Syrien ont été condamnés à des peines allant de cinq à dix ans de prison pour des activités liées à l'EI, y compris des appuis financiers ou logistiques, a précisé The National. Un autre Emirati, âgé de 22 ans, a été acquitté.

Les Emirats arabes unis, où la population locale ne représente qu'environ 10% des habitants, se sont engagés en septembre 2014 dans la coalition internationale anti-EI en Syrie.

Tolérance zéro

Les attaques imputées à des djihadistes ou des personnes s'inspirant de groupes extrémistes sont rarissimes dans cette riche monarchie du Golfe qui mène une politique de «tolérance zéro» vis-à-vis des islamistes radicaux.

Une Emiratie avait été exécutée par balle en juillet dernier après avoir été condamnée à mort pour le meurtre d'une enseignante américaine à Abou Dhabi.

Son époux, qui s'était autoproclamé «émir» de l'EI aux Emirats, est actuellement jugé pour avoir planifié des attentats, notamment contre le circuit de Formule 1 d'Abou Dhabi.

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 01:37

Obama demande à Poutine de mettre fin aux frappes russes

Syrie

Conformément à l'accord conclu à Munich jeudi, le président américain a prié le dirigeant russe de cesser les frappes en Syrie contre l'opposition.

Mis à jour le 14.02.2016

Poutine et Obama, ici dans une photo de 2013, ont réussi à s'entendre à Munich.

Poutine et Obama, ici dans une photo de 2013, ont réussi à s'entendre à Munich.
Image: Keystone

 

Le président américain Barack Obama a demandé à son homologue russe Vladimir Poutine de mettre fin aux frappes de l'armée russe en Syrie contre des groupes de l'opposition modérée, conformément à l'accord international conclu à Munich jeudi, a indiqué dimanche la Maison Blanche.

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Dans un appel téléphonique samedi entre les deux chefs d'Etat, Barack Obama «a souligné qu'il était dorénavant important que la Russie joue un rôle constructif en cessant sa campagne aérienne contre les forces de l'opposition modérée en Syrie», selon un communiqué de la présidence américaine, Barack Obama étant actuellement en voyage en Californie.

Accords du 11 février

Les deux dirigeants, dont la conversation téléphonique avait déjà été rapportée dimanche par le Kremlin, ont «discuté des décisions et des accords conclus le 11 février lors de la réunion à Munich du Groupe international de soutien à la Syrie (ISSG)», a expliqué la Maison Blanche.

Barack Obama et Vladimir Poutine ont «insisté sur l'importance de mettre en oeuvre rapidement un accès humanitaire aux zones assiégées en Syrie et d'amorcer une cessation des hostilités sur l'ensemble du territoire national syrien».

Les 17 pays et trois organisations multilatérales -- dont les Etats-Unis, la Russie, l'Arabie saoudite, l'Iran, la Turquie et l'Union européenne -- réunis au sein du ISSG, sont convenus jeudi soir à Munich d'une «cessation des hostilités» en Syrie d'ici une semaine et d'ouvrir des accès humanitaires aux villes assiégées.

Cessez-le-feu illusoire

Mais en dépit de ces promesses de trêve, une résolution du conflit syrien semblait dimanche de plus en plus illusoire, les différents acteurs internationaux, dont la Turquie et la Russie, s'accusant mutuellement de jeter de l'huile sur le feu.

Au terme de leur conversation téléphonique, les présidents Obama et Poutine, dont les gouvernements sont en froid depuis plus de trois ans sur les dossiers syrien et ukrainien, sont «tombés d'accord pour rester en communication à propos du travail important du ISSG», selon la Maison Blanche. 

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:19

La Turquie bombarde le nord de la Syrie

Haute tension

Conformément à ses menaces, la Turquie a bombardé samedi des cibles Kurdes et du régime syrien dans le nord de la Syrie.

 

La Turquie, mettant en application ses menaces, a bombardé samedi des secteurs du nord de la Syrie contrôlés par les forces kurdes, des frappes qui devraient encore un peu plus compliquer la donne en vue d'un dénouement de la crise.

Le département d'Etat américain a aussitôt réagi, exhortant la Turquie à «cesser ces tirs».

A Munich, où il participe à la conférence sur la sécurité, le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait auparavant averti que le dossier syrien se trouvait à un «moment charnière» entre guerre et paix, quelques jours après que Washington et Moscou sont tombés d'accord sur une prochaine «cessation des hostilités».

L'agence officielle Anatolie a rapporté samedi soir que l'armée turque avait frappé des cibles du Parti kurde de l'union démocratique (PYD) et du régime syrien.

Confusion

Les forces armées turques ont frappé des cibles du PYD près de la ville d'Azaz, dans la province d'Alep, selon une source militaire citée par Anatolie. L'armée turque a également riposté à des tirs de forces du régime syrien sur un poste militaire dans la région de Hatay (sud de la Turquie), selon la même source.

«Nous avons pressé les Kurdes syriens et d'autres forces affiliées aux YPG (les Unités de protection du peuple kurde liées au PYD, le Parti kurde de l'union démocratique, Ndlr) de ne pas profiter de la confusion en s'emparant de nouveaux territoires. Nous avons aussi vu des informations concernant des tirs d'artillerie depuis le côté turc de la frontière et avons exhorté la Turquie à cesser ces tirs», a déclaré dans la soirée le porte-parole du département d'Etat, John Kirby, qui se trouvait à Munich.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), l'artillerie turque a bombardé des secteurs du nord de la province d'Alep que les Unités de protection du peuple kurde (YPG), la principale force kurde en Syrie ont récemment repris à des rebelles islamistes.

Aéroport stratégique

Une source au sein des YPG a indiqué à l'AFP que les bombardements avaient notamment visé l'aéroport militaire de Minnigh, repris le 10 février par les forces kurdes.

Situé à une dizaine de kilomètres de la frontière turque, l'aérodrome de Minnigh se trouve entre deux routes importantes qui mènent de la ville d'Alep, deuxième ville du pays, à Azaz, plus au nord.

Et le fait de le contrôler donne aux forces kurdes une base de départ pour de nouvelles offensives contre le groupe djihadiste, Etat islamique (EI).

Multiples offensives

C'est à quelques kilomètres plus au sud de cette zone que le régime syrien, fort du soutien de l'aviation russe, mène une offensive d'envergure contre les rebelles.

Cette offensive, lancée le 1er février, a provoqué l'exode de dizaines de milliers de personnes qui restent notamment bloquées au nord d'Azaz, tout près de la frontière turque, espérant que les autorités turques les laissent entrer.

Au nord d'Alep, les Forces démocratiques syriennes (FDS), une coalition arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis, ont lancé samedi une offensive sur Tall Rifaat, aux mains d'autres rebelles, a rapporté l'OSDH, précisant que l'aviation russe avait mené samedi au moins 20 frappes sur cette ville.

Crispation turque sur les kurdes

Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu avait menacé plus tôt samedi de lancer une opération militaire contre le PYD, la branche politique des YPG.

La Turquie considère le PYD et les YPG comme des branches du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme une organisation terroriste.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé mercredi le soutien militaire des Etats-Unis à ses ennemis kurdes de Syrie.

Les Turcs redoutent qu'un soutien étranger permette aux Kurdes syriens, qui occupent déjà une grande partie du nord de la Syrie, d'étendre encore leur influence et de contrôler ainsi la quasi-totalité de la zone frontalière avec la Turquie.

Entrée de l'Arabie saoudite

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a par ailleurs indiqué samedi que son pays et l'Arabie saoudite pourraient mener une opération terrestre contre l'EI en Syrie.

Selon lui, l'Arabie saoudite, devenue ces derniers mois l'un des plus proches alliés de la Turquie, va déployer des avions de chasse sur la base militaire stratégique d'Incirlik, dans le sud de la Turquie, où se trouvent déjà des avions de la coalition antijihadistes conduite par les Américains.

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Adel al-Jubeir, avait annoncé cette semaine que le royaume était prêt à dépêcher des troupes au sol en Syrie dans le cadre de la coalition antijihadistes.

Guerre froide

L'Arabie saoudite et la Turquie estiment que le départ du président syrien Bachar el-Assad est indispensable pour une solution en Syrie, où la guerre a fait plus de 260'000 morts en près de cinq ans et jeté sur les routes plus de la moitié de la population.

Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a mis en garde samedi contre toute intervention au sol des pays de la coalition lors d'un discours à la conférence de Munich, au cours duquel il a affirmé que le monde était entré dans une «nouvelle guerre froide».

Les Etats-Unis accusent de leur côté la Russie d'avoir «exacerbé» le conflit par son appui militaire aux forces gouvernementales, notamment dans l'offensive contre les rebelles dans la région d'Alep. 

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:16

Ryad a déployé des avions de combat en Turquie

Guerre

L'Arabie saoudite «intensifie» ses opérations contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie. Téhéran a mis garde Riyad.

Mis à jour à 11h46 

 

 

Un haut responsable du ministère saoudien de la Défense a bien confirmé à la chaîne de télévision Al-Arabiya, avoir déployé des avions de combat sur une base aérienne en Turquie .

«Le royaume saoudien a aujourd'hui une présence sur la base aérienne d'Incirlik en Turquie», a déclaré le général de brigade Ahmed Assiri, qui s'est exprimé dans la nuit de samedi à dimanche sur cette chaîne d'obédience saoudienne. «Des avions des forces aériennes saoudiennes y sont présents avec leurs équipages pour intensifier les opérations aériennes (contre l'EI), parallèlement aux missions menées depuis les bases aériennes en Arabie saoudite», a-t-il ajouté.

Le responsable a expliqué que ce déploiement faisait suite à la décision de la coalition internationale anti-EI, cette semaine à Bruxelles, d'«intensifier les opérations aériennes contre Daech». Il a souligné que ce déploiement à Incirlik s'inscrivait dans le cadre de la coalition internationale «dirigée par les Etats-Unis» et ne relevait «pas d'une action bilatérale» entre Ryad et Ankara.

Départ d'Assad indispensable

«Il y a un consensus au sein des forces de la coalition sur le lancement d'opérations au sol et le royaume y est engagé», a-t-il dit. Il a ajouté que «des experts militaires vont se réunir dans les prochains jours pour mettre au point les détails, les effectifs et le rôle de chaque Etat», membre de la coalition.

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, avait évoqué la veille un déploiement d'avions de chasse saoudiens sur la base d'Incirlik et indiqué que son pays et l'Arabie saoudite pourraient mener une opération terrestre contre l'EI en Syrie.

L'Arabie saoudite et la Turquie estiment que le départ du président syrien Bachar el-Assad est indispensable pour une solution en Syrie. 

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 13:15

La trêve défendue à la fois par Obama et Poutine

Syrie

Les deux dirigeants ont évoqué ensemble les moyens à mettre en oeuvre pour faire cesser le conflit syrien.

Mis à jour le 14.02.2016Poutine et Obama, ici lors d'une rencontre glaciale le 28 septembre dernier.

Poutine et Obama, ici lors d'une rencontre glaciale le 28 septembre dernier.
Image: Keystone

 

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue américain Barack Obama ont évoqué ensemble dimanche les moyens à mettre en oeuvre pour faire cesser le conflit syrien. Le Kremlin a indiqué que les deux dirigeants avaient eu un entretien téléphonique.

Tous deux se sont félicités de l'accord de cessation des hostilités conclu vendredi à Munich par les Etats membres du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS). Les deux présidents ont plaidé pour un renforcement de la coopération afin que cette trêve soit appliquée, a ajouté Moscou. L'accord prévoit un cessez-le-feu dans un délai d'une semaine et l'acheminement d'aide humanitaire.

Les deux chefs d'Etat ont, selon la présidence russe, souligné la nécessité de nouer des contacts étroits entre les ministères russe et américain de la Défense, ce qui permettra de «lutter avec succès contre l'Etat islamique et d'autres organisations terroristes».

Vladimir Poutine a insisté sur l'importance de créer un front uni pour combattre le terrorisme, a ajouté dimanche le Kremlin. 

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